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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 11 décembre 2024 42 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & internationalSolidarités & famille

Les Français soutiennent la position du RN sur la censure ! - Aymeric Durox (France Info)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 23 %Attaque 57 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Aymeric Durox, vous partagez le constat de Marine Le Pen ?

  • 0:03OuverteRéponse partielle

    Vous ne vous sentez pas exclu du jeu politique ?

  • 4:04OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous, vous regrettez de ne pas avoir assisté à cette réunion ?

  • 4:13OuverteRéponse partielle

    Comment vous lisez cette réunion d'hier à l'Élysée ?

  • 5:14RelanceRéponse partielle

    On va y revenir, mais je vous posais cette question parce que le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, a dit que pour lui, c'était une erreur qu'à la fille.

  • 6:05RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que vous leur répondez ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueFait
    « On a l'impression d'assister en réalité à une véritable tombouille politique et à un retour du régime des partis tel qu'on l'a connu sous la quatrième ou la troisième »
  • 0:28Invité politiqueChiffre
    « des nains politiques au regard du sondage IFOP qui est sorti ce matin, qui mettent chacun des chefs politiques à moins de 5% »
  • 0:53Invité politiqueFait
    « les Français affirment et confirment notre position sur la censure »
  • 2:33Invité politiqueChiffre
    « Il a perdu quand même seulement de 372 voix »
  • 2:41Invité politiqueFait
    « C'est la première fois qu'on gagne une ville dans une municipale partielle »
  • 3:29Invité politiqueFait
    « il avait avancé deux idées importantes, la banque de la démocratie et la proportionnelle »
  • 4:50Locuteur non identifiéFait
    « le remboursement des titres de transport à 75% ne sera plus possible à partir du 1er janvier pour les employeurs qui le faisaient »
  • 11:40Invité politiqueChiffre
    « 54% des Français sont d'accord avec la censure »
  • 25:01Locuteur non identifiéChiffre
    « 17,6 millions de Français pourraient voir leur impôt augmenter »
  • 25:05Locuteur non identifiéChiffre
    « 380 000 foyers deviendraient imposables »
  • 27:29Locuteur non identifiéFait
    « si les parlementaires allaient dans cette direction, et bien ils rendraient la loi spéciale inconstitutionnelle »
  • 27:54Locuteur non identifiéFait
    « il faudrait créer justement un précédent et installer selon ses termes une jurisprudence »
  • 30:47Invité politiqueChiffre
    « faire peur à tout le monde en disant qu'il y a 400 000 Français qui vont payer plus d'impôts »
  • 38:22Invité politiqueChiffre
    « c'est 40 milliards d'augmentation de taxes pour les français »
  • 38:27Invité politiqueFait
    « c'est la non-indexation des retraites »
  • 38:28Invité politiqueFait
    « c'est le déremboursement des médicaments »
  • 40:54Invité politiqueChiffre
    « il y avait 5 milliards de baisse sur le budget de l'écologie »

Temps de parole

  • Aymeric Durox40 %
  • Locuteur non identifié21 %
  • Locuteur non identifié 217 %
  • Présentateur12 %
  • Locuteur non identifié 35 %
  • Locuteur non identifié 42 %

2,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Aymeric Durox, vous partagez le constat de Marine Le Pen ?

0:02
Aymeric Durox

Oui, évidemment.

0:03
Présentateur

Vous ne vous sentez pas exclu du jeu politique ?

0:06
Aymeric Durox

On a l'impression d'assister en réalité à une véritable tombouille politique et à un retour du régime des partis tel qu'on l'a connu sous la quatrième ou la troisième qui ont conduit à des crises très importantes. Comment expliquer aux Français que, excusez-moi, des nains politiques au regard du sondage IFOP qui est sorti ce matin, qui mettent chacun des chefs politiques à moins de 5%, que ce soit aux partis socialistes, aux écolos, etc., et qui trouvent normal d'exclure, selon même Marine Tondelier, la chef d'un parti qui a non seulement fait 35% aux législatives, mais qui est évaluée à 38%, 38% face à...

0:39
Présentateur

On le voit, 35 à 38%, ce sont les voix que Marine Le Pen obtiendraient si la présidentielle avait lieu maintenant, et ça a été pris après la censure.

0:46
Aymeric Durox

Exactement, donc non seulement c'est notre meilleur score historique, mais en plus, contrairement à ce qu'ont dit tous les commentateurs politiques mal avisés, les Français affirment et confirment notre position sur la censure. Comment expliquer, comment faire consensus, comment faire unité, comment sortir notre pays de l'ornière, quand un corps aussi important de Français, 11 millions, je le répète, sont de facto exclus par des gens qui ne représentent rien.

Donc la situation est bloquée, par ailleurs à gauche, elle le sera bloquée parce qu'ils ne sont pas d'accord entre eux, entre les insoumis qui mettent la pression sur les socialistes, et que les socialistes ne peuvent rien faire sans les insoumis. Alexandre Ouizouille. J'ai un désaccord avec ce qui vient d'être dit, qui est évident. En fait, le sens du vote de juin, c'était bien une majorité, parce que moi je reviens au scrutin populaire et en ça je peux être d'accord. Mais peut-être que 11 millions de personnes ont voté Marine Le Pen. C'est un fait, c'est une réalité.

La réalité aussi, que vous le vouliez ou non, c'est qu'au deuxième tour, il y a eu des désistements réciproques, et les Français ont choisi en conscience, décarté en conscience, vous vous parlez de tambouille, vous vous parlez de tambouille pour évoquer le choix des Français. C'est les Français qui ont choisi. En tout cas, on ne va pas refaire le match. Non mais qu'on ne dise pas, on ne dise pas que le four républicain a été une tambouille. Les gens ont choisi, les Français ont choisi de faire obstacle à l'arrivée au pouvoir du Rassemblement National. C'est un fait politique majeur et important. C'est à ce que dit le sondage de ce matin.

2:04
Locuteur non identifié

Et ils l'ont fait dans les Ardennes, là, récemment, même pas il y a quelques jours.

2:07
Aymeric Durox

Dans une partielle, personne n'est pas.

2:08
Présentateur

Oui, mais je veux dire, quelque part... Par contre, on va rappeler pour les téléspectateurs dans les Ardennes, ce qui s'est passé, c'est que la première circonscription a perdu son député qui était du Rassemblement National parce qu'il était malade. Jordan Duflo, du Rassemblement National, s'est proposé. Il a été élu, enfin, il a été en tout cas premier au premier tour et au deuxième tour. C'est finalement le candidat ensemble pour la République qui lui a ravi la victoire.

2:27
Aymeric Durox

30 secondes. Dans le cadre d'une partielle avec 30% de participation de voix, on sait que malheureusement, les partiels ne sont pas favorables. Il a perdu quand même seulement de 372 voix. Et si on parle de ça, on doit aussi parler de notre victoire historique dans une ville de 12 000 habitants à Roignac. C'est la première fois qu'on gagne une ville dans une municipale partielle. Depuis 30 ans, vous jurent. Donc vous voyez, et le sondage de ce matin qui est plus important quand même que ces choses-là. Vous ne pouvez pas atténuer votre défaite dans cette légitimité partielle et mettre en avant les municipales. Il y a quand même un signal politique.

Vous me parlez des Ardennes, je vous parle de Roignac.

2:56
Locuteur non identifié

Vous parlez du fonds républicain qui marche encore et du fait que les gens ne veulent pas du Rassemblement National.

3:00
Aymeric Durox

Une question importante pour vous, M. Durox, quelle est la stratégie désormais du Rassemblement National ? On ne comprend pas. En fait, elle n'est pas très claire. Est-ce que vous attendez la nomination à nouveau Premier ministre ? Vous jugez sur pièce et après vous censurez. C'est ça l'objectif ? Évidemment, nous, on n'est pas comme les insoumis qui disent si c'est telle ou telle personne, j'ai entendu Bayrou, c'est censure automatique. Nous, a priori... Mais le résultat est le même, au final. Non, parce que nous, si c'est Bayrou, par exemple, a priori, on ne censurera pas. Et dans ce cas-là, Bayrou pourra... Pourquoi Bayrou vous convient plus, François Bayrou ?

Parce qu'il a montré une forme de respect républicain, parce qu'aussi... C'est juste le respect, ce n'est pas les idées. Non, non, si, je vais vous dire aussi, il avait avancé deux idées importantes, la banque de la démocratie et la proportionnelle, sur lesquelles, d'ailleurs, qui étaient des conditions sine qua nonnes de l'alliance avec Macron, qui, évidemment, il ne l'a pas respectée. S'il le fait, ce sera un gage de bonne qualité sur notre vie démocratique, qui en a bien besoin.

3:48
Présentateur

Alors, en tout cas, puisque vous avez tous parlé aussi des insoumis et des républicains, ils sont avec nous, certains représentants. Bonjour à vous deux, à distance, merci d'être avec nous. Alma Dufour, députée insoumise de Seine-Maritime, et Jean-Didier Berger, député Les Républicains des Hauts-de-Seine. Donc, avec nous à distance. Alma Dufour, vous avez entendu ce qu'il vient de se dire. Est-ce que vous, vous regrettez de ne pas avoir assisté à cette réunion ? Ou est-ce que, finalement, vous aviez eu raison, parce que rien n'en est sorti ? Comment vous lisez cette réunion d'hier à l'Élysée ?

4:17
Locuteur non identifié

Vous avez fait un peu la réponse pour moi, c'est-à-dire qu'effectivement, rien n'en est sorti, et on l'avait prédit, en fait, et c'était assez évident que rien n'en sortirait, puisqu'en fait, c'est clair, c'est net, qu'Emmanuel Macron ne veut pas d'une politique de gauche, il ne veut pas qu'on touche à son bilan. Je l'ai beaucoup répété, mais je pense que c'est intéressant de le dire. Même M. Barnier, qui est de droite, n'a pas vraiment été soutenu par les députés macronistes quand il s'agit d'augmenter les impôts de façon temporaire sur les plus riches pour combler le déficit. Bref, Emmanuel Macron ne veut pas de la gauche au pouvoir.

S'il était prêt à accepter cette idée, ça fait longtemps qu'il aurait nommé Lucie Casté à Matignon, et donc, du coup, on savait très bien qu'il ne mettrait aucun compromis sur le fond, sur le concret, sur ce qui intéresse vraiment les gens, sur la table. Pour l'instant, on parle de tout, sauf de qu'est-ce qu'on propose pour sortir les Françaises et Français de la crise du pouvoir d'achat et de la crise sociale dans laquelle ils se trouvent.

5:14
Présentateur

Alors, on va y revenir, mais je vous posais cette question parce que le premier secrétaire du Parti Socialiste, Olivier Faure, a dit que pour lui, c'était une erreur qu'à la fille. Pratique toujours cette politique de la chaise vide. On le réécoute et puis je vous fais réagir juste après, Alma Dufour.

5:27
Locuteur non identifié

C'est les filles qui, pour l'instant, en tout cas, donnent le sentiment d'être à côté de l'aventure. Et moi, je n'ai pas compris pourquoi ils ne venaient pas au rendez-vous à l'Élysée. Ils affaiblissent la gauche quand ils font ça. Parce que nous avons besoin que toutes les forces de la gauche se rassemblent pour pouvoir exiger à sa nombre de mesures. Nous avons besoin de faire en sorte que le changement intervienne. Et donc, à chaque fois qu'ils font la politique de la chaise vide, malheureusement, ils affaiblissent le collectif que nous formons. Et donc, aujourd'hui, il faut effectivement bouger. Vous connaissez la formule du capitaine Nemo. Mobilé, immobilis.

Il faut être mobile dans un monde qui bouge.

6:05
Présentateur

Alma Dufour, c'est donc ce que pense Olivier Faure. C'est un peu ce que pense aussi Fabien Roussel puisque lui, le communiste, il a dit qu'il valait mieux, je cite, être au cœur du réacteur que de s'agiter autour.

6:14
Locuteur non identifié

Pardon, mais en fait, le cœur du réacteur, en fait, il n'y a que Macron qui est le cœur du réacteur et c'est un président dont les Françaises et les Français ne veulent plus. C'est un président qui a perdu deux scrutins de façon successive.

6:31
Présentateur

Qu'est-ce que vous leur répondez ?

6:33
Locuteur non identifié

Je leur réponds exactement ce que je suis en train de vous dire. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que Macron fait tout pour s'accrocher au pouvoir et balance, on va dire, des cadrages médiatiques qui font complètement oublier le fait générateur de cette crise, c'est-à-dire qu'il ne respecte pas le résultat des élections législatives, que nous, on va devoir sauter à la corde avec tous les éléments, à tous les éléments de langage et à tous les injonctions du président de la République. On sait à commencer par s'il n'y a pas de budget, ce sera le chaos. S'il n'y a pas de budget, les gens paieront plus d'impôts sur revenus, les pensions de retraite ne seront pas indexées.

Tout ça, c'était faux, c'était des fake news. Je ne vois même pas pourquoi aujourd'hui, on fait tout semblant de considérer que c'est le chaos total alors qu'on a une loi spéciale qui va être adoptée la semaine prochaine. Tout ça, c'est de l'arnaque. C'est de croire qu'ils se défendent et qu'ils n'aient plus soutenu par la majorité des Françaises et des Français. Nous, nous sommes fidèles à nos électeurs, nous sommes fidèles aussi à ce que veut une majorité des Françaises et des Français, même ceux qui n'ont pas voté pour nous. Et je pense à l'inverse, que c'est eux qui nous affaiblissent en n'ayant pas maintenu une ligne cohérente.

On s'est mis d'accord sur le nom d'une personne pour incarner le nouveau Trump populaire. Il suffit juste de dire nommez-la, nommez-la, nommez-la.

7:42
Aymeric Durox

Alma Dufour, est-ce que vous considérez, est-ce que vous reconnaissez cet après-midi sur France Info que le NFP n'existe quasiment plus quand on regarde ce que propose le Parti Socialiste, les écologistes, les communistes ? Finalement, il y a 5 ans de nuances de gauche au sein de ce NFP. On a l'impression de revivre la NUPES, finalement.

7:59
Locuteur non identifié

– Alors déjà, les écologistes ont quand même dit que ces négociations n'avaient pas servi à grand-chose. Au contraire, au PC, par exemple aussi au PCF, ça a beaucoup fracturé. Et je crois qu'il y a beaucoup de députés communistes qui n'ont pas du tout apprécié les libertés, compris Fabien Roussel, notamment sur la question de la réforme des retraites, de son abrogation. Reste effectivement le Parti Socialiste, qui est un parti coupé en deux. Et ce n'est pas une nouvelle, en fait, qui est un parti avec une aile droite, qui déteste la NUPES et qui déteste le NFP depuis longtemps.

Et une autre partie qui est plus réformiste, qui veut changer, en fait, les travers du PS qui ont conduit à l'élection d'Emmanuel Macron. Parce que c'est quand même de ça qu'on parle. Emmanuel Macron était ministre de l'économie de François Hollande. Donc c'est le PS qui l'a mis au pouvoir. – Alors justement, puisque vous parlez

8:47
Présentateur

des socialistes, pardon, je me permets de vous couper, Alma Dufault. On reviendra vers vous dans un instant, parce qu'il y a Alexandre Ouzi en plateau qui a peut-être quelque chose à vous répondre.

8:53
Aymeric Durox

– Oui, peut-être pour répondre simplement sur plusieurs points. D'abord, l'intégralité du Parti socialiste a voté l'accord de nouveau Front populaire. L'intégralité du Parti socialiste conscient de la situation politique qui était la nôtre. Deuxième point, il y a une réalité, c'est qu'on a un désaccord là sur la manière de procéder. Nous, on pense qu'il faut mener le combat jusqu'au bout pour avoir un gouvernement de gauche ouvert sur l'Assemblée de Front républicain. Quelque part, nous ne faisons que poursuivre le combat qui était le nôtre en juillet et en août lorsque nous avons écrit avec les différents présidents de groupe pour qu'un gouvernement de gauche soit nommé.

Donc, les Insoumis ont décidé de se mettre en dehors de ce cycle de consultation. Moi, je considère, comme l'a dit Oliéfort, que ça nous affaiblit parce que plus on est nombreux à demander à un Premier ministre de gauche, plus on a de chances de l'obtenir. Voilà, ça, je le regrette. Après, je pense que vous allez un peu loin sur toutes les conclusions que vous en tirez. C'est un désaccord là sur le moment que nous vivons, sur la manière de faire les choses. c'est réel, mais il ne faut pas non plus tirer des traits sur la comète qui vont un peu trop loin. Vous dites, plus on est nombreux à demander à un Premier ministre de gauche, plus on va l'obtenir.

Vous étiez ensemble lorsque vous demandiez à Lucie Casté. Ça n'a pas fonctionné. Pourquoi ça marcherait ? Il y a eu un petit fait politique qui s'appelle la censure du gouvernement Barnier, qu'a fait le gouvernement Barnier. Il s'est tourné, non pas vers les forces du Front républicain, auquel il n'avait d'ailleurs pas participé, mais vers l'extrême droite et Marine Le Pen et le Rassemblement national, à tenter de bâtir des compromis avec elle et à sauter à la corde, pour le dire simplement. Parce qu'il n'a pas réussi à construire le compromis qu'il voulait faire avec eux. Nous-mêmes, nous avions proposé des choses. Jamais nous n'avions dit censure automatique.

Même au gouvernement Barnier, nous avions des choses sur le PLFSS, des dépenses sociales qui rendaient possible un vote. Jamais on ne nous a parlé. Jamais. Et Michel Barnier disant, d'ailleurs, les membres de ma coalition, à la fois Gabriel Attal et les uns et les autres, refusent que vos bonnes idées, je puisse les prendre. Ce que quand même, Michel Barnier a dit à Boris Vallaud lorsqu'il l'a reçu à Matignon. Donc voilà. Là, maintenant, il faut changer de braquet. Il faut trouver une autre solution. C'est celle que nous proposons.

10:56
Présentateur

Est-ce que cette méthode, elle peut mener à quelque part, à quelque chose ? Jean-Didier Berger, vous êtes aussi avec nous. Pour Les Républicains, est-ce que pour vous, c'était satisfaisant, cette réunion ? Est-ce qu'il en est sorti quelque chose qui pourrait être de nature à avancer ?

11:10
Aymeric Durox

Écoutez, moi, je crois qu'on est toujours dans une situation de profond blocage politique et institutionnel. C'est ce qui nous inquiète tout particulièrement. Ce que nous souhaitons avec Laurent Wauquiez, avec tous mes collègues de la droite républicaine, c'est être apporteur de solutions pour régler le problème des Français. Parce que j'entendais entre deux disputes entre la France insoumise et le Parti socialiste, la représentante de la France insoumise dire, comme à son habitude, beaucoup de choses inexactes. Oui, bien sûr, il y a une facture de la censure. Cette facture, ce sont les Français qui vont devoir la payer, à la fois sur le revenu, mais pas seulement.

Il a été démontré que par exemple, le remboursement des titres de transport à 75 %, ne sera plus possible à partir du 1er janvier pour les employeurs qui le faisaient.

Donc voilà, c'est des choses du quotidien, des choses tout à fait concrètes qui vont au fur et à mesure apparaître dans la vie des Français et pouvoir se satisfaire d'avoir voté la censure avec le Rassemblement national comme vous l'avez fait en entraînant des conséquences de blocage institutionnel, en rajoutant du blocage au blocage, en faisant en sorte que finalement, ça soit le chaos, d'ailleurs c'est votre stratégie depuis toujours avec Jean-Luc Mélenchon la conflictualisation de la publique et le blocage de la société et du pays, mais nous ce que nous souhaitons c'est que les choses évoluent et pouvoir sortir de ce blocage.

12:28
Locuteur non identifié

Alma Dufour. Non mais c'est absolument consternant en fait. Il y a eu des fake news qui ont été confirmées, en fait, le fait que c'était faux par les ministres eux-mêmes. D'accord ? Sur les retraites, ça a été confirmé, sur le déremboursement des médicaments, ça a été confirmé. Les retraites, les pensions de retraite seront un bien indexé à la hauteur de l'inflation dès le 1er janvier 2025, contrairement à ce qui se serait passé avec le budget Barnier. Sur l'impôt sur le revenu... Elles seront augmentées de 2,2% précisément. Voilà, exactement.

Sur l'impôt sur le revenu, nous avons jusqu'en février 2025 pour ajuster les seuils et les gens ne seront pas prélevés sur les revenus 2025 avant 2026. Donc, encore une fois, je vois des manœuvres pour faire paniquer les Françaises et les Français, pour défendre un système qui est à bout de souffle, un système qui est rejeté démocratiquement, je répète, démocratiquement, dans les urnes, par la majorité des électeurs, qu'ils aient voté pour le nouveau Front populaire ou pour le Rassemblement national, d'ailleurs, puisqu'on parle d'eux. Et à un moment donné, ça suffit, et je répondrai juste sur le PS. Justement, vous dites, on demande un premier ministre.

Oui, mais on ne fait que ça depuis dix jours, en fait. On demande Lucie Casté. On s'était mis d'accord sur un nom. Justement, pour ne pas s'affaiblir, on avait dit qu'on continue avec ce nom parce qu'en fait, on ne va pas repartir dans des négociations infinies. Et c'est, il me semble, le PS qui fait le jeu de la division et qui se met dans la main d'Emmanuel Macron quand il accepte d'aller discuter avec le président de la République qui dit que si le PS ne rompt pas son alliance avec la France insoumise, donc ne casse pas le NFP, ils ne seront pas au gouvernement parce que vous oubliez quand même que Macron a dit ça il y a à peine quelques jours.

Donc le but en réalité de Macron, c'est bien de faire exploser l'union de la gauche comme c'est pour ça d'ailleurs qu'il a dissous le soir des européennes puisqu'il pensait que jamais nous pourrions nous réunir après être partis divisés pendant les élections européennes. Emmanuel Macron ne veut pas d'une politique de gauche. C'est d'ailleurs pour ça aussi qu'il n'a pas nommé Bernard Cazeneuve. Il avait eu le temps de le faire. Il ne l'a pas fait. Pourquoi ? Parce que ce dernier voulait revenir sur la réforme des retraites.

Donc on arrête maintenant de marcher dans les combines et les manipulations du président de la République et de se déchirer devant les Français et les Français qui eux ce qu'ils veulent c'est que ce président s'en aille. En tout cas c'est ce que donne le dernier sondage qui est sorti sur le sujet.

14:47
Présentateur

On comprend bien qu'il y a des fractures importantes à gauche. Emmanuel Macron l'a dit d'autre manière il n'y aura pas de gouvernement d'union nationale. Est-ce qu'il peut se faire éventuellement ? Eh bien c'est des accords au cas par cas, texte par texte. C'est ça en fait ce qu'on essaie de chercher actuellement.

15:00
Aymeric Durox

Absolument. Et puis ce que cherche Emmanuel Macron c'est en effet essayer de mettre en place ce pacte de non-censure. C'est-à-dire il peut avoir des groupes politiques qui affichent leur soutien sans participation comme on dit mais en tout cas ils ne censurent pas le futur Premier ministre et le gouvernement. C'est ça que recherche aussi Emmanuel Macron au Premier chef et c'est ça qu'il recherchait hier notamment lors de cette réunion qui on va le dire a un peu capoté quand même. En effet il n'y a pas eu de porte claquée mais on a l'impression d'entendre les mêmes discours que je disais tout à l'heure entre les prises de parole des groupes politiques avant la réunion et juste après.

Donc on sent qu'il y a un vrai blocage et qu'Emmanuel Macron veut surtout se laisser le temps d'essayer de trouver un Premier ministre qui puisse être le plus possible l'homme de la synthèse.

15:41
Présentateur

En tout cas tout le monde était assez unanime hier autour de la table aussi pour finalement imaginer que l'idée c'était de ne plus dépendre aussi peut-être du Rassemblement national ce qui était le cas jusqu'à présent. D'ailleurs est-ce que c'était le cas jusqu'à présent et Léonore Carrois je vous pose cette question est-ce que finalement l'idée pour Emmanuel Macron c'est ça c'est de s'émanciper quelque part de cette censure qui peut être apportée par les députés du Rassemblement national ?

16:03
Locuteur non identifié

Il n'a jamais été question de dépendre du Rassemblement national et moi je l'ai dit je l'ai dit d'ailleurs sur des plateaux ici mais publiquement et de manière très claire le Rassemblement national n'est pas fiable le Rassemblement national comme la LFI mais avec une méthode différente joue sur la colère des Français sur les divisions de notre société essaye de les exacerber et recueille ce vote de colère ce vote anti-système comme tous les partis populistes il s'appuie sur des pseudo-sondages il y a des ressorts qui sont quand même extrêmement clairs non mais c'est vrai c'est réel vous estimez

16:39
Présentateur

Amérique Durox maintenant que vous êtes la seule opposition au gouvernement c'est ce qu'a dit Marine Le Pen il se retrouve sans budget

16:45
Aymeric Durox

oui évidemment c'est à dire que répondre à votre question pourquoi on est dans cette situation là encore une fois vous dites qu'on ne va pas refaire le match mais chacun se maintient sur des postures nous on est les seuls à tenter d'avoir une attitude constructive par exemple à l'Assemblée nationale il y a quelques mois on a proposé un projet de loi sur l'endométrie

17:01
Présentateur

mais la censure c'était constructif

17:03
Aymeric Durox

tout le monde aurait dû la voter tout le monde aurait dû la voter et on l'a rejeté parce que c'était l'URN à chaque fois que ce soit au Sénat ou à l'Assemblée nationale quand on propose des textes ils votent contre nous parce que c'est l'URN et là on a le Parti Socialiste et Renaissance qui disent de toute façon on fera sans l'URN ils ne sont pas républicains etc on va voir le tweet donc vous êtes pendu au Rassemblement National

17:23
Présentateur

face au Parti Unique on voit Gabriel Attal Laurent Wauquiez Edouard Philippe et jusqu'à de l'autre côté du spectre politique Olivier Faure Sandrine Rousseau Fabien Roussel et Léonore Carrois

17:33
Aymeric Durox

vous parlez de Zénéca oui mais exactement c'est exactement mais ça n'a pas évolué les Français disent que la France de l'opposition c'est le nouveau fonds plus l'air au gouvernement les Français ont vu ce que c'est

17:43
Locuteur non identifié

je vais peut-être juste répondre à la question qu'on m'a posée sur le Rassemblement National on ne peut pas dépendre d'eux on n'a jamais voulu dépendre d'eux et aujourd'hui les Français et pour tous ceux qui avaient un doute se rendent compte que ce n'est pas un parti fiable que ce n'est pas une véritable opposition votez la censure sur un prétexte sur un prétexte vous demandez en plus vous changez d'avis comme de chemise pardon sur des sujets extrêmement importants pour les concitoyens mais aujourd'hui vous votez la censure et ça a des conséquences de voter la censure 54% des Français sont d'accord avec la censure mais regardez cette histoire

18:15
Aymeric Durox

vous voyez sur les sondages

18:16
Locuteur non identifié

vous me dites que c'est un faux argument mais vous êtes vraiment sur des ressorts populaires

18:20
Aymeric Durox

mais ça ne vous intéresse pas ce que pense le peuple absolument ça m'intéresse

18:22
Locuteur non identifié

absolument ça m'intéresse un petit peu et quand il élise

18:25
Aymeric Durox

le patron du groupe EPR à l'Assemblée Nationale s'appelle Gabriel Attal il est très silencieux très discret certains le lui ont reproché

18:32
Présentateur

hier

18:33
Aymeric Durox

notamment les écologistes il ne s'est pas exprimé devant la presse juste après cette réunion qu'est-ce qui se passe ? il se planque Gabriel Attal ?

18:39
Locuteur non identifié

du tout il a tout à fait raison vous savez on est en train de... mais quelle est sa stratégie ?

là vous voyez stratégie on rejoint la question répartition il ne nous a pas habitué à aussi peu communiquer à Gabriel Attal ce qu'il faut ici c'est qu'on trouve un gouvernement pour notre pays dans une Assemblée Nationale qui a une composition inédite c'est je veux dire c'est une équation qui est compliquée et il faut trouver une solution pour trouver une solution vous avez deux attitudes en gros vous avez celle qui consiste à sortir à se lancer devant les micros à dire quelles sont vos lignes rouges qu'est-ce que vous n'acceptez pas qu'est-ce que vous feriez qu'est-ce que vous ne pouvez pas accepter etc

19:13
Aymeric Durox

ce que faisait Gabriel Attal jusqu'à présent en tout cas vous ne pouvez pas tout lui reprocher là en l'occurrence en l'occurrence c'est M. Néoz

19:20
Locuteur non identifié

et qui a voté la censure ? qui ? non pardon je ne peux pas vous laisser dire ça qui a tué le gouvernement ? si on dit n'importe quoi moi ça ne sert à rien que je discute

19:32
Aymeric Durox

c'est vous ? mais les français ont vu qui ? la sécurité sociale n'était pas sérieux vous avez vous avez opposé madame c'est un sujet de fond

19:41
Locuteur non identifié

vous me laisserez peut-être parler bien sûr je vous laisserai parler sans m'interrompre

19:44
Aymeric Durox

c'est un sujet de fond ne ramenez pas vous ramenez la censure à un acte manœuvrier en fait la censure ça renvoie à ce que nous nous avons dit à nos électeurs on se bat pour des choses concrètes pour l'on dame hospitalier pour la manière dont nos services publics font ça c'est un choix politique et ça vous devez le respecter on va parler du concret vous devez le respecter

20:00
Locuteur non identifié

ce budget qui nous a été présenté on tenait un certain nombre de mesures et on tenait deux tiers de réduction de dépenses et un tiers de hauts impôts notre parti a toujours été clair sur son opposition radicale pourquoi ?

parce qu'on est un des pays qui impose le plus de l'ECDE parce qu'on considère que ça va bloquer notre économie pourtant nous n'avons pas censuré ce budget alors même qu'il contenait des dispositions avec lesquelles nous étions en profond désaccord mais nous conseillerions nous qu'il valait mieux avoir un budget continuer à avancer et à travailler ensemble sur le quotidien des français qu'il valait mieux pouvoir mettre en place les réformes nécessaires pour nos agriculteurs qu'il valait mieux mettre en place les réformes nécessaires pour notre armée j'ai opposé en gros moi ce que je veux dire c'est que lorsque vous êtes dans une question oui parce que vraiment ça s'interrompt tout le temps on ne nous entend pas donc sur cette question du budget de dire c'était votre budget ou vous l'avez tué ou vous avez fait tomber le gouvernement de Michel Barnier ce n'est juste pas sérieux et lorsqu'on vote la censure main dans la main avec le Rassemblement National qui demande un certain nombre de choses que d'ailleurs d'autres partis politiques demandaient sur le déremboursement vous avez eu un certain nombre de choses qui étaient dans ce budget à la fin vous cherchiez des excuses et des prétextes pour censurer je suis navrée c'est comme ça que je l'ai lu c'est comme ça que l'ont lu les français et c'est pour ça qu'aujourd'hui il mure vos parents ça a été quoi le jeu des socialistes dans ce vote de la censure ?

21:18
Aymeric Durox

parce que c'est pas un jeu ça a été décrire à Michel Barnier en lui disant voilà nos mesures est-ce que vous pouvez me donner

21:22
Locuteur non identifié

est-ce que vous pouvez me donner

21:24
Aymeric Durox

j'ai juste une question simple est-ce que vous pouvez me donner un exemple de mesure qui a été reprise dans le budget pour les socialistes

21:30
Locuteur non identifié

la taxe sur les transactions financières c'est quelque chose mais vous plaisantez

21:33
Aymeric Durox

c'était quelque chose qui était dans le budget qu'est-ce qu'il a été repris de nos amendements parlementaires je vous pose la question

21:38
Locuteur non identifié

mais il y en a eu plein non il n'y en a pas eu plein mais si écoutez moi je ne connais pas par cœur tous les milliers d'amendements que vous déposez mais ce que je peux vous dire en revanche en séance pendant le projet

21:46
Aymeric Durox

de la financement de la sécurité sociale j'étais au Sénat je peux vous dire il y a même eu une deuxième lecture au Sénat pour expurger les quelques avanciers que nous avions obtenus merci de le dire c'est vrai donc n'allez pas nous dire que vous avez cherché un compromis la responsabilité c'est que vous n'avez jamais cherché un compromis d'aucune manière vous pensez que vous avez fait votre compromis avec vous-même bah écoutez c'est pas ça un compromis

22:09
Locuteur non identifié

c'est pas une question de compromis avec nous-mêmes nous on avait des points des marques et des demandes et sur ces positions sur lesquelles on a accepté un budget qui ne les reprenait pas il y a énormément d'amendements qui ont été déposés qui ont été retenus non c'était pas votre gouvernement on vous a proposé d'aller au gouvernement

22:26
Aymeric Durox

excusez-moi je vous ai expliqué qu'on refuse l'indifférenciation on refuse l'indifférenciation c'est pas une question

22:31
Locuteur non identifié

d'indifférenciation c'est une question d'indifférenciation

22:32
Aymeric Durox

c'est une question ça n'a pas de sens

22:33
Locuteur non identifié

et Didier Migaud par exemple vous faites pas de Didier Migaud

22:35
Aymeric Durox

on est en opposition frontale sur tout un tas de sujets avec vous la question c'est les compromis entre des personnes différentes je vous l'ai dit la gauche au gouvernement qui est ouverte sur des compromis avec vous vous-même au début de la mandature vous avez dit on se dit que vous ne serez jamais d'accord que ça va être impossible

22:55
Présentateur

même texte par texte de trouver des compromis et des concessions je voudrais quand même entendre Jean-Didier Berger des Républicains qu'est-ce que vous en pensez-vous quand on entend rien qu'autour du plateau on imagine à quoi ressemblent les débats et cette réunion par exemple et hier est-ce que ça va être possible de trouver des compromis texte par texte ou est-ce que finalement cette équation est complètement insoluble

23:13
Aymeric Durox

je pense que c'est pas simplement un compromis texte par texte c'est un déverrouillage politique de la situation qu'il faut obtenir on ne peut pas continuer comme ça je rappelle que nous n'avons toujours pas de budget et que malgré le vote qu'on espère tous de la loi spéciale nous n'aurons pas encore de budget pour l'année prochaine donc il y a un budget qu'il va falloir adopter et ensuite il y aura sur tous les sujets importants de la société sur la sécurité sur l'immigration sur la dépense publique sur l'école sur la santé il va y avoir des choses à faire avancer sinon ça va être le blocage généralisé sur tous les thèmes qui sont importants pour nos compatriotes les mesures pour les agriculteurs comment on lutte contre la désertification médicale comment on lutte contre le narcotrafic nous ce sont des sujets qu'on souhaite mettre sur le dessus de la pile et donc trouver un accord pour faire avancer les choses concrètement sur ces thèmes là c'est le plus important pour nous et c'est là dessus qu'on va se prononcer donc on nous dit bon c'est c'est pas le qui le plus important on est d'accord mais maintenant on nous dit c'est pas le quoi le plus important c'est la méthode mais il faut qu'on aboutisse rapidement maintenant il y a urgence à débloquer la situation politique

24:25
Présentateur

et puisque vous parlez justement de cette loi spéciale elle a été présentée ce matin c'est vrai en conseil des ministres donc cette loi qui permet de lever l'impôt sans avoir adopté le budget qu'est-ce qu'elle contient exactement les explications de Julien Gall

24:36
Locuteur non identifié

3 articles et pas un de plus c'est ce que devrait contenir la loi spéciale sur le budget le premier permettra à l'état de continuer de prélever les impôts selon les barèmes de 2024 les deux autres prévoient la reconduction des dépenses de l'état et d'emprunter sur les marchés financiers cette loi ne permettrait pas a priori de revaloriser le barème de l'impôt sur le revenu selon le gouvernement 17,6 millions de français pourraient voir leur impôt augmenter et 380 000 foyers deviendraient imposables cependant les mensualités prélevées à la source ne bougeront pas ces prochains mois en début d'année il n'y aura pas de modification des prélèvements à la source à partir de la déclaration de revenus mai et juin 2025 le fisc connaissant les revenus pourra ajuster le taux d'imposition moyen et ça s'appliquera sans doute en août ou septembre 2025 l'application du texte n'est pas bornée dans le temps et sera valable jusqu'à ce qu'un nouveau budget soit adopté la plupart des forces politiques ont déjà fait savoir qu'elles ne s'y opposeraient pas c'est la dernière station avant l'autoroute sinon vous tombez en panne là c'est juste une loi technique faite pour passer la fin de l'année la loi spéciale sera examinée au parlement à partir du 16 décembre et doit être promulguée avant le 1er janvier

25:52
Présentateur

et dans cette loi spéciale peut-il y avoir l'indexation du barème de l'impôt sur le revenu et bien sur l'inflation c'est ce que demande Eric Coquerel vous venez d'entendre dans ce sujet ce n'est pas possible selon le conseil d'état et c'est ce qu'a rappelé ce matin le ministre du budget Laurent Saint-Martin

26:06
Locuteur non identifié

est d'assurer à titre transitoire et exceptionnel la continuité de la vie de la nation le fonctionnement régulier des services publics et le respect de nos engagements notamment financiers c'est un projet de loi qui permet pour le dire en des termes simples que vous avez souvent repris d'éviter un shutdown c'est un projet de loi qui autorise d'abord temporairement le gouvernement à continuer à percevoir les impôts et les taxes existants jusqu'au vote de la loi de finances de l'année qui ne permet donc pas de reconduire les mesures fiscales qui arrivent à échéance à fin 2024 et qui ne permet pas d'indexer le barème de l'impôt sur le revenu notamment sur l'inflation

26:46
Présentateur

voilà alors justement est-ce que c'est possible est-ce que c'est pas possible c'est à l'Assemblée nationale que ça va se passer et c'est là qu'on rejoint tout de suite Lise Vogel bonjour à vous Lise on l'a dit c'est le président de la commission des finances l'insoumis Eric Coquerel qui le demande a priori selon Laurent Saint-Martin ce n'est pas possible quel est le programme comment ça va se passer

27:03
Locuteur non identifié

Alors pour l'instant le ministre du budget Laurent Saint-Martin est auditionné en commission des finances c'est la première étape du chemin parlementaire pour cette loi spéciale et on vient de l'entendre Laurent Saint-Martin face aux députés très remontés lorsqu'ils ont mentionné cet amendement cette possibilité d'indexer le barème de l'impôt sur le revenu le ministre du budget qui a expliqué que si les parlementaires allaient dans cette direction et bien ils rendraient la loi spéciale inconstitutionnelle mais comme il n'y a pas de précédent exactement similaire au cours de la 5ème république et bien il y a tout de même des parlementaires au premier rang desquels l'insoumis Eric Coquerel vous l'avez dit qui aimerait déposer cet amendement et que cet amendement il passe Eric Coquerel il estime qu'il voudrait qu'il faudrait créer justement un précédent et installer selon ses termes une jurisprudence or il estime que si personne ne saisissait le conseil constitutionnel et bien ça pourrait passer et il a aussi expliqué un peu plus tôt dans la journée sur notre antenne qu'il a eu une conversation à ce sujet avec la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet or c'est elle qui se prononcera sur la recevabilité ou non de ces amendements samedi écoutez ce qu'elle leur est dit à Eric Coquerel au cours d'une de leurs conversations

28:24
Aymeric Durox

hier je discutais avec elle elle trouvait que sur le fond mon argument tenait alors est-ce que l'avis du conseil d'état a changé sa position on verra bien j'estime avoir des arguments forts et j'espère que mes collègues vont voter cet amendement

28:37
Locuteur non identifié

donc pour le calendrier je vous le disais aujourd'hui c'est l'audition des ministres des missionnaires de Bercy devant la commission de l'Assemblée nationale puis du Sénat samedi la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet examinera les éventuels amendements déposés et se prononcera sur leur recevabilité puis le texte fera son arrivée dans l'hémicycle au Palais Bourbon lundi 16 décembre deux jours après il devrait être devant les sénateurs l'objectif étant que le projet de loi soit impérativement déposé avant le 19 décembre pour être promulgué avant le 1er janvier

29:16
Présentateur

beaucoup Lise Vogel pour toutes ces explications depuis l'Assemblée nationale donc on a le calendrier en tête on comprend ce qui se passe la question c'est est-ce qu'on va payer plus d'impôts ou pas évidemment c'est une question très concernante Antoine Comte on arrive vraiment dans le concret de cet imbroglio

29:30
Aymeric Durox

Oui absolument et puis c'est vrai que la journée du 16 décembre donc lundi prochain donc cette loi spéciale est examinée en séance publique du côté de l'Assemblée nationale moi ce qu'on me dit c'est que ça va être très très tendu politiquement on pensait être un peu sorti de ces combats politiques même si bon on voit bien qu'il perdure aujourd'hui et notamment hier à la sortie de cette réunion de l'Elysée mais là dans l'hémicycle on devrait en effet avoir des tensions politiques notamment avec donc ces amendements et notamment cet amendement en particulier que souhaite déposer Éric Coquerel le Conseil d'État c'est intéressant

30:00
Présentateur

mais dont il dit que tout le monde est d'accord et que ça serait voté

30:03
Aymeric Durox

c'est ce qu'il dit après on va voir dans l'effet on pourrait voter pour le RN pourrait voter ce qui est intéressant c'est de dire que le Conseil d'État a dit qu'on ne pouvait pas déposer des amendements pour une loi spéciale mais c'est un avis un conseil ce n'est pas un jugement donc les insoumis vont essayer en fait de le déposer quand même on va voir ce que ça donne sauf si la présidente de l'Assemblée nationale de l'Assemblée nationale le juge irait sauvable il n'y a pas de précédent en 79 ce n'est pas allé jusqu'au Conseil constitutionnel allons pourquoi pas jusqu'au Conseil constitutionnel et voyons ce qu'il a à dire mais même si personne le saisit de toute façon on n'en aura pas besoin

30:34
Présentateur

si ce n'est pas retoqué et qu'il y a débat lundi vous vous y êtes favorable

30:38
Aymeric Durox

oui bien sûr il faut que madame

30:39
Présentateur

tous autour de la table

30:40
Aymeric Durox

il faut aussi que madame Brode-Pivet je termine juste soit responsable puisqu'ils ne peuvent pas annoncer d'un côté faire peur à tout le monde en disant qu'il y a 400 000 Français qui vont payer plus d'impôts on propose une solution pour que ça n'arrive pas il faut qu'elle soit responsable par ailleurs je dirais aussi j'en termine que Bercy estime les impôts à peu près en avril vous les payez en juillet-août si un budget de loi est significatif ou un nouveau budget tout simplement en février mars il y aura des mesures possiblement rétroactives et on ne payera pas de toute façon in fine l'impôt donc je crois que là aussi on fait peur aux Français pour pas grand chose

31:11
Locuteur non identifié

non pardon mais moi aussi je vous entends bien ce que vous êtes en train de dire c'est le Conseil d'État a dit qu'on ne peut pas le faire c'est probablement inconstitutionnel mais asseyons-nous sur notre constitution et n'interrogeons pas le Conseil constitutionnel pour servir nos intérêts vous pensez et Léonore Therrois que Yael Brontivet va suivre le Conseil d'État ou pas ?

31:29
Aymeric Durox

si vous saisissez le Conseil le Conseil constitutionnel souverainement jugera est-ce que vous ne pouvez pas préjuger sur la vie ?

31:34
Locuteur non identifié

moi j'ai entendu que vous disiez qu'il ne fallait pas le saisir pour qu'il ne le juge pas

31:38
Aymeric Durox

non si personne le saisit il ne sera pas du tout j'ai dit que si personne ne le saisit donc vous ne voulez pas faire

31:41
Locuteur non identifié

si personne ne le saisit

31:43
Aymeric Durox

et bien il ne sera pas saisi si vous vous le saisissez on verra est-ce que vous pourriez le saisir au nom du groupe EPR ?

31:48
Locuteur non identifié

quand on regarde cette loi spéciale elle est prévue dans l'article 45 de la loi organique pour les finances publiques c'est vraiment une mesure d'urgence lorsqu'on n'a pas de budget c'est pas un budget bis c'est pas un deuxième budget etc ça permet juste de ne pas être en cessation de paiement le fameux shutdown donc c'est quelque chose que l'on fait de manière temporaire jusqu'à ce que l'on ait une nouvelle loi qui soit votée le conseil d'état a mis un avis très clair il dit juste on ne peut pas l'amender et pour vous ça n'a pas d'importance le conseil d'état ça pour moi

32:16
Présentateur

c'est assez clair est-ce que vous pensez juste pardon rapidement et Léonore Carrois est-ce que vous pensez qu'El Brun Pivet va suivre cet avis du conseil d'état

32:23
Locuteur non identifié

je pense que si le conseil d'état considère que l'on ne peut pas l'amender et c'est tout à fait logique c'est dans l'esprit de cette loi c'est une loi spéciale on ne va pas commencer à déposer des amendements à tout va et à créer un budget bis alors qu'on n'a pas de gouvernement rendez-vous compte le populisme dans toute sa plan Alexandre Ouzier absolument respecter la loi c'est du populisme

32:44
Aymeric Durox

peut-être qu'on peut dire deux choses on peut dire d'abord que c'est un avis c'est pas la loi

32:47
Locuteur non identifié

c'est le peuple

32:49
Aymeric Durox

on ne pourra pas être d'accord sur ça le conseil d'état n'est pas le juge de la loi donc il donne un avis il donne un avis et donc la question ensuite c'est est-ce que les choses sont constitutionnelles ce qui peut être examiné en effet s'il y a une saisie du conseil constitutionnel ensuite il y a un débat juridique sur la notion d'aggravation d'une charge publique en fait c'est un débat juridique mais moi ce que je veux quand même dire aux français surtout parce que c'est le plus important c'est qu'en janvier et février quelle que soit finalement la solution que madame Broun-Puvet juge recevable ou irrecevable que le conseil d'état valide ou censure qui même s'était adopté de toute manière nous avons en janvier et février les outils pour que cela n'arrive pas donc il ne faut pas il y a un gérien tout un peu

33:27
Présentateur

oui apaiser un peu la situation mais le sujet

33:31
Aymeric Durox

c'est ce qu'on va décider en janvier et février et je ne crois pas pour le coup avoir vu à l'Assemblée nationale des gens qui ont décidé de faire payer l'inflation à tous les français sur l'impôt sur le revenu je n'en ai pas vu dans aucun groupe donc je suis absolument certain que s'il y a un accord à un moment sur le budget il ne validera pas ce genre de décision

33:46
Présentateur

et surtout c'est le combat d'Éric Coquerel on l'a bien compris Alma Dufour c'est un combat qu'il ne va pas lâcher

33:52
Locuteur non identifié

tout à fait non mais c'est quand même assez consternant les propos tenus par Madame Carro c'est à dire qu'on ne peut pas voilà ça fait une semaine qu'ils font peur à tout le monde pour rien encore une fois oui le conseil d'état ce n'est qu'un avis non il n'y a pas de précédent et je pense que c'est aussi le rôle du conseil constitutionnel et qui s'honorerait en le faisant justement d'aider la France à passer cette situation de crise institutionnelle et politique qu'on n'était pas censé connaître sous la Vème République mais dans laquelle on se trouve aujourd'hui en permettant effectivement une mesure très simple ce n'est pas un nouveau budget c'est juste indexer le barème de l'impôt sur revenu donc on n'est pas du tout sur quelque chose de révolutionnaire non plus donc il n'y a pas de problème en réalité que ce soit maintenant et on le souhaite ou que ce soit en février il n'y aura pas de hausse de l'impôt sur revenu pour les Français d'ailleurs en parlant de ça je rappelle que la France Insoumise avait déposé une réforme de l'impôt sur revenu qui permettait de baisser les impôts sur revenu des gens qui gagnent 4000 euros ou moins et ça a été d'ailleurs rejeté par les macronistes et par le Rassemblement National fin de la parenthèse je voudrais quand même finir sur quelque chose parce que là ce qu'on fait c'est qu'on va reconduire le budget 2024 on était déjà opposé au budget 2024 parce qu'il y avait des coupes dans les services publics assez importantes néanmoins le budget 2025 auquel on s'est opposé il ne faut pas oublier où est partie cette censure était bien pire on n'a même pas eu le temps de discuter de la partie dans les dépenses mais les budgets de tous les services publics essentiels baissaient si on prenait en compte l'inflation le budget de l'hôpital le budget de la justice le budget de l'éducation nationale le budget évidemment des collectivités territoriales on en a beaucoup parlé donc en fait on leur fait plutôt un cadeau là aujourd'hui parce qu'on ne sait pas moi j'ai encore vu la région Normandie ou le département de Seine-Maritime faire des coupes drastiques et ne pas savoir où trouver l'argent qu'on leur demandait dans le cadre du budget 2025 donc encore une fois je vois une panique volontairement créée du côté de la présidence de la République pour s'accrocher au pouvoir et pour ne pas passer à une situation qui est réelle c'est-à-dire qu'aujourd'hui il n'a plus la majorité il va falloir qu'il respecte ça jusqu'à la prochaine élection qu'elle soit présidentielle ou qu'elle soit celle de l'Assemblée

36:01
Présentateur

Merci beaucoup Alma Dufour sur le fond vous êtes quand même relativement tous d'accord pour dire qu'il ne faut pas augmenter les impôts et qu'il va falloir du coup aller vers cette indexation du barème de l'impôt sur le revenu sur l'inflation je voudrais quand même vous entendre Jean-Didier Berger qu'est-ce que vous en pensez est-ce qu'il va falloir suivre cet avis consultatif encore une fois du Conseil d'État ou est-ce que finalement il va pouvoir essayer de faire passer cet amendement ?

36:23
Aymeric Durox

Écoutez en tout cas ce que je vois c'est que tous ceux qui nous ont expliqué qu'il n'y avait pas de conséquences à la censure sont ceux qui veulent déposer un amendement sur ce projet de loi spéciale pour essayer de corriger finalement l'erreur qu'ils ont fait en votant la censure entre le Rassemblement National France Insoumise et les autres parties du nouveau Front Populaire on ne peut pas expliquer d'un côté qu'il ne va rien se passer et puis maintenant de nous dire il faut impérativement que cet amendement soit voté alors qu'il est probablement anticonstitutionnel et que c'est le Conseil d'État qui le dit donc à nous évidemment si on peut trouver une solution pour faire en sorte de corriger les erreurs liées à cette censure et bien bien sûr on le fera mais j'attire l'attention de tous mes collègues députés sur le fait que quand on est député quand on est représentant du peuple voter une mesure anticonstitutionnelle ça fait quand même froid dans le dos normalement et de le faire en toute connaissance de pose ça devrait interpeller tout le monde

37:22
Présentateur

et là-dessus vous êtes d'accord absolument

37:24
Locuteur non identifié

c'est exactement ce que je disais on ne peut pas voter une mesure qui serait anticonstitutionnelle et il faudrait évidemment interroger sa constitutionnalité mais moi ce que je voudrais c'est revenir sur là on parle on parle sur on parle d'une non mais si vous arrêtez de m'interrompre

37:37
Aymeric Durox

je pourrais juste M. Didier Berger parle de trois ans de taux il n'y a pas de jurisprudence

37:40
Locuteur non identifié

je répondrai après ça serait mieux les débats écoutez ce que je veux dire moi tout simplement c'est que la question de l'indexation n'est pas la seule qu'il y a clairement dans cette loi spéciale aucune possibilité de mener à bien les réformes qui sont absolument nécessaires et sur lesquelles nous avions voté parfois de manière unanime à l'Assemblée j'ai parlé de l'agriculture j'ai parlé des armées de l'éducation etc.

et que ça ça sera reporté s'inédié jusqu'à ce qu'on arrive à se mettre d'accord à reformer un gouvernement et à réavoir un budget ce qui va prendre quand même beaucoup de temps alors il est tout à fait inexact et irresponsable que de dire aux français que censurer un gouvernement en plein examen du budget ça n'a pas de conséquence

38:20
Aymeric Durox

ce qui a été reporté surtout c'est 40 milliards d'augmentation de taxes pour les français c'est la non-indexation des retraites c'est le déremboursement des médicaments c'est en réalité un budget qui était complètement taxatoire punitif etc.

que les français ne voulaient plus donc heureusement heureusement qu'on a voté contre et maintenant unissons-nous dans l'intérêt général pour voter un budget qui soit un peu meilleur tout simplement c'est pas la peine de faire peur aux français et encore une fois il n'y a pas de jurisprudence constitutionnelle donc il n'y aura pas de peine de prison ou je ne sais quoi cela est grotesque le conseil constitutionnel est saisi dans ce cas-là ça n'ira pas ça ne sera pas voté

38:57
Locuteur non identifié

mais vous pouvez voter quelque chose qui est inconstitutionnel en connaissance de cause parce que vraiment

39:01
Aymeric Durox

il n'y a pas de jurisprudence constitutionnelle sur ce sujet-là Alma Dufour

39:05
Locuteur non identifié

vous vouliez réagir oui je veux réagir parce que je trouve encore une fois c'est hallucinant à quel point la Macronie à l'interprétation de la constitution à géométrie variable je rappelle quand même qu'ils ont voté une loi asile et migration dont une bonne partie des dispositions ont été retoquées par le conseil constitutionnel ils le savaient très bien beaucoup de juristes les avaient alertés mais ils ont foncé tête baissée avec le rassemblement national pour voter une des pires lois qu'on ait jamais vu sur le sujet mais à ce moment-là il n'y avait pas de débat de dire oh mon dieu est-ce qu'on va peut-être faire quelque chose qui est contraire à la constitution vous voyez à quel point cette manipulation elle est grossière et je pense que les françaises et français ils en ont marre vraiment que la Macronie les prenne pour des imbéciles là ce qu'ils sont en train de vous dire en gros c'est qu'ils juste pour essayer de garder le pouvoir ils vont faire du chantage à l'indexation de l'impôt sur le revenu sur l'inflation c'est ça qu'ils sont en train de faire alors qu'en fait comme ça a été dit il n'y a pas de jurisprudence on est même pas sûr qu'il soit saisi et quand bien même il serait saisi et qu'il dirait ce qui n'est pas sûr du tout que ce n'est pas possible de le faire en décembre on pourrait le faire en février et il n'y aurait pas d'impact donc encore une fois je trouve ça d'une mauvaise foi et d'une manipulation absolument honteuse et je pense vraiment que les gens se rendent compte qu'à chaque fois qu'il y a une crise et qu'à chaque fois que Macron perd pied son camp est prêt à tous les mensonges à tous les bras de fer à toutes les manipulations pour essayer de se maintenir au pouvoir c'est ça qu'on voit aujourd'hui

40:30
Présentateur

on ne vous a pas entendu sur ce sujet

40:32
Aymeric Durox

si je vous ai dit honnêtement je ne vais pas faire un débat de 20 minutes sur est-ce que c'est en décembre ou est-ce que c'est en janvier-février tout le monde a compris que ce sujet serait réglé soit en décembre soit en janvier-février moi ce qui m'intéresse maintenant c'est le budget de la nation à quoi il va ressembler en janvier-février est-ce que nous on va faire réussir à faire un budget qui soit un budget de justice sociale qui en même temps n'abîme pas la croissance comme le faisait celui-là je vous donne un exemple dans ce budget il y avait 5 milliards de baisse sur le budget de l'écologie est-ce qu'en pleine catastrophe écologique alors que les gens sont en train de rénover leur maison pour justement éviter que ce soit des passoires énergétiques est-ce qu'on peut accepter ce genre de choses moi je ne les accepte pas donc le sujet maintenant c'est la construction du budget de la nation en début d'année ça ce sera réglé soit en décembre soit en janvier mais vraiment on est dans des argusties techniques qui à mon avis n'intéressent pas vraiment les Français

41:14
Locuteur non identifié

en réalité sur l'écologie par exemple le fait de ne pas avoir de budget il y a 2,5 milliards là qui devaient être dépensés qui avaient été attribués et obtenus par le ministère de la transition écologique qui ne le seront plus bah si du fonds chaleur ah non c'est des milliards en moins bah oui c'est des milliards

41:30
Aymeric Durox

c'est la baisse de 5 si vous voulez vous ne pouvez pas dire ça vous avez baissé de 5 vous dites on a rendu 1 très concrètement non très concrètement là ça veut dire bah si non mais ce que ça veut dire c'est que là tout de suite va améliorer la situation le fait de ne pas avoir de budget il y a 5 milliards de baisse

41:43
Locuteur non identifié

non mais là

41:44
Aymeric Durox

ils ont des choses exactes

41:46
Locuteur non identifié

non mais moi ce que je veux dire c'est que là tout de suite les personnes qui voulaient justement rénover leur maison pour la rendre plus écologique elles ne vont pas pouvoir avoir assez à cette enveloppe aujourd'hui vous avez baissé ma prive rénoble dans le budget donc à un moment donné ne pas avoir de budget ça a des conséquences il ne faut pas mentir ce que vous dites est faux

42:00
Aymeric Durox

le budget 2024 était meilleur que le budget 2025 c'est le budget 2024 qui s'applique pour l'instant donc c'est pas vrai

42:05
Présentateur

on comprend bien qu'on entre déjà dans le dur du concret de cet imbroglio et de cette incertitude qui domine en ce moment la vie politique française merci à vous d'avoir été avec nous pour en parler merci Alma Dufour Merci Alexandre Ouzi Amérique Durox et Eleonore Caroua Antoine Comte