Marine Le Pen : fin de campagne auprès des éleveurs normands
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« aujourd'hui on est en train de dévisser complètement avec près de 60 euros de baisse du prix du lit de lait pour l'année. »
- 0:19InvitéChiffre
« Sur cette exploitation, on va perdre à peu près 55 000 euros. »
- 0:34InvitéFait
« Donc qui accepterait aujourd'hui de travailler pour 700 euros ? »
- 1:18Invité politiqueFait
« Ils sont dans une véritable situation de désespoir. »
- 1:27Invité politiqueFait
« ils sont en train de négocier le traité transatlantique qui va représenter la disparition, encore une fois, de milliers d'exploitations familiales »
- 3:35PrésentateurFait
« le Parlement européen est en train de préparer l'adoption du traité transatlantique, qui va permettre à tous les produits agricoles américains de venir chez nous librement, sans droit de douane. »
- 3:41PrésentateurFait
« Et là, je crois que pour ces exploitations qui ont déjà du mal, ça sera malheureusement la mort. »
Temps de parole
- Marine Le Pen56 %
- Invité30 %
- Présentateur14 %
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Aujourd'hui je suis venu dans la Manche pour parler de l'agriculture, pour rencontrer plus d'une centaine d'éleveurs.
Ici on a 75 vaches pour 570 000 litres de lait pour production laitière. Aujourd'hui on est en train de dévisser complètement avec près de 60 euros de baisse du prix du lit de lait pour l'année. Sur cette exploitation, on va perdre à peu près 55 000 euros. Mon épouse et moi, on est à plus de 100% d'activité, c'est-à-dire qu'on fait à peu près 65 heures par semaine avec des périodes, comme tous les autres agriculteurs d'ailleurs, avec des périodes de coups de bourre à 120-130 heures par semaine. Donc qui accepterait aujourd'hui de travailler pour 700 euros ?
Que les agriculteurs aussi prennent conscience avec le traité transatlantique qui est en train d'arriver, qu'ils sont en voie de disparition dans le modèle familial qu'on est. Exactement, l'exploitation familiale.
Bonjour, bonjour, ça va bien ? Bonjour Marine, bonjour. Je veux profiter des derniers moments où les caméras sont ouvertes pour pouvoir permettre à des gens comme M. Baudin de venir expliquer tous ces agriculteurs, tous ces éleveurs, les difficultés qui sont les leurs et dont les responsables politiques font mine de parler uniquement au moment du salon de l'agriculture. Ils sont dans une véritable situation de désespoir.
Moi je trouve que c'est honteux, que c'est indécent et comme on continue à les mettre dans des difficultés très graves puisqu'ils sont en train de négocier le traité transatlantique qui va représenter la disparition, encore une fois, de milliers d'exploitations familiales, je viens défendre ce modèle et puis parler avec eux et répondre à leurs préoccupations.
On a diminué le coût alimentaire ici depuis six mois en vue de cette putain de mauvaise crise qui nous arrive. On n'est pas encore en sous-alimentation des animaux, mais il arrive un moment où on préfère diminuer de 1 kg de correcteur azoté puis d'un moment à un autre, malheureusement, jouer sur la santé animale. Il y a un moment, économiquement, on ne peut plus soigner nos animaux et on préfère prendre la masse. Et ça c'est honteux. On ne peut pas se permettre de vendre un animal moins cher que le coût qui nous a coûté par les produits vétérinaires.
Si la relégation qui est en train de vivre la ruralité, l'abandon total qui est en train de subir les agriculteurs peut bénéficier des quelques moments d'antenne avant que se referment les micros et les caméras, je suis très contente de leur offrir. Je suis contente qu'ils puissent exprimer devant l'ensemble des caméras les difficultés qui sont les leurs.
Il faut remettre de l'ordre dans la Maison France. Et nous, agriculteurs, on ne devrait déjà même pas avoir le droit de vendre à perte quand ça part de chez nous. Parce que la grande distribution, elle, ne se pose pas cette question-là parce qu'elle n'a pas le droit de vendre à perte.
La ruralité, c'est aussi le cœur de la France. Et aujourd'hui, la ruralité souffre. Elle a mille choses à dire. Et elle n'est plus dans les radars des politiques. Parce qu'on ne s'intéresse qu'au quartier difficile, qu'à la politique de la ville. Il n'y en a que pour les métropoles. Seulement, voilà, ce sont des millions de nos compatriotes qui sont laissés, relégués, un peu au banc, si vous voulez, du suivi politique. Et ça, ce n'est pas nécessaire.
Je crois que la situation du monde agricole, c'est véritablement, comme Marine Le Pen vient de le dire, un problème très grave. Parce que non seulement nos politiques ne font rien pour régler la situation, mais en plus, ils vont l'aggraver. Puisqu'à l'heure actuelle, le Parlement européen est en train de préparer l'adoption du traité transatlantique, qui va permettre à tous les produits agricoles américains de venir chez nous librement, sans droit de douane. Et là, je crois que pour ces exploitations qui ont déjà du mal, ça sera malheureusement la mort. Donc c'est ça aussi qu'on veut dénoncer. C'est pour ça qu'on se donne tout ce mal et qu'on va voir constamment le milieu agricole.
C'est pour leur faire passer le message qu'une autre politique est possible, celle du Front National.
Qu'est-ce qu'ils veulent faire de l'agriculture française ? Parce que moi, j'entends, encore une fois, je les vois les politiques, chaque année, comme on dit, ils vont teinter le cul des vaches au sein de l'agriculture. Mais est-ce qu'ils veulent vraiment que l'agriculture française vive ou est-ce qu'ils veulent qu'elle disparaisse ? Moi, le sentiment que j'ai, si vous voulez, c'est qu'ils se sont partagé le monde, quoi, un peu, en quelque sorte. Alors ils ont décidé qu'il y avait l'usine du monde, alors c'était la Chine. Et nous, en réalité, là-dedans, qu'est-ce qu'il nous reste, quoi ? La Corée. Eh bien, exactement. Les bronzes-culs de l'Europe.
Mais c'est une vraie question, parce qu'il faut qu'ils arrêtent de mentir. Sachez que vous pouvez absolument compter sur nous pour la défense, non pas de vos intérêts, mais de l'intérêt de toute la France que représente la défense de l'intérêt de l'agriculture. Merci. Merci à vous, Richard. Merci beaucoup.
Marine Le Pen