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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 18 mars 2025 28 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSantéTravail & emploiSolidarités & famille

"C'est le monde d'avant en pire" : 5 ans après la crise covid, Porcher dézingue le bilan de Macron

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:45OuverteRéponse directe

    Quelles ont été les faiblesses révélées par la pandémie ?

  • 6:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que rien n'a changé pour les SMICAR et la relocalisation ?

  • 11:10OuverteRéponse directe

    Comment vois-tu ces aides Covid ? Y a-t-il eu des profiteurs ?

  • 18:26OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut s'alarmer des chutes de la bourse ?

  • 20:12OuverteRéponse directe

    Le vrai risque aux États-Unis est-il dans les coupes budgétaires ?

  • 26:10OuverteRéponse directe

    À quoi joue Trump ? Qu'annonce cela sur les liens avec l'Europe ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:24PrésentateurChiffre
    « Les prix alimentaires ont augmenté de 20% sur deux ans. »
  • 2:28PrésentateurChiffre
    « Après 5,2% d'inflation en 2022 et 4,9% en 2023, l'augmentation des prix ralentit à 2% en 2024. »
  • 2:37PrésentateurChiffre
    « Sur l'ensemble de l'année 2024, le pouvoir d'achat global augmenterait davantage, plus 2,1% que la croissance attendue, plus 1,1%. »
  • 3:29PrésentateurChiffre
    « Les salaires réels auront récupéré d'ici à fin 2024 environ la moitié des pertes subies durant l'épisode inflationniste. »
  • 3:40PrésentateurChiffre
    « Le salaire net moyen a diminué de 0,8% en euros constants en 2023. »
  • 10:27Invité politiqueChiffre
    « près de 300 milliards d'euros de prêts garantis par l'État, un plan d'urgence à 110 milliards d'euros dont 7 milliards d'euros pour Air France et 5 milliards pour Renault. »
  • 16:47PrésentateurFait
    « On a dit qu'il ne fallait plus avoir de stock, parce que vous savez, la mondialisation, c'est zéro stock. »
  • 16:59PrésentateurFait
    « on était très dépendants sur des choses jugées stratégiques comme le médicament et qu'on ne savait plus faire des choses simples comme des masques. »
  • 17:40Invité politiqueFait
    « lundi 10 mars, après que Donald Trump ait refusé d'exclure la possibilité d'une récession aux Etats-Unis, la bourse a dévissé, emmenée par les valeurs technologiques, mais aussi bancaires. »
  • 20:09Invité politiqueChiffre
    « Trump coupe par deux le budget de l'éducation, de la recherche »

Temps de parole

  • Présentateur70 %
  • Guillaume Porcher30 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Pour ne rater aucune de nos vidéos, n'oubliez pas de vous abonner et d'activer la cloche. Plus de planification, courte vue, c'est le monde d'avant mais en pire. Parce que si tu votes pour quelqu'un, je sais pas moi, qui va retirer des moyens en collectivité locale et que toi tu vis dans une collectivité locale pauvre, tu vas être le premier à le subir. C'est pas le Parisien du 6ème qui va le subir, il s'en fout lui. Que nous a révélé le Covid en réalité ? C'est que toutes les décisions qui avaient été prises avant nous ont affaibli.

Il y a eu la crise, c'est l'argent de l'État qui est venu renflouer les banques et les banques ensuite ont attaqué les États en disant qu'ils avaient trop de dettes. Et c'est toujours le même schéma, il y aura encore ce schéma là. Et déjà les gens nous y préparent là maintenant, ils nous mentent même plus, ils nous y préparent.

0:34
Guillaume Porcher

Bonjour tout le monde, je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'Instant Porché avec tous les discours qu'on entend autour de nous. Notre meilleure arme c'est de les connaître et de les comprendre. Le Média change tout, ou presque. On débarque avec 4 nouveaux rendez-vous quotidiens dont 3 directs, Contre Matinal, Journal des Luttes à 13h et nos rendez-vous du soir. Vous le savez, le Média ne vit que par votre soutien, c'est le prix d'une information libre et indépendante. Pour soutenir votre Média de manière pérenne, vous pouvez vous abonner à partir de 5 euros par mois ou même devenir sociétaire de notre coopérative.

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1:13
Présentateur

Salut Lisa.

1:14
Guillaume Porcher

Alors avec toi aujourd'hui au programme, 5 ans après le premier confinement, est-ce que tout a changé ? Puis on ira voir le pays de Trump où l'on parle carrément de risque de récession. C'est parti. Nous sommes en guerre. On se rappelle toutes et tous de ces mots prononcés par Emmanuel Macron pendant la crise Covid. Cela fait 5 ans que le premier confinement a débuté. Les soignants étaient applaudis à 20 heures. L'argent magique a finalement été trouvé pour tenter de soutenir les hôpitaux et rattraper des années de réduction des coûts. Les caissières et éboueurs étaient félicités et l'on redécouvrait l'importance de consommer local.

Les politiques vantaient les PME et les SMICAR et on se disait « Maintenant, tout va changer. Prise de conscience générale, etc. etc. » Ensuite, Emmanuel Macron nous parlait de réindustrialisation dans son grand plan après avoir connu les pénuries de masques et de blouses, de médicaments ou de composants électroniques. 5 ans plus tard, les soignants multiplient les cris d'alarme et alertes sur le manque de moyens dans l'hôpital public. Question salaire, vu que les SMICAR avaient été mis au cœur des applaudissements et des remerciements, on sait que la majorité des Français ont grandement souffert de la crise inflationniste un an après la crise Covid liée à la guerre en Ukraine.

Les prix alimentaires ont augmenté de 20% sur deux ans. Après 5,2% d'inflation en 2022 et 4,9% en 2023, l'augmentation des prix ralentit à 2% en 2024. Sur l'ensemble de l'année 2024, le pouvoir d'achat global augmenterait davantage plus 2,1% que la croissance attendue, plus 1,1%, et le pouvoir d'achat par unité de consommation se redressait, indique l'INSEE. Selon eux, les prestations sociales en espèces seraient la principale contribution à l'évolution du pouvoir d'achat des ménages en 2024 du fait de leur indexation avec retard sur l'inflation passée. BFM avance que la hausse du pouvoir d'achat s'explique aussi en grande partie par la hausse des taux d'intérêt qui a profité aux épargnants.

Or, ces revenus du patrimoine ont davantage tendance à être à leur tour épargnés que les salaires réels qui, eux, ont plutôt baissé. Les échos sont plus optimistes. Le très net reflux de l'inflation est une bonne nouvelle pour le pouvoir d'achat des Français. Grâce à cette désinflation plus rapide que prévu, les salaires réels auront récupéré d'ici à fin 2024 environ la moitié des pertes subies durant l'épisode inflationniste, prévoit l'Institut de la Statistique dans ses dernières prévisions d'octobre, et de tabler sur une hausse de 1,4% du salaire mensuel de base réelle fin 2024 après un recul de 3% entre fin 2020 et fin 2023.

On rappelle que le salaire net moyen a diminué de 0,8% en euros constants en 2023. Thomas, toi, qu'est-ce que tu retiens du confinement et des leçons économiques retenues ou non ?

3:51
Présentateur

Alors, en fait, ce qui est intéressant, c'est que quand il y a eu ce confinement, qui a 5 ans aujourd'hui, il y a 5 ans, on était confinés à la même date, il y a eu tout un tas d'appels de gens du monde d'après, y compris le président de la République a dit qu'il fallait se réinventer. Je me souviens qu'il avait même dit qu'il fallait se rappeler, que la société tenait avec des gens qui étaient mal rémunérés, mais qui étaient utiles. Et donc, tout le monde s'est dit, bon, le monde va peut-être changer. Et quand on regarde aujourd'hui, 5 ans après, et qu'on fait le bilan, on se rend compte que c'est le monde d'avant, mais en pire, comme tu l'as très bien dit.

Quelles ont été, finalement, quand il y a eu cette pandémie ? Qu'est-ce que ça a montré comme faiblesse de notre société ? Ça a montré, la première chose, c'est qu'on n'était pas prêts face à une pandémie. Est-ce qu'aujourd'hui, on est plus prêts ? Je n'en suis pas sûr. La plupart des gens qui sont des spécialistes de la question vous disent qu'on a tiré quelques leçons, mais que, finalement, on n'a pas eu un vrai retour d'expérience. La deuxième chose, c'est qu'on a vu que le service public était à l'os, et notamment l'hôpital. Est-ce qu'aujourd'hui, les soignants sont mieux traités qu'avant la crise du Covid ? Je ne crois pas. Et on est toujours dans les mêmes problématiques.

On a vu que nous étions très dépendants des importations, notamment pour les médicaments, 80% des médicaments sont importés. Est-ce que c'est la même chose aujourd'hui ? Quasiment. Quasiment la même chose. Et puis après, les bas salaires qui sont très utiles, les métiers importants, qu'on devait revaloriser, l'aide à la personne, les caissières, les éboueurs, tous ceux qu'on fait tenir à la société, les transporteurs, etc., ils gagnent toujours les mêmes salaires. Donc, en fait, c'est la même chose. C'est exactement la même chose. Et on n'a pas tenu compte de ce qui s'est passé pendant cette crise. Et ce qui est assez marrant, c'est qu'à chaque crise, on a le même discours.

Crise de 2008, on nous a dit, oulala, c'est fini le capitalisme libéral, c'est fini la finance, l'économie va se corriger, on va passer à autre chose. Et on a été sur une logique libérale encore plus forte. C'est ça, moi, qui m'étonne ces 15 dernières années, et qui montre une forme de capacité à encaisser, et aussi de résilience, on va dire, du système capitaliste, enfin, en tous les cas, des gens qui ont des grosses fortunes, qui en profitent. C'est que chaque fois qu'il y a des crises, rien ne change. Alors qu'avant, quand il y avait des grosses crises, les choses changeaient. Crise de 29, on est passé plutôt à une économie keynésienne après, les choses ont changé.

Crise pétrolière, on est passé à un système après libéral, d'une économie plutôt avec un état stratège, à quelque chose de libéral. Il y a eu un changement. Et puis là, crise de 2008, crise du Covid, et il n'y a pas de changement, et on continue dans la logique en y allant encore plus fort. Et quand on voit aujourd'hui, au moment où nous fêtons quand même ces 5 ans du confinement, qu'il y ait des ministres qui vous disent, écoutez, c'est très clair, le financement de l'économie de guerre va se faire en faisant des économies sur le service public, sur la santé, sur la dépense sociale, on se dit, mais on n'a rien compris. Il ne s'est rien passé.

Donc non, non, rien n'a changé, et c'est encore même pire.

6:45
Guillaume Porcher

Gabriel Attal avait avancé, quand il était Premier ministre, avait avancé tout un plan pour des SMICAR, disait la France. Est-ce que, justement, ce que tu dis, est-ce que pour toi, rien n'a changé pour les SMICAR, ou tout ce qui est dans la veine de la relocalisation, etc., parce que, je l'ai dit, les échos sont assez optimistes sur une reprise des salaires, du pouvoir d'achat, mais est-ce que toi, tu partages cet optimisme ?

7:07
Présentateur

Non, alors, ils sont optimistes parce que nous avons eu, en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'après le Covid, c'était le bout du tunnel. On a été déconfinés. Alors, ce qui est très marrant, c'est qu'il faut le rappeler, moi, tous ceux qui avaient appelé au monde d'après et qui y croyaient, moi, j'étais très sceptique, et je l'avais dit dans cette émission, et je l'avais dit aussi dans un article d'Alter Echos qui était sorti en juin 2020, où j'avais dit le monde d'après risque d'être pire que le monde d'avant, trois semaines avant le confinement, pardon. Il y a eu une réunion des ministres exceptionnelle pour traiter la question de la pandémie.

Ils sont sortis de cette réunion, ils ont dit, très bien, on va faire un 49.3 sur les retraites. Donc, c'est-à-dire qu'ils n'ont pas parlé de ça, ils n'ont parlé que des retraites. Pendant le confinement, qu'on était là chez nous et qu'il y avait tous les soirs quelqu'un qui nous comptait le nombre de morts, il y a l'Institut Montaigne qui sort une étude qui dit, bon, pour rembourser la dette Covid, il va falloir supprimer des congés payés. Tranquille, comme ça, l'Institut Montaigne sort ça. Et puis, vous avez le gouverneur de la Banque de France qui vous dit, l'activité n'avait pas repris, on avait perdu, il y avait une très forte chute de croissance.

Il nous dit, bon, ben, écoutez les amis, il va falloir rembourser la dette. C'est-à-dire qu'on ne pensait pas au retour de l'activité, on ne pensait pas au changement de société, à la sortie du tunnel qui permettrait d'avoir, allez, un nouveau paradigme économique. On pensait tout de suite à des questions qui sont propres aux questions que nous nous posons tout le temps travaillent plus les Français et comment on va réformer les retraites. C'était grosso modo ça. Et Castex, quand il a été élu après, enfin, placé par Macron après, il a tout de suite abordé, à peine on venait sortir de la crise, tout de suite abordé, ben, écoutez, il va falloir reparler de la réforme des retraites.

Donc, on était toujours dans ces questions-là. Donc, on sentait bien qu'on est dans une continuité. Sur la question des salaires dont tu me parles, en fait, c'est qu'après cette crise-là, il y a eu l'invasion de l'Ukraine par la Russie, ce qui a fait monter le prix des matières premières, ce qui a créé une inflation un peu plus forte que d'habitude. Et donc là, les bas salaires qui avaient tenu la société, on n'a pas fait grand-chose pour eux. Ceux qui étaient au SMIC ont été ajustés directement et les autres, il y a eu quelques boucliers sur les carburants et l'énergie, mais ils ont subi de plein fouet l'inflation.

Alors, effectivement, les échos le disent, après coup, ça a été plus ou moins rattrapé, mais ça a été après coup. C'est-à-dire qu'il y a eu un temps assez long d'une année quasiment où les gens ont dû s'adapter et progressivement, le rattrapage se fait, pas pour tout le monde, parce qu'il y a des inégalités dans le rattrapage, mais grosso modo, les gens ont vécu une perte de pouvoir d'achat très forte comme on n'avait pas vu depuis les chocs pétroliers des années 70. Donc, bien sûr, qu'il va y avoir un rattrapage, mais sur le moment, les gens ont dû s'adapter.

Et ceux qui ont dû s'adapter, c'était ces premiers de corvée qui avaient en partie tenu la société quand une autre partie était en confinement ou en télétravail.

9:39
Guillaume Porcher

Puis, même s'il y a un rattrapage, les salaires bas restent salaires bas et les métiers sous-valorisés restent sous-valorisés, même s'il y a un petit rattrapage.

9:46
Présentateur

Le SMIC est indexé sur l'inflation, donc il a suivi, sachant qu'on l'a dit plusieurs fois ici, le SMIC, il va falloir un jour se poser une vraie question, peut-on encore vivre avec le SMIC ? Parce qu'avec la hausse des prix de l'immobilier qui n'est pas intégrée quand même dans le SMIC, on voit très bien qu'avec un SMIC, la vie est très difficile. Et après, les bas salaires qui gravitent toujours autour quand même du SMIC, eux n'ont pas eu de suivi de l'inflation ou un suivi après coût. Ce qui a été très difficile et donc qui est-ce qui a pris le choc et l'adaptation ? C'est les populations. Et en premier lieu, les populations les plus vulnérables.

10:17
Guillaume Porcher

Voilà, c'est qui a pris les chocs des crises, c'est le thème que je vais aborder puisque nos camarades indépendants BASTA et l'Observatoire des multinationales ont pointé du doigt les coronaprofiteurs, je les cite, près de 300 milliards d'euros de prêts garantis par l'État, un plan d'urgence à 110 milliards d'euros dont 7 milliards d'euros pour Air France et 5 milliards pour Renault, un plan tourisme, un plan automobile, un plan aéronautique, un plan pour la relocalisation industrielle, des baisses d'impôts, un plan de relance annoncé à 100 milliards, les sommes affichées sont d'une ampleur inédite, elles profitent largement aux grands groupes et à leurs actionnaires, beaucoup moins aux salariés.

On se rappelle un des dividendes record annoncés pendant la crise Covid ou inflationniste et BASTA et l'Observatoire montrent aussi à quel point le chômage partiel était devenu une sorte de nationalisation des salaires et les grandes entreprises qui ont ensuite annoncé des plans de licenciement comme Renault, sans parler des sous-traitants et des PME qui ont été un peu lâchés dans tout ça. Comment tu vois ces aides Covid, toi Thomas ? Est-ce qu'il y a eu, comme pendant la crise liée à l'énergie et à l'Ukraine, des profiteurs de crise ?

11:17
Présentateur

Il y a toujours des profiteurs de crise, surtout quand vous donnez de l'argent de l'État sans condition. Distribuer de l'argent comme ça a été fait, c'est-à-dire mettre une perfusion quand l'économie s'écroule, c'est la meilleure des choses à faire. L'État pompier est efficace et sur ce point-là, libéraux et keynésiens et tout ce que vous voulez les gauches-droites sont d'accord là-dessus. C'est-à-dire qu'en période de crise, et tous les pays l'ont fait, il faut injecter de l'argent. Après, il faut toujours faire attention quand on injecte de l'argent, il faut toujours l'injecter avec des conditions.

C'est-à-dire, comme tu l'as très bien dit, faire en sorte d'assurer pendant un certain nombre de temps le fait qu'il n'y ait pas de licenciement et encore moins de licenciement boursier, comme on dit, faire en sorte qu'il n'y ait pas une partie de cet argent qui aille aux actionnaires et que ça aille à autre chose, peut-être à de l'investissement. Donc, il faut toujours poser des conditions. Ça, c'est important. Et en général, les conditions sont très très faibles ou inexistantes quand on donne de l'argent et on l'avait vu déjà à la crise 2008. Donc, c'est important de poser des conditions.

Mais après, la question de cet état pompier qui est intervenu et qui a mis des sommes, elle est légitime. Après, le deuxième coup, c'était de discuter de la sortie du tunnel et de voir qu'est-ce qu'on voulait comme société et où est-ce qu'on voulait des changements. Ça, c'était une discussion qu'on aurait dû avoir et qui n'a pas eu lieu puisqu'on est tout de suite reparti comme avant. Maintenant, la vraie question de fond, c'est est-ce que l'État doit être qu'un état pompier, c'est-à-dire qui met de l'argent quand il y a des crises et après, il faut surtout qu'il se retire. C'est ce que veulent les libéraux.

Ou est-ce qu'il faut, à partir de ce moment-là, essayer d'agrandir la question de l'État-providence ? Et c'est ça, moi, la question qui me tient à cœur. C'est-à-dire que quand on voit que l'État est toujours là pour sauver et les intérêts privés et la société, chaque fois qu'il y a une crise exogène, qu'elle soit financière ou qu'elle soit pandémique, après, il doit se poser la question de la redéfinition de l'État-providence, c'est-à-dire des dépenses sociales, des dépenses de services publics. Vous savez, on accuse que c'est le pyroman qui va accuser le pompier d'avoir créé une inondation. C'est ce qu'avait dit un économiste fitoussi en 2008.

C'est-à-dire que les financiers ont créé des produits toxiques. Il y a eu la crise, c'est l'argent de l'État qui est venu renflouer les banques et les banques, ensuite, ont attaqué les États en disant qu'ils avaient trop de dettes. Et là, pour le Covid, c'est quasiment la même chose. Il y a eu une crise à cause d'un virus, on a mis beaucoup d'argent pour soutenir l'activité, c'est bien, les gens ne sont pas tombés dans l'extrême pauvreté, c'est une bonne chose. Et après, très rapidement, on vous explique qu'on n'a plus d'argent pour les hôpitaux, etc., qu'il faut réformer les retraites, qu'il faut faire des coupes sévères, que nous avons un trop gros déficit.

Donc, on en revient toujours à l'étape 2, où là, on se réattaque à celui qui a sauvé et a permis aux personnes, y compris chez les entreprises, parce que les restaurateurs ont touché beaucoup d'argent, les entreprises ont touché énormément d'argent. Et ces personnes-là, parfois, qui ont touché, se retournent contre l'État en disant que non, non, il ne faut pas payer d'impôts, il faut réduire la sphère sociale de l'État, réformer les retraites, etc. Donc, ça, c'est un vrai problème.

Il faut que l'État, maintenant, donne sous condition et qu'après, les gens se rendent compte que l'État a été là et qu'on ne peut pas dire, après, à l'État de faire des efforts supplémentaires, alors même que sans lui, on n'en serait pas là.

14:12
Guillaume Porcher

Parce qu'on dit souvent, oui, c'est normal que les actionnaires gagnent beaucoup d'argent parce que c'est eux qui prennent tous les risques en cas de crise. Là, on peut voir que pendant qu'il y a une crise, en fait, c'est l'État qui prend les risques et qui assume. Et à l'inverse, quand on voit des énormes dividendes des entreprises qui vont très, très bien pendant que les gens, eux, doivent se serrer la ceinture, il n'y a pas de retour arrière, en fait.

14:31
Présentateur

Non, en fait, c'est ce qui avait été très bien expliqué pendant la crise de 2008. Il y a une privatisation des gains et il y a une socialisation des pertes. C'est-à-dire que quand vous gagnez, alors là, c'est pour vous et on ne veut pas payer plus d'impôts. Quand on fait des super-profits et hors de question, le super-profit n'existe pas. Des politiques ont dit ça. Mais par contre, voilà. Et par contre, quand il y a des pertes, bon, là, il faut que l'État donne de l'argent et soutienne les grosses entreprises. Et ça, c'est une asymétrie très forte qu'on avait remarqué en 2008 et qui s'est poursuivie de la même façon.

En fait, on sait maintenant que dans toutes les crises, qu'elles soient financières, qu'elles soient dues à une pandémie ou qu'elles soient, on va dire, une crise géopolitique avec un conflit à nos portes, on sait très bien quel va être le fonctionnement. C'est-à-dire qu'à un moment, l'État va devoir lâcher de l'argent, que ce soit pour soutenir l'activité, que ce soit pour renflouer les banques ou pour investir dans sa défense pour être autonome et que l'étape 2, ça va être d'expliquer aux gens qu'on a trop dépensé à cause d'eux et qu'il va falloir faire des remboursements et donc réforme de la retraite, c'est toujours la même chose.

Donc l'État est toujours là en temps de crise et dès que ça va un peu mieux, l'État doit faire des économies. Quand on dit l'État, en réalité, c'est les postes de fonctionnaires, l'éducation, l'hôpital, les collectivités locales, etc. Et c'est toujours le même schéma. Il y aura encore ce schéma-là. Déjà, les gens nous y préparent. Ils ne nous montrent même plus, ils nous y préparent. Donc ça, c'est un vrai problème. Oui, tout à fait, c'est un vrai problème.

15:54
Guillaume Porcher

Et puis, quand on parle de leçons apprises, tout ça a montré au moment du Covid, on disait oui, on aurait dû plus investir dans l'hôpital public, on aurait dû avoir des services plus forts, etc. Parce que justement, en temps de crise, c'est les services publics qui prennent le rôle et pas justement les actionnaires ou les financiers dont on parlait. Est-ce que remettre encore en place un plan d'austérité, ça ne nous affaiblit pas pour la prochaine crise ? C'est un cercle sans fin, en fait.

16:17
Présentateur

C'est un grand désarmement. Enfin, désarmement... Pour reprendre des termes. Oui, pour reprendre des termes. C'est exactement ça. On se désarme à tous les niveaux. Parce que que nous a révélé le Covid, en réalité ? C'est que toutes les décisions qui avaient été prises avant, qui étaient plutôt des décisions d'orientation libérale, nous ont affaibli. C'est ça. C'est-à-dire qu'on a fait des économies, 70 000 liens en moins à l'hôpital, des économies drastiques, ce qui fait que les personnels sont arrivés mais complètement épuisés. On a dit qu'il ne fallait plus avoir de stock, parce que vous savez, la mondialisation, c'est zéro stock.

Donc tous les stocks, par exemple, de masques qui coûtaient cher, on les a éliminés. De blues, etc. On les a éliminés. On a dit que la mondialisation allait être heureuse, qu'il n'y aurait pas de problème. On s'est rendu compte qu'on était très dépendants sur des choses jugées stratégiques comme le médicament et qu'on ne savait plus faire des choses simples comme des masques. Donc ça a révélé finalement toutes les faiblesses du modèle libéral. Si on avait une analyse un peu rétrospective, plus de planification, courte vue, il y avait plein de choses qu'on n'était plus capable de faire.

Et c'est d'ailleurs pour ça que dans le vocabulaire de la Macronie et d'un certain nombre d'hommes politiques, même de droite, qui avaient défendu ce modèle, mais bec et ongle, qui voulaient toujours adapter la France à la mondialisation, des noms comme plan de relance, souveraineté, réindustrialisation sont revenus dans leur vocabulaire. Planification, c'est revenu dans leur vocabulaire. Mais c'est resté au niveau du vocabulaire. Ça n'a pas été mis en application.

17:39
Guillaume Porcher

La semaine dernière, lundi 10 mars, après que Donald Trump ait refusé d'exclure la possibilité d'une récession aux Etats-Unis, la bourse a dévissé, emmenée par les valeurs technologiques, mais aussi bancaires. Le Nasdaq a reculé de 4%. Tesla, la firme d'Elon Musk, a perdu plus de la moitié de sa valeur bossière depuis son plus haut de janvier et vaut désormais moins qu'avant l'élection de Donald Trump. Les gens de la tech comme Nvidia et Apple chutaient pour leur part d'environ 5%. En Asie, les bourses ont reculé dans le sillage de Wall Street. Donald Trump a affirmé qu'il y a une période de transition car ce que nous faisons est très important. Nous ramenons la richesse en Amérique.

C'est une grande chose et il y a toujours des périodes où cela prend un peu plus de temps. Le président américain assume le risque de faire baisser Wall Street et de plonger l'économie américaine dans la récession. C'est ce que titrent les échos. Thomas, est-ce qu'il faut s'alarmer ? Est-ce que c'est grave les chutes de la bourse ?

18:28
Présentateur

Là où je peux être d'accord, enfin je ne suis pas d'accord, mais là où Trump a raison, c'est-à-dire que ça ne doit pas être les cours de bourse qui dictent l'économie. Les cours de bourse sont volatiles, ils peuvent diminuer, ils peuvent augmenter. La différence que l'on observe avec le précédent mandat, c'est que la bourse était très forte à l'époque de Trump parce qu'il s'était limité à des baisses d'impôts. Là, on a du mal à comprendre sa politique.

Je veux dire, à l'époque, il a fait un mandat où finalement, il a mis un peu des droits de douane à droite à gauche, mais il a laissé les gens, il ne pensait pas vraiment gagner, il a laissé les gens gérer et donc il y a eu un régime un peu républicain. Alors il a fait toujours ses sorties mais sur l'économie, c'était très républicain, on baisse les impôts et quand vous baissez les impôts, la bourse se porte bien surtout que là-bas, les retraites sont par capitalisation donc une partie des gens étaient plutôt contents sauf que là, il prend les choses en main et on ne voit pas trop la cohérence totale.

Donc il y a une forme d'agressivité, on met des droits de douane, l'Europe répond en mettant des droits de douane, on se rend compte qu'il y a des ennemis, l'Europe est un ennemi alors que c'est un partenaire commercial des Etats-Unis, la Chine est un ennemi, tout le monde est un ennemi, l'Amérique du Sud il s'en prend un petit peu aussi de manière très brutale donc là, quand vous faites des affaires, vous êtes une multinationale, vous êtes implanté dans plein de pays dans le monde, c'est un petit peu compliqué parce qu'en plus il y a des gens qui répondent à ça en mettant des droits de douane, nous c'est ce qu'on va faire.

Donc il y a une forte instabilité je pense d'un point de vue économique qui peut faire chuter, donner des inquiétudes au milieu boursier. Mais moi, ce qui m'inquiète le plus pour les Américains, c'est toute la partie de coupe dont on a beaucoup discuté.

20:01
Guillaume Porcher

C'est ce que j'allais dire, en fait, les médias français titrent sur récession, Wall Street, etc., mais on voit, et ça, ça fait un peu moins la une, que Trump coupe par deux le budget de l'éducation, de la recherche, c'est ça qui pour toi est le vrai risque là aux Etats-Unis ?

20:13
Présentateur

Oui, le vrai risque, il est pour moi, dans toutes les politiques de santé, les politiques liées à l'éducation.

20:18
Guillaume Porcher

Climat aussi.

20:19
Présentateur

Climat.

20:19
Guillaume Porcher

Il interdit même des mots.

20:21
Présentateur

Et après, la violence qu'il a à l'égard des scientifiques. Mais je pense qu'il y a un certain nombre de républicains qui ont voté, qui sont républicains depuis toujours, qui ont voté Trump, des classes populaires aussi qui ont voté Trump parce qu'il assurait le chaud, parce que, entre guillemets, il leur disait je vais vous préserver votre identité, vous pourrez toujours rouler en voiture, manger des steaks, enfin tout ce que vous voulez. Et être pauvre. Voilà. Et être pauvre.

Et ces gens-là se rendent compte aujourd'hui concrètement dans leur vie, une fois qu'on leur a dit ça, ça ne leur mettait rien dans leur assiette, ça ne leur ouvrait pas des services publics et que le peu, le peu de services publics qu'ils avaient, le peu d'assurance qu'ils avaient médical, public, va probablement disparaître. Et aujourd'hui, ces gens-là, ils se rendent compte que là, on ne rigole plus. Quand vous supprimez des postes de fonctionnaires dans l'éducation, quand vous fermez des centres de santé, là, ça va créer des problèmes. Et ça, ça risque d'être inquiétant. Moi, il y a cette question-là qui est inquiétant.

Et après, une autre question qui m'inquiète et on l'avait dit ici, c'est aussi la sûreté intérieure des États-Unis parce que les États-Unis sont un pays qui a toujours été plus ou moins menacé par l'extérieur. Et il y avait un certain nombre d'agences qui avaient été créées pour protéger des Américains qui n'ont rien à voir avec tout ça, qui sont des citoyens normaux. Et là, à mon avis, en supprimant ces agences, on les expose aussi à un risque plus élevé. Donc, autant les variations de Wall Street, c'est assez intéressant parce qu'on aurait pu penser l'inverse et c'est ça qu'il faut constater. Mais elles sont très volatiles. Elles peuvent repartir demain à la hausse.

Mais ce qui montre quand même que globalement, la politique économique du président des États-Unis est difficile à suivre. C'est plutôt des sorties comme ça et on n'arrive pas à voir quel est le modèle global. Mais par contre, les coupes qui vont être faites sur les services publics américains, là, c'est très inquiétant pour les Américains.

22:05
Guillaume Porcher

Ça montre encore une fois ce qu'est un peu une politique économique d'extrême droite. C'est un peu un comble quand on sait que les grands financiers ou chefs d'entreprise adorent Trump.

22:14
Présentateur

Oui. Quand on suit, en fait, cet épisode, c'est ça qui est assez intéressant. C'est qu'il y a deux étapes. Aujourd'hui, on est plutôt dans l'étape où les gens se rendent compte que ça ne tient pas trop son histoire à Trump.

22:23
Guillaume Porcher

Pas faute d'avoir été prévenu.

22:24
Présentateur

Voilà, exactement. Et il y a eu la première étape où ils rentraient tous de l'investigation de Trump en nous disant mais les États-Unis, ça va être super, ils ont une fiscalité faible, on va tous s'installer là-bas. Alors, on voyait déjà le patriotisme d'un certain nombre quand même de grands patrons européens et là, ils se disent bon, c'est vrai que c'est un peu plus compliqué que prévu. Et je veux dire, la leçon de tout ça qu'il faut tirer, c'est quoi ? C'est qu'aujourd'hui, on l'a dit souvent ici, la politique, c'est devenu une forme de concours de beauté qui se passe beaucoup sur les réseaux sociaux. De petites phrases, de montages qui vont faire rire, d'identification à quelqu'un.

Trump, il a souvent dit qu'il avait réussi, qu'il savait gérer une entreprise, plein de choses comme ça qui font qu'un certain nombre de gens ont dit bon, c'est un leader et puis l'autre, c'est peut-être Kamala Harris qui n'était pas parfaite. Elle, ce n'est pas une lideuse et qu'en fait, personne n'a regardé quel était vraiment le programme. Et je ne suis même pas sûr qu'il avait un programme, il avait une série de sorties mais je ne suis pas sûr qu'il avait un programme chiffré, rien, il avait une série de sorties. On savait qu'il voulait s'en prendre à l'État fédéral, à l'État social, ça on le savait.

On savait qu'il allait augmenter les droits de douane, on savait qu'il allait baisser les impôts mais après on ne voyait pas trop qu'il allait être très dur sur l'immigration mais après on ne savait pas trop qu'elle était en termes de chiffrage la crédibilité d'un tel programme. Et bien ça devrait nous servir de son aussi chez nous parce que chez nous, il y a beaucoup de gens qui vont être influencés par un mec qui aura dit une petite phrase sympa, qui aura peut-être joué au foot avec des mecs, qui sera habile sur les réseaux sociaux en te disant ah ce mec-là, il a l'air sérieux, il est bien mais après qu'est-ce qu'il propose ? C'est ça le plus important.

C'est est-ce que techniquement les gens sont prêts à gouverner et qu'est-ce qu'ils vont faire globalement ? Parce que si tu votes pour quelqu'un je ne sais pas moi qui va retirer des moyens en collectivité locale et que toi tu vis dans une collectivité locale pauvre, tu vas être le premier à le subir. Ce n'est pas le Parisien du 16ème qui va le subir, il s'en fout lui. Tu vois ce que je veux dire ? Si demain tu vas voter pour quelqu'un qui va dire bon bah allez je retire des postes dans les services publics, dans l'éducation. Mais c'est les écoles des plus pauvres dans les campagnes ou dans les banlieues qui vont le subir. Ce n'est pas Louis-le-Grand. Ce n'est pas possible ça.

Ils auront toujours plein de profs et plein d'autres profs très bons qui feront la queue pour aller enseigner là-bas. Donc c'est toujours les mêmes qui payent. Donc il faut toujours faire attention moi je pense quand on vote et je pense qu'il faut aussi bien sûr que les électeurs peuvent être manipulés par les médias, par plein de choses qu'ils peuvent voir à droite et à gauche. Mais ils ont aussi une responsabilité moi je trouve. Maintenant il faut leur dire vous avez une responsabilité. Si tu votes pour quelqu'un comme ça et bah après réfléchir avant plutôt que d'être entraîné comme ça.

Et il y a beaucoup de gens de tous niveaux sociaux de tous les niveaux riches comme pauvres qui vont voter parfois comme un concours de mode et après ils disent ah c'est pas vraiment ce que j'avais vu.

24:54
Guillaume Porcher

Bon bah voilà. Et oui de toutes les classes sociales il y a des gens aussi qui sont, il faut le dire, motivés par le racisme que par autre chose. Oui oui

25:03
Présentateur

le racisme a une place importante mais après quand même il y a eu des fois des gens moi que j'ai connus qui ont voté pour des candidats. Alors il y a des candidats qui n'ont pas appliqué ce qu'ils avaient dit type François Hollande parce qu'il a fait exactement l'inverse. Puis il y a des candidats qui ont dit des programmes assez sévères le programme d'Emmanuel Macron par exemple était sévère sur le social et des gens qui ont été et qui m'ont dit mais oui moi je suis plutôt de gauche mais est-ce que tu avais vu ça ? Ah bon il y avait ça ? Parce qu'ils ne se sont pas bien renseignés donc c'est important c'est très important vraiment.

Trump avec ce qu'avait dit Musk sur ce qu'il avait annoncé comme coupe c'était prévisible que les plus pauvres allaient s'en prendre plein la tête. Donc c'est assez étonnant qu'une partie des classes populaires aient quand même voté pour lui.

25:46
Guillaume Porcher

Après avoir annoncé 50% de droits de douane sur l'acier et l'aluminium canadien mardi 11 mars Trump a fait marche arrière le jour même avant d'annoncer une taxe sur ses produits à hauteur de 25% le lendemain. Le président d'extrême droite menace d'appliquer des droits de douane de 200% sur le champagne et les vins français et de l'Union européenne. La menace entrera en vigueur selon Donald Trump si les nouveaux tarifs douaniers de l'UE de 50% sur le whisky américain ne sont pas retirés. À quoi joue Trump ? Est-ce que c'est toute l'instabilité dont tu viens de parler et qu'est-ce que ça annonce sur les liens avec l'Europe ?

26:15
Présentateur

C'est le rapport de force et la brutalité. Il y a une surenchère on ne sait même pas si ça va être appliqué. Il y a une surenchère verbale pour le moment. On ne sait même pas si ça va être appliqué et même lui je crois qu'il ne maîtrise pas les conséquences. Alors il y a des estimations qui sont faites en fonction de ce qu'il dit de combien ça va être de perte pour les gens qui vendent du champagne etc. Mais après aux Etats-Unis ceux qui boivent du champagne une grosse partie ce sont des gens qui ont des moyens.

Ils pourront peut-être payer quelques dollars enfin là on parle de 200% ça peut en s'aide beaucoup mais ils seront peut-être prêts les plus riches en tous les cas à payer le champagne quand même et donc ce sera l'américain qui sera sanctionné par ça. Et peut-être que l'américain qui boit du champagne il va être fâché. Peut-être que la brasserie qui distribue du champagne elle va être fâchée. La boîte de nuit qui distribue du champagne elle va être fâchée. Et donc des commerçants américains vont être aussi impactés par des décisions que Donald Trump prend.

Donc voilà je pense que lui il est dans un rapport où il dit c'est la brutalité qui va faire que les gens vont se coucher et que parfois il pèse pas ses mots et qu'il revient. Après ce qui fait peur c'est qu'il est persuadé d'avoir raison. C'est-à-dire qu'avant il y avait quand même des gens qui appliquaient son programme des garde-fous et qu'il semble plus avoir maintenant. C'est pour ça que les conséquences peuvent être même encore plus graves que ce qu'on estime pour les Etats-Unis qui peuvent perdre leur leadership au niveau mondial. Peut-être après les quatre années où Trump sera au pouvoir.

27:29
Guillaume Porcher

Merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'Instant Porcher. J'attire une dernière fois votre attention avant de se quitter. La situation politique est inédite, historique et le média change tout ou presque. On débarque avec quatre nouveaux rendez-vous quotidiens dont trois directs contre Matinal, Journal des Luttes à 13h et nos rendez-vous du soir. Vous le savez le média ne vit que par votre soutien. C'est le prix d'une information libre et indépendante. Pour soutenir votre média de manière pérenne, vous pouvez nous abonner à partir de 5 euros par mois ou même devenir sociétaire de notre coopérative.

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