Déserts médicaux : la grogne des internes
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 20 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Steve, les chiffres pour comprendre la situation des déserts médicaux.
- 2:00OuverteRéponse directe
Guillaume, la situation va empirer selon vous.
- 4:00OuverteRéponse directe
Corinne Imbert, y a-t-il une fracture territoriale ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Raphaël, votre réaction sur ce qui a été dit.
- 8:00OuverteRéponse directe
Un mot sur le mot 'maltraitant' utilisé par Raphaël.
- 10:00OuverteRéponse directe
Explications sur la différence entre la version du gouvernement et celle du Sénat.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00SteveChiffre
« 63% des Français auraient déjà renoncé au reporté des soins. »
- 6:00RaphaëlChiffre
« On a perdu 5000 médecins généralistes depuis 10 ans. »
- 7:00RaphaëlFait
« Les médecins généralistes sont les professionnels de santé les mieux répartis sur le territoire. »
- 10:00JournalisteFait
« Cette quatrième année sera réalisée exclusivement en ambulatoire. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
d'abord Steve les chiffres avec vous pour qu'on comprenne bien de quoi parle plusieurs millions de Français vivent effectivement dans des déserts dans un désert médical si ça huit millions de Français seraient dans ce cas 63% des Français auraient déjà renoncé au reporté des soins en raison de délai d'attendre trop long ou de distance trop importante à parcourir plus de 5 millions de Français n'ont pas de médecins traitant pour bien comprendre l'urgence de la situation le mieux c'est de se pencher sur une carte la pénurie de mes seins elle concerne plusieurs types de médecins notamment les spécialistes ophtalmo gynéco pédiates mais elles concerne aussi les généralistes on va voir cette carte elle a été publiée par l'association UFC Que Choisir un Français sur quatre n'a aujourd'hui pas accès à un médecin généraliste il faut pour ces Français faire plus de 30 minutes de route pour obtenir une consultation on le voit sur la carte toute la France est concernée par le problème le Sud-Ouest est relativement épargner votre Charente notamment je crois la Corse est très affecté Oriane et puis en Mayenne ça va mal également le département est le troisième désert médical de France pour lutter contre ces déserts la grande mesure adoptée par le gouvernement c'est la loi de 2019 qui surprime le numéro exclusus le numerus clausus c'est ce dispositif qui fixait à l'échelle nationale le nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine désormais c'est fini mais il va falloir encore patienter de longues années avant que le nombre de médecins n'augmente réellement sur le terrain merci Steve pour les chiffres la situation est difficile on le voit elle va empirer encore selon vous guillaume-garo c'est pas moi qui le dis ce sont tout simplement les chiffres du ministère de la Santé lui-même puisque on sait que le creux de la démographie médicale il est devant nous il est à l'horizon 2030 ça veut dire que plus ça va aller moins ça va aller sauf si on est capable de prendre des mesures fortes et efficaces bien évidemment pour que les inégalités entre les territoires et donc entre les Français cessent de s'aggraver comme c'est le cas aujourd'hui et on va parler de ces mesures il y a une fracture territoriale sur ce sujet Corinne Imbert pour vous bien sûr qu'il y a une fracture territoriale et il y a même une fracture territoriale soulignez que la Charente-Maritime était plus tôt bien dotée mais en fait quand on regarde et qu'on fait un focus sur le département ou bien évidemment on se rend compte qu'il y a des zones plus en difficulté que que d'autres notamment le plus rurales les zones plus rurales le le l'est du département le sud du département donc il y a évidemment la question de la démographie médicale et là on sait qu'on va dans le mur c'est pour ça qu'il était important de former plus de médecins mais ça demande du temps c'est un merveilleux métier mais ça demande du temps et puis il y a la question du temps médical il y a deux choses parce que plus de médecins ne veut pas dire plus de temps médical c'est une profession libérale chacun l'exerce comme il le souhaite libéral ou salarié s'il le souhaite mais quand on a un exercice libéral on peut se dire aussi qu'il y a une responsabilité qui incombe à cette liberté mais il y a aussi un et puis la notion de médical est évidemment le temps médical est impacté par les contraintes qu'on demande en termes administratives aux médecins et on va les venir parce que c'est un vrai sujet sur la fracture territoriale de répartition aussi on voyait à l'instant à l'écran la carte qui a été publié récemment par Que Choisir il faut regarder aussi le négatif c'est-à-dire où est-ce qu'il y a beaucoup de médecins et où est-ce qu'il y en a peu et les chiffres là encore du ministère de la Santé ils sont assez parlants vous savez il y a trois fois plus de de généraliste dans les Hautes-Alpes que dans l'Eure-et-Loir 3 fois plus là c'est uniquement la médecine générale mais si on regarde les spécialités les autres spécialités chez les dermatos il y a 17 fois plus de dermato par habitant dans à Paris que dans l'Ariège et si on regarde les ophtalmo vous portez des lunettes il y en a 18 fois plus à Paris que dans la Creuse toujours par habitant la densité par habitant donc c'est à cette inégalité là qu'il faut s'attaquer à cette répartition là et donc c'est là-dessus que nous faisons des propositions moi vous savez Jeannine un groupe de travail transpartisan à l'Assemblée nationale pour essayer de proposer au législateur ça veut dire à la fois aux députés comme au sénateur des solutions qui soient rapides parce que on peut pas attendre vous le disiez à l'instant on peut pas attendre encore des années qui est une nouvelle cote de médecins formés il faut 10 ans il faut le rappeler il faut 10 ans pour former un médecin or c'est maintenant que les problèmes se posent et on le rappelait c'est maintenant que la situation s'aggrave et c'est d'ailleurs ce que dit le gouvernement que les mesures qu'ils ont prises au début du précédent quinquennat notamment sur le numerus clausus et bien feront effet en 2027 2028 et encore si on a la capacité à accueillir davantage d'étudiants mais vous savez il y a ce qui a été [Musique] sur la question des étudiants puisqu'on va parler de cette cette 4e année Corinne Imbert ce que disait guillaume-garo c'est que on a beau libérer le numérique clausus il faut qu'il les gens derrière évidemment on n'a pas pour autant construit des nouvelles facultés de médecine pousser les murs etc donc il y avait des capacités d'accueil pour accueillir les étudiants dans de bonnes conditions qui n'ont pas changé entre le moment où avant la loi et après le vote de la loi donc quelque part c'était un petit peu à l'heure alors on va nous dire qu'il y a un petit peu plus d'étudiants en médecine d'inscrit mais la réalité elle est pas la hauteur des besoins des attentes des Français on va faire réagir justement un étudiant je vous fais intervenir un peu plus tôt que prévu Raphaël Prenot bonjour merci beaucoup d'être avec nous interne en médecine générale à Nantes président de l'Inter syndicale national autonome représentative des internes de médecine générale on va parler de la quatrième année mais une réaction peut-être sur ce que vous venez d'entendre à l'instant il y a beaucoup de choses qu'on partage notamment sur le sur le constat mais par contre il y a un point sur lequel on n'est pas forcément d'accord quand on nous dit que le problème principal c'est un problème de répartition notamment sur les médecins généralistes on est on est pas vraiment d'accord aujourd'hui vous avez montré des chiffres qui montrent que effectivement on a perdu 5000 médecins généralistes depuis 10 ans que on est sur une perspective de perdre 20% environ de médecins généralistes et d'effectif de médecins généralistes aujourd'hui on a les chiffres de la CNAM qui montre que les médecins généralistes sont les professionnels de santé les mieux répartis sur le territoire le problème aujourd'hui c'est un problème d'effectif ce qui va nous permettre demain d'avoir de des médecins traitants pour le plus grand nombre de nos concitoyens c'est de garantir une formation pleine des jeunes médecins généralistes et les mesures qui sont actuellement discutées au Parlement ça va juste perdre en attractivité pour la médecine générale et donc perdre des futurs médecins généralistes à avoir pour nos pour nos concitoyens dans les prochaines années sur l'alerte c'est une forme d'alerte qu'on vient de faire Raphaël prénom oui je comprends vu de sa place c'est normal et d'un autre côté vous avez des élus qui est mon collègue René Paul savarylle il l'a dit tout à l'heure il est parti il a parlé de coups de semence hier soir au Sénat alors je rassure Raphaël les mesures coercitives qui étaient proposées par voie d'amendement hier dans la discussion du projet de loi de financement de la sécurité sociale non pas été votée à titre personnel je pense que ce n'est pas une bonne mesure on va répartir un nombre de médecins qui n'est pas assez important je dis pas qu'il y a pas un sujet mais je dis que de toute façon ça sera contre-productif et je partage et je partage qui vient d'être dit parce que le risque c'est quoi c'est soit on va faire que la médecine générale sera encore moins attractive soit en réparti en la pénurie ou en mettant de la coercition au conventionnement et bien les médecins qui voudront s'installer à tel endroit passeront en secteur 2 auront des honoraires un peu plus importants et travailleront peut-être moins c'est ça aussi et on créera même si la médecine est déjà un petit pas de vitesse on créera encore un écart et des difficultés pour l'axe aux messages généralistes je voudrais répondre à ce qui vient d'être dit on dit ah il y a un problème d'attractivité du métier de médecin généraliste ce qui est vrai c'est que on n'a pas moins de médecins depuis 10 ans on a un peu moins de généraliste et un peu plus de spécialistes et sur l'attractivité du métier de médecin faut redire les choses vous savez il y a 400 000 vœux de lycéens en 2020 pour rentrer dans la carrière médicale et plus généralement dans les professions de santé 400 000 il y en a combien qui sont acceptés en première année 35000 il y a combien qui passeront la deuxième année 10000 ça veut dire que l'attractivité elle est là simplement il y a une sélection extrêmement forte et tant mieux qu'on soit exigeant mais il y a plein de jeunes en France plein de jeunes qui veulent devenir médecin simplement il faut peut-être qu'on interroge aussi la qualité de ses études de médecine et la sélection parce qu'on a vu beaucoup de gens qui étaient cassés à l'issue de la première année à travers des épreuves de sélection qui était on va dire parfois étonnante dans leur critères bon je n'en dis pas plus mais simplement il faut réfléchir aussi à ce que sont aujourd'hui les études de nos médecins j'entends notamment dire que on a énormément de demandes par les lycéens le problème de l'attractivité il se pose aussi au sein de nos études la médecine générale pour les pour les étudiants qui finissent leur sixième année elles ne remplissait pas depuis deux ans donc il y a vraiment un vrai sujet sur le fait de la rendre attractive et que ce soit les mesures coercitives ou même les propositions de quatrième année comme porte madame Imbert aussi c'est vraiment dramatique pour pour la suite pour la rétractivité notre spécialité et aussi vis-à-vis de l'abandon dans nos études il faut aussi se rendre compte que il y a plus de 10% de des gens qui passent le concours de qui arrivent en deuxième année qui vont abandonner leurs études médicales au cours du cursus parce que nos études médicales elles sont maltraitantes parce que nous études médicales elles mettent à mal nos étudiants et que demain on va avoir des vrais soucis si on continue de la sorte et la quatrième année telle que la propose aujourd'hui ce sera une année maltraitance de plus pour nos étudiants un mot sur cette ce mot qui est fort maltraitant c'est après on va parler de cette quatrième année le Conseil des Sévères de la part de Raphaël Fresno mais mais il est juste sans doute et les témoignages ils sont très nombreux dans ce sens-là ce que je veux dire néanmoins c'est qu'il faut bien qu'on trouve des solutions maintenant parce que on peut être contre tout on peut être contre la quatrième année d'internat on peut être contre des mesures de régulation en disant non non c'est pas un problème de répartition mais on fait quoi on fait quoi pour les patients qui sont sans médecin vous l'avez rappelé c'est quand même 6 millions de Français sont pas de médecins traitant 8 millions de Français qui ont un problème d'accès aux soins et si on en croit que choisir 15 millions de Français qui sont dans une grande difficulté tout simplement pour accéder à la santé donc vraiment il faut traiter le problème et pas dire c'est la faute des autres il faut qu'ensemble on trouve des solutions et moi je vous ferai des propositions on peut plus tard dans notre bas là dessus autour de la régulation de l'installation pour nos médecins comme ça existe pour d'autres professionnels de de santé même si c'est vrai il y a pas une seule solution et on va en parler et l'une des mesures c'est cette quatrième année des précisions style oui alors le Sénat beaucoup bossé un tout sur tous ces problèmes de désert médicaux pas moins de 6 rapports parlementaires ont été remis sur la question durant le précédent quinquennat ce travail a notamment débouchés sur une loi qui a été adoptée par le scénar le 18 octobre dernier le texte était proposé par le patron du groupe LR Bruno retaillod et cet ex vise à mettre en place une quatrième année d'internat en médecine générale contre trois actuellement cette quatrième année sera réalisée exclusivement en ambulatoire c'est à dire pas à l'hôpital en médecine de ville réalisée de préférence dans les territoires les moins pourvus en médecins généralistes donner des idées donc au gouvernement puisqu’un dispositif Imposs similaire a été inséré dans le budget de la Sécu les sénateurs tenaient à leur propre version et c'est donc cette version qui a été adoptée hier par le Sénat expliquez-nous quand on est pas spécialiste à différence entre la version du gouvernement et la version adoptée par les sénateurs hier la version de adoptée hier c'est la version de la proposition de loi de brûlure Retailleau est un certain nombre de mes collègues adopter il y a trois semaines au Sénat on a remis on a réécrit l'article dans dans les mêmes termes puisqu'elle dit cette ce que dit cet article en l'état c'est que cette quatrième année de professionnalisation parle bien de l'année professionnalisation et il y a eu des concertations il y a eu une écoute des internes il y a déjà un peu plus d'un an selon le ministre et Bruno Retailleau avant d'écrire la proposition de loi avaient reçu les internes également dans son département pour évoquer ce sujet avec eux c'est qu'elle soit réalisée au plus près des territoires et en priorité en priorité dans les zones où en zone Soudan c'est à dire que là où il y a pas assez de médecins généralistes elle dit aussi qu'il y aura une reconnaissance parce que cette quatrième année les jeunes internes le font sous le statut de docteur junior il s'agit et vous attendiez cette quatrième année de professionnalisation il y a 4 ans cette proposition loi ce texte il est voté il s'appliquera aux internes messagères en ouvrant 2026 donc il y a 4 ans pour former encore plus de messages généralistes pour qu'il soit médecin pour ceux qui sont déjà dans un interlocuteurs en internat c'est ce qu'elle dit moi il y a quelque chose que je comprends pas très bien dans les arguments qui nous sont opposés on dit il ne faut pas une quatrième année d'internat sous-entendu la troisième année d'internat suffit et donc on serait prêt nous à s'installer en médecine libérale tout de suite au soir de la troisième année et puis là on nous dit ah mais non parce que finalement la quatrième année on n'est pas encore assez formé donc on veut des maîtres de stage donc on peut pas être sur les les deux tableaux il faut choisir soit on est prêt au bout de la troisième année et on s'oppose à la quatrième année d'internat soit on accepte la quatrième anathénée d'internat et on reconnaît que on a déjà des compétences donc voilà il faut il faut choisir et puis il faut pas vouloir courir de lièvres à la fois je pense qu'il faut surtout de la cohérence si vous avez besoin de formation si vous avez besoin de formation vous avez donc besoin d'une quatrième année on n'a pas montré la quatrième année ce qui veut dire que la troisième année n'était pas suffisante de formation sauf qu'on n'a pas de formateur à appliquer aux gens et il faut arrêter de dire que un médecin qui sort de cursus il doit être prêt dès le lendemain à être installé forcément on a aussi besoin des remplaçants qu'est-ce qui se passe aujourd'hui ils ne peuvent pas prendre de vacances les remplaçants ils sont nécessaires aussi au système de santé et il faut pas l'oublier mais un remplaçant ça veut dire donc dire qu'il est en capacité d'exercer la médecine quand bien même il est remplaçant oui mais vous le verrez vous le verrez les remplaçants donc les remplaçants ils ne veulent pas exercer seul les remplaçants quand ils remplacent ils cherchent des cabinets de groupe ils ont des médecins à côté de ça qu'il faut travailler c'est peut-être ça qu'il faut travailler c'est peut-être ça qu'il faut travailler il n'y aura plus parce que là on est sur un débat on est sur un débat très technique et ça va peut-être ce que je veux dire va peut-être dans le sens de Raphaël quand on regarde les chiffres c'est vrai que il y a un interne qui se suicide aujourd'hui vu que les trois semaines il y a un problème général c'est ça a été c'est des chiffres qui ont été notamment cités dans l'hémicycléaire par la gauche du Sénat donc c'est quand même assez préoccupant est-ce que donc déjà j'imagine que ça vous préoccupe aussi mais est-ce que il y a pas insister un problème plus général on fait peser tous les problèmes du système de santé sur les internes aujourd'hui avec cette quatrième année qu'on rajoute en médecine générale mais nous sommes absolument d'accord d'abord pour reconnaître que c'est dur d'être interne aujourd'hui et il faut remercier je le fais publiquement les internes de tenir à bout de bras nos hôpitaux ça vraiment il faut le dire et sans doute et moi je vais dans le sens de Ravel predo qu'il faut mieux rémunérer les internes lorsqu'il assure ses tâches à l'hôpital est-ce que pour autant tout doit être assumé toute la solution relève des internes à l'évidence non c'est la raison pour laquelle et j'y reviens quand même excusez-moi je pense qu'il faut de la régulation dans l'installation la question d'installation des médecins dont on parle beaucoup est-ce que je vous ai dit ça non alors vous allez juste m'écouter la régulation c'est d'abord dire de ne plus autoriser l'installation de médecins dans les zones qui sont déjà suffisamment dotés vous allez on n'a pas montré la carte mais vous allez dans des villes côtières dans des villes du littoral du sud de la France ça va très bien c'est les 15% dont vous parliez première chose on arrête d'aggraver les inégalités et deux en effet pour les nouvelles installations mais ça ne concerne pas simplement les jeunes médecins on dit vous vous installer où vous voulez mais dans un dans une zone qui est aujourd'hui en désertification médicale c'est comme ça étape et ça permet à mon sens de répondre à la demande des patients et ça doit concerner je termine juste là-dessus autant les généralistes que les spécialistes je citer tous les dermato les ophtalmo je pense que c'est l'ensemble des spécialités qui doit être concerné par ces mesures il va falloir qu'on avancer l'optimisation médicale c'est ce qui va nous permettre demain d'avoir du efficacité ce sera pas la régulation on nous met trop souvent en position de dire qu'on ne propose pas de solution ce n'est pas le cas on a même fait un coloc à destination tous les parlementaires au début du mois d'octobre vous n'êtes pas déplacé on porte des solutions qui sont fortes qui sont des propositions d'optimisation du temps médical de réduction de la charge administrative de permettre l'embauche d'assistant médicaux et aujourd'hui qui ne sont pas mises en place dans dans ce débat très rapidement Corine Imbert parce qu'il faut qu'on parle des des médecins retraités juste le texte de la proposition ne dis pas que cette quatrième année se fera là où il y a pas d'autres médecins elle ne dit pas cela elle ne dit pas ça elle ne dit pas que l'interne ira là exercer tout seul dans son cabinet médical dans un cabinet médical ne faites pas dire à cette proposition de loi ce qu'elle ne dit pas on va parler des médecins retraités parce que il faut qu'on avance dans le débat c'est une autre mesure inciter les médecins retraités à rester en activité on vous emmène à Maubeuge c'est Audrey vitaz qui a suivi un médecin généraliste en emploi retraite voir ce qu'il en pense aurait pu s'arrêter de travailler en avril dernier il avait toutes ses annuités mais à 66 ans ce médecin généraliste de Maubeuge a fait le choix de continuer en cumulent emploi retraite la ville est en carence de médecin alors pour ses patients c'est un soulagement non si le docteur coquet continue c'est qu'il a participé entre autres à la création de cette maison de santé pluridisciplinaire où il travaille en coordination avec une infirmière et une secrétaire le dossier est alimenté l'infirmière elle elle vérifie par exemple sur un dossier de patient chronique lu sa dernière prise de sang son dernier bilan cardio j'ai plus besoin de faire toute cette ce travail qui n'est pas un travail administratif mais très chronophage si je ne travaille pas avec une infirmière et que je sais pas qui a quelqu'un le matin et que je travaille pas en équipe j'aurais arrêté j'aurais arrêté à 65 ans et 6 mois il faut que j'arrive à passer tout ça à passer les flambeaux et que je ne suis pas pressé parce que au stade où je travaille après 37 ans de carrière quand je reçois des patients je ne sais pas si c'est un vrai travail mais les cotisations vieillesse qu'il paye elle sont bien réelles comme tous les médecins libéraux entre 10000 et 30000 euros chaque année même si il est déjà à la retraite ce sont ces cotisations qu'Emmanuel Macron veut supprimer pour inciter les médecins qui exercent dans des déserts médicaux à continuer alors j'y suis évidemment favorable cela dit il y a toujours le bon côté et le mauvais côté premièrement quand vous regardez le texte il dit que ça va quand même dépendre du chiffre d'affaires or si un médecin retraité continue son activité je suis pas sûr qu'il ait envie de diminuer son chiffre d'affaires de façon drastique ou non intelligent c'est à dire que moi si je suis ici c'est pour répondre à une demande d'autre part c'est bien gentil de dire on va plus cotiser mais je crois qu'on est à peu près 12000 mètres de retraite qui s'appelle la carpe et 12 mm qui cotiseraient plus ça un gros trou dans le budget pour le papy boom d'après lui il faudrait aussi permettre le salariat des médecins retraités à Maubeuge ce n'est toujours pas possible il a l'air aussi sur la situation des infirmières libérales qui elles payent toujours des cotisations vieillesse d'autant plus que la retraite de base d'une infirmière est vraiment aura des pâquerettes donc s'il pouvait nous éviter de payer de la caisse de retraite et le pont en profiter puisque finalement on en profitera pas c'est c'est du vent ce serait franchement sympa pour nous du côté de la ville on se satisfait de ces retraités qui continuent même si tout le monde le concède ce n'est pas une solution d'avenir très sincèrement je pense que c'est un pansement ni plus ni moins je pense qu'il faut attirer les jeux de médecins sur notre territoire nous avons d'ailleurs comme projet à la ville de Maubeuge de faire venir au printemps 2023 avec le partenariat de l'Université de Lille l'UFR 3S 300 étudiants sur notre territoire avec l'espoir d'attirer de futurs médecins généralistes pour les 30 000 habitants de la commune on va parler du salariat des médecins traités c'est une proposition mais un mot puisque le Sénat a donné son feu vert à l'extension de cette allègement des cotisations non plus seulement médecin mais à l'ensemble des professionnels de santé c'est quelque chose que vous allez suivre à l'Assemblée on verra on aura la discussion dans l'hémicycle avec avec les groupes tout ce qui peut permettre des solutions dans l'urgence bien sûr faisons-le mais j'observe juste une chose on nous dit ah il faut travailler plus longtemps c'est le projet de réforme des retraites du gouvernant pour dire parce que il y a besoin de renflouer les caisses de de notre régime de retraite et puis là paf surgit une forme de de bonus pour les médecins et les professionnels de santé qui eux n'auraient pas à cotisé plus longtemps donc il y a une forme de paradoxe ou de contradiction là dedans mais je le redis ce qui compte véritablement c'est qu'on trouve des solutions il y a pas une seule solution il y a un ensemble de solutions et celle là en fait en effet que des médecins retraités puissent continuer à travailler plus longtemps c'est ce cumul emploi retraite très bien mais on l'a été ça a été dit dans le reportage c'est pas non plus la solution et on est bien d'accord là-dessus bien sûr qu'il faudra former davantage de nouveaux médecins on l'a dit tout à l'heure on y revient pas ensuite moi je crois qu'il faut être sur la régulation dans l'installation et l'exercice ça veut dire ne plus autoriser une installation dans une zone qui est déjà bien pourvue en présence médicale mais pour ça il faut définir des indicateurs pour dire ce qu'est une zone bien pourvue et c'est qu'est une zone mal pour vous il y a beaucoup de cartes qui circulent mais il faut qu'il y ait un indicateur public et transparent c'est la première chose et puis deux il faut que dans dans le moment très compliqué où nous sommes je vous parlais des 8 prochaines années d'ici 2030 hier en effet des mesures fortes vigoureuses qui soient transitoire bien évidemment mais on dit voilà pour les prochaines installations il faudra que ce soit dans une zone sous dotée ça concerne les jeunes médecins mais ça concerne ça pourrait concerner tout tout les médecins alors appelons ça comme vous voulez enfin c'est une contrainte assez à mon avis qui n'est pas un surmontable puisque on est dans une grande partie vous l'avez montré sur la carte du territoire national et je vais vous dire c'est une question d'intérêt général parce que c'est normal que les internes s'expriment c'est normal que les syndicats de médecins défendent aussi leurs intérêts mais notre rôle à nous responsable politique législateur c'est défendre l'intérêt général c'est défendre les patients c'est défendre l'accès de tous à la santé à la médecine et c'est pour ça qu'il faut trouver ensemble je dis bien ensemble avec les médecins et l'ensemble des professionnels de santé des solutions qui soient efficaces qui soient urgente et rapide donc de telle sorte que tout le monde puisse avoir un médecin près de chez soi et la réponse pour conclure il nous reste 45 secondes [Rires] et il y a d'autant plus urgences qu'on parle beaucoup des professionnels de santé qui aujourd'hui travaillent prennent cher chaque jour des patients nous sommes deux ans et demi après le début de la pandémie tous ces professionnels là médecins et autres infirmiers pharmaciens sage-femme etc sont en train de s'épuiser parce que vous avez on parle beaucoup du temps médical on parle beaucoup des futurs médecins on oublie un petit peu ceux qui sont sur le terrain aujourd'hui à la ville comme à l'hôpital si l'hôpital va pas bien la ville n'ira pas bien mais si la ville ne va pas bien de l'eau piétonne n'aura pas bien donc oui urgence parce que sinon notre système de santé va nous éclater à la figure et ce sera le mot de la fin il y aura encore beaucoup de choses à dire on refera un débat sur sur ce sujet si vous êtes d'accord parce qu'effectivement c'est un vaste sujet d'inquiétude [Musique]
Corinne Imbert