Droits de douane : face à Trump, Emmanuel Macron mise sur le «bazooka européen»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 13h05 sur Europe à la suite du journal de Clély Mathias. L'Europe toujours sous pression après les menaces de Donald Trump sur le dossier du Groenland. Le ton est descendu d'un cran mais un sommet européen extraordinaire est convoqué ce soir à Bruxelles.
Car l'Union européenne cherche une repost. A-on besoin et faut-il activer le bazooka européen comme le souhaitait Emmanuel Macron ? C'est une arme économique lourde.
L'Europe est divisée. Arthur de la Borde. Le ton s'est un peu adouci à Davos.
Donald Trump parle désormais d'un cadre d'accord sur le Groenland. Les droits de douane sont pour l'instant mis de côté, mais l'Europe reste sous pression. Paris veut une réponse forte.
Emmanuel Macron pousse pour activer l'instrument antioercition, le fameux bazooka européen. Restriction d'accès au marché, limitation des exportations américaines. Une arme puissante sur le papier qui pour être activée nécessite la majorité qualifiée des Étatsmembres.
Or, elle est loin d'être acquise. L'Allemagne, l'Italie et la Commission européenne temporise en appelant au dialogue, pas à l'escalade. En réalité, sur 27 États, seuls H sont directement visés par les menaces de Washington et on voit mal ceux qui ne sont pas ciblés prendre des risques économiques aussi élevés au nom de la solidarité.
Il y a aussi une option intermédiaire, un paquet de représaille de 93 milliards d'euros déjà prêts, ciblant par exemple Boeing, les voitures américaines ou le soja. Au bout du compte faute d'unité politique, les 27 peuvent aussi se contenter d'une déclaration commune sans réelle décision.
Emmanuel Macron