Apolline Matin du 24 août - 8h/9h
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 33 %Attaque 47 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 23:15RelanceÉludée
Pourquoi ne pas bruler la dette comme le propose Mélenchon ?
- 26:44OuverteRéponse directe
Pourquoi emprunter plus cher que l'Espagne ou l'Italie ?
- 29:52OuverteRéponse directe
28 milliards d'économies à trouver, où allez-vous les trouver ?
- 30:17OuverteRéponse directe
La désindexation des retraites est-elle une piste sérieuse ?
- 32:23RelanceRéponse partielle
Qui sont les retraités aisés ?
- 34:40OuverteRéponse directe
Ce budget a-t-il des chances d'être adopté ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 28:40PrésentateurChiffre
« En 2025, on était à 5,1% de déficit. »
- 30:18PrésentateurFait
« L'une des pistes évoquées, c'est la désindexation des retraites. »
- 35:52PrésentateurChiffre
« Si on ne fait rien l'année prochaine, on sera à 5,7% de déficit. »
- 35:56PrésentateurChiffre
« Si on ne fait rien d'ici 2030, on sera à 7% de déficit. »
- 38:40PrésentateurFait
« L'âge de départ à 65 ans. »
- 38:42PrésentateurFait
« Il faut vraiment 65 ans et une bonne dose de capitalisation. »
- 39:47PrésentateurFait
« On a aujourd'hui de plus en plus de retraités et de moins en moins d'actifs. »
- 40:47PrésentateurFait
« On est face à des attaques de dimension, d'échelle nouvelle. »
- 41:12PrésentateurFait
« Absolument sûr ? Parce qu'on se dit franchement, si Bercy se fait pirater, est-ce que vous n'êtes pas en train de mettre le loup dans la bergerie ? »
- 41:20PrésentateurFait
« La facturation électronique, d'abord c'est pour simplifier la vie des entreprises, pas pour leur compliquer. »
- 42:57PrésentateurChiffre
« On a 1,369,000 ménages qui l'ont demandé. »
- 43:36PrésentateurPromesse
« Pas de nouveaux impôts. Enfin, pas d'impôts directs, quoi. »
- 43:57PrésentateurFait
« C'est la formule qui ne fonctionne plus. »
Temps de parole
- Présentateur40 %
- Présentateur 239 %
- Invité6 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
- Invité 43 %
≈ 5,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous écoutez RMC. Il est 8h, très belle journée à tous sur RMC. RMC, Apolline Matin. Le journal de Thibaut Texa, bonjour Thibaut. Bonjour Apolline, bonjour à tous. Routes coupées, arbres arrachées, trains à l'arrêt. Les orages ont déjà frappé les Landes. Cette nuit, on fait le point dès le début de ce journal. L'heure de la rentrée a sonné pour le gouvernement. Elle s'annonce explosive avec en toile de fond. Déjà le budget pour 2027 menacé de censure par les Insoumis. Et à un mois de l'US Open, la belle performance d'Arthur Fils qui remporte le Masters 1000 de Cincinnati. 7500 foyers privés d'électricité ce matin dans les Landes.
Département frappé par les orages cette nuit avec de nombreux dégâts, des feux de forêt, des inondations. L'axe ferroviaire entre Dax et Andai est interrompu ce matin. De nombreuses routes sont coupées dans le département. C'est le cas dans la commune de Perrorada où une trentaine de personnes ont été accueillies dans un gymnase, nous dit le maire de la ville, Pachi Grenade.
Un orage qui s'est déclenché hier soir vers 9h30-10h. Et en fait, au lieu d'avoir un orage classique, ça a été des bourrasques de vent très très importantes. Une commune de pluie également considérable qui font qu'il y a eu énormément de dégâts sur la commune et aux alentours. Énormément d'arbres couchés, de branches cassées, etc. De nombreux poteaux qui sont par terre et donc qui privent encore d'électricité de nombreux résidents. Des résidents aussi de Perrorada dont la maison a été complètement inondée où les plafonds se sont affaissés, etc. Donc on a accueilli aux gymnases pour les héberger du mieux possible. C'est quelque chose d'assez tout à fait exceptionnel, oui.
Un propos recueilli par Romain Houck ce matin pour RMC Géraldine de Maury. Restez avec nous, on attend d'importantes chutes de grêle accompagnées de vent à plus de 100 km heure. La journée s'annonce particulièrement violente dans 16 départements placés en vigilance orange aux orages. Géraldine.
Oui, on a vraiment toutes les conditions qui sont réunies pour la formation de supercellules orageuses. Ce sont ces supercellules qui peuvent donner de fortes grêles, beaucoup de pluie et des vents violents. Parce qu'on a encore de fortes chaleurs dans le sud du pays. Hier, on dépassait les 35 degrés à Biarritz, à Montauban. Dans le même temps, on a de l'air froid en altitude, ce qui crée un gros conflit de masse d'air. Et puis autre facteur aggravant, la Méditerranée qui est très chaude, ce qui donne un formidable réservoir aux orages avec un air très humide.
Alors ces orages devraient passer assez vite, mais en l'espace d'une heure, il peut y avoir vraiment des trompes d'eau, ce qui peut provoquer des crues éclairs. Il y a encore beaucoup d'incertitudes sur les secteurs exacts qui seront touchés. Donc pour le moment, effectivement, on a ces 16 départements en vigilance orange, mais la vigilance devrait être étendue dans le courant de la matinée.
Les précisions de Géraldine Demory. Il est 8h03, vous écoutez RMC. Il dit son intention de relever la France. Raphaël Glucksmann se lance dans la course à l'Elysée. Il participera à la primaire sociale démocrate, organisée par le Parti Socialiste en octobre prochain, soutenue ce matin par le sénateur écologiste de Paris, Yannick Jadot. Et les candidats sont nombreux pour succéder à Emmanuel Macron. Il fait sa toute dernière rentrée dans le costume de président. Il réunit le gouvernement ce matin à 10h, Conseil des ministres. Une rentrée qui s'annonce agitée, avec plusieurs dossiers chauds sur la table. Ce sera le cas du budget pour 2027. Cyprien Pézeril du service politique nous rejoint.
Budget déjà menacé de censure par les insoumis.
Oui, annonce faite par Jean-Luc Mélenchon depuis ses universités d'été hier. Et dans la foulée, réaction agacée de Sébastien Lecornu sur X. C'est annoncé à la censure avant même d'avoir travaillé le projet proposé. C'est déserté, écrit le chef du gouvernement, qui ne s'attendait sans doute pas à ce que les insoumis votent son budget. Mais cela le place sous pression, avec le risque encore une fois de ne pas trouver de majorité au Parlement. Le projet sera présenté le 30 septembre pour soulager les finances publiques. Parmi les pistes évoquées, la sous-indexation des pensions de retraite les plus élevées. Les oppositions sont contre.
Mais Sébastien Lecornu promet, je cite, de prendre le temps qu'il faudra pour le compromis. Et à nouveau, les regards seront tournés vers les socialistes. C'est eux qui, cette année et la précédente, ont permis l'adoption du budget. Cette fois-ci, je vois mal comment on arrivera à un accord de non-censure, confié un intime du patron du PS, Olivier Faure, parce qu'à moins de huit mois de la présidentielle, le Raymond a la négociation, qu'a l'envie de montrer les muscles.
Et à rendez-vous ce matin, 8h30, le face-à-face. Roland Lescure, ministre de l'économie, sera votre invité. Apolline, sur RMC et BFM TV. La question du budget sera évoquée. Autre sujet, l'inquiétude des patrons, qui grandit à l'approche de la mise en place de la facturation électronique. Le 1er septembre, dispositif obligatoire, dénoncé par de nombreux candidats à la présidentielle, de gauche comme de droite. Il demande le report de l'entrée en vigueur de cette réforme, visant à lutter contre la fraude à la TVA. Mais à une semaine de son application, Célestin Bougère, une entreprise sur trois n'est toujours pas inscrite sur l'une des 150 plateformes agréées par le gouvernement.
Oui, et pourtant, toutes les entreprises doivent abandonner le papier, les tableaux Excel et passer au numérique. Christine Zeppenfeld est une thérapeute à son compte. Elle ouvre son ordinateur. Et elle me l'avoue, elle ne sait pas quelle plateforme choisir parmi les 150 agréées par l'État. Ça devient pourtant obligatoire pour recevoir les factures de ses fournisseurs.
J'ai déjà un logiciel, en fait. Là, j'ai toutes mes factures. Je ne vois pas pourquoi on va me rajouter quelque chose de supplémentaire. Si à chaque fois, j'ai encore une heure d'administratif.
Mais c'est quelqu'un par-dessus tout. Ce sont les potentielles fuites de donner les prix. Le nom des clients, des fournisseurs seront stockés sur ces plateformes. Les cyberattaques en série contre le fisc. Ces dernières semaines ne rassurent pas la thérapeute.
On voit que personne n'est à l'abri. Donc, c'est un peu flippant quand même. Mes clients sont des patients. C'est-à-dire que c'est sensible. Il y a pas mal de monde qui n'ont pas envie de communiquer sur le fait qu'ils vont voir un thérapeute.
Des contraintes administratives en plus également pour les agriculteurs. Beaucoup ne sont pas prêts et mal informés. C'est ce que constate Émilie Deligny, secrétaire générale de la Confédération Paysanne.
S'ils ne savent pas faire, ils vont être obligés de déléguer. C'est aussi des coûts supplémentaires. Ça peut aussi être un facteur pour arrêter l'activité parce que c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Ce qu'on demande, c'est une transition progressive et choisit que ce soit sur la base du volontariat, que ce ne soit pas obligatoire.
Les représentants des TPE et PME réclament du temps puisque les sanctions pour les mauvais élèves sont importantes. 50 euros d'amende pour chaque facture oubliée par exemple.
Et puisqu'on parle d'argent, c'est la mauvaise nouvelle de la rentrée pour 32 millions de propriétaires. La taxe foncière, elle débarque dès ce matin dans vos boîtes aux lettres. En ligne à partir de jeudi, vous avez jusqu'à mi-octobre pour régler la somme réclamée par les collectivités avec un taux de base en hausse de 0,8% et jusqu'à 25% dans certaines communes. C'est le cas de Montrouge, dans les Hauts-de-Seine. Jacques Moretti dort en prison, placé en détention provisoire sans lien avec l'incendie de son bar qui a pris feu à Cran-Montena. Au nouvel an, il est cette fois soupçonné de violences conjugales sur son épouse Jessica.
Information révélée par nos confrères suisses du Léman Bleu, confirmée par le service police-justice d'RMC pour défaire, remontant à une dizaine de jours. Maxime Clierusa.
C'est dans la nuit du 11 au 12 août dernier que ces violences conjugales auraient eu lieu. Une scène qui s'est déroulée au sein même de leur domicile situé dans le canton du Valais, en Suisse. Des violences qui sont allées jusqu'à nécessiter l'hospitalisation de Jessica Moretti. Son mari, Jacques Moretti, a donc lui été placé en détention provisoire. Contactés, leurs trois avocats n'ont pas souhaité commenter ces informations. Ils rappellent néanmoins que ces faits ne doivent pas être confondus avec la tragédie survenue le 1er janvier dernier dans le bar dont sont propriétaires les deux époux.
Époux qui ont tenté de faire face ensemble depuis le 1er janvier sur leurs avocats, Maître Hayat, Meilleur et Michotte qui précisent que ces violences présumées feront donc l'objet d'une procédure distincte et appellent au respect de la vie intime de leurs clients.
8h08 sur RMC, Arthur Fils dans l'histoire du tennis tricolore. Il devient à 22 ans le cinquième français à remporter un Masters 1000, celui de Cincinnati aux Etats-Unis. Fils s'imposent de 7 à 1 face à l'américain Francis Tiafoe et c'est une bonne nouvelle à l'approche de l'US Open pour le Francilien après une année difficile.
Je suis vraiment très heureux. J'ai connu beaucoup de blessures ces derniers temps qui m'ont éloigné des cours plusieurs mois et quand vous êtes blessé, vous ne pensez qu'à revenir pour vivre des moments pareils. C'est vraiment génial de gagner un Masters 1000, le premier de ma carrière. C'est pour ça que je joue au tennis.
Et puis un mot de foot, le PSG qui arrache le match nul à Rennes en clôture de la première journée de Ligue 1 menée 2-0. Les Parisiens reviennent à hauteur des Bretons grâce à son duo de champions du monde espagnol, Fabien Ruiz, passeur décisif par deux fois pour Ferran Torres. Et ce matin, c'est l'OM qui est en tête de la Ligue 1. C'était le journal de Thibaut Texer, il est 8h09. Et dans un instant, on va parler du syndrome de la fatigue chronique. Bonjour Pietro Thommé. Bonjour. Vous êtes vous-même atteint de cette forme, une forme légère du syndrome de la fatigue chronique, mais désormais c'est une maladie tout à fait officielle.
Officielle et reconnue comme maladie qui peut entraîner des arrêts professionnels. C'est une maladie qui touche près d'un demi-million de personnes en France. Quand le moindre effort vous épuie, vous allez nous raconter dans un instant. Et surtout, vous le dites, mais la Sécu le dit aussi, il faut prendre cette maladie au sérieux. Appelez-nous si vous êtes entrepreneur, si vous êtes patron, si vous êtes commerçant, ou si vous êtes tout simplement vous-même salarié et atteint de ce syndrome de fatigue chronique. Dites toutes quelles conséquences ça. Je vous attends au 32-16. A tout de suite. Il est 8h11 et vous êtes bien sur RMC et à la télé Canal 23 sur RMC Story.
Quand le moindre mouvement vous épuise depuis quelques semaines, l'assurance maladie a décidé de reconnaître ce qu'on appelle le syndrome de fatigue chronique comme une véritable maladie. Bonjour Pietro Thomé. Bonjour. Merci d'être en direct avec nous. Vous êtes le président de l'AFEMIS. C'est une association justement de malades. Vous êtes vous-même atteint de cette maladie. Je vais mettre les pieds dans le plat tout de suite. Comment on fait pour distinguer les gros flémards et les vrais malades ?
Alors déjà, on parle d'une maladie de l'encéphalomyélite myalgique appelée à tort syndrome de fatigue chronique puisque la fatigue chronique n'est pas un symptôme spécifique de cette maladie. On la retrouve dans de nombreuses maladies chroniques. Évidemment, ici, on ne parle pas d'une fatigue. On parle d'une maladie avec de nombreux symptômes comme le malaise post-effort ou cette fatigue invalidante, un épuisement qui arrive rapidement et qui diminue les capacités de la personne parmi tous les symptômes.
Ça veut dire que c'est des symptômes qui sont reconnus par les médecins qui doivent vraiment officialiser, j'allais dire, qu'on est atteint de cette maladie ?
Effectivement, le malaise post-effort doit être dépisté. Le tableau clinique avec les nombreux symptômes validés et il existe aujourd'hui peu de causes connues. On estime qu'il y a des facteurs environnementaux et génétiques. Il y a des déclencheurs infectieux, notamment la mononucléose, le Covid, l'AIME, mais aussi des traumatismes physiques ou par exemple des anesthésiques qui peuvent déclencher cette maladie. Il y a eu un bon quand on regarde les chiffres pendant le Covid ? Effectivement, on estimait entre 200 à 400 000 cas avant le Covid. Après le Covid, qui est un virus, un coronavirus, on estime que 5% des personnes ont été concernées par l'encéphalomyélite myalgique et ces critères.
On estime aujourd'hui en France, en incluant les enfants et les adolescents qui sont eux aussi touchés, entre 400 000 à 600 000 personnes. 80 à 90% des personnes ne sont pas diagnostiquées à cause de l'errance, du nombre de personnes non formées, des médecins qui ne sont pas appris.
Et puis tout simplement parce qu'on ne sait pas, c'est-à-dire qu'effectivement, je vais même l'assumer comme tel. Quand j'ai appris cette histoire, au départ, je me suis dit « On est tous un peu crevés, nous on se lève particulièrement tôt. » Et c'est vrai que cette appellation « syndrome de fatigue chronique », on se dit « Comment on fait pour vraiment distinguer ? » Donc, ça veut dire qu'il y a certainement un certain nombre de personnes qui ne savent pas, qui se disent « Je suis fatiguée » mais qui ne savent pas qu'en réalité, c'est une maladie réelle. Est-ce qu'elles se soignent ?
Alors non, aujourd'hui, il n'y a pas de traitement spécifique. Les quelques médecins qui prennent en considération cette maladie, qui écoutent et qui soulagent, vont mettre en place des traitements pour les symptômes. Il y a des thérapies non médicamenteuses comme le pacing qui permettent de gérer son énergie au quotidien. Et à travers ça, certaines personnes peuvent retrouver une qualité de vie moyenne. Cependant, dans la maladie, il existe des formes sévères et très sévères.
On parle de personnes qui peuvent être réalisées 24 heures sur 24, qui ne peuvent plus subvenir à leurs besoins de base, qui ne peuvent même plus aller aux toilettes, qui ne peuvent plus s'alimenter correctement et qui, aujourd'hui, ne sont pas pris en charge par le système médical. Mais qui vont l'être ? Alors, c'est ce qu'on espère. On aimerait aujourd'hui que des services, que des hôpitaux développent...
Qu'est-ce que ça change pour vous, le fait que ça ait été reconnu par l'assurance maladie ?
Alors déjà, la première des choses, c'est le fait que les causes psychologiques et psychiatriques ne soient plus montrées comme des causes de cette maladie, que les termes comme le malaise post-effort qui doit être dépisté soient présentés, que les thérapies d'efforts gradués qui sont délétères, puisqu'en fait, réaliser des efforts physiques provoque des malaises post-efforts, ne soient plus recommandés. Oui, pardon. Moi, j'ai une question parce qu'on sait qu'en psychiatrie, le gros problème, c'est les erreurs de diagnostic. Pourquoi il y a beaucoup de problèmes ? C'est parce qu'en fait, du cerveau, on ne connaît pratiquement rien. On est vraiment à l'état de la maternelle médicale pour ça.
Est-ce que dans le cas de cette maladie, la recherche sur le cerveau est des symptômes très clairs ? Ce n'est pas seulement des questions à poser à quelqu'un. À progresser, ça joue, ça ? Alors, si on prend les chiffres aujourd'hui, au regard de ce que la maladie représente dans son fardeau, les financements américains représentent 1%. Et de l'autre côté de ces chiffres-là, vous avez par exemple le VIH et le SIDA qui représentent plus de 2600%. Donc aujourd'hui, la recherche est sous-financée. Donc on a du mal à explorer et à comprendre.
Et il y a Julie qui nous appelle au 3216 en vous écoutant. Elle a voulu justement témoigner. Bonjour Julie. Bonjour. Julie, vous avez 45 ans. Vous habitez à Bruse, en Ile-et-Vilaine. Vous êtes assistante de gestion. Et je crois que vous êtes vous-même atteinte de ce fameux syndrome, depuis 2010, le syndrome de la fatigue chronique. Alors effectivement, j'ai développé ce syndrome au retour d'un voyage à l'île Maurice. Oui. Je suis tombée dans une fatigue très, très profonde. Je ne comprenais pas du tout ce qui m'arrivait puisque je suis quelqu'un de très, très dynamique, de jamais m'arrêter. Et là, c'est mon corps qui a choisi pour moi. Tout d'un coup, je me suis retrouvée...
Ça se manifestait comment ? Ça se manifestait par une envie de dormir permanente. Comme si j'étais toujours grippée avec du mal à me mouvoir, du mal à aller vers de l'activité, en fait. Parce qu'à chaque fois que je m'activais, du coup, je finissais par faire un mal à l'aide. Et comment vous avez su que c'était ça ? Et quelles en sont les causes, à vos yeux ? Eh bien, ça a été le départ d'un long processus de recherche. J'ai été admise plusieurs fois à l'hôpital, qui ne m'ont rien diagnostiqué de précis. Puisque, en fait, physiquement, on n'a rien. Les analyses ne donnent rien. Et puis, un jour, quand même, une endocrinologue me dit « Ça ressemble à de la fatigue chronique, ce que vous avez.
» Et donc, c'est là que je me suis tournée vers ce terme-là, de fatigue chronique, parce que j'en avais jamais entendu parler. Et en faisant des recherches sur Internet, j'ai découvert l'encéphalo-myélite myalgique. Aujourd'hui, vous êtes diagnostiquée officiellement ? Oui, parce que c'est là que j'ai pu intégrer un service de médecine interne à Angers. J'ai été suivie par le docteur Galli, qui est l'un des rares médecins qui diagnostique cette maladie. Et c'est lui qui m'a diagnostiquée en 2019. Ça veut dire, Julie, que vous avez adapté votre vie depuis ? Tout, oui. Tout, c'est-à-dire le travail, les horaires ? J'ai vécu quand même des périodes où j'étais en état moyen.
Donc là, j'ai eu des arrêts de travail. Je n'arrivais plus à m'organiser dans ma vie, en fait, parce que dès que je m'activais, au bout de 2-3 jours, je faisais un crash, ce qu'on appelle un crash. C'est quoi ? Un crash, c'est le corps qui ne réagit plus. Il y a le cerveau qui veut des choses et le corps ne réagit plus. Il ne répond plus. Et en termes de vie de travail, est-ce que vous avez des horaires aménagés ? Est-ce que la sécu prend en charge une partie ? Non. Non. Au niveau... Alors, j'ai obtenu une reconnaissance de travailleur handicapé. C'est tout ce que j'ai réussi à obtenir pour l'instant. Ça, c'est quand même déjà pas mal. Ça change beaucoup de choses. C'est déjà très bien.
Et donc, au niveau de mon travail, j'ai été obligée de diminuer mes horaires de travail. Et je suis obligée de fragmenter mes activités. C'est-à-dire que je ne peux plus bosser des heures et des heures d'affilée. Donc, le midi, je fais une grosse coupure. Je fais une sieste dans ma voiture. Et puis, j'ai un employeur qui est très, très tolérant sur cette situation. Et qui a compris, effectivement, ce qui vous arrivait. Merci beaucoup, Julie. Vraiment formidable d'avoir pu avoir votre témoignage. Je ne vais pas rester juste dans la théorie. Julie, donc, assistante gestion. Vous avez 45 ans. Merci à vous, Pietro Thommé, d'être venu, justement, nous en présenter aussi.
Cette nouveauté, puisque l'assurance maladie reconnaît, je vous le rappelle désormais, le syndrome de fatigue chronique comme une véritable maladie. Vous, vous êtes le président de l'AFEMIS. C'est cette association de malades. Merci à tous les deux. 8h19 sur RMC. RMC. Apolline Matin. C'est tous les jours de Manche. Et bonjour. Et comme tous les jours, il est là. Salut, à mon de Manche. Oh, quel plaisir. Qu'est-ce que vous m'avez manqué durant ces longues semaines d'été. C'était dur sans vous. Tant d'amour. Je parle au climatiseur du studio, Apolline. Ah oui, d'accord, merci. Non, je pense que c'est au moins. Et vous m'avez manqué aussi, les amis. C'est la rentrée. Bonjour à tous.
Je vous aime tellement fort. Alors, il y a plein de nouveautés cette année. Apo est entouré de trois sexy boys. Mathieu Béliard et sa nouvelle crinière. Arthur Chevalier, l'historien si sensuel que Joséphine aurait plaqué Napoléon pour lui. Et Manu Lechypre, un monument de sexitude qu'on retrouvait déjà en poster central dans Le Nouvel Économiste en 93. Quasi nu, en string Léotard. Avec le visage de François Léotard, le papa du néolibéralisme français. Et pour Apolline, c'est la fin des vacances. Alors, il fallait se ressourcer. Et c'est pour ça qu'Apolline a passé ses vacances dans une maison en travaux.
Les enfants, on n'est pas bien là ? A profiter un peu d'un moment de calme. Ça change de la folie du quotidien.
C'est quand même dommage d'avoir fait les travaux chez vous pendant les vacances. Parce que pendant les périodes de pas vacances, vous êtes chez vous uniquement 17 minutes par jour. Vous partez à 2h du mat, vous rendez à 23h. Il y avait moyen de trouver un créneau pour les ouvriers. Alors, avant d'aborder l'actu, un mot de sport. Déjà, bravo à l'équipe de France de Cessifoot pour leur victoire en Coupe d'Europe. Alors j'avoue, je n'ai pas vu le match. Mais bon, non plus. Donc, ce n'est pas grave. L'année va être très longue, Arnaud.
Et donc, l'actu des vacances, ce sont les photos d'Emmanuel Macron sur son jet-ski dans Paris Match, avec les lunettes noires sur le nez, du rap à fond, le signe de Jul au photographe. Mais c'est vrai, Arthur Chevalier confirmera, on n'imagine pas de goal en jet-ski. Non.
Marquez-le, le débarquement en Normandie, il aurait eu de la gueule. Pourquoi les t'es en costume à la plage ?
Avec la plage ? Allez, accroche-toi, Yvonne, ma go !
Les 300 chevaux et dans deux heures, on chill sur OUTA BITCH ! BITCH, BITCH, BITCH, BITCH, BITCH, BITCH, BITCH, BITCH !
Dans Paris Match, on a aussi eu les photos de vacances de Raphaël Glucksmann. Ça envoie moins de rêve, déjà ! Non mais, une soirée diapo, des photos de vacances de Raphaël Glucksmann. Vous n'y allez pas, Apolline ! C'est une soirée diapoline de Malherbe ! Vous imaginez la soirée diapo chez les Glucksmann avec Léa Salamé qui fait passer les chipsters et lui qui commente, alors là, c'est nous sur un pédalo en fibre de bambou éco-responsable. Je les vois tellement aller dîner au Palais du Boulgour. 17 sortes de boulgours différentes, du kombucha à volonté. Et après, ils vont jouer au Molki sur la plage avec des locaux. Salut, Raphaël, je vous présente ma femme, Léa Salamé. Dis bonsoir, Léa.
Bonsoir, bonsoir, bienvenue sur la plage à cette compétition de Molki.
Et t'as Macron qui va s'enjeter de pied et les éclabousses. Bonnes vacances, les gauchistes ! Il faut qu'annoncer hier soir sa candidature à la présidentielle.
Ouais, c'était ce porifique. Il faut enlever la laisse qui tient les Français.
C'était sympa de faire ça, parce que t'écoutes Glucksmann à 20h20, t'es au taquet, à 20h30, t'es en sommeil profond. C'est pas Petit Bambou, lui, c'est Petit Bobo. Et ça nous a permis d'être tous en forme ce matin pour la rentrée. Alors, à cause de sa candidature, Léa Salamé se met en retrait du 20h de France 2. Alors hier, Apolline a demandé à son mari. Chouchounou, tu veux pas te présenter à la primaire de gauche, toi aussi ? Personne voterait pour moi. Ah, les gens, ils vont pas voter Glucksmann non plus. En attendant, Léa Salamé, elle a deux mois de vacances en plus. Elle est dans un bolo, les travaux avec la terrasse, là.
Et puis le site des impôts qui a été piraté, ça aussi, c'est dans l'actualité. Ben oui, alors, le site, il avait pourtant été codé par toute l'équipe de cybersécurité du Louvre. Ah ouais, c'est vrai, c'est vrai.
On a fait le mot de passe du Louvre, c'était Louvre. Ouais, c'est vrai que c'était bon ça. Ah, Bercy, on était au taquet.
Michel, t'as le mot de passe des données des impôts ? Ah oui. C'est impôts. Passe des marins ? Allez, passe-moi la disquette de l'antivirus.
Je crois qu'on a été pirate.
C'est quand même la honte, on est la sixième puissance mondiale et on se fait pirater par un puceau qui s'ennuie en vacances, quoi.
Gabin, tu viens avec nous voir papi et mamie ?
Ouais, maman, je peux pas, je pirate le ministère de l'économie. Ah, les écrans toute la journée. Alors, les enquêteurs cherchent qui est le coupable. Qui ? Qui a fait ça ? Qui aurait kiffé d'avoir six millions de pages de données fiscales ? Moi, je sais qui c'est.
Je dois dénoncer, je dois dénoncer Emmanuel Lechypre qui m'a dit Tu veux passer chez moi ? J'ai fait construire une nouvelle piscine. J'arrive et je le vois se baigner dans toutes nos données fiscales. Comme Picsou dans son coffre-fort, à se frotter le torse avec. Oh, c'est bon.
Oh, des fiches d'impôts. Le coupable est ici. Il est en face. Prévenez Roland Lescure tout à l'heure, Apolline. Et à demain. Je vais le prévenir, c'est sûr. Je vais t'éter à Arnaud Demange comme chaque matin. Il est 8h25, on se retrouve dans un instant sur RMC Toujours et sur BFM TV Côté Télé. Mon invité, c'est justement le ministre de l'économie, Roland Lescure. Il dit qu'il va devoir trouver 28 milliards. Il va taxer qui ? Les retraités ? Les Français les plus aisés ? Mais c'est qui d'ailleurs, les Français les plus aisés ? Vous avez une définition d'ailleurs, vous Manu ?
Oui, c'est assez. Alors, fiscalement, c'est compliqué.
Non, mais ça, on dirait le ministre de l'économie.
Franchement, Manu, vous n'avez pas un truc plus concret. Les Français les plus aisés ?
Voilà. Je vais lui demander à partir de quel point il met la limite. Les entreprises, c'est plus clair. Il est 8h25. A tout de suite. RMC jusqu'à 9h. Apolline Matin, face à face. 28 milliards d'euros au minimum à trouver. Vous allez d'ailleurs ce matin sans doute nous dire, oui, avec quelles économies. Mais j'ai une question toute simple. Pourquoi vous ne brillez pas la dette ? Fausse bonne idée, évidemment. Une fois de plus. Ça paraît simple quand on suit Jean-Luc Mélenchon. Oui, exactement. Vous faites référence au discours de Jean-Luc Mélenchon hier. Ça fait des années qu'il le dit et qu'il le répète. Alors, il le fait avec brio, mais il raconte n'importe quoi. Absolument n'importe quoi.
Bon, d'abord, je sais qu'il s'en moque, mais c'est illégal, non conforme aux trottes européennes. C'est-à-dire que demander à la Banque de France indépendante, au fond, de racheter une partie de la dette, 20% de la dette de l'État français. Il dit cette phrase, Jean-Luc Mélenchon, il dit, il suffit d'y aller, de les prendre et de les foutre au feu. Mais bien sûr. Et vous faites un gigantesque bras d'honneur aux autres membres de la zone euro. De fait, vous sortez de l'euro. Puisque vous dites, je ne respecte plus les règles de la maison commune. Deux, c'est dangereux. Parce que ça veut dire, in fine, qu'on va avoir des taux d'intérêt qui vont augmenter. Pour tout le monde ? Pour la France ?
Pour les partenaires ? Non, mais les créanciers qui nous prêtent, qui disent, ah ben l'État français vient de dire, merde, à 20% de sa dette. Ils vont dire quoi ? Moi, je ne vous prête plus à 4, je vous prête à 4,5, je vous prête à 5. On est à 4 aujourd'hui, c'est quasiment du jamais vu. On est au-dessus de 4. Alors, ce n'est pas du jamais vu, mais ça fait longtemps qu'on n'avait pas vu ça. 4% à 10 ans, honnêtement, c'est un mauvais banquier. Ça fait plus de 20 ans qu'on n'avait pas vu. Et donc, je vois qu'il est, vous parlez de mauvais banquier, qu'il est conseillé par Mathieu Pigasse. Mathieu Pigasse, il a fait sa fortune en renégociant des dettes d'État faillies.
Il a renégocié la dette de la Grèce. Aujourd'hui, il a renégocié la dette du Vénézuelin. Ce n'est pas ce que je veux pour la France et les Français, moi. Mathieu Pigasse, effectivement, banquier et qui était aux universités d'été de la France Insoumise ce week-end et qui a eu cette expression « la dette publique peut être annulée, comme l'a dit Jean-Luc Mélenchon, sans aucun impact économique ni financier ». Merci Hugo Chavez. Non mais, vous vous rendez compte de ce qu'il dit ? C'est quelqu'un, je le répète, qui depuis 20 ans a fait sa fortune en renégociant des dettes d'État faillie. Il dit le mur de la dette n'existe pas ?
Mais bien sûr, il n'existait pas en Libye, il n'existait pas en Syrie. Est-ce que vous êtes en train de faire des efforts, mais pour rien ? Est-ce que vous n'êtes pas en train de demander aux Français des efforts ? D'un clin d'œil, d'un coup d'allumette, on pourrait la faire brûler cette dette. Les retraités grecs, ils ont vu, on parlait tout à l'heure peut-être, d'une moindre hausse des retraites l'année prochaine que prévu. Les retraités grecs, ils ont perdu plus de 10% de pouvoir d'achat. Les infirmières grecs, elles ont vu leur salaire baisser. C'est ça renégocier la dette, c'est ça dire « merde », je le répète, à des créanciers.
Même si c'est la Banque Centrale, accessoirement indépendante, dont la mission principale, c'est de lutter contre l'inflation, c'est se moquer du monde, c'est prendre les Français pour des lanternes, c'est mettre en danger la signature de la France en donnant l'impression, moi j'ai eu l'impression d'écouter Raymond De Vos, parce que je l'ai écouté hier, de raconter absolument n'importe quoi, de le faire, je le répète, avec un certain brio, et de donner l'impression qu'il y a une formule magique face à un défi majeur, vous l'avez dit, croissance difficile, taux d'intérêt en hausse, dette à faire réduire, qu'on pouvait le faire par un baguette magique.
C'est le serpent qu'un qui nous raconte n'importe quoi, mais il ne faut pas... Et qui nous illusionne avec ses yeux comme dans le livre de la jungle ? Mais endormir les Français aujourd'hui sur ce sujet, c'est les préparer à un cauchemar. Mais bien sûr que c'est confortable, vous inquiétez pas, je m'occupe de tout, j'annule 20% et tout va bien se passer. La réalité, c'est que Jean-Luc Mélenchon, s'il fait ce qu'il dit avec M. Pigasse à ma place, c'est la crise financière assurée. C'est ça qui se joue, vous le sentez ? Mais évidemment, évidemment, évidemment.
Roland Lescure, concrètement, indépendamment de ce qu'en disent Jean-Luc Mélenchon ou Mathieu Pigasse, on emprunte quand même, nous la France aujourd'hui, plus cher que l'Espagne ou l'Italie. Qu'est-ce qui a pu se passer pour qu'on en soit là ? On se retrouve dans une situation financière difficile et on va y revenir, un budget difficile à boucler. J'ai bien noté que vous avez glissé entre deux phrases. On va parler des hausses de retraite qui vont monter moins que prévu. Ça fait partie des sujets qu'il faut qu'on discute. Mais avant ça, avant ça, la raison essentielle pour laquelle aujourd'hui on est au-dessus de l'Italie. L'Espagne, ça va mieux.
L'Italie, ils ont des défis budgétaires, elle est similaire aux nôtres. C'est la situation politique. Quand le Premier ministre écrit au groupe parlementaire en leur disant franchement, la présidentielle, elle est importante, elle a lieu dans huit mois. En attendant, soyons responsables, votons ensemble un budget qui ne sera pas parfait et celui ou celle qui sera élu pourra le modifier. Et qu'on lui répond Jean-Luc Mélenchon, le premier, en disant non, on va vous censurer quoi qu'il arrive. J'espère que les autres seront plus responsables. Ça crée de l'incertitude.
Si les marchés aujourd'hui se disent on a un État qui est très endetté et en plus il n'y a pas de risque de budget, je vous le confirme, on va payer plus cher notre dette. Alors posons le décor. Vous avez encore un peu plus d'un mois pour rendre la copie du budget. Vous êtes en train de décider les recettes, les économies et dans un moment où vous gardez l'objectif de passer sous les 5% de déficit ? Alors, je ne veux surtout pas donner l'impression que je... Parce que ça, ça donne l'horizon. Non mais exactement. Je ne veux pas donner l'impression que je botte en touche. Mais le mois qui vient, il est important.
Un, parce qu'on va avoir des informations sur l'année 2026 pour savoir où on atterrit en 2026 de manière à pouvoir mieux projeter l'argent. Alors là, j'explique à tous ceux qui nous écoutent et qui nous regardent de quoi on parle. En 2025, on était à 5,1% de déficit. Vous espérez qu'en 2026, on soit à 5% ? Et c'est difficile. Ce n'est pas gagné. Ce n'est pas gagné. Je ne veux pas raconter de... On sera vraisemblablement au même niveau que 2025, voire pire ? On verra. Franchement, ça dépend... Il est possible que ce soit pire ? Non mais on va tout faire pour être... C'est ce que j'ai dit et je le répète, on va faire tout ce qu'on peut pour être le plus près possible de 5%.
Mais on a, cette semaine, des chiffres importants de l'INSEE sur la croissance. On a des rentrées fiscales. Ça ne sent pas très bon du côté de la croissance ? On a révisé la baisse à 0,7% juste avant l'été. Vous étiez à 0,9% au départ ? Voilà. J'espère qu'on y restera. Et vous espérez que ce ne sera pas en dessous de 0,7% ? Mais oui, parce qu'on a eu un été difficile, les canicules, les incendies, ça a un impact sur la production agricole, l'économie, c'est la réalité. Ce matin sur RMC BFM TV, vous nous préparez ? Non, parce que vraiment, on a besoin de l'information qu'on va avoir dans les jours, les semaines qui viennent, pour affiner notre copie.
Fin septembre, début octobre, je vous le promets, je vous dirai tout, à la fois, Lou, là où on compte atterrir en 2026, puis ce qu'on va faire pour s'assurer qu'en 2027, on rassure tout le monde, et en premier lieu les Français, sur le fait qu'on tient la barraque. Alors, il y a un point que vous avez commencé à évoquer, et vous l'avez d'ailleurs glissé de vous-même, ce sont ces 28 milliards d'euros d'économies à faire ? Alors, en tout cas, c'est des milliards d'euros d'économies à faire, ça dépend de la cible. C'est des dizaines de milliards ? Mais oui, on est dans les ordres de grandeur que vous donnez.
Après, ça dépendra de la cible qu'on se donne collectivement pour 2027, et donc, je ne peux pas, là encore, désolé, vous donner le chiffre exact. Les efforts doivent être importants. Les efforts doivent être importants. Où allez-vous les trouver ? L'une des pistes évoquées, c'est la désindexation des retraites. C'est une piste sérieuse. Oui, ça fait partie des pistes. Avant ça, un, je pense que tout le monde va devoir faire des efforts, les entreprises, les ménages, l'État qui va, comme on le dit, se serrer la ceinture, les dépenses de santé, plutôt que de trouver un coupable idéal... En fait, vous allez raboter sur tout. Non, ce n'est pas forcément raboter.
Ce qu'on souhaite faire, le Premier ministre l'a dit, c'est mettre en place des réformes structurelles. Quand on dit, on va augmenter un peu les franchises médicales, pour ceux qui consomment beaucoup de médicaments, de manière à les inciter à consommer un peu moins, c'est une réforme structurelle, ce n'est pas un coup de rabot. Quand on dit, on ne va pas baisser les retraites, j'ai vu depuis que je suis intervenu sur ce sujet... On ne va pas forcément les augmenter autant que l'inflation, qui est aujourd'hui, est assez faible. Donc, on ne compte pas baisser les retraites des Françaises et des Français.
Donc, vous ne baissez pas les retraites, mais vous ne les augmentez pas au niveau de l'inflation, ce qui veut dire que, techniquement, le pouvoir d'achat des retraités baisse. Non, mais aujourd'hui, l'inflation... S'il y a un décalage entre l'inflation et l'indexation, c'est une petite baisse. Un retraité qui gagne aujourd'hui 2 000 euros par mois, l'inflation, elle est à 2 %, c'est 40 euros en plus. La question, c'est, est-ce qu'on met en place tous ces 40 euros ou moins ? Il n'y a pas un salarié en France, à part ceux qui sont au SMIC, qui sont automatiquement... Il y a deux questions là-dessus. C'est important, Pauline de Maller.
Les gens qui travaillent aujourd'hui, ils ne sont pas indexés automatiquement. Ça dépend de la situation de l'entreprise. Aujourd'hui, j'allais dire l'entreprise des retraités, c'est nous tous et nous toutes. Regardons la situation et voyons ensemble si on peut demander aux retraités un effort, un effort réel, mais qui consiste à ne peut-être pas augmenter autant que l'inflation de 2016. Moi, je veux comprendre très précisément. Il y a deux options, en gros. Trois, allons-y. Une qui serait de désindexer tout le monde. Ça, j'ai l'impression qu'on l'évacue. Les petites retraites, les minima sociaux, évidemment. On souhaite que ceux qui sont en première ligne puissent être protégés.
Donc, ça veut dire que ce sera plutôt la deuxième option, c'est-à-dire l'idée que les plus petites retraites seront épargnées et les plus grosses seront participeront à Stéphane. Alors, moi, j'ai une question très claire. C'est qui, un retraité aisé ? Exactement. Et je vois bien ce débat à poindre. Un, la décision n'est pas prise. Il y a d'autres options. Aujourd'hui, ça fait partie du catalogue. Et j'ai souhaité le mettre, c'est le cas de le dire, dans l'atmosphère, de manière à ce qu'on ait ce débat. Et on l'a aujourd'hui, tous les deux. Et ça va faire partie des questions. À partir de quel niveau ? Si on va sur cette piste, il y en a d'autres.
Non mais, vous-même, Roland Lescure, la semaine dernière, vous avez dit « Seront concernés les ménages aisés ? » Je vous repose la question. Qui sont les ménages aisés ? Qui sont les retraités aisés ? Et je suis désolé, là encore... Non mais vous ne pouvez pas dire cette expression et ne pas dire c'est quoi ? C'est 2 000 euros, c'est 3 000 euros, c'est 10 000 euros ? Ça fait partie des débats politiques qu'on doit avoir. Vous, vous estimez qu'un retraité est aisé à partir de combien par mois ? Non mais, quand le Premier ministre dit aux parlementaires « Nous souhaitons débattre », ça fait partie des sujets dont on doit débattre. Donc soit on dit non... Débattons ce matin, vous dites quoi ?
Vous dites « C'est une négo où vous allez partir de 2 000 et vous allez atterrir à 4 000 ? » Ou alors est-ce que vous savez déjà précisément qu'à partir, je crois, de 2 800 euros... Voilà, non, ce n'est pas de 1 812. La réalité, c'est qu'on va rentrer en négociation, vous l'avez dit, et excusez-moi, pas avec Aboline de Malère, mais avec l'ensemble des groupes parlementaires qui, in fine, devront choisir ou pas de voter le budget. Mais j'imagine que les parlementaires, ils ont tous une vision différente. Je me souviens de François Hollande à qui on demandait qui est un riche. Il me semble qu'autour de 4 000 euros par foyer, ils considéraient qu'on était riches.
Vous, vous considérez qu'on est riches à partir de combien ? Non, moi, je suis désolé, je n'entre pas dans ce débat-là parce que je souhaite pouvoir débattre avec les parlementaires de tous ces paramètres. Vous allez en parler avec tout le monde ? RN et LFI compris ? Le débat parlementaire, il a lieu avec toutes celles et ceux qui sont élus. Effectivement, ils vont tous déposer des amendements. Ce débat, il doit avoir lieu avec l'Assemblée nationale qui représente la France telle qu'elle est. Ce n'est pas la France dont je rêve forcément. Le premier groupe parlementaire de l'Assemblée aujourd'hui, c'est la Rassembleée nationale. Je me suis engagé en politique pour lutter contre eux.
La réalité, c'est qu'ils sont élus. Et qu'évidemment, je négocierai avec eux, on discutera avec eux, leurs amendements. Je donnerai mon avis sur leurs amendements. J'ai bien vu que la France insoumise avait décidé de nous censurer quoi qu'il arrive. On verra ce que font les autres. Moi, ce que j'espère, c'est qu'on va réussir, au fond, à dégager un peu la piste de décollage pour celles et ceux qui, quoi qu'il arrive, ils se voient tous élus, hériteront de ce budget. Est-ce qu'au moment où on se parle, Roland Lescure, vous vous dites que ce budget, en toute sincérité, a des chances d'être adopté ? On va tout faire pour.
Je ne veux pas, là encore, on va tout faire pour, mais il faut être deux pour danser le tango, et en l'occurrence, il faut être onze. Il y a onze groupes parlementaires. Elle est qui parle d'un chantage. Mais non. Il dit que vous les prenez dans une forme de chantage autour de ce budget. C'est comme ça que la France insoumise, qui se voit gouverner la France, qualifie le débat parlementaire, qu'un gouvernement dise, je vais présenter un projet de loi de finances. Je souhaite qu'il soit discuté, et j'espère qu'il va être voté. Ça, c'est du chantage. Là encore, on se moque du monde. La réalité, c'est que c'est comme ça que ça marche. La démocratie ne leur en déplaise.
Est-ce que la solution pourrait être cette fameuse année blanche ? Non, mais... C'est-à-dire désindexer de l'inflation, toutes les prestations sociales, les retraites, tout. Ça a été essayé, et malheureusement, ça n'a pas été couronné de succès. Vous le regrettez, vous vous dites, ça aurait pu être une bonne solution. Vous savez qu'il y a des économistes qui nous ont dit, on les avait émissionnés, ils sont indépendants, un ancien patron de l'INSEE, deux économistes d'obédience, trois économistes d'obédience un peu différentes. Ils nous disent, si on ne fait rien l'année prochaine, on sera à 5,7% de déficit, près de 6. Et si on ne fait rien d'ici 2030, on sera à 7% de déficit.
Il faut faire quelque chose. Ça fait partie des pistes. Évidemment, le sujet, c'est ceux qui sont... Mais est-ce que l'idée d'une année blanche est toujours sur la table ? Non, pas pour cette année. Question aussi côté recette, la surtaxe sur les grandes entreprises pérennisées ? On verra. Moi, j'espère pouvoir la baisser, mais ce n'est pas acquis, ce n'est pas gagné. Au départ, elle était censée être exceptionnelle. Vous vous souvenez ? Et la situation, elle n'était pas autant que ça. On est dans une situation qui, malheureusement, a tendance à durer. La crise en Iran, le détroit d'Harmouz, la canicule, la hausse des taux d'intérêt. Donc voilà, on va intégrer...
On ne priverait pas de ces 7 milliards de la surtaxe des grandes entreprises. On verra. Si on peut la baisser, on le fera, mais aujourd'hui, ce n'est pas facile. Ce sera prêt pour le 6 octobre. On est prêt pour fin septembre, début octobre. C'est le calendrier habituel, évidemment, de ce point de vue-là. Vous avez sans doute vu que votre prédécesseur, Bruno Le Maire, dit, je cite, que la France est au pied du mur. Il dit qu'il y a urgence, qu'une crise globale des dettes souveraines est donc possible. Est-ce que vous vous dites que la France, en effet, pourrait à un moment se retrouver sous le coup d'une autorité de la BCE ou du FMI ? Est-ce que ce risque plane ?
Non, le sujet n'est pas là aujourd'hui. Il y a d'autres États qui ont fait face à ça. On parlait de la Grèce tout à l'heure. Donc l'objeu, c'est évidemment d'éviter que dans quelques années, on en arrive là. Le vrai risque aujourd'hui, c'est le ministre de l'Économie et des Finances qui vous parle, qui sera au G20 des ministres des Finances en Caroline du Nord lundi prochain. Je vais en profiter pour tenir une réunion du G7 des ministres des Finances. C'est l'environnement international. Parce que vous parliez des taux d'intérêt français aujourd'hui. Les taux d'intérêt américains sont en hausse.
On est dans une logique où le marché obligataire, parce que l'endettement est élevé partout, il a tendance à être tendu. Donc évidemment, il faut renforcer notre capacité collective à redresser nos finances publiques. À court terme, c'est mon job. Et à moyen terme, ce sera ceux qui aujourd'hui veulent nous faire rêver et vont devoir atterrir. Il dit Bruno Le Maire qu'il faut des mesures d'urgence. La désindexation des pensions de retraite. Mais alors de toutes, il dit des pensions de retraite, des aides sociales et du barème de l'impôt sur le revenu. Ça revient à cette fameuse année blanche. Oui, avec une question réelle. Vous êtes d'accord ? Pas d'accord ?
Non mais il faut faire attention quand même aux petites retraites, aux minimas sociaux. Donc je dirais la taille unique ne fonctionne sans doute pas. Ça fait partie des pistes en tout cas. Je crois que Bruno Le Maire s'invite dans le débat pour les années qui viennent. Ça fait partie des pistes. Vous l'avez pris comment d'ailleurs ça ? Non mais bien au sens où j'ai beaucoup travaillé avec lui et je sais qu'il ne manque pas d'idées et que sa volonté de participer au débat reste pleine et entière. Bon, moi je suis au boulot, je suis ministre des Finances, je m'occupe du budget de l'année, que d'autres se projettent. Évidemment, c'est de bonne guerre.
Ça montre que, malgré le recul qu'il a pris, il aime toujours autant ça à la politique. L'âge de départ à 65 ans. Lui, il dit, il faut vraiment 65 ans et une bonne dose de capitalisation. Alors la capitalisation, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, c'est indispensable pour compléter le système actuel. Ça nous permettra aussi de financer l'intelligence artificielle, au fond de financer une France qui se projette vers l'avant et qui n'est pas seulement dans le retrait. Mais cette question justement de se projeter vers l'avant, j'ai une phrase à vous soumettre. Elle est signée The Economist, le magazine anglais, qui parle de nos retraites comme d'une véritable pyramide de Ponzi.
Il dit qu'on est vraiment les champions du monde d'une pyramide de Ponzi. La pyramide de Ponzi, en fait, c'est cette espèce de subterfuge. C'est Madoff, c'est ce subterfuge économique où en fait, on fait semblant que l'argent grossit et en réalité, on ne fait que prendre l'argent d'avant pour le donner aux autres. C'est une vaste fumisterie économique. The Economist dit, si l'État-providence européen ressemble à une pyramide de Ponzi, ces pharaons sont les baby-boomers. Les baby-boomers en France, nous expliquons comment cette génération a réalisé un vol intergénérationnel. Bon, c'est The Economist, donc évidemment exagéré. Ils sont libéraux, ils sont en protection.
Non, mais c'est surtout que la réalité, c'est qu'on a aujourd'hui de plus en plus de retraités et de moins en moins d'actifs, ça c'est la démographie, ça ne ment pas. Donc effectivement, il faut rééquilibrer tout ça. Mais ils disent, aujourd'hui, l'inégalité n'est plus horizontale, elle est verticale, c'est-à-dire les vieux sont riches, les jeunes sont pauvres. Il y a deux défis majeurs, l'équilibre du régime des retraites et le fait qu'on vieillit, meurt de plus en plus tard, tant mieux. Les dépenses de santé augmentent de plus en plus.
Il faut à la fois qu'on traite le déséquilibre des régimes de retraite du fait de la démographie et les enjeux de dépenses de santé qui ont tendance à augmenter beaucoup trop. La cyberattaque, c'est derrière nous ? Franchement, là-dessus, d'abord, je réitère les excuses que David Amiel a prononcées au nom du gouvernement parce que ce qui s'est passé est grave et ceux qui sont concernés à qui on a tous écrit sont en colère et je le comprends de dire qu'on n'est pas encore au niveau là-dessus. Franchement, il y a des investissements à faire, pas seulement dans l'État. On a vu que les entreprises étaient aussi concernées.
On est face à des attaques de dimension, d'échelle nouvelle on a eu l'Ukraine, on a eu l'Iran, on a eu la Covid. Cette épidémie, parce qu'on peut en parler, je pense, qui s'accumule depuis des semaines, c'est un nouveau chac majeur auquel on doit faire face ensemble. Est-ce que vous n'allez pas exposer les entreprises avec la facturation électronique qui entre en vigueur, qui s'impose désormais à toutes les entreprises ? Vous êtes sûr ? Absolument sûr ? Parce qu'on se dit franchement, si Bercy se fait pirater, est-ce que vous n'êtes pas en train de mettre le loup dans la bergerie ? Non mais j'entends bien.
La facturation électronique, d'abord c'est pour simplifier la vie des entreprises, pas pour leur compliquer. Deux, ça coûte très peu d'argent. J'ai entendu les débats sur que ça a coûté une fortune. Il y a même des logiciels gratuits pour les micro-entrepreneurs qui permettent de le faire gratuitement. Trois, ce sont des outils nouveaux. Le problème auquel on fait face avec nos cyberattaques, c'est qu'on a des outils assez anciens dans l'administration qui ont été construits à travers le temps et qui ne sont pas forcément adaptés à ce monde d'aujourd'hui. Donc je pense... Mais mettre ces données sur Internet, est-ce que ça n'est pas risqué ?
Vous savez qu'aujourd'hui, ces données, elles le sont déjà. Vous n'imaginez pas qu'à Bercy, on a des coffres avec toutes les factures papier qui s'accumulent. On les met dans nos bases de données. Elles existent déjà. La seule différence, c'est que ça va être plus simple, plus efficace, moins coûteux pour tout le monde. Et en passant, qu'on va lutter contre les fraudes. Alors j'ai bien entendu M. Lysnard, Mme Tafo, M. Mélenchon, dans une alliance improbable qui trouve ce nouveau dada pour nous attaquer. Ils étaient contre le prélèvement à la source, ces gens-là. Ils sont contre la modernité. La modernité aujourd'hui a fait face à des défis énormes. Il faut qu'on les traite.
On n'est pas au niveau. Il faut qu'on investisse. Mais on a besoin de s'y mettre. Une question carburant, Roland Lescure. Dans une semaine, tout pile, c'est officiellement la fin de l'aide carburant aux gros rouleurs. Entre-temps, malheureusement, le prix de l'essence est resté extrêmement élevé. Il n'a pas baissé. Allez-vous prolonger ces aides ? Ce que je peux vous dire, c'est qu'on y travaille. Vous l'avez dit, on a encore une semaine pour atterrir. On a noté que le prix du pétrole n'a pas baissé, que le prix du gaz n'a pas baissé, que le prix de l'essence à la pompe, malgré le plafonnement d'un certain nombre de stations que tous les Français ont vues sur les autoroutes, n'a pas baissé.
Et donc, on regarde de très près s'il faut prolonger ces aides et comment on va le faire. Je rappelle que le guichet gros rouleur est toujours ouvert. On a 1,369,000 ménages qui l'ont demandé. Mais au moment où on se parle, vous vous dites, il serait logique, puisque ça n'a pas baissé, de le prolonger ? On le regarde. On vous dira ce qu'on fait. Donc, certains qui nous écoutent et qui s'angoissent et qui se disent on ne va pas y arriver, j'ai sens pas baissé. Déjà, si vous n'avez pas demandé votre aide, demandez-la. Vous avez jusqu'au 31 août pour la période actuelle. Ensuite, on va voir comment on prolonge ça, s'il faut le faire.
Mais on est évidemment conscient de ce qu'on fait quand on va faire le pont. Le plein, pardon, ça coûte cher. Une dernière question, Roland Lescure. Le Premier ministre a dit qu'il n'y aurait pas d'augmentation d'impôts. Vous le dites fermement, pleinement. Pas de nouveaux impôts. Enfin, pas d'impôts directs, quoi. Oui, il y a des niches qu'il faut qu'on regarde, il faut qu'on optimise. Mais c'est la solution magique en France. Depuis 40 ans, on a un problème, on augmente les impôts. J'espère que les futurs candidats, potentiellement présidents, n'accumuleront pas les impôts nouveaux. C'est ce que vous leur lancez comme appel ce matin ? C'est la formule qui ne fonctionne plus.
Je pense qu'il faut penser à autre chose. Ça ne veut pas dire qu'il ne faille pas les adapter. Ça fait partie de la politique publique. Mais dire qu'on va augmenter les impôts et tout va bien se passer, ça ne marche plus. Roland Lescure, ministre de l'Économie, merci d'avoir répondu à mes questions. Il est 8h50 sur RMC, BFM TV. Ne bougez pas, dans un instant, l'actualité continue sur RMC. C'est les GG avec Alain Marchal, Olivier Truchot. De quoi allez-vous débattre, messieurs ?
Eh bien déjà, la première chose, Apolline, c'est que les grandes gueules vont démarrer un petit peu plus tôt à 8h56 en direct sur RMC, la radio et RMC Story, la télé. Un petit peu plus de GG, les GG un peu en avance pour vous, pour plus de débats, plus de discussions, plus de débats et de discussions bien sûr sur la politique. On va revenir sur Raphaël Glucksmann qui se lance dans la présidentielle en passant par la case primaire socialiste. Est-ce qu'il a raison ? Est-ce qu'il peut y arriver ? Ou est-ce que c'est une erreur de passer par la case primaire ? Et du coup, ça compagne Léa Salamé se retire du 20h de TF1.
Vous venez commenter ça de France 2, vous venez commenter ça avec nous au 32-16. On reparlera aussi de Roland Lescure à l'instant, le ministre de l'économie qui veut garantir les petites retraites. Il n'y aura pas de désindexation. Nous reviendrons aussi sur ces municipalités Chartres, Caen, Tours, Montpellier, Brest, Marseille, Lille, Nancy, Dijon où on ne veut pas des concerts de Patrick Bruel. Voilà, les grandes gueules vous attendent avec Charles Consigny, Antoine Diers et Joël Dago-Séry.