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interviewLCI (sur YouTube)· 23 mars 2026 23 min

Les Partis Pris : "PS/LFI, le contre coup", "L. Jospin, la vérité sur l’héritage" et "Quand le na...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Place au parti prix. Nous rejoignent Routel Crièv pour la politique, Abnous Chalmani pour l'international et François Longlais pour l'économie. Bonsoir à vous trois et c'est vous qui commencez route avec évidemment les suites de cette soirée du deuxè tour des municipales de ces résultats des municipales qui ont montré en particulier que les choix d'alliance entre le parti socialiste et la France insouise étaient sanctionnés par les électeurs n'étaient pas efficace.

Donc quand on dit les suisses, c'est même un contre-coup pour le parti socialiste parce qu'il commence à y avoir des turbulences. Alors, rappelez-vous les manchettes du premier tour. On parlait de la percée de LFI, des succès du RN et pourtant, on peut dire que ce deuxième tour a été un échec singlant pour les premières et l'expression de résistance très sérieuse pour les seconds.

Alors, il faut toujours faire confiance aux Français, ils ont encore répété qu'il ne se donneraiit pas aux extrêmes. L'enseignement principal, et vous le venez de le dire David, de ces municipales, c'est ce front anti LFI qui s'est désormais installé dans la politique française. Les électeurs socio-démocrates, socialistes traditionnels ont rejeté la compromission et la droite et l'extrême droite s'est surmobilisé.

C'est le résultat et l'expression de ce nouveau front anti LFI. Alors au passage, il faut remarquer que les villes qui ont été remportées par LFI ont été ravis à des maires socialistes pour la plupart. Donc c'est une stratégie d'alliance perdante perdante dans les banlieux de Paris ou de Lyon comme Saint-Denis ou Vau envelin.

C'était des socialistes qui ont été donc délogés par des LFI. On peut pas dire que cette union a été un succès. Alors beaucoup d'observateurs auraient pu le prédire.

Je crois qu'on l'a un peu fait sur ce plateau mais je sais pas les socialistes d'Olivier Fort n'avaient pas vu venir avec une mauvaise foi confondante d'ailleurs aujourd'hui les mêmes Olivier Fort quand même qui avait dit je comprends les les candidats qui font alliance si j'avais été à Toulouse je voterai pour François Picmal de LFI ben aujourd'hui qu'est-ce qu'il dit les LFI était un boulé et c'est le règlement de compte écoutez Jean-Luc Mélenchon est devenu aujourd'hui le boulet de la gauche La réalité d'ailleurs, ses propres amis devraient s'en rendre compte. Si Damien Modé à Limoge et si François Picmal à Toulouse n'avait pas dû supporter le poids de Jean-Luc Mélenchon, ils auraient gagné à Toulouse et à Limoge. Mais pardon, je trouve qu'il y a une ingratitude dans les réactions du Parti socialiste qui sont absolues.

Madame Johanna Roland si et d'ailleurs elle l'a dit elle-même et je le reconnais si elle a été réélue hier maire de Nant c'est grâce à l'apport et à la mobilisation des insoumis. Donc la moindre des choses c'est dire merci plutôt que de nous cracher dessus. Bon voilà, voyez l'ambiance hein.

Bon c'est vrai qu'à Nant c'est l'exception c'est la seule ville dans laquelle l'alliance a été fructueuse. Mais en revanche encore faut-il faire les calculs en détail compte tenu du premier tour de l'équilibre des forces à gauche et de voir ce que ça arrête. De fait elle a pas été un repoussoir.

De fait elle a gardé sa vie. En tout cas ça ne l'a pas empêché de gagner. Voilà.

Ex de la gagner évidemment. Euh en revanche et on l'a dit à Toulouse Limoche Clairmontferrand Avignon Brest. Bon, à Strasbourg alors c'est un peu différent parce que c'était une ville écologiste, mais il y a quand même la victoire très rassurante de Catherine Trottman qui a fait un pied de nez aux apparats chic de son propre parti qui voulait l'exclure.

Et de la même façon, les écologistes qui ont fait l'union ardemment défendue par Marine Tonelier ont perdu toutes leur villes à l'exception de Lyon. Leur ville c'était Poitier, Besançon, Bordeaux. C'est pas n'importe quelle ville he sont des villes importantes.

Alors à contrario, fort de la composition sociologique désormais enracinée dans les métropoles, les maires socialistes résistient aux sirènes de Jean-Luc Mélenchon ont gardé leur ville où ont gagné à Marseille, Benoît Paillan ou évidemment Emmanuel Grégoire à Paris avec de gros écarts même. Exactement avec comme s'il y avait une prime. Oui, il y a Oui, parce enfin en tout cas, ils ont aussi un enfin aussi une composition sociologique.

De fait les métropoles aujourd'hui sont devenus les bastions les places fortes des socialistes et peut-être pour un certain temps et peut-être pour un certain temps mais le résultat de cette stratégie un peu de girouette d'Olivier Fort qui dit un jour pas d'alliance, le lendemain l'inverse et le 3è jour qui dit ah ce sont des méchants. Bah en fait tout comme celle de Marine Tondelier qui a plus privilégié ses affinités avec les insoumis que le combat environnemental bah aujourd'hui ces deux dirigeants, ils vont être sur la scellette. Le bureau euh national du Parti socialiste de demain soir, on peut le prévoir déjà, la guerre des gauches va être relancée plus que jamais.

Et euh ça avec une question que moi je me pose sincèrement, mais où est la colonne vertébrale du Parti socialiste ? Où sont ses valeurs ? Euh du côté de ceux qui ont approuvé les alliances et donc perdu ou alors de ceux qui sont minoritaires aujourd'hui mais qui voulaient la rupture nette et franche et aujourd'hui ça n'a pas manqué.

Écoutez, regardez. Raphaël Luxman a tout de suite dit "C'est une leçon pour l'avenir. La tambouille, ça ne fonctionne pas.

Les électeurs n'en veulent pas." François Hollande a dit "Les résultats sont l'échec de la méthode d'Olivier Fort." Bon François Hollande dont l'ami Benoît Bernard Combe a perdu quand même la ville de Tul alors qu'il avait noué une alliance avec le reste de la gauche.

Il y avait deux à la fille sur la liste. Voilà. Donc il y a un peu de gribouille un peu par-ci par là.

Mais même Boris Vallot, le président du groupe socialiste qui était quand même aussi au Congrès socialiste face à Olivier Fort la stratégie aujourd'hui euh d'Olivier Fort. Bon, donc est-ce que tous ces gens-là vont construire quelque chose de crédible ou est-ce que en fait euh même si le PS a gagné plusieurs villes, est-ce que d'une certaine façon aujourd'hui Lionel Jospin, tel le commandeur, n'aurait pas emporté avec lui ce qui restait de sa famille ? est vraiment ma question ce soir.

Alors, je voudrais qu'on parle aussi du RN parce qu'on l'a donné comme grande enfin pas assez victorieux quoi. Le soir du premier tour, on a dit percer et cetera. Bon bah, de la même façon, on peut pas parler de succès même si il s'est implanté dans ces zones de force.

Alors ex quand même Toulon, Nî et Marseille, les grandes villes qui étaient ciblées. Mais c'était pas des villenes. Il a pas perdu mais il a pas pu les conquérer.

Oui, c'est ça. Le plafond de verre, les cibles n'ont pas du tout été atteintes alors même qu'au niveau national, ils sont très forts queils avaient des ambitions très élevées. Dans les trois cas, les électeurs de droite n'ont pas allié le candidat RN.

Et leur la valette, par exemple, la porte-parole du parti s'est incliné à Toulon. Il y a une forme de résistance sociologique mais aussi politique à l'expansion du parti hors de ces zones de force. Euh donc on a même vu des LR qui ont attiré des électeurs RN parce que ils ont fait barrage à la gauche à LFI à Clermontferrand ou à Limoge.

C'est l'inverse qui s'est passé. Donc bon seul Eric Sioti a réussi de façon spectaculaire à Nice mais on l'a déjà dit ici c'est une histoire très particulière. En revanche, le RN a conforté ses places fortes.

Donc avec une playade de petitte villes, Menton, Tarascon, Hagues, Carcasson, Carpentra et beaucoup de Castre et la même vague municipale dans le nord-est, Liévin, Coursel, les Lances. Au final 70 communes revendiquées par Jordane Bardella. On peut pas dire que c'est un tremplin pour la présidentielle, mais on peut pas dire que c'est un frein non plus.

En revanche, de la même façon que la guerre des gauches a commencé, on peut dire que la guerre des lignes a un peu commencé aussi au sein du RN. parce que Jordan Bardella avait avait prené la stratégie d'ouverture à la droite et écoutez ce qu'a dit Marine Le Pen pour conclure, c'était cet après-midi à Budapest. Il faut pas ouvrir à droite, il faut ouvrir à tous les Français.

Il faut arrêter euh avec ces considérations. Euh je crois vraiment que l'élection présidentielle, c'est l'élection précisément où il faut s'adresser à l'ensemble des Français, quel que soit leur origine politique. Voilà, on en parlait l'autre jour.

Exactement, c'est pas fini. Voilà, exactement, ça continue. Bon, sur la gauche sur LFI, Jean-Christophe Cambadellis aussi demande un nouveau congrès, je crois.

Enfin bon, ça rue un peu dans les brancards. Oui. Bon, c'est c'est pardon, mais à chaque fois ça rue dans les brancards.

C'est que moi, j'ai un peu l'impression, c'est un peu l'histoire sans fin. C'est genre scandale, on coupe tout, c'est plus nos amis pour plus jamais de toute la vie. Petite élection au niveau local, on peut s'arranger.

Pat àra, ça marche pas. Oh là là, c'est méchant, méchant, très très méchant. Ça va pas aller.

Non mais c'est écœurement. Moi, j'ai pas d'autres mots. Si je devais réduire à ça, c'est écœurement mais vraiment c'est c'est et ne pas avoir un parti de gauche, c'est pas sain pour la démocratie.

François, il y a deux lectures de cette affaire. C'est-à-dire soit vous dites finalement en regardant ces résultats, bon les partis traditionnelles de gauche modéré et de droite modéré résistent pas mal. Mais en réalité, si on s'appuie sur ce que vous dites et qu'on le prolonge à droite, on voit que ces ces ces élections vont ouvrir des périodes de dissension très forte sur la ligne adopté justement avec les deux autres.

Et même à droite, l'attitude de Bonoto, elle a suscité beaucoup de critiques chez certains à c'estàd le fait de de ne pas choisir explicitement un candidat. Donc est-ce que c'est le renouveau des partis traditionnels ou est-ce que c'est une étape dans leur décomposition ? Je je ne pas de réponse à cette question.

En tout cas, ce n'est pas comment dire décisif. Oui, c'est ça. Reste ouvert.

C'est juste déprimant. C'est pas décisif, c'est juste déprimant. C'est vrai François, votre parti prixéconomique.

Alors tout à l'heure on évoquait la rectitude de Lionel Jospin et et vous disiez aussi Route, c'est vrai que queles que soient les critiques, Lionel Jospin incarnait d'une certaine manière une forme de droiture en politique loin des petites combinaisons, loin de l'obsession de l'ego. On approcher sa rigidité aussi. Mais qu'en est-il de Et son lambertisme un petit peu quand même.

Pardon ? et son lambertisme quand même, il vient de de du lambertisme qui est génération à 18 ans beaucoup été à l'extrême gauche ou à l'extrême droite. Oui, on était formé pour aller espionner dans les partis traditionnelles et imposer la pensée trotskiste.

Et Jean-Luc Mélenchon comme Lionel Jospin viennent de ce groupe des lambertistes qui ont qui qui ont fait enfin. Est-ce que vous pensez que ça définit Lionel ? Non, pas du tout mais ça fait partie.

Moi, je suis toujours d'accord comme il comme il a et ce que j'ai toujours admiré c'est d'avoir demandé un droit d'inventaire euh sur Mitteran et je pense que c'est un droit d'inventaire, ça serait pour pour tout le monde et lui compris et 89 et l'affaire du voile de Crille, j'avoue que j'ai toujours pas digéré. Et bien justement à propos de droit d'inventaire, qu'en est-il de son bilan économique ? Parce qu'on a entendu tout et son contraire.

Quel est-il François ? Ce qui est frappant, c'est que ses amis, ses amis, ses vrais amis ou ses amis politiques saluent un homme qui entre 1997 et et 2002, lorsqu'il a été à Matignon, a remis en état la Francein avec une croissance retrouvée, un chômage au plus bas après des années 90 qui avait quand même été assez médiocre. Et alors, c'est un jugement qui doit sans doute beaucoup à l'affection, hein, l'affection méritée pour cet homme intègre d'une droiture absolument qui n'a jamais été prise en défaut.

Parce que si les chiffres sont incontestables, la réalité de la situation de l'époque est très différente. En 97, après la dissolution, les les socialistes achètent au plus bas. Personne ne voit venir la reprise mondiale.

Et d'ailleurs, c'est pour ça que Chirak et Villepin s'engage dans cette manœuvre de la dissolution qui n'a été égalée que tout récemment par la dissolution de de Macron. Dans la bêtise, j'entends et en fait la la reprise mondiale va s'affirmer dans les mois et les années qui viennent. C'est la divine surprise.

Quelques éléments. Entre 1998 et 2000, la croissance en France est comprise entre 3 et 4 %. 3 4 %.

On est aujourd'hui péniblement à 1. Nous sommes en situation d'excédent commercial vis-à-vis de l'Allemagne qui est au plus bas parce que comme un boa qui digère un mouton, elle est en train de se réunifier avec toutes les difficultés que ça occasionne. Le pétrole est à 10 dollars le baril.

L'euro est à un cours 30 % plus faible par rapport au dollars qu'aujourd'hui. Tous les moteurs rugissent. On n'est pas encore passé à l'euro.

Ah oui, il y a le la double c'est c'est juste le seuil. On est au passage 99, on gèle les parités et puis 2001 2002, on passe au billet. En fait, ce sont les derniers feux du 20e siècle.

Depuis, ça fait quand même 25 ou 30 ans, on n'a pas connu une telle conjoncture nulle part en Europe. Et alors font la question de l'héritage, c'est qu'est-ce qu'on a fait de tout ça ? Qu'est-ce qu'on a fait de ces cadeaux ?

Et bien la dette publique par exemple en France, elle passe de 59 % du PIB en 1997 quand le gouvernement Jospin est nommé à 59 % en 2002 quand il s'en va. Alors que dans le même temps, le Royaume-Uni réduit sa dette de 12 points, la Suède de 20 points, la moyenne de la zone euro, c'est 6 points. Parce que l'État dépense tous ces fruits de la croissance, de cette croissance inespérée.

Le nombre de fonctionnaires augmente de 8,5 % sur la période. Les emplois jeunes subventionnés sont créés par centaines de milliers par Martin et puis le chef-dœuvre, bah c'est les 35 he bien sûr, 35 heur payer 39, ce qui va à la fois détériorer la compétitive des entreprises et fragiliser les finances de public. publique puisque elle subventionne.

On va écouter le premier ministre qui s'exprimait à l'époque. Notre objectif maintenant pour l'année 1999, c'est d'arriver à 250000 emplois jeunes. C'est-à-dire que nous allons donner un nouvel élan emplois jeunes de la même manière d'ailleurs que je pense que la le le passage au 35 he va monter en puissance.

Il est monté en puissance. On peut pas dire le contraire. Resque le déficit de l'époque, il est toujours 2 et demi quand tous nos partenaires sont en excédent.

Tout ça alors que le taux de prélèvement atteint un record, 45 % du PIB et que les recettes de privatisation n'ont jamais été aussi importantes. Au total, la compétitivité aura quand même été plombée parce que vous évoquez l'euro, c'est à ce moment-là qu'on gèle les parités. La France est plombée par les 35 heures au moment où l'Allemagne se redresse avec le le travail de Schreeder et tout ça est gravé dans le marbre avec l'Union monétaire.

Donc ça ombre évidemment les décennies qui suivent l'équipe Jospin DSK, Dominique Stroscan et Aubry en tête aura donc dépensé énormément et finalement de ce point de vue ce quinquenage Jospin, il est j'allais dire très français c'est-à-dire que il s'appuie sur les dividendes inespérées d'une conjoncture fragile d'un style économique qui par définition va s'inverser plutôt que sur les piliers de la compétitivité. J'avais publié en 2013 une analyse dans le point justement qui reprenait tous ces éléments-là pour comparer avec les situations en Hollande en disant au fond si on avait donné à Hollande la même conjoncture, il aurait fait des miracles. Et le premier ministre Jospince en était beaucoupusqué.

Il m'avait voué aux gémonies, il avait écrit au point, on avait publié sa lettre, j'avais répondu, il avait republié et puis quelques années plus tard, on s'est retrouvé, on en a discuté de façon très amicale, très franche mais très amicale et c'est vrai que je persiste à penser, c'est ce que je lui avais dit, que cette analyse est juste. Toutefois, aujourd'hui, je la complète. Il faut dire quand même qu'il y avait aussi des bonnes choses.

J'en vois deux que je voudrais citer en ce jour. Euh la première c'est la création du fond de réserve pour les retraites. On avait perçu la fragilité démographique et c'était une idée excellente.

Il était abondé avec une partie des recettes de la privatisation. Idée qui a été malheureusement dénaturée par tous les successeurs de Josep qui ont puisé dans ce fond pour desons immédiat pour financer les dépenses courantes. Évidemment.

Deuxième chose, le premier ministre de l'époque n'avait pas manqué de courage en septembre 1999 lorsqu'il avait été interpellé sur l'inaction du gouvernement face au licenciement de Michelin. Et c'était donc en 99, il était au journal télévisé, on l'écoute. Faut pas attendre tout de l'État ou du gouvernement.

Il faut aussi que se mobilise à la fois l'opinion et les salariés de l'entreprise. Il ne faut pas tout l'état. Une petite phrase que nos politiques d'aujourd'hui, de droite comme de gauche, devraient inscrire au-dessus de leur lit pour la relire tous les soirs avant de s'endormir.

À l'époque, il avait un tabou mais il avait été vertement critiqué. Il avait fait une forme de modernisation mais il l'a jamais assumé. Il en a jamais fait la pédagogie suffisante.

Faut même se souvenir qu'à l'époque, il y avait Schroder en Allemagne et Blair en Angleterre quel que soit leur mérite. Voilà la trisème voix. refus de la modernisation de la démocratie qui prendrait en compte la réalité refusé de s'y joindre et il est voilà mais il faut dire David que aujourd'hui ces deux hommes sont détestés dans leur pays à cause de leur amour de l'argent personnel ça oui à la fois non il resté un texte jusqu'au bout votre parti prix international vous alarmez de ce qui se passe en Allemagne où le nazisme devient une sorte de mode une sorte de jeu oui et puis ça Ça c'est et j'ai pas pu m'empêcher de la regarder ailleurs et vraiment ça ça c'est c'est c'est c'est total je suis totalement déprimée.

Donc c'est une enquête du quotidien Britannic Times qui nous apprend que le je crois que c un samedi enfin le 14 mars 2026 entre 100 et 50 enfants et adolescents en gros entre 11 et 18 ans et participa à une soirée Tiny Disco donc dans une piste tête au club Blue Velvette de Falkenberg dans le Brandbourg dans dans l'exemagne de l'Est. Le DJ passe l'amour toujours du DJ italien Digi D'Agostino. Un tube de 99 que je ne connaissais pas mais où le refrain n'a pas de parole.

Et voilà ce que chantent les jeunes pendant très longtemps. On écoute. Oui, vous entendez bien au Slender House dehors les étrangers.

C'est la 2è partie du slogan néonazi l'Allemagne aux Allemands dehors les étrangers Dutchland den Dutch au Slender House. Et ça c'est des gamins. Le slogan des nazis.

Oui. De néonazie. C'est que vous le retrouvez ce slogan sur les affiches électorales du parti néonazie NPD dans les années 80.

C'est déjà terrifiant. Mais dans le même article, qu'est-ce que je découvre ? que tout ça est déjà terrifiant mais qu'en mai 2024 sur l'île UP de SIL en mer du Nord, c'est la destination des grandes fortunes allemandes, vous avez des gens de 20 à 30 ans tout propre sur eux, tout bien habillé qui chantent la même chanson et qui vont jusqu'à faire le salut nazi normal.

Et alors là évidemment le chancelier Lafchuse avait cela dégoûtant. La ministre de l'intérieur Nancy Fer avait parlé d'une honte pour l'Allemagne. Et sur ce, qu'est-ce qu'on apprend ?

Contre octobre 2023 et jan 2024, la police allemande a été appelée 360 fois pour signalement du même champ dans des fêtes foraines, des discothèques, des mariages et même lors du match Autriche- Turquie à l'Euro 2024. Ça fait beaucoup, c'est que c'est devenu un espèce de slogan et évidemment que c'est d'autant plus chogant que ça se passe en Allemagne. L'Allemagne, c'est un pays qui a bâti depuis 1945 un éditif édifice juridique mémoriel éducatif unique au monde référence à son passé nazi, c'est la maîtrise du passé.

Je vous imposerai pas le terme en allemand qui fait 12 lignes, mais ça n'a pas d'équivalent ailleurs. Ça veut dire qu'on apprend euh le programme, l'holocaust c'est un programme scolaire dès la primaire. Les symboles nazis sont illégaux et il faut que chaque allemand soit confronté à la honte nazi dès son enfance.

Donc c'est pour ça aussi je pense que c'est d'autant plus choquant. Et en fait en regardant ça, j'ai j'ai complètement dérapé. Je suis allé regarder ailleurs et vous savez la semaine dernière vous avez parlé de la molarchie.

Ça c'était dans l'île de Silt de la Molarie Pop disco où ils font des la molarchie fait des utilise les Legos, voyez, pour faire de la propagande genre la monarchie c'est pop, c'est cool. Et ben figurez-vous qu'il y a la même chose avec le nazis. C'est une enquête de Maldita s Facta publiée en octobre 2025 qui raconte l'émergence du pop fascisme.

Alors vous allez voir, c'est Franco avec des lunettes roses, Hitler jou au football, Mussolini dans TikTok, il y a 24500 vidéos qui utilisent la marche Erica, une marche militaire de la Vermarte dont certaines montrent des abeilles gazées avec le hashtag extermination. C'est complètement délirant. discours de Gobles doublé en anglais qui font des millions de vues.

Et vous voyez, c'est en en mettant en scène comme ça des personnages historiques, non seulement ils deviennent fictionnels, donc comme en plus on a absolument plus de mémoire, on a tendance à les voir presque comme des personnages de film parce qu'en plus physiquement c'est assez marqué mais en plus en les habillant voyez d'une manière pop, bah quelque part ils deviennent rigolos. Voyez voyez le le danger et tout d'un coup j'ai laissé comme ça mon mon esprit vagabondé. J'ai continué mes recherches et j'étais de plus en plus en panique.

J'ai découvert une jeune femme de 23 ans que je ne connaissais pas, la néonazie Isabelle espagnole Isabelle Per P per pardon Peralta dirigeante de Bastion frontal condamné à un an de prison pour incitation à la haine contre les Marocains quand elle avait au moment du verdict elle avait cité Gobels. Normal viendra des gens qui essaieront de suivre notre chemin et seront persécutés comme nous l'avons été. Mais en fin de compte nous triomphons.

C'est délirant. Alors elle, elle passe ses weekends, à essayer de rentrer en Allemagne avec un exemplaire de Mcampf et un drapeau nazi. C'est c'est je je voilà, c'est complètement délirant.

Puis un coup, je me suis rappelé qu'en 2023, l'univers la bibliothèque d'Alexandrie avait dans la section des manuscrits très officiels mis la première traduction des protocoles des sages de Sion euh qui date de 1951 et qui avait été obligé de le retirer devant le scandale euh qui euh y avait eu. Je me suis rappelé qu'en 2019, à la foire du livre du KER, la plus grande foire du livre du monde arabe, le stand officiel égyptien présentait trois ouvrages pour le mois antisémite, en l'occurrence les protocoles de session, l'internationalisme juif d'Henry Ford et Minecft d'Hitler. Qu'en 2005, Minecamp s'est vendu à 100000 exemplaires en Turquie, attendant atteignant la 4e place des listes de bestseller que Mcamp circule depuis des décennies à Aman à Gaza auer et que la première traduction figurez-vous, elle a été réalisée par Louis Salah, un ancien naziier ayant immigré en Égypte et converti à l'Islam.

Et tout ça m'a rendu, je vous le dis, écœuré, malade comme si j'avais besoin de ça en plus de tout le reste. Parce que voyez, vous commencez d'une blague, vous mettez du rose sur Hitler, Mussolini. franco et ça devient sympathique ce qui détache de la réalité historique.

Ensuite arrive quelque part oh ben finalement les protocoles qui font un faux on sait que c'est un faux ça fait par la police secrète service en 1904 s circule voyez sur des stands ça devient un livre comme un autre comme Mkovoff sans aucune critique et puis ensuite vous tombez dans la politiation et c'est comme ça qu'on arrive à dire bah au fait finalement l'antitionme devient un antisémitisme et finalement bon bah les juifs sont des nazis et tout ça vous voyez ça s'installe comme ça tranquillement mais sous couverture toujours d'une boîte de nuit où on dit on utilise un slogan d'Asie, voilà, de de trucs pop, de trucs sympas, de trucs dansés, de musique facile et et et honnêtement, c'est tout à fait désolant. Merci à vous trois pour ces parties prix. Merci à vous de nous avoir suivi.

Les Partis Pris : "PS/LFI, le contre coup", "L. Jospin, la vérité sur l’héritage" et "Quand le na... — Lionel Jospin · Pourquijevote