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videoyoutube.com· 10 juillet 2026

"Un enfant placé a 122 fois plus de risque d'être hospitalisé en pédopsychiatrie"

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Un enfant placé a 122 fois plus de risque d'être hospitalisé en pédopsychiatrie qu'un enfant en population générale qui vont être dans la précarité à l'âge adulte. Vous l'avez dit avec les statistiques que maintenant beaucoup de gens connaissent, beaucoup de personnes sans domicile fixe nées en France sont directement issues de l'aide sociale à l'enfance. Parfois les plus jeunes sortent tout juste de foyers ou de familles d'accueil au mépris de la loi puisque ma génération et cette génération qui se bat pour obtenir de nouveaux droits pour les enfants placés.

Le dernier en date qu'on a obtenu c'est l'avocat pour tous. Avant cela on avait obtenu l'obligation pour les collectivités, pour les départements, de maintenir une protection pour chaque enfant qui a bénéficié d'une mesure d'aide sociale à l'enfance à la majorité, c'est-à-dire de 18 ans à 21 ans. Et encore aujourd'hui en 2026 malgré le vote de cette loi en 2022, on a des enfants, des jeunes majeurs qui continuent d'être jetés dehors.

Donc c'est absolument dingue. C'est 400 000 mineurs et jeunes majeurs suivis par l'aide sociale à l'enfance, 57% placés en famille d'accueil en foyer ou dans d'autres structures. Et donc cette politique sociale qui est en ruine, ça a été très bien dit.

C'est-à-dire qu'aujourd'hui on ne fait qu'investir, c'est même pas de l'investissement en fait, c'est-à-dire qu'on met de l'argent public pour protéger ses enfants, pour essayer en tout cas de protéger ses enfants, sans se dire que ses enfants si on ne les accompagne pas jusqu'à une majorité, jusqu'à une formation diplômante, jusqu'à un métier, en fait c'est un public qu'on va retrouver dans les bénéficiaires des minimas sociaux, qu'on va retrouver parfois dans la délinquance, parfois dans la prostitution, parfois même dans la grande délinquance ou dans le terrorisme. Je rappelle encore une fois que les frères Kouachi et Koulibaly, c'était des enfants de la ZEU. Donc aujourd'hui si on n'investit pas justement, et je pense que le mot investissement n'est pas le bon actuellement, mais il faut investir sur ces enfants parce que c'est les enfants de la République, c'est ceux qu'on doit protéger, c'est notre responsabilité collective.

Et en plus, en termes économiques, l'argent qu'on va mettre à leur minorité, on ne les retrouvera plus dans la majorité parce qu'ils seront autonomes et ils seront indépendants vis-à-vis de la solidarité nationale. Et comment vous expliquez ? Parce que quand on vous entend dire ça, on a l'impression qu'il ne peut pas y avoir un responsable politique qui, face à ce constat et cette préconisation, va dire autre chose que comment on avance ensemble.

Mais parce que c'est pas...

Encore une fois, on fonctionne en silo. C'est-à-dire que les services ne fonctionnent pas entre eux. C'est-à-dire ceux, par exemple, dans un département, ceux qui s'occupent, par exemple, des bénéficiaires du RSA, c'est pas les mêmes qui vont gérer les enfants de la ZE et c'est pas les mêmes qui vont gérer l'AMDPH, donc la Maison du Handicap.

Et donc, il n'y a pas de politique sur le long terme. En fait, on a une politique sur le court terme et c'est ce qui, à mon avis, est une des raisons de ce dysfonctionnement. Merci.