Après Bayrou, son successeur peut-il changer les choses ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
7h10h, Maxime Liedo. Bienvenue dans votre nouvelle matinale. Vous connaissez le numéro 0826 300 de l'information, du débat, de la proximité du concret.
Nous sommes le dimanche 7 septembre, il est 8h38. Vous écoutez Sud Radio et je vous en remercie. Dans un instant bien sûr, vous retrouverez notamment les Chevaliers les Chevaliers du fiel et puis on aura un grand journal des sports après 9h.
On retrouvera le camarade Théo et le camarade Elvin pour avoir un petit grandé de toute l'actualité et notamment pour faire le point sur ce qui s'est passé au niveau du rugby. Hier, vous avez pu le suivre de façon grandiose sur Sud Radio avec des résultats épatents et tout ça, on en parlera après 9h. Mais pour l'instant, vous le savez, les réseaux sociaux, l'application Sud Radio, le site, c'est l'heure du grand débat du dimanche.
Sud Radio, le débat de la semaine et en plus, il y a un jingle mais on a la chance de travailler le dimanche parce qu'on découvre des choses comme ça. Bonjour Mathie, bonjour à vous. Vous êtes le secrétaire général du S tank le millénaire et bonjour Nicolas Corato.
Bonjour. Vous êtes le président fondateur du Sang place de la République. On va dire que un point de vue de droite, un point de vue de gauche 0826 300 si vous voulez participer à notre conversation.
Et si je voulais vous accueillir messieurs dans ce studio, c'est notamment pour répondre à cette question que nous nous posons au vu de la semaine qui arrive après on l'imagine le vote de confiance de François Baïot et ce dernier qui risque de chuter. Est-ce que son successeur peut changer les choses ? On a François Hollande, ancien président de la République, à la une de la tribune du dimanche qui nous dit "Nous n'avons plus le droit à l'erreur et il est légitime qu'Olivier Fortit en réalité aujourd'hui dans une position pour demander le pouvoir, c'est-à-dire pour demander Mathilon." Nicolas Corato, j'imagine que vous êtes en accord avec ça.
Moi je suis en accord parce que c'est cohérent avec ce que ce que disent et ce qu'on dit les électeurs il y a un an aux élections législatives. On a perdu un an. Euh Emmanuel Macron s'est trompé sur les élections européennes, s'est trompé sur la dissolution, s'est trompé sur la campagne législative, s'est trompé sur la nomination de monsieur Barnier, c'est trompé sur la nomination de monsieur Bairou.
Il est temps que monsieur Macron arrête de se tromper et revienne finalement à la cohérence démocratique qui est effectivement de nommer un premier ministre du camp qui est arrivé en tête au soir des législatives et puis ensuite on verra bien. Et là personne ne peut savoir comment ça va se passer. Mathie, je vous voyais lever.
Je pense que même les auditeurs on entendit un petit Oh non mais la la musique la sal la vieille la vieille musique du parti enfin des partis de gauche considérant qu'ils ont gagné l'élection et cetera est complètement fausse. Le les élections législatives en fait il n'y a pas eu de vainqueur il y a eu que des perdants. C'estàd que quand vous regardez ensuite les les différents messages qu'on envoyaient les Français au premier tour des législatives ils ont dit non à Emmanuel Macron.
Au 2è tour des législatives ils ont dit non à monsieur Bardella. Et au fameux 3e tour, ils ont mis la pression sur les partis politiques pour censurer tout gouvernement du NFP. C'est pour ça que le NFP euh ne ne peut pas gouverner, on peut pas gouverner un pays avec euh un/3 des députés, même pas, et 25 % d'opinions publiques favorables.
Donc ça, il y a aucun aucun pays démocratique qui est comme ça. Euh non. Ensuite, pour répondre à votre question, euh la la difficulté en fait ça dépend de comment vous placez par rapport à l'Assemblée nationale et comment le président de la République pense l'Assemblée nationale.
Est-ce qu'aujourd'hui l'Assemblée nationale, il y a une, on va dire un accord de non censure potentiellement à trouver qui va des Républicains au Parti soliste et que et lui considère que cette architecture parlementaire est tenable et auquel cas il faut nommer un premier ministre qui soit capable de négocier, qu'il vienne de la de la droite ou qu'il vienne du Parti socialiste. Donc ça veut dire que vous considérez que c'est Michel Barnier et François Bairou qui ont échoué dans leur mission mais que le mission n'est pas impossible à faire. C'est eux qui ont mal négocié.
En tout cas, je pense que c'est ce que pense le président Je pense que c'est ce que pense le président de la République. Sinon, il y a un deuxième option. Une deuxième option, c'est que vous considérez que les partis politiques ne pourront pas s'entendre, qu'ils sont irresponsables.
Et là, auquel cas vous avez deux options. Soit vous nommez un gouvernement technique, c'est vous mettez un haut fonctionnaire par exactement. Soit vous prononcez une dissolution de l'Assemblée nationale et tout le monde retourne devant les les électeurs.
Nicolas Corato Oui, mais dans tout ça, je reviendrai pas sur notre débat sans piternel sur ce qu'est la démocratie mais enfin bon euh avoir des gouvernements avec des premiers ministres qui viennent de camp qui ont fait à peine 5 % législative, ça n'est pas démocratique. Je reviens sur l'éléphant qui est dans le couloir parce que c'est bien beau de parler de personne mais pour faire quoi ? Or, il y a un non dit là-dedans, c'est le la réforme des retraites.
Qu'on veut bien imaginer, on revient à nouveau sur la réforme des retraites. On veut bien imaginer, vous imaginez un premier ministre de gauche h qui ne porterait pas le projet de retour sur la réforme des retraites. Et ça, je pense que le président de la République n'est toujours pas en capacité d'apprécier, d'imaginer et d'accepter qu'on puisse revenir sur la réforme des retraites qui était le seul projet qu'il avait porté pendant sa campagne présidentielle en 2022.
Et donc le vrai sujet, c'est pas tant un problème de personne, c'est un problème programmatique. C'est-à-dire que si on veut demain un premier ministre de gauche, ce premier ministre de gauche ne pourra pas ne pas porter un projet de réforme de la réforme, voir un projet de retour sur la réforme de la retraite ou un projet de suppression à cette réforme. Est-ce qu'on peut peut-être envisager qu'au vu de la période que qu'elle soit politique et certainement surtout et surtout pardon économique, est-ce qu'on ne peut pas envisager justement que chacun va devoir faire des efforts aussi bien peut-être la gauche sur son totem qui est la réforme de retraite, peut-être aussi la droite sur sa grande volonté taillée dans les on va dire dans la dépense publique.
Il y a peut-être des équilibres à trouver. Je sais pas. Là, ce que vous mettez en avant, c'est la question de la culture du compromis en Europe dans tous les quand vous croyez au niveau des pays européens 24 un tout petit peu d'intelligence sans que on ait des Laurents voqués qui disent qu'ils ne gouverneront pas un un on va dire un gouvernement PS sans aller jusqu'à l'antinomie peut-être trouver des peut-être pas des compromis mais en tout cas quelque chose qui s'approche du raisonnable.
Non, mais quand vous regardez la quand vous regardez les autres pays européens, ça marche euh ça. Est-ce que c'est bien ou pas, c'est autre chose, mais euh ça marche la culture du compromis. Il y a 24 pays qui tiennent sur 27 dans les pays européens euh avec cette ce système-là.
Et effectivement, il y a un budget qui pourrait être euh trouvé euh de compromis entre les partis politiques qui consisterait finalement à faire si vous prenez un un effort, vous réduisez l'effort d'économie, même moi je pense qu'il faut faire beaucoup plus d'économie, mais vous pouvez réduire l'effort d'économie. Donc François Baou a dit 44 milliards et ben vous passez à 30 et puis vous faites 3/3 1/3 de augmentation des impôts sur les plus grandes fortunes pour faire pour plaire à la gauche 1/3 d'économie sur le mammouth et l'administration pour plaire à la droite et aux partis du centre et puis ensuite après un tiers de de de de de non de non augmentation d'impôts et cetera donc sur les barêes d'impôt sur le revenu et cetera et donc vous vous plaisez un peu à tout le monde et notamment au rassemblement national il y a peut-être un équilibre budgétaire qui peut aller vers vers ce ce ce ce chose ces choses-là. Mais la question encore une fois, c'est que les partis politiques malheureusement ont tous poursuivent les intérêts qui sont propres, les intérêts partisans et non pas l'intérêt général du pays.
L'application, les réseaux sociaux et le site sudradio.fr après Bairou, est-ce que son successeur peut changer les choses ? Non.
à plus de 89 % sur les différents sondages et les et les commentaires. Je me permets de vous en vous en lire quelques-uns. Jérôme notamment qui nous dit "Mais enfin, il faut arrêter de se focaliser sur ce sur ce problème.
Il ne vient pas du premier ministre mais du président de la République ou encore Gildas qui nous dit "Mais le problème vient de toutes les autres strates politiques, le Sénat, que ce soit aussi le Conseil constitutionnel et autres macronismes qui en réalité bloquent les possibilités d'évolution et de transformation du pays." Vous êtes d'accord avec ça, Nicolas ? Oui, je suis d'accord.
Je suis d'accord avec ça. Le problème originel vient du choix et de la décision de d'Emmanuel Macron. C'est pas François Baou qui est comptable ni Michel Bernier qui sont comptables de la situation d'aujourd'hui.
Ils ont fait avec ce qu'ils avaient, ils ont participé parce que pardonnez-moi, si on regarde depuis combien de temps Michel Barnier et François Baoui sont dans la vie politique, ils vont faire participer mais ce que je veux dire sur la séquence dont on parle aujourd'hui, ils ont fait avec la situation institutionnelle qui a été la conséquence des choix politiques d'Emmanuel Macron. Et je reviens simplement sur ce que disent vos vos vos vos vos auditeurs. Euh les partis politiques, pardon, euh il faut qu'ils fassent avec leurs électeurs.
Ah ben ça c'est sûr. Euh vous prenez un peu vos désirs pour des réalités. Personne il y a un an n'a voté pour une politique d'austérité budgétaire.
Les Français ont voté pour pouvoir d'achat encore. Donc on attendez très bien on va se le dire entre nous. On va se dire entre nous.
Mais trouvez-moi un électeur d'il y a un an qui a voté pour une politique d'austérité budgétaire. Oui, dans les 5 % de votre camp peut-être, il y en a quelques-uns, mais pardonnez-moi, entre le score du NFP et le score du Rassemblement national, il n'y a pas plus d'un français sur trois qui a voté pour la politique qui est promue aujourd'hui et qui est Il y a pas de politique d'austérité, elle n'existe pas aujourd'hui. Les dépenses publiques augmentent envolustérité.
Pardonnez-moi de vous dire que ce désir est minoritaire dans le pays. Mais surtout que si on vous pose la question le successeur peut-il faire quelque chose ? C'est que la semaine qui arrive est quand même une semaine sous haute tension.
Non seulement mercredi, c'est le moment du fameux rassemblement, on ne sait pas encore ce que ça donne. On a vu les réactions contrastées de l'exécutif concernant le mouvement du 10 septembre. C'est évidemment à la une d'énormément de de vos journaux ce matin et au cœur de la préoccupation de beaucoup de nos auditeurs.
Vendredi, les agences de notation qui vont sans doute, enfin sans doute, on dit ça à chaque fois, mais qui en tout cas vont réévaluer la note économique de la France. Donc si vous voulez, tout ça est très tendu et si vous voulez tout ça se fait dans un climat et je voulais qu'on en parle aussi euh euh tous ensemble parce que ça a beaucoup fait réagir ce matin au standard 0826 300 300. C'est le contexte quand même toujours de méfiance, de difficulté.
On a eu ce ce sondage qui considère qu'à plus de 90 % que le spectacle politique est minable. Et on a eu cette vidéo qui est peut-être un grain de sable dans aujourd'hui dans l'engrenage mais qui vient participer à ce climat délétaire quand même en démocratie. la confiance, les journalistes, le pouvoir, le citoyen.
Comment vous avez observé cet échange dont on parle beaucoup entre Patrick Cohen, Thomas le Grand des cadres du Parti socialiste ? Est-ce que on en a trop fait ? Est-ce qu'on en fait trop ou est-ce que c'est choquant ?
Matthie H, c'est un véritable scandale démocratique le fait qu'on ait des aujourd'hui des des journalistes, enfin des militants déguisés en journalistes qui sont payés par l'argent du contribuable qui ne sont même pas et qui sont jamais sanctionnés ou très rarement sanctionnés par le gendarme de l'audiovisuel public, l'ARCOM qui est pareil au passage coûte 47 millions d'euros par an aux français pour financer 305 35 employés et que aujourd'hui l'ARCOM préfère faire la peau de certains journalistes ou de faire la peau de certains animateurs comme monsieur Anouna plutôt que de protéger des streamers qui sont en difficulté ou justement de de sanctionner certains certains médias notamment public. C'est quelque chose qui pose véritablement problème parce que les Français aujourd'hui il y a 26 % des Français qui font confiance aux politiques. Donc par définition c'està dire qu'il y en a 74 % qui ne font même plus confiance aux politiques.
Les journalistes aussi sont sont font partie des des catégories de la société qui qui suscitent le plus de méfiance notamment ceux du service public. Ça pose un problème aujourd'hui quand vous avez des collusions de pouvoir entre certains partis politiques. Euh monsieur monsieur Corato disait que les républicains ont fait 5 %.
Je rappelle quand même que le Parti socialiste c'est 1,75 % à la dernière présidentielle. Ça pose quand même question me semble. etomas et Pathomas a été suspenduas le ni en effet les propos en tout cas qui lui sont qui lui sont reproché en disant que c'était une discussion et qu'en effet son job de journaliste était de de d'arrêter les mensonges de Rachid Adati et Patrick Cohen envisage même de porter plainte pour violation de conversation privée.
Nicolas Nicolas, est-ce que vous vous envisagez Nicolas Corato les mêmes propos et est-ce que vous regardez ces ces événements de la même façon ? Non, pas du tout. Je pense que la société de défiance, elle existe depuis des années, elle a déjà été documentée.
Elle ne fait que que s'accroître. Mais elle est aussi alimentée par des méthodes antidémocratiques. Et moi, j'ose dire des méthodes de barbouse.
Quand on voit de pseudo journalistes venir enregistrer à leur insu des conversations privées de journalistes, c'estàdire de de personnes publiques qui sont un peu protégées par la loi. Il y a une loi de 1881 sur la liberté d'expression. Quand on voit la manière dont ce cette conversation est montée en épingle, quand on on voit des journalistes de plateau, s'étonner que des journalistes puissent avoir des idées politiques alors que eux-mêmes sur leur plateau ne font que d'avoir une activité militante politique.
Vous allez me dire avec l'argent public, on va s'arrêter tout de suite, tous les journalistes sont financés par l'argent public. Les journalistes pas 100% les journalistes les journalistes, les journalistes peuvent déduire 7650 € par an de leur de leur de le revenu fiscal. Ça coûte 50 millions d'euros d'argent public par an.
Donc on arrête de dire que c'est le financement. Moi je ne veux pas moi je ne veux pas de journaliste godillot, y compris sur les services publics. Le service public c'est pas la neutralité, c'est le pluralisme.
Et le service public doit être pluraliste et on pourrait avoir un débat là-dessus mais venir dire à des journalistes qu'ils n'ont pas le droit de s'exprimer. pas le droit de prendre des positions. C'est extrêmement dangereux pour la suite et pour la liberté d'expression.
Du coup là, Nicolas en terme de pluralisme, vous serez d'accord pour que par exemple des journalistes comme Charlotte Dornella ou monsieur Geoffroid le jeune puisse avoir vocation et voir au chapitre sur le service public. Vous me montrerez à partir du moment où vous me démontrerez que le camp politique auquel se réfère madame Dorneta qui est un camp de politique à la droite de l'extrême droite est représentatif de l'opinion française. Oui, quand vous me démontrerez cela, effectivement, elle aura certainement sa place sur le service public.
Bon ben écoutez, ça sera ce sera le mot de la fin et votre échange et la preuve quand même que c'est quelque chose qui marque et qu'on peut avoir des avis même avec des idées très faites qui restent quand même plutôt nuancé. Je vous ai pas trouvé si si on va dire si violent que ça mais parce que parce que non mais parce que c'est dimanche et peut-être qu'au fond même si on a des reproche à faire à cette séquence, je pense qu'on est aussi surtout gêné ou par un aspect de cette histoire ou par l'autre aussi bien sur le vol de conversation privée que le fait en effet que même si vous l'avez dit que tous les journalistes avaient touché de l'argent public mais qu'en réalité c'est quand même ceux qui sont en grande partie il travaillent et sont payés plutôt que la niche fissale qui n'est quand même pas la même chose. Yes.
François Bayrou