LIGNE ROUGE - Crise politique, mouvements sociaux : au cœur d’une France bloquée
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Musique] Ce lundi 8 septembre à l'Assemblée nationale, les journalistes parlent espagnol anglais. Ils sont venus du monde entier assister à la chute d'un homme, le premier ministre François Baï. Il y a bien longtemps que le palais Bourbon n'avait pas connu une telle coue et ce n'est pas sa patronne Bron Pivet qui va dire le contraire.
Ça va bien merci. Bonjour. Bonjour.
Dans les salons privés, elle nous accorde ces derniers instants avant le discours de François Bairou, un premier ministre qui lui a donné beaucoup de travail ces derniers jours. Vous premièrement, c'est président fait ce vote de confiance. Euh je pense que c'était important de le faire sur le sujet.
Après euh on voit bien que les échanges avec les différentes forces politiques euh montrent bien que il n'y avait pas de voie de passage. Donc c'est vrai que c'était un risque important et donc je l'aurais probablement pas fait après. Merci à vous.
Bonjour. Bien. Mes chers collègues, la séance est ouverte.
La parole est à monsieur le premier ministre. Cette épreuve de vérité, je l'ai voulu. Pendant 40 minutes, François Baot va s'offrir un barreau d'honneur.
Une ultime plaido avant le vote d'une assemblée qui a déjà décidé de le condamner. Notre pronostic vital est engagé. Dans le même temps, son allocution est llue au Sénat par l'ancienne première ministre Ellisabeth B.
Devant des sénateurs, disons-le, peu assidu pour certains. Au premier rang, des membres du gouvernement dont la ministre en charge de la ruralité Françoise Gatel. Nous la retrouvons à l'issue du discours.
Salut, ça va Pascal ? Et toi, comment va la Normandie ? Tout ce qui reste.
L'homme qui me transporte. Salut. Et à vrai dire, ce n'est pas l'image que l'on se faisait d'une ministre avant la chute du gouvernement.
Oui. Et toi, tu as vu ? C'est tes de savons.
C'est mes bulles de Oui, je fais je fais des bulles. Je fais des bulles. Oui, on vous voit. tout sourire à une heure d'un vote qui devrait sceller le sort de votre gouvernement.
Vous avez pas l'air très stressé. Non mais moi je d'abord je je souris parce que je souris assez naturellement, pas béatement ni bêtement. Donc moi je suis grave et en même temps être grave ça veut pas dire qu'on qu'on sourit pas aux gens.
Voilà. Ben je vais pas me mettre à pleurer. J'ai pas pris de Kleinex en plus.
Allez. La ministre va vite s'éclipser du Sénat. Ce vote, elle a décidé de le vivre entouré de ses équipes et il va arriver plus vite qu'elle ne le pensait.
Ça y est, c'est le moment fatidique, le moment du vote. Les députés ont 30 minutes pour, contre ou abstention. 30 dernières minutes en tant que ministre.
Alors non non mais voilà vous comment dire vous devriez écrire des scénarios de elle va découvrir en direct la chute du gouvernement auquel elle appartient pour l'approbation 194 contre 364. L'Assemblée nationale n'a pas approuvé la déclaration de politique générale conformément à l'article 50 de la Constitution. Le premier ministre doit remettre au président de la République la démission du gouvernement.
La séance est levée. [Musique] Et voilà, la présidente de l'Assemblée nationale vient d'annoncer les résultats résultats sans appel sur la confver. On va dans le bureau.
Pardon, excusez-moi Zoé. [Musique] On vous sent assez ému. Oui, enfin moi j'ai j'ai apprécié ce moment.
J'ai rencontré des gens très différents de moi. J'ai vu des choses formidables. J'ai vu beaucoup d'énergie.
C'était très bien. Je pense que maintenant il faut faire retomber un peu la température si je puis dire et faire preuve de de sang froid parce qu'il faut d'abord penser à ceux qui nous à un moment nous ont demandé parce qu'on a été élu de trahir pour eux. [Musique] Le malheur des uns fait le bonheur des autres.
Au même moment à l'Assemblée nationale, les partis d'opposition se félicitent du départ de François Baï. Et je veux d'abord dire à celles et ceux qui nous écoutent que nous partageons leur soulagement de voir monsieur Baïou enfin parti. Nous avons d'une certaine manière exercé l'opposition comme on exerce le pouvoir avec responsabilité.
Mais une chef de groupe brille par son absence, Marine Le Pen. Elle qui vient d'apprendre la date de son procès en appel pour détournement de fonds public quelques heures plus tôt. Dans le jardin à l'abri de la meute, un seul député Eren a été mandaté pour s'exprimer.
Ça s'est vu mine de rien dans la meute de journaliste. Tout le monde s'est étonné effectivement qu'il y a pas de prise de parole du groupe RN et de Marine Le Pen en l'occurrence. Bah de par les group il y en a une, c'était votre serviteur.
Désolé de vous décevoir mais voilà, j'ai essayé de combler vos vœux pour mais j'ai pas eu beaucoup de ceci dit ça explique peut-être parce que j'ai eu très peu de questions donc peut-être qu'il pensait qu'après moi Marine arriverait. Désolé, il n'y avait que moi. [Musique] Matignon va donc vivre une nouvelle fois au rythme des cartons.
Alors que François Bairou fait ses adieux à ses équipes, à quelques encablures de là derrière les fenêtres de l'Élysée, Emmanuel Macron se prépare lui à nommer son nouveau premier ministre avec une volonté cette fois que les choses ne traînent pas. Car en ligne de mire, une date que tous sont en tête le 10 septembre. Macron, on sait qu'il doit aller vite.
L'Élysée promet un nom dans les tout prochains jours. Là, il y a urgence. Il y a urgence parce qu'Emmanuel Macron se retrouve vraiment en première ligne.
Pour des raisons de pression sur l'Élysée, il faut nommer quelqu'un rapidement et parce que en effet si vous avez un sentiment de flottement, de chaos, ça peut être imputé directement à l'exécutif. [Musique] Toute la journée, les pronostics s'enchaînent. Qui sera le 7e premier ministre d'Emmanuel Macron ?
Des noms émergent, il y a des rumeurs mais le suspense est de courte durée. Peu avant 20h dans un communiqué, l'annonce de l'Élysée est officielle. Sébastien Lecornu, 39 ans, actuel ministre des armées et nommé nouveau premier ministre de Emmanuel Macron.
Il l'a chargé de consulter les forces politiques représentées au Parlement en vue d'adopter un budget pour la nation et de bâtir les accords indispensable aux décisions des prochains mois. Sébastien Lecnu a donc une mission essentielle. Négocier avec l'ensemble de la classe politique aujourd'hui profondément divisé et le nouveau locataire de Matignon le sait.
Pas de temps à perdre. Le lendemain, la passation de pouvoir avec son prédécesseur se fait sur les chapeaux de roue 2 minutes et 48 secondes montre en main. Je vais pas faire de grands discours puisque cette instabilité et la crise politique et parlementaire que nous connaissons commande à l'humilité, à la sobriété. [Musique] Sébastien Lecnu veut immédiatement imposer sa marque et il n'est pas le seul.
Il y en a un autre qui a bien conscience de jouer son avenir politique. C'est le ministre des missionnaire de l'intérieur Bruno Retaillot. Il s'est levé aux aurores pour préparer cette journée sensible du 10 septembre.
Daniel sauver, je connais bien. Bien sûr. Bien sûr.
Je suis venu m'assurer que Riste n'était pas bloqué. Non, c'est juste pas bloqué. Bon, il y a eu des tentatives mais ça n'a pas abouti.
Bon, dans les allées du plus grand marché d'Europe à Ringis, il veut montrer que tout est contrôle. De retour à Povo, c'est lui encore qui préside la cellule de crise interministérielle. En revanche, ce jour-là, pas question de lui parler politique, la consigne nous a été passée, même si en conférence de presse, lui le fait sans détour.
La mobilisation n'a rien d'une mobilisation citoyenne. Elle a été détournée, confisquée, captée par la mouvance de l'extrême gauche de l'ultra gauche, appuyé par le mouvant des insou. Au même moment dans les rues de Paris, premier blocage comme ici devant cet établissement du 20e arrondissement de la capitale.
Des policiers sont pris pour cible. Certains manifestants utilisent des poubelles comme projectiles où ils mettent volontairement le feu. Des actions spontanées et disparates dans un climat de tension avec les forces de l'ordre.
Dans les cortège, une accumulation des colères sociales et un coupable tout désigné. Le gouvernement illégitime doit être bloqué. Berou a été chassé.
Sa politique doit être chassée. Même si on change de premier ministre tous les 3 semaines, en vrai, c'est toujours la même idée. Stop au gouvernement. vont faire la politique réalisée par Macron et Berérou et qui en plus nous demande de faire des efforts supplémentaires pour faire des économies.
C'est juste impossible. Un mouvement citoyen certes, mais éminemment emprint de politique. Et dans le nord justement, une élue a prévu de se joindre au cortège.
C'est ici que nous avons rendez-vous pour une virée en voiture avec l'une des opposantes de Sébastien Lecorneu, la secrétaire nationale des écologistes Marine Tondelier. Sa veste verte et son humour à toute épreuve. Bonjour.
Bonjour. Ça va. Vous allez en direction de Matignon ?
Exactement. C'est ça. Allez-y, je vais conduire.
Ironie du sort, celle qui se rend à une manifestation à Calais vient tout juste de raccrocher avec le nouveau premier ministre. J'ai compris oui qu'il était de l'heure et que il avait des racines populaires et que contrairement à certains qui ne sortent jamais de trois arrondissements de Paris, il sait il sait peut-être plus que d'autres ce qu'est la France mais ça n'empêche pas que pour moi il n'a rien à faire là. Donc on découvrira pas dans quelques heures ou quelques jours Marine Tendelier au gouvernement de monsieur le Cornu.
Sûrement pas. Mais mais tout comme vous ne découvrirez pas non plus de socialiste, ni de communistes, ni d'insoumis. Voilà, on a le mérite de la cohérence et de la constance.
Après François Baou, la nomination de Sébastien Lecnu à un autre proche d'Emmanuel Macron est selon elle une provocation. Quoi qu'il advienne dans ce cercle parlementaire Marine Tondelier n'a pas choisi le nord au hasard. Ici la patronne des écolos se en terrain conquis.
Bonjour ça va ? Bonjour. Il y a une météo qui est assortie à l'état émotionnel de mon cœur.
Dans ce département touché par les fermetures d'usine, une personne sur C vit sous le seuil de pauvreté. Est-ce que c'est un avis de tempête ? Là c'est un avis orageux déjà.
On attend on attend le tonner mais toujours pas d'éclair à l'horizon. Pour qui ? Pour la France.
Que la France. Je crois que c'est au rase à tous les étages là. Marine Tondelier réclamait avec Olivier Fortne.
Elle ne l'a pas obtenu. Quel est désormais son objectif ? Attendez, je prends une photo.
Je suis tout à fait d'accord. Ce quinquena sera écologique ou ne saura pas. C'estàd que vous appelez à au départ d'Emmanuel Macron.
Mais il appelle lui-même à son départ. Il écoute rien. C'est pas une adepte de la destitution par principe qui me répète ce mot tous les matins en me réveillant mais je me dis qu'à un moment il fait tout pour qu'il y ait pas d'autre solution quoi.
La destitution du président. C'est ce que réclame depuis plusieurs semaines la France insoumise et son leader Jean-Luc Mélenchon, l'ennemi déclaré du Parti socialiste et d'Olivier Fort. D'un côté, il y a Olivier Fort, de l'autre, il y a Jean-Luc Mélenchon.
Là, vous allez du côté au milieu, il a les écologistes. Voilà. Monsieur Fort, on va pas apprécier ça.
Mais vous êtes obsédé, c'est pas possible. Laisser les tranqu Vous faites une émission de téléréalité. En fait, je vais aller au confessionnal.
Je trouve qu'à un moment c'est indécent de passer plus d'énergie à se tabasser entre nous publiquement que à être là concrètement pour la vie des gens et expliquer qui qui est le traître, à cause de qui c'est le carnu. Non, c'est toi, non c'est toi et je sais pas quoi. Je n'ai pas le temps et je trouve ça indécent.
Mais et c'est pareil pour vos questions. Cette colère, un autre parti compte bien en profiter. La France insoumise.
Voilà, image en direct de la place du chasselé sur la gauche de de votre écran et son député du nord David Guot. Il y a du monde en fait. Les collègues ils envoient dans les petites villes villes moyennes.
Même à table, il n'en perd pas une miette. Quelle saveur à cette journée pour l'instant. Moi de ce que je vois ça se passe plutôt bien.
On sent que le mouvement il a quand même bien infusé en fait dans la société française et il se passe bien. Son parti a été le premier à soutenir publiquement le mouvement du 10 septembre. Mais cet après-midi à Lille, le soutien se veut discret.
Vous mettez pas votre écharpe CR ? Ouais. Pour quelle raison ?
Parce que bon, on va voir, on va voir si on la met ou pas, mais le but est pas forcément d'être hyper visible. Voilà. Parce que ça peut être vu comme de la récupération.
Non, c'est pas non, c'est pas forcément une consigne. C'est chacun fait comme il le sent, comme il veut. Mais dans le cortège lillois, difficile de passer inaperçu pour David Guirot.
Bonjour, vous allez bien ? C'est un plaisir de vous rencontrer. Gentil une peti photo.
Allez, on peut faire une petite photo. Ouais, bien sûr, bien sûr. L'élu ne peut pas faire 10 m sans être arrêté.
Mais là encore, aucune récupération selon l'élu. Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui disent que vous soufflez sur les braises et que vous alimentez la stratégie du chaos et du blocage ? Ah là moi ici je vois pas le chaos, je vois la solution.
En fait la solution c'est que les gens ils se mobilisent pour faire partir ceux qui ont bloqué le pays. Il y a des gens qui ont perdu des élections, qui ont plus de passe sociale, qui ont plus de passe démocratique, qui continuent à s'accrocher au gouvernement, à s'accrocher à ce qu' leur reste de pouvoir, mais comme des moules à leur rochers. Donc là, il y a juste des gens qui descendent dans la rue pour arracher les boules au rocher.
Bah ouais, c'est pas le chaos en fait. C'est le fonctionnement normal des institutions. Voudrait que ces gens s'en aillent.
Voilà, il faut que ces gens partent. Et dans ces gens, le responsable principal de tout ça, c'est Emmanuel Macron. La France insoumise a déposé une motion de destitution à l'Assemblée nationale. [Applaudissements] Mais pour aboutir, elle devra franchir de nombreux États par et recueillir les votes de 2 tiers des députés et des sénateurs. [Musique] Le soutien au mouvement du 10 septembre, c'est peut-être la dernière chose sur laquelle s'entendent les parties de gauche.
Une famille divisée, fracturée, aux relations à l'arrêt. [Applaudissements] [Musique] C'est dans ce contexte que ces leaders vont avoir l'occasion de s'expliquer lors du grand rendez-vous annuel de la gauche. fête de l'humanité plus bouillante que jamais à quelques minutes d'un débat entre les représentants des cinq principaux partis.
C'est par là l'entrée. Nous pénétrons dans les coulisses avec la patronne des vers. Bonjour.
Non, il y a pas de souci franchement. Marine Tondelier. Elle y retrouve le député communiste Stéphane Peu pour une discussion entre amis.
Comme nous on est raccord sur les messages, on va se compléter chacun avec son style. C'est ça. Ils sont rejoints par le trisème participant François depuis une semaine.
Comment du parti debout ? Bonjour. Salutations respectueuse et c'est à peu près tout.
Quant au représentants de la France insoumise, Adrien Clou, il est pas là. Le député Adrien Clouet Adrien Clou, il est pas là encore. Il se tient un peu plus loin.
Je l'ai localisé. Je le salu quand même. C'est bien lui.
Ouais, ça va. Tout à fait. Il ne manquait plus qu'Olivier Fort pour voir la gauche réunie physiquement.
Une reconstitution du nouveau Front populaire. B en tout cas ça serait à mon avis une nécessité dans la période présente que on aille vers davantage d'union. Et je pense que ce qu'on disait l'année dernière quand on interpelait les partis en disant soyons unis, abrêtons nos conneries, je pense que ça valait hier comme aujourd'hui.
Ça va être compliqué là. Non, c'était déjà compliqué l'année dernière. Avec une question, faut-il discuter avant de censurer ou non le premier ministre ?
Olivier Fort est l'un des rares à le vouloir. Bonjour monsieur Fort. Bonjour.
Une petite mais le dialogue semble compliqué. On vous voit très discret cette semaine. Est-ce que ça veut dire que les négociations avec le premier ministre ont été entamées ou se poursuivent ?
Non, absolument pas. Il y a aucune négociation entamée. Pour l'heure, il y a pas de rendez-vous ni message envoyé par monsieur le corn.
On n pas de rendez-vous fixé. On n'a pas de message à envoyer et je crains que Sébastien Lecnu ne soit en réalité tenu à la fois par son fameux bloc centr et par le président de la République. Donc on verra ce qu'il est prêt à faire.
Il a annoncé des ruptures. Bah voyons quelles sont les ruptures auquel il est prêt. Le premier secrétaire du Parti socialiste.
Merci ué lors du débat. La se internationale d'Europeus l'Union de la gauche attendra sur les terres de Sébastien le corn en tout cas il y en a un qui parie fort sur sa capacité à sortir la France de l'impasse. Un ami de longue date du nouveau premier ministre.
Il lui a succédé à la mairie de Vernon il y a 10 ans. Alors là, on a quelques petits souvenirs du premier mandat essentiellement, donc des premiers mois du mandat où il a été maire. Et puis même, j'ai envie de vous dire ça, je crois que c'est le jour du second tour.
On faisait la tournée des bureaux de vote, quelque chose d'assez classique quand on est candidat à des élections locales et notamment municipales. Et donc c'est une partie de la bande des années 2010. On nous appelait les mousquetaires d'ailleurs.
Alors il ce jour-là, François Oillot a du mal à dissimuler sa fierté. Je vous avoue que la séquence la plus émouvante c'était hier lors de la passation où on a eu une accolade et voilà, on s'est dit quelque chose. Heureusement, une caméra a capté ce petit moment de complicité dans la cour de Matignon.
Alors que pèse déjà une menace de censure sur le futur gouvernement, François Oillot a accepté de nous expliquer la méthode le cornu pour sortir du blocage. Il a cette capacité à être très proche des gens, à savoir parler à tous les élus de tout bord politique. Évidemment, c'est quel une méthode que vous êtes obligé d'appliquer déjà dans vos conseils municipaux, vos conseils départementaux et vos conseils régionaux et vos conseils d'agglomération parce qu'on a pas tous les mêmes sensibilités.
Néanmoins, on a des projets à faire sortir parce que les habitants nous ont élu pour ça. Jamais avoir de compliments à l'égard du nouveau premier ministre. C'est un homme profondément humain tout simplement.
François Oillot est convaincu qu'il parviendra à rétablir la confiance avec les politiques comme avec les Français. Sébastien, c'est quelqu'un qui est resté, malgré son parcours exceptionnel, très humble, très très modeste et c'est aussi pour ça que les gens l'apprécient, y compris ses opposantes politiques. [Musique] sur l'ancrage local pour trouver des alliés.
C'est aussi le mantra de la présidente de l'Assemblée nationale. Cette semaine, c'est au cœur de la Mayenne qu'elle a choisi de faire sa rentrée politique. Voilà.
Parce que vous avez dans le château. Et il est visitable. Il est visitable.
Il est ouvert au public même encore aujourd'hui. D'accord. Au côté d'élus locaux, Yael Bron Pivet visite la forteresse de Lacet les Châteaux.
Clin d'œil à la locataire de l'hôtel de Laasset, lieu de résidence de la présidente de l'Assemblée. C'est pour ça que cette étape là était importante parce que il y a ce lien entre l'hôtel de Lac et la C des châteaux par le biais du marquis. C'est important d'être partout sur le territoire.
Comme vous le savez, moi c'est mon presque mon 70e déplacement depuis que je préside l'Assemblée nationale. Mes prédécesseurs le faisaient pas et moi je pense qu'il faut impérativement le faire, être en lien avec les Français partout où ils sont. Est-ce que c'est ce que vous a demandé aussi peut-être le nouveau ministre ce matin d'essayer de l'aider à cette culture de compromis ?
Alors, vous savez, il y a un principe en France qui s'appelle la séparation des pouvoirs et donc le premier ministre n'a strictement rien à me demander dans la la façon dont j'occupe la fonction de président de l'Assemblée nationale. Bien au contraire. Bravo !
Vous êtes d'accord mesdames ? Doit-on décelé un brin d'amertume chez celle qui avait faite une offre de service pour Matin en début de semaine ? À tout de suite.
Tout de suite. Nous profitons d'un trajet au volant du camping-car du député Yannick Favneek pour la sonder. J'étais convaincu que je pouvais faire consensus entre tous les élus.
Après, ça veut pas dire que je suis la seule à pouvoir faire consensus. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que je cochais les cases. Sa liberté de ton lui a-t-elle coûté le poste ?
Macroniste prône depuis des mois un nouveau style de pilotage. On a besoin de mieux concerter, mieux concerter les parlementaires et mieux concerter les corps intermédiaires, les associations, les syndicats et je note avec plaisir que le premier ministre va très rapidement concerter les syndicats et on a besoin de mieux associer les citoyens. Mais consécutif a un peu trop imposé même ces derniers mois depuis toujours en fait.
Je pense qu'il faut pas se dire que c'est c'est récent. C'est pas pour autant que il faut renoncer. Moi, je connais bien Sébastien aussi pour avoir beaucoup travaillé avec lui et je suis très confiante.
En tout cas, il a une une bon sens du dialogue. Il est à l'écoute, une bonne connaissance des élus. Donc en tout cas, moi je pense que on peut enfin y arriver.
Quand même, je suis forte hein, je fais campingc interview. En cette rentrée teintée de colère sociale, ça passe ? Ah, ça passe.
La manœuvre pour réconcilier tout le monde s'annonce difficile. C'est surtout la partie gauche qui nous inquiète. Est-ce que tu peux vous pouvez tenir la porte ?
De la place si je peux dire. Même si une partie de l'opposition appelle déjà à la censure du gouvernement le cornueu, ne parlez surtout pas et Bron pivait d'une possible dissolution sous peine de la mettre en colère. Ça mettra en péril notre pays, la stabilité, la place de la France dans le monde, nos citoyens, les réformes qu'on peut faire.
Donc à nous d'être vraiment responsable. On parle tout le temps de responsable politique. Bien de responsable politique, il y a responsable.
Soyons collectivement responsables et à la hauteur du moment. Est-ce qu'il faut retourner ? Je vais je vais rester avec les gens maintenant, désolé. [Musique] et le rassemblement national dans tout ça.
Jusqu'ici leur position sur la nomination de Sébastien Lecnu était restée brumeuse. Je connais pas bien le climat bordelais. Je sais pas si c'est habituel ou pas mais on n pas ça en Moselle à Bordeaux où se déroulent leurs universités d'été.
Nous nous sommes glissés au petit-djeuner de Laurent Jacobelli pour tenter d'en savoir plus. Apparemment, c'est parce qu'on aurait investi dans la santé qu'on serait en déficit selon le nouveau premier ministre. Bon ben, je pense que ça fait longtemps qu'il a pas visité un hôpital.
Commence bien. La ligne nous dit-il c'est pas de censure a priori. Mais avant même d'être reçu à Maton, le RN ne fait pas grand mystère de son agenda.
La probabilité que monsieur le cornu fasse un budget qui évite la censure est quand même très peu probable. Les premiers mots qu'on entend de monsieur le cornus, c'est taxe. Voilà, il se dit tiens, on va faire plaisir à la gauche, on va créer des taxes.
Bon, c'est exactement ce dont les Français ne veulent plus et c'est exactement ce qui ne marche plus. Donc si on va dans cette directionlà, on voit bien qu'il y a quelque chose qui va pas marcher et s'il ne le fait pas, il perdra la gauche. Je vois pas comment il peut trouver un équilibre entre ceux qui veulent faire des économies sur les mauvaises dépenses comme l'immigration et ceux qui veulent régulariser tous les 100 papiers.
Entre ceux qui ne veulent plus de pression fiscale et ceux qui courent dans la rue en criant taxon taxon taxon. Je vois pas comment il va y arriver. C'est c'est une position intenable en fait.
On a l'impression que vous souhaitez vraiment la dissolution cette fois-ci. Oui oui oui bien sûr. On souhaite la dissolution.
D'ailleurs, Marine Le Pen l'a dit, hein, qu'elle voulait une dissolution vite. Pourquoi ? Parce que cette assemblée, elle est ingouvernable, elle est ingérable et que notre pays a besoin de réforme.
Au menu des discussions ce matin-là. Ça va Gill ? Ça va et toi ?
Oui, très bien. La stratégie pour les futures élections municipales est la présidentielle bien entendu. Ah oui, ne dis pas de bêtis.
Voilà, merci de m'avoir retenu. Parmi les autres cadres du RN, Marine Le Pen et son bras droit Jordan Bardella. Pas question de filmer davantage.
Mais en coulisse, une confidence nous est faite. S'ils ont choisi de se réunir à Bordeaux où ils n'ont pas leurs habitudes, c'est pour mieux conquérir l'ouest de la France. Mais vous pouvez me le dire ?
Oui, j'ai 93 ans. Je peux le dire si je peux vous le dire. Mais c'est quoi votre secret ?
J'en ai je n'en ai pas. C'est ma mam. C'est vrai.
C'est quoi son secret ? la beauté intérieure, l'amour des autres. Waouh !
Car il s'agit cette fois de mettre toutes leurs chances de leur côté pour prendre le pouvoir, convaincu, semble-t-il, que la prochaine sera la bonne. On veut accéder au pouvoir parce que nous sommes dans l'opposition aujourd'hui et qu'il y a un besoin d'alternance. Euh les autres n'incarnent pas l'alternance.
Les sont prêts à gouverner avec des socialistes. Bon, je pense que quand on est électeur PS ou électeur LR, on voit bien la collusion. LF a appelé par deux fois à voter Emmanuel Macron.
Donc en quoi c'est une force d'opposition ? La seule force d'opposition aujourd'hui crédible, c'est le Rassemblement national. On incarne cette alternance.
Donc je vais vous dire ce sera un mai 81 à l'envers. Le futur gouvernement le corn pas encore nommé passera-t-il le mois d'octobre ? Est-ce qu'un budget sera voté pour la France ?
Le temps nous dira qui saura tirer son épingle du jeu en cette rentrée politique secouée par les mouvements sociaux. [Musique]
François Bayrou