L’Interview Politique – Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne et président de Debout la France, invité d’Adrien Gindre dans le 6/9
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8h30 sur LCI, l'invité ce matin c'est Nicolas Dupont-Aignan, bonjour. Bonjour Adrien Jean. Rien de Debout la France, député de l'Essonne, et depuis hier, vous avez dans votre famille politique, au sens large, une nouvelle figure. Marion Maréchal fait son retour officiel dans la politique élective, elle sera tête de liste aux Européennes pour reconquête, elle l'a annoncé sur TF1. Est-ce que vous êtes prêt à la soutenir ? Mais d'abord, je ne connais pas son projet, je n'ai eu que des bribes, et puis Debout la France présentera une liste. Donc vous serez la tête de liste ? Je ne sais pas encore, nous verrons. D'abord, moi je travaille sur les idées. Qu'est-ce qui se passe actuellement ?
C'est une élection européenne à un tour. Chaque parti politique annonce des listes, sa liste, pour compter. On ne découvre pas les idées de reconquête, on en a quand même une idée, on les a développées pendant toute la campagne présidentielle. Si c'est pour annoncer des listes pour faire vivre des boutiques, ça n'a aucun intérêt, et je mets en garde, il y a eu une abstention considérable aux élections européennes. Les Français sont écoeurés de la politique en cette rentrée, et je crois que ce n'est pas la bonne méthode. Il faut des projets. À quoi sert l'Europe ? Est-ce qu'on continue dans cette Union européenne ? Est-ce qu'on en sort ?
Comment on la réforme si on veut la garder, mais qu'on veut changer son mode de fonctionnement ? C'est ça qui m'intéresse. Mais vous avez l'impression d'avoir un projet très différent de reconquête ? Le 30 septembre, Debout la France réunira ses universités, où nous préciserons notre projet européen. À partir de là, je regarderai les projets des autres, et nous verrons s'il y a des possibilités d'entendre. Parce que je le dis, une liste Philippot, une liste Dupont-Aignan, une liste Marion Maréchal, une liste Bardella, c'est de la folie. Est-ce que vous lancez à tous les noms que vous venez de citer un message, un appel à l'Union ? Je lance déjà un appel à la clarification des projets.
Car je ne crois pas, et je le pense sincèrement, que parler simplement de la liste anti-immigration satisfasse les Français. Ça vous dit de pour reconquête ? Oui, mais aussi, j'ai vu l'interview de Jordan Bardella, je crois que l'Union européenne aujourd'hui nous mène à la catastrophe. Catastrophe économique, on le voit avec la misère. Catastrophe en matière de démocratie et de liberté, on l'a vu pendant la crise Covid. Catastrophe en matière de paix, avec la surenchère en Ukraine. Et donc je pense qu'aujourd'hui, on est à un moment historique où la belle idée européenne est totalement défigurée par cette institution.
Et donc mon propos à moi, je rends dans le fond, j'ai bien écouté hier Marion Maréchal, c'est pas de faire alliance avec les Hongrois, les Polonais, même s'ils sont de droite.
Elle considère qu'il faut parler à la vraie droite.
Oui, mais ça pour moi, c'est pas le sujet. Moi, je considère que l'élection européenne, en tout cas pour moi gaulliste, et c'est l'objet de debout la France, c'est pas de défendre la droite, c'est de défendre la France à Bruxelles. C'est de changer ce mode de fonctionnement de l'Union européenne qui nous tue. Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous divise. C'est une phrase qu'on entend parfois en politique. C'est pas vrai en l'espèce, ce qui vous rassemble n'est pas plus fort que ce qui vous divise ? Au plan national, oui, bien évidemment.
Et par exemple, je demande depuis des mois à ce que les Républicains, le Rassemblement national à l'Assemblée, votent la censure, car je suis convaincu qu'il y a une unité. Mais là, on est sur un sujet précis, une élection européenne qui n'est pas une élection nationale. Si on fait de l'élection européenne un simple sondage, les Français ne voteront pas. Donc moi, je voudrais qu'on profite de cette élection européenne pour crever l'abcès européen, pour dire qu'est-ce qu'on garde dans l'Union européenne, qu'est-ce qu'on ne garde pas.
Une fois qu'on aura défini les projets, mon projet le 30 septembre avec Debout la France, et que je verrai quelle est la réalité du projet, parce qu'elle n'a annoncé qu'une brive de projet, eh bien on verra ce qui est possible entre les uns et les autres. Donc vous n'excluez pas des alliances, des fusions de lignes. Je n'exclue rien, mais je veux qu'on parte sur des choses concrètes. En cette rentrée, Adrien Gindre, je trouve la vie politique française d'une superficialité sans nous. Pourquoi superficialité ? Parce que ce ne sont que des slogans, des petites histoires, des vieux bouts de ficelle, de la com. Ça vous le dites pour la droite ou vous le dites pour le gouvernement ?
Je le dis pour le gouvernement, mais je trouve que la droite ne répond pas assez avec fermeté. Et c'est pourquoi je demande une censure, c'est pourquoi je pense qu'on ne peut pas tenir quatre ans comme ça, c'est pourquoi je crois qu'il faut une alternance intermédiaire par de nouvelles législatives, parce que je pense justement que si on s'entendait sur un programme commun, chacun faisant un pas, on aurait une majorité absolue des patriotes, des nationaux si vous voulez dire, c'est-à-dire allant de Zemmour, Le Pen, moi, Philippot et d'autres, et même certains républicains, pas ceux qui vont vers Macron.
Bref, moi j'ai le sentiment d'une urgence sociale, politique, qui va bien au-delà de petits jeux politiciens. Et je vais vous dire, il y aura peut-être des législatives avant les européennes. Alors ? Peut-être, je l'espère en tout cas. Pour le moment, encore faut-il, comme vous l'avez rappelé, qu'il y ait une censure et une dissolution. Que le gouvernement tombe et que le président choisisse de dire l'Assemblée, on n'y est pas. Si je peux me permettre, c'est l'essentiel. Parce qu'on ne va pas tenir quatre ans comme ça. Eh bien alors, venons-en à l'essentiel. Vous dites superficialité.
Le président de la République, c'est peut-être pas votre tasse de thé politique, ça c'est une certitude, mais entreprend différentes démarches, prend des initiatives, il a, il y a quelques jours, a organisé les rencontres de Saint-Denis avec les chefs de partis qui ont un groupe au Parlement. Aujourd'hui, il réunit à nouveau son CNR, son Conseil National de la Refondation. Est-ce que, dans l'intérêt du pays, vous souhaitez le succès de ces initiatives ? C'est du verbiage. Pourquoi ? Parce que le président de la République ferait mieux de consulter les Français par référendum sur les sujets importants. C'est beaucoup plus simple que tout ça.
Visiblement, cette nuit, il a adressé une lettre au chef de parti. Oui, je l'ai lu. En disant qu'il allait faire une proposition dans les semaines qui viennent sur le référendum. En attendant, il y a eu une réforme des retraites, il a refusé de la passer par référendum. En attendant, il y a un Parlement. Dans ce Parlement, son gouvernement ne fait aucun effort pour réunir des majorités. Il a utilisé 11-49-3. Aucun effort. J'y suis. Je sais ce qu'il se passe. Oui, ce n'est pas toujours l'impression qu'on a. Il n'y arrive pas, mais il y a des discussions. Aucun effort. Aucun effort. Il fait semblant. C'est un président de la République qui est dans le verbiage.
Je regardais en venant dans le dictionnaire le mot verbiage. Abondance de mots vides de sens. Voilà. Et je regrette que les chefs de parti soient tombés dans ce piège. Je lisais le compte-rendu, c'est n'importe quoi. Pourquoi n'importe quoi ? Parce que ce sont des mots creux. C'est d'abord de l'anonymat. Dans les institutions de la 5e, il y a un Parlement. Que le président de la République rencontre les chefs de parti. Un à un. C'est-à-dire en tête à tête, les uns après les autres, oui. Mais cette espèce de table ronde dont il ne sort rien et il ne sortira rien. Nicolas Dupoignan, vous dites un mot creux. Pardon. Sur le référendum. Il n'y a pas de référendum. Il en parle depuis des mois.
Mais il est où le référendum ? Sur l'immigration. Il parle d'immigration. Il rappelle qu'il va y avoir un projet de loi. Il l'envisage. Il dit d'une part le projet de loi, d'autre part à travers la question du référendum et des changements de prostitution. Ils peuvent être entrés où ils ne peuvent plus vivre. Ils ont subi un été d'insécurité sans précédent. Ils voient une submersion migratoire sans précédente. Ils ont un pouvoir d'achat totalement entamé. 40% des Français se privent d'alimentation. Et le président de la République nous balade depuis des années avec des mots creux et refuse à tout moment de consulter les Français. On a eu, Adrien Jeanne, quand même, les États généraux.
Il y a eu 2 millions de contributions. Il y a beaucoup de Français qui y ont cru. Vous voulez dire au moment du grand débat ? Le grand débat, les États généraux poubelles. Il n'en a rien fait. Ensuite, il y a eu le CNR. Il s'est pris pour De Gaulle pendant la résistance. Conseil national de la résistance. Rien. Zéro. Ensuite, il y a eu une grande, une espèce de truc pour l'écologie. Là, vous vous souvenez ? Il a dit... La convention citoyenne pour le climat. La convention citoyenne. Zéro. Il n'en a pas respecté. Un point. Après, il sort de son chapeau. Vous savez que tout le monde est inexact, Nicolas Dupoyant. C'est le magicien. Totalement exact. Et les Français le savent.
Mais totalement exact. Écoutez, si le président de la République veut gouverner, s'appuyer sur le peuple, qu'il le consulte. Bon. Il refuse de le consulter. Est-ce que vous, vous êtes prêt, à votre place, vous avez aussi une responsabilité, à aider, à faire avancer certains sujets ? Sur l'immigration, il va y avoir un projet de loi au Parlement. Est-ce que vous êtes prêt à le soutenir, à le voter, à l'amendée ? 2018, j'ai proposé un référendum sur l'immigration. Rétablissement du contrôle des frontières, telle que la Constitution est faite, ce n'est pas possible. On peut tout à fait le faire. Tout à fait. On peut la Constitution changer. Le général de Gaulle l'a fait. D'accord. Bon.
Il l'a fait. C'est une référence à tous égards. À tous égards, oui. Parce que lui, il respectait le peuple. C'est pas semblant. Et donc, moi, je pense qu'aujourd'hui, la situation française est tellement grave qu'il faut consulter les Français et s'appuyer sur les Français. Alors, un référendum sur l'immigration, on le réclame tous. Là, il y a un accord total. Républicains, Front National, Rassemblement National, reconquête, debout la France. Et puis, je voyais même des sondages à gauche. Une majorité des Français de gauche veulent un référendum sur l'immigration. Pourquoi il ne le fait pas ? Pourquoi il est réparti l'immigrant ?
Pourquoi il continue à accueillir autant de demandeurs d'asile ? Quelle réponse vous y apportez ? Vous vous posez la question et la réponse ? Non, mais à votre avis, pourquoi il ne le fait pas ? Parce qu'il a peur du résultat. Mais parce qu'il a peur du résultat. Parce qu'il ne veut rien changer sur l'Union Européenne. Parce qu'il laisse les frontières ouvertes. Parce qu'il n'y a eu jamais autant d'immigration de demandeurs d'asile en Europe en 2023. On va dépasser le million sur l'année. Donc, vous savez, dans la vie, vous pouvez tricher et mentir une fois. Vous pouvez embobiner les gens deux fois. Mais à la troisième fois, ils ne sont plus dupes.
Alors, en l'occurrence, il n'y aura pas de troisième candidature à la présidentielle pour Emmanuel Macron. Heureusement pour la France. Il y aura eu deux élections. Heureusement pour les Français. Oui, mais moi, je n'ai pas envie que ça dure. Excusez-moi. Nicolas Demoniens. La situation est tellement grave. Nous sommes au bord de l'explosion sociale. Et je remarque d'ailleurs que beaucoup de gens parlent de l'immigration. Il y a l'immigration et la sécurité. Je suis suffisamment en pointe sur ce sujet pour trouver des solutions. Parce que ce qui importe, c'est de trouver des solutions. Alors, parlons de ce sujet. Et en revanche, il y a un sujet explosif.
Et je regrette d'ailleurs que l'opposition n'en parle pas plus. C'est la question du pouvoir d'achat. Et je présente des solutions. Alors, vous êtes ma seule. Des solutions. Nicolas Dupoignant. J'insiste. Oui, mais le gouvernement dit exactement la même chose. Oui, mais il ne fait pas. Ah oui, mais alors, c'est la question. Est-ce que c'est au seul gouvernement de tout faire ? Il y a des industriels, il y a des distributeurs. Ça vaut sur les carburants, ça vaut dans les supermarchés. Vous avez raison. On a même vu la polémique en début de semaine sur les restos du cœur. Savoir qui doit aider les restos du cœur. Le milliardaire Bernard Arnault a fait sa contribution.
Une partie de l'opposition lui tombe dessus en disant, on ne veut pas de cet argent. Fausse polémique. Tout ça, c'est pour amuser la galère. Qui doit agir pour lutter sur la question de qui ? Alors, deux choses. Quand il y a des migrants qui arrivent dans notre pays, le gouvernement est capable de dégager 200 millions d'euros comme ça. Quand les restos du cœur sont en faillite, il faut aller chercher Bernard Arnault. Il y a eu 15 millions de gouvernements annoncés par an. Mais quand il y a des clandestins, là, on aligne des centaines de millions. Voilà la réalité du pays. Deuxième point. Voilà la réalité du pays.
Deuxième point qui est effrayant, c'est qu'il y a des mesures concrètes qu'on pourrait prendre. On ne peut pas tout faire. Vous avez raison. C'est un sujet complexe. Mais il y a une mesure, par exemple, toute simple, qui permettrait de faire gagner du pouvoir d'achat aux Français. C'est de sortir du marché européen de l'électricité, comme l'ont fait. C'est une discussion au niveau européen. Oui, ça fait deux ans que ça dure. Et il y a deux pays qui l'ont fait. Ils ne sont pas même sortis de l'Europe. Ils l'ont fait. L'Espagne et le Portugal. Et ils ont fait baisser les prix. Nous, nous produisons notre électricité nucléaire à moins de 50 euros.
La preuve, c'est qu'EDF vend aux opérateurs privés à 42 euros. Mégawatt. D'accord ? Ces opérateurs privés le refourguent aux Français en les écrasant entre 100 et 200 euros, notamment à nos amis boulanges. Le gouvernement est intervenu pour que ça ne fasse pas. Il a menti, droit dans les yeux. Il a menti, droit dans les yeux. Et aujourd'hui, il y a une mesure simple. Sortir du marché européen de l'électricité, s'appuyer sur notre électricité du PR. Et vous savez combien ça va faire gagner aux Français ? Non, les prix, cher M. Adrien Jeanne, ont augmenté encore de 10%. Le tarif réglementé est en train de sauter.
Et les Français se trouvent confrontés à une explosion de leur facture d'électricité. Parce qu'on était sous un bouclier tarifaire qui permettait d'avoir modéré la hausse. Sauf que 15%, 10%, ça fait 25% pour les ménages. Et ça va continuer. Et nos boulangers, nos artisans, nos commerçants sont étranglés parce qu'eux, ils n'ont pas de tarif réglementé. C'est plafonné à 280, ce qui est colossal. On produit à 42 euros. et on paye des fortunes. Ça, c'est une première décision que je propose. On peut le faire demain matin. C'est une question de volonté politique. Il n'y a pas de volonté du gouvernement sur le prix de l'électricité. Il n'y a aucune volonté sur le tarif de l'électricité.
Il n'y a aucune volonté vis-à-vis des super profits des pétroliers. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le journal Le Parisien. Donc c'est ça qui permet de faire l'assurer le prix des carburants. Oui. Le Parisien, ce n'est pas un journal qui m'est favorable, a sorti une enquête très intéressante sur le surprofit des marges à la sortie du raffinage, entre la sortie de la raffinerie et la pompe. C'est curieux, ça a augmenté entre 10 et 20 centimes depuis plus de deux ans. Il y a un abus. Qu'est-ce qu'attend le gouvernement pour plafonner ? Qu'est-ce qu'attend le gouvernement ? Les Français n'en peuvent plus. J'ai proposé aussi, je ne suis pas le seul, qu'on réduise la taxe sur la taxe.
C'est-à-dire, vous savez qu'on paye une TVA sur la taxe. Ça, on peut le faire demain matin. Alors vous allez me dire, M. le maire dit, ça coûte de l'argent. Mais c'est curieux, M. le maire, il emprunte les emprunts d'État. Vous savez que chaque année, l'État emprunte. On emprunte pour financer une partie de notre budget. Oui, et vous savez qu'il emprunte 10% de notre dette à taux variable indexés sur l'inflation. C'est des taux d'intérêt à 9%. Même si la France a encore, par rapport à beaucoup d'autres pays, des taux très faibles, fort heureusement pour nous. Taux fixe, 3%. Il fait un cadeau aux banques et aux marchés financiers de 12 milliards par an. C'est un scandale d'État.
Donc, c'est curieux. Non, mais je vais vous dire, quand les oligarques de l'électricité font des surprofits, on ne dit rien. Quand les oligarques du pétrole font des surprofits, les oligarques, on est presque en Russie. Des oligarques font du surprofit. Quand les oligarques font des surprofits, on ne touche pas. Quand les Français souffrent, on leur dit, ce n'est pas le moment. Est-ce que vous trouvez normal qu'on ait rajouté dans le budget de l'État 12 milliards d'euros pour des emprunts à taux variables que M. Macron fait au profit de la finance ? Normal, je ne sais pas, mais il y a peut-être un peu de caricature dans votre présentation de la situation.
Non, ce que je veux vous dire, Adrien Jeanne, juste un point. Il faut que les Français le sachent. Il y a des économies gigantesques à faire. J'ai sorti un livre, je l'ai ressorti, Ouvale Pognon, où je décriais 100 milliards d'économies, les fausses cartes vitales, les tarifs de raquettes des autoroutes. Non, mais ce que je veux dire aux Français, c'est que si on économise sur ces gaspillages, on peut leur rendre du pouvoir d'achat et on peut alléger la souffrance des Français. Et c'est ça qui est important aujourd'hui. Ça va péter, ça va exploser si on continue comme ça. Dans l'actualité, il y a bien évidemment le pouvoir d'achat, vous l'avez longuement rappelé.
Il y a aussi la situation des banlieues françaises. Il y a eu il y a quelques semaines des violences urbaines. Il y a eu à nouveau hier soir un drame, puisqu'un adolescent est mort dans les Yvelines, alors que son deux-roues est entrée en collision avec un véhicule de police. Et qu'il a refusé d'obtempérer. Deux enquêtes ont été ouvertes, une pour refus d'obtempérer, une autre également pour homicide involontaire par conducteur. Deux policiers ont été placés en garde à vue dans le cadre de cette seconde enquête. Comment on évite que ce type de phénomène se reproduise ?
C'est le résultat, alors là ça ne date pas de ce gouvernement, c'est le résultat, je suis élu de banlieue, je ne sais de quoi je parle, de 20 ans qui s'aggravent, de laxisme judiciaire, c'est-à-dire que ça fait des années, et ça s'aggrave d'année en année, que les policiers font un travail et que la justice, pas d'ailleurs de la faute des magistrats seulement, de la faute des lois qui ont été votées, beaucoup trop laxistes, libère à tour de bras. Et vous avez toute une jeunesse qui est dans un sentiment d'impunité. C'est-à-dire qu'elle sait qu'elle peut cambrioler, attaquer, parfois violer, et que finalement la peine sera légère.
Et c'est pourquoi j'avais proposé à la présidentielle un durcissement des peines, un changement du code de procédure pénale, la construction de 40 000 places de prison. Il faut un cap radicalement différent. Parce qu'en fait, la peine n'est plus dissuasive aujourd'hui en France. Et donc vous avez quelques milliers, est-ce que c'est 10 000, 20 000, j'en sais rien, 40 000, jeunes qui se croient tout puissants, qui vivent du trafic de drogue, qui narguent les policiers, et qui instrumentalisent nos lois et nos bons sentiments pour se faire passer pour des martyrs. Vous contestez aussi la volonté du gouvernement d'avancer sur ces sujets ? Écoutez, je n'ai pas vu le projet de M. Dupond-Moretti.
Il était très tendre, si je puis dire. Moi, j'attends du gouvernement qu'il y ait un projet beaucoup plus rigoureux. Et puis, il y a aussi un autre problème, et on revient à l'immigration, c'est qu'il faut expulser les clandestins étrangers. C'est quand même un des seuls pays au monde... Le projet de loi, Nicolas Dupond-Aignan... Non, non, non, excusez-moi. Le projet de loi, il veut régulariser des dizaines de milliers de clandestins. Alors non, permettez-moi de le dire, il veut créer un titre de séjour pour les métiers, c'est régularisé. Et expulser ceux qui sont en situation. Il n'y a pas des secteurs économiques où on a besoin de travailleurs.
Il y a des millions de chômeurs en France, dont des étrangers. D'ailleurs, vous remarquerez que les étrangers ont un taux de chômage supérieur aux français. Alors, avant de faire venir des étrangers supplémentaires, peut-être employons les français et les étrangers en situation régulière qui sont au chômage. Et vous savez, si on continue à apporter de la main-d'œuvre étrangère, on va à la catastrophe sociale. Donc, il faut arrêter avec ce discours. Le projet du gouvernement sur l'immigration, c'est un projet de régularisation massive sous prétexte des métiers en tension. Il y a des métiers en tension, c'est un vrai problème.
Il faut jouer sur les aides sociales, il faut augmenter les salaires, il faut augmenter les salaires en baissant les charges salariales. Et pour vous, c'est quoi l'objectif ? Immigration zéro ? Personne ? Personne ? Mais pendant un moment, il faut une pause. Mais on est loin de l'immigration zéro. J'ai d'ailleurs toujours dit que c'était impossible l'immigration zéro. Mais là, on est à un record. Emmanuel Macron, c'est le président de la République qui aura eu le record d'immigration. Il faut traiter la cause d'Adrien Jean. Nicolas Dupourgnant, deux petits sujets...
Vous ne pouvez pas, excusez-moi, dans un pays où la richesse diminue, où la pauvreté gagne, où l'école est en faillite, où la sécurité n'est pas assurée, vous ne pouvez pas faire venir plus de 300 000 légaux, 150 000 demandeurs d'asile, sans parler des clandestins. Ça veut dire au moins un demi-million de personnes chaque année. Comment vous les intégrer ? D'ailleurs, le gouvernement fait quoi ? Le gouvernement fait quoi ? Il est réparti dans les campagnes. Oui. Bah oui. Vous faites à une phrase du président de la République de la discours. Oui, mais j'ai une proposition très concrète.
On va les mettre dans le huitième arrondissement en face de l'Elysée, dans le sixième, dans le cinquième et dans le seizième arrondissement. Vous mettez les camps de migrants qu'on a, nous, dans nos banlieues et vous verrez que tout à coup, l'intelligentsia, l'oligarchie va changer d'avis. Il y a malheureusement également des campements de migrants à Paris. ça arrive malheureusement. Oui, mais ils ne sont pas dans les beaux quartiers. Il faut les mettre dans les beaux quartiers. Deux points encore. Ça va changer. Demain, début de la Coupe du Monde de rugby. Ce sera suivi sur TF1. Ça sera un bel événement.
Ce matin, le chef de l'État chez nos confrères de l'équipe s'exprime sur le cas de Bastien Chalureau, condamné en première instance pour violences à caractère raciste. Pour le chef de l'État, si la condamnation est confirmée en appel, il serait préférable qu'il ne porte plus le maillot des bleus. Est-ce que c'est votre avis aussi ? Oui, toute condamnation, bien évidemment. Doit entraîner l'exclusion de nos équipes nationales. Quand on est condamné, on ne représente pas la France, que je sache. Deuxième question, les Jeux Olympiques. Là, le chef de l'État s'exprime également avec des propos très politiques.
Il ne peut pas y avoir le drapeau russe aux Jeux Olympiques de Paris l'année prochaine. La Russie n'a pas sa place à un moment où elle a commis des crimes de guerre. Est-ce que vous êtes d'accord ? Je suis en total désaccord. Pourquoi ? Parce que les Jeux Olympiques, justement, c'est de rassembler les nations, quelles que soient les situations. À ce moment-là, on enlève le drapeau chinois parce qu'il y a le problème des Ouïghours. On enlève la quasi-totalité des délégations. Et puis le drapeau de l'Ukraine aussi parce que vu les atrocités de l'armée ukrainienne aussi, je crois que personne n'a envié les autres. Les atrocités de l'armée ukrainienne. Des deux côtés, c'est la même chose.
Et je vous le dis aussi, il y a un pays agressé, un pays agresseur. Écoutez, la réalité, les deux guerres ne sont pas du côté de l'Ukraine. La réalité aujourd'hui, c'est que ce conflit et les vatanguères qui nous mènent dans ce drame en Ukraine sont des deux côtés. Et moi, j'ai toujours eu une position et je me réjouis que Nicolas Sarkozy ait enfin mis les pieds dans le plat. Ce qu'on est en train de faire et le soutien abusif de la France en Ukraine est une catastrophe pour l'Europe. L'Ukraine n'est pas un pays agressé dont le territoire a été envahi par un autre pays ? L'Ukraine a été agressé et j'ai condamné. Maintenant, l'Ukraine fait aussi de la surenchère et je demande un plan de paix.
J'ai proposé de paix très équilibré. Quelle surenchère, Nicolas Despoignan ? Attendez, j'ai proposé un plan de paix équilibré parce qu'aujourd'hui la surenchère en utilisant le soutien des pays occidentaux pour prolonger la guerre, pour refuser tout plan de paix équilibré. Pour défendre son territoire. Mais je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas défendre le territoire mais il faut un plan de paix.
Et dans mon plan de paix que j'ai proposé que d'autres proposent, notamment les Chinois et d'autres pays, dans ce plan de paix, on retrouve l'intégrité territoriale ukrainienne mais on démilitarise l'Ukraine, on en fait un pays neutre ce que propose aussi Nicolas Sarkozy et on sauve l'Europe car je vous mets en garde, je vous mets en garde, cette affaire ukrainienne est en train de ruiner l'Europe au profit des Etats-Unis et de la Chine. Si on veut la disparition de l'Europe au 21ème siècle, on continue comme ça. Nicolas Dupont-Aignan, hommage donc ce matin au général de Gaulle et à Nicolas Sarkozy. Merci d'avoir été l'invité dans un instant. Elisabeth, sur l'Ukraine seulement.
Le temps de l'info, d'abord la météo d'Angela Marais.
Nicolas Dupont-Aignan