SIGNÉ DURAND - Marine Le Pen, candidate à l'élection présidentielle: a-t-elle fait le bon choix?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
– Alors on va en discuter maintenant dans notre débat signé Durand, c'est Guillaume Durand qui est là ce soir éditorialiste. – Bonjour les garçons. – Bonjour Guillaume Durand, face au député Rassemblement National de Moselle et porte-parole du Rassemblement National d'Orange Jacobelli.
– Et de la campagne, bonsoir.
– Et de la campagne, bonsoir, merci d'être des nôtres. Est-ce que c'est le bon choix pour Marine Le Pen, Guillaume ?
– D'y aller, à partir du moment où on lui enlevait l'inégibilité, elle était non seulement forcée d'y aller, mais c'était pour elle quand même quelque chose qu'avec une certaine finesse elle avait provoqué, parce qu'elle a dit dans toutes les interviews « Moi, jamais candidate avec des bracelets ». Donc les juges se sont dit à partir du moment où elle ne veut pas y aller avec les bracelets, on n'est pas obligé d'y aller fondamentalement avec inégibilité, donc elle est passée.
Maintenant la question c'est de savoir, puisqu'elle le dit aussi, que fondamentalement, quels que soient les sondages, quels que soient les résultats et ceux que vous avez sont très bons pour elle, tout se joue dans la campagne et là on va quand même rentrer dans un moment qui va être très compliqué, et j'attends des explications claires de monsieur le porte-parole de cette campagne, c'est-à-dire la stabilité, le manque d'incidents, parce qu'au fond elle est quand même l'incarnation en France depuis des années de la loi, de l'ordre et d'un certain nombre de valeurs qui lui sont d'ailleurs reprochées.
Est-ce qu'elle va être capable de faire ça pendant neuf mois avec la Cour de cassation qui lui pond au-dessus de la tête ? C'est quand même une question fondamentale.
C'est une question fondamentale et vous l'avez dit, nous sommes le parti de l'ordre, du droit et de la loi. Vous n'êtes pas les seuls. En tout cas... Vous êtes les seuls à affirmer ça en étant condamnés. Ce qui n'est quand même pas pareil. Alors, on va y aller étape par étape, je vous sens bouillonnant. Tout d'abord, elle est une justiciable comme les autres. Elle a le droit d'aller en Cour de cassation. Nous le défendons pour tous les citoyens, nous le défendons bien évidemment pour notre candidate. Elle a été très claire vis-à-vis des Français. Si je suis éligible et que je n'ai pas de bracelet, j'irai. Alors, je sais, ça surprend.
Ça surprend les hommes et les femmes politiques qui tiennent leur parole. Marine Le Pen tient sa parole. Marine Le Pen est innocente. Elle le clame, elle le prouvera. Elle utilisera tous les moyens légaux pour le faire. Et c'est, je crois, pour son honneur. C'est important. Donc, aujourd'hui, je sens bien que ça émoustille tout le monde. Ce petit débat judiciaire chéquin, il va de sa théorie. Aujourd'hui, c'est très clair. C'est un débat politique.
Elle peut faire sa campagne. Elle-même a toujours considéré que se retrouver devant les tribunaux, quand on a l'importance politique qu'elle a, c'est une affaire politique. Donc, elle ne considère pas ce qui est plutôt étonnant ce soir.
On peut être devant les tribunaux et être innocent. Vous savez, ça arrive. Mais je n'ai pas dit le contraire. Mais pour elle, c'est une affaire politique. Elle est présumée innocente au moment où on se parle. Donc, vous imaginez, vous, une République comme la nôtre, plutôt mature, plutôt exemplaire, normalement, dire à la candidate naturelle du premier parti de France que les sondages donnent gagnantes. Ce ne sont que des sondages. Lui dire, vous êtes présumée innocente, mais vous ne pouvez pas concourir. Personne ne le comprendrait. Vous-même, d'ailleurs, seriez des idéaux. Crier des idéaux en disant que c'est inacceptable.
Mais vous considérez donc, en fait, que la Cour d'appel a tenu compte de ça et que la Cour de cassation pourrait être amenée à confirmer le jugement de la Cour d'appel parce que, justement, ils vont se dire, au fond, quel est le juge d'application des peines si elle représente 15 millions de voix qui peut dire « Ah, maintenant, il faut remettre les bras de fer ! » Mais il y a...
Marine Le Pen