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interviewSUDRADIO· 5 juin 2026 65 min

Disparition de Lyhanna : Comment expliquer le "dysfonctionnement" ? Mettez-vous d'accord du 5 juin 2026

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Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Et nous continuons ce 10h midi avec Jean-Claude, bonjour, bonjour cher Jean-Claude, avocat, président du forum transatlantique, Anne Duresse, bonjour, président de l'association Femmes de Loi, Arnaud Séfan, fondateur de l'agence La Note de Com, bonjour, et Gilbert Azoulay, directeur général de Newstank Education et journaliste pour l'hémicycle, et vous êtes un spécialiste de l'éducation, on va parler de la santé mentale des jeunes qui se dégradent, et évidemment nous allons revenir sur l'affaire Liana, ça tombe bien que vous soyez avec nous, puisque vous connaissez l'association Femmes de Loi, c'est-à-dire que vous connaissez les ressorts de la justice, ainsi que notre ami Jean-Claude, les ratés, les ratés de la justice, les ratés de l'enquête, les ratés de la transmission de documents, vous avez été très nombreux à nous appeler ce matin, dans la matinale de notre camarade Maxime Liedot, et Gilles Gansman est resté avec nous pour le zapping.

0:57
Invité

Oui Valérie, je me pose une question, serais-je entouré de débatteurs blindés ? Faites-vous partie des riches d'après l'Observatoire des inégalités ? D'après vous, à partir de quel montant on est riche ? C'est à 4000, c'est ça ? Ah bah, vous me tuez mon truc, mais c'est pas votre opinion à vous, on est riches à 4500 euros ? Non, mais vous avez dit, moi j'ai vu l'enquête, donc c'est pour ça que j'en répondais à 4000. Ah bah voilà, bah on va écouter les Français. Moi j'ai écouté Piketty qui disait qu'il fallait resserrer l'échelle des salaires, c'est ça, qu'il fallait pas... Et gagne combien Piketty ? Ah bah Piketty, je ne sais pas. Alors écoutons les Français, après on en débatte.

Parce que c'est en partie une affaire de perception, on vous a posé la question. À partir de combien d'euros par mois on est riche pour vous aujourd'hui ? 4000, je pense que t'es juste, là au double, tu dois être bien. Disons 2000, on peut faire pas mal de choses, mais bon, à la fin du mois, il ne reste plus grand-chose. Les réponses dépendent aussi du lieu d'habitation. A Divonne-les-Bains, ville qui concentre bien plus de foyers aisés, les chiffres grains. Il faut bien 6000 euros, je dirais, par mois. 9000 euros, par exemple. Les restaurants, les vacances, quand on n'est pas riche, justement, c'est ce qu'on ne peut pas se payer, en fait.

Des montants bien éloignés de la réalité, car selon l'Observatoire des inégalités, une personne est riche quand elle gagne, à elle seule, plus de 4292 euros net d'impôts par mois, le double du salaire médian en France. Et pour un couple sans enfant, il faut gagner au moins 6438 euros net d'impôts par mois. Et oui, ce qu'on peut retenir, c'est que cette étude, elle est un peu bizarre, parce qu'elle ne prend pas en compte, justement, ce que disait le reportage d'M6, du lieu et de l'endroit où vous habitez. Évidemment, si vous aboutez Cannes, Nice ou Monaco, c'est pas... Enfin, Monaco, c'est pas la France, mais...

2:40
Présentateur

Non, les grandes villes ou la campagne, oui. Mais effectivement, ça a fait débat. Jean-Claude, vous aviez vu cette...

2:46
Invité

Oui, j'avais effectivement vu cette enquête qui indiquait que 4200 était un élément de richesse. C'est vrai que la notion de richesse, vous voyez, par exemple, c'est quoi être riche ? On ne sait pas, il n'y a pas de définition, en réalité, de la richesse. C'est ne pas compter, c'est vivre très aisément. Moi, j'ai envie de vous dire, tout simplement, c'est vrai qu'à 4200 euros, on est aisé. C'est une situation correcte, mais ça n'est pas de la richesse, de mon point de vue. Ce qu'il y a, c'est qu'il y a une vision des économistes qui consiste à dire, il y a un gâteau qu'il faut répartir. Et Piketty a expliqué ça ce matin, parfois il dit des choses intelligentes.

Il disait que les pays émergents veulent gagner plus. Donc, il y a un moment, tout le monde ne pourra pas gagner la même chose, et tout le monde ne pourra pas s'émanciper pour gagner plus. C'est pas vous, Jean-Claude, évidemment. Le problème, c'est que si tout le monde veut gagner plus, je pense que c'est légitime. Mais en revanche, il faudra un moment réfléchir à cela. Moi, ce que je pense, c'est qu'il faut favoriser l'initiative, l'engagement, et surtout pas l'imiter, comme l'avait fait Hollande en disant, moi, les riches, c'est 4000, ça ne veut rien dire. Dans une société où il faut plutôt pousser, engager, innover, investir, que sais-je.

Moi, je trouve que fixer des seuils comme ça, c'est complètement irréaliste.

4:00
Présentateur

Mais ça rejoint aussi notre sujet de début de semaine sur le SMIC qui augmente, et qui se rapproche des minimas des salaires. Les autres salaires n'augmentent pas.

4:12
Invité

C'est important de dire là où on habite. Pourquoi ? Parce que si vous voulez avoir un appartement dans les grandes villes, on va prendre l'exemple de Paris, si vous voulez habiter Paris, ou la région parisienne, on parle de 11 millions, 12 millions d'habitants, il faut gagner trois fois le loyer. Si je prends 4200 euros, ce que vous avez dit, ça veut dire un loyer à 1400 euros. Il faut quand même se rappeler qu'en banlieue parisienne, Paris et région parisienne, 1400 euros, vous avez un beau stud ou un petit deux-pièces.

Et c'est le cas pour la plupart des grandes villes en France, où les métropoles, les prix des loyers en centre-ville, ou à côté des activités, c'est-à-dire, vous n'allez pas vous taper une heure de route pour aller travailler, vous vous retrouvez avec des loyers à 4200 euros. Si vous divisez par trois, vous ne pouvez pas dire que quelqu'un est riche quand il habite dans un deux-pièces. Je veux dire, si la richesse est habitée dans un deux-pièces, on a vraiment pris le tableau grand. Attention, je n'ai pas dit que le milieu, c'était de la richesse. Je n'ai surtout pas dit ça. Non, mais vous avez dit aisé.

Moi, je ne suis pas sûr que gagner 4000 euros, plus ce qu'on demande aujourd'hui comme salaire pour gagner 4000 euros comme profession, et habiter dans un studio ou dans un deux-pièces, je ne suis pas sûr qu'on soit la personne la plus aisée de la mende. Mais vous savez, c'est là où il faut qu'on fasse attention, plus aisée. Non, l'idée, c'est quoi, finalement ? Au fond, c'est 4200 par rapport à ce qui est le SMIC, par rapport au salaire médian.

C'est de dire, effectivement, quand on est à 4200 net, on parle de bien net d'impôt, donc après impôt sur le revenu, par rapport au salaire médian, 1750, je crois, le salaire médian, je crois que c'est 1750 avant impôt, eh bien, c'est quelqu'un entre guillemets désé. Mais là encore, c'est toujours l'aisance par rapport à quoi ? Par rapport à un mode de vie qu'on se fixe ? C'est 250 euros le salaire moyen dans le Sud-Sahel. C'est plus par rapport au mode de vie. C'est certain que si vous voulez avoir un très bel appartement, 4002, quand vous êtes dans une capitale, ce n'est pas la même chose que 4002 quand vous êtes en région, voire quand vous êtes à la campagne.

Donc, c'est quelque chose de très relatif. Moi, je préfère aussi dire qu'au fond, finalement, ces discussions n'ont pas beaucoup d'intérêt, parce qu'en même temps, ça tente à opposer les Français, les riches, les pas riches, les si et les ça. Dans une société comme la nôtre, où il y a la chance de notre système, c'est qu'il y a une classe moyenne. Pourquoi ? Parce qu'on a su redistribuer, même si parfois il y a des dépenses qui sont inacceptables, même si parfois ce n'est pas toujours bien géré.

Ce n'est pas toujours le cas à l'étranger, où vous avez de grosses distorsions, et que jusqu'à preuve du contraire, l'idée, c'est qu'on redistribue correctement, sans pénaliser, il ne faut surtout pas pénaliser ceux qui gagnent correctement leur vie, parce qu'ils aident des idées. Anne de Ress. Jean-Claude me permettra de faire cette transition. Merci, Jean-Claude. C'est vrai que, cette étude a le mérite d'exister, mais je la trouve très relative.

entre ceux qui perçoivent éventuellement des aides sociales, qui sont, on peut le dire, dans l'absolu toujours insuffisantes, quand on gagne des très petites sommes d'argent, qu'on a des enfants élevés, qu'ils souhaiteraient faire des études, c'est bien normal. Mais là où je rejoins Jean-Claude, c'est que souligner de telles études, avec des réserves sûres, est-on riche, à partir de quel montant ? On revient à polariser des catégories de population. Ceux qui sont plus aisés que d'autres, est-ce qu'ils ont une faculté aussi à redistribuer dans des domaines qui les intéressent ? Il faudrait tout regarder dans un budget. Alors, le lieu d'habitation, est-ce que vous bénéficiez ou pas d'aide ?

Est-ce que vous avez plusieurs enfants, pas plusieurs enfants ? Mais vous qui êtes avocate, est-ce que par exemple, sur quelqu'un qui a des petits revenus, vous lui faites un prix ? Comment vous réagissez aussi par rapport au salaire ? Je n'exerce plus comme avocate, mais mon confrère Jean-Claude pourra vous le dire. Quand on prête serment d'avocat, on prête serment aussi d'exercer notre profession avec dignité et humanité.

Ça veut dire concrètement, qu'un client qui se présente devant vous, si vous acceptez de le représenter, de le conseiller, vous êtes censé fixer vos honoraires en tenant compte de la situation personnelle et socio-professionnelle du client, de la cliente que vous avez en face de vous. Oui, tout à fait, ça se fait, et ça se fait souvent. Et là-dessus, je salue nos confrères qui font du droit de la famille, du droit des personnes, parce que c'est là où on est sur des populations en situation de vulnérabilité qui ont un besoin d'accès aux droits.

Maintenant, il faut aussi garder à l'esprit qu'un avocat n'est pas un fonctionnaire, ça n'est pas un salarié de la justice, c'est quelqu'un qui, malheureusement, en tout cas c'est comme ça, a des charges de fonctionnement, un proprio, il ne vous fait pas votre loyer professionnel, il ne vous le fait pas à meilleur prix parce que votre clientèle serait plutôt telle ou telle catégorie de clientèle. Donc c'est là où nous... Non, non, parce qu'il ne peut pas le loyer et il s'intéresse à nos revenus, quand même. Non, non, non, je vous dis, quand vous êtes... Non, non, je parle que votre bail professionnel, vos charges, elles ne sont pas fonctionnelles de votre catégorie de clientèle.

Je peux vous le dire. C'est la raison pour laquelle je dis, là où il faut peut-être faire attention, c'est qu'il y a l'aide juridictionnelle qui aide les personnes qui sont sans gros revenus, et je dis là-dessus, chapeau à nos confrères qui participent à l'aide juridictionnelle. Je peux me permettre d'éclairer aussi le débat parce que sur les revenus des Français, il y a quand même un phénomène en France qui s'opère, c'est l'héritage. L'héritage qui fait partie de la notion de richesse en France. C'est-à-dire qu'il y a eu un mouvement en France où finalement la notion de patrimoine s'est faite sur l'héritage et non pas sur les salaires.

Et donc, c'est un vrai sujet, c'est que oui, les salaires, ils ont peut-être baissé, ils ont peut-être augmenté, mais la notion de richesse, elle ne se fait plus exclusivement sur les salaires.

10:18
Présentateur

Alors, on aura Stéphane qui veut réagir. Est-on riche à 4292 euros net par mois ? Dites-nous ce que vous en pensez. 0826 300 300. A tout de suite.

10:30
Invité

Sud Radio. Le 10h midi, mettez-vous d'accord. Valérie Expert.

10:35
Présentateur

Alors, on a Stéphane qui nous écoute ce matin sur Sud Radio et qui voulait répondre à cette question. Est-on riche à 4292 euros net par mois ? Stéphane, vous répondez ?

10:46
Invité

Eh bien, je réponds à plusieurs points. Bonjour Valérie.

10:51
Présentateur

Bonjour à vous. Bonjour.

10:53
Invité

Le premier point, c'est que, en fait, il faut distinguer ce qui est le revenu du capital. C'est-à-dire 4 000 euros net par mois si on n'a pas de capital, ce n'est pas énorme. Et puis, par contre, si 1 000 euros par mois, si vous avez 5 millions d'euros de capital, c'est assez différent. Ça, c'est la première chose. Donc, il faut distinguer revenu et capital. La seconde chose, je crois qu'il faut distinguer le statut.

C'est-à-dire que si vous avez 4 200 ou 500 net par mois, vous êtes fonctionnaire avec une croissance en vue de vos revenus et puis une retraite qui sera à peu près équivalente, ce n'est pas la même chose que d'avoir 4 200 euros net par mois et être entrepreneur sans savoir ce qui va se passer demain. Vous voyez, ce n'est pas la même chose. Un entrepreneur avec 4 000 euros, ils sont obligés de créer du capital. Et donc, ce n'est pas la même chose. La troisième chose, c'est qu'il faut mieux voudrait parler de parts sociales. Enfin, il faut prendre en compte des parts sociales.

C'est-à-dire que si vous avez 4 000 euros net par mois seul et que vous avez deux enfants, forcément, ce n'est pas la même chose. Ah oui. Voilà. Et la quatrième chose, c'est que... Je prends des notes, hein. Parce que c'est toujours des sujets plus complexes que le oui et le non. La quatrième chose, c'est forcément son appréhension d'avis. Vous pouvez vous sentir très confortable avec 1 500 euros si vous vivez dans une petite maison à la campagne et que vous avez limité vos revenus et vous vous sentir très pauvre parce que votre copain a une Rolex et une Ferrari et que vous, vous pouvez acheter que je ne sais pas trop quoi, une montre à 1 000 euros et puis une voiture tout à fait normale.

Voilà. Une swatch, une piguée. Oui, une swatch, voilà. Mais pour répondre de façon plus, comment dire, simple, non, 4 000 euros, on n'est pas riches, simplement, on n'est pas pauvres. C'est tout à fait différent. Encore une fois,

12:41
Présentateur

merci Stéphane de nous avoir rappelé encore une fois cette question de contexte très intéressant. Gilles, on continue ? Oui,

12:50
Invité

ce soir, il y aura Mazinger sur TF1. Ce n'est pas vous, vous n'êtes pas dans le bouquet, Valérie, non ? Voilà, on se coupe. Alors, pourquoi je vous parle de Mazinger ? Vous vous demandez ? Parce qu'il y a Kev Adams dans le jury. Kev Adams qui a subjugué le jury de la version américaine d'Incroyable Talent. Et il n'y a pas qu'Incroyable Talent qui a été subjugué par le jury, il y a aussi Emmanuel Macron. Alors, le public est conquis, le jury aussi, Standing Ovation, encensement du jury, donc poursuite de l'aventure pour Kev Adams.

Même le président de la République, vous l'avez dit, Emmanuel Macron, a réagi à ce sujet sur X avec un clin d'œil à la blague de l'humoriste Wanna Get Out, je l'ai mal prononcé mais ce n'est pas grave, ou encore Choose France avec l'un d'œil également au sommet économique destiné à promouvoir l'attractivité de la France. Alors, Kev Adams, pour lui, le défi reste de continuer à faire rire dans une autre langue que le français et ça, c'est un défi de taille. Évidemment, beaucoup de critiques parce qu'il y a l'actualité, il y en a, il y a plein de choses mais lui choisit de tweeter sur Kev Adams. Un peu de légèreté, mais pas du tout.

Et puis moi, j'aime bien quand la France s'impose à cause aux Etats-Unis, ça arrive très rarement. Il y a eu Stéphanie de Monaco, Céline Dion, un peu gadé le malet donc ils ne sont pas avec les Québécois. Attendez, je vous parle dans les 30 dernières années. Non, et puis moi, j'ai regardé et franchement, il est très bon. Alors il s'avère, les hasards de la vie, je connais la productrice qui le fait tourner aux Etats-Unis. C'est quelqu'un qui bosse énormément, c'est quelqu'un qui ne ferait éponge, qui peut aller dans la rue et sentir les choses et quelqu'un qui apprend l'anglais à une vitesse. C'est génial pour lui et c'est un grand artiste. Il faut être fier de ça.

Il faut être fier d'avoir... Il y a des présidents... Vous savez, vu ce que font les autres présidents dans d'autres pays, je pense que notre président, il a fait des choses pires, Emmanuel Macron. Là, franchement... Je vois qu'il y a une casquette rouge à côté. C'est Boston. C'est pas Maga ? Non, non, c'est Boston. J'étais à Boston et j'étais visité Harvard il y a quelque temps. Mettons que j'ai ramené la casquette.

14:55
Présentateur

Vous en pensez quoi, politiquement ? C'est-à-dire qu'on est effectivement, on était dans une séquence assez tragique. Le président n'a pas tweeté sur... Enfin, voilà, c'est l'équipe de France, la fierté de l'équipe de France. C'est... Je veux dire, il inaugure les pots de fleurs. Enfin, c'est un peu... Enfin, c'est un président de la 4ème République. Oui, c'est ça. C'est bravo Kev Adams.

15:18
Invité

Il a publié d'autres choses quand même, pour pas... Je ne le défend pas d'ailleurs. On parlera du sujet du moment tout à l'heure. J'imagine que toute la difficulté, on sait que... J'imagine la complexité pour le président de communiquer sur l'affaire dont on va parler tout à l'heure parce que finalement, c'est tellement dramatique. Madame la fin ? C'est pas la même chose que d'être le ministre de la Justice et qu'on doit quand même acter qu'il y ait un petit sujet sur ses services et être président de la République qui ne peut que constater à ce moment-là qu'il y a... Un mot de compassion pour la famille ? Mais ça, ça aurait été bien. Ça, ça aurait été bien.

Je pense qu'il a peut-être peur aussi de tomber dans le travers de son prédécesseur avec l'affaire Léonarda. On ne l'aurait plus que c'était pas la même chose dans un direct. Ça n'est pas la même chose, Léonarda. On peut finir une réflexion. Je vous dis, c'est de se retrouver dans un piège qui est de tomber dans un piège médiatique, d'être obligé de répondre à des choses qui sont en train de se dérouler. Il n'a aucun recul pour l'instant sur cette affaire. Il est juste en train de constater que tout le monde est en train d'ouvrir le parapluie à problème. J'ai dit problème, parapluie à problème. Pour éviter de prendre ses propres responsabilités.

Le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice. Et en plus, ils font retomber ça sur leur service. Ce qui est quand même génial. Quand on est un chef, on est chef et on dit, ok, c'est un problème de chez nous, il y a eu une erreur, j'en prends la responsabilité. Il faut bien identifier. On n'en prend la responsabilité. Le syndicat de la magistrature, c'est exprimé aussi sur le sujet. Il a dit que ce n'est pas de notre faute et tout a été fait. Mais c'est la faute de personne. C'est la faute de personne. Mais le président de la République, c'est vrai, Valérie, évite de tomber dans ce piège.

En plus, je pense qu'il est polytraumatisé de cette affaire qui a quand même été très marquante. Un président de la République ne doit pas aller sur des trucs hyper urgents, chauds. En revanche, sur la disparition d'une enfant, peut-être qu'un mot de compassion aurait été le bienvenu sans aller sur le fond de l'affaire. Et c'est vrai qu'aujourd'hui, Valérie, on a l'impression d'avoir un président de la Quatrième République en n'oubliant pas quand même que les deux présidents de la Quatrième République, que c'était le regretté, comment s'appelait-il déjà ? Mince, j'ai oublié son nom. Voilà, qui était président du CNIP, etc. J'ai oublié son nom.

C'était la présenterie dans OSS 117, c'est notre rice à nous. Voilà, René Coty avait un peu plus de fond et un vécu un peu plus tragique que le président de la République. On se rappelle qu'il était devenu veuf pendant son mandat et qu'il était quand même combattant de 14-18. Il avait connu l'horreur d'étranger. Enfin, René Coty, il tout était pas horreur. Non, mais il faisait l'arbre de Noël à l'Elysée. Il se photographiait en train de préparer lui-même avec sa femme avant qu'elle meure. En train de préparer à l'Elysée, tout ça. Donc, il y avait déjà une communication qui était faite avec les moyens de communication. Il y avait un peu plus de profondeur.

18:17
Présentateur

Je regarde le fil du président. Donc là, il est au Monténégro. Donc, il tweet en... Je ne sais pas quelle est la langue du... Monténégrain. Monténégrain. C'est un serbocrote local. Voilà, absolument. Ensuite, il y a Kev Adams. Après, il y a l'accueil du président du Premier ministre hongrois, je crois. Oui, il était avec lui quand il a tweeté. Voilà. Après, il y a l'hommage à Edgar Morin. Après, vous avez les photos. Il y en a 4 ou 5 tweets sur l'équipe de France. Vous en pensez quoi ? Est-ce que le président aurait...

18:48
Invité

Je pense que l'absence de tweets à la suite de cette tragédie peut poser question. Mais, contrairement peut-être à d'autres intervenants sur le plateau, je ne suis pas non plus choqué que le président ait tweeté ou fait tweeté ou fait tweeté par ses services de com'. était-il au courant ? Mais, voilà, rendre hommage à un talent français, moi,

19:15
Présentateur

je dis pourquoi pas ? Enfin, c'est Kev Adams et c'est la nouvelle star. Enfin, il ne faut pas non plus... Oui, c'est pas...

19:22
Invité

Mais c'est la France, Valérie. Oui, c'est la France. Oui, mais non. On préférait avoir une médaille films

19:27
Présentateur

ou un prix Nobel. C'est pas Charles Aznavour au Carnegie Hall.

19:33
Invité

C'est vrai que le président n'est pas prêt de tweeter sur notre résultat au classement PISA ou... Bon, allez.

19:39
Présentateur

Gilles, un dernier petit son ? Oui,

19:41
Invité

rapidement, on va rester dans les réseaux sociaux. La bataille de la présidentielle va se faire sur les réseaux. Ça donne une liberté, une proximité que n'offrent pas la télévision et la radio. Et celui qui n'avait pas de réseaux sociaux, il s'appelle Edouard Philippe. Eh bien, c'est fini. Il se lance dans les réseaux sociaux. À l'aventura, on a fait son sujet dans Bonjour sur TF1. Edouard Philippe vient de le comprendre, figurez-vous, puisque jusqu'à présent, Edouard Philippe, c'était le candidat un peu à l'ancienne qui revendiquait d'aller serrer des mains. Sauf que ça y est, il a compris qu'il fallait augmenter sa présence sur Instagram, sur Facebook et sur X. Regardez.

Un, deux, un, pas plus ! Alors aujourd'hui, je vous invite à me suivre au Havre pour voir ce que c'est qu'un samedi après-midi de mer. Alors, grande première, Edouard Philippe va donner sa première interview dimanche avec un YouTuber dans le podcast Génération Do It Yourself. Voilà, ça c'est de la campagne numérique typiquement, ça peut prendre toutes les formes. On s'adresse directement à nos followers, nos abonnés, comme si on était à la télé ou bien on publie des réels, des vidéos très montées comme l'a fait un samedi dernier Gabriel Attal. Finale de la Ligue des Champions, mon meeting. Finale de la Ligue des Champions, mon meeting. Pourquoi choisir alors qu'on peut faire les deux ?

Le samedi 30 mai, j'organise à Paris un grand rassemblement pour préparer l'avenir. Il fait feu de tout bois Gabriel Attal. Vous savez qu'il a même été accusé d'avoir piqué des comptes d'Emmanuel Macron de la précédente présidentielle. Bon, des comptes qui appartiennent au parti Renaissance qu'il dirige en fait. Il serait parti avec le fichier des comptes pour pouvoir les contacter. Et il y a la comparer, c'était plutôt drôle, entre la méthode Édouard Philippe qui arrive sur les réseaux sociaux et puis un vieux routard des réseaux sociaux.

21:23
Présentateur

On va en reparler. Je vois Arnaud Stéphan, le communicant, qui cogite. Non, je cogite pas. Je suis catastrophé. On va y revenir. Avec vous, 0826 300 300. Est-ce que vous suivez les politiques sur les réseaux sociaux ? On vous attend tout de suite après les infos.

21:40
Invité

10h midi, mettez-vous d'accord. Sud Radio. Parlons vrai. Renaud. Découvrez la nouvelle générale. Sud Radio. Le 10h midi, mettez-vous d'accord. Valérie Expert.

21:55
Présentateur

Voilà, nous continuons ce 10h midi avec vous. Nous commentons l'actualité. Vous avez la parole au 0826 300 300. L'affaire Liana, évidemment, un corps qui a été retrouvé. L'émotion est grande. Les ratés de la justice, Gérald Darmanin, annonce qu'il va réunir tous les procureurs généraux. Enfin, on va revenir, mais on sent qu'il y a une espèce d'agitation à chaque fois qu'un événement comme celui-là se produit et que, finalement, la réalité du pays semble leur échapper. Mais on va y revenir. qui est Gérald Darmanin pour dire qu'il est terrifié. C'est ça ? Non, non, mais comme il l'a dit hier. Il est ministre de la justice, il est terrifié.

On n'a pas beaucoup entendu le ministre de l'Intérieur. Donc là, on vous attend, évidemment, sur ces sujets. Jean-Claude Beaugour, avocat, président du Forum Transatlantique, Anne Duresse, présidente de l'association Femmes de loi, Arnaud Stéphan, fondateur de l'agence La Note de Com. Et Gilbert Azoulay, vous êtes spécialiste en éducation, journaliste pour l'hémicycle et vous dirigez Newstank Éducation. Peut-être quelques mots suite à l'extrait que nous a diffusé Gilles tout à l'heure sur la campagne présidentielle qui s'organise sur les réseaux sociaux. Ça sert à quelque chose d'aller faire le guignol sur TikTok ?

23:15
Invité

L'importance... Quand vous avez un manque de notoriété, ça peut être quelque chose pour lancer votre notoriété. Mais là, on a affaire à deux anciens premiers ministres dans les exemples que vous avez donnés, c'est-à-dire Édouard Philippe et M. Attal. Ils ont été premiers ministres. Ils n'ont pas de problème de notoriété. Les gens dans le milieu politique, ils ont des partis politiques, ils ont des élus, etc. Ils n'ont pas besoin de se lancer. On se rappellera quand même, parce qu'en communication, il faut être pertinent, on se rappellera quand même qu'il y a eu un contre-exemple terrible de ce qu'est la surutilisation des réseaux sociaux et l'intoxication qu'elle peut produire.

C'est-à-dire que pendant la dernière élection présidentielle, vous avez eu un candidat qui a hyper performé sur les réseaux sociaux qui s'appelait Éric Zemmour. Éric Zemmour a cartonné parce qu'il avait des équipes de gens extrêmement jeunes, performants, qui se sont allués aux Etats-Unis, qui ont été voir comment ça fonctionnait, etc. et qui ont été très bons. Sauf qu'ils ont été tellement bons qu'ils ont cassé la machine et ils se sont auto-intoxiqués. C'est-à-dire que la machine marchait tellement bien qu'ils pensaient que les retweets avec les systèmes qu'ils avaient créés étaient la réalité du terrain.

Et jusqu'au bout, alors que les sondages commençaient à baisser, ils parlaient d'un électorat caché, de résultats qu'on allait voir, que ce n'est pas possible d'avoir un million de retweets par tweet et qu'en vérité il n'y ait pas quelque chose qui se passe au profond de la nation, etc. C'était la réalité. C'est-à-dire qu'on peut continuer à gloser sur ce que sont les réseaux sociaux.

Ce que je disais pendant la pause, c'est que c'est peut-être la dernière élection d'ailleurs où sociologiquement, de toute façon, l'électorat qui va peser, parce qu'après on va aller dans un creux sur les générations, ce sont des gens qui ne sont pas forcément hyper actifs sur les réseaux sociaux et qui ne sont pas forcément touchés par ces micro-vidéos où un candidat à l'élection présidentielle fait une chorégraphie ou il essaie d'être sympa en disant ça va être super, tu as le choix entre mon meeting et la Ligue des champions.

Je pense que ces gens-là ne cherchent pas ça, ils cherchent un candidat hyper sérieux surtout parce qu'ils sont, ils ont été en tout cas très décontenancés justement par l'exercice du pouvoir du président de la République qui a lui aussi surutilisé les réseaux sociaux, qui utilise un langage qui n'est pas toujours le langage qu'on attend d'un président de la République, vas-y frère, tout ce genre de choses et je pense que sur cet électorat-là qui est quand même encore l'électorat qui décidera du sort de l'élection présidentielle, je pense que ça peut jouer et après sur les nouveaux candidats, je ne suis pas sûr encore une fois que l'électorat de M.

Attal ou celui d'Edouard Philippe se jette sur... Ça veut dire une chose pour moi, c'est la capacité de discernement qu'on a. Alors là, tu racontes qu'évidemment, ça monte, ça descend et puis on s'est laissé verser. Je rappelle que moi, au sein de la rédaction, on avait eu un débat quand Jordan Bardella devait être Premier ministre. Souvenez-vous, la lecture législative, tout le monde disait que ça serait Jordan Bardella. On était à préparer est-ce que les ministres du RN, comment on va faire ? En fait, il s'est pris une tôle magistrale, il n'a jamais été Premier ministre, il n'optait même pas en mesure de... On ne peut pas dire que c'est une tôle magistrale.

Est-ce qu'il a été Premier ministre ? Non, mais tout le monde le voyait. Apathy disait qu'il faut préparer la France à avoir un Premier ministre d'extraordinaire. Ce que je veux dire, 80 députés à 140, tu ne peux pas dire que c'est une tôle magistrale. Il ne peut pas être Premier ministre, c'est ce que je disais. On avait dit qu'il serait Premier ministre, ça créait des débats. Ce qu'il y a, c'est qu'on a une incapacité à avoir un minimum de discernement sur... Et tant que la balle de match n'est pas jouée, comme à Roland-Garros, le match, il n'est pas plié. Et donc ça, il faut toujours l'avoir en tête. Ce n'est pas parce qu'on a des followers que ça implique quelque chose.

26:50
Présentateur

Je voudrais qu'on avance. Oui, un petit mot, Jean-Claude.

26:53
Invité

Juste, très rapidement, tout d'abord, je crois que les réseaux sociaux ne font pas tout parce que, pour l'instant, nous sommes dans un microcosme entre nous. On pense à la présidentielle, ce sont les mêmes qu'on interroge, ce sont les mêmes qui votent et qui revotent pour pouvoir dire je voterai ceci ou cela. Le moment venu, c'est-à-dire à partir de janvier, quand on aura terminé les fêtes, on va commencer la campagne présidentielle. Elle sera véritablement lancée. Et des Français qui sont sur le terrain, qui nous demandent de résoudre des problèmes, la question de la sécurité sera au rendez-vous. La question internationale qui a un impact sur la vie domestique de chacun d'entre nous.

Il va falloir expliquer ce qu'on fait parce que si la crise, si on entre dans des conflits internationaux qui perdurent, eh bien, quelle sera la facture énergétique pour nous et pour chacun des Français ? C'est sur des sujets comme ceux-là. Attendez, moi, ce n'est pas de la rigolade. Ce n'est pas de la rigolade. Le moment venu, les gens me demanderont qu'est-ce que vous proposez ? Les solutions des extrêmes qui montent, elles ne sont pas tenables. Mais c'est pour ça que je dis que le moment venu, au final, au finish de la campagne, le moment venu, c'est là-dessus qu'on attendra chacun des candidats et on demandera aux gens chacun ce qu'ils pensent. Et je pense que ce qui a fait que M.

Bardella s'est pris une veste après la législative... Pas seulement à nous. Non, non, mais c'était une veste au sens écologique. C'est qu'entre dire et puis quand on vous dit monsieur, demain, on vous donne les clés du pouvoir, vous faites quoi ? Vous savez, il n'y a qu'un faucon, c'est bien, mais quand il faut arriver aux responsabilités, la preuve, c'est que M. Ciotti, qui était, qui voulait être maire de Nice, il avait dit avec moi, tout ira bien, il n'y aura pas d'insécurité, il s'est payé. Ils ont viré des JO, là ? On s'éloigne,

28:32
Présentateur

on s'éloigne. Je voudrais qu'on parle de l'IANA, donc découverte d'un corps, vraisemblablement, celui de la petite fille. Les dysfonctionnements judiciaires sont évidemment au cœur de cette affaire. Ce matin, une réunion à Matignon, Gérald Darmanin a donc réuni ce soir tous les procureurs généraux. Ça me fait penser un peu à un poulet sans tête qui s'agite dans tous les sens. Il n'y a qu'à faucon, vous le disiez. Il y a un profond, profond problème avec la justice, avec, enfin je ne sais pas, c'est peut-être vous qui pourraient en parler, mais sur, on va écouter d'ailleurs Gérald Darmanin, moi cette phrase, écoutez-le, écoutez-le. Comme ministre,

29:14
Invité

je suis terrifié, comme père de famille, encore plus par ce drame qui est en train de se dérouler. Et donc, une inspection conjointe du ministère de l'Intérieur, du ministère de la Justice fera tous les éléments clairs. pourquoi lorsque la procureure de la République demande de faire des actes d'enquête, manifestement, ils ne sont pas faits ? Pourquoi on n'est pas intervenu alors que ça fait de longs mois qu'on a des plaintes contre ce monsieur ? C'est tout à fait inacceptable.

En tant que chef d'administration, je prendrai mes responsabilités, je rendrai public le rapport et je prendrai des sanctions, je les proposerai, si je devais y en avoir, évidemment en ce qui me concerne avec le conseil supérieur de la magistrature.

29:45
Présentateur

Le problème, c'est que c'est la partie émergée de l'iceberg. Je veux dire, tous les plaignants aujourd'hui vous raconteront qu'ils attendent des nouvelles de leur plainte. Je veux dire, ce n'est pas un fait, c'est dramatique et ça se termine d'une façon dramatique, mais combien de personnes portent plainte et n'ont aucune nouvelle de leur plainte pour des faits d'agression sexuelle, pour des faits d'agression tout court ? On a Hakim en ligne qui voulait réagir. C'est vrai que c'est un sujet qui vous fait beaucoup réagir au micro de Sud Radio. Bonjour. Bonjour Hakim.

30:18
Invité

Bonjour à tous et à vos invités. Je ne sais pas si vous voulez me poser une question. Je voulais justement expliquer un cas qui est un cas d'école. C'est-à-dire que moi, j'ai ma fille qui a 10 ans et que par rapport à ça, elle m'avait fait part quand elle avait entre 7 et 8 ans des gestes exécrables vis-à-vis de son beau-père. Du coup, j'ai directement consulté le 119 parce que c'est des choses qui ne sont pas loin d'être anodines. C'était ma première à... Comment dire ça ?

31:01
Présentateur

Oui, la première fois que vous étiez confrontée à ce type d'événement.

31:07
Invité

Voilà. Et pour faire... Bref, c'est-à-dire que il y avait une fille de 13 ans qui est copine de la copine à sa mère qui était avec elle, seule à seule dans une douche et qui lui a mis un doigt au niveau de sa bulle dans la salle de bain pendant que sa mère était sortie faire des courses, etc. C'est ce qu'elle m'avait expliqué. et il y avait plusieurs faits comme ça qui s'accumulaient avec son beau-père quand dans une douche elle prend son demi-frère qui a un an, elle avait 5 ans, il lui demande de tenir son demi-frère en fait.

Et lui qui remplit la bassine d'eau et inestrimiste comme ça, elle a rattrapé le petit alors que ma fille elle avait 5 ans, elle fait le grand écart dans un sol mouillé carrément et là il l'a auspillé. Résultat, moi j'ai signalé tout ça aux services sociaux.

32:06
Présentateur

Vous avez déposé une plainte ou pas, Hakim ?

32:09
Invité

Oui, par rapport à ça j'avais déposé une plainte et à la fin j'avais prévenu les services sociaux parce que j'avais appelé systématiquement le 119 mais moi je suis plus écœuré de ces services sociaux qui sont aveugles d'un point, c'est une sorte de cécité d'esprit qu'ils ont c'est-à-dire qu'en gros ils écoutent l'enfant etc elle dit ce qui s'est passé etc mais le problème c'est que ça a été aux oubliettes quoi c'est-à-dire qu'on a mis ça sous le boisseau et qu'il n'y a pas eu d'enquête du tout et je n'ai pas eu de retour et ça a été conduit au juge pour enfants par rapport au fait que l'autre partie dit que ça n'a jamais été vrai etc mais moi j'avais demandé qu'elle soit suivie dans le sens où je m'inquiétais et il y avait beaucoup de choses comme ça

32:54
Présentateur

mais au point de vue de la justice le travail a été fait visiblement s'il y a eu un juge qui a été nommé

33:00
Invité

oui mais sa mère comme elle a une emprise sur ma fille voilà qu'elle a une emprise moi ma fille me l'a fait part elle m'a dit en gros si je dis le contraire il faut dire la vérité de quoi tu as été victime et tout ça mais

33:17
Présentateur

est-ce que le beau-père a été interpellé auditionné

33:23
Invité

jamais il n'a même pas attrapé par les cheveux sa mère elle était partie au Maroc pendant un mois ils m'ont fait accroire que sa mère elle était là j'ai consulté le beau-père pour dire voilà je cherche ça et elle était toute seule avec lui elle était toute seule avec lui exactement et là elle m'a fait part comme quoi il était violant avec elle elle a mangé des pizzas surgelées tous les jours elle faisait de la diarrhée et qu'il n'a jamais lavé et quand je suis parti pour voir ma fille parce que j'avais ce droit de garde il m'a fait croire qu'elle était

33:52
Présentateur

elle était partie

33:53
Invité

qu'elle n'était pas partie à l'hôpital que chez sa cousine etc et quand j'ai récupéré ma fille elle m'a tout dit elle m'a dit ben non elle est partie elle est partie au Maroc et que par rapport à ça elle a eu des comment dire ça des troubles énurésiques c'est comme j'avais récupéré parce que d'habitude elle n'a jamais fait sur elle etc

34:14
Présentateur

mais c'est terrible votre témoignage est terrible Hakim et hélas on ne cesse de le répéter ici sur Sud Radio régulièrement aussi sur l'aide sociale à l'enfance c'est Patrick Vignal qui nous le rappelle sur ces jeunes femmes les jeunes filles les jeunes ados qui sont prostituées par d'autres ados où les services sociaux n'interviennent pas il y a plusieurs sujets dans ce que vous nous dites mais ce qui est invraisemblable c'est que cet homme n'ait pas été entendu par la justice on va en reparler dans un instant 0826 300 300 on attend vos témoignages

34:48
Invité

Sud Radio le 10h midi mettez-vous d'accord Valérie Expert

34:54
Présentateur

Terrible témoignage que celui de Hakim on a beaucoup beaucoup d'appels peut-être réagir à ce que dit Hakim Anne Durès sur ces dysfonctionnements qu'on semble découvrir aujourd'hui alors là il y en a eu un particulièrement édifiant dans le cas de la petite Liana c'est-à-dire que cet homme avec quoi il y avait quand même eu une plainte avec un examen médical qui avait été fait sur une petite fille où il y avait eu lésion vaginale lésion anale et on se demande comment cet homme n'a pas été entendu avant alors oui il faut constituer un dossier mais il y a eu des dysfonctionnements

35:31
Invité

très évidents alors une réflexion d'abord générale si vous permettez les enfants font partie des êtres les plus vulnérables et en tant que tels ils doivent être protégés mais sans restriction aucune ça c'est c'est ma première réflexion et c'est vrai que ce qu'on constate dans cette actualité absolument épouvantable tragique il y a eu toutes ces affaires de pédocriminalité dans la capitale avec un silence de ce que je comprends de tout ce qui a été relaté dans les médias et notamment sur vos plateaux un silence assourdissant et incompréhensible incompréhensible et bon plus particulièrement dans cette tragédie je ne veux pas enfin déjà je pense à cette famille dévastée dévastée ce que j'ai compris au travers de ce qui a été relaté depuis que cette petite fille depuis qu'on a découvert son corps c'est qu'elle a disparu aussi et qu'on a découvert qu'on a arrêté un suspect c'est que ce suspect a fait l'objet de signalements de plaintes de plaintes et alors je ne vais pas redire tout ce qui est tout ce qu'on commence à connaître maintenant mais des dossiers perdus des plaintes non traitées des courriers envoyés par la poste enfin en 2026 alors qu'on utilise internet et l'intelligence artificielle de manière exponentielle comment se fait-il j'ai entendu hier le garde des Sceaux prendre la parole bon ça c'est normal dans ces circonstances parler de faillite collective non ça n'est pas une faillite collective c'est une faillite de l'état des services de l'état de la justice donc il y a peut-être une faillite collective au sens faillite de l'état et puis il y aura peut-être on verra il y aura une enquête bon espérons que toute la vérité sera faite il y a aussi des faillites et des fautes individuelles bien sûr alors on entend le manque de moyens de la justice mais enfin la parole des enfants doit être entendue elle ne peut pas ne pas être entendue

37:35
Présentateur

mais sauf que quand vous écoutez les juges les magistrats vous racontent le nombre de dossiers qui s'accumulent qui s'entassent et depuis la libération de la parole justement MeToo et autres le nombre de plaintes a explosé et le nombre de greffiers de juges n'a pas augmenté

37:52
Invité

oui on a 4 fois plus de procureurs c'est ce qu'expliquait le syndicat d'administration en Allemagne par exemple bref ok moi j'aimais l'idée que vous avez évoquée tout à l'heure Valérie c'est on a l'impression d'avoir un poulet sans tête c'est à dire qu'on retrouve dans l'affaire Samuel Paty l'abandon c'est simplement que la chaîne de décision elle n'a pas fonctionné on le retrouve sur la petite enfance on en a parlé souvent ici la chaîne de fonctionnement n'a pas fonctionné on retrouve ici moi j'ai été soufflé j'ai regardé la chaîne le processus elle a été entendue l'audition n'a pas été transmise au procureur et le syndicat nous dit il a fallu 2 mois mais 2 mois c'est rapide nous dit-il nous dit-il et il a été transmis par courrier parce qu'il n'y a pas évidemment de système qui permet d'envoyer par mail les décisions qui sont prises donc là entre les moyens entre l'absence de leadership parce que c'est ça dont il s'agit il faut un moment prendre le taureau par les cornes ce qui n'est pas fait sur tous les sujets dont on vient de parler moi je parlais de l'affaire Samuel Paty c'est exactement le même système la chaîne n'a pas fonctionné et on le retrouve partout aujourd'hui et c'est ça le vrai problème il faudra un jour régler ces problématiques de décision et de respect des décisions qui sont prises et qui devraient être prises trois mots un sidération par rapport à cette affaire on est sidéré effectivement de se dire que dans notre pays on ne peut pas protéger les plus vulnérables ça a été dit par Anne tout à l'heure c'est juste sidérant lorsqu'on est la cinquième sixième puissance du monde je voudrais juste aussi préciser une chose c'est que tout à l'heure avant ou après nous avons beaucoup parlé de ce qui s'est passé ces derniers temps avec des jeunes il faut bien savoir qu'un jeune violent c'est très souvent les médecins les plus spécialistes le disent il y a des sources et justement la violence infantile provoque la violence du jeune par la suite y compris avec des pathologies très médicales un plus grand nombre de cancers bref il y a toute une machine qui déferle donc ça ne sert à rien de dire il faut que les jeunes apprennent l'autorité il faut qu'ils apprennent si au départ il y a une source qui est violente première chose deuxième chose la culture du résultat moi j'entends beaucoup on a fait notre travail je vais vous dire une chose il y a des situations dans lesquelles on doit se dire ce dossier là c'est l'urgence je ne peux pas simplement me contenter de me dire j'ai envoyé j'ai transféré le mail j'ai passé la balle je dois m'assurer qu'il y a un suivi parce que là il y a urgence si je prenais juste une seconde pour vous dire quand on est médecin par exemple vous ne pouvez pas dire à quelqu'un qui est en train de faire un infarctus bon bah écoutez vous allez faire des examens vous reviendrez ou bien allez voir le docteur vous dites là il y a une urgence à agir tout de suite et vous s'agissez tout de suite parce qu'il s'agit d'une question de vie ou de mort et bien là c'est pareil il s'est agi d'une question de mort il s'est agi d'une question de mort et ça a été traité et c'est mon dernier point ça a été traité quand j'entends la communication qui est faite comme un dossier administratif vous savez lorsque j'ai enseigné pendant de nombreuses années à l'école nationale d'administration et à la fin de mon dernier cours je disais toujours aux fonctionnaires je leur disais toujours la chose suivante souvenez-vous que derrière chaque décision administrative que vous prendrez il y a un être humain derrière il faut se le dire la moindre décision que vous prendrez et bien elle concernera un individu et bien c'est cela que j'entends j'entends qu'on me dit qu'administrativement et je veux bien croire qu'administrativement il y a des choses qui ont été faites ou pas été faites maintenant et bien il y a des êtres humains que l'on doit protéger et il est inacceptable inaudible que dans notre pays alors même que nous avons des moyens pour avoir un terme de politique qu'on n'ait pas des moyens d'organiser la défense des plus vulnérables et pour moi c'est ça le vrai combat c'est défendre les plus vulnérables d'entre nous

41:45
Présentateur

alors on va continuer je vous donne la parole à Arnaud Stéphane dans un instant on aura Pierre en ligne et Jean-Paul qui voulaient réagir et il y a un vrai sentiment de colère et surtout d'impuissance de l'Etat ou d'incapacité de l'Etat à protéger les enfants c'est ce qui ressort de tous vos témoignages à tout de suite

42:03
Invité

10h midi Medradio le 10h midi mettez-vous d'accord Valérie Expert

42:09
Présentateur

et on est de retour avec vous et vous êtes nombreux à réagir on a Pierre en ligne avec nous bonjour sur ce sujet des dysfonctionnements de la justice bonjour Pierre

42:20
Invité

bonjour oui vous remarquerez que lorsque l'Etat est en danger tous les moyens sont mis au service de la justice par contre lorsqu'il s'agit de faits touchant la population assassinat, viol la justice suit son cours normal et pour revenir à ce que disait votre dernier invité il parlait de médecins chaque milieu médical chaque été et en effet lorsque vous avez une pathologie on vous dirige vers une spécialité et je crois que le vrai problème de la justice c'est qu'on ne ne dirige pas les gens en fonction de ce qui leur arrive et là en l'occurrence lorsque vous avez un mineur qui se fait violer je pense qu'il devrait y avoir un couloir immédiat vers un spécialiste qu'il soit femme ou homme qui prend en charge ce genre d'événement pour justement faire remonter éventuellement et prendre des décisions dans la foulée pour éviter que justement ce qui arrive actuellement puisse recommencer

43:14
Présentateur

oui mais enfin il y a qui quoi quel moyen quel personnel Arnaud Stéphan vous vouliez merci Pierre de nous avoir appelé effectivement ça devrait être ça devrait être et c'est souvent ce qui est le cas ce que disent les magistrats dans le cas des violences faites aux femmes aujourd'hui ce sont des dossiers qui sont pris en priorité

43:33
Invité

c'est l'histoire des moyens et c'est l'histoire de choix politiques et de choix aussi de certains procureurs je crois que c'est sur votre antenne ce matin il y avait un responsable de la coordination rurale qui expliquait mais moi je le connais très bien le procureur du coin il n'y a jamais eu de problème moi pour des tweets sur notre activité syndicale j'ai été convoqué trois fois au commissariat j'ai été convoqué par la justice j'ai été convoqué par la police trois fois pour des tweets et là les mêmes services du procureur tout d'un coup je ne sais plus où est le papier je l'ai envoyé par courrier mais c'est Michel qui l'a pris mais Michel il est en vacances etc donc il y a quand même des dysfonctionnements qui sont aussi de la pratique de certains services des procureurs c'est à dire que des opposants politiques ou syndicales là c'était le témoignage sur votre antenne des gens de la coordination rurale là il n'y a pas de problème pour leur pourrir l'avis pour les convoquer parce que pour des publications sur les réseaux sociaux les publications les mots sur internet ils ne violent pas les enfants ils ne blessent pas les enfants si c'est des appels au meurtre etc c'est autre chose mais si c'est pour des des opinions ça va bien c'est le même service c'est le même service du procureur il faudrait quand même savoir ce qui se passe on arrive à trouver les ressources pour emmerder des délégués syndicaux j'aimerais bien savoir pourquoi on n'arrive pas à convoquer des gens qui sont des bombes à retardement parce que parfois c'est peut-être le règne de la facilité c'est plus facile de convoquer un type en disant vous avez publié on a vu que de se dire il va falloir que je consacre du temps peut-être beaucoup de temps et alors attention parce que je ne pense pas que les procureurs soient fainéants ne fassent rien attention aussi il peut y avoir dysfonctionnement c'est pour cela que je dis bien de toute la chaîne de toute la chaîne parce qu'à chaque à chaque maillon il y a des gens qui auraient dû se dire je m'assure que tout est pris en charge et pas simplement de se dire c'est parti au courrier et puis ça va suivre non il y a des situations on doit pouvoir téléphoner au collègue même si on passe d'une juridiction à l'autre quand c'est un dossier sensible et bien on doit signaler un collègue je vais vous dire moi quand je travaille sur un certain nombre de dossiers pour lesquels par exemple j'ai des délais pour lesquels il peut y avoir tel élément important je m'assure par exemple que mon confrère que la juridiction a reçu le document je téléphone on vérifie parce qu'on se dit attention il y a une urgence c'est important etc c'est cela qui c'est ce qu'on fait dans les boîtes quand on a des process de production et dans nos boîtes on fait tous comme ça on vérifie que c'est des choses élémentaires dans l'organisation d'une entreprise et c'est vrai que ces principes même me devraient animer ce que je voudrais ajouter on en parlait un petit peu en aparté il y a quelques minutes c'est que en 2026 quand un enfant parle alors oui un enfant peut affabuler mais on ne peut pas on ne doit pas partir du principe qu'un enfant qui parle est un affabulateur pendant des décennies la culture du silence a prévalu alors oui il peut y avoir des erreurs un enfant peut voilà peut dire des choses fausses mais généralement je me souviens quand j'étais très jeune un film m'avait beaucoup marqué c'était un film d'Henri-Georges Clouseau Le Corbeau c'était l'histoire d'une petite fille qui avait injustement accusé son maître d'école je crois ou son professeur mais je redis les choses nous sommes en 2026 les choses ont changé la parole s'est libérée les parents éduquent leurs enfants attirent leur attention sur les signaux et les parents savent détecter les signaux les éducateurs aussi les enseignants aussi donc un enfant qui dit des choses il doit être écouté il doit être écouté et des conséquences doivent en être tirées des actions doivent être menées des actions en justice des actions judiciaires donc on ne peut pas considérer que la parole d'un enfant est une parole qui doit être écartée avec tout ce qui s'ensuit dans la chaîne comme celle des femmes d'ailleurs comme celle des femmes

47:46
Présentateur

Jean-Paul est en ligne bonjour Jean-Paul

47:48
Invité

oui bonjour bonjour bonjour à donc vos invités ben écoutez je suis comme la plupart des français atterré en colère ce matin j'entendais des témoignages horribles que recevait Maxime Iedot et donc des choses concrètes mais des comment dire ça ne s'appelle plus du dysfonctionnement de la chaîne des magistrats les magistrats ne font pas leur boulot la police ne fait pas son boulot si moi je roule à 140 sur autoroute et si je me fais attraper par contre dans la semaine qui suit j'aurai le payé et si je ne le paye pas je vais

48:27
Présentateur

on vous entend on vous entend mal il n'a pas payé on vous entend mal mais effectivement c'est ce sentiment de un petit peu ce que disait Arnaud Stéphans pour des tweets vous êtes convoqué au commissariat pour effectivement il y a ce sentiment alors on ne peut pas dire que la police ne fait rien la police elle fait aussi selon ses moyens selon l'archaïsme du système selon aujourd'hui ce que me disait un policier c'est à dire le fait que l'avocat la procédure est de plus en plus complexe et de plus en plus compliquée j'entendais ce matin l'ancien patron de la police judiciaire qui disait aujourd'hui on a encore des formules ça se fait encore sur papier avec il faut qu'il y ait la marianne le tampon que ce soit signé que là dans l'affaire de la petite Liana il y a eu les documents enfin c'est invraisemblable ont été envoyés par la poste qui n'est pas de fichier consultable enfin c'est invraisemblable vous êtes déjà allé

49:24
Invité

dans un commissariat sur les bureaux moi je suis allé pour une petite histoire des dossiers qui s'empilent un cafarnaum sur le bureau des inspecteurs moi je voulais juste dire une chose parce que très récemment j'ai été invité par un commandant de police à visiter le commissariat à visiter les conditions de travail à voir le matériel qu'il portait parce qu'effectivement quand on doit assurer le maintien de l'ordre avec 23 kilos sur le dos etc il y a des tas de choses complexes moi je pense qu'il ne faut pas tomber dans l'excès non plus non ou j'ai envie de dire oui globalement les fonctionnaires les policiers et les magistrats font leur boulot maintenant ce qu'il faut regretter c'est qu'il y a une minorité de gens qui n'assument pas complètement leurs responsabilités qui ne vont pas jusqu'au bout du processus et effectivement parce qu'il y a des individus derrière parce qu'il y a des situations d'urgence et bien quand on fait pas correctement son travail parce que pour moi faire correctement son travail c'est pas simplement dire on a transféré à l'autre parquet c'est se dire là et attention ça n'est pas parce que on va dire qu'il y a une urgence que la personne la personne est bien sûr présumée innocente mais on doit s'assurer que les propos les accusations sont ou pas vérifiés vérifiables etc etc mais on ne peut pas simplement dire c'est un dossier comme un autre c'est ça que je reproche il faut savoir trier et se dire qu'il y a effectivement des urgences quand il y a un document qui est publié sur internet et qui n'est pas une question de vie ou de mort je pense que ça ça peut attendre pour moi quand on est en responsabilité c'est lorsqu'il y a des situations où la vie et j'ai envie de dire je redis protection absolue des plus vulnérables

51:02
Présentateur

mais là le président de la république est en train de s'exprimer j'ai un écran donc je n'entends pas tout ce qu'il dit mais le bandeau nous dit dysfonctionnement inacceptable donc l'état ne prend pas non plus sa responsabilité sur ce dysfonctionnement oui il y a eu des dysfonctionnements humains oui il faut qu'il y ait des responsables mais l'état doit commencer peut-être à se regarder moi quand j'entends le ministre de la justice qui dit je suis terrifié mais enfin ça nous terrifie mais enfin mais qui viennent un jour dans le studio Sud Radio écouter les témoignages qu'ils aillent dans la rue écoutez est-ce qu'ici autour de la table vous avez connaissance de gens qui ont été d'enfants qui ont été victimes on a eu Rantenne on en parlait moi j'en connais vous en connaissez on connait tous des gens dont les enfants ou les proches ont été victimes d'attouchements et pour lesquels il n'y a pas eu de suite donc moi ça me rend dingue il y a un dysfonctionnement bah oui mais t'es président de la république mon gars il faut peut-être faire quelque chose

52:00
Invité

regardez toutes les grandes toutes les grandes affaires judiciaires qui nous viennent à l'esprit depuis ces 40 dernières années ce ne sont que toutes ces grandes histoires ce sont d'abord des histoires de dysfonctionnement commencer par la plus ancienne il y a eu un article il n'y a pas longtemps c'est pour ça que ça m'est revenu l'affaire Grégory quel foirage judiciaire c'est vrai quel foirage judiciaire les pièces ouvertes les trucs perdus les faux le mauvais juge d'instruction le juge la policité contre la gendarmerie le procureur qui fait d'abord sa com il y a toujours eu des dysfonctionnements il y a eu une très bonne enquête ces derniers temps qui a été sortie par Society on ne va pas dire que c'est ma tessiture Society mais enfin bon il se trouve qu'ils ont un service d'enquête qui est vraiment très bon ils avaient fait un truc sur Dupont-de-Ligonnès qui était absolument admirable et là ils viennent de sortir deux épisodes d'une enquête sur Epstein là aussi je veux dire qu'est-ce que c'est que cette histoire quoi rien rien il ne s'est rien passé je veux dire tout le monde savait il n'y a pas une enquête pas de surveillance des gens qui étaient surveillés qui venaient à l'appartement et non on s'en fout il a fallu des mois pour aller perquisitionner l'appartement après la mort d'Epstein enfin c'est la folie furieuse quoi c'est la folie furieuse j'ai une suggestion

53:18
Présentateur

Macron dit qu'il y a un problème de moyens on ne peut pas regarder en face de sa famille et se dire que tout s'est bien passé bah oui déjà le choix des mots on ne peut pas dire que tout s'est bien passé c'est un peu curieux comme manière de présenter les choses on ne peut pas dire que tout s'est bien passé je trouve que les mots choisis sont très étonnants et il s'est dit choqué par cette affaire mais bon sang

53:39
Invité

moi j'ai une proposition à faire parce qu'effectivement les drames de ce genre il y en a déjà eu et hélas il y en aura d'autres malheureusement et vous vous souvenez qu'on se l'était dit dans d'autres émissions précédentes en se disant il y aura malheureusement d'autres drames moi j'ai une proposition à faire très concrètement on s'aperçoit qu'en fait dans ce type de dossier les justiciables se plaignent de quoi à raison il y a un dossier qui a été remis et puis après on ne sait plus rien alors moi je propose que par exemple qu'il y ait une obligation dans le code de procédure alors ça peut se travailler qu'à un moment donné sur un certain nombre d'infractions que vis-à-vis des victimes que le parquet soit dans l'obligation par exemple au moins une fois par an de faire un point avec la victime de dire où en est l'enquête que ce soit compliqué je veux bien parce qu'il ne faut pas imaginer que c'est toujours aussi facile mais qu'il y ait de la même manière qu'on demande aux justiciables de faire ou de ne pas faire et bien pour moi la justice devrait être en mesure sur des dossiers sensibles de faire au moins une fois par an ou peu importe ça doit se travailler mais l'idée me vient ainsi en disant l'obligation de rendre compte c'est rajouter quelque chose à quelque chose qui existe déjà là quand on regarde le process qui devait être respecté il devait y avoir un processus la transmission des informations oui mais ce que je veux dire ça n'a pas été fait vous voulez rajouter une couche en disant obligation et faite d'informations c'est le minimum attendez il y a une différence si vous écoutez bien ce qui est dit c'est qu'au fond chacun a transféré mais à aucun moment attendez il semblerait pas tant que ça attendez chacun a transféré donc chacun vous dit j'ai fait mon travail sauf que là la question ne serait pas là comme je dis rendre compte c'est où on est l'enquête avec des résultats qui a fait quoi de manière à ce qu'on puisse savoir voir parce que souvent la victime trouver des responsabilités parce qu'il y a une déresponsabilisation de chaque chaîne mais oui mais parce que vous ne savez pas en face vous êtes victime vous ne savez même pas qu'on a envoyé une autre très très facile tu viens parler de toi qui es fan de techno et si on mettait de la blockchain là-dedans il suffirait de mettre de la blockchain il y a quelqu'un qui ouvre qui ouvre le dossier la personne qui est derrière donc on sait exactement quel est l'historique toutes les personnes qui ont ouvert le dossier et quelles sont les personnes qui l'ont suivi on n'arrête pas de parler France 2030 Choose France Mes Genoux mais avec l'IA normalement avec l'IA normalement c'est un agent qui peut le faire c'est pour ça qu'ensemble nous pouvons nous pouvons l'idée c'est véritablement ça c'est comment faire en sorte qu'à un moment donné les gens se disent je vais devoir rendre compte rapidement donc je ne peux pas me contenter de dire le dossier est parti

56:18
Présentateur

allez on se retrouve dans un instant on va parler il ne nous reste plus beaucoup de temps santé mentale des jeunes et puis le Liban qu'on oublie dont on ne parle pas suffisamment à tout de suite

56:29
Invité

Sud Radio le 10h midi mettez-vous d'accord Valérie Exper

56:34
Présentateur

on n'a pas on n'a pas beaucoup de temps encore mais je voudrais que vous vouliez évoquer la santé mentale des jeunes c'est un peu lié à notre sujet aussi parce qu'on a un nombre de de gens qui dysfonctionnent absolument terrifiant Anne Dures

56:48
Invité

oui alors le j'ai voulu évoquer ce sujet parce que vous avez raison Valérie il est lié hélas à cette tragédie puis il y a tout ce qu'on dit sur les jeunes les jeunes peuvent être hauteurs mais ils sont aussi hélas souvent victimes le président de la république et son gouvernement ont déclaré grande cause nationale la santé mentale des jeunes en 2025 et en 2026 pourquoi ?

on l'a vu hélas les jeunes sont souvent des victimes et puis alors que ce soit des très jeunes enfants ou des adolescents ils font partie des personnes vulnérables on l'a dit il y a à peu près quand même un jeune sur trois un adolescent sur trois qui a ou qui a eu ou qui aura malheureusement des pensées suicidaires la pédopsychiatrie lorsque les jeunes ont besoin ce qui est considérable la pédopsychiatrie a perdu un tiers de ses effectifs en 10 ans qu'est-ce que ça veut dire ?

ça veut dire quand les jeunes veulent parler et bien ils ne peuvent même pas comme ils le souhaitent rencontrer quelqu'un donc j'ai voulu évoquer cela parce que les jeunes en construction qui sont victimes qui ne sont pas écoutés pas entendus et bien Jean-Claude tu le disais tout à l'heure ce sont des jeunes qui vont développer des pensées suicidaires qui vont développer des maladies qui peuvent développer des addictions qui seront violents demain qui peuvent devenir violents qui vont être des adultes d'abord des étudiants qui auront du mal à trouver leur place des adultes qui auront du mal à s'intégrer dans le monde du travail donc tout ça c'est une pardon pour l'expression une bombe à retardement que de ne pas s'occuper des jeunes qui sont en souffrance donc c'est c'est très bien de l'avoir déclaré grande clause nationale après il faut que ce soit suivi d'action alors j'ai entendu la ministre actuelle de la santé bon ça va dans le bon sens renforcer ou parler de renforcement des dispositifs existants bon il y en a il y en a quelques-uns j'ai noté bon il faut renforcer les services de soins faire beaucoup de prévention ça j'y crois énormément parce que qui dit prévention dit qu'on va éviter des passages à l'acte donc de la prévention en alertant enfin tout ça dans toute la chaîne les parents l'éducation nationale a un grand rôle à jouer moi je sais que dans mon dans le monde de l'entreprise on affiche dans la porte des toilettes une fois qu'on est dans les toilettes des numéros d'urgence il faut la même chose dans les écoles donc je crois que tout ça aussi se renforce le nombre de psychologues scolaires aussi a augmenté il y a un numéro si des jeunes écoutent je ne sais pas le numéro 3114 qui est un numéro national de prévention du suicide il y a un fil santé jeune pour les 12-25 ans il y a une ligne à Paris qui s'appelle la ligne Nightline qui est un service d'écoute nocturne pour les étudiants donc je voulais parler de ça parce que ça me paraît il me paraît essentiel de préserver encore une fois notre jeunesse qui a été en plus très malmenée pendant le Covid qui vit dans un environnement tellement anxiogène on n'en parle pas beaucoup je tiens à vous le dire on parle beaucoup des retraités énormément Arnaud tu l'as dit c'est là que se joue l'enjeu des prochaines élections la jeunesse elle est absente et d'ailleurs j'en profite tu sais que je suis des dossiers d'éducation Valérie l'enseignement supérieur a perdu un milliard sur son budget pour raboter donc pour vous dire comme ce ne sont pas des sujets qui sont pris à bras le corps mais c'est important qu'on dise ça et c'est important qu'Anne ait soulevé ce sujet parce que vous voyez on a parlé pour beaucoup de ce qui s'est passé le week-end dernier au Parc des Princes etc.

dans Paris bien sûr et je suis le premier à dire qu'il faut sanctionner mais sans réserve ceux et celles qui portent atteinte au bien et aux personnes mais en même temps si on ne fait que de la sanction on ne fera jamais on sera toujours dans une spirale de plus de moyens pour faire de la sanction les programmes de la ville ils ont coûté des milliards à l'État non mais je ne parle pas de programme de la ville non non mais Serge il ne faut pas Gilbert il ne faut pas il ne faut pas il ne faut pas il ne faut pas dire des choses que je n'ai pas dit parce que précisément je lis au sujet que Kahn évoquait la santé mentale c'est un moyen aussi de faire de la prévention à la racine à la source et c'est là où il nous faut des moyens je pense que le problème de notre pays c'est qu'on n'arrive pas

1:01:09
Présentateur

il n'y a personne il y a un auditeur qui dit mais les téléphones n'ont jamais sauvé ça peut sauver des gens mais on a besoin de structures beaucoup plus oui bien sûr mais c'est ce qu'on dit

1:01:19
Invité

c'est ce qu'on dit on n'a pas dit qu'une ligne de téléphone ça régleait le problème mais ce qu'on dit c'est qu'il faut se dire là il faut mettre la gomme un maximum de moyens pour pouvoir faire le président et on l'a fait sur le harcèlement il n'y a pas longtemps une jeune fille qui a été convoquée qui a été convoquée avec les gens qui la harcelaient elle n'a pas supporté elle a appelé sa mère ils avaient fait des suivis il y aura toujours des loupés il n'y a pas de société elle a fini par suicider mais sur un truc sur la santé mentale et là merci d'avoir abordé ce sujet il y a eu des études assez intéressantes sur les parcours vous savez des grands criminels et notamment des grands voyous et ceux qui faisaient la terreur dans certains quartiers ils ont eu des enfances où ils ont pris des coups répétés sur la tête ils ont été extrêmement maltraités et ils ont développé des espèces enfin pas des espèces d'ailleurs des folies furieuses et qui les rendaient hyper violents et un jour j'avais rencontré Gilbert Collard qui avait été l'avocat d'un célèbre gangster marseillais et il me dit il vous parlait et puis tout d'un coup il commençait à zozoter et il ne pouvait plus s'arrêter et il ne parlait que de tuer de faire des trucs horribles à des gens et puis après il redevenait calme ce qui n'est pas un très bon signe de santé mentale correct et un autre social que j'avais écouté sur un site internet Thinkerview il racontait que tous ces jeunes qui dans les quartiers à Marseille par exemple ont des accidents de moto ont des accidents de vélo parce qu'ils font les andouilles etc.

avec des traumatismes crâniens répétition pas de suivi rien du tout et évidemment ça crée ça crée aussi des conditions qui libèrent l'hyperviolence qui libèrent la dissociation par rapport à l'autre on peut lui faire mal on ne ressent plus rien etc.

et c'est vrai que ça peut être une des origines de tout cela c'est ce que je dis c'est le chantier mais oui mais le chantier il faut y passer je ne dis pas de vous faire quand on n'a rien foutu pendant 30 ans et c'est la raison pour laquelle il faut être honnête ça n'est pas pour un candidat ou pour un autre parce qu'on va rentrer bientôt en période électorale par une baguette magique qu'un candidat changera ou un élu changera quoi que ce soit nous en avons pour 15 ans sur des sujets comme ceux-là c'est 15 ans de travail il ne faut pas se raconter de l'histoire et l'argent c'est vrai que ce n'est pas une ligne téléphonique qui va changer la vie d'un jeune mais comme un leur santé mentale abîmée multifactorielle comme l'a rappelé Jean-Claude deux comme on manque de moyens c'est petit à petit vous savez la régulation des réseaux sociaux est-ce qu'on va y arriver on en parle on en parle c'est très compliqué les solutions sont multiples bien sûr on n'a pas eu le temps 30 secondes

1:04:07
Présentateur

allez-y le Liban pensant au Liban

1:04:09
Invité

ça sera vraiment 30 secondes parce que dans le conflit international que nous avons dans les pays du Golfe effectivement on a oublié je voulais juste signaler le nombre de victimes dans le sud Liban 3412 morts 10 000 blessés 1 million de déplacés et c'est vrai que je voudrais quand même rappeler le caractère profondément des stabilisateurs de l'Iran et du Hezbollah dans le sud Liban et il faut aussi dire que nous devons en tout cas c'est l'idée que j'ai c'est que nous devons nous français travailler à renforcer l'état libanais et son armée en tout cas faire en sorte que la souveraineté soit assurée vous voyez je reviens à l'état de droit un minimum de règles faire en sorte que la souveraineté soit assurée par le gouvernement libanais c'est vrai que c'est l'occasion d'apporter notre soutien moral ça n'est rien sur une radio mais aussi dire à la communauté libanaise qu'on pense à eux et qu'on ne les oublie pas voilà parce qu'il y a des hommes je rappelle que derrière toute décision politique ou administrative il y a des hommes et des femmes qui meurent et on ne peut pas les oublier merci Jean-Claude

1:05:18
Présentateur

merci de ces mots merci à vous très bon week-end sur Sud Radio bonne journée