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interviewFrance 24 (sur YouTube)· 8 juillet 2026 27 min

REPLAY - Catherine Vautrin sur France 24 : la ministre évoque le réarmement en France

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 14h à Paris. Ravi de vous retrouver sur France 24 dans ce Paris direct. Les regards restent braqués cet après-midi encore vers la Turquie.

Plusieurs presses de parole attendu cet après-midi à à Ankara depuis le 36e sommet de l'OTAN. Les dirigeants des pays membres de l'alliance s'expriment aujourd'hui Donald Trump aux alentours de 15h15 heure française nous serons en direct. Lui qui a déjà exprimé ce matin sa colère vis-à-vis des membres de l'alliance.

On le sait. L'un des enjeux de ce sommet sera de ne pas froisser le président américain en mettant notamment en avant les progrès réalisés en matière de de réarmement. C'est le cas de la France dont l'actualisation de la loi de programmation militaire a été adoptée il y a quelques jours par le Parlement. 36 milliards d'euros en plus.

Juste avant son départ pour la Turquie, la ministre des armées des anciens combattants nous a accordé un entretien exceptionnel. Catherine Vautrin est notre invité événement du jour. Je vous laisse regarder.

Madame la ministre, bonjour et merci. Immense merci de nous recevoir ici à domicile, l'hôtel de Brien, le cœur historique des armées et pas dans n'importe quel bureau. C'est le bureau du général de Gaul, celui qui l'avait occupé au lendemain de la libération.

On va y revenir dans quelques instants. D'abord, un mot du contexte, extrêmement tourmenté pour le monde. On sort de 40 jours de bombardement en Iran.

La paix paraît très incertaine au Liban. L'Ukraine et la Russie sont en pleine escalade et c'est dans ce contexte que le sommet de l'OTAN se tient à à Ancara, 36e sommet auquel vous prenez part au côté du président de la République. Dans quel état d'esprit allez-vous vous présenter à ce rendez-vous ?

On sait que le réarmement des Européens et donc le réarmement des Français sera au cœur du rendez-vous. D'abord, bienvenue et merci évidemment de me donner l'opportunité d'échanger avec vous sur la situation actuelle. Le sommet de le temps, c'est effectivement un rendez-vous important dans ce sommet. trois objectifs : force de l'alliance depuis 1949 et l'unité de cette alliance.

Premier objectif 2è le pilier européen de l'OTAN et comment les Européens s'engagent pour leur défense. 3è sujet l'Ukraine qui reste évidemment un sujet que nous évoquons régulièrement lors des ministériels autant puisque comme vous le savez nous avons en Europe très régulièrement des ministériels au temps. Maintenant effectivement vous avez raison, le contexte géostratégique a changé.

La France dans ce contexte se réarme. C'était tout le sens de la revue nationale stratégique qui a été rendue public l'année dernière, le 13 juillet 2025. C'est tout le sens de la loi de programmation militaire qui avait été votée en 2023 sur la période 2430.

Et c'est la raison pour laquelle je viens de porter un texte devant le parlement qui actualise cette loi de programmation avec plus d'entraînement, plus de capacité pour nos soldats, nos aviateurs, nos marins parce que dans ce contexte, la France évidemment a besoin de s'équiper encore plus avec finalement un champ de bataille qui va desfond sous-marin jusqu'à l'espace. Je crois que vous vous félicitez d'avoir boosté le budget de nos armées en en 10 ans. Doublé.

C'est cela la volonté du président de la République qui est le chef des armées effectivement était après des années pendant lesquelles on avait tendance à vivre sur les dividendes de la paix en imaginant que finalement les conflits sur le continent européen c'étaient du passé. Ce que l'on voit c'est qu'il y avait nécessité à être respecté dans un contexte géostratégique compliqué. Pour être respecté, il faut être craint.

Pour être craint, il faut être entraîné, équipé. Et donc le président de la République entre 17 et 27 aura fait doubler le budget des armées. D'où cette rallonge, je vous interroge sur l'actualisation de la loi de programmation militaire, 36 milliards d'euros supplémentaires qui ont été validés par le Parlement au 1er juillet dernier.

Ça va servir à quoi ? Très concrètement, de l'entraînement, c'est-à-dire plus d'heures de vol, plus d'heures de navigation et plus évidemment de manœuvre pour nos soldats. Ça c'est le premier élément.

Deuxème élément de l'acquisition de capacité, un gros focus sur tout ce qui est munition 8 milliards et demi supplémentaires parce que on voit bien que des munitions les plus simples aux munitions les plus complexes, ça va vraiment du du droneage PV jusqu'aux missiles les plus complexes. Nous allons également reconstituer notre flotte avec l'acquisition de deux rafales qui sont ceux que nous avions perdu en 24. Donc 8 milliards et demi rien que pour les munitions et 36 milliards ensuite pour euh évidemment l'entraînement et l'accompagnement de nos militaires.

Les munitions, on sait que ça pêche en tout cas ça nous est régulièrement reproché la production. Alors on va quand même pas dire que ça pêche. Il y a eu de très gros il y a de très gros efforts qui ont été faits.

Quel est le sujet ? Le sujet c'est de permettre à nos militaires de s'entraîner. Pour qu'ils s'entraînent évidemment il faut produire.

Il faut donc nous avons le plus gros armurier européen qui est MBDA qui est en fait à la fois représente la France, l'Italie, l'Angleterre qui aujourd'hui produit les missiles les plus sophistiqués. Effectivement, il faut accélérer certains missiles, la production de certains missiles a déjà augmenté. Il faut continuer dans ce domaine.

Mais on a également des choses très intéressantes pour l'armée de terre avec des programmes, y compris d'ailleurs des programmes européens. Je pense à ce que nous faisons avec les Belges, le programme Cabo qui est typiquement un programme d'acquisition de matériel. On a également un programme très important sur nos frégates.

On a livré la première frégate d'intervention française, l'amiral renard qui aujourd'hui est là. Et vous avez pu voir au moment du début de la crise au proches chez Moyen-Orient que la France a été le seul pays européen en capacité immédiatement sur du président de la République à engager des frégates multimission et évidemment le groupe aéronaval qui est parti immédiatement. Donc vous voyez cette capacité française et bien l'idée c'est de la renforcer et de faire encore plus fort.

Les défis pour la France en terme de réarmement, la production peut-être c'est souvent pointer du doigt notre capacité à produire vite à accélérer. Ça c'est une question que vous posez. Alors ce qu'il faut déjà dire c'est que la France compte une base industrielle technologique de défense qui est la deuxième exportatrice au monde.

C'est un premier sujet. La deuxième c'est que cela représente 2400 emplois partout sur le territoire. Après effectivement à un moment où le monde entier se réarme, il faut être capable de fournir pour deux raisons.

D'abord pour nos propres besoins et deuxièmement parce que c'est un enjeu d'export extrêmement important et que c'est un segment qui devient très concurrentiel. Vous avez de nombreux pays qui aujourd'hui développent une industrie de larmement et la France en étant deuxème exportateur a une place à garder. Donc il faut que nos entreprises soient en capacité de produire plus pour pouvoir à la fois fournir le marché français et en même temps exporter.

H les Français font constat un effort budgétaire assez inédit. On évoquait les 36 milliards d'euros supplémentaires destinés à nos armées. Les priorités, ça va être quoi demain ?

Et bien concrètement, les priorités, je vous l'ai dit, c'est à la fois l'entraînement, c'est la souveraineté. Je prends un exemple, nous le lançons, le successeur du lance-roquette unitaire. Typiquement, après avoir analysé plusieurs offres, c'est un produit français qui vient d'être retenu, qui va donc être mis en fabrication et qui montre que la France a une capacité d'innovation et de production, ce qui est un enjeu très important.

On a évidemment à tirer les conséquences des conflits aussi bien de l'Ukraine que le proche et le Moyen-Orient. On voit combien la maîtrise du ciel est un enjeu majeur. Ce qui veut dire que évidemment le sujet c'est celui de la défense solaire.

Pour la défense solaire, vous avez plusieurs sujets. Vous avez d'un côté la notion drone et dès qu'on parle drone, on parle lutte antidrone puisque c'est sur les deux sujets qu'il faut. On est au point ce niveau-là.

On voit que les drones sont partout au sein de l'armée. On a beaucoup avancé sur les sur la capacité des drones. Maintenant, si vous prenez le retour d'expérience de l'Ukraine, la durée d'une nouveauté en matière de drone, c'est 2 mois.

C'est donc vous dire si c'est un secteur qui est en perpétuelle évolution. Donc tout notre sujet c'est évidemment d'accompagner ces évolutions pour avoir systématiquement celui qui est le plus innovant. Et parallèlement à ça, vous aviez le deuxè élément qui est ce qu'on appelle les effecteurs, c'est-à-dire la capacité à abattre des drones puisque on voit particulièrement dans le combat en Ukraine combien le combat de drones est important.

Ça a également été le cas au proches chez Moyen-Orient où on voyait que les Iraniens envoyaient des drones shaed à 50000 € et évidemment l'idée c'est de les faire tomber avec autre chose que des missiles dont les prix sont beaucoup plus élevés avec une force d'une nuisance considérable. On en a fait le constat effectivement au Moyen-Orient. Vous venez de citer Catherine Votrein à deux reprises l'Ukraine, son expertise.

Vous vous appuyez dessus aujourd'hui. Nous travaillons beaucoup avec les Ukrainien. Nous avons d'ailleurs j'étais à Kive en février dernier et j'ai signé un accord de partenariat parce que bien évidemment il y a des retours d'expérience.

Vous savez que la première approche française c'est l'accompagnement d'Ukraine. Le président de la République dès février 22 a été l'un des premiers. À l'occasion du 14 juillet, nous aurons une réunion de la coadition des volontaires invité à Paris par le président de la République.

C'est dire si ce sujet ukrainien nous occupe nous préoccupe dans l'accompagnement des Ukrainiens mais également les partenariats. Moi, je veux dire évidemment combien nous sommes impressionnés par ce peuple qui bien qu'étant en guerre est en capacité aujourd'hui d'innover et de créer des approches tout à fait intéressantes notamment en matière de drone. L'aide à l'Ukraine, c'est compliqué de s'y tenir dans la durée, dans le temps.

On voit que les Américains sont prêts à vaciller d'un moment à l'autre en tant que français, en tant que moteur européen. C'est compliqué. Alors la position de la France a toujours été d'avoir un accompagnement dans la durée.

Cet accompagnement dans la durée, il n'est pas exclusivement financier. Nous avons cédé beaucoup de matériel. Nous avons formé nous avons formé plus de 27000 Ukrainiens.

Donc on a beaucoup travaillé sur cette approche y compris d'ailleurs des pilotes qui sont venus en stage en France de façon euh quand on il ils ont par exemple un mirage de 1000, il faut les entraîner à pouvoir voler sur ces mirages. La France est évidemment à l'initiative sur la coalition des volontaires qui a été un sujet très important avec comme vous le savez la Grande-Bretagne au moment où nous parlons, le centre le cœur en fait de la coalition des volontaires est à Paris et donc l'idée ça a été cette capacité d'entraîner de très nombreux pays au service de l'Ukraine pour préparer le cesser le feu, c'est-à-dire la maîtrise du ciel bien évidemment la maîtrise de la mer mais également la maîtrise des frontières parce que l'idée c'est d'obtenir évidemment le cesser le feu et c'est ensuite d'accompagner l'Ukraine dans sa démarche vers la paix. Vous parlez en introduction de la position et on le répète à chaque fois, le gouvernement le répète à chaque fois là-dessus, la position défensive de la France dans ce dossier ukrainien.

La ligne est très tenue. Vous parlez de partenariat, de formation de de militaires ukrainiens. On voit que les Russes aujourd'hui sont engagés dans une escalade.

Où est cette ligne ? Où s'arrête cette ligne Si vous voulez, pour être très clair, c'est toujours de l'accompagnement d'un pays qui est un pays qui est attaqué. N'oublions jamais que c'est une agression de la Russie vers un pays souverain.

Ce pays souverain nous demande de l'aide. Il est agressé. Nous venons l'aider dans uneère dans une manière défensive.

C'est tellement vrai que par exemple fin 24 début 25 nous avions eu la brigade Anne de Kif qui est venue s'entraîner dans nos camps de champagne. De la même manière nous formons, je viens de vous le dire par exemple des pilotes de et je pourrais prendre un autre exemple sur cette position défensive de la France en vous parlant du proche et Moyen-Orient. Nous avons signé des accords de défense par exemple avec les Émirats ou avec le Qatar.

Et bien très concrètement pas plus tard qu'hier, j'échangeais au téléphone avec mon collègue Qatari. le l'échange que nous avons le le contrat que nous avons signé avec eux de défense fait que dès lors que le pays est attaqué, il nous demande un accompagnement et bien nous sommes présents dans cet accompagnement. Et le point très important qui est beaucoup mis en avance, c'est le fait que la parole de la France est une parole fiable, une parole qui est reconnue parce que quand ils nous ont fait appel, nous sommes arrivés immédiatement.

Et ça c'est la crédibilité française. Il y a 2 mois, j'étais euh en fait dans l'océan Indien euh cétais pour être précise à Singapour, donc même un peu plus loin pour le ce qu'on appelle le dialogue du Changri qui est tout l'océan Pacifique et toute l'un tout le secteur en fait de l'Indonésie où je rencontrais tous mes homologues. Et ce qui était mis en avant, c'était le caractère fiable de la France et de l'engagement français.

C'est une posture qui est facile à tenir euh sur le papier, j'imagine, beaucoup plus complexe dans la réalité qu'on qu'on connaît parce qu'on y est face aussi à des Russes qui font de la provocation permanente vis-à-vis euh des membres de l'Alliance. Euh l'OTAN à l'heure de de ce sommet, à quel moment la ligne rouge est est franchie ou pas ? Ça c'est une vraie question.

Il y a une vigilance de tous les instants pour une raison très simple, c'est celle de l'ingérence. Et donc tout le sujet c'est évidemment une vigilance de l'ensemble de nos services et je voudrais souligner le travail qui est fait de services dont on ne parle jamais qui sont nos services de renseignement qui sont extrêmement vigilants sur tout ce qui est ingérence bien évidemment qui est un sujet aujourd'hui. Nos armées se tiennent prêtes aujourd'hui.

Nos armées sont entraînées pour être prêtes. C'est le sens même de la mission militaire. C'est l'entraînement pour être préparé à faire face à toutes les situations.

Alors c'est le titre de la série qu'on diffuse en ce moment sur nos antennes à France 24. la France se prépare. J'ai participé moi-même à des exercices dans le cadre d'Orion au sein de l'Alliance avec des Espagnols, des Allemands et effectivement la question que j'ai posée à beaucoup de nos nos soldats français c'est on se prépare à quoi concrètement ?

Dans les exercices de stimulation, on avait désigné l'ennemi venu de l'est intitulé Mercure. Moi ça m'a beaucoup fait penser à la Russie forcément on se prépare aujourd'hui à face à la Russie. Vous savez, notre objectif c'est d'être prêt à faire face à toutes les situations parce que c'est l'essence même du rôle de nos armées.

Et dans l'exercice Orion, nous sommes partis de l'Atlantique pour arriver aux limites des Ardenes. Donc vous voyez et l'idée ça a été effectivement, vous le vous avez tout à fait raison de le souligner, de travailler avec nos alliés. Nous avions vous l'avez dit, nous avions des Belges, nous avions des Espagnols, nous avions des Grecs, nous avions de très nombreuses nationalités parce que l'élément clé, j'ai pas trouvé d'Américains.

Non, il y avait pas d'Américain d'Orient. Vous avez raison mais l'élément clé c'est très concrètement l'interopérabilité qui est un enjeu très fort. On n'oublie jamais que le concept même de défense quand on regarde à l'échelle européenne la défense est une prérogative nationale.

C'est une responsabilité de chacun des pays européens. Ce n'est pas une compétence qui a été transférée. Derrière la volonté c'est d'être interopérable.

Ce qui nous permet en matière de capacité de jouer la souveraineté à chaque fois que nous le pouvons, mais sur un certain nombre d'équipements de travailler aussi en européen. Je vous citais tout à l'heure MBDA comme armurier. Typiquement vous avez l'Italie, vous avez l'Angleterre et vous avez la France.

Et l'idée c'est de travailler ensemble. Ces exercices permettent de travailler sur cette interopérabilité. Comme nous avons dans nos écoles qui sont des lieux d'excellence, je peux penser à Saint-Cir, je peux penser à Naval, nous avons des élèves officiers qui sont des élèves officiers qui viennent de pays alliés parce que c'est comme ça aussi que se construit cette terre opérabilité.

C'est important de s'entraîner ensemble, d'apprendre aussi à se comprendre. On n pas tous le même langage et les mêmes enjeux aussi. Quoique euh cette stratégie de défense s'appuie sur un nouveau pilier, c'est la réserve nationale volontaire et j'insiste sur ce terme.

Alors, on sait que le recrutement a débuté. Peut-être vous allez nous en donner des nouvelles. C'est censé être lancé le dispositif à la rentrée projet.

Là, si je peux me permettre, vous faites allusion à deux concepts. Je vais les reprendre un par un. Voilà, parce que vous avez d'un côté mais merci de parler de la réserve, vous avez raison, c'est très important.

Rés. Alors, on va on va parler des deux. On va peut-être commencer par la réserve parce qu'elle existe depuis plus longtemps.

La réserve, elle est proposée à tout français jusqu'à 72 ans. Donc, vous êtes la bienvenue. Et l'idée, c'est que vous donniez du temps qui est du qui est du temps rémunéré sur ben des moments de de vacances, de weekend et cetera pour apporter les compétences qui sont les vôtres.

Ce qui veut dire que dans la réserve, on a beaucoup de gens de la base industrielle technologique de défense. Nous avons évidemment des journalistes, des médecins, nous avons tout types d'activités. un boulanger qui a envie d'aller dans la réserve, il ira travailler au commissariat des armées par exemple.

Donc ça c'est une première. Vous voulez dou les effectifs ? Attends.

Alors sur la réserve pour être très concrète en 2025 on était à 47000. Mon objectif c'est 52000 en 2026. Au moment où je vous parle, j'ai dépassé les 51000 et nous ne sommes que en juillet.

Donc vous voyez, ça fonctionne très bien et c'est très intéressant parce que cela montre que cette idée d'un théâtre qui est compliqué, d'une géostratégie qui bouge interpelle nos concitoyens et que nombreux sont ceux qui disent "Qu'est-ce que je peux faire pour aider mon pays ?" et je m'engage dans la réserve. Donc vous voyez, un élément très important de la France qui commence à organiser une forme de résistance et qui s'engage.

Parallèlement à ça, vous avez évoqué le deuxème sujet qui est le service national. Là, l'idée, on s'adresse à des jeunes entre 18 et 25 ans. Le principe c'est de vivre une année de cisure, 10 mois, un mois de formation, 9 mois de service utiles, rémunéré.

Je choisis les armées, donc soit la marine, soit l'armée de terre, soit l'armée de l'air sur le territoire national et je fais pendant 9 mois un service utile. C'est-à-dire que j'acqu une expérience que je peux évidemment valoriser après cette expérience. Bien, si vraiment je trouve que l'armée c'est ma voix, je peux m'engager.

Si je veux continuer dans mon sur mon temps libre, je vais vers la réserve volontaire. Et vous l'espérez ça ? Ben évidemment, ça fait l'intérêt qu'elle est-il, c'est que ça nous permet d'augmenter le nombre de citoyens et de concitoyens formés, prêt à être opérationnel.

Les missions qui seront confiées aux appelés, quelles sont-elles ? Elles sont extrêmement nombreuses. Ça peut être par exemple un jeune passionné d'IA qui va euh aider à travailler euh aussi bien sur des sujets par exemple de communication en créant des sites en améliant.

Ça peut être demain euh un électricien qui va aller aider euh de dans le service du commissariat. Ça peut être un jeune qui parle déjà anglais, qui est passionné de mer, qui va aller dans un sémaphore. Ça peut être un jeune qui va aimer l'aviation et qui par exemple va convoyer euh va être dans un équipage qui convoie du matériel depuis la métropole vers Mayotte.

C'est extrêmement divers en une phrase, pas de mission à l'étranger par contre hein, ça reste en France exclusivement territoire national donc évidemment ultramarin et hexagonal. L'idée donc pas de mission sur le flanc est hein, on est d'accord. pas de mission sur le flan est je répète bien c'est exclusivement le territoire hexagonal nos outresem et je répète que il y a 500 métiers dans les armées c'est dire si on peut aller dans de très nombreux domaines h est-ce que cette stratégie de de défense ce coup de boost qui a été donné pendant ces 10 années vous venez d'en faire la démonstration est notre meilleure garantie pour pour la paix mais vous savez je pense que la paix repose sur deux piliers elle repose sur la diplomatie d'un côté et sur la défense de l'autre et nous articulons ces deux piliers Vous savez combien le président de la République est extrêmement actif en matière diplomatique ?

Parce que je le répète, si vous prenez l'exemple du proche et Moyen-Orient, dès le 2 mars, le président de la République a dit "Nous nous avons trois sujets. Nos ressortissons sur zone 400000, nos intérêts et ensuite la liberté de navigation." C'est-à-dire que la volonté de la France, c'est que les traités internationaux soient respectés.

Montgobé en ce qui concerne Hormous, c'est typiquement le sujet et la volonté de la France, elle est de faire respecter ses traités. Donc toujours une position qui est une position défensive. On entend quand même cette petite musique qui monte et pas que dans la bouche des Français hein.

D'ailleurs, c'est une musique qui est en train de grimper partout sur le continent européen. Je voudrais citer le chef d'état-major des armées, Fabien Mandon forcément qui disait il y a 5 mois au Congrès desires de France, "La France doit être prête à perdre ses enfants. La France devra-t-elle mettre à l'avenir davantage Et c'est la question que je vous pose madame Vautrin.

Contribution ses enfants les Français. Alors vous savez que cette phrase avait été sortie de ce son contexte et qu'elle sortait d'un ensemble plus large qui était celui de la revue nationale stratégique. L'idée de la France c'est très concrètement et évidemment la diplomatie qui est un élément très important et derrière une préparation de nos armées et c'est exactement ce que nous faisons et c'est le sens de tout ce qui a été mis en place à savoir la loi de programmation à savoir l'actualisation. qui permettent de donner des moyens d'entraînement à nos armées parce que plus elles sont entraînées, plus elles sont préparées aux différentes situations.

La réintroduction d'un service militaire comme on le connaissait parce qu'on sait aussi c'est une piste de réflexion dans de nombreux États plus à l'est mais on en est pas là. Non mais d'abord vous savez quand on compare les États, il faut regarder d'où partent chacun. Et vous le savez tout le monde, la France a toujours gardé une armée au momentù nous nous parlons, nous avons une armée qui compte plus de 200000 personnes.

Donc on a un format d'armée entraînée qui existe. Nous ne sommes pas dans la situation d'un certain nombre de pays qui aujourd'hui ont à reconstituer une armée. En revanche 200000 contre 500000 je crois à la fin de la guerre d'Algérie.

Donc ça c'est beaucoup réduit. Oui. Non mais les temps ont changé et mais en revanche quand vous regardez les objectifs 2030, nous aurons dépassé les 300000.

Donc il y a quand même une évolution tout à fait importante. Donc pour l'instant vous nous confirmez que le débat n'a absolument pas lu en France le retour de la de la circord du jour au moment où nous nous parlons. Un mot peut-être des festivités du 14 juillet.

Vous nous recevez dans ce lieu chargé d'histoire de symbole. Je crois que ce bureau c'est le général de Gaul qui l'avait choisiit avant de partir à Londres. 194 [raclement de gorge] alors vous avez tout à fait raison le le général de Gaul était sous-se tel qu'il existait sous-secrétaire d'État à la guerre en 40 il part à Londres il revient ici très précisément le 25 août 44 c'est-à-dire après la libération de Paris et il dit dans les mémoires de guerre que rien ne manque sauf l'État et que sauf l'autorité de l'État qu'il va s'employer à remettre cette autorité de l'État et c'est pour ça qu'il s'installe ici et il s'installe ici jusqu'à janvier 46 date de sa démission c'est dire si ces murs portent l'empreinte d'un homme dont chaque français connaît l'engagement pour la France, l'engagement pour les valeurs de notre pays, cette fameuse certaine idée de la France.

Le général de Gaulle qui a fait de cette fête du 14 juillet une fête nationale, je crois que l'unité de la nation c'était cher à ses yeux. euh il défendait euh l'idée d'une France souveraine, alliée mais indépendante. 60 ans plus tard.

Euh ça fait sens tout ça. Ça fait totalement sens. L'unité de la nation, c'est tout le sens de ce que nous portons aujourd'hui dans le lien armée nation.

Et finalement le 14 juillet, c'est l'occasion pour chacun de nos concitoyens de montrer combien il supportent au sens évidemment le le plus encourageant du terme nos armées. C'est vraiment un enjeu extrêmement important que cette notion de la fierté d'appartenance et finalement je suis citoyenne. La fierté d'appartenance à une nation, c'est aussi qu'est-ce que je peux faire pour cette nation ? et l'ex de l'exemple de ces militaires qui s'engagent, il ne faut jamais l'oublier, au péril de leur vie.

Le 14 juillet, c'est aussi l'occasion de rendre hommage aux familles enillers, donc à nos morts pour la France et aux morts accidé d'accident parce qu'il y a aussi que je recevrai comme on le fait chaque année, mais également à tous les blessés, toutes ces femmes et ces hommes qui se sont engagés au péril de leur vie pour le pays. Donc c'est vraiment un enjeu extrêmement important que ce 14 juillet qui est un moment d'une été nationale tout à fait spécifique. la question de la souveraineté qui lui était chère au général de de Gaulle, on est rien sans les autres.

Ça sera peut-être l'une de mes mes dernières questions. Vous venez de faire la démonstration de tous les efforts qui sont mis sur la table par les Français quitent des autres quient des Américains, pardon, en ce sommet de de l'OTAN. Est-ce que sans eux, on est rien demain ?

Ça c'est une question que j'ai beaucoup posé à nos militaires. Il y avait beaucoup d'embarras forcément. Alors, il y a pas d'embarras.

Je crois qu'on peut se dire les choses très concrètement. D'abord, la souveraineté est une notion majeure pour notre pays. C'est bien la raison pour laquelle à chaque fois que cela est possible, nous gardons la souveraineté.

Et si vous regardez l'armée française, vous voyez que depuis les années 60, l'armée française repose sur la dissuasion d'un côté, le conventionnel de l'autre qu'on a ouvert aux autres la dissuasion. Attz ouver non, appelons non, on l'a pas ouverte, on a on réfléchit avec quelques pays. Ça reste une compétence strictement nationale du président de la République, compétence qu'il détienne son élection au suffrage universel. totalement financé par la France et totalement maîtrisé et déclenché si demain ça devait être le cas par la France.

Donc ça reste totalement souverain en conventionnel. Nous sommes également, je vous ai cité l'exemple du successeur du LRU, typiquement dans du souverain. Après, sur certains équipements, nous travaillons avec des Européens par exemple pour faire de la recherche, du développement et sur certains équipements.

La relation avec les États-Unis, depuis 250 ans, nous sommes alliés avec les États-Unis. Ça ne veut pas dire que nous sommes toujours alignés, mais nous sommes alliés. Et donc le sujet c'est aujourd'hui et ça sera exactement le thème de cette réunion d'ARA de l'OTAN.

C'est la place de l'Europe dans l'OTAN et combien évidemment les Européens prennent toute leur place. Et quand vous regardez la France, nous sommes souverains. Nous sommes souverains pour la dissuasion comme pour le conventionnel.

Donc ce sujet de la souveraineté est un sujet que d'autres Européens effectivement travaillent parce que les Américains était très présent mais aujourd'hui il n'est pas abscon que de dire que effectivement les Européens doivent se mobiliser pour leur défense comme la prépare à ça aussi au retrait des Américains quand même et a un potentiel désengagement ils ont commencé à vous il vous a pas échappé il ne vous a pas échappé que ils ne sont pas en France donc il y a pas de retrait en France je pense que Non non mais je pense que c'est important qu'on explique à nos concitoyens que la France est souveraine sur tout ce qui concerne ses armées. Nous travaillons pour autant avec des alliés. Quand on est allié, on a une histoire commune, on a 250 ans d'histoire commune.

Il peut nous arriver de temps à autre de ne pas être totalement aligné. Voilà. En espérant évidemment que le ton soit toujours que le l'allié soit toujours réceptif comme c'était le cas au sommet du G7 à Évian. etviant a été une très belle régénération de la relation entre la France et les États-Unis.

J'ai moi-même reçu le jour du didé le 6 juin mon homologue ministre de la défense avec lequel j'ai pu échanger de façon extrêmement constructive et je pense que c'est ça qui est important, c'est la capacité, vous savez et là on est on revient au travail mené par les diplomates. La la capacité a échangé et vous connaissez la capacité du président de la République à échanger inlassablement. C'est aussi comme ça qu'on arrive à maintenir la paix.

Donc on se rend plutôt aussi optimiste à ce à ce sommet d'en cara.