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interviewBFM TV (sur YouTube)· 26 juillet 2023

L'interview exclusive d'Élisabeth Borne sur BFMTV

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir Elisabeth Borne, merci de nous accueillir dans votre bureau à Matignon où vous êtes installé il y a 14 mois lorsqu'Emmanuel Macron vous a nommé Premier ministre, alors c'est en mai dernier, la semaine dernière il vous a renouvelé sa confiance et c'est la première fois que vous prenez la parole depuis, merci d'accorder cette première prise de parole à BFM TV vous nous direz dans quelques instants ce que vous voulez faire des mois à venir, vos priorités, celles de votre gouvernement pour la rentrée notamment et puis vous nous direz tout aussi sur la réalité de votre relation avec le chef de l'État, comprendre que ça n'a pas toujours été un long fleuve tranquille mais d'abord ce mouvement qui s'étend dans la police depuis la mise en détention provisoire d'un officier de la BAC à Marseille accusé d'avoir passé à tabac un jeune de 22 ans, vous avez pris la parole sur ce mouvement, le président aussi, le garde des Sceaux le directeur de la police nationale, Frédéric Vaud, est lui allé un peu plus loin que vos prises de parole en estimant sur le fond que la justice doit tolérer des erreurs d'appréciation d'un policier lorsqu'il est dans l'exercice de ses fonctions est-ce que c'est la position du gouvernement ? Est-ce que même quand il y a faute ou erreur grave, un policier ne doit pas aller en détention provisoire ? Alors moi je l'ai dit, j'entends l'émotion des policiers et je pense qu'il faut que chacun ait en tête la difficulté de la tâche de nos policiers de nos gendarmes qui ont été mis à rude épreuve, notamment avec les violences du début du mois mais il y a aussi un principe important en démocratie, c'est l'indépendance de la justice et il faut que la justice puisse faire son travail sereinement Mais les propos du directeur général de la police, pour vous, ils contribuent à amener la sérénité de ces débats ?

Moi j'entends qu'il est dans son rôle de marquer son soutien aux policiers et je pense que tous les français sont conscients du rôle essentiel des policiers, des gendarmes pour nous protéger ensuite il y a des procédures qui sont en cours, une enquête qui est en cours et la justice doit pouvoir faire son travail, je le redis, sereinement et en toute indépendance C'est-à-dire que c'est un appel au calme que vous lancez aussi aux uns et aux autres de dire que peut-être les réactions enflammées qu'on a pu voir, on a pu entendre un Jean-Luc Mélenchon par exemple parler de sécession factieuse des policiers, que ça ne contribue pas tout cela à la sérénité du débat ? Je pense que Jean-Luc Mélenchon, comme d'habitude, il essaye d'attiser des colères et je pense que ce qui est important, je vous dis, c'est à la fois un soutien très fort à nos policiers, à nos gendarmes, à nos sapeurs-pompiers qui ont une mission qui est à la fois essentielle et difficile et en même temps dans une démocratie, un principe intangible qui est l'indépendance de la justice, la nécessité que la justice puisse agir en toute sérénité Vous évoquez le principe, l'absence de commentaires sur le fond de ce que dit Frédéric Vaud sur le fait que les policiers ne doivent pas aller en détention provisoire, c'est de la prudence de votre part ? Je ne suis pas là pour commenter les propos du directeur général de la police nationale Je vous dis, ce qui me semble important, c'est à la fois de rendre hommage à nos forces de l'ordre et évidemment, dans une démocratie, de s'assurer que tout le monde respecte l'indépendance de la justice Et qu'est-ce qui peut ramener le calme et la sérénité maintenant ?

Est-ce que ça doit passer par une rencontre, par exemple, avec les syndicats de policiers ? Le ministre de l'Intérieur appréciera ce qui est nécessaire J'ai entendu aussi le préfet de police dire aux policiers à quel point il les soutient et en même temps à quel point leur rôle est essentiel, qu'ils comptent sur eux pour accomplir leur mission et je pense que c'est effectivement la bonne ligne Le ministre de l'Intérieur, son silence pour l'instant, est-ce qu'il faut l'interpréter comme une divergence de ligne ? Je pense qu'il ne vous a pas échappé que le ministre de l'Intérieur est assez loin d'ici en Nouvelle-Calédonie Avec le chef de l'État, effectivement Absolument Mais tout le monde est sur la même ligne ?

Je vous confirme qu'on est tous sur la même ligne A la fois un soutien à nos policiers, un soutien à nos forces de l'ordre et la volonté qu'une enquête puisse se dérouler en toute sérénité et on porte tous ce même message Il y a un grand défi qui va se poser aux forces de l'ordre dans un an, jour pour jour Ce sera la cérémonie d'ouverture des Jeux de Paris Est-ce que vous êtes en mesure de garantir à un an de ces Jeux que la sécurité des Français, des athlètes sera garantie ? Alors d'abord je pense qu'il faut aussi redire que ces Jeux olympiques ça doit d'abord être une très belle fête pour notre pays Et on souhaite tous que nos athlètes ramènent beaucoup de médailles Mais cette très belle fête, elle commencera par une cérémonie d'ouverture qui est tout à fait inédite Très ambitieuse Ce n'est pas dans un stade, comme ça se passe habituellement, mais sur la scène Je peux vous assurer qu'on s'y prépare, il y a eu une répétition la semaine dernière Et puis bien évidemment, là aussi, le ministre de l'Intérieur, le préfet de police Toutes les forces de l'ordre se préparent pour cet événement Et je peux vous assurer que nous serons prêts pour accueillir dans des bonnes conditions les Jeux olympiques L'idée c'est d'éviter de revoir ce qu'on a pu voir pour la finale de la Ligue des Champions Ça n'arrivera pas ? Je pense qu'on a tiré tous les enseignements de ce qui s'est passé Et je vous dis, le travail il est engagé depuis des mois On a même fait voter une loi sur les Jeux olympiques Qui a été très largement votée, qui est l'une des lois qui a été très largement votée au Parlement Pour donner des moyens supplémentaires, par exemple pour détecter les mouvements de foule Et on a tous les outils à notre disposition Il y a beaucoup de préparation, beaucoup de mobilisation Pour que ce soit une grande fête du sport, une grande fête pour tous les Français Qui sera la garantie de la sécurité notamment, si je comprends bien ce que vous me dites J'en viens, Elisabeth Borne, à ce nouveau gouvernement Qui a encore été réuni ce matin à l'occasion du dernier Conseil des ministres de l'année Et vos ministres, 8 entrants, 8 sortants, beaucoup plus de politique et moins de société civile Si je devais paraphraser une expression qui avait été utilisée par Emmanuel Macron Est-ce que ce gouvernement c'est la fin des amateurs ?

Alors d'abord moi je voudrais rendre hommage à tous les ministres Qui se sont fortement engagés tous ces derniers mois Pour mettre en œuvre le programme du Président de la République Le projet pour lequel il a été élu Qui ont vécu une année très intense Et je remercie tous les ministres qui se sont engagés à mes côtés ces derniers mois Comme vous l'avez vu, on a souhaité faire avec le Président de la République Quelques ajustements pour tirer aussi les conséquences d'une situation politique Qu'on a pu mesurer tout au long de cette année Une situation politique qui est dure à l'Assemblée Avec des débats qui peuvent être parfois très violents Et donc il fallait plus de politique au sein de votre gouvernement ? Écoutez, je pense que c'est important J'avais eu l'occasion de m'exprimer sur le sujet Qu'on est des ministres qui évidemment dirigent leur administration Puissent porter les positions du gouvernement dans le débat public Et puissent aussi aller à la rencontre de nos parlementaires Travailler avec eux, travailler avec les parlementaires de la majorité Des oppositions Et c'est sur cette base-là qu'on a fait les quelques ajustements Avec le Président de la République Pour les Français qui nous regardent Des ministres qui dirigent leur administration Qu'est-ce que ça veut dire ? Que vous preniez des décisions qui n'étaient pas forcément appliquées sur le terrain Qui avaient du mal à faire aboutir ce qu'on appelle ce dernier kilomètre ?

Qu'est-ce que ça veut dire diriger son administration ? Ce que je dis, et vraiment je rends hommage au travail Y compris des ministres qui n'ont pas été renouvelés ces derniers jours Mais je pense que c'est important, notamment sur des sujets qui sont des priorités pour les Français Que ce soit l'éducation ou la santé Qu'on ait des ministres qui répondent aux caractéristiques que j'ai évoquées Et puis qu'on ait des résultats très rapides Il y a beaucoup d'attentes, vous savez moi A chacun de mes déplacements, on me parle des déserts médicaux Il y a beaucoup d'attentes dans le domaine de la santé Il y a beaucoup d'attentes dans le domaine de l'éducation Et les deux ministres qui sont d'ores et déjà à la tâche Sont bien conscients de la nécessité de répondre à cette attente Puisque vous évoquez l'éducation Est-ce que les parents d'élèves qui nous regardent Vous pouvez leur assurer que leurs élèves auront tous un professeur en classe à la rentrée ? Ça a été la grande question de l'année dernière Le manque de professeurs en classe C'est le travail qui est fait depuis des mois Évidemment pour préparer cette rentrée S'assurer à la fois qu'il y a un professeur devant tous les élèves Que chaque élève aussi C'est évidemment notre objectif C'est tout le travail qui est fait Il y a des ajustements qui peuvent se faire Vous savez c'est une énorme structure l'éducation nationale Donc il peut y avoir des ajustements qui se font jusqu'au dernier moment Mais bien évidemment notre engagement C'est qu'il y ait un professeur devant chaque élève Et aussi puisque le travail du ministère de l'éducation nationale est encore en cours Que chaque élève a bien une classe Notamment pour l'entrée au lycée Il y avait quelques milliers de collégiens qui n'avaient pas encore de place au lycée fin juin Et bien évidemment on travaille pour leur proposer un accueil dans un lycée, dans une filière de leur choix Et ça c'est la mission du nouveau ministre de l'éducation nationale, donc Gabriel Attal C'est-à-dire que là-dessus, Pape Ndiaye n'avait pas donné totalement satisfaction ?

Enfin moi je vous renvoie à la rentrée dernière qui s'était passée dans des bonnes conditions Y compris alors même qu'on a des difficultés de recrutement Et c'est tout l'objet des revalorisations du pacte enseignant qui avait été annoncé par le président de la République De rendre ce métier plus attractif Alors ça passe par plus de marge de manœuvre pour les équipes pédagogiques Et c'est tout le sens, vous savez, des concertations qui ont été menées dans beaucoup d'écoles Ce qu'on a appelé les CNR territoriaux Pour que les équipes pédagogiques puissent vraiment avoir plus de marge de manœuvre Et Gabriel Attal va continuer dans ce sens Donc on a ce sujet de l'attractivité des métiers, du métier d'enseignant Qui est un magnifique métier mais qui est aussi un métier difficile Qu'on va mieux reconnaître avec le pacte enseignant Donc vous savez qu'il a une partie qui est une augmentation pour tous les enseignants Voilà plus personne en dessous de 2000 euros même en début de carrière Et puis des missions supplémentaires qui sont confiées aux enseignants Avec notamment un objectif qui est le remplacement des absences de courte durée Il y a beaucoup de parents qui peuvent être déconcertés Quand un professeur est absent et il n'a pas de remplacement Et bien précisément dans les missions supplémentaires qui sont confiées aux enseignants Évidemment avec une rémunération à la clé Il y a le fait d'assurer le remplacement au sein d'un établissement De leurs collègues quand ils sont absents Et votre nouveau ministre de l'éducation nationale, Gabriel Attal Est déjà la cible de certaines critiques Parce qu'il a fait toute sa scolarité dans le privé Est-ce que ça a pesé dans le choix ? Est-ce que vous avez hésité à un moment à le nommer en vous disant Dans les faits ça peut poser problème au personnel de l'éducation Je pense que Gabriel Attal il a montré qu'il a beaucoup d'énergie Qu'il a été très proche de son administration dans ses précédentes fonctions Il va être à l'écoute des enseignants, de tous les personnels de l'éducation nationale Évidemment à l'écoute des parents également Pour répondre au mieux aux attentes de nos concitoyens Elisabeth Borne, la semaine dernière On a eu le sentiment, l'impression qu'il y avait comme un flottement Le gouvernement a tardé à être nommé entre le lundi où vous avez été confirmé ici à Matignon Et le jeudi soir, quand la composition intégrale de ce nouvel exécutif, de ce gouvernement a été annoncé Et ça a été interprété comme signe de désaccord entre vous et le président de la République Alors évidemment vous n'allez pas me confirmer ce soir l'existence de tels désaccords Mais on a pu sentir au cours de ce qui a été appelé les 100 jours de l'apaisement Et dont d'ailleurs le terme arrive officiellement Dont le terme est officiellement aujourd'hui On a pu sentir comme des tensions, des crispations parfois entre les deux maisons Entre Matignon ici et le palais de l'Elysée où se trouve le chef de l'État Quelle est aujourd'hui la réalité de votre relation avec Emmanuel Macron ? Vous savez, moi c'est assez stupéfiant de voir des commentaires, des fictions qui circulent Des commentaires pour dire que c'est long, de prendre 48 heures pour constituer un gouvernement Je pense que c'est normal que ça prenne un peu de temps Qu'on prenne le temps avec le président de la République d'échanger sur les ministres Qu'on veut faire rentrer au gouvernement C'est des choix importants Vous dites que c'est surinterprété que d'appeler ça des désaccords ?

Ah non, c'est pas de la surinterprétation Là je pense qu'on est dans les fables, dans les fictions Qui correspondent absolument pas à la réalité Je peux vous assurer qu'on a travaillé très directement Et on a beaucoup échangé évidemment avec le président de la République Pour constituer le gouvernement C'est normal qu'on prenne du temps Parce qu'il y a des équilibres à respecter Il y a d'abord la parité Qui est évidemment un enjeu qui me tient à cœur Il y a des équilibres politiques Entre les différentes composantes de la majorité Il y a des équilibres géographiques Et puis on prend le temps de chercher les meilleurs profils C'était le temps qu'il fallait pour avoir l'équipe dont vous êtes satisfait aujourd'hui ? Je pense que ça vaut la peine de prendre un peu de temps Pour constituer un gouvernement Et avoir une équipe qui est pleinement à la tâche Que j'ai pu réunir vendredi dernier Pour notamment partager les enjeux Partager la nécessité de se saisir pleinement des urgences Évidemment de prendre du repos Parce que je n'ai pas de doute que les prochains mois seront intenses Donc prendre du repos mais rester vigilant sur les urgences de l'été On a connu l'été dernier des épisodes de sécheresse De canicule, des incendies On sait qu'il peut y avoir une pression forte sur les urgences Donc moi j'ai rappelé à tous les ministres La nécessité d'être très vigilant sur les urgences Qui peuvent apparaître, les crises qui peuvent apparaître dans chacun des secteurs Et puis aussi la nécessité effectivement de préparer la rentrée Notamment on en a parlé, la rentrée scolaire Mais il y a aussi d'autres sujets importants qui vont venir Sur lesquels on va revenir Je reviens tout de même sur votre relation avec le président de la République Au cours de ces 100 jours Régulièrement on vous a dit partante de Matignon Et pourtant vous êtes là Comment est-ce que vous avez eu à convaincre le président ? Je me suis rassuré que j'étais au travail sans me poser des questions En entendant parfois des commentaires Vous n'avez pas eu d'incertitude pendant ces 100 jours ?

Avec toute l'équipe gouvernementale pendant ces 100 jours On a répondu à l'objectif qu'on s'était fixé avec le président de la République De montrer en sortie d'une réforme des retraites Qui avait pu créer de la tension dans le pays Qu'on était pleinement à l'écoute des préoccupations des Français Qu'on a voulu accélérer pour répondre à ces préoccupations Que ce soit sur les questions d'ordre public Que ce soit sur l'amélioration de nos services publics Je l'évoquais, la santé, l'éducation Sur la transition écologique, sur tous ces sujets Le plein emploi, notamment la réindustrialisation Sur tous ces sujets, les chantiers ont été engagés On a eu par exemple sur la réindustrialisation des annonces très importantes De relocalisation d'industrie dans notre pays On poursuit ces objectifs et on avance Mais est-ce que vous, personnellement, Elisabeth Borne Je vous demande comment vous, vous avez vécu En tant que femme ces 100 jours Vous n'avez pas eu de doute Alors même que, vous l'avez reconnu Certains briguaient votre place Faisaient campagne pour devenir Premier ministre Je pense que c'est assez classique en fait Que certains visent le poste de Premier ou de Première ministre Moi je peux vous dire que je suis à la tâche Je me lève le matin Ça vous a jamais été douté ? Avec un objectif Être au service de mon pays Et répondre aux attentes des Français Par exemple, je reviens sur ceux qui ont pu briguer de votre place Il y a des notoriétés publiques Que Gérald Darmanin, par exemple A pu s'imaginer à ce même bureau Est-ce que ça a tendu vos relations avec le ministre de l'Intérieur Ou est-ce que vous dites C'est le jeu de la politique ? Vous savez, moi je ne vais pas commenter les commentaires Je peux vous dire qu'avec Gérald Darmanin Avec Éric Dupond-Moretti On a été très mobilisés Notamment pendant les violences Que notre pays a connues au début de ce mois Et je pense que cette mobilisation Et ce travail collectif C'est bien ce qui est important dans un gouvernement Si on a pu surmonter ces moments de violence Parce que le ministre de l'Intérieur Était pleinement mobilisé Que le garde des Sceaux a mobilisé aussi les procureurs Pour qu'on ait une réponse à la hauteur Que le ministre en charge des collectivités territoriales A été aux côtés des élus Et c'est comme ça qu'on a pu surmonter en urgence cette crise Et qu'on continue à travailler Comme le président de la République l'a souhaité Pour apporter des réponses structurelles Mais vous n'avez pas répondu à ma question Sur votre relation avec le ministre de l'Intérieur Est-ce que ça a pu être tendu entre vous ces derniers temps Parce que précisément s'était posé la question Le ministre de l'Intérieur Il est pleinement au travail Il s'est mobilisé remarquablement Au moment de ces violences Moi c'est ce que j'attends De chacun des membres de mon gouvernement J'ai le souvenir Elisabeth Borne Que il me semble que depuis votre nomination Donc depuis 14 mois Assez régulièrement revient cette petite musique D'une première ministre sur la sellette En sursis Condamnée Est-ce que vous vivez comme telle ?

Moi je vous savais Je ne passe pas mon temps à lire les commentaires Je le redis Je suis pleinement à ma tâche Ça ne vous affecte pas du tout ? J'ai une histoire personnelle Qui fait que Vous savez Ces petites attaques Qu'on peut parfois voir dans les médias Ça me semble assez dérisoire Et que quand on est première ministre D'abord c'est un honneur De pouvoir servir son pays Moi je suis pleinement à ma tâche Avec une seule volonté Mettre en oeuvre le programme Sur lequel le président de la République A été élu Avancer au service de mon pays Au service des Français Avec une préoccupation Et je pense que c'est aussi Une attente forte de nos concitoyens Qu'il y ait des résultats tangibles Et c'est aussi comme ça Qu'on lutte contre les populismes Avant d'évoquer la question de l'inflation Qui se maintient comme Première préoccupation des Français Dans l'ensemble des enquêtes d'opinion Encore la semaine dernière Dans l'enquête Elab pour BFM TV J'évoquais votre longévité A ce poste A ce bureau Est-ce qu'au terme de cette année Un an et deux mois Vous diriez que les Français Vous connaissent mieux ? Écoutez j'espère qu'ils ont eu l'occasion De me connaître C'est vrai que je ne suis pas forcément Extrêmement expansive Mais je pense qu'ils ont pu voir Que j'étais à ma tâche Voilà je pense de façon assez intense Y compris dans un contexte politique Qui est assez inédit Avec une majorité relative Qui ne nous a pas empêché De faire adopter 49 textes Sur des sujets qui sont au cœur Des préoccupations de nos concitoyens Vous savez on avait démarré par un texte Précisément sur le pouvoir d'achat On a avancé sur un autre sujet Une autre crise qu'on a connue Sur l'énergie Pour renforcer l'indépendance énergétique De notre pays Donc deux têtes Malgré tout les prix vont augmenter De 10% au 1er août Sur l'électricité Alors Et il y a ce mur On a mis en place Vous savez un dispositif Qui est unique en Europe Pour protéger les Français Face à la hausse des prix de l'énergie Et malgré la hausse de 10% Effectivement qui est prévue A partir du 1er août On continue à prendre en charge 40% de la facture des Français Donc je pense que c'est important De protéger le pouvoir d'achat des Français En même temps Les boucliers tarifaires C'est 40 milliards d'euros Et on doit aussi tenir compte De la nécessité De maîtriser nos dépenses De ne pas aggraver notre dette De réduire notre déficit Et c'est ce qu'on essaye de faire De concilier au mieux Avec cette hausse qui est prévue au 1er août Donc la rentrée sera encore difficile Pour les Français Je pense Moi je voudrais peut-être Rassurer les Français Sur le fait que Tout le monde converge Sur le fait que Sans doute le pic de l'inflation Est derrière nous On attend beaucoup Des négociations qui sont en cours Entre les industriels Et la grande distribution Vous savez que le ministre de l'économie Olivia Grégoire aussi La ministre déléguée A ses côtés Ont beaucoup insisté Pour que les industriels Qui avaient répercuté des hausses Vous espérez encore que les prix baissent Ça veut dire Nous comptons Sur les négociations Qui sont en cours Entre les industriels Et la grande distribution Pour voir des baisses de prix Les matières premières Qui avaient beaucoup augmenté Ont baissé Ça doit se retraduire Directement Dans les rayons des supermarchés Donc ce soir Vous ne dites pas aux Français Il va encore falloir se serrer la ceinture Si je comprends bien Je dis aux Français Que je suis très consciente De la difficulté Pour beaucoup de nos compatriotes Avec l'inflation très forte Comme on n'en avait pas connu Depuis des décennies Dans notre pays Je le rappelais C'est le premier texte Qui a été voté Après les élections législatives Un texte sur le pouvoir d'achat On reste très mobilisés Avec un bouclier tarifaire Qui nous permet De prendre en charge Encore 40% De la facture d'électricité Des Français Et je pense qu'à partir de la rentrée On va voir un ralentissement De cette inflation Donc une baisse des produits Notamment suite aux renégociations Qui sont en cours Et ce bouclier Il va être levé progressivement A partir de l'année prochaine Est-ce que ça veut dire Qu'il faut l'adapter Le réserver au plus modeste Ou est-ce qu'il sera levé d'un coup C'est-à-dire que du jour au lendemain Cette protection n'existera plus Et il faudra payer Les prix de l'électricité Au prix du marché Vous savez qu'il y a des dispositifs Qui sont prévus Pour les Français Les plus modestes Le chèque énergie Notamment pour les 20% De Français les plus modestes Donc ces dispositifs Ils vont être maintenus Et puis je pense que ce qui est important aussi C'est qu'on accompagne Et on va accompagner encore davantage Les Français Dans la rénovation de leurs logements On va quasiment doubler En 2024 Les budgets qui sont consacrés A la rénovation des logements Parce que c'est aussi la bonne façon De pouvoir faire des économies D'avoir des factures de chauffage Par exemple moins élevées Donc on va continuer à agir Pour les Français Et pour leur pouvoir d'achat Vous évoquiez le coût Du bouclier tarifaire Pour les finances publiques On entend dire que L'année prochaine Il va falloir faire des efforts Que tout le monde devra faire des efforts Est-ce que ça veut dire Que vous préparez Que votre gouvernement Prépare un budget d'austérité ?

Alors je pense que Vous voyez Quand on investit autant Pour nos armées Pour nos policiers Nos gendarmes Pour la justice Quand on investit autant Dans la santé Dans l'éducation Dans la transition écologique Je pense qu'on ne peut pas parler D'un budget d'austérité C'est un budget Qui répond aux priorités des Français Qui sont très attachés à leur sécurité Qui sont très en attente D'avoir des réponses Sur le dérèglement climatique Et donc sur la transition écologique Qui attendent des réponses En termes de santé et d'éducation Donc ce sont nos priorités Et naturellement Moi j'ai demandé à tous les ministres De réfléchir aussi au redéploiement Ou aux marges d'économie Qui pouvaient dégager sur leur budget C'est l'État qui va faire des efforts ? Bien sûr que l'État doit faire des efforts C'est d'abord l'État Chaque ministre Qui doit réfléchir aux marges de manœuvre Identifier des marges de manœuvre Pour nous permettre de financer ses priorités Et les Français aussi Peut-être ceux qui s'inquiètent Qui se disent Est-ce que les impôts vont augmenter ? Est-ce qu'il va y avoir plus de taxes ?

Alors vous savez Il y a une ligne qui est très claire Depuis l'élection en 2017 d'Emmanuel Macron C'est qu'on baisse les impôts Il n'est pas question d'augmenter les impôts On va continuer sur cette même ligne Ce budget Vous évoquez la majorité relative Le contexte politique On sait que vous avez été un peu réticente A l'idée d'activer le 49-3 Sur la réforme des retraites S'il n'y a pas de majorité Est-ce qu'il faudra des 49-3 ? Est-ce que vous irez sans État d'âme En disant Il faut voter ce budget Quoi qu'il arrive Je n'ai aucun État d'âme Sur le fait que notre pays A besoin d'un budget Je suis aussi consciente Que pour les oppositions A l'Assemblée nationale Voter le budget C'est considéré comme appartenir A une majorité Donc je ne pense pas effectivement Que cette année Pas plus que l'an dernier Les oppositions Viendront soutenir notre budget Et donc vous prendrez vos responsabilités Il y a des outils prévus Dans notre constitution Précisément Pour que notre pays Puisse avoir un budget Ce qui est évidemment indispensable Pour son fonctionnement Donc je continuerai A prendre mes responsabilités Conformément aux outils Et que la constitution Nous donne Je reviens sur les économies Je n'ai pas très bien compris Donc l'État Va un petit peu Faire des efforts En regardant Où est-ce qu'il peut Serrer un peu la bride Dépenser moins Tout en protégeant J'ai entendu Le régalien L'armée La santé La santé La transition écologique Mais alors les économies Elles se font Par exemple Vous savez On a un chômage Qui a beaucoup baissé Depuis 2017 On est encore à 7% On est encore à 7% de chômage Mais on a un chômage Qui a beaucoup baissé Naturellement Les dépenses Par exemple Pour la formation Des demandeurs d'emploi Il est logique Qu'on puisse dégager Des économies Sur des dépenses De ce type là De la même façon Les contrats aidés Notamment Dans les entreprises On peut se dire Aujourd'hui Quand les entreprises Sont confrontées Plutôt à des difficultés De recrutement Il n'y a plus forcément Besoin d'avoir Des aides Des contrats aidés Pour les entreprises Mais on continue À investir Évidemment Pour aller vers Le plein emploi On continue à investir Dans l'apprentissage Et on va aller Toujours dans ce sens Du plein emploi Avec notamment Un des premiers textes Qui sera débattu À la rentrée À l'Assemblée nationale Qui est le texte Sur le plein emploi Avec la mise en place De France Travail Donc qui permet De mieux accompagner Les demandeurs d'emploi Et notamment Les bénéficiaires du RSA Pour aller vers Le plein emploi Elisabeth Borne Vous étiez hier au Havre Aux côtés D'Edouard Philippe En fin de semaine C'est François Bayrou Un autre allié de la majorité Auprès de qui Vous serez à Pau Est-ce que Après ces mois Mouvementer C'est le moins qu'on puisse dire Il y avait un besoin aussi De resserrer la majorité Alors de resserrer Je ne dirais pas ça Mais vous voyez En tant que chef de la majorité Le premier ou la première ministre Est chef de la majorité Pour moi C'est très important D'échanger régulièrement Avec les différents partis Qui composent la majorité Donc j'ai eu l'occasion De rencontrer Edouard Philippe Vous l'avez dit Je verrai François Bayrou Dimanche Et puis Stéphane séjourné La semaine prochaine Patron du anti-renaissance C'est effectivement important Qu'on échange régulièrement On le fait à chaque fois Qu'il y a une décision importante Et c'est aussi un plaisir pour moi De pouvoir les rencontrer Dans un moment Où peut-être Il y a un petit peu moins de pression Que ces derniers mois Et de pouvoir partager avec eux Les enjeux de la rentrée Vous avez pu parler Avec Edouard Philippe De ces mots très gentils Du chef de l'État à son égard Depuis Nouvelle-Calédonie Qui le cite Comme un potentiel successeur Alors on n'a pas parlé On n'a pas parlé On n'a pas parlé de ça Mais vous le voyez vous Comme une des personnalités Capables de prendre le relais Edouard Philippe En 2027 Edouard Philippe a évidemment Des très grandes qualités D'homme d'État Mais je pense qu'on n'est pas du tout C'est pas du tout Un sujet d'actualité Vous savez C'est Emmanuel Macron Qui a ouvert cette page C'est loin Je pense qu'il a répondu A une question qui lui était posée Moi j'ai une rentrée En ligne de mire Sur lequel je souhaite Qu'on soit avec mon gouvernement Totalement mobilisé Au service des Français Et vous Comme ces derniers mois Vous avez montré Une résilience Que certains Peut-être ne vous connaissez pas Est-ce que vous Vous y pensez à la suite ? Alors moi je pense à la suite À la rentrée La suite de 2027 Et au prochain mois Vous voyez On a notamment un conseil De planification écologique Au mois de septembre On a des échéances Très importantes Mais 2027 C'est pas un sujet pour vous Moi je suis concentré Sur l'action de mon gouvernement Sur les sujets Qu'on a apporté Très important Je vous disais Un conseil de planification écologique Ça fait des mois Qu'on y travaille Comment atteindre nos objectifs De baisse des émissions De gaz à effet de serre Il y a un travail énorme Qui a été fait Je voudrais saluer là aussi L'action des ministres Dans ce domaine là Et il faut maintenant Qu'on puisse présenter aux Français La feuille de route complète Pour tenir nos objectifs De réduction des émissions De gaz à effet de serre Donc je comprends Vous dites Je n'y pense pas aujourd'hui Ni pour moi Ni pour mon camp Est-ce que Je vous confirme Que je suis au travail Est-ce que toutefois Vous vous dites Que le candidat Qui représentera La succession d'Emmanuel Macron En 2027 Sera forcément Face à Marine Le Pen Alors je ne peux pas considérer Que c'est inéluctable Vous savez Moi je pense Qu'il y a beaucoup de Français Qui ont pu voter Rassemblement national Peut-être Parce qu'ils trouvent Que les choses Ne bougent pas assez vite Qu'on ne répond pas suffisamment A leurs attentes Qu'on n'apporte peut-être Pas suffisamment De considération Et vraiment Je pense que le travail Que moi je souhaite mener Avec mon gouvernement C'est vraiment D'apporter ces réponses concrètes Attendues par les Français Et ma conviction C'est aussi Et j'ai beaucoup travaillé Cette année Avec les associations D'élus C'est que pour apporter Ces réponses Il faut qu'on travaille La main dans la main Le gouvernement Les maires Les conseils régionaux Pour que les Français Voient que la vie Peut changer Et qu'on répond vraiment A leurs préoccupations Vous prenez des vacances Votre gouvernement Prend des vacances Aussi prochainement Elisabeth Borne Alors on a Entre le conseil Le dernier conseil des ministres De ce matin Et le prochain Qui sera dans la deuxième Quinzaine d'août On a quelques jours De vacances Mais Ce que vous allez faire De ces jours de vacances Moi je vais faire De la marche J'aime beaucoup ça Et puis beaucoup de lecture Et un peu de repos Et de la vigilance Toujours en France Vous avez donné des consignes Pour que tout le monde Reste à deux heures de Paris C'est la tradition Habituellement Oui c'est la tradition Et je pense que chaque ministre A bien ça en tête Il faut qu'on soit A la fois Je le disais Je l'ai dit Au ministre Que j'ai réuni Il faut évidemment Se reposer Il faut être aussi Sur le pont Prêt à réagir S'il y a une difficulté Merci Elisabeth Borne Pour cet entretien Est-ce que Dernière question Je vous retrouve dans un an Dans ce même bureau Pour une interview Je ne fais pas de fiction Mais vous le souhaiteriez ?

Il y a encore beaucoup de chantiers Et moi je suis vraiment Très honoré De pouvoir porter Tous ces chantiers Au service de mon pays Merci Elisabeth Borne Pour cette interview Merci d'avoir accordé Vos premiers mots Et peut-être Bonnes vacances aussi A tous ceux qui nous regardent Pour ceux qui y sont Ou ceux qui vont partir prochainement