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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 10 mars 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Aleksandar Nikolic : "La France doit retrouver sa puissance et arrêter de se soumettre !" (SudRadio)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:48RelanceÉludée

    J'ai du mal à comprendre la position du RN sur la défense européenne.

  • 2:49OuverteRéponse directe

    Les gaullistes avaient torpillé la Commission européenne de la défense. C'est quoi pour vous une Europe de la défense ?

  • 3:08OuverteRéponse directe

    Tous les 5 ans, il y a une agression russe. Faut-il une défense européenne ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    La France doit-elle augmenter ses dépenses militaires face à la menace russe ?

  • 5:35FerméeRéponse directe

    Est-ce qu'il y a une menace russe pour la France ?

  • 8:32OuverteRéponse directe

    Donald Trump remet en doute la fiabilité de la France. Faut-il encore faire confiance aux États-Unis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueFait
    « Si demain c'est Mme van der Leyen qui n'a été élue par personne, qui doit décider de ce qu'on souhaite en matière de défense, c'est inquiétant. »
  • 4:35Invité politiqueChiffre
    « On était, dans les années 60, à largement plus de 3%. »
  • 4:44Invité politiqueChiffre
    « La Corée du Nord est capable de produire plus d'obus que toute l'Europe réunie. »
  • 6:42Invité politiqueChiffre
    « Les dépenses des pays de l'Union Européenne pour acheter des armes étaient à 78% d'armes produites à l'extérieur de l'Union Européenne. »
  • 10:00Invité politiqueFait
    « Il a dit aussi que l'Union européenne s'est construite contre les Etats-Unis. »

Temps de parole

  • Aleksandar Nikolic51 %
  • Présentateur34 %
  • Invité14 %

1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Aleksandar Nikolic

On veut une défense de l'Europe avec des alliances, avec d'autres pays européens bien sûr, mais on ne veut pas la défense voulue par l'Union Européenne qui nous priverait justement de notre souveraineté, de pouvoir décider justement de ce qu'on souhaite en matière de défense. On considère nous que ça doit rester à la charge des gouvernants de chaque gouvernement de pays européen, mais notamment en France, des gouvernements élus par le peuple français. Ça doit rester une compétence des contribuables français, ça doit rester une compétence aussi des jeunes français, des soldats français. Et en quoi c'est plus le cas alors ?

Si demain c'est Mme van der Leyen qui n'a été élue par personne, qui doit décider de ce qu'on souhaite en matière de défense, c'est inquiétant. Parce que parfois il y a des intérêts français qui sont divergents d'autres pays, et c'est important qu'on garde la main là-dessus. C'était d'ailleurs toujours la volonté du général de Gaulle qui disait que la France c'est avant tout une défense, parce que si on perd ça, c'est le premier des piliers de notre souveraineté.

Et si juste je peux terminer, évidemment que quand on voit les politiques qui ont été menées dans d'autres secteurs, je pense au plan Juncker en 2014 pour relancer l'économie européenne, on voit 10 ans après, c'est un plan de 300 milliards d'euros, on voit 10 ans après qu'on a la plus mauvaise croissance parmi les grands pays et les grandes zones. En Europe, on est à moins de 1% de croissance, quand vous avez 3% de croissance aux Etats-Unis ou 5% de croissance en Chine, parce que tout ce qui est mis en place par l'Union européenne fait qu'au final, on est dans un long déclin, malheureusement.

1:46
Présentateur

Arnaud Perica. Moi j'ai du mal à comprendre la position du Rassemblement national et de Marine Le Pen sur le sujet. Je la trouve à tout le moins irresponsable, Marine Le Pen, qui aspire à assumer et à assurer peut-être les plus hautes responsabilités de notre pays. Je pense qu'elle ne devrait pas dire ça. Alors je suis ravi que vous empruntiez au général de Gaulle, qui est pour le coup quelqu'un qui a tracé le chemin. Et j'ai envie de vous dire, enfin on parle de défense européenne. Cette défense européenne, déjà, elle existe un petit peu dans les faits. L'OTAN peut être considérée à certains égards, même s'il faut comparaison gardée, l'ERSAT d'une défense européenne.

Il y a eu dans le passé une brigade franco-allemande, elle était somme toute assez symbolique. Mais qui peut aujourd'hui critiquer le fait que la Commission européenne décide de mobiliser 800 milliards d'euros pour réarmer nos armées ? Qui peut aujourd'hui penser que la réponse à la crise militaire que nous connaissons en Ukraine n'est pas une réponse concertée et ne peut pas être une réponse européenne ? Mais une défense européenne, ça ne veut pas dire abdiquer sa souveraineté, ça ne veut pas dire justement renoncer au feu nucléaire.

2:49
Invité

On va y revenir, parce qu'Arnaud Péricard, vous félicitez qu'Alexandre Nicolich cite le général de Gaulle et en même temps qu'on parle de défense européenne. Mais pour le coup, les gaullistes avaient torpillé la Commission européenne de la défense lorsque le projet avait été soumis. Ils l'avaient torpillé avec les communistes d'ailleurs de concert. Ça veut dire quoi pour vous, une Europe de la défense ? C'est quoi le périmètre ? Qui décide de quoi ?

3:08
Présentateur

Ça veut dire déjà que depuis 100 ans, tous les 5 ans, il y a une agression russe sur un pays indépendant, ou un pays tiers, indépendant, tiers, tous les 5 ans. Vous prenez de 1919 à 2022, il y a tous les 4 ou 5 ans une agression. Donc il y a une menace et il y a un risque. Je ne dis pas que la Russie est l'ennemi de la France, ce n'est pas ce que je dis, et je pense que ce n'est pas ce que dit le président de la République. Je dis simplement que face au risque de la menace, face à l'expression d'une puissance et face à cette relation, quelque part, à la confrontation et au rapport de force, il faut se préparer, il faut anticiper.

Ça commence déjà par une politique d'armement plus importante, c'est des choix budgétaires qu'il faut faire, c'est une cohérence logistique et industrielle que nous devons avoir au niveau de l'Europe. Vous l'avez rappelé, vous avez raison, il y a eu des fragilités, il y a eu des faiblesses sur certaines politiques, les politiques de croissance menées au niveau européen. Peut-être que là, c'est le moment, au contraire, peut-être de faire preuve de responsabilité collective et de réfléchir tous ensemble à ce que peut-être ce corpus européen militaire.

4:09
Invité

Alexandre Nicolich, est-ce que la France, par exemple, doit augmenter ses dépenses militaires face à la menace russe ?

4:15
Aleksandar Nikolic

Mais en fait, dans un monde où les rapports de force ont pris le dessus dans le jeu diplomatique, évidemment, pour que la France puisse compter, il faut qu'on pèse industriellement, aussi sur la politique agricole, mais également, évidemment, sur la politique de défense. On a vu la part du budget de la défense qui s'est écroulée dans la part du PIB depuis des années. On était, dans les années 60, à largement plus de 3%. Nous, on demande depuis un moment qu'on revienne à ces 3% et qu'on retrouve une capacité de produire... Juste pour que vos auditeurs comprennent bien, la Corée du Nord est capable de produire plus d'obus que toute l'Europe réunie. Donc, c'est quand même un problème.

On s'est complètement désarmés et on ne pèse plus aujourd'hui. Et c'est d'ailleurs pour ça que les négociations, malheureusement, se font entre M. Zelensky et M. Trump, entre M. Poutine et M. Trump. Et l'Europe, l'Union européenne, a disparu parce qu'on a eu une volonté, vraiment, de sortir de la puissance.

5:08
Invité

Ça, c'est pour le constat. Deux mémoles, d'abord. Un, Emmanuel Macron, pour le coup, a plutôt maintenu la part du budget de la décence depuis 2017 dans le PIB. Il faut quand même le reconnaître. Ce n'est pas le pire.

5:18
Aleksandar Nikolic

On n'est pas du tout revenu à ce qu'on était avant. Mais évidemment que, quand François Hollande descend la part du PIB à 1,7%, il a un tout petit peu réaugmenté.

5:27
Invité

Et Nicolas Sarkozy, en plus, c'est important de le rappeler. Autre sujet, c'était la deuxième partie de ma question et elle est quand même importante. Est-ce que, je vous la repose, Alexandre Nicolich, la France a besoin d'augmenter ses dépenses militaires face à la menace russe ? Est-ce que, pour vous, il y a une menace russe ? C'est la question.

5:47
Aleksandar Nikolic

Le monde, je le disais, se construit aujourd'hui dans des rapports de force, que ce soit avec la Chine, que ce soit avec la Russie, que ce soit aussi avec les États-Unis, que ce soit au fondamentalisme islamiste. On a besoin d'avoir une réponse armée par rapport à ça pour compter.

6:00
Invité

Y compris face à la Russie, donc.

6:02
Aleksandar Nikolic

Mais la Russie est justement, considère le rapport de force comme aujourd'hui un élément essentiel. Et on doit faire face à ça, justement, en incarnant une puissance. Mais je le disais, dans tous les domaines, que ce soit la défense, que ce soit l'industrie, parce qu'on doit peser, notamment. Et aujourd'hui, quand je disais que l'Union Européenne nous a pénalisés, on a eu une volonté idéologique aujourd'hui. Des normes, CS3D, CSRD, qui ont pénalisé justement tous nos secteurs. Si demain, on veut compter, oui, il va falloir aussi qu'on ait une industrie de la défense. On a, je le dis parce que certains parlent d'accords et de l'Union Européenne avec des accords de défense.

Mais il faut se rendre compte que sur les dernières années, sur les trois dernières années, les dépenses des pays de l'Union Européenne pour acheter des armes étaient à 78% d'armes produites à l'extérieur de l'Union Européenne. 63% pour les États-Unis. Parce qu'on a considéré que pour se défendre, il fallait avoir d'autres boucliers. Et non, il faut qu'on retrouve cette volonté de se défendre avec des armes européennes. Des armes européennes pour qu'on soit autosuffisant. Mais bien sûr, on a pris beaucoup de retard. Il va falloir qu'on se reconstruise par rapport à ça. Et moi, ce qui m'inquiète, c'est quand on parle de budget de l'Union Européenne pour se réarmer, ça va être quoi ?

Ça va être de la même manière ce qu'on a fait sur l'industrie ou sur l'agriculture. Des armes avec des normes qui ne correspondent pas du tout au marché. Des armes européennes produites en France, industrialisées en Europe.

7:23
Présentateur

Si c'est juste du déclaratif, je ne veux pas de déclaratif, je veux des faits. Je suis comme vous. J'ai envie, effectivement, qu'on ait les moyens de notre indépendance et de notre autonomie. Qui peut croire aujourd'hui que l'expression d'une défense française ne peut pas se construire dans l'Europe ? Je rappelle simplement que l'Allemagne et la France, c'est autant d'habitants que la Russie réunie. Je pense que la France est construite sur trois piliers. Une indépendance alimentaire, une indépendance énergétique avec le nucléaire. Justement, c'est important. Et une indépendance de ce qu'on appelle le complexe militaro-industriel.

On doit retrouver ces trois éléments de la puissance qui font le modèle France. Et moi, je suis farouche partisan. Alors, il ne s'agit pas d'édicter des normes. En matière d'armement, c'est plus compliqué. C'est peut-être de faciliter le recours au financement. Il s'avère qu'on est dans un monde qui est plus éthique. Je le mets entre guillemets. Qui fait que les industries de défense ont été coupées d'un certain nombre de moyens de financement. C'est la France qui est plus éthique. Je ne suis pas sûr que la Russie partage cette éthique. Non, mais je suis d'accord. Je dis simplement qu'on a fait preuve de naïveté et de candeur sur le sujet.

8:31
Invité

J'ai une dernière question. Parce qu'on a parlé brièvement de la Russie. On a parlé beaucoup de l'Europe. On n'a pas parlé des Etats-Unis, d'Amérique. Il y a un peu plus de 24 heures, Donald Trump disait « Remettez en doute la fiabilité de la France au sein de l'Alliance Atlantique ». Il expliquait « Si jamais demain, les Etats-Unis sont attaqués, je ne suis pas du tout sûr que les Français viendraient nous défendre ». Est-ce qu'il faut encore faire confiance à un allié comme celui-ci qui remet en doute à peu près tout ce qu'on a pu faire en 50 ans ? Il y a deux constats.

8:56
Présentateur

C'est que la relation entre l'Atlantique, elle est forte. Elle est forte et on ne peut pas dire le contraire. Il y a les peuples, il y a les citoyens, il y a les dirigeants avec leurs excès et la théâtralité de tout ce qu'ils disent. Donc elle est forte malgré Trump ? Elle est forte malgré Trump parce que ce qui compte, je vous donne un exemple concret, une association de jumelage. Je suis maire d'une ville, je suis jumelé avec une ville américaine. Je n'entends pas ça. J'entends des gens qui ont envie justement de promouvoir et de défendre cette relation entre la France et les Etats-Unis.

Les Etats-Unis ne sont pas devenus en l'espace de quelques semaines les venus un ennemi ou l'adversaire de la France. Donc cette relation, elle doit être forte. Elle est plus compliquée qu'avant, avec des personnalités qui sont plus complexes, qui affirme aussi un souhait, peut-être pas d'émancipation, mais d'indépendance vis-à-vis de la France, à nous de nous adapter. Et comme le disait Edouard Philippe l'autre jour, les Américains n'ont pas d'alliés, ils ont des intérêts.

9:45
Invité

Un dernier mot pour vous, Alexandre Arnicolis. Il y a plusieurs dizaines de soldats français qui sont morts en Afghanistan alors que la France avait répondu à l'appel des Etats-Unis. Est-ce que c'est une insulte pour ces soldats-là quand le président américain remet en doute la fiabilité de la France ?

9:57
Aleksandar Nikolic

Oui, je pense qu'il avait oublié ça. Mais d'ailleurs, il a dit aussi que l'Union européenne s'est construite contre les Etats-Unis.

10:06
Invité

Pour emmerder les Etats-Unis, je n'ai pas la traduction exacte.

10:10
Aleksandar Nikolic

Encore une fois, à un moment, il va falloir aussi qu'on réagisse face à certaines déclarations, à certains mots. Je veux juste parler du... Non, non, mais c'est important parce que c'est le mot de la fin. Parce qu'en fait, on a tendance à, nous, notre réaction, parce qu'on ne pèse plus justement, parce qu'on s'est écroulé dans beaucoup de domaines, l'industrie, l'agriculture, mais aussi la défense. On ne pèse plus dans le jeu diplomatique. Et donc, on se permet de nous marcher dessus, notamment la France. Donc, on doit répondre sur le même temps à Donald Trump. Parce que quand Donald Trump dit ça, mais vous avez eu récemment, quand M.

Erdogan, la Turquie par exemple, dit, après l'attentat de Samuel Paty, quand Macron parle de laïcité, quand il lui dit qu'il a un problème de santé mentale, quand les eaux grecques, qui font partie de l'Union européenne, sont attaquées et menacées par la Turquie, on y va avec une frégate qui est illuminée, ce qui est un acte de guerre par les Turcs, et notre réaction, c'est un communiqué de presse. Quand l'Azerbaïdjan nous attaque, nous attaque, dans une guerre hybride, dans les territoires d'outre-mer, notre réaction, c'est un communiqué de presse. Je suis votre raisonnement à l'économie de presse.

Ce que je veux dire, c'est que systématiquement, notre seule réaction, ce sont des mots, en disant, nous ne sommes pas d'accord, nous ne sommes pas contents.

11:15
Invité

Il va falloir qu'Emmanuel Macron réponde plus agressivement à Donald Trump.

11:19
Aleksandar Nikolic

Il va falloir qu'on retrouve notre puissance pour qu'on se fasse respecter, et que plus personne n'ose nous insulter. Il compte Donald Trump. Aujourd'hui, on se fait marcher dessus par beaucoup de pays, parce qu'on ne compte plus dans le jeu diplomatique, parce qu'on a eu un long déclassement. Il va falloir qu'on retrouve cette volonté de puissance, et pas juste d'être dans des postures idéologiques qui font qu'on est dans un long déclin, et qu'on ne compte plus dans le jeu international, qui prend de plus en plus en compte le rapport de force.

Aleksandar Nikolic : "La France doit retrouver sa puissance et arrêter de se soumettre !" (SudRadio) — Aleksandar Nikolic · Pourquijevote