Gouvernement Lecornu : LR menace déjà de claquer la porte
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Place à la revue de presse d'Europe 1 Olivier de la garde. On ne fait pas toujours ce que l'on veut dans la vie Olivier. Et oui parce que ce matin mon cher Dimitri j'aurais aimé vous parler de ceci.
Touche à la liberté et Paris se met en colère. Et oui, vous parlez de Mire Mathieu, extrait de la chanson Paris brûle-il, notre Mireille nationale qui va célébrer ses 60 ans de carrière dans quelques jours à l'Olympia. 60 ans carrière excusée du peu.
Elle accorde une longue interview au Parisiens où elle raconte que parfois sur scène, elle oublie les paroles de ces chanson et qu'à ce moment-là, elle les invente. Mais non, ce matin, c'est évidemment la politique qui écrase tout avec des journaux qui pour certains, il faut bien le dire, sont passés à côté de l'actualité. Tout avait pourtant bien commencé à 19h40.
Annonce du gouvernement. Jusque-là, tout va bien. D'autant que des inconnus, il y en a pas.
Oui, on prend les mêmes et on recommence. titre sud-ouest emballé c'est pesé sauf qu'à 21h22 coup de théâtre car c'est à cette heure-là que Bruno Retaillot sur les réseaux sociaux a jeté un beau pavé dans la mar et le Figaro a tout de suite réagi. Refaisons sa une et les deux pages d'ouverture suivante.
À peine nommé le gouvernement le cornu déjà menacé annonce le journal. LR menace déjà de claquer la porte titre aussi le télégramme de Brest. Ce sont donc ces journaux qui bouclent tard qu'il faut lire ce matin pour être informé.
Alors, quel est le problème ? Et bien, la présence de Bruno Lemire dans ce gouvernement. L'ancien ministre de l'économie jugé responsable de la déroute financière nationale, a peine connu sa nomination, les Républicains étaient très remontés hier soir, raconte Marion Mourg du Parisien sur les boucles WhatsApp.
Les messages de colère ont fusé à commencer par les cadres des fédérations ALR furieux contre le retour de le maire. C'est honteux. Comment pouvons-nous accepter cela ?
Voilà ce qui s'est changé. Nous ne pouvons plus cautionner cela, trop c'est trop poursuivait un parlementaire les Républicains. Du coup, poursuit notre concert du Parisien.
Les téléphones ont chauffé entre les ténors du parti sur la question du maintien au gouvernement. La composition ne réflète pas la rupture promise, a réagi très clairement Bruno Rota affirmant ne pas avoir été prévenu de la nomination de Bruno le maire. Bon, si on remonte un peu le fil, est-ce qu'on sait comment s'est décidé le retour de Bruno Lemire ?
Vendredi dernier, Bruno Lemaire a reçu un appel d'Emmanuel Moulin. Son ancien directeur de cabinet devenu secrétaire général de l'Élysée, raconte Tristant qui au poil dans le Figaro. Ensuite, Sébastien Lecnu qui le voit malgré leur proximité a pris le relais pour lui proposer samedi de lui succéder à la tête du ministère des armées.
Enfin, Bruno Lemire a formellement accepté le poste lors d'un échange téléphonique avec Emmanuel Macron hier. Et c'est vrai qu'on aurait aimé être petite souris pour écouter la conversation entre les deux hommes car c'est peu que l'ancien ministre de l'économie est sévère à l'égard du président de plus la dissolution. "La maison va s'effondrer sur ceux qui sont dedans", prédisait-il il y a quelques mois.
Lui-même avait juré de ne pas revenir en politique de cito il l'avait répété encore il y a 2 semaines. Le 22 septembre dernier dans une interview à l'usine nouvelle. Il jurait ses grand dieux ne pas vouloir revenir aux affaires.
Cela est totalement exclu. déclarait-il. J'ai fait le choix en juin 2024 après notre défaite au législative de me mettre en retrait de la vie politique.
Je n'ai pas changé d'avis. Et ben si, déclaration qui ne va pas remonter l'estime qu'ont les Français pour leur personnel politique. Bon, que pourrait-il se passer maintenant ?
Très bonne question, mon cher Dimitri. Sébastien Lecornu se ventait d'apporter des ruptures. Il ne se doutait pas que la seule rupture qui se profilait était celle du socle commun écrit Guillaume Tabar dans la dernière édition du Figaro.
La confiance interne à ce socle est désormais rompue, attaqué de l'extérieur. L'esquif exécutif est percé de l'intérieur. La censure semble inévitable.
Un retour aux urnes également sous le titre Tragédie politique. Olivier Marina du Midi libre résume aussi bien la pensée générale dans son éditorial où il file la métaphore théâtrale. La nomination du gouvernement le cornu aura été une pièce aura été une pièce d'improvisation permanente, écrit-il.
Un scénario qui pourrait bien signer le dernier acte du macronisme. Il faut voir les pavés sauter quand par se met en colère. Mireille Mathieu pour clore cette revue de press Olivier de la garde.
Mireille Mathieu qui je vous le signale a choisi Europin puisqu'elle sera demain à 10h. Adissa oui et Thomas Culture Média 10h 11h30 ce sera demain. On a occasion d'en reparler.
Merci beaucoup.
Bruno Le Maire