Emmanuel Taché, député "Rassemblement National" des Bouches-du-Rhône | La politique et moi
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Bonjour Monsieur.
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Alors je vous avoue qu'en préparant l'émission, je me suis longuement interrogé sur le choix de ma cravate, parce que ce n'est pas tous les jours qu'on reçoit un ancien chroniqueur de mode.
- 0:40OuverteRéponse directe
Vous avez fait cela sur France 3, vous avez aussi travaillé dans de prestigieuses maisons de couture, on va en parler, mais on va revoir d'abord un extrait d'une de vos chroniques sur France 3.
- 1:24OuverteRéponse directe
Vous avez commencé votre carrière très jeune je crois, dans le milieu de la mode.
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Et c'était chez Pierre Cardin ?
- 2:05OuverteRéponse directe
Si on reprend votre parcours professionnel, après Pierre Cardin, vous avez aussi travaillé, je crois, pour le couturier Dominique Sirot.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« après le ski effectivement, il n'est pas besoin de ressembler à un vibadome, donc on enlève sa doudoune, ses mood boots et on essaye de ressembler à un être humain qui s'habille de façon chic et correcte. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Oui, c'était chez Pierre Cardin, c'était absolument pas. »
- 2:11Invité politiqueFait
« Alors, je ne sais pas, ma grand-mère était une couturière émérite, c'était de la couture de maison. »
- 2:16Invité politiqueFait
« Et j'étais fasciné par les matières, j'étais fasciné par le travail notamment de monsieur Saint-Laurent. »
- 3:02Invité politiqueFait
« Parce que j'avais trouvé ce nom, j'étais en limousin, il y avait ce nom-là que je trouvais joli. »
- 3:35PrésentateurFait
« Tachère, a intenté une action en justice après votre élection comme député du Rassemblement national. »
- 3:46Invité politiqueChiffre
« Pendant quasiment trois décennies. »
- 4:02Invité politiqueFait
« J'ai découvert la haine sur les réseaux sociaux, les insultes, la méchanceté gratuite de la part d'anonymes qui s'acharnent. »
- 5:18PrésentateurFait
« J'ai découvert que vous avez fréquenté le Palais Bourbon alors que vous étiez encore enfant ? »
- 5:23Invité politiqueFait
« Il se trouve que maman était au secrétariat de Pierre Moroy à l'époque. »
- 5:50Invité politiqueFait
« Elle était de gauche, pas encartée. »
- 5:52Invité politiqueFait
« Mon père était, quand il était jeune, membre des jeunesses communistes. »
- 6:40Invité politiqueFait
« J'ai quitté l'UMP qui est encore l'UFA. »
- 6:42Invité politiqueFait
« J'ai fait proprement la seconde campagne de Nicolas Sarkozy. »
- 6:53Invité politiqueFait
« Sarkozy avait suscité un espoir, avait des propositions claires pour le pays, notamment raccommoder un pays qui était déjà abîmé et rapprocher les Français entre eux. »
- 7:53PrésentateurFait
« Le Pacte civil de solidarité, la première union civile ouverte aux couples homosexuels. »
- 8:02Invité politiqueChiffre
« Hormis, et là je peux lui la remercier, le combat et le beau discours de Roselyne Bachelot, mais on s'est dit, bon, on était cinq, il me semble. »
- 10:13Invité politiqueChiffre
« Pour 59% d'entre elles, la nécessité de quitter le domicile est réelle. Seuls 18% le quittent avant d'y revenir. »
- 10:44Invité politiqueFait
« S'il y a 130 ans de cela, ma mère avait bénéficié de cette aide, le chemin de sa résilience aurait certainement été plus court et plus serein. »
- 11:40PrésentateurFait
« En 2024, Politico vous a classé parmi les 30 couples politiques de l'année, les power couple, comme disent les anglo-saxons. »
- 12:51Invité politiqueFait
« Alors, je dirais Édouard Philippe. »
- 13:00Invité politiqueFait
« Bachelot, elle n'est plus politique, mais Bachelot. »
- 13:13Invité politiqueFait
« La malhonnêteté, la traîtrise. »
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Mon invité a fait carrière dans les milieux de la mode, de la culture, des médias également, tout en s'engageant en politique dès ses 18 ans, d'abord à droite et aujourd'hui au Rassemblement National. Bonjour Emmanuel Taché. Bonjour Monsieur. Alors je vous avoue qu'en préparant l'émission, je me suis longuement interrogé sur le choix de ma cravate, parce que ce n'est pas tous les jours qu'on reçoit un ancien chroniqueur de mode. Vous avez fait cela sur France 3, vous avez aussi travaillé dans de prestigieuses maisons de couture, on va en parler, mais on va revoir d'abord un extrait d'une de vos chroniques sur France 3.
Alors je crois que ce jour-là, c'était le thème, quel look faut-il avoir après une journée de ski ?
Écoute, après le ski effectivement, il n'est pas besoin de ressembler à un vibadome, donc on enlève sa doudoune, ses mood boots et on essaye de ressembler à un être humain qui s'habille de façon chic et correcte. Alors toujours dans la catégorie de nos tenues d'après-ski chic, et bien là nous allons voir pour le soir, on va privilégier encore une question de matière, par exemple avec ce très joli gilet qui est en chèvre. Donc on continue à préconiser les escarpins pour une tenue du soir, c'est quand même beaucoup plus chic que les mood boots.
Beaucoup vous conseillent de look après-ski, c'est important de garder du style après une journée de ski.
C'est toujours important de se tenir.
Vous avez commencé votre carrière très jeune je crois, dans le milieu de la mode. Vous aviez 18 ans ?
J'avais 18 ans.
Et c'était chez Pierre Cardin ?
Oui, c'était chez Pierre Cardin, c'était absolument pas. C'était, vous savez, la vie a beaucoup plus d'imagination que nous. Monsieur Cardin a ménagé une boutique dans le Marais, je passais par là, il était au milieu de ses ouvriers, je n'avais évidemment pas de curriculum vitae. Je me suis précipité au BHV pour aller, pour ne pas le citer, pour aller acheter un bloc papier et un crayon. Et je me suis arrêté dans un bistrot, j'ai rédigé une lettre, avec mon numéro de téléphone, il n'y avait pas le 06 à l'époque.
C'est allé au culot quoi.
J'y suis allé au culot et monsieur Cardin a rappelé très directement chez mes parents le soir pour me dire que j'avais rendez-vous à Venue de Marigny le lundi matin.
Et ça veut dire que vous étiez déjà passionné de mode à l'époque ? Comment s'est arrivée cette passion ?
Toujours. Alors, je ne sais pas, ma grand-mère était une couturière émérite, c'était de la couture de maison. Et j'étais fasciné par les matières, j'étais fasciné par le travail notamment de monsieur Saint-Laurent. Et c'était une époque, dans les années 80, lorsque j'étais enfant, où la haute couture et la couture étaient en ébullition, avec des talents qui émergeaient. Et cette couture-là, moi, petit garçon, me faisait rêver.
Et alors, ça vous a amené à côtoyer aussi pas mal de people, non ? J'ai retrouvé une photo de vous avec Dita Von Tiz.
Ah oui, alors je ne l'ai peut-être pas bien rouillé sur mon profil Facebook. Mais oui, il y en a pas mal, oui. Ça, c'est un dîner de la mode, un gala de la mode contre le sida.
Alors, à l'époque, vous faisiez appeler Emmanuel de la Pagerie, notamment dans ses chroniques sur France 3. Plus tard, ça a été Emmanuel Taché de la Pagerie, alors que vous êtes né Emmanuel Taché. Pourquoi est-ce que vous avez choisi, décidé d'ajouter une particule comme ça ?
Parce que j'avais trouvé ce nom, j'étais en limousin, il y avait ce nom-là que je trouvais joli. Et je m'étais dit que peut-être ce serait plus commode pour faire carrière dans la mode.
Mais est-ce que c'est peut-être parce que vous auriez rêvé de naître dans une famille de la noblesse impériale ? Parce que la famille Taché de la Pagerie...
Mais alors là, il y a une analogie qui, à l'époque, quand ça a été fait, moi, je ne l'avais pas faite.
Ah, vous ne l'aviez pas, d'accord.
Et puis après, il s'est passé ce qui s'est passé après, mais ça, c'est la vie.
Alors, ce qui s'est passé après, c'est que vous avez dû renoncer à cette particule parce que la famille Taché de la Pagerie... Tachère de la Pagerie. Tachère, pardon, je ne sais pas comment... Tachère, pardon, je ne sais pas comment... Tachère, a intenté une action en justice après votre élection comme député du Rassemblement national. Et donc, vous avez dû renoncer à ce nom que vous avez porté pendant des années, pendant très longtemps, qui était un nom d'usage, comme on dit.
Pendant quasiment trois décennies.
Ça a été compliqué pour vous ?
Ça a été une déflagration personnelle, intime.
Ça touche à votre identité, du coup ?
Ça a touché à mon identité, à mon intimité, à mon image, mais pas à mon image en tant que politique, plus à mon intimité, à ma personne. J'ai découvert la haine sur les réseaux sociaux,
les insultes,
la méchanceté gratuite de la part d'anonymes qui s'acharnent. Bon, enfin, c'est la vie, on ne fait pas la guerre. Donc, voilà, c'est ainsi.
Si on reprend votre parcours professionnel, après Pierre Cardin, vous avez aussi travaillé, je crois, pour le couturier Dominique Sirot. Mais alors, vous avez eu mille autres vies. Je crois que vous avez été patron d'une galerie d'art en Italie.
Alors, pas patron, j'étais collaborateur.
Vous avez été collaborateur, vous avez été l'assistant personnel de Stéphane Berne sur l'émission Saga. C'est ça. Vous avez été collaborateur d'une députée UMP. Oui. Est-ce qu'il y a un fil rouge dans tout ça, chez vous ?
Je l'ai dit en préambule, la vie a plus d'imagination que nous. Moi, quand j'étais enfant, je vais faire très court, j'habitais en banlieue parisienne, et le balcon de l'appartement familial donnait sur le périphérique. Il y avait d'un côté les voitures qui partaient à Paris et celles qui allaient plus loin en banlieue. Et je n'étais pas heureux, petit garçon, et je me disais, toi, ta vie, tu n'as pas le choix. Il faut que tu t'en sortes, il faut que tu suives les phares qui vont à Paris. Et je n'avais pas de grandes ambitions en termes d'études. Moi, je voulais être libre très vite.
La politique, elle est entrée très tôt dans votre vie. Et alors, d'une certaine façon, l'Assemblée nationale également. J'ai découvert que vous avez fréquenté le Palais Bourbon alors que vous étiez encore enfant ?
Oui. Expliquez-nous un peu. Il se trouve que maman était au secrétariat de Pierre Moroy à l'époque. Elle avait travaillé pour la maison du Nord-Pas-de-Calais aussi quand le PS était triomphant. C'est comme ça qu'elle est arrivée dans ces arcanes-là. Et moi, lorsque je n'avais pas de nounou ou personne pour me garder, le mercredi, c'était soit Assemblée, soit Matignon.
Matignon parce qu'elle a aussi travaillé à Matignon.
Elle était au secrétariat.
Ah oui, donc quand il était Premier ministre, elle travaillait à Matignon. Mais ça veut dire que votre maman était de gauche ?
Elle était de gauche, pas encartée. Mon père était, quand il était jeune, membre des jeunesses communistes. Et voilà ce que ça donne.
Expliquez-nous justement. Vous n'êtes jamais retrouvée dans ces valeurs-là ?
Les valeurs de la gauche ? Moi, j'ai toujours la prétention d'avoir une fibre sociale dans mes actions politiques qui comptent énormément pour moi.
Qui est donc liée à vos racines familiales, on va dire ?
Oui, peut-être, mais qui n'est pas antinomique avec la logique de droite, vraiment. Mais je ne suis pas devenu de droite par réaction. J'ai toujours cru que l'individu devait être mis au centre de la société et pas forcément le collectivisme.
Et donc, il y a 18 ans, c'est ni le PS ni le Parti communiste que vous avez rejoint, mais alors le RPR, parce que c'était le RPR à l'époque. Vous y êtes resté jusqu'en 2012 à peu près, je crois ?
Oui, c'est ça. J'ai quitté l'UMP qui est encore l'UFA.
Parce que c'est devenu l'UMP après, oui.
J'ai quitté, j'ai fait proprement la seconde campagne de Nicolas Sarkozy.
Mais ça veut dire que vous en avez fait deux campagnes de Nicolas Sarkozy ? 2007-2012. C'est-à-dire qu'il a porté vos espoirs à un moment ? Vous vous êtes retrouvé en lui ?
Comme de nombreux Français. C'est-à-dire que Sarkozy avait suscité un espoir, avait des propositions claires pour le pays, notamment raccommoder un pays qui était déjà abîmé et rapprocher les Français entre eux. pour force et de constater que les cinq ans n'ont pas été... Voilà, la feuille de route n'a pas été tout à fait respectée. Moi, j'ai refait, parce que je suis un bon petit soldat, campagne volontiers pour le président Sarkozy, en sachant intimement qu'on ne renouvelerait pas l'essai.
Vers la même époque, vous avez participé à la fondation du mouvement Gay Libre, qui existe encore aujourd'hui. c'est le premier mouvement Gay de droite en France. Je le précise parce qu'à l'époque, ça n'avait pas grand-chose d'évident. Être de droite et s'affirmer Gay, ce n'était pas évident, ce n'était pas facile. Qu'est-ce qui vous a convaincu de faire ça ?
Ce qui nous a convaincu, c'est suite aux... Les Français, en tout cas les parlementaires, ont le don de s'écharper sur des choses qui devraient faire consensus. C'est la suite des débats concernant le Pax.
Le Pacte civil de solidarité, la première union civile ouverte aux couples homosexuels.
C'est ça, où ça a été, à droite, ça a été un carnage. Hormis, et là je peux lui la remercier, le combat et le beau discours de Roselyne Bachelot, mais on s'est dit, bon, on était cinq, il me semble. Il y a un vrai travail à faire. Les conservateurs américains sont dans une logique d'inclusion. Le mot venait d'arriver des États-Unis. Il faut absolument qu'on arrive à faire comprendre à nos dirigeants, nous, à droite, que l'évolution légale ou civile d'un citoyen ne peut pas être conditionnée à sa sexualité et que ça doit être mis hors champ. Pour ça, à l'époque, il fallait avoir un peu de courage pour aller voir M. Raffarin, M.
Juppé, être reçu par Claude Chirac, qui nous a filé un coup de main à l'époque d'ailleurs. Et afficher une part d'intimité, mais parce qu'en fait, là encore, il s'agissait de dénoncer le fait qu'une sexualité ne pouvait pas conditionner sa vie dans la société. Et l'accès à les droits, l'accès aux droits, et le fait qu'on ne pouvait pas vivre de citoyenneté à deux vitesses.
Après l'échec de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2012, vous êtes parti en Italie, donc vous vous occupez de cette galerie d'art. Et alors, quand vous êtes revenu en France, c'est vers le FN que vous êtes tourné, parce que c'était le Front National à l'époque. Qu'est-ce qui vous a fait basculer vers ce parti-là ?
Toujours le virus politique qui ne m'avait pas quitté, bien que j'étais heureux dans mes fonctions. Et puis le fait d'être... Vous savez, quand vous écoutez une personne comme Marine Le Pen, qui est ma patronne, qui n'était pas encore à l'époque, quand vous votez pour la première fois, c'était lors des régionales, pour le Front National de l'époque, vous le faites parce que vous écoutez une femme comme Marine Le Pen et vous vous dites, mais je pense à 98% ce que pense cette femme. Et quand vous êtes piqué par la politique, vous prenez votre courage par la main et vous y allez, dans l'optique de peut-être pouvoir être futile.
Moi, j'étais simple militant et je suis toujours simple militant lorsque j'ai rejoint Marine Le Pen.
Et vous êtes devenu, vous avez été élu député en 2022. Et alors, dès le début de votre mandat, vous vous êtes engagé sur des sujets liés aux droits des femmes. Et vous avez notamment été rapporteur d'une proposition de loi pour aider les femmes victimes de violences conjugales. On va revoir un extrait de votre prise de parole en commission à l'Assemblée.
L'esprit de ce texte, et vous l'aurez compris, d'extraire la victime des griffes de son bourreau en lien avec les travailleurs sociaux. Pour 59% d'entre elles, la nécessité de quitter le domicile est réelle. Seuls 18% le quittent avant d'y revenir. Là encore, au-delà de l'oppression psychologique, le manque de ressources financières ou d'accès à ces ressources constitue le frein majeur au départ définitif. La victime, souvent charge d'âme, la question des enfants est aussi au corps du sujet. Les violences économiques font partie intégrante des violences conjugales.
S'il y a 130 ans de cela, ma mère avait bénéficié de cette aide, le chemin de sa résilience aurait certainement été plus court et plus serein.
Vous évoquez ce qu'a vécu votre mère à l'époque. Oui, qui n'était pas de l'ordre physique.
C'était des violences morales ? C'était des violences comme elles peuvent s'exprimer dans n'importe quel couple.
Mais c'est ce qui a déterminé votre engagement en tant que député pour la cause des droits des femmes ?
Certainement, vous savez, nos actions, elles prennent naissance toujours dans une part d'intime. Oui, je crois qu'on choisit aussi ces combats par rapport à des épisodes de la vie.
Cette loi sur les violences conjugales, ça a été la première loi adoptée par l'Assemblée avec un député du Rassemblement national comme co-rapporteur. C'est une fierté pour vous ?
C'est stricto sensu, une véritable satisfaction de voir que l'on est utile, que l'on sert à quelque chose et qu'il y a, et je remercie les collègues, et quels que soient les bancs, et je l'ai dit dans ma prise de parole finale, sur des sujets, et sur l'essentiel, nous pouvons nous entendre. Ça honore le combat politique.
En 2024, Politico vous a classé parmi les 30 couples politiques de l'année, les power couple, comme disent les anglo-saxons. Alors, vous n'en faites pas un secret, mais vous n'affichez pas non plus dans les pages people. Vous êtes en couple depuis très longtemps avec Sébastien Chenu, qui a lui aussi été engagé à droite, dans le mouvement Gay Libre, et qui a aussi rejoint Marine Le Pen, qui est députée, vice-président de l'Assemblée. Mais alors, là, c'est une question peut-être un peu plus intime, mais il est élu à 1000 kilomètres de vous. Comment vous faites pour vous voir ? Ça ne doit pas être évident.
C'est une organisation, je crois que nous sommes des êtres profondément attachés à la vie et à la mort l'un à l'autre. Il est dans le Nord, je suis dans les Bouches-du-Rhône, nous avons Paris en point de jonction. Voilà, et Sébastien me rejoint à la maison dans le Sud, dès qu'il le peut. Mais vous savez, au bout de 33 ans de vie privée, on arrive très bien à organiser son intimité.
On va conclure l'émission avec un quiz. Alors, un quiz spécial consacré au style en politique. On va commencer par l'homme politique le plus stylé, selon vous, avec une contrainte, c'est que vous n'avez pas le droit de choisir ni dans votre parti, ni dans les alliés de votre parti.
Alors, je dirais Édouard Philippe. Édouard Philippe ? Oui.
C'est quoi ?
Belle allure.
Belle allure. Et la femme politique la plus stylée ?
Bachelot, elle n'est plus politique, mais Bachelot.
Pauline Bachelot ? Elle a des choix osés, mais qu'elle assume pleinement. Et alors, la pire faute de goût en politique ? Mais alors là, je ne parle pas de vêtements, je parle vraiment de politique pure.
La malhonnêteté, la traîtrise. Eh bien, ce sera le mot de la fin. Voilà.
Merci à vous, Emmanuel Taché, d'être venu dans La Politique. Merci. Sous-titrage Société Radio-Canada
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Emmanuel Taché