Nicolas Dupont-Aignan : "Je veux que la France soit libre"
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour et bienvenue dans Question Politique, le magazine politique de France Inter, France Info et Le Monde. Notre invité aujourd'hui est Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France et le candidat à l'élection présidentielle. Il répondra à vos questions en direct à partir de 13h15 au 01 45 24 7000 sur franceinter.fr et via Twitter avec le mot-clé Question Paul. C'est parti pour le magazine politique, soyez les bienvenus. Avec vos rendez-vous, le portrait de Nicolas Dupont-Aignan signé Karine Bécard, le zapping de Laurence Perron sur la famille de la gauche en pleine crise.
Mais tout de suite le meilleur de l'humour politique sur Inter, Charline Vanhoenacker dans le 7-9 de Patrick Cohen vendredi dernier. Charline s'était procuré quelques messages de félicitations envoyés à Donald Trump le jour de son investiture.
Oui, j'ai la chance d'avoir un très bon ami russe qui a d'excellentes notions d'informatique. J'ai pu lire quelques messages de félicitations envoyés aujourd'hui à Donald Trump depuis la France. Et d'abord celui de Pierre Gattaz qui dit « Félicitations pour votre dernière acquisition immobilière ». Marine Le Pen qui écrit « Je suis à la cafétéria de la Maison Blanche, la table au fond près des toilettes ». Trump a également reçu un tweet de Nadine Morano qui dit « Vous êtes mon héros de race blanche, smilez, cagoule pointue ». Ou encore ce message de Johnny Hallyday « Donald, félicitations, tu as toujours été mon personnage préféré de Walt Disney, Mickey c'est rien qu'un PD ».
Alors, la plupart des chefs d'État félicitent également le président via Twitter. Voilà sans doute pourquoi une heure avant son billet géopolitique, Bernard Guetta m'a demandé d'imprimer tous les tweets et de les lui envoyer par fax. Bernard, si tu m'écoutes, désolé, les PTT ouvrent à 8h. Tout ça m'a permis de prendre connaissance du message de Vladimir Poutine officiel. « Donald, je t'ai offert ce job, ne me déçois pas. Je te fais parvenir en guise de cadeau d'investiture une très belle série de poupées russes. Si tu pouvais éviter de pisser dessus, la peinture est fragile. » Concernant la cérémonie d'investiture maintenant, Donald Trump a réfléchi à son apparition.
Alors pour créer la surprise, il fera sobre et il arrivera naturellement à dos d'aigle. Il avait prévu de démarrer son discours en criant à Obama « Vous êtes virés ! » Puis il s'est rendu compte qu'Obama était la seule personnalité qui avait accepté d'assister à la cérémonie. Ben oui, il n'y aura même pas Laurent Saïm, alors vous imaginez. Donc il s'est ravisé. Pour égayer tout ça, il a tout de même une jeune soprano qui a accepté de chanter. Une soprano, donc la mafia italienne sera représentée. Et puis il y aura un groupe de musique country. C'est un petit peu leur Mireille Mathieu, une rico-ma-sies à eux. Et puis la musique country, c'est bien, ça donne envie de sortir son flingue.
Voilà tout ce qu'on pouvait déjà dire. Ah, attendez, je viens de voir tomber un tweet de la First Lady. Mélania Trump, qui pour l'instant est toujours à New York, elle s'adresse au président. « Mon chéri, pour les essayages, je serai au troisième une partie de la journée. Mais il reste des boulettes de viande dans le frigo, deux étages plus bas. Et elle ajoute deux étages de la tour, pas du frigo. »
Charline Vanhoenacker dans le 7-9 de Patrick Cohen. Le zapping politique, c'est le premier tour aujourd'hui de la primaire du Parti Socialiste et de ses alliés. La primaire de la BAPE, la belle alliance populaire. Mais cette semaine, les débats ont encore exacerbé les tensions de la famille socialiste en pleine crise. C'est Festen au sein de la gauche, nous dit Laurence Perron.
Un petit côté Festen, cette primaire de la gauche. On ne va pas chercher qui est le père, ils en ont tous indifférent. Et pour la plupart, ils l'ont tué. C'est en tout cas l'un des procès que fait Benoît Hamon à Manuel Valls, ici, lors de son dernier meeting dans le 14e arrondissement de Paris.
« Revenu universel d'existence, la société du Farnient, de la paresse, l'invitation à l'oisiveté. Hamon veut payer les gens à dormir. » Première critique, qu'elle vienne de Pierre Gattaz, pas trop trop grave. Et qu'elle vienne par contre d'Iron de la gauche, société du Farnient. Là, surtout à ceux qui se revendiquent de l'héritage de Michel Rocard. Quand Michel Rocard crée le revenu minimum d'assertion, on a exactement entendu la même chose de la part de la droite. « C'est François qui a raison. Ceux qui n'ont pas d'argent, ils n'ont qu'à s'arranger. Pour en avoir ou pour s'en passer. Mais pas pour emmerder les autres, qu'est-ce que ça veut dire ? »
Mais le maître Est-Dézingue, c'est incontestablement Vincent Péion, qui, à mesure que les débats avancent, la joue de plus en plus cinglant.
« Le discours de Munich, je n'ai pas tenu de discours à Munich. J'ai en revanche affirmé une position qui est celle de la France. C'est ça, la fierté de gouverner. » « Non, je ne crois pas du tout. Il y a une géanie compris du président de la République. » « Ah bon ? » « Car cette position, cette position qui d'ailleurs n'a pas été respectée. » « Il faudra tenir cet engagement. Mais c'est difficile, c'est pas théorique, c'est concret. »
Arnaud Montebourg, en grand frère vexé de se faire voler la lumière par le plus petit, glisse sous les semelles de Benoît Hamon, ses pièges les plus sophistiqués. De la saisine de la haute autorité du PS pour concurrence déloyale, aux charges contre son revenu universel.
« C'est l'équivalent du budget de l'État actuellement. Donc on va faire un deuxième budget de l'État. On dit on va prendre d'abord aux riches. Et puis comme on s'aperçoit que ça ne suffit pas, finalement c'est un coup de bambou fiscal pour les classes moyennes et les classes populaires. « Je préfère une stratégie ciblée, sérieuse, robuste. »
Un juge de paix inattendu, Jean-Luc Benamias. « Benoît, ne te décourage pas. C'est la seule idée nouvelle qu'on ait proposée depuis des années. »
« Continue. Mais méfie-toi du côté obscur. La colère, la peur, l'agression forment le côté obscur de la force.
Mais comment reconnaître le bon côté du mauvais ? » On aurait dit la force tranquille, s'il n'y avait pas copyright. Avec calme et méthode, le fils préféré qui a craché sur l'héritage lâche sa petite bombe. « Il n'y aura aucun accord d'appareil avec quelque parti que ce soit.
Je ne négocierai aucune circonscription contre un ralliement. Je ne suis le candidat d'aucun parti ou aucun appareil existant. »
L'insoumi qui a lui coupé depuis longtemps le cordon ombilical n'aura à Florange qu'une petite phrase ironique pour le pugilat familial.
« Il paraît qu'il fait moins qu'un ressenti, ressenti. » « Il en faut de la détermination. Déjà que vous vous privez du spectacle fantastique de la primaire à la télévision. Et en plus, vous allez par moins qu'un écouter Mélenchon. Enfin, il y a peut-être un rapport entre ceci et cela. »
« Qu'est-ce que je n'ai à foutre ? »
« Écoute, François, écoute. »
Non, ça, ce n'est pas du tout le genre de la maison.
Le chef de famille, lui, s'est éclipsé discrètement. François Hollande a été vu au théâtre, au centre Georges Pompidou, dans les Ardennes. Et il va se recueillir ce week-end au Chili, sur la tombe de Salvador Allende. Le faire plus chargé symboliquement, pas facile.
« Quand les voteurs votants se mettront tous d'accord sur une idée, sur rien, pour que l'horreur se taise,
même si pour la rime, on sort la marseillaise avec un foulard rouge et des gants de chez Dior. » « Nous irons rêver. »
Léo Ferré Allende pour « Clore le zapping politique » de Laurence Perron. Je salue ce trio contraint de travailler le dimanche. Bonjour Guillaume Daré. Bonjour Nicolas. France Télévisions à ce micro. Arnaud Leparmentier du Monde. Bonjour Arnaud. Bonjour Nicolas. Et Karine Beccard de France Inter. Bonjour Karine. Bonjour à tous. Quel événement vous a marqué cette semaine ? Karine, on commence avec vous.
Écoutez, j'ai envie de dire que, surtout, on est le 22 janvier aujourd'hui et qu'il y a cinq ans, le 22 janvier 2012, c'était le fameux grand discours du Bourget. Ce qui donne quand même ce sentiment que notre campagne, en ce moment, notre campagne présidentielle, elle patine sérieusement. Alors, on peut comprendre ça, évidemment. On a eu des primaires à droite, à gauche. Tout ça nous a fait perdre un petit peu de temps. Enfin, perdre entre guillemets. Et en même temps, dans cette autre partie, dans ce troisième pôle, le Front National, où il n'y a pas eu de primaire, on a l'impression là aussi que ça patine sérieusement.
Il y a eu un certain nombre, on ne l'a pas beaucoup entendu dans les médias, il y a eu un certain nombre de déplaçants de Marine Le Pen qui ont été tout simplement annulés. Elle devait aller dans le Périgord, à la rencontre de cette petite France, de cette France déclassée. Et ça a été annulé. Elle devait aller à Vintimille, ça a été annulé aussi. Elle devait essayer d'aller dans le chief de François Fillon, dans la Sarthe. Ça n'a pas eu lieu. Et pourtant, le Cévi-Pof de cette semaine, un sondage, nous l'annonce toujours très clairement en tête de cette élection présidentielle. Donc, on est en train, je trouve, quand même, d'assister à une campagne, un début de campagne littéralement dingue.
Guillaume Daré, l'événement de la semaine, qu'est-ce qui vous a marqué ?
Les, je vais dire, là, ou plutôt les marges des femmes qu'on a pu voir hier dans le monde entier, plusieurs centaines de milliers, même des millions de personnes et de femmes qui ont défilé. Et je pense qu'il ne faut pas qu'on se trompe, ce n'était pas seulement contre Donald Trump, c'était aussi pour des femmes qui sont allées défendre leurs droits fondamentaux dans la rue. Et c'est vrai qu'en 2017, on peut s'étonner, malheureusement, qu'il y ait encore besoin de le faire. Ce sont avant tout des femmes qui sont là pour défendre leurs droits élémentaires.
On peut voir sur des images des femmes qui avaient 80, 85, 90 ans, qui disaient « je suis là parce que finalement, il y a encore des choses à gagner, il y a encore des choses à protéger ». Et c'est vrai que ce droit des femmes, on en a finalement assez peu parlé politiquement ces derniers mois. On en a parlé dans la primaire de la droite, mais sous l'angle du droit à l'avortement, c'est important. Mais évidemment, il n'y a pas que ça. Il y a le problème de l'égalité salariale. Il y a beaucoup d'autres problèmes. Dans la primaire de la gauche, on dit que c'est parfois un thème plus. À gauche, on en a assez peu parlé aussi.
Donc c'est finalement un souvenir d'un fait d'actu et en même temps un petit coup de gueule en se disant qu'il faut espérer que ce soit un peu plus au centre des débats.
Oui, les images étaient stupéfiantes hier pour l'ampleur des manifestations aux Etats-Unis. Il y a eu une polémique instantanée entre la Maison Blanche, c'est la première, entre la Maison Blanche et les journalistes, sur le fait de savoir s'il y avait plus de manifestants hier que de personnes ayant assisté à l'investiture. La Maison Blanche a dit qu'il y en avait plus à l'investiture. Point final, contredisant absolument toutes les images. Mais c'est vrai que c'est des manifestations monstres pour les Etats-Unis.
Arnaud Leparmentier, et vous ? Sans transition, je pense qu'il ne faut pas se tromper. Donald Trump est au pouvoir. Il est au pouvoir pour 4 ans. C'est ce que nous dit Karl Rove, l'ancien d'année de George Bush, qui nous dit que c'est un rêve, un fantasme d'européen de croire à un impeachment de Donald Trump. Il fera ses 4 ans. Il fera ses 4 ans. Et en réalité, on n'est pas déçus. On est déçus en mal, plutôt. Son discours d'investiture a été très violent sur l'économie, sur la défense des intérêts américains uniquement contre ceux des autres, sur l'immigration. Donc on va avoir un Donald Trump qui va nous donner du fil à retort.
Nous voilà prévenus, c'est ce que dira François Fillon dans une interview au Monde cet après-midi. Alors la question que je me pose, moi, c'est sur une idée de vous, Nicolas Demorand. À quel moment atteint-on le point Godwin, America first, est-ce que c'est Deutschland du beurre à l'os ? On a quand même un disjonctage possible de l'Amérique. C'est-à-dire, le disjonctage de l'Amérique, c'est quand même la puissance dominante du monde. Et il faut se préparer à affronter des temps très difficiles.
Mais est-ce qu'il y a des flotteurs, des contre-pouvoirs à l'intérieur même de l'administration et de l'équipe de Donald Trump ?
Je reprends ce que dit Karl Rove. C'était ma meilleure source, j'allais dire. Il explique qu'effectivement, le patron de la CIA, le patron du département d'État, le ministre de la Défense, tout ça sont des gens qu'on peut apprécier ou pas, mais qui sont de grande qualité. En revanche, il y a quand même une inconnue absolue à la Maison-Blanche où il y a le genre sans expérience, M. Bannon qui est un suprémaciste blanc anti-noir. On a quand même dans l'entourage de Donald Trump des inconnus énormes. Et je ne vois pas pourquoi, vu l'âge qu'il a, et vu qu'il a tout gagné jusqu'à présent, pourquoi il changerait ?
Donc ce que dit Rove, c'est intéressant, c'est qu'il dit que le président des Etats-Unis doit mesurer la puissance de ses mots. Mais avec des mots, on fait énormément de dégâts quand on est président des Etats-Unis.
Allez, le portrait de notre invité, il est 12h17, aujourd'hui le président de Debout la France.
Question politique sur France Inter.
J'ai nommé Nicolas Dupont-Aignan, votre portrait signé Karine Bécard.
Bonjour Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour à vous tous. Bonjour.
Vous avez annoncé il y a plus de dix mois déjà votre candidature, c'est la troisième à l'élection présidentielle.
Deuxième réelle.
En 2007, vous étiez candidat également.
Je n'ai pas eu mes parrainages.
Oui, mais là, on ne sait pas encore si vous les aurez aussi. Donc c'est une troisième candidature pour l'instant. Vous êtes donc lancé au printemps dernier. A l'automne, vous étiez persuadé que quelque chose était en train de se passer. Et puis, l'hiver arrivant, les intentions de vote vous concernant se sont mises à chuter aussi rapidement que les températures de ces derniers temps. Aujourd'hui, vous êtes crédité de moins de 2%. Il y a cinq ans, vous aviez terminé à 1,7%. Alors la faute à qui cette fois ? La faute à quoi ? La faute probablement aux électeurs de la primaire de la droite.
En choisissant comme candidat un gaulliste, François Fillon, qui par le fermement de redressement, ils ont mécaniquement réduit votre espace politique. Et visiblement, Nicolas Dupont-Aignan, tout petit déjà, vous avez dû vous battre pour vous faire une place d'LCP au cours préparatoire. Votre institutrice refuse de vous avoir en classe. Pourquoi ? Parce que vous étiez deux, deux élèves apportaient exactement le même nom. Résultat, pour vous imposer, Nicolas Dupont a dû se transformer en Nicolas Dupont-Aignan, petit signe distinctif qui vous vient tout naturellement de votre maman.
Sauf que pendant des années, votre propre patronyme, vous l'avez mal prononcé, jusqu'à ce qu'un académicien vous révèle qu'entre deux noms, il ne faut normalement jamais faire la liaison.
Allez, revenons à la politique, Karine. Les débuts de Nicolas Dupont-Aignan, là, sont fulgurants.
Absolument, classiques, mais fulgurants. L'ENA d'abord, vous ne sortez pas très bien classé, mais peu importe, vous intégrez tout de même deux cabinets ministériels. Étrangement, vous fréquentez deux ministres centristes, Bayrou et Barnier. Et puis à 34 ans, vous décrochez du premier coup un fief de gauche qui devient le vôtre, la mairie d'hier. Et à 36, vous enchaînez en devenant député, député de l'Essonne. Vous êtes, Nicolas Dupont-Aignan, un trentenaire modèle, le typique jeune élu prometteur, tellement prometteur d'ailleurs, que vous vous sentez pousser des ailes. Et vos idées, vous n'hésitez plus à les afficher. Au point de vous fâcher avec Philippe Séguin,
vous quittez le RPR pour soutenir Charles Pasqua et son RPF.
Et puis, nouvelle stratégie au début de la quarantaine, avec votre allure de bon père de famille et votre style british, vous semblez finalement vouloir rentrer dans le rang. Enfin non, pas exactement. En fait, l'UMP vient d'être créée et vous, vous verriez bien en devenir le président. Deux fois, vous allez postuler. Seulement deux fois, vous avez échoué.
Voilà ce qui vous pousse sans doute à fonder votre propre mouvement, ce qui vous assure d'en prendre la tête, évidemment.
Et ce qui nous ramène, Karine, à la question de départ. Comment exister, comment trouver sa place avec Debout la France et sa poignée d'adhérents ?
Eh bien, en devenant un champion de la communication. Ce qui est le cas de Nicolas Dupont-Aignan, qui passe parfois plus de temps à préparer un bon coup médiatique qu'à véritablement faire de la politique. Personne n'a oublié, par exemple, la Kalachnikov, cachée dans un coffre quatre jours avant les élections européennes et qui a sans problème franchi la frontière franco-italienne. À l'Assemblée aussi, dans la salle des quatre colonnes, vous êtes un des rares députés qui soumettaient aux journalistes les questions qu'ils pourraient vous poser.
En revanche, comment exister entre la droite classique et le Front National ? Ça, c'est plus compliqué. Parce que pour avancer sur votre étroit chemin,
depuis le début, vous mordez régulièrement de chaque côté vous en êtes aujourd'hui à reprendre à la famille Le Pen sa théorie du grand remplacement qui n'était pas vraiment la vôtre initialement. Il y a pourtant un espace qui n'est pas occupé en ce moment, celui qu'on en appelle un peu rapidement la droite populaire, celle-là même qui n'a pas voté pour François Fillon, ce qui signifie que pour l'instant, elle n'a plus de patron.
Rebonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Un mot de réaction à votre portrait ? Je suis stupéfait. Pour quelle raison ? Parce qu'en vérité, vous passez à côté de l'essentiel. Si j'ai eu ce parcours politique, c'est parce que je suis gaulliste, que je ne supporte pas la soumission de la France et que j'ai rompu, c'est vrai, alors que j'avais un parcours traditionnel, avec cette classe politique qui a trahi le pays en signant les traités européens. J'ai quitté, oui, j'ai quitté, après avoir milité auprès de Philippe Séguin contre le traité de Maastricht, j'ai quitté à un moment, quand il y a eu l'ouverture des frontières, le fameux traité d'Amsterdam.
Et si vous reprenez tous mes gestes de rupture, mes différences, oui, il y en a eu, c'est toujours autour de la même idée de l'indépendance de la France. Parce que je considère que cette classe politique a vraiment abandonné le pays en abandonnant la démocratie, tout simplement. Et c'est extraordinaire dans votre document. Portrait.
Mais c'est souvent le cas, les gens portraiturés ne se reconnaissent pas dans leur portrait.
Non, ce n'est pas ça, parce qu'on peut critiquer, c'est que vous oubliez l'essentiel. Le référendum de 2005, où contre mon parti, l'UMP de l'époque, je défends le nom au référendum, je parcours la France et nous gagnons. Et je quitte, et je quitte, oui, mais j'ai contribué et j'en suis fier, et je quitte l'UMP la veille de la victoire de Nicolas Sarkozy. On ne peut pas dire que c'est de l'arrivisme. Au moment où on gagne, je quitte parce que je sais, Nicolas Sarkozy me le dit, qu'il va ratifier contre le peuple le traité qui avait été refusé par référendum et qui ne va pas le ratifier par référendum, mais par le Parlement. Et c'est là où je crée mon propre parti.
A l'époque, on me dit que c'est un suicide. Et puis, vous oubliez aussi, et je finis là-dessus, que c'est curieux, aux élections régionales, il y a presque un an, un peu plus d'un an, Debout la France fait autant de voix que le Front de Gauche. Debout la France, on le ridiculise en disant vous faites 2%. Oui, en 2012, j'ai fait 2%. On est très surpris, M. Duconteignan. J'ai fait 2%. Attendez, si je peux finir, s'il vous plaît. Attendez, laissez-le finir, Arnaud le Parlement. Mais je voudrais vous dire qu'il y a un million de Français qui me suivent.
Ce n'est pas négligeable dans un système de la Ve République si difficile que je suis, oui, convaincu, convaincu qu'il y a une autre voie possible pour la France qui n'est ni le système qui nous a tués, ni les extrêmes et ni le Front National. Et je n'en démore pas et je sais, je sais que les sondages ne valent rien, on le sait. François Fillon était mis à 9% et vous ne parliez que de Juppé et de Sarkozy, il a gagné. M. Trump était à 1%. Vous pensez que vous pouvez rapporter l'élection présidentielle ? Oui, je sais qu'il peut y avoir des surprises. Je sais qu'il y a 20 millions d'abstentionnistes.
Je sais que les Français en ont ras-le-bol de ce petit jeu politicien que vous alimentez tant entre ceux qui nous gouvernent et le Front National. Et je proposerai la voie de la démocratie. On va continuer à alimenter le jeu politicien. On a l'impression que vous aviez un espace à droite entre le Front National et effectivement la droite traditionnelle puisqu'on pensait que ce serait Alain Juppé qui serait candidat de la droite. Et puis là, avec François Fillon, on a l'impression que votre espace s'est rétréci. C'est simplement ça la question. Parce que François Fillon affiche un certain conservatisme, un certain libéralisme. Il a voté non à Maastricht comme vous.
Donc finalement, est-ce que ce n'est pas lui qui vous a chipé votre espace ? Et ce digauliste également. Et ce digauliste. Nicolas Dupont-Aignan. Sur l'espace, c'est ce que vous disiez exactement, peut-être pas vous personnellement, mais votre confrérie, sur François Fillon, quand on lui posait la question il y a deux mois, on lui disait, mon pauvre François Fillon, vous êtes entre M. Juppé et M. Sarkozy, vous n'avez pas d'espace, vous n'avez aucune chance. Il a fait son espace au sein des Républicains. 4 millions d'électeurs. Moi, ce qui m'intéresse, ce n'est pas l'espace entre Mme Le Pen et M. Fillon. Ben quand même. Non, vous vous trompez. Vous passez à côté de l'essentiel.
L'essentiel, c'est qu'il y a 20 millions de Français qui n'ont pas fait leur choix. Donc la question n'est pas de grappiller 100 000 voix sur l'un ou sur l'autre, la question est de s'adresser
aux millions des abstentionnistes. Elle a quand même du mal à trouver un espace.
Philippe Veillet, il a quand même essayé longtemps d'exister
et de persévérer, ça n'a jamais fonctionné.
Si je peux vous me permettre, vous oubliez l'essentiel, c'est qu'il y a 20 millions de Français qui n'ont pas fait leur choix. Les instituts de sondage me disaient récemment, je leur dis, ah, c'est curieux, vous me mettez à 8% il y a deux mois, vous me mettez à 2,5, 3, 1, 4, qu'importe. Ils me disent, vous savez ce qu'ils me répondent ? Ils me disent, ça n'a aucune valeur. Il y a la moitié des gens qui nous répondent qu'ils n'ont pas fait leur choix. Et toute la vie politique française est indexée sur des faux sondages. Moi, je dis aux Français, votez en fonction de vos convictions. Il est certain que la vie politique d'aujourd'hui est un marécage.
Vous en prenez le moins à la trame, ni pas à la du poignet. Il y a autre chose qu'on peut défendre. Et je souhaite, nous sommes à moins de 100 jours, attendez, nous sommes à moins de 100 jours de l'élection présidentielle. Est-ce qu'on en reprend pour 5 ans avec les Fillons, les Macron, les Valls qui ont gouverné si mal ? Est-ce qu'on en reprend pour 5 ans ou est-ce qu'on choisit une voie alternative ? J'en propose une plus raisonnable que celle du Front National ou de Mélenchon. C'est ça la question. Deux minutes avant le rappel des titres. Question courte, Guillaume Daré. Vous avez dit justement François Fillon, je cite, a le programme le plus con de l'histoire de la droite.
François Fillon est le meilleur allié de la gauche. Ça veut dire quoi concrètement ? Pourquoi ce serait, je cite, le programme le plus con de l'histoire de la droite ? Parce que les Français n'ont pas envie de voir encore augmenter leurs impôts par une hausse de TVA, de voir la récession arriver à la grecque ou à l'espagnol, de voir un programme de souffrance absurde, absurde, qui est le programme le plus stupide économiquement et socialement.
Et on peut vouloir, si on continue avec François Fillon comme ça, je le dis aux électeurs de droite, oui, ça va remettre en selle la gauche ou le Front National et je suis convaincu qu'il faut un programme de relance économique, de relocalisation, de protection de notre industrie et parlement de relance du pouvoir d'achat. C'est un candidat fragile. J'ai un autre programme économique. C'est un candidat fragile d'après vous. Très fragile, qui à mon avis ne sera même pas au second tour si on continue comme ça et je souhaite réveiller l'électorat qui veut changer la politique française sans tomber dans les extrêmes.
Ses propositions en matière d'immigration par exemple, vous n'êtes pas d'accord avec elle ? Il les a proposées à Nice il y a deux semaines. Il veut faire voter des quotas par le Parlement chaque année. Vous êtes d'accord avec ça ? Mais c'est du pipo intégral puisque François Fillon ne veut pas remettre en cause Schengen. Si vous votez des quotas et que vous ne contrôlez pas vos frontières, ça ne sert à rien.
Enfin, il veut le remettre en cause quand même.
Non, non. Il veut renégocier et il faut être clair dans la vie. Cette droite comme cette gauche ont fait semblant pendant 20 ans. Travailleurs détachés, absence de frontières, récession économique, délocalisation. Est-ce qu'on change ou est-ce qu'on ne change pas ? Et avec qui on change ?
On va y revenir Nicolas Dupont-Aignan avec vous. Dans deux minutes, juste après les titres du journal de 13h, Yves Decamp. Bonjour.
Bonjour. Cette candidat a départagé ses partis pour la première du PS et de ses alliés. Les bureaux de vote sont ouverts jusqu'à 19h. Les résultats sont particulièrement indécis. Le PS espère une participation d'au moins un million et demi d'électeurs, ce qui serait un minimum. C'était il y a dix ans tout juste la mort de l'abbé Pierre. La société civile lui rend hommage toute la journée à Paris. Un meeting a réuni ce matin la société civile. Cet après-midi, un rassemblement festif est organisé place de la République, invité du journal de 13h, Thierry Kuhn, le président d'Emmaüs France.
La mise en place d'une circulation différenciée demain à Paris et proche banlieue, en raison d'un nouveau pic de pollution, les véhicules les plus polluants, vignettes grises de catégorie 5, seront verbalisées, mesures jugées sévères pour les uns, insuffisantes pour les autres. à Lyon et l'île urbaine, le système de la circulation alternée est maintenu en plus des vignettes. Une marche pour la vie comme tous les ans depuis 2005. Plusieurs milliers de personnes défileront tout à l'heure à Paris contre l'avortement, en particulier contre la loi qui prévoit de pénaliser les sites internet de désinformation sur l'IVG. Une loi qui doit être votée dans la semaine.
Et puis dans le journal de 13h également tout à l'heure, l'Open d'Australie de tennis, Joe Wilfried Songa s'est qualifié ce matin pour l'écart de finale. Il a battu le britannique Evans et il jouera contre Wawrinka. Mais l'événement de la matinée, c'est l'élimination du numéro 1 mondial Andy Murray, trois jours après la chute de Djokovic. Murray a été lui aussi battu par un modeste joueur, en l'occurrence un Allemand 50ème joueur mondial.
Merci à vous Yves Decamp. C'était les titres. On vous retrouvera bien sûr pour le 13h pour le journal complet de la mi-journée. Et dans quelques instants, la suite de Tous Politiques jusqu'à 14h. Une émission à voir sur la chaîne de télévision France Info sur le canal 27 de la TNT et à suivre en simultané et en direct sur France Inter. Une émission de 2h. L'émission est présentée bien sûr par Nicolas Demorand comme chaque dimanche sur France Inter.
Retour sur le plateau de questions politiques, l'émission politique de France Inter, France Info et Le Monde. Bienvenue à ceux qui nous rejoignent. Notre invité cette semaine est le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan que je remercie une fois encore d'avoir accepté notre invitation. Nicolas Dupont-Aignan répondra à toutes vos questions à 13h15 en direct. Vous pouvez l'interroger au standard de France Inter 01 45 24 7000 sur France Inter.fr et via Twitter avec le mot-clé Question Paul. Guillaume Daré représente France Télévisions aujourd'hui, Arnaud Leparmentier, Le Monde, Karine Bécard, France Inter. Première question sur Trump.
Vous faites du Trump en français en fait, Nicolas Dupont-Aignan. Le marigot, les élites, les relocalisations, les journalistes, etc.
C'est la grammaire trumpienne. Non, vous savez, je n'ai jamais changé. D'abord, je n'ai pas l'argent de Trump. C'est dommage pour moi. C'est un problème. Oui, j'ai beaucoup moins d'argent que M. Macron qui va le chercher à Londres ou à New York. Mais très clairement, vous savez ce que je constate sur les Etats-Unis, je connais bien ce pays. à force de laisser le couvercle sur la marmite, à force de laisser les injustices l'emporter, les chômeurs devenir toujours plus chômeurs, laisser les produits fabriqués en Chine, eh bien, on arrive à Trump. Moi, je n'ai pas de sympathie particulière pour Trump.
Simplement, je sais que quand on méprise les peuples, quand on fait du déni de réalité permanent et quand il y a la misère, ça finit toujours par une alternative plus ou moins raisonnable. Mais du coup, c'est un modèle pour vous un peu ou pas ?
Du coup, c'est un modèle un peu pour vous ? Vous pourriez vous en inspirer au-delà peut-être de sa vulgarité ?
C'est pas un modèle. En revanche, ce que je sais, parce que je le défends, on ne peut pas m'accuser, au moins vous l'avez reconnu dans votre portrait, d'avoir changé d'avis. J'ai commencé ma carrière politique avec Philippe Séguin dans la critique de cette Europe folle qui n'a rien à voir avec la belle idée européenne de coopération. Je dénonce ces travailleurs détachés, par exemple, qui ne payent pas les charges sociales en France depuis tant d'années. Je suis révolté de la manière dont on traite les chômeurs dans notre pays. 6 millions. La misère qu'il y a. Les chômeurs, c'est eux qui ont l'indemnisation la plus généreuse d'Europe. Ah ben, ça vous réjouit. Non, ça ne me réjouit pas.
Donc, ça veut dire qu'on les laisse... Moi, ce que je voudrais, c'est... Je sais qu'on peut relancer l'économie. Je sais qu'on peut créer 2 à 3 millions d'emplois en France. Il y a les recettes. Je suis révolté qui ne défend pas. Alors, oui, ce que j'aime chez Trump, comme chez Theresa May, comme chez beaucoup d'autres, d'ailleurs, parce que quel est le rôle d'un chef d'État ? C'est de défendre son pays. Vous le décririez comment ? Guillaume Daré. C'est un nationaliste, c'est un populiste, c'est quoi ? Un démagogue ? Personne ne sait comment ça peut finir. Je n'en sais rien. Comment vous le qualifieriez, Nicolas Dupoignan ? Je n'en sais rien. Un patriote qui peut bien finir ou mal finir.
Et moi, ce qui m'intéresse, c'est l'élection présidentielle française parce que je vais vous dire, c'est pas dangereux quand on est le patron de la première puissance au monde, vous dites que ça peut mal finir ? Ça peut bien finir ou mal finir, on ne sait pas. Et justement, ce qui m'intéresse, c'est la France. Si vous voulez, je suis très surpris, on ne parle que de Trump, c'est très bien, mais il y a une élection présidentielle. Sachant la demande, commençons par cadrer le sujet. Le cadre. Qu'est-ce que vous pensez ? Prenez votre stylo rouge, Arnaud. Comment vous réagissez au discours de Donald Trump sur l'OTAN, sur le protectionnisme ?
Sur l'OTAN, Non, j'en suis très content puisque moi, je veux sortir de l'OTAN. Complètement, y compris de l'alliance. Non. Du commandement militaire intégré dans un premier temps, il est évident que Trump actualise la lecture du monde qui a changé. En vérité, il y a un nouveau monde qui émerge. Simplement, moi, pour la France, je voudrais une alternative sérieuse. Et je ne suis pas sûr que Trump, on verra, soit suffisamment sérieux. Et je voudrais qu'on parle de la France, j'ai des propositions pour la France, j'étais dans ma circonscription hier,
On est ensemble jusqu'à 14h. Oui,
mais il n'y a pas une personne qui m'a parlé de Trump. La seule chose que les gens m'ont dit, on voit bien chez nous qu'eux, ils ne nous défendent pas et qu'on souffre toujours plus parce qu'ils s'occupent plus des Chinois, des étrangers, ça c'est sûr. Mais nous, Français, on n'en peut plus. Alors moi, je voudrais qu'on prépare, et c'est l'objet de ma candidature, une alternative sérieuse, crédible, modérée, sans excès, de rassemblement. C'est ça le gaullisme. Le gaullisme, c'est l'indépendance du pays et l'humanisme. Et si on ne mène pas les deux... C'est modéré, M.
Dupont-Aignan, d'avoir un projet, finalement, d'une France à peu près seule qui retrouve sa souveraineté alors qu'elle pèse 0,80% de la population mondiale ? Ah, ça c'est l'éternel... Arnaud le Parmentier. C'est l'éternel vichyisme. Sous Vichy, on raisonnait comme ça. C'est le vichyisme, c'est le vichyisme. Je revendique mon vichyisme. C'est un raisonnement. La France est petite, plus petite que les autres. Alors si je comprends bien, vous me faites penser à l'inharable M. Raffarin qui un jour, dans une émission télé, me dit Nicolas, nous sommes moins nombreux que les Chinois, donc il faut céder.
Alors si je comprends bien, toutes les nations du monde doivent se coucher parce que les Chinois sont plus nombreux. La question est, est-ce que la France peut faire son destin seule ? Mais pas seule. J'ai jamais demandé qu'on soit seule. Mais être libre, être libre, M. Le Parmentier, pour un individu, pour une collectivité, c'est pas être seule. La liberté n'est pas la solitude. La liberté, c'est dans le monde qui est de savoir à un moment dire stop. Je vais vous donner un exemple très précis. Elle n'est pas seule, Theresa May, aujourd'hui ? Non. Elle a le soutien de son peuple et en démocratie, c'est fondamental.
Et dans le monde d'aujourd'hui, le monde d'aujourd'hui, Singapour, prenons un exemple, Singapour, petit pays, 3 millions d'habitants, 3 millions d'habitants. Nous, une grande place financière. Mais Singapour, l'Islande, prenons un autre exemple, 300 000 habitants. Grosse faillite. Qui a défié, non, qui a rebondi, qui a défié la finance internationale. La liberté n'est pas liée au poids, surtout dans la mondialisation d'aujourd'hui, qui exige la rapidité, le réseau et qui n'est pas le vieux monde que vous aimez tant, qui est le monde des grands ensembles qui ne marchent pas.
Monsieur Dupont-Aignan, vous me décrivez deux modèles qui sont Singapour et l'Islande, qui sont deux petits pays qui sont justement ceux qui profitent le plus possible de la mondialisation. Ils se sont transformés en centres financiers. Donc en fait, ce que vous voulez, c'est une question, est-ce que vous voulez une France qui soit complètement intégrée dans la mondialisation ? Je prends le monde tel qu'il est et qui a changé. Nous ne sommes plus dans le même monde avec le numérique, avec les échanges rapides, avec Internet et je vois que nos dirigeants français en fait n'ont pas confiance dans la France.
Notre pays, cinquième puissance mondiale ou sixième puissance économique mondiale, a tous les atouts dans la mondialisation à condition de ne pas être prisonnier de règles injustes. Quand Mme Theresa May dit, je prends un exemple, on va investir des milliards de livres financés par la Banque d'Angleterre pour financer la science et l'industrie et avancer dans le monde de demain. Nous, on n'a pas le droit de le faire en France parce qu'il y a une commission de gens non élus achetés, corrompus à Bruxelles par les grands groupes internationaux qui nous l'interdient. Quand Mme Theresa May dit, les travailleurs détachés... Toutes les recherches sont décidées à Bruxelles ?
Oui, vous savez qu'on n'a pas le droit d'aider notre industrie. Le crédit impôt recherche, on a le droit de l'aider absolument, on a le droit de faire toute la recherche publique qu'on veut. Non, excusez-moi. Singapour, par exemple, je prends un exemple parce que j'y étais pour voir, paye des usines, une entreprise française est partie installer une usine à Singapour parce qu'elle a été aidée par l'État singapourien. Cette même entreprise française avait demandé à l'État français de l'aider pour s'installer à Toulouse. Ça a été refusé par Bruxelles. C'est la même chose pour Alstom. On a bradé Alstom aux Américains de manière scandaleuse. M. Macron a vendu l'aéroport de Toulouse aux Chinois.
Ce que je veux dire, c'est qu'une autre politique est possible qui est une politique qui n'est pas une fermeture, qui est une politique de liberté pour la France. Et concrètement, Karine Becker, oui, j'assume, pas totalement, non, protectionniste comme les autres parce que quand les Chinois, par exemple, vendent des panneaux solaires en dessous du prix du marché, et qu'il n'y a plus un fabricant de panneaux solaires en Europe, il n'y en a plus qu'un que j'ai visité près de Grenoble et un en Allemagne et que ça tue toute notre industrie de panneaux solaires. Vous appelez ça la liberté ?
Quand, par exemple, un dernier exemple, Bruxelles accepte qu'au bout de 15 ans de présence de la Chine à l'OMC, la Chine ne bénéficie plus d'un statut particulier et que les droits de dumping soient abaissés. C'est-à-dire que la Chine va nous manger en rompant avec toutes les règles du libre-échange puisque les groupes sont publics, c'est une dictature communiste avec l'ultra-capitalisme. Et quand l'Europe dit on ne peut rien faire, moi je dis une autre politique est possible, je ne suis pas le seul à le dire, Montebourg le dit, Chevènement le dit, Mélenchon le dit, Le Pen le dit, est-ce qu'il ne serait pas le temps de se défendre ? Karine Becker.
Juste l'exemple d'un pays protectionniste pour lequel ça fonctionne bien économiquement.
A part la Corée,
je ne vois pas exactement.
La Corée du Sud vous voulez dire ? Non. On a un accord de libre-échange avec la Corée du Sud. Mais la Corée du Sud...
Non mais moi je ne vous parlais pas
de la Corée, c'était une provocation. Oui, j'ai bien compris. Non mais juste un exemple. Quel est votre modèle ? Les pays qui réussissent, je vais vous dire. Moi je ne vais pas chercher mes modèles ailleurs, mais je dis, Pierre Ouel, que dans la mondialisation, vous avez raison, rhétorique.
Il l'admet.
Je l'admet. Attendez, il faut reconnaître ses torts. Je dis que dans la mondialisation, tous les pays qui réussissent, regardez la Corée du Sud, regardez le Japon, regardez même les Etats-Unis, regardez même l'Allemagne, tous les pays qui réussissent, font un dosage entre ouverture au monde et protectionnisme intelligent. Quand Volkswagen est propriété d'un land qui ne respecte en rien les règles de l'Europe, la Basse-Saxe, et bien Mme Merkel, quand Bruxelles commence à dire que ce n'est pas bien, elle dit, ça suffit, je fais ce que je veux. Donc vous venez de faire la démonstration que le problème n'est pas l'Europe, puisque l'Allemagne, ça marche, mais la France.
Donc on attend vos propositions sur la France. Vous avez raison sur un point. Le problème, c'est les dirigeants français qui ne défendent plus leur pays. Et ce que je dis, c'est qu'il faut reconstruire une Europe en retrouvant nos frontières, notre budget et nos lois. Nos frontières françaises ou nos frontières européennes ? Françaises, bien évidemment. Vous allez mettre des contrôles aux 200 points de contrôle à la Belgique ? Mais comme tous les pays du monde le font et qu'ils marchent. Ben non, la preuve, si on a fait Schengen, c'est qu'on n'y arrivait plus. Non, c'est qu'on a fait Schengen par idéologie et que c'est un fiasco gigantesque. Mais je reviens.
Non, non, non, excusez-moi, je voudrais revenir sur la page sur Schengen, Schengen, Schengen, la réalité avant Schengen. Non, non, s'il vous plaît, s'il vous plaît. Une seconde. La réalité avant Schengen. Je voudrais répondre à la première question avant la seconde. Pardon, la réalité avant Schengen, il en pose toujours deux. Oui, mais monsieur le parmentier, attendez, pour l'auditeur, pour l'auditeur, attendez, moi je veux bien tout, je réponds à tout, je voudrais quand même répondre à la première. Vous me posiez une question, c'est fondamental, il faut que les Français comprennent ce que je propose.
Je propose de renégocier l'Europe pour, d'un côté, contrôler nos frontières, nos lois, revenir à notre démocratie nationale, revenir en démocratie. Ce qui n'interdit en rien des coopérations sur des projets. J'ai proposé dix projets européens. Développer l'Afrique, c'est vital en matière migratoire. Lutter contre le cancer, on a de très belles industries pharmaceutiques qui pourraient s'allier pour lutter contre le cancer. Le panneau solaire de demain, la voiture propre, les nanotechnologies, l'espace.
Je ne suis pas à l'image que vous voulez toujours donner de moi, mais je veux un pays libre, démocratique, qui travaille avec ses voisins, mais qui ne confie plus son pouvoir à des gens qui ne sont pas élus à Bruxelles. La deuxième question, puis Guillaume Darré. Désolé d'avoir été un peu long, mais je voulais que ce soit l'esprit. La deuxième question, c'est est-ce que vous rétablissez les contrôles systématiques aux frontières ? Je rappelle qu'avant Schengen, la réalité était qu'il n'y avait plus de contrôle de facto. On était contrôlé une fois sur dix quand on passait de France en Allemagne ou de France à Belgique. On l'a tous expérimenté en étant jeune. Nous sommes vieux aujourd'hui.
Nous sommes vieux malheureusement. Matériellement, est-ce que vous remettez des douaniers à tous les postes ? Je remets des contrôles systématiques aux frontières avec les nouvelles technologies, notamment de l'éco-tax, c'est-à-dire ces portiques qui permettront de photographier les plaques d'immatriculation. Et je dis très clairement, et je l'ai toujours dit, que ce nouveau contrôle aux frontières, comme tous les pays du monde, resserrera les mailles du filet, mais ne permettra pas bien évidemment de tout contrôler. Ça sera mieux qu'aujourd'hui.
Et notamment les terroristes qui sont rentrées dans notre pays, qui ont circulé entre toutes les frontières qui n'ont été ni contrôlées à la frontière européenne, ni contrôlées aux frontières nationales, nous aurions pu, peut-être, je ne dis pas sûrement, freiner ces mouvements, notamment les trafics de drogue et d'armes. Mais, je mets un immense mais, ça ne suffira pas. Il faudra aussi suspendre les aides sociales aux étrangers qui arrivent dans notre pays, qui font appel d'air. Et il faudra, troisième point, y compris sur la situation légale. Oui, on va en parler.
Et troisième point, c'est le chantier, sans aucun doute majeur, géopolitique, dont personne ne parle, et j'en parle depuis 2012, vous pouvez le vérifier. Le développement de l'Afrique, changer les règles du libre-échange, faire une zone protégée en Afrique pour l'agriculture africaine, soutenir le projet de reférestation du Sahel, qui est vital, que développe d'ailleurs Jean-Pierre Brard, député communiste, que j'aime beaucoup, ancien député communiste. Si on ne comprend pas que la population africaine va doubler dans les 30 ans qui viennent, c'est le plus grand choc démographique de l'histoire de l'humanité, un milliard de plus. Alors, la contrôle aux frontières nationales ne suffira pas.
Mais en revanche, l'un n'exclut pas l'autre. Voilà, j'ai un programme complet de contrôle migratoire pour que les Français et les étrangers, en situation régulière, et surtout leurs enfants, qui sont au chômage, et un avenir dans notre pays et qu'on renoue avec l'assimilation républicaine. Guillaume, quand vous parlez des flux migratoires, on vous a entendu il y a quelques jours écrire une tribune, je cite, évoquant le grand remplacement qui est un terme employé par des essayistes notamment d'extrême droite. Est-ce que vous nous redites ce matin que, d'après vous, il y a en ce moment une sorte de grand remplacement de la population française de l'immigration légale et illégale ?
Nicolas Dupont-Aignan. D'abord, je suis gaulliste, profondément attaché à l'égalité des droits. Vous savez, je suis maire d'une ville de banlieue. Ça, c'était pas dans votre portrait. Ça m'a fait de la peine. Le maire d'hier, vous aviez pas dit l'essentiel. L'essentiel. Ah, pardon. Réélu à 80% à trois reprises. Non,
plus de 75.
Non, 79, 77, 78.
Donc plus de 75 et pas 80%. Nous sommes d'accord. Prêt de 80%
au premier tour dans une ville de banlieue qui votait Mitterrand à 65%. Donc c'est flumé. Quand on rentre de la chante, on a comme. Non, mais je le dis parce que, j'ai des enfants de toutes les couleurs, de toutes les origines, de toutes les religions et dans ma circonscription encore plus. Je tiens à l'assimilation républicaine comme à la prunelle de mes yeux et je sais, je constate tous les jours que l'absence de contrôle des flux migratoires en France, le chaos qui règne est en train de ruiner notre modèle républicain. J'ai constaté quoi dans les chiffres de 2016 ? C'est là où j'ai fait un tweet.
J'ai constaté que la natalité de notre pays commençait à chuter et c'est bien normal puisque les gouvernements socialistes ont réduit les aides à la natalité fortement ce que Mitterrand n'avait pas fait. La corrélation n'est pas prouvée. Attendez. Et j'ai constaté que les entrées sur le territoire augmentaient. J'ai cherché un peu les chiffres et c'est curieux d'ailleurs, il n'y a pas de chiffres depuis 2013 comme s'il fallait taire le phénomène. Et 2013 a été le point de rupture. 51% de la croissance de la population française est liée à l'immigration. Donc, est-ce que d'après vous il y a aujourd'hui un grand remplacement je cite de la population française par la population immigrée ?
Mais je l'assume. Je persiste et je signe. C'est exactement la thèse de Renaud Camille.
On est d'accord.
Si vous lisez mon blog, lisez-le attentivement. J'ai dit c'est un premier changement de population et si l'on continue comme ça à laisser l'immigration l'emporter sur la natalité, notre modèle républicain d'assimilation va s'effondrer. Il s'effondre déjà. Et nous allons basculer vers un changement de population que ne souhaite pas. C'est votre choix. Moi je ne crois pas. Non, c'est une question ouverte. Je ne crois pas. Je crois que la France est enrichie à une certaine période de l'immigration. Je n'ai jamais été pour l'immigration zéro. Jamais. C'est absurde. Mais je dis qu'aujourd'hui notre modèle républicain et national est en danger d'explosion sociale et migratoire.
Ce sont ces populations qui mettent je cite en danger d'après vous notre modèle social et républicain ou pas ? Oui parce que si vous veniez vivre dans nos banlieues et si vous habitiez et que vous voyez les services sociaux les hôpitaux les écoles les enseignants les travailleurs sociaux ils vous disent tous la même chose. Une immigration mesurée digérée assimilée pas de problème. Ce qu'on a aujourd'hui c'est le chaos. Donc moi je souhaite que les enfants de mon pays qui viennent de l'étranger ou qu'ils soient français est un avenir. Vous leur supprimez les aides sociales aux gens qui sont là sur place ?
J'ai pas bien compris tout à l'heure si vous avez explicité les aides sociales aux immigrés. Je veux freiner les flux migratoires pour digérer les enfants d'étrangers qui sont sur notre sol et qui sont français. Et je veux que chaque français ait un avenir. Alors qu'est-ce que je constate parce que je le vis tous les jours ? Je constate qu'il y a une immigration massive à la fois de l'Union européenne et de l'extérieur qui est liée à un système social le plus généreux du monde. J'ai proposé ce qu'a fait Mme Merkel d'ailleurs. Je propose ou ce que voulait faire M. Cameron et alors c'est tout de suite je suis un grand fasciste. C'est absurde.
Je propose que pendant 5 ans un étranger qui arrive sur notre sol n'ait plus d'aide sociale. C'était la même proposition que Nicolas Sarkozy pendant la première fois. Oui très bien. J'en m'en réjouis d'ailleurs. Vous savez il y a plein de responsables de comités de soutien de Sarkozy qui nous rejoignent. Y compris les aides sociales contributives. Celles où on s'assure celles où on paye un salaire. C'est-à-dire je vais payer les allocations familiales c'est financé par mes cotisations sociales. Donc si je suis travailleur pendant 5 ans je n'ai pas d'allocation familiale. Vous contribuez d'abord à la richesse du pays d'accueil.
Et quand vous avez contribué pendant 5 ans à la richesse de votre pays d'accueil celui qui a la gentillesse de vous accueillir parce que ce n'est pas porte ouverte. quand vous contribuez pendant 5 ans au terme des 5 ans vous avez chargé vos droits et vous avez le droit si vous êtes étranger intégré régulier de percevoir les allocations. En revanche j'estime et pareil pour les pays de l'Union Européenne parce que quand je vois chez moi des Bulgares je ne leur en veux pas qui ont un salaire minimum en Bulgarie. Vous connaissez le salaire minimum en Bulgarie ? 350 euros ? Non moins 179 Ah pardon.
Mais enfin disons allez 200 euros et qui viennent dans notre pays qui ont la santé gratuite au bout de 3 mois qui ont un RSA de 514 euros au bout de 3 mois et dont les parents qui arrivent ont un minimum vieillesse de 800 euros au bout de 3 mois alors qu'ils n'ont jamais cotisé dans notre pays et que sur le même palier j'ai un français ou un étranger en situation régulière qui a travaillé 45 ans et qui touche 750 euros ou 800 euros de retraite vous trouvez que c'est normal que c'est juste vous trouvez que c'est juste donc moi je ne veux pas freiner être injuste je veux de la justice c'est tout on cotise on reçoit on ne cotise pas on ne reçoit pas
Vous pourrez revenir sur ce sujet amis téléspectateurs amis auditeurs au 01 45 24 7000 à 13h15 Nicolas Dupont-Aignan répond à toutes vos questions Il est 1h moins 10 pour l'instant on accueille Laurent Cramer
Question politique sur France Inter
Et oui vous le savez c'est un rendez-vous toutes les semaines nous accueillons un reporter de la rédaction du Monde ou cette semaine de France Inter bonjour Laurent bonjour bonjour monsieur
vous vouliez nous parler Laurent des chauffeurs de VTC contre la plateforme Uber vous les avez rencontrés lundi place de la Bastille à Paris et ils souhaitent interpeller les candidats à la présidentielle
sur leurs conditions de travail les chauffeurs VTC les chauffeurs VTC se disent épuisés aujourd'hui incapables de gagner décemment leur vie il y a un médiateur qui a été nommé par le gouvernement qui estime que certes les conditions sont difficiles peut-être pas aussi dramatique que le disent certaines organisations de VTC des journées quand même de 12h 13h par jour passées derrière un volant 6 jours sur 7 pour un salaire net entre 800 et 1200 euros par mois les organisations se posent la question de la rentabilité de leur activité autre question moins évoquée souvent la question de la sécurité des passagers est-ce raisonnable de conduire ainsi 13h par jour on nous disait Yazid un chauffeur VTC en début de semaine il est un ancien chauffeur poids lourd aujourd'hui VTC et il s'étonne qu'à la différence de ses collègues routiers chauffeurs de car chauffeurs d'autobus aucun contrôle légal ne vient s'exercer sur le temps de conduite journalier des VTC alors il est évident que l'on tire sur la corde pour sortir un salaire ajoutait Yazid et que les risques d'accident sont évidemment plus élevés que la moyenne chez nous pour preuve les VTC payent 400 euros par mois d'assurance automobile soit 10 fois plus que les taxis autre chose étonnante il n'y a aujourd'hui aucune obligation nous disait chauffeur pour les plateformes de communiquer le temps de conduite journalière des VTC elles refusent même de le faire et incitent les chauffeurs à ne pas se déconnecter dénoncent toujours ce chauffeur VTC les VTC ont donc le sentiment que le législateur que les politiques sont incapables aujourd'hui d'appréhender ces problématiques ils regardent toujours du mauvais côté alors que faut-il faire Nicolas Dupont-Aignan faut-il réglementer faut-il bouter Uber hors de France comme le réclament certaines organisations faut-il requalifier tous ces chauffeurs en salariés comme le réclament l'URSSAF ou faut-il créer un nouveau cadre une protection sociale nouvelle pour ces VTC comme l'entreprise avec Uber la CFDT Nicolas Dupont-Aignan alors j'ai pas changé d'avis depuis bien longtemps et si vous retrouvez mes écrits j'ai dû faire un billet de blog écrire un billet de blog il y a bien longtemps là-dessus c'est le résultat de la démission politique la situation d'aujourd'hui c'est-à-dire de la non prise en compte de la mutation technologique vous savez dans un autre d'idées mais je reviens tout de suite sur le sujet j'étais l'un des premiers à réclamer la licence globale internet et à vouloir faire voter au parlement une licence globale pour supprimer le droit d'auteur et les requalifier les auteurs mais c'est la même problématique il y a un monde qui change il y a des innovations technologiques et le monde politique est dépassé et ce faisant avec en plus un état d'esprit ultra libéral on lâche tout ce qu'ont fait les socialistes et monsieur Macron d'ailleurs c'est le pur produit de monsieur Macron cette histoire et puis un peu de la droite avant on a la situation actuelle les taxis sont très malheureux parce qu'eux aussi ils travaillent des heures et ils touchent plus rien et les VTC qui au début ont été contents se disant ça y est j'ai un boulot sont très malheureux donc moi qu'est-ce que je réclame c'est un statut des indépendants unique en France qui remplacerait le statut des auto-entrepreneurs des PME etc il faut un statut unique des indépendants avec les mêmes règles premier point sur l'affaire des VTC il fallait faire ce qui est évident c'est un contingent de VTC comme il y a un contingent de taxis il y a un nombre autorisé parce que vous avez tous fait si vous multipliez une offre alors que la demande n'est pas suffisante qu'est-ce qui se passe c'est l'esclavage
le problème c'est la hausse de la redevance de Uber excusez-moi c'est Uber qui a augmenté
de 20% ses prélèvements si je peux troisième point qui me paraît absolument essentiel et ce qui est incroyable c'est que c'est dans des pays libéraux entre guillemets que ça a été fait en Angleterre à Londres la cour d'appel a requalifié tous les contrats d'Uber pour deux chauffeurs oui pour un cas mais c'est très important à requalifier les contrats d'Uber en salarié donc moi je suis favorable à une loi qui requalifie en salarié tous ces indépendants qui sont dans des organisations c'est pas Uber ou un autre parce que le carb est en train de faire pareil et c'est la SNCF qui est actionnaire si on requalifie 15 000 chauffeurs Uber est-ce qu'ils resteront est-ce que Uber restera en France mais j'en ai rien à faire il y en aura d'autres pourquoi on serait dépendant d'Uber à San Francisco à New York en Allemagne à Berlin les autorités sont beaucoup plus fermes qu'en France parce qu'en France on a ce complexe si on réglemente on est anti-libéral on est anti-emploi c'est absurde mais la jurisprudence de l'Ursaf je vais vous dire elle va mettre des années et c'est là le drame ça se fait pareil avec Ryanair Ryanair l'Ursaf a gagné un premier procès Ryanair a trouvé un autre système mais à quoi servent les hommes politiques
attendez à quoi on sert si on légifiait pas
mais je propose une loi
mais absolument pas vous dites deux choses contradictoires pardonnez-moi vous dites il faut requalifier ces contrats
oui par la loi
et puis vous dites il faut un contingent limité parce qu'il y a trop en ce moment c'est simplement que le marché est en train de se réguler se réguler sur la misère humaine
c'est le retour au 19ème siècle je sais que c'est peut-être votre choix
vous connaissez pas mes idées politiques donc je vous permettrai simplement pour l'instant de les respecter je constate simplement qu'il y a peut-être un petit peu trop de taxis qui commencent à arriver mais c'est ce que vous dites finalement c'est-à-dire que vous dites vous-même il y en a trop il faut un contingent et en même temps les deux mais c'est pas incompatible alors commencez par annoncer le nombre peut-être de taxis simplement qu'il faudrait et il y a sérieusement moins de contrats je ne suis pas candidat
à la présidentielle pour dire exactement le nombre qu'il faut il y a des gens pour ça mais non mais ce que je veux dire il y a deux manières d'agir trois un statut d'indépendant pour éviter vous avez vu les types qui livrent à vélo là dans Paris qui n'ont même pas de statut social s'ils tombent de vélo enfin c'est monstrueux on est revenu au 19ème siècle un statut plus un numerus clausus et le troisième
et un statut salarié
et transformer la plupart des contrats en CDI et quand une entreprise a un lien très fort de subordination ce qu'est le cas pour Hubert on le sait tous et bien c'est immédiatement sous le coup de la loi mais ça veut dire pardonnez-moi aussi qu'il faudrait que les hommes politiques osent prendre leurs responsabilités ce qu'ils n'ont pas voulu faire et deuxièmement que la justice française fonctionne et c'est pas la faute des magistrats là c'est que quand on a une justice encombrée où les affaires durent des années et bien vous savez moi j'aime bien cette phrase de l'accord d'air entre le faible et le fort entre le riche et le pauvre c'est la loi qui libère et la liberté qui opprime et bien cette loi de l'accord d'air elle date pas d'aujourd'hui elle devrait inspirer l'homme politique c'est notre responsabilité c'est tout il est midi moins 3 minutes
dans quelques instants donc le journal de 13h d'Yves Decamp sur France Inter on se retrouve à 13h15 toutes vos questions à Nicolas Dupont-Aignan il y répondra en direct 01 45 24 7000 pour le standard à tout de suite et nous revoilà sur le plateau de questions politiques
l'émission politique
de France Inter France Info et Le Monde notre invité cette semaine est Nicolas Dupont-Aignan le président de Debout la République candidat à l'élection présidentielle toutes vos questions dès maintenant au 01 45 24 7000 sur franceinter.fr si vous préférez le courrier électronique et via Twitter avec le mot clé questions Paul
Guillaume Daré de France Télévisions Arnaud Leparmentier du Monde Karine Bécard de France Inter sont toujours là et au standard je salue Jocelyne bonjour et bienvenue
oui bonjour à tous merci pour votre émission que je regarde avec toujours beaucoup d'intérêt tous les dimanches c'est gentil oui
et oui je voulais poser une question à monsieur Dupont-Aignan j'écoute depuis tout à l'heure j'arrive pas à comprendre ce qui le différencie de Marine Le Pen premièrement
bon ça a un avantage remarqué c'est que ça va disperser les voix d'extrême droite c'est pas mal
et puis il y a peut-être une deuxième question aussi que je voulais poser si je peux allez-y qu'est-ce qu'il fait dans le cas où on se retrouve au deuxième tour avec Fillon et Marine Le Pen est-ce qu'il appellera
à voter pour l'un ou pour l'autre ou alors deuxième solution Macron-Marine Le Pen qu'est-ce qu'il fait
merci Jocelyne pour ces deux questions vous nous appeliez Denis c'est Nicolas Dupont-Aignan pour Répond bonjour madame je vais vous surprendre madame il y a une étude qui a été faite sur la sortie des urnes vous savez les gens qui ont voté pour moi au régional on a fait 7% en Ile-de-France et en France à peu près 800 000 voix un peu plus et vous savez qui vote pour moi en général ce sont des électeurs du centre c'est-à-dire des français modérés qui n'en peuvent plus la manière dont ils sont gouvernés et s'ils étaient d'extrême droite ou s'ils étaient sans aller jusque là s'ils voulaient une alternative plus musclée et bien ils voteraient ou pour monsieur Mélenchon pour la gauche ou pour madame Le Pen moi je suis différent de Marine Le Pen tout mon parcours est différent parcours gaulliste je suis un élu je l'ai dit réélu à plusieurs reprises et puis mon entourage est différent aussi chez nous à Debout la France on cache personne beaucoup d'élus locaux qui ont fait leur preuve sur le terrain dans toute la France donc vous refusez l'étiquette vous refusez l'étiquette d'extrême droite oui parce que je vais vous dire en France puis le programme il y a des différences mais en France si on veut être patriote c'est-à-dire défendre notre pays immédiatement on est caricaturé et on veut nous assimiler au Front National parce qu'en vérité et j'insiste sur ce point
c'est la sortie de l'euro quand même je crois surtout qui vous assimile à eux
peut-être mais le Front National est le meilleur moyen pour le système de rester en place ils jouent ensemble et on l'a vu aux élections régionales beaucoup de français votent pour le Front National parce qu'ils veulent donner un coup de pied dans la fourmilière ils veulent protester et ils adhèrent à beaucoup d'idées du Front National mais d'une manière générale ils votent protestataires parce qu'il n'y a pas eu d'alternative suffisante différente du système et ce qui va changer avec cette élection présidentielle et avec ma candidature c'est qu'enfin les français vont pouvoir avoir un choix il y aura le patriotisme de madame Le Pen je le respecte parce que je ne l'ai jamais diabolisé mais en revanche il y a un patriotisme vous pourriez poser la même question avec monsieur Fillon oui mais je la pose à vous qu'est-ce qui est totalement incompatible entre vous et Marine Le Pen je n'ai pas parlé de madame Le Pen non mais un exemple concret j'ai un projet un projet ce projet c'est un projet d'indépendance nationale économiquement c'est le même que Marine Le Pen et là il y a un point commun où le monsieur Mélenchon sur certains points le monsieur Montebourg vous ne dites pas monsieur Montebourg qu'est-ce qui vous rapproche de madame Le Pen ça l'énerve en général parce que vous enfermez les français dans ce triste choix entre le Front National et les autres parce que ça arrange bien d'autre choix moi je vais offrir ce choix sur l'Europe je ne propose pas le Frexit par exemple je propose la renégociation des traités complète sur la science sur la participation dans l'entreprise sur la société sur l'école j'ai beaucoup de propositions sur l'école de la république pourquoi n'aurait-on pas le droit en France d'être patriote républicain social Fillon Le Pen vous votez qui ?
c'était la deuxième question de Jocelyne je refuse ce choix c'est pour ça que je suis candidat si j'acceptais cette tragédie politique je ne serais pas candidat je suis candidat parce que je veux être au second tour pour offrir un choix aux français pour vous c'est la même chose Fillon Le Pen c'est la même chose mais je n'ai pas à juger je n'ai même pas à m'en occuper ça ne m'intéresse pas
je ne m'occupe du premier tour
je ne m'occupe pas du second quant aux entre nous entre nous les français n'ont pas besoin de ma position pour savoir pour qui voter
on retourne au standard Yorick bonjour bonjour soyez le bienvenu nous vous écoutons
bonjour monsieur Dupont-Aignan bonjour à tous bonjour monsieur voilà je vous interpelle parce que
vous vous dites profondément gaulliste ce que une vision que je respecte mais vous avez dit tout à l'heure
qu'il y avait 6 millions de chômeurs en France sachez qu'il y a 8 millions de pauvres et j'aurais voulu savoir ma question est en deux parties que proposez-vous justement
pour les chômeurs et pour les pauvres et est-ce qu'il faudrait ne trouvez-vous pas judicieux pardon excusez-moi
de réduire le temps de travail et d'engager plus de monde
merci Yorick pour cette question donc 8 millions de pauvres 6 millions de chômeurs réduction du temps de travail point d'interrogation
je suis content de cette question économique parce que c'est le point clé je suis absolument certain qu'on peut créer 2 millions d'emplois dans les 5 ans qui viennent si on a une vraie politique de protection des intérêts français et de relance économique du pouvoir d'achat c'est si vous voulez c'est un peu comme deux réacteurs d'un avion je suis le seul à proposer les deux en même temps c'est à dire d'un côté on relocalise relocaliser ça veut dire quoi je supprime la directive travailleur détaché je mets des droits anti-dumping quand il y a des produits qui arrivent et qui sont fabriqués avec l'esclavage humain
donc on sort de l'union douanière européenne on sort du libre marché
donc on sort de l'Europe en fait bien sûr on la renégocie et je finis je veux une aide à l'investissement c'est à dire je baisse massivement l'impôt sur les sociétés je le divise par deux uniquement mais je mets un uniquement pour les bénéfices réinvestis en France c'est ce que vous appelez le bonus fiscal dans votre projet attendez vous appelez le bonus fiscal dans votre projet non c'est le bonus fiscal oui ça veut dire que c'est une grande différence avec tous les autres je refuse cette politique de baisse des charges pour les entreprises absurde qui est menée depuis 20 ans gauche droite confondue on a vu Hollande avec son fameux CICE l'idée de baisser les charges sur les PME oui bien sûr mais uniquement celles qui vont choisir la France c'est à dire qu'il faut qu'il y ait une carotte pour ceux qui investissent en France et un bâton pour ceux qui vont à l'étranger premier point attendez deuxième point et j'ai fini rassurez-vous relance du pouvoir d'achat c'est ce qui me différencie de Fillon je crois que la misère qu'il y a dans le pays exige une relance du pouvoir d'achat et je propose notamment pour les personnes âgées 100 euros de plus de retraite 100 euros pour 6 millions de retraités 100 euros par mois
8 milliards d'euros
8 milliards que je prends sur l'excédent que nous versons à Bruxelles c'est fini vous parlez comme les brexiteurs qui disaient on va faire les 8 milliards du contribution britannique pour les hôpitaux pour les hôpitaux et tout le monde est tombé des nus naturellement ce n'est pas arrivé et bien ça va arriver la question est très simple est-ce qu'il est normal de surtaxer les français d'augmenter les impôts des français pour faire vivre nos concurrents c'était normal à la chute du mur de Berlin d'aider la Pologne la Roumanie la Bulgarie il fallait le faire il y a 25 ans aujourd'hui ce sont eux qui nous concurrencent ce sont eux qui accueillent nos usines parce qu'on les subventionne donc pas d'aide régionale pas d'aide fini je défends la France je suis le candidat de la France pas une France fermée France first France first oui ça ferait du bien ça ferait du bien après tant d'années où on fait toujours le parti d'aider les autres et pas nous et si vous voulez lutter contre la misère il faut redresser l'emploi dernier point et je vais vous surprendre je ne suis pas pour le revenu universel parce que ce sont des aides sans contrepartie mais je suis et je vais le publier le 1er février quand on va publier notre programme je vous donne un scoop pour le travail universel ça veut dire quoi ?
les ateliers nationaux ? une forme d'ateliers nationaux qu'est-ce qui se passe ?
il y a une robotisation de la société qui va arriver personne n'en parle tellement dans le monde politique Benoît Hamon qui veut taxer les robots oui mais lui il veut donner de l'argent taxer les robots et ça c'est absurde parce que sinon notre industrie va faire faillite et il veut donner de l'argent pour rien faire moi je voudrais que toutes les aides qu'on donne sociales on les valorise avec un bonus quand la personne fait un travail d'intérêt général il y a des millions de tâches d'intérêt général qui ne sont pas faites vous réinventez des tucs mais ça a 20 ans ça a 30 ans et bien des bonnes idées donc on remet les jeunes au travail et ça n'a pas permis de réduire le travail ça n'a pas permis de réduire le chauffage depuis 20 ans je préfère quelqu'un qui retrouve la dignité par une activité sociale
qui durerait combien de temps ?
qui justement ne serait pas limitée à une période transitoire qui pourrait avoir un peu de longueur 5 ans parce que on place toujours les plus pauvres dans notre société dans l'anxiété des fins de contrat 6 mois 1 an 2 ans vous n'imaginez pas les drames sociaux qu'il y a dans le pays partout je suis élu local je les vois tous les jours il faut d'un côté retrouver de l'emploi marchand c'est ma politique de relocalisation et de relance du pouvoir d'achat il faut en même temps prévoir des emplois d'utilité collectif pour éviter la cistana bête et méchant qui éloigne les gens de la dignité par le travail c'est un programme original et quand les français vont voir mon programme je vous assure mon projet ils vont être surpris de sa qualité on retourne au standard bonjour Anne
oui bonjour bienvenue je voulais après deux coups de téléphone qui sont pas très objectifs voilà je voulais dire que moi j'avais de l'admiration pour monsieur Dupont-Aignan parce que je pense que c'est un vrai patriote qu'il aime vraiment le pays deux je l'admire parce que il répond vaillamment à vos questions qui tiennent plus du commissariat politique de l'Union soviétique ah non c'était Vichy tout à l'heure madame c'était Vichy ah pas tous monsieur le parlementier c'est le mot est-ce que vous aviez une question Anne les professeurs oui ce que vous comptiez faire pour le collège comment vous envisagiez la comment dirais-je la réintégration dans le monde intellectuel des professeurs parce que je pense que nous sommes des intellectuels déclassés on ne tient pas compte du fait que nous avons fait de longues études que la pédagogie c'est un vrai métier qu'être en face d'une classe c'est pas facile que de ne pas décourager les élèves de leur faire aimer aimer sa matière moi c'est l'histoire géo j'essaye de faire vraiment aimer ma matière aux élèves que quand ils sortent de mon année avec moi bah peut-être que j'ai pas été un super prof mais au moins ils aimeront l'histoire géo pour la classe suivante et on va
on va réviser on va réviser le chapitre sur l'union soviétique Anne merci pour votre question Nicolas Dupont-Aignan
vous répond que faire donc pour l'école le collège particulièrement bon merci Anne ça fait du bien des questions comme ça mais sérieusement je vais vous faire une confidence pour moi le plus important c'est la réforme de l'instruction publique j'emploie ce terme à dessein c'est à dire de rétablir de réhabiliter le savoir le mérite le travail l'effort la récompense la bourse l'égalité des chances et pour ça je pense qu'il faut revenir sur la réforme du collège unique du collège pas du collège unique du collège la réforme des collèges parce que contraire la réforme du collège unique j'en parlais la réforme des collèges de madame la ministre actuelle qui est une catastrophe revenir sur la réforme des rythmes scolaires aussi d'ailleurs et réhabiliter les heures d'apprentissage du français notamment au primaire revenir à 15 heures de français contre 9 on peut pas en vouloir à nos gamins de pas maîtriser la langue française qui est l'accès à l'universel c'est l'accès à l'universel si on ne leur donne pas le temps le temps de l'apprendre je suis aussi pour des groupes de soutien ce qui avait été tenté par Darko ce qui était intéressant c'est à dire Xavier Darko pardon ancien ministre de Nicolas Sarkozy oui mais il y a eu beaucoup de mal de faits souvent mais là il y a eu un truc intelligent qui était l'idée de ces groupes de soutien parce que je vois pas pourquoi on appelle le secteur privé une boîte dont je veux pas faire de pub pour faire du soutien scolaire alors que ça devrait être le rôle de l'éducation nationale êtes-vous contre le prédicat ?
totalement contre c'est n'importe quoi c'est la destruction de l'exigence nos gamins doivent comment dire on doit leur transmettre le goût du savoir de la libération du savoir moi je suis un côté la jouissance c'est du côté du complément d'objet direct et pas du prédicat et du contraiment d'attribution à partir du moment où les parents ne comprennent plus ce qu'on apprend à l'école il n'y a plus de capacité à avoir une synthèse entre le rôle de l'instituteur de l'enseignant et madame a raison qui est un intellectuel et c'est bien et le rôle des parents qui doivent marcher ensemble j'ajoute dernier point qu'il va falloir revaloriser les salaires des professeurs dans notre pays c'est pas possible d'avoir tant dévalorisé l'enseignant vous réduisez les postes ?
silence dans les rangs non je ne réduis pas les postes et la différence là aussi avec monsieur Fillon comme avec monsieur Macron d'ailleurs sur d'autres points c'est que je dis qu'il ne faut pas augmenter le nombre de fonctionnaires on ne peut plus financièrement mais il ne faut pas les diminuer il y a des redéploiements il y a des endroits où il faut en supprimer il y en a d'autres où il faut les recruter l'armée les crèches la dépendance l'enseignement
Guillaume Daré a demandé la parole
il faut-il faire réécrire les programmes d'histoire comme l'a dit et le souhaite notamment François Fillon oui je ne suis pas pour le roman national je suis pour le récit national Jean-Pierre Chevènement très justement le disait c'est quoi la différence ? la différence c'est que d'un côté je suis contre la repentance nationale c'est les nouveaux programmes qui sont débiles et je ne suis pas non plus pour revenir à Michelet et qu'on ait le roman national où on ne voit qu'une partie de l'histoire de France c'est quoi le juste milieu alors ?
le juste milieu c'est l'histoire fait par des professeurs d'histoire c'est pas au pouvoir politique de se mêler excessivement des programmes mais là le pouvoir politique s'en est mêlé dans le signe de la destruction de l'âme nationale or la république la construction de la France c'est important parce que les petits français doivent savoir la langue doivent connaître les mathématiques le calcul et doivent savoir d'où ils viennent donc vous êtes bien favorable à une réécriture dans un sens plus favorable pas favorable objectif la colonisation qu'est-ce qu'on dit ? est-ce que ça a été positif ? est-ce que François Fillon en a parlé ?
on dit la vérité on dit la vérité que les historiens d'ailleurs c'est pas aux hommes politiques de rédiger ligne par ligne les programmes on revient à une version de bon sens de bon sens avec les bons côtés les mauvais côtés on parle de l'histoire objective mais on arrête de vouloir réécrire laver le cerveau de nos enfants en ce moment c'est une tentative de destruction de la France à travers le cerveau de nos enfants c'est la démolition de l'éducation nationale de l'instruction publique de l'oeuvre de Jules Ferry vous savez la troisième république j'ai une grande admiration pour la troisième république et ce qu'elle a fait elle a mêlé les petits bretons les provençaux les alsaciens etc quand ils sont venus c'est plutôt de l'autre côté de la frontière que ça a été la guerre de 14 Karine Becker
moi je veux juste une précision et si on veut pardonnez-moi
s'il vous plaît monsieur Dupont-Aignan l'assimilation dont on parlait tout à l'heure si vous voulez une vraie assimilation ça se joue à l'école ça se joue à l'école publique Karine Becker
juste une précision vous annoncez comme ça une augmentation des enseignants très bien ils sont très nombreux en France des enseignants donc une augmentation de combien ?
vous le saurez le 1er février le dernier chiffrage du projet et nous avons nous sommes en train parce que je présenterai un projet le 1er février chiffré ligne à ligne comment vous financez alors ?
ah mais mon projet sera financé non non je vais vous le dire dès maintenant quand même on sait où on va c'est très simple le projet sera financé d'abord en récupérant les 8 milliards que nous donnons abusivement à une organisation qui nous tyrannise l'Union Européenne le deuxième point nous emprunterons la banque centrale à 0% et nous ne passerons plus par les banques privées pour emprunter et financer notre déficit budgétaire on emprunte sur les marchés à 0% pour le moment pour le moment la France emprunte à quasi 0% elle rembourse des emprunts encore à des taux plus élevés vous le savez très bien c'est ceux qui ont été contractés précédemment oui vous les rembourserez ?
vous les remboursez ceux qui ont été déjà contractés ?
on rembourse tout d'accord l'Etat a une parole on rembourse tout mais on arrête avec l'escroquerie monétaire de la loi de 73 qui fait passer parce qu'il faut que les Français le sachent qui fait passer l'emprunt de la France par des banques privées qui elles-mêmes sont financées à 0% par la Banque Centrale Européenne c'est même Michel Rocard qui avait reconnu à la fin de sa vie que notre dette serait des deux tiers inférieures si on ne payait pas les intérêts scandaleux je passe là-dessus troisième point des économies budgétaires parce que moi je veux des économies oh il y a des économies dans le train de vie de l'Etat on peut faire des économies budgétaires et on peut surtout récupérer entre 20 et 30 milliards sur la grande fraude fiscale fraude à la TVA fraude des multinationales et j'ai écrit un rapport avec Alain Boquet qui m'a valu d'être député de l'année en 2013 par la presse parlementaire ce qui est quand même un exploit vu ma position c'est pas moi tout seul avec Alain Boquet pour lutter contre la grande fraude fiscale notamment les escroqueries à la TVA qui coûtent à la France 20 milliards d'euros
on a une question
au standard précisément sur ce thème
Nicolas Dupont-Aignan question d'Eric bonjour oui bonjour bienvenue à tout le monde pouvez-vous détailler votre plan d'action contre l'évasion fiscale sujet que vous maîtrisez parfaitement dans votre ouvrage les voleurs de la République d'ailleurs je tiens à vous saluer pour votre intégrité voilà merci Eric
pour cette question Nicolas Dupont-Aignan vous répond je vous renvoie à ce livre puisque vous le citez j'aime pas faire de la pub pour moi-même mais d'abord c'est l'escroquerie à la TVA qui est un vrai problème monsieur Le Parmentier connaît bien ce sujet j'imagine étant un spécialiste de l'Europe la fraude l'escroquerie à la TVA c'est 20 milliards d'euros mais c'est pas la fraude à la TVA des petits commerçants qui j'espère ne fraudent pas c'est la fraude des escroqueries absolument gigantesques qui sont en train de pomper notre état j'ai été en Belgique je me souviens très bien voir le gouvernement belge la Belgique a réussi à éradiquer la fraude à la TVA les escroqueries à la TVA la France n'y arrive toujours pas elle n'y arrive toujours pas et d'ailleurs le patron du trésor de l'époque il est parti dans un fonds chinois bravo le pantouflage ça veut dire quoi ?
ça veut dire que notre haute administration doit être remise au service de la France et doit il y a une trahison de la haute administration ?
quand le patron de l'agence des participations de l'état vous savez celui qui gère l'actionnariat public après l'affaire scandaleuse d'Alstom et monsieur Macron devra s'expliquer sur Alstom part à la Bank of America qui a organisé la transaction je dis moyen quand le patron du trésor part dans un fonds chinois monsieur Béchiza le Bézard Bézard quand madame Pellerin ministre de la république part dans un fonds coréen de mémoire je me dis quand récemment le patron de l'organisation de directeur général de l'ARCEP par chez Google je me dis mais où on vit ? est-ce que le pouvoir politique à un moment on ne peut pas dire stop ?
maintenant c'est un flux normal entre le privé et le public le privé et le public comme par hasard on part avec le carnet d'adresse se vendre se prostituer et pendant ce temps là il y a toujours plus de chômeurs et vous parlez après de Trump voilà pourquoi des Trump arrivent au pouvoir il faudrait peut-être qu'un jour les républicains fassent le ménage dans notre pays et vous verrez qu'à ce moment là il n'y aura pas d'extrême il n'y aura pas d'excès et on remettra la France sur les rails
trois questions en fait via Twitter la science vous demande si vous allez participer à la marche pour l'aliénation des femmes de la femme cet après-midi et si oui aux côtés de quelle personnalité ?
je ne participe pas à des marches ici ou là mais je pense étant élu là aussi de banlieue que la question c'est Guillaume Daré qui en parlait il a tout à fait raison on parle des injustices toute la journée mais il y a la moitié de l'humanité qui est victime d'une très grave injustice et toute la question toute la question aujourd'hui c'est le droit des femmes c'est le respect des droits qui ont été conquis et c'est fondamental et puis c'est aussi l'égalité salariale des femmes voilà quant à la marche je ne sais pas ce que c'est que cette marche
la marche annuelle pour la vie
voilà la marche de
c'est une marche pour la vie qui a lieu chaque année depuis 2005 je crois
je ne sais pas ce que contre l'interruption j'ai toujours été favorable à l'IVG c'est un droit fondamental des femmes fondamental et je ne vois pas pourquoi je marcherais ici ou là
est-ce que vous le trouvez ambigu François Fillon sur ce sujet là en ce moment ?
c'est à lui de répondre écoutez il y a suffisamment de sujets de division nationale et suffisamment de défis pour notre pays moi j'aimerais qu'on se rassemble autour du défi de l'emploi de l'école de l'hôpital de la relance économique de la justice sociale voilà de l'indépendance du pays si déjà on pouvait faire tout ça est-ce qu'on peut arrêter tous les ce que j'appelle les querelles sociétales qui relèvent de la conscience individuelle je respecte les gens qui marchent ici ou là mais est-ce qu'il ne faut pas trouver un compromis sociétal qui fasse qu'on sauve le pays avant de se déchirer sur ce qui relève de notre conscience
deux questions sur un thème que vous avez développé dans la première partie de l'émission Alexandra vous demande de quoi vivront les étrangers accueillis sur notre territoire pendant 5 ans c'est sur Twitter une idée mirifique at Dupont-Aignan point d'interrogation et la deuxième question est liée les français qui travaillent dans un autre pays devraient accepter de travailler 5 ans sans couverture sociale et sanitaire point d'interrogation ça c'est ils deux
qui vous posent cette question deux choses d'abord je supprime les allocations supplémentaires mais pas la sécurité sociale bien évidemment je supprime l'aide au logement le RSA l'aide pour les personnes âgées etc etc mais pas la couverture sociale bien évidemment deuxième point l'étranger travaille dans le pays et s'il ne travaille pas il repart dans son pays d'origine personne n'est obligé de venir en France personne quand madame Merkel supprime ça a été fait en Allemagne madame Merkel le gouvernement de madame Merkel vient de supprimer toutes les aides pour les étrangers qui ne travaillent pas première étape quand monsieur Cameron l'avait proposé en Angleterre personne n'est obligé l'objectif justement c'est de dissuader l'immigration sociale il faut venir en France si on vient ça doit être très réglementé très contrôlé droit d'asile convention de Genève et puis quelques quarts bien évidemment parce qu'il ne s'agit pas d'être hermétique mais il faut arrêter c'est tout c'est l'objectif
Bécard et puis le standard
j'aimerais qu'on revienne vraiment plus globalement sur votre conception de l'Europe vous voulez un vrai retour de la souveraineté souveraineté budgétaire sur la monnaie sur les lois sur les frontières
sur la démocratie
j'ai envie de dire voilà qu'est-ce qui reste à l'Union Européenne dont vous ne voulez pas sortir vous êtes contre un Frexit on a le sentiment quand on vous écoute finalement depuis le début de cette émission que vous ne dites pas franchement les choses c'est-à-dire vous ne dites pas je veux sortir de l'Union Européenne juste parce que électoralement ça effraie tous les gens
est-ce qu'il n'y a pas
une malhonnêteté un petit peu intellectuelle
non pas du tout je crois en l'Europe des nations et des projets il y a eu une belle Europe il y a eu une belle Europe c'était la réconciliation franco-allemande on avait nos frontières notre monnaie on a fait Airbus on a eu un marché commun qui était protégé à l'extérieur à l'extérieur et ce qui a permis d'enlever les barrières douanières à l'intérieur entre 6 pays on est même allé jusqu'à 9 et ça fonctionnait parce que c'était du bon sens et c'était raisonnable je reviens à la question d'Arette Bécard parce que vous n'avez pas répondu à la question la question qu'elle vous pose c'est est-ce qu'il y a Frexit vous dites que vous voulez sortir de l'euro vous voulez avoir une monnaie commune unique vous voulez mettre des droits de loine à la frontière de la France et vous ne voulez plus de Schengen qu'est-ce qui reste de l'Union Européenne Nicolas Dupont-Aignan à la parole cher monsieur Le Car je répondais quand vous m'avez dit vous ne répondez pas laissez-moi finir ma réponse donc pour moi il y a une bonne Europe et il y a une mauvaise Europe la bonne Europe c'est l'Europe des démocraties chaque électorat chaque peuple contrôle ses dirigeants qui sont responsables devant le peuple et les dirigeants ont les moyens de mener leur politique sur les aspects fondamentaux c'est pourquoi je sors de Schengen je rétablis la capacité de mettre des droits de douane s'il le faut et nous votons nos propres lois sans subir les directives de Bruxelles premier point mais pour certains choisir ce changement pourrait aboutir à ne plus avoir de relation avec les autres et c'est là où je dis pas de Frexit parce que je repropose à mes partenaires un nouveau traité qui permettra de faire les projets en commun des projets et j'ai même écrit ce traité je suis le seul homme politique qui a publié un traité sur mon site nda-2017.fr c'est un projet de traité alternatif je garde un marché unique je garde un marché unique mais quand un pays par exemple comme l'Irlande accepte qu'une société comme Ryanair ou une autre ne paye pas d'impôts sur les sociétés je me permets de mettre un droit de douane compensateur c'est à dire que j'oblige ben oui c'est pas le marché unique inégalitaire c'est le marché unique s'il y a convergence fiscale mais s'il n'y a pas de convergence fiscale et sociale on a le droit de compenser c'est à dire que c'est un marché unique à géométrie variable selon le comportement de nos partenaires je refuse le dumping social l'euro deuxième point deuxième point les projets je crée des agences des agences par thème comme on a fait Airbus comme on a fait l'agence spatiale européenne pourquoi pas faire la même chose mais pourquoi ne pas imaginer une structure beaucoup plus souple 4-5 pays veulent avancer dans la lutte contre le cancer qui pour moi est un défi de santé publique majeur j'aurais aimé que M.
Fillon et les autres Macron et les autres parlent de ça par exemple ça c'est un beau projet pour toute la France le voiture propre le panneau solaire de demain pourquoi pas faire des agences de coopération 4 pays 5 pays un peu sur le modèle des agences américaines l'euro parce que l'appartenance à l'Europe c'est quand même l'euro j'ai pas bien compris vous sortez de l'euro c'est très simple mais sur tous les sujets c'est la même chose j'en donne l'euro je donne la méthode attendez la méthode c'est je suis élu je suspends immédiatement les traités ah vous les suspendez vous faites pas comme Mme May je les dénoncer d'accord dénoncer dénoncer l'ensemble suspendre l'application pour être très précis dénoncer l'ensemble suspendre l'application des dispositions les plus choquantes travailleurs détachés Schengen etc et proposer un traité alternatif immédiatement dans une renégociation collective l'euro soit ce traité je vais vous répondre sur l'euro soit ce traité on arrive à un accord dans les 6 mois on refonde complètement l'europe sur des basses saines bon ça n'existe pas ça n'existe pas ça n'arrive que d'être un peu compliqué aussi parce que si l'Angleterre et la France s'en vont il n'y a plus d'europe soit on s'en va c'est un choix mais on laisse une chance on laisse une chance à nos partenaires et il y aura un tel espoir des peuples en Italie en Espagne pour en finir avec cette mauvaise organisation et reconstruire une belle Europe qu'on réussira et donc sur l'euro sur l'euro on passe on garde les avantages de l'euro sans les inconvénients c'est quoi ?
c'est la monnaie commune qui a été très bien présentée par Jean-Pierre Chevènement qui tue un système très simple d'euros flexibles il y aura l'euro franc l'euro drive l'euro marque et régulièrement on pourra réajuster les parités vous venez au SME avant l'euro et dans notre vie quotidienne on garde l'euro on aura un euro franc un euro franc c'est à dire une monnaie de réserve euro et une monnaie qui sera la nouvelle monnaie on a changé vous savez combien de fois de monnaie en France ?
on a changé combien de fois ?
14 fois ou 13 fois ça veut dire que ça ne sera pas un drame je n'abandonne pas l'euro je garde la coordination monétaire c'est ce que dit Marie on fait comme les pays d'Amérique latine c'est à dire la monnaie importante c'est le dollar là-bas alors nous ce sera l'euro marque et puis on paye les fonctionnaires en euro franc on paye les petits dépenses en euro franc vous êtes dans la caricature on peut tout à fait avoir un système flexible qui fonctionne on garde les avantages sans les inconvénients c'est à dire sans une monnaie qui étouffe certains pays ça aurait permis à la Grèce par exemple de s'en sortir et d'éviter une purge sociale
je salue Claire qui nous appelle de Paris bonjour, bienvenue
oui bonjour
vous avez la parole
ma question est très claire très nette très concise quels sont les liens de monsieur Dupont-Aignan avec Poutine ?
merci Claire pour cette question
effectivement concise je n'ai pas de lien particulier Nicolas Dupont-Aignan je n'ai pas de lien particulier je n'ai jamais emprunté quoi que ce soit en Russie je n'ai jamais travaillé avec la Russie j'ai simplement une admiration pour le peuple russe qui est très importante comme pour d'ailleurs le peuple américain je crois que la France doit tisser un équilibre avoir un équilibre entre les grandes puissances car nous sommes une grande puissance c'est défendre nos intérêts et je dis très clairement que la politique menée sous Hollande a été dramatique pour notre pays l'annulation de la vente des Mistras les sanctions absurdes et je pense que nous avons des intérêts en commun notamment pour lutter contre le fondamentalisme islamiste c'est à dire que vous avez la même vision que François Fillon tout à fait là-dessus tout à fait Guillaume Daré donc la proximité supposée de François Fillon avec la Russie et Vladimir Poutine n'est pas un problème pour vous ça c'est à François Fillon de s'expliquer sur des liens supposés en tout cas sa volonté de se rapprocher de la Russie vous adhérez je suis d'accord avec lui
est-ce que malgré tout il faut s'inquiéter un peu du rapprochement entre Trump et Poutine
nous on est au milieu quand un pays s'évanouit quand des dirigeants n'ont plus la force d'exister par eux-mêmes au nom de la France et bien il est évident qu'on devient une sorte de ventre mou et je vais vous dire ce qui m'a le plus déçu dans le mandat de François Hollande c'est cette espèce d'évanouissement parce qu'il aurait pu renégocier certaines choses en Europe il aurait pu prendre en main les choses il s'est évanoui et c'est pour ça qu'il est obligé d'aller partir au Chili pour se recueillir sur la tombe d'Allende c'est pathétique même si j'admire Allende par ailleurs ça prouve une disparition de l'histoire moi je veux que mon pays redevienne un grand pays libre ça veut dire autant de rapports avec Poutine qu'avec Trump qu'avec les autres ne confondez pas les chefs d'Etat et les peuples
13h48 la parole à l'équipe des Pixels du Monde
questions politiques sur France Inter en partenariat avec le Monde
et cette semaine c'est Damien Leloup qui nous rejoint bonjour Damien bonjour la souveraineté numérique
fondamentale alors effectivement c'est un sujet dont vous soulignez régulièrement l'importance dans vos discours dans vos livres dans vos écrits c'est aussi un sujet qui est extrêmement large alors quand vous parlez de souveraineté numérique Nicolas Dupoignan est-ce que vous parlez d'une souveraineté militaire économique technique c'est quoi de la souveraineté numérique telle que vous voulez la construire ?
c'est très simple c'est quand on a inventé le fusil et qu'on est passé de l'arbalète au fusil si on avait des dirigeants français qui et des rois qui s'étaient occupés que des arbalètes on aurait eu du mal c'est quand le général de Gaulle disait qu'Hitler avait des forces mécaniques et qu'on avait des abrutis de généraux qui faisaient la ligne Maginot on l'a pris pour un fou c'est tout c'est que être attaché à la France c'est pas vivre dans le passé c'est pas une nostalgie c'est que notre pays doit se renouveler il doit bouger il y a le monde à changer donc j'aimerais je trouve ça ahurissant qu'on ait une loi de programmation militaire qui n'ait pas été réorientée sur toute la question de la cyber défense ahurissant on a un retard fou je trouve ahurissant qu'on n'ait pas nationalisé je suis pour nationaliser les réseaux de fibre optique pour arrêter qu'il y ait 4 opérateurs qui câblent 4 fois les mêmes immeubles à Paris et qu'en même temps dans les zones rurales il n'y a rien j'estime qu'après il y a les sociétés qui vendent les produits les offres aux télécoms ça ça reste privé mais je pense que l'Allemagne a fait un ministère des réseaux la Suisse voilà nous nous sommes nous sommes voilà nous regardons derrière sur le plan de la sécurité aujourd'hui on est assez dépendant de ce que font nos alliés américains ou britanniques notamment en termes de surveillance ça veut dire qu'on met en place en France l'équivalent de ce que fait la NSA aux Etats-Unis un système global de surveillance d'internet Nicolas Dupont-Réon mais quand le général de Gaulle a décidé de doter la France de l'arme atomique tout le monde s'est foutu de lui il a demandé la technologie aux américains oui et ça s'est fait de manière intelligente mais après il s'en est libéré et de manière très méthodique et très intelligente et François Mitterrand parlait de la bombinette et depuis on vit dessus donc ce que je demande c'est que simplement on arrête de confier notre destin à des mains qui défendent leurs intérêts quand je vois que le ministère j'ai lu ça à Ballard c'est des sociétés américaines qui assurent l'informatique du ministère de la défense quand je vois que Airbus a vendu sa division défense Airbus a vendu sa division défense qui était essentielle à un fonds américain quand je vois que c'est Thalès ou c'est qui a vendu c'est Thalès ou Safran je vais commettre une erreur mais qui a vendu ce qu'on appelle pour les passeports la biométrique la biométrique une filiale essentielle pour l'intérêt qui va être un fonds américain mais je dis aux français ces dirigeants sont des traîtres des traîtres parce que si on ne défend pas notre pays on sera des esclaves on sera des pays de seconde zone moi je ne veux pas être un pays de seconde zone Damien les américains ont quand même fait des efforts ces dernières années depuis le 1er octobre ce qu'on appelle la racine d'internet elle est passée sous un contrôle multilatéral il y a eu la première négociation intéressante c'est insuffisant bien sûr c'est déjà mieux mais vous savez quand le général de Gaulle a demandé à rapatrier son or en France il l'a rapatrié et madame Merkel doit faire pareil les allemands veulent faire la même chose un pays doit être libre mais comment vous rapatriez toute la technologie de Silicon Valley c'est quand même ça on a l'impression qu'on est tellement en retard non parce qu'on a beaucoup de scientifiques non attendez on a un capital scientifique en France exceptionnel on a des chercheurs exceptionnels nous sommes la 3ème puissance scientifique mondiale donc il ne s'agit pas de cracher dans la soupe on a des inventeurs fabuleux on a des chercheurs qui sont les meilleurs en mathématiques et terriblement on a les innovations on a les inventions et les innovations partent parce qu'on n'a pas su mettre en place le capital risque dans mon programme il y aura des mesures très précises vous savez c'est un jeune chercheur qui a 26 ans qui fait mon programme de recherche il me parlait récemment moi je ne suis pas compétent je vais être très franc donc il faut prendre des gens compétents et il me parlait de l'informatique quantique du calcul on est en retard on a tout en France pour réussir mais en Europe je ne dis pas qu'il faut faire ça tout seul il faut faire ça avec nos amis allemands il faut faire ça avec des italiens il ne faut pas faire ça tout seul mais il faut tenir la boutique d'ailleurs vous savez l'espace on l'a fait c'est la France qui tenait la boutique et puis on a agrégé d'autres Damien il y a les questions techniques donc évidemment je ne suis pas un spécialiste il y a les questions politiques aussi fondamentales cette semaine Barack Obama avant de quitter le pouvoir a commué la peine du lanceur d'alerte Chelsea Manning il y a un autre lanceur d'alerte qui a exposé un certain nombre de pays l'Allemagne la France la surveillance dont il faisait l'objet de la part de leurs alliés américains est-ce que Edward Snowden si vous êtes élu président de la république vous l'accueillerez vous proposerez l'asile ou est-ce que vous pensez qu'il a trahi son pays Nicolas Dupont-Aignan l'asile je pensais que François Hollande aurait eu le courage de proposer l'asile c'est la tradition de la France c'est la tradition de la France l'asile oui parce que vous savez j'ai auprès de moi Stéphanie Gibault qui était lanceur d'alerte sur l'affaire UBS j'ai beaucoup aidé lorsque j'ai fait mon rapport sur les paradis fiscaux LV Falsani qui a disparu d'ailleurs parce qu'il est en danger de mort parce qu'il a révélé l'affaire HSBC ce sont des gens des héros modernes face à un système tentaculaire et je pense que la France justement c'est à la fois un pays qui doit défendre son indépendance et en même temps être une lumière pour le monde c'est ça l'idéal français Damien ?
et quand on défend comme vous la souveraineté nationale l'importance d'une armée forte ça ne vous pose pas de soucis d'encourager des militaires qui livrent des informations sur des programmes secrets de défense ? il a révélé l'espionnage et bien on peut lui donner l'asile d'accord vous donnez l'asile à un traître est-ce qu'il est traître à la nation américaine ? certains le verront comme un traître à la nation américaine d'autres le verront comme quelqu'un qui a mis les pieds dans le plat sur un espionnage généralisé et comme par hasard il est à Moscou ça vous gêne pas ? non non rien ne me gêne quand c'est la liberté qui l'emporte
la main de Moscou
dans l'élection américaine pour l'interrogation le grand complotisme non c'est une question c'est marrant d'ailleurs parce que ce sont les anticomplotistes qui deviennent complotistes dès qu'il s'agit de la Russie vous savez moi je pense que si on avait fait un geste à l'égard de la Russie en disant clairement que l'Ukraine était une zone démilitarisée neutre si l'OTAN avait respecté l'accord initial qui consistait à dire que la Pologne et les anciens pays de l'Est restaient une zone neutre la Russie ne serait pas dans cet état peut-être d'inquiétude excessive donc vous êtes pour la doctrine Brezhnev souveraineté limitée des pays d'Europe centrale non je suis pour un équilibre et je pense que l'Ukraine qui a une partie soviétique russe évidente et une partie occidentale est un pays qui est entre les deux et que la raison ça aurait été d'avoir une paix intelligente avec la Russie plutôt que ce vat en guerre c'est exactement la ligne Maginot c'est à dire que les gens ne sont pas capables les dirigeants d'anticiper le monde qui vient et on reste sur la guerre froide mais la nouvelle guerre c'est entre les fondamentalismes islamiques et moi je préférerais qu'on s'attaque à l'état islamique Chéchénie Géorgie Ukraine Syrie Crimée ça fait beaucoup quand même pour M.
Poutine avec lequel il faudrait Syrie vous plaisantez j'espère parce que quand M.
Hollande met la légion d'honneur au roi d'Arabie Saoudite qui fait des massacres monstrueux au Yémen personne n'en parle et si nous avions été présents en Syrie si on n'avait pas fermé notre ambassade c'est d'ailleurs Alain Juppé et François Fillon qui l'ont fermé nous serions présents en Syrie et nous aurions peut-être d'ailleurs pu limiter l'influence russe vous savez dans la vie internationale quand on disparaît soi-même et bien ce sont les autres qui prennent la place Poutine ne promet pas de crime de guerre en Syrie en bombardant Alep avec des quand on bombarde Mossoul on parle de quoi et quand l'état islamique c'est pas Poutine qui a tué sur les trottoirs de Paris au Bataclan et à Nice c'est l'état islamique moi je m'attaque à l'état islamique je choisis mes cibles la question est de savoir
si Poutine le fait de s'attaquer à l'état islamique c'est ça la question que pose
vous avez raison Nicolas Demorand vous avez totalement raison mais si nous avions été moins dépendants des monarchies du Golfe si nos hommes politiques n'allaient pas trop souvent dans ces pays je pense qu'on aurait eu une plus belle politique au Moyen-Orient mais c'est une affaire très délicate et je ne soutiens ni Assad ni Kadhafi ni les autres j'essaye de porter une voix un peu libre et indépendante
merci Nicolas Dupont-Aignan merci Guillaume Daré Arne le Parmentier Karine Bécard et Damien Leloup de l'équipe des Pixels du Monde passez merci de votre invitation merci à vous de l'avoir accepté passez une belle fin de journée une bonne fin de week-end bonne fin de dimanche on se retrouve dimanche prochain merci pour votre attention et votre participation à bientôt
Nicolas Dupont-Aignan