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Podcast / conversationLe Média (sur Podcast)· 12 juin 2024 57 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsImmigration & asileEurope & internationalSolidarités & famille

Dissolution : Macron, Ciotti, Glucksmann... ça tangue de partout !

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 72 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 62 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:51OuverteÉludée

    Si les élections législatives sont annulées ou reportées, quelle incidence cela aurait ?

  • 2:56OuverteRéponse directe

    Un avis sur la question ?

  • 5:41OuverteRéponse directe

    Peut-être que, Nils, vous avez aussi un avis sur la question ?

  • 7:51OuverteÉludée

    Emmanuel Macron, comment conçoit-il cette élection ?

  • 12:04OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est peut-être pour ça aussi que le chef de l'État a décalé sa conférence de presse ?

  • 13:41OuverteRéponse directe

    est-ce que c'est peut-être pour ça aussi que le chef de l'État a décalé reporté à demain sa conférence de presse pour cesser un peu plus de temps ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30PrésentateurChiffre
    « Le chiffre du jour, c'est 34%, soit le pourcentage des voix que récolterait le Rassemblement national si les élections législatives avaient eu lieu aujourd'hui. »
  • 0:47PrésentateurChiffre
    « Selon un sondage, Toluna Harris Interactive pour RTL, M6 et Challenge, ce qui leur accorderait une majorité relative à l'Assemblée nationale. »
  • 2:16InvitéFait
    « Je ne pense pas qu'il soit possible de contrecarrer le calendrier que le président de la République a établi après, évidemment, y avoir réfléchi. »
  • 3:23InvitéFait
    « le Rassemblement National, j'allais dire le Front National, est en situation de prendre le pouvoir »
  • 3:30InvitéChiffre
    « vous avez fait mention d'un sondage, il y a des estimations qui les placent à hauteur de 250 à 260 sièges »
  • 6:04InvitéFait
    « Jean-Philippe Derosier, qui est quand même considéré comme une sommité en matière de constitution, qui m'a textoté que c'était une initiative complètement farfelue, dont ils ne connaissaient pas l'origine »
  • 6:55InvitéFait
    « on est dans un système présidentiel, l'exécutif est tout puissant »
  • 8:30InvitéFait
    « Prenez les propos de Retailleau, prenez les propos de Ciotti. Ils ne sont absolument pas plus d'extrême droite que le ERN. »
  • 9:03InvitéFait
    « Qui est aujourd'hui la nouvelle extrême droite ? Comme l'a très bien dit Renaud Camus, l'écrivain fasciste, suprémaciste, qui est l'inventeur de la notion de grand remplacement »
  • 9:20InvitéFait
    « ils savent très bien que mécaniquement, en créant une extrême droite encore plus extrême, l'ERN va se retrouver droite classique. »
  • 10:01InvitéFait
    « C'est toute cette politique écologiste qui tombe de Bruxelles et qui se traduit par des normes, des interdictions, des baisses en termes de pouvoir d'achat qui fait que le RN dans les campagnes triomphe »
  • 10:50InvitéFait
    « le caractère profondément parlementaire justement de la Ve République »
  • 11:18InvitéFait
    « la tactique du président c'est au fond de donner je pense le pouvoir au RN pour que le RN s'use »
  • 11:47InvitéFait
    « l'histoire montre que quand l'extrême droite arrive au pouvoir elle ne le lâche plus du pouvoir »
  • 13:24InvitéFait
    « c'est évidemment un monstre politique »
  • 13:59InvitéFait
    « un enjeu important aussi c'est l'attitude du PS ou de ce qu'il en reste »
  • 14:16InvitéFait
    « Glucksmann d'ailleurs aussi par finalement une politique qui constituerait à faire bloc avec Macron bloc avec le centre dans une logique dans une logique qui se présente comme barrage au RN »
  • 15:00InvitéFait
    « Glucksmann s'imaginait qu'il avait une direction une parole politique possible et on a vu à quel point en fait il est déjà complètement oublié »
  • 15:55InvitéFait
    « elle a fait élire des candidats du rassemblement national à plusieurs reprises »
  • 17:13InvitéFait
    « le mot gauche fédère si bien qu'on peut additionner les choux et les carottes »
  • 18:45InvitéFait
    « oui oui qui dirait le contraire mais c'est en banlieue que nous avons une réserve de voix »
  • 18:56InvitéFait
    « il est en train de corneriser son parti en faisant un parti de banlieue qui ne parle pas au reste du pays »
  • 22:13InvitéFait
    « cette droite qui est une extrême droite ils n'en veulent pas au pouvoir »
  • 23:52InvitéFait
    « vous avez une alternative qui est en effet la vraie alternative et c'est pour ça que tous les électeurs et les populations rurales déclassées se dirigent vers ce parti »
  • 25:06InvitéFait
    « ces cinq points de toute façon même pour la France insoumise ils ne sont pas insurmontables »
  • 25:33InvitéFait
    « Manuel Bompard ce matin c'est ok on accepte vos conditions puis on verra ensuite on fait l'alliance on fait les législatives et puis on verra ensuite pour le programme »
  • 26:40InvitéFait
    « Eric Ciotti annonce qu'au nom du parti des républicains que du coup il y a une alliance avec le rassemblement national »
  • 27:48InvitéFait
    « Macron a une autre obsession c'est Édouard Philippe qu'il appelle le connard en privé »
  • 28:15InvitéFait
    « c'est une alliance contre nature et consternante »
  • 27:49InvitéFait
    « Macron a une autre obsession c'est Édouard Philippe qu'il appelle le connard en privé »
  • 29:50InvitéFait
    « Retailleau c'est celui qui a expliqué par exemple qu'il fallait supprimer les allocations aux femmes qui étaient trop voilées si elles persistaient à se voiler »
  • 30:07InvitéFait
    « nous allions vers une régression de la part des deuxième troisième génération issues de l'immigration en banlieue »
  • 31:58InvitéChiffre
    « vous avez une explosion de l'immigration clandestine en France »
  • 32:03InvitéChiffre
    « vous avez une augmentation historique de l'immigration légale »
  • 33:58InvitéFait
    « le rétablissement du délit de séjour qui fait que quand vous n'avez pas de papier vous n'avez qu'un droit c'est en effet d'être expulsé »
  • 35:15InvitéFait
    « l'un des principaux moteurs du vote RN c'était toutes ces normes écologistes qui avaient fait du mal à l'agriculture »
  • 37:28InvitéFait
    « il affirmait que les élections européennes n'auraient aucune incidence sur la situation nationale »
  • 41:20InvitéFait
    « un mandat est entamé un deuxième mandat est entamé à partir du jour où le président est élu »
  • 41:56InvitéFait
    « Emmanuel Macron se verrait bien faire une poutine Medvedev »
  • 45:13InvitéFait
    « la tendance des fascistes »
  • 45:55InvitéFait
    « à la fondation du RN il y avait plusieurs nazis un Waffen-SS »
  • 48:09InvitéPromesse
    « la première mesure que le rassemblement national va prendre une fois au pouvoir c'est de s'attaquer à la hausse du prix du gaz »
  • 48:38InvitéPromesse
    « il y a aussi l'idée d'une retraite à 60 ans »
  • 51:19InvitéFait
    « ils ont laissé l'espace gaullien au Rassemblement National dans les enquêtes d'opinion »
  • 54:25InvitéFait
    « les LR sont en difficulté parce que le côté libéral européen est pris par Macron »

Temps de parole

  • Invité33 %
  • Invité 230 %
  • Invité 328 %
  • Présentateur9 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On est de retour sur le plateau de Toujours Debout, votre émission quasi quotidienne. Bienvenue, si vous nous rejoignez à l'instant, je suis sur le plateau avec Julien Théry, historien et chroniqueur chez Le Média. Bonsoir. Bonsoir. Max Erwann Gastineau, politologue et essayiste. Bonsoir. Bonsoir. Et enfin, Nils Vilgueux, en Zoom, journaliste et fin observateur de la vie politique française. Nous reviendrons avec eux sur le séisme politique provoqué par le président lui-même après avoir dissous l'Assemblée nationale dimanche dernier. L'heure est aux tractations et jeux d'alliances.

Le chiffre du jour, c'est 34%, soit le pourcentage des voix que récolterait le Rassemblement national si les élections législatives avaient eu lieu aujourd'hui. Selon un sondage, Toluna Harris Interactive pour RTL, M6 et Challenge, ce qui leur accorderait une majorité relative à l'Assemblée nationale. C'est dans ce contexte qu'Éric Ciotti, président des Républicains, a annoncé vouloir s'allier avec le Rassemblement national, quelques temps après la volonté d'une union de Marion Maréchal avec le parti de sa tante Marine Le Pen. Finalement, le Rassemblement national ne s'alliera pas avec reconquête.

Et dans ce feuilleton politique, les écologistes, les socialistes, les insoumis et les communistes ont très vite réagi. Allons-nous assister à une union de la gauche ? L'Oxman se plaira-t-il aux exigences des gauches ? Fraîchement élu au Parlement européen, l'homme politique a annoncé vouloir poser des conditions pour une union de la gauche. C'est dans ce contexte que le président Emmanuel Macron a annoncé, reporté à mercredi, soit demain, sa conférence de presse, peut-être pour se donner un peu de temps, même si cela peut donner l'impression d'une improvisation du côté de l'Élysée.

Et, info de dernière minute, plusieurs spécialistes du droit constitutionnel montent au créneau pour faire annuler le décret qui encadre l'organisation des élections législatives. Anticiper, cette offensive juridique pourrait mener à l'annulation ou au report du scrutin. Bonsoir. Alors, première question. Si les élections législatives sont annulées ou reportées, quelle incidence cela aurait ?

1:56
Invité

Tu veux dire, si finalement elle n'avait pas lieu, le 31 et le 31 ? Oui, par rapport à... À mon avis, c'est une hypothèse assez négligeable. Je ne pense pas qu'il soit possible de contrecarrer le calendrier que le président de la République a établi après, évidemment, y avoir réfléchi. Je pense que sa décision, en réalité, ne date pas d'hier. Ce n'est pas un coup de tête comme ça, en apprenant les résultats dans la journée. Il a évidemment longuement mûri avec ses conseillers les scénarios possibles et fait ce choix qu'il allait répercuter en pratique, sauf grosse surprise peut-être, pour son parti aux élections européennes.

Mais à mon avis, ces élections vont bel et bien avoir lieu à la date qui est fixée. Je pense que le jeu, maintenant, la règle du jeu est fixée et que cette campagne très courte représente effectivement, pour tous les protagonistes, un défi à relever, un défi absolument majeur.

2:56
Présentateur

Un avis sur la question ?

2:59
Invité

Sur le fait qu'en effet, les partis aient peu de temps pour se préparer, ça crée une émulation qui favorise des jeux politiques, tacticiens, un peu classiques et en même temps, qui donne des indications sur la recomposition politique qui est en train de se jouer, puisque pour la première fois, le Rassemblement National, j'allais dire le Front National, est en situation de prendre le pouvoir, ce qui a impliqué... C'est très théorique quand même.

C'est théorique, mais quand on se projette, vous avez fait mention d'un sondage, il y a des estimations qui les placent à hauteur de 250 à 260 sièges, ce qui fait qu'ils n'auraient pas la majorité à eux seuls, mais il suffirait qu'une partie des LR serve de force d'appoint pour assister à une forme d'union des droites, même si en effet, on n'y prend pas le chemin, étant donné les réticences d'un certain nombre de LR. C'est un peu l'objectif de Macron, probablement, mais ça reste quand même des estimations.

Il faut rappeler qu'au dernier législatif, le parti qui était en tête, ce n'était pas du tout le L, c'était l'ANUP ex aequo, au premier tour, en nombre de voix, en pourcentage, avec le parti macroniste. Ce que je trouve intéressant, et l'occasion de l'évoquer, c'est qu'on parle depuis un certain nombre d'années d'une tripartition, et là, on y assiste complètement.

C'est-à-dire qu'il y a en effet un bloc de gauche, il y a un bloc central, et il y a un bloc de droite, au milieu duquel se situe le Rassemblement National, qui a une position tellement normalisée qu'il domine dans 94% des communes, dans la quasi-totalité des départements français, en dehors de la bulle que représente la région parisienne, et il est en tête dans toutes les catégories socio-professionnelles. Mais vous parlez avec une abstention énorme. Une abstention énorme qui ne va pas du tout... Un Français sur deux à voter. Ça ne va pas du tout être au même niveau pour les législatives. La hiérarchie ne sera pas du tout la même.

Que le Rassemblement National soit fort, sur les Européennes, n'indique pas qu'il ne va pas l'être également sur les législatives, puisqu'il l'a été dernièrement. Mais les Européennes sont toujours un vote de défoulement. Souvenez-vous, Jadot, avec ces 14% qui se croyaient au ciel en 2019, et voyez ces 7% à la présidence qu'il y a eu... Ce qui vient de se passer est absolument historique, puisque, je rappelle les chiffres, 94% des communes de place Bardella en tête, tous les départements français en dehors de la région parisienne... Ce n'est pas historique, ce sont des élections européennes. Il n'y a pas de résultat historique à des élections européennes.

Ce qui sera historique, c'est la législative. Dans le cadre d'élections européennes qui ont vu un taux de participation plus élevé que la dernière fois, et le Rassemblement National est en tête dans ces élections européennes, mais comme il est en tête dans toutes les élections intermédiaires aujourd'hui, voire même les élections... Alors, pas les élections législatives, pas encore. Mais il est devenu le principal parti d'opposition, et demain, il pourrait devenir le parti majoritaire. Donc, ça indique une évolution qui n'est que dans la continuité des 10-15 dernières années, depuis qu'au fond, Marine Le Pen a repris en main le parti.

5:41
Présentateur

Peut-être que, Nils, vous avez aussi un avis sur la question ?

5:45
Invité

Je n'oserais pas contredire mes deux invités, qui connaissent beaucoup mieux que moi la carte électorale et la manière dont fonctionne le système électoral français. Moi, simplement, j'ai quand même questionné deux constitutionnalistes cet après-midi, après l'apparution de l'article dans le Figaro. Je vous citerai Jean-Philippe Derosier, qui est quand même considéré comme une sommité en matière de constitution, qui m'a textoté que c'était une initiative complètement farfelue, dont ils ne connaissaient pas l'origine, malgré son réseau, et que, de toute façon, ça n'avait absolument aucune chance d'aboutir.

Donc, voilà, c'est ce que disaient, effectivement, notre ami, voilà, Julien, pardon, en plateau, juste avant. Et je pense qu'il a raison, oui. Voilà.

Mais connaissant, de toute façon, le fonctionnement de la Ve République, la façon dont des institutions qui sont censées être indépendantes parce que leurs verdicts sont fondés sur l'interprétation du droit, comme le Conseil d'État, la façon dont ces institutions, le Conseil constitutionnel aussi, en réalité, sont structurellement solidaires du pouvoir exécutif, on est dans un système présidentiel, l'exécutif est tout puissant, ce serait tout à fait extraordinaire et baroque de s'imaginer que les institutions vont pouvoir faire obstacle à la décision d'Emmanuel Macron. C'est comme ça que ça se passera. Et voilà.

Après, il faut noter que cette recomposition du paysage politique qui, comme vous le dites, place l'ERN au cœur de la droite, et ça, effectivement, on le voit, ça se vérifie, ne va pas du tout aller dans le changement, dans le sens, pardon, d'un changement de l'interprétation des institutions, car l'ERN, de ce point de vue-là, est sans doute le parti qui est le plus chaudement partisan de la Ve République et de son fonctionnement autoritaire. C'est presque comme si elle avait été conçue pour lui. Maintenant, Emmanuel Macron, comment conçoit-il cette élection ?

On voit bien que son idée, ça n'est pas du tout, en réalité, de faire, comment dire, une sorte de barrage au ERN, comme c'est affiché. Il sait très bien que les médias se lancent dans cette voie, en disant, attention, attention, le ERN va arriver au pouvoir. On sait très bien que derrière, le vrai enjeu de son point de vue et du point de vue de la droite, c'est de faire barrage à la gauche, évidemment. C'est d'empêcher la gauche d'arriver au pouvoir. La recomposition qui s'ensuit, qui est extrêmement périlleuse, aussi bien pour LR que pour le PS, c'est assez diabolique, de ce point de vue-là, de la part de Macron. Le LR, pardon, n'a plus, les Républicains n'ont plus d'espace politique.

Je pense qu'on va en reparler. On va le voir très bientôt. Idéologiquement, ils étaient déjà presque plus à droite que le ERN, dans une large mesure. Prenez les propos de Retailleau, prenez les propos de Ciotti. Ils ne sont absolument pas plus d'extrême droite que le ERN. Donc Ciotti a attiré les conséquences logiques en proposant une alliance. Retailleau, d'un autre côté, la refuse, mais pour des raisons qui sont boutiquaires, pour maintenir la marque, les Républicains, puisque Retailleau lui-même, ses déclarations de ces derniers temps, ces dernières années, en témoignent de façon éloquente. Il n'est pas moins à l'extrême droite que l'ERN.

En revanche, Marine Le Pen refuse l'alliance que lui propose sa cousine, Marion Maréchal. C'est absolument extraordinaire. Qui est aujourd'hui la nouvelle extrême droite ? Comme l'a très bien dit Renaud Camus, l'écrivain fasciste, suprémaciste, qui est l'inventeur de la notion de grand remplacement, pendant la campagne, la législative, dans le Gers, vous savez ce qu'il disait ? Il est allé au meeting de Marion Maréchal, les émours. Aidez Bardella, votez Marion Maréchal. Parce qu'ils savent très bien que mécaniquement, en créant une extrême droite encore plus extrême, l'ERN va se retrouver droite classique. Donc, pour les Républicains, c'est un thèse mortel et Macron.

Et derrière tout ça, bien entendu, il le sait. Il le sait parfaitement. Je ne pense pas que ce soit Renaud Camus qui soit quand même au centre de la recomposition des droites. L'un des carburants, je pense, du vote du Ventre Rassemblement National, c'est toutes les mesures qui découlent du Green Deal européen qui ont favorisé un certain nombre de mesures, une inflation normative qui pèse sur le monde agricole, des interdictions envisagées sur le véhicule thermique qui pèsent dans des territoires où on a besoin d'utiliser une voiture et où on n'a pas les moyens d'investir dans une voiture électrique.

C'est toute cette politique écologiste qui tombe de Bruxelles et qui se traduit par des normes, des interdictions, des baisses en termes de pouvoir d'achat qui fait que le RN dans les campagnes triomphe, s'ajoute à ces difficultés sociales qui sont la conséquence d'une orientation écologiste que soutient, en fait, la France insoumise et tout le bloc de gauche avec le centre macronien à Bruxelles. C'est une coalition sociodémocrate, écologiste et Renew qui est à l'origine de cette politique du Green Deal qui affaiblit et qui met en colère les territoires ruraux.

Vous ajoutez à cette thématique sociale, territoriale, une thématique en effet plus identitaire, plus classique du fait de l'impuissance de l'Union Européenne sur les questions migratoires. Ce que nous enseigne ce qui se passe aujourd'hui en France, à Paris, avec la dissolution de l'Assemblée nationale, c'est le caractère profondément parlementaire justement de la Ve République. Parce que si le président de la République n'a pas de majorité à l'Assemblée nationale, il inaugure les chrysanthènes. Il ne sert à rien. Le président est tout puissant sur la Ve République en effet, dès lors que le peuple lui donne une majorité au Parlement.

Quand il ne l'a plus, nous assistons à une cohabitation et c'est le Premier ministre qui gouverne. Le président ne sert pas à grand-chose. Et simplement sur la recomposition des droites, sur la tactique, je réponds quand même aux différents points que vous avez abordés, la tactique du président c'est au fond de donner je pense le pouvoir au RN pour que le RN s'use, use son principal argument qui est de dire vous ne nous avez pas encore essayé, ils auront un bilan en 2027, ils ne pourront pas faire tout ce qu'ils veulent mettre en place et donc du coup ils en sortiront affaibli ce qui permettra au centre de revenir au pouvoir en 2027. Ni plus ni moins.

Et donc c'est quand même dans une logique d'opposition à l'extrême droite mais qu'il est à la force de le pouvoir. Ça paraît quand même un petit peu risqué d'autant plus que l'histoire montre que quand l'extrême droite arrive au pouvoir elle ne le lâche plus du pouvoir. Oui mais c'est soit 2027 soit maintenant. Et donc Macron se dit il y a des élections présidentielles en 2027 ils auront un bilan on peut les faire perdre après deux ans et deux ans durant lesquels ils n'auront pas de majorité absolue donc ils ne pourront pas faire grand chose sans l'accord des républicains qui vont chercher à se démarquer je suis d'accord avec vous sur ce point.

12:04
Présentateur

Ni c'est peut-être une réaction je vous ai vu sourire plusieurs fois

12:07
Invité

Je trouve à la fois j'ai envie de croire à l'analyse de Julien c'est-à-dire de se dire que la situation n'est pas si catastrophique et que le RN ne sera pas aussi haut que les sondages le montrent mais en même temps je suis assez d'accord avec Max Servan je pense qu'effectivement il y a quand même un vrai danger extrémiste lors de cette émission voilà j'ai envie de croire Julien mais je ne suis plus réservé sur cette question en revanche là où je suis d'accord avec Max Servan c'est sur la stratégie de Macron parce qu'on le présente un peu facilement je trouve comme acculé il n'est pas du tout acculé Emmanuel Macron alors moi je peux vous le dire parce que pour le coup j'ai des sources dans l'exécutif etc pour le moment il flotte il ne touche plus terre c'est-à-dire il est ravi de son coup politique il a l'impression que ça le remet au centre du jeu parce qu'il se sentait un petit peu mis de côté par le Parlement donc tout ça ne lui plaît pas je veux dire dans sa psyché sans vouloir faire de psychologie de bazar mais on connaît maintenant Emmanuel Macron on connaît son fonctionnement c'est évidemment un monstre politique et donc il n'a pas du tout apprécié de ne pas avoir de majorité effectivement au Parlement donc là il ne touche plus terre il a appuyé sur l'arme atomique de la dissolution il se frotte les mains et ce soir il observe de l'Elysée depuis l'Elysée j'ai envie de dire le chaos qu'il a créé lui-même

13:41
Présentateur

est-ce que c'est peut-être pour ça aussi que le chef de l'Etat a décalé reporté à demain sa conférence de presse pour cesser un peu plus de temps

13:49
Invité

je pense qu'il attend d'y voir plus clair bien sûr un peu comme tout le monde sur les recompositions qui sont en cours je pense notamment bien sûr qu'il veut savoir dans quelle mesure les républicains vont éclater mais à mon avis un enjeu important aussi c'est l'attitude du PS ou de ce qu'il en reste puisque du point de vue des dirigeants nationaux du PS on voit très bien et ce n'est absolument pas une surprise qu'ils sont très tentés Glucksmann d'ailleurs aussi par finalement une politique qui constituerait à faire bloc avec Macron bloc avec le centre dans une logique dans une logique qui se présente comme barrage au RN simplement dans la rhétorique exactement comme Macron vous allez lire deux fois Emmanuel Macron alors que alors que vous avez fait lire Macron alors que évidemment l'enjeu pour les Hidalgos le folle Hollande etc il est unique c'est de faire barrage à la gauche il semblerait que pour l'instant il y a une situation un peu décevante de ce point de vue là pour tous ces gens là y compris Macron il semblerait que le front populaire se présente de manière plus compacte que prévu on a vu la rage de Glucksmann qui s'imaginait être devenu un homme politique de dimension nationale alors qu'en réalité il était juste comme il y a 5 ans d'ailleurs l'homme de paille du PS la marionnette du PS qui n'avait pas de leader décent à présenter qui s'est mis derrière lui pour faire un score cette fois-ci moins lamentable qu'il y a 5 ans Glucksmann s'imaginait qu'il avait une direction une parole politique possible et on a vu à quel point en fait il est déjà complètement oublié il n'est plus en réalité dans le jeu le jeu il est mené pour le PS en interne par Ford et sa très courte majorité Ford étant lui quand même clairement positionné du côté Front populaire mais pas suivi par les hiérarques en particulier les barons notamment du sud je pense à Delga je pense à Delafosse tous les barons en fait qui eux évidemment n'ont qu'une haine en réalité c'est la gauche représentée par LFI la gauche de rupture qui Delga est favorable à la NUPES ah bon elle a fait élire des candidats du rassemblement national à plusieurs reprises elle a annoncé qu'il fallait un Front populaire et qu'elle y était favorable pour s'opposer à arriver de l'extrême droite au pouvoir sans LFI c'est à dire sans la principale force de gauche c'est parce que j'ai lu aujourd'hui chez Delga vous pouvez être sûr que de ce point de vue là c'est une évidence je termine juste sur ce fait l'anomalie française du point de vue de nos élites dirigeantes c'est l'existence d'une gauche une vraie gauche qui a encore un point politique qui je le rappelle aux législatives au premier tour complètement factice l'ANUP au premier tour il y a deux ans a fait plus de 30% pardon a fait plus de 25% c'est à dire qu'elle était ex aequo avec le parti présidentiel sur un programme dominé par LFI c'est à dire un programme de rupture avec la destruction d'état social un programme de rupture avec les critères de convergence européen sur un critère de gauche sur un programme de gauche il existe en France une force politique puissante c'est insupportable aussi bien pour la droite du PS que pour le Macron et c'est ça l'enjeu non mais on additionne on met derrière le mot gauche la différence entre la gauche et la droite c'est qu'il suffit de dire que je vais créer un rassemblement de gauche pour tout de suite susciter un élan d'adhésion parce que le mot gauche en tant que tel représente quelque chose à gauche le mot droite à droite on s'en fout un petit peu c'est plutôt la France la nation qui va drainer et transcender l'éclivage c'est pas le mot droite qui fédère les partis à gauche le mot gauche fédère si bien qu'on peut additionner les choux et les carottes et on peut additionner un parti pro-européen fédéraliste favorable à la guerre en Ukraine et à des partis plus eurosceptiques je parle du PS de Glucksmann à des partis plus eurosceptiques le PS est en train de scissionner Glucksmann n'ira pas dans le front populaire ce que je veux dire c'est que vous additionnez les écologistes qui sont très forts dans des quartiers bourgeois le PS qui est très fédéraliste pro-guerre en Ukraine Mélenchon qui est plutôt fort en banlieue et qui a une vision des relations internationales et une européenne complètement différente c'est à dire qu'on additionne des partis qui n'ont rien à voir et puis on dit ça ne signifie rien la NUPES c'est une addition de partis qui ne sont d'accord sur rien donc ça ne représente pas une alternative Nils va ajouter quelque chose je vais tout de suite laisser Nils là justement les choses sont en train de changer et le PS est en train de scissionner là-dessus et ceux qui vont effectivement après avoir celui de Glucksmann le candidat le plus fédéraliste de tous aux élections européennes très cohérent parce que que le PS ne soit pas cohérent c'est pas nouveau et vous n'ignorez pas qu'il y avait déjà il y a eu un déchirement terrible c'est la question de savoir s'ils adhéraient à la NUPES ou pas et Faure était très isolée et de ce point de vue là la base était plutôt nupe les représentants du PS nationaux étaient absolument opposés et le coup de maître de Macron je vais laisser Nils parler tout de suite le coup de maître de Macron à cet égard c'est qu'il fait exploser le PS Juste d'un mot pardon d'un mot l'impasse dans laquelle se situe Jean-Luc Mélenchon c'est qu'il mise tout il l'a dit dans le cadre de l'institut La Boétie c'est ça le think tank de la France Insoumise on lui a posé la question que pensez-vous de la ligne Ruffin qui consiste à aller chercher les électeurs ruraux qui aujourd'hui votent Rassemblement National il dit oui oui qui dirait le contraire mais c'est en banlieue que nous avons une réserve de voix or vous pouvez avoir un taux de participation 80% en banlieue ça ne va pas créer de nouvelles circonscriptions il est en train de corneriser son parti en faisant un parti de banlieue qui ne parle pas au reste du pays et donc il sera peut-être assez fort mais pas assez fort pour représenter une alternative je me marre un peu quand même parce que nos deux amis ont sûrement raison chacun à leur manière mais je pense qu'on exagère vraiment le poids de Glucksmann sur la gauche en général et sur le PS il ne faut pas regarder un peu le score j'en parlais avec un proche de fort hier soir parce que c'était très drôle quand même comme séquence je veux dire pendant que Glucksmann déroulait son argumentaire anti-Nuppest sur France 2 je crois il était ou sur France Info je ne sais plus à la télé vous aviez quand même les principaux chefs de parti qui étaient en train de créer un début d'alliance pour les législatives et donc en fait je pose quand même la question j'ai posé la question à les représentants des écolos j'ai posé la question au PS je leur dis mais en fait qu'est-ce qu'il fait Glucksmann il est à côté il est avec vous et donc tous m'ont répondu même bon alors on s'y attendait mais même chez les écolos et au PS on m'a dit mais on s'en fout en fait ils s'en fichent et d'ailleurs regardez le score de place publique au municipal mais c'est que dalle c'est quoi électoralement il ne pèse rien c'était une tête d'abstiche c'était une tête de gondole c'était une tête de gondole commerciale pour faire vivre la marque et rien de plus mais voilà ça n'a aucune importance pour la suite c'est pas Glucksmann qui va empêcher la gauche de se réunir l'analyse que beaucoup tirent des élections européennes c'est que la gauche existe alors qu'en effet son score est dopé par un Glucksmann qui ne pouvait pas faire 15% en dehors d'une élection européenne vive l'Europe je suis la vraie Europe l'alternative à Macron en fait parce que ce sont les électeurs d'Emmanuel Macron qui se sont portés par Glucksmann mais c'est un autre contexte justement il y a ce paradoxe à gauche depuis très longtemps et qui n'est pas résolu qui est d'un côté on refuse la marchandisation généralisée de la société la conversion aux inégalités radicales du néolibéralisme mais de l'autre on n'arrive pas à en tirer les conséquences du point de vue de l'Europe du point de vue de l'engagement européen c'est à dire qu'on veut à la fois être européen viscéralement c'est une idéologie qui part au départ de très bons sentiments qui avec l'idée que l'Europe c'est la garantie qu'il n'y aura plus de conflits guerriers comme il y en a eu c'est la garantie d'une forme d'internationalisme l'amour des différentes langues des différentes cultures donc tout ça c'est tout à fait c'est tout à fait à valoriser mais ça rentre en contradiction avec ce qu'est l'Europe en pratique c'est à dire une machine à convertir les sociétés européennes aux formes étatsuniennes ultra capitalistes de la vie sociale et la gauche est toujours retrouvée coincée entre ces deux dans cette contradiction si vous voulez et il y a beaucoup de gens qui vont voter Glucksmann ou en tout cas pour Europe Ecologie les Verts dans une logique européiste parce qu'ils aiment l'Europe mais qui aux présidentielles par exemple vont donner 22% à Mélenchon parce que sur toutes les valeurs sociales sur toutes les valeurs de fond la question du rapport de force entre capital et travail la question des protections collectives ils sont de ce côté là ce qui est contradictoire avec leur engagement européen puisque l'Europe telle qu'elle est interdit ça donc il y a cette contradiction mais croyez bien que aux législatives ces gens là ceux qui ont voté Glucksmann par européisme ils voteront pour front populaire d'une part parce qu'ils ne veulent pas que la droite dont ils ont compris qu'elle était en fait maintenant centrée sur le front national le rassemblement national comme vous ne le cachez pas vous même d'ailleurs cette droite qui est une extrême droite ils n'en veulent pas au pouvoir ils ne s'y tromperont pas et c'est pour ça que même si je suis très inquiet je ne suis pas catastrophiste et je ne pense pas au contraire même les derniers développements autour du front populaire et la cohésion qui fait enrager les barons du PS qui semblent être à l'ordre du jour me rendent pas spécialement pessimiste sur l'issue pour la gauche de ces législatives alors en effet la gauche s'est laissée embarquer par un sans frontiérisme que pouvait incarner l'Union Européenne or si vous voulez mettre en place des régulations efficaces dans la mondialisation vous ne pouvez le faire qu'à un niveau statonational et comme la gauche est embêtée avec l'idée même de nation pour des raisons idéologiques liées au XXème siècle la gauche mélenchioniste est très très ambigüe sur la question la gauche mélenchioniste est très gênée aux entournures sur la question de la nation il propose plutôt une alternative au niveau européen c'est quelqu'un qui est très intéressant à écouter sur ce sujet c'est Varoufakis que l'on présente comme l'alternative à Tsipras Alexis Tsipras c'est ça qui était le candidat social-démocrate accusé d'avoir trahi le peuple grec en pactisant avec l'Albanie et la France Bruxelles et en effet je pense qu'on peut tout à fait le qualifier ainsi mais l'alternative à Tsipras c'est pas le retour de l'état-nation c'est une autre Varoufakis est favorable à un patriotisme européen c'est au fond un macronien mais pas libéral social Macron et Mélenchon c'est le vieux clivage des années 80 entre libéraux et socialistes et puis vous avez une alternative qui est en effet la vraie alternative et c'est pour ça que tous les électeurs et les populations rurales déclassées se dirigent vers ce parti c'est le retour à l'état-nation et la nation est en effet indiscutable à droite elle transcende les partis politiques ce qui fait qu'entre les électeurs LR reconquête et Rennes aujourd'hui la frontière est poreuse parce que l'idée qu'il faut sauver la nation défendre la nation à la fois comme cadre politique cadre de la souveraineté populaire et comme cadre culturel où une identité nationale doit être préservée et défendue face à un risque de fragmentation que favorise l'immigration c'est ça qui fait aujourd'hui mais c'est ça qui galvanise aujourd'hui le vote à droite il faut peut-être le considérer parce qu'il y a en effet des difficultés liées à l'immigration

24:31
Présentateur

On va juste faire réagir Nils, justement qu'est-ce que selon vous qui serait le meilleur candidat alors qu'en plus de ça tout à l'heure il y a eu Glucksmack qui disait comme quoi il voulait imposer cinq conditions justement pour un front populaire est-ce que vous pensez que c'est possible

24:45
Invité

ça il faut voir comment parce que les tractations sont en train de se poursuivre elles ne se sont pas achevées avec des pizzas hier soir à minuit avant que Ford et que les autres chefs de parti n'annoncent une alliance avec un mégaphone donc ils sont en train de discuter ça discute ferme moi ces cinq points de toute façon même pour la France insoumise ils ne sont pas insurmontables très franchement c'est pas bien méchant bon il y a la bordélisation de la vie de la vie politique effectivement il faut éviter les outrances de langage etc bon très honnêtement moi j'ai vraiment l'impression que même la France insoumise ils sont dans une position disons le mot d'ordre me disait me disait hier un très proche de Mélenchon et puis ce qu'a dit même Manuel Bompard ce matin c'est ok on accepte vos conditions puis on verra ensuite on fait l'alliance on fait les législatives et puis on verra ensuite pour le programme et je crois que sommes toutes en fait pour reprendre ce que disait Julien avant sans être catastrophiste quand même la situation est sérieuse et effectivement pour le moment c'est l'union qui prime et c'est ce que demandent d'ailleurs les électeurs

25:54
Présentateur

et justement à droite c'est une autre alliance Eric Ciotti qui dit avoir répondu à la main tendue par le camp Bardella Le Pen qui l'ont appelé à créer un bloc national donc selon lui il y aurait une nécessité je cite aujourd'hui de lutter contre cette alliance contre nature le mot est fort en parlant de la gauche et donc du front populaire qu'est-ce que enfin que qu'est-ce que vous pensez de ça enfin dire une alliance contre nature c'est quand même aller très très loin on va juste commencer par Nice parce qu'il ne doit pas trop tarder

26:23
Invité

excusez-moi non non non en fait on parle de l'alliance contre nature pardon c'était quoi le

26:29
Présentateur

c'est Eric Ciotti qui a dit ça ah oui

26:31
Invité

Eric Ciotti oui oui non mais de toute façon Eric Ciotti c'est assez drôle en fait c'est tragique en fait ce qui est en train de se passer parce qu'Eric Ciotti annonce qu'au nom du parti des républicains que du coup il y a une alliance avec le rassemblement national donc il nous fait une grande déclaration quelque chose de très dans la gravité etc et en fait derrière il y a tous ces petits camarades qui publient une tribune dans le Figaro que vous allez peut-être montrer à l'image je ne sais pas si on peut la montrer mais une grande tribune il y a quand même c'est pas les moindres c'est à dire c'est quand même Larcher Rotaillot on a quand même Wauquiez même incroyable Wauquiez qui explique que bah non dis donc l'alliance avec le RN c'est la ligne rouge il y a aussi sa grande copine Michel Tabarro qui connaît depuis plus de 30 ans donc vous voyez c'est à se demander quand même à qui le chef de la droite a demandé conseil avant de se lancer dans l'aventure ça a tout l'air d'être un pétard mouillé bon ça joue quand même son rôle puisque ça ça permet quand même à Macron de demander de permettre aux derniers LR qui sont macro-compatibles de le rejoindre et ça évidemment Macron ça parachève son plan puisque son grand son grand rêve et sa grande obsession ça a toujours été d'attirer de siphonner ce qui reste de la droite et surtout d'empêcher ça on en parle pas beaucoup d'empêcher la droite de rejoindre Horizon Édouard Philippe parce que Macron a une autre obsession c'est Édouard Philippe qu'il appelle le connard en privé c'est-à-dire ils peuvent pas se voir soyons honnêtes leurs relations ont toujours été mauvaises mais alors là c'est devenu carrément glacial et d'ailleurs à l'heure où nous discutons Édouard Philippe était sur BFM après avoir publié d'autres interviews dans les quotidiens en expliquant qu'il s'agit de l'alliance entre le RN oui l'alliance entre le RN et puis le LR et LR voilà c'est une alliance contre nature et consternante et surtout il attaque je termine là-dessus il attaque Emmanuel Macron directement ce qu'il ne fait jamais d'habitude en disant qu'il trouve pas ça très sain que le président de la République s'implique dans une campagne législative c'est quand même des mots très forts de la part de l'ancien collaborateur du président

28:32
Présentateur

un avis là-dessus

28:34
Invité

c'est amusant bien sûr de voir cette animosité entre Macron et Édouard Philippe qui au plan idéologique pour autant qu'Emmanuel Macron est un lieu idéologique parce que c'est quand même un opportunisme fondamentalement mais enfin pour l'essentiel ils sont d'accord surtout ce sont des néolibéraux Édouard Philippe a pour penseur de chevet Friedrich von Hayek qui est le grand penseur du néolibéralisme il l'a toujours dit il vient de la deuxième gauche quand il était tout jeune à l'ENA il était regardien et puis il est passé à droite en lisant von Hayek c'est-à-dire que voilà il est exactement sur la ligne européenne européiste de marchandisation générale de la société et c'est exactement aussi la ligne d'Emmanuel Macron c'est la ligne du patronat là-dessus voilà il n'y a pas de il n'y a pas de divergence majeure il n'y a pas d'ailleurs non plus de divergence majeure sur le fond avec le rassemblement national Édouard Philippe joue à fond la carte à fond la carte morale qui consiste à dire c'est une ligne rouge ce qui est assez grotesque quand on voit à quel point Retailleau comme Ciotti au cours des dernières années ont développé un discours violemment islamophobe violemment hostile violemment xénophobe je rappelle quand même que Retailleau c'est celui qui a expliqué par exemple qu'il fallait supprimer les allocations aux femmes qui étaient trop voilées si elles persistaient à se voiler c'est celui qui a repris la rhétorique de la décivilisation de l'ensauvagement de la société française c'est celui qui a expliqué lors des émeutes après la mort de Naël tué par un policier que je cite nous allions vers une régression de la part des deuxième troisième génération issues de l'immigration en banlieue une régression vers les origines ethniques je veux dire je vois pas ce qui peut être plus raciste et je vois pas ce que Zemmour et autres pourraient dire qui suivent les violences policières c'est un constat de les attribuer à l'essence raciale et ethnique non non c'est pas ça nous allons dit-il vers une régression la citation de Retailleau ne souffre aucune obliguité il dit les gens qui se révoltent après l'assassinat par la police de ce garçon sont des gens qui régressent aux origines ethniques de leurs grands-parents je vois pas ce qu'il peut y avoir de plus raciste de plus colonial Renaud Camus dirait la même chose Zemmour dirait la même chose s'il ne s'était pas appelé Naël mais qu'il s'était appelé le nom d'un petit rural qui s'est fait assassiner il y en a toutes les semaines il ne se serait pas il y a des petits ruraux qui se font assassiner par la police vous n'êtes pas au courant à Crépole le score du Front National a triplé pour des raisons à cause des violences policières de la police contre les blancs pas pour des raisons de violences policières pour des raisons ah mais pour des raisons justement des faits divers comme on dit qui ne mobilisent personne qu'est-ce qui a mobilisé sur les émeutes de banlieue l'année dernière c'est en effet l'identité de cette personne si c'était agi d'un petit rural blanc ça n'aurait intéressé personne en banlieue c'est la vérité mais ça vous dérange je comprends voilà où on en est aujourd'hui vers une régression identitaire en France une division entre communautés que galvanise l'immigration et la désintégration de la communauté nationale faute de fonds communs et de politiques d'intégration vigoureuses qui supposerait une régulation de l'immigration que nous refusons pour des raisons idéologiques là la gauche pèse de tout son poids sur Emmanuel Macron qui penche clairement à gauche sur les questions régaliennes Macron penche à gauche sur les questions régaliennes il laisse ce terrain sur les violences policières sur les gilets jaunes il laisse ce terrain mutilé il penche à gauche la police est-ce que vous regardez la réalité et les chiffres de temps en temps sur les questions sur les questions migratoires vous avez une explosion de l'immigration clandestine en France vous avez une augmentation historique de l'immigration légale et sur les questions de sécurité nous vivons une atteinte aux personnes comme nous n'avons jamais connu depuis 50 ans ce sont les chiffres du ministère de l'Intérieur ce sont les chiffres du ministère de l'Intérieur vous l'avez en affirmation attendez Retailo a été obligé de rétracter ces faux chiffres mais ça circule sur les questions je veux juste intervenir on va essayer juste s'exprimer l'Ivo

32:25
Présentateur

il n'y a pas de problème de sécurité en France c'est juste on va laisser pas dans les termes que vous présentez merci Julien

32:30
Invité

vous n'avez pas forcément tort tous les deux ceci dit il est vrai que Macron Emmanuel Macron bon je rappelle quand même qu'en 2017 il annonçait un programme hyper à gauche quand même on l'a oublié ça le Macron de 2017 c'est le Macron qui a annoncé une IGPN renforcée la fin des violences policières le respect du RIO sur l'uniforme de police etc mais tout ça a volé quand même on est là l'élargissement du recouement familial dans le cadre de la loi d'immigration derrière les mots il faut regarder le fond il faut s'intéresser aux choix juridiques le grand remplacement comme l'a dit tout ça a été balayé tout ça a été balayé excusez-moi au bout de quelques mois et surtout avec le tournant du second quinquennat toutes ses promesses ont été d'humanisme ce qu'on appelle de l'angélisme à droite ont été mis à la poubelle avec le second quinquennat et il a mené une politique qui créez à Gérard Collons de l'intérieur ce qu'il pense de la ligne Emmanuel Macron je peux vous dire que Gérald Darmanin il s'est fait plaisir il a été largement bridé mais de toute façon il est dans un cap de politique Gérald Darmanin mais j'ai regardé la loi dure sur les mots et rien sur le fond je peux vous dire que son cabinet était quand même très content de la loi d'immigration moi j'en ai discuté avec eux c'est une loi qui a été votée par le REN vous ne vous intéressez même pas à la réalité politique qu'est-ce qui s'est passé avec la loi d'immigration elle a été votée et elle a été censurée conformément à ce que demandait Emmanuel Macron là le conseil constitutionnel a obtempéré il a censuré toutes les dispositions qu'avait introduites la droite LR comme le rétablissement du délit de séjour qui fait que quand vous n'avez pas de papier vous n'avez qu'un droit c'est en effet d'être expulsé ça n'existe plus en France ça n'existe plus d'ailleurs dans l'Union Européenne qui est la conséquence d'une jurisprudence des cours européennes et c'est pour ça que la droite avait demandé aussi à ce qu'on revienne sur le poids de ces jurisprudences en remettant le droit national au-dessus du droit européen mais ça nécessite une réforme constitutionnelle que Gérald Darmanin ne met pas en place si bien que l'immigration illégale est dans les faits légale

34:21
Présentateur

Oui mais avec tout ça on se rend compte quand même ne serait-ce qu'avec tout ce qui se passe en ce moment avec ce cirque politique le RN semble quand même davantage en fait miser sur le parti des républicains que sur Reconquête on voit aussi qu'il y a une

34:33
Invité

Oui Pour être présentable pour se présenter comme un parti de gouvernement il a besoin d'avoir un parti d'extrême droite extrémiste outrancier à sa droite pour mécaniquement lui se retrouver dans une position plus centriste tout en gardant en réalité comme on le voit très bien en vous entendant Max Erwan pour principale thématique pour principale cheval de bataille politique le fait que les questions les difficultés politiques seraient toutes à rapporter Pas toutes j'ai parlé des territoires Non non non comme disait Valérie Pagnes quand elle se caricaturait volontairement c'est tellement facile C'est tellement facile Le pays est à feu et à sang parce que les immigrés font régner l'insécurité Non non J'ai commencé mon intervention tout à l'heure en expliquant que l'un des principaux moteurs du vote RN c'était toutes ces normes écologistes qui avaient fait du mal à l'agriculture avec des impositions en matière de changement de véhicules qui ne donnent que pour l'alternative à des gens qui utilisent qui utilisent leur voiture pour aller au travail C'est la même thématique des gilets jaunes Les gilets jaunes sont le quartier électorale du rassemblement national qui est très fort dans les zones rurales pour des questions territoriales et sociales auxquelles s'ajoutent disais-je les questions migratoires mais ce ne sont pas les seules questions mais c'est des questions qui comptent dans toute l'Europe Max Erwan je ne vois pas parce qu'en fait les agriculteurs premièrement il n'y en a plus en France c'est une quantité politiquement ils sont forts électoralement ils sont faibles ils sont très forts non mais en termes de représentation en termes de l'ambiance on disait la même chose des ouvriers on disait la même chose des ouvriers ils sont en train de disparaître note Terra Nova qu'aujourd'hui on l'a juste finit qui est la note de la gauche bourgeoise

36:12
Présentateur

on l'a juste finit Nils on vous écoute c'est pas grave

36:15
Invité

c'est pas grave mais de toute manière de toute manière quel que soit ce qui va se passer on peut dire quand même que Macron n'est pas du tout je répète Macron n'est pas acculé et surtout ce qui est intéressant c'est que je parlais avec ma source à l'Élysée tout à l'heure c'est que certains collaborateurs du président se demandent si en août ils seront toujours en poste parce qu'en réalité Politis j'ai publié mon enquête dans Politis ce matin il y a des rumeurs de démission du chef de l'État qui se font de plus en plus insistantes au point qu'Emmanuel Macron lui-même a organisé donc avec son équipe évidemment mais ils ont organisé en urgence une interview dans le Figaro pour qu'Emmanuel Macron puisse démentir exclure qu'il allait démissionner je peux vous dire que ça a fait du bruit et par ailleurs ma source à l'Élysée me disait mais comment est-ce qu'on peut et qui le suit pourtant depuis longtemps je veux dire c'est pas un petit collaborateur qui aurait été engagé il y a quelques mois donc il le suit depuis longtemps il est échaudé par les retraites ensuite il y a eu quand même la loi de l'immigration il y a eu le dernier coup de massue avec le chômage et là il me disait mais en fait est-ce qu'on peut encore croire un président quand il explique qu'il exclut de démissionner est-ce qu'on peut encore apporter du crédit à sa parole alors que par exemple il affirmait que les élections européennes n'auraient aucune incidence sur la situation nationale et il annonce une heure plus tard une heure après les résultats finalement la dissolution de l'Assemblée nationale donc la question c'est aussi la question de la parole politique d'Emmanuel Macron et moi je suis quand même plus catastrophiste

37:46
Présentateur

et donc vous pensez qu'il va démissionner ?

37:48
Invité

alors évidemment je ne suis pas dans sa tête et personne d'ailleurs n'est dans la tête de Macron parce qu'in fine il décide tout seul ça c'est quand même aussi très important éventuellement avec sa femme Brigitte mais voilà je veux dire pardon Julien excusez-moi je disais bien sûr la place de Brigitte Macron est très importante et Brigitte Macron est quelqu'un qui appartient vraiment à la droite radicale à la droite extrême d'un point de vue culturel et d'un point de vue sociale absolument et d'ailleurs c'est une joie extrêmement réactionnaire très très proche d'ailleurs monarchiste non non non pas monarchiste pas monarchiste mais ouais c'est quelqu'un qui fait la bise à Marine Le Pen très volontiers ça a été raconté et c'est quelqu'un qui est Brigitte Macron la politesse c'est une valeur d'extrême droite c'est quelqu'un qui est proche qui a une chaleur particulière dans ses rapports avec Marine Le Pen et qui est proche aussi d'Éric Zemmour non mais on l'oublie souvent Macron effectivement est quelqu'un de complexe comme il aime à le dire lui-même et donc effectivement il a aussi je pense en tête le passage de témoin c'est-à-dire l'image qu'il va laisser la mémoire qu'il va laisser dans les consciences collectives il est très préoccupé par ça c'est pour ça qu'il a engagé quelqu'un comme Bruno Roger Petit et je pense et je vous le dis très sincèrement j'ai interrogé beaucoup de ses interlocuteurs des visiteurs du soir etc.

des journalistes etc.

et ce qui est intéressant ce qui ressort c'est qu'Emmanuel Macron tel qu'il est depuis le début et quelqu'un qui aime provoquer disrupter comme il dit lui-même et au final il est tout à fait possible qu'il démissionne en mode après moi le chaos politique de la terre brûlée débrouillez-vous sans moi et puis moi je retourne faire de la finance ou je reviendrai peut-être plus tard voilà connaissant le modus operandi d'Emmanuel Macron et maintenant on a tous payé pour le connaître le fait qu'il fasse comme ça vient d'être dit un entretien pour bien dire que non il ne va pas démissionner laisse penser effectivement que ça fait partie des options probables et on voit très bien on sait très bien que son problème en ce moment c'est que la constitution lui empêche de briller un troisième mandat alors il y a déjà une situation générale du pouvoir et en particulier dans le cadre de la cinquième république jamais on abandonne jamais un président n'abandonne la perspective d'être réélu on a bien vu comment François Hollande a regretté de ne pas s'être présenté et encore aujourd'hui il aimerait bien trouver le moyen de revenir il est évident que sa première préoccupation c'est de trouver le moyen de contourner cet interdit constitutionnel il pourrait éventuellement y avoir un moyen mais ça va faire bien sûr de discuter les constitutionnalistes ça serait peut-être une démission qui serait suivie d'un intérim et qui lui permettrait à lui Emmanuel Macron dans l'idéal dans son esprit de se représenter et pourquoi pas éventuellement pour une série de demandes à successifs alors je pense que là-dessus il va y avoir des discussions entre constitutionnalistes parce que si en intérim Julien en vérité elles ont déjà eu lieu parce que le château effectivement comme vous dites c'est des préparations de longue haleine donc le château a pris de toute façon les habits de constitutionnalistes chevronnés bon pour être honnête se représenter après une démission immédiate ce serait quand même très compliqué au niveau constitutionnel et c'est ce que d'ailleurs nous expliquons dans Politisme et Libération l'a fait le Figaro l'a fait d'autres journaux l'ont fait même Urvoas qui est le grand spécialiste de la presse de la presse politique expliquait que non c'était pas possible et que la constitution était très claire sur ce point c'est-à-dire qu'un mandat est entamé un deuxième mandat est entamé à partir du jour où le président est élu et bon il ne peut pas se représenter immédiatement après un deuxième mandat en revanche là où ça devient intéressant et où je vous rejoins c'est que pour 2032 Emmanuel Macron a effectivement dépensé tourné vers 2032 et il faut lire je pense les enquêtes de Marc Enevelt que vous connaissez probablement qui est déjà venu peut-être sur le média mais qui est un spécialiste de la Macronie et d'Emmanuel Macron et qui expliquait déjà il y a deux ans au moment du deuxième quinquennat qu'Emmanuel Macron se verrait bien faire une poutine Medvedev selon la formule consacrée c'est-à-dire ce que disait ce qu'expliquait Julien auparavant c'est-à-dire nommer une créature enfin une créature quelqu'un disons qui lui ressemble et puis ensuite ou même à la limite ou le contraire c'est-à-dire mettre le RN au pouvoir à Matignon comme premier ministre expérimenter l'extrême droite et puis revenir dans la figure du sauveur en 2032 n'oublions pas qu'Emmanuel Macron adopte volontiers cette posture moi je pense que derrière une geste gaullienne qui va venir en effet flatter l'ego d'Emmanuel Macron qui est son principal fil conducteur donc il va dire vous me désavouez à ces élections je me retire ça c'est la première carte qu'il peut jouer en vue en effet et là je vous rejoins de se présenter peut-être plus tardivement mais on se souviendra de lui comme quelqu'un qui a respecté quelque part un peu la voix du peuple etc et moi je le vois plutôt ne pas démissionner et jubiler derrière ce geste ce potentiel geste gaullien en fait Emmanuel Macron va se glisser dans les pas de Mitterrand 86-88 qu'est-ce qu'avait fait François Mitterrand il bloquait autant que possible les projets de loi de la droite qui refusaient de signer les ordonnances il les faisait traîner ce qui fait que la droite n'a pas tout à fait pu agir sur tout un ensemble de dossiers et puis je voyais juste avant de venir une vidéo où vous voyez Mitterrand et Chirac au conseil européen qui étaient en train d'essayer de se couper la parole et on le sait sous la 5ème république le chef de l'état a un domaine réservé militaire et diplomatique Emmanuel Macron va continuer c'est théorique parce que c'est très discuté par les constitutionnels c'est une coutume que le président aurait la main sur les armées sur la politique étrangère en réalité c'est pas inscrit dans la constitution mais il y a une sorte de tradition et on peut pas compter forcément sur le RN s'il avait un premier ministre pour respecter ça vous savez qu'il y a la constitution puis il y a un esprit de la constitution et on voit bien qu'Emmanuel Macron a le culot nécessaire sans doute pour s'imposer davantage qu'on ne pourrait l'attendre si bien que moi je pense qu'il ne va pas déserter du tout le terrain européen la question de l'Ukraine il va continuer d'occuper le terrain créant une sorte de duo avec le RN un duo un peu de fait bâtard ce qui fait que le RN sera très gêné sur les questions européennes qui sont quand même assez importantes pour lui en vue notamment de mettre en oeuvre la refondation de l'intérieur de l'Union Européenne auquel lui et ses alliés aspirent pour tout un ensemble de questions et notamment la question de l'immigration Max Erwan Max Erwan a tout à fait raison pour terminer sur le côté mitterrandien et d'ailleurs c'est aussi pour ça que Bruno Roger Petit est au château actuellement c'est pour évidemment écrire un destin élyséen à la mitterrand pour Macron cela étant je ne sais pas si Emmanuel Macron a vraiment le désir de se frotter au rassemblement national au quotidien parce que comme comme Julien l'a exprimé c'est quand même premièrement c'est très risqué au quotidien pour un président de toujours devoir batailler contre Matignon Matignon a de vraies pouvoir pour bloquer l'Elysée ça s'est vu lors de la cohabitation de mitterrand et ensuite il ne faut pas oublier que l'extrême droite au pouvoir une fois qu'il y aura Matignon elle aura aussi l'intérieur une partie de l'armée etc.

et on connaît et on connaît quand même la tendance des fascistes je suis désolé d'être un peu catastrophiste pour le coup je ne suis pas certain que Fabius au Conseil constitutionnel ou même Édouard Philippe puisque Macron lui a savonné la planche en révélant dans le point qu'il aimerait bien éventuellement nommer Édouard Philippe pour lui barrer l'Elysée en 2027 au Conseil constitutionnel je ne suis pas certain que ça suffise à arrêter des fascistes au pouvoir Mais non mais c'est sûr que non on sait très bien que quand les fascistes arrivent au pouvoir même s'ils arrivent par la voix des hommes comme ça a été le cas du parti nazi et par le choix de Von Pappen et notre ami Macron prend le risque Vous rigolez vous-même à vos progrès d'analyse Pas du tout pas du tout je pense que le RN reste un parti amatrice fasciste et qu'il tire le nazisme est une version du fascisme le RN et vous savez qu'à la fondation du RN il y avait plusieurs nazis un Waffen-SS même en bonne La vérité historique c'est qu'il y avait plusieurs résistants aussi c'est un peu plus compliqué vous savez l'histoire Les résistants du RN ce n'étaient pas des gentils gauchistes Non, non, pas vrai Oui, et dans la résistance les traditionnalistes occupaient une place très importante dans les des gens Il y a une matrice C'est compliqué l'histoire Il y a une matrice fasciste du RN qui se confirme par le fait que les thématiques sont essentiellement comme on dit celles du camp national pudiquement pour dire en fait qu'il s'agit d'une forme de fascisme et d'obsession de l'identité Bref, ces gens-là quand ils arrivent au pouvoir ne le lâchent pas ne respectent pas les règles et il faut évidemment espérer qu'ils ne vont pas arriver au pouvoir avec une majorité absolue et tout faire pour qu'ils n'arrivent pas au pouvoir tout court évidemment mais même avec une majorité relative il est bien évident que leur première priorité tout du long ce sera effectivement de jouer au chat et à la souris de jouer un jeu de poker avec Macron alors Macron adore ça de son côté aussi c'est son côté mitterrandien pour essayer de se maintenir et pour évidemment transgresser les règles du jeu mettre fin à la démocratie il est évident que c'est la perspective c'est la logique même du RN mais non parce que le carburant le carburant de rassemblement national c'est la souveraineté populaire c'est la restauration de la souveraineté nationale c'est une thématique éminemment républicaine dans le sillage du grand héritage de la révolution française c'est pas de renverser pour instaurer un régime autoritaire ou monarchiste essayez de mettre à jour les arguments ça aiderait un petit peu à affronter la réalité concrète de la vie politique où il n'y a pas de fascisme aujourd'hui il n'y a pas de fascisme aujourd'hui en France il n'y a pas de fascisme qu'est-ce que vous me racontez vous savez qu'il y a un projet il y a une marche

47:31
Présentateur

il y a un terme

47:33
Invité

dans le code civil en France qui s'appelle l'assimilation l'assimilation c'est un terme éminemment républicain et l'assimilation ça suppose des conditions qui ne sont plus réunies c'est pas du fascisme de veiller à une ferme de cohésion intérieure au sein de la nation le principal problème aujourd'hui politique en France le fait qu'il y aurait des gens qui ne seraient pas assimilés c'est une thématique xénophobe typiquement fasciste qui consiste à détourner la question identitaire c'est pas un refroid et c'est vrai qu'aujourd'hui la priorité on le voit très bien c'est de faire barrage à la gauche le recours c'est toujours le fascisme quand la gauche devient dangereuse le grand problème du rassemblement national c'est Sébastien Chenu qui est donc l'une des figures de proue du rassemblement national à l'Assemblée ancien de l'UMP à l'Assemblée nationale vice-président de l'Assemblée nationale disait ce matin disait ce matin si je peux quand même finir une phrase disait ce matin que la principale mesure la première mesure que le rassemblement national va prendre une fois au pouvoir c'est de s'attaquer à la hausse du prix du gaz parce qu'ils sont sur cette thématique très sociale ils viennent pas dire qu'ils allaient supprimer la fin de retraite enfin qu'ils allaient confirmé la fin de retraite ils sont peut-être en train un petit peu de revenir en arrière mais dans leur programme il y a des mais c'est pour ça que compliqué il faut quand même pouvoir finir une phrase sinon je crois dans le programme du rassemblement national il y a aussi l'idée d'une retraite à 60 ans donc il y a tout un ensemble un volet économique et social qui le détache largement de la droite et l'air et pour gouverner le rassemblement national aura besoin d'une force d'appoint en tout cas si l'on en croit les sondages aujourd'hui puisqu'ils n'auront pas la majorité absolue et c'est en effet cette fracture économique qui va empêcher sans doute cette union des droites que certains appellent de leur vœu si bien que je pense qu'on va vers une forme d'assemblée ingouvernable et pourquoi les républicains n'ont pas intérêt à pactiser au fond avec le rassemblement national c'est qu'ils comptent sur 2027 la fin d'Emmanuel Macron pour réincarner une forme de centre droit qui sera un peu plus dure sur les questions régaliennes mais qui restera plutôt libéral et européen comme Emmanuel Macron et c'est là où peut-être Edouard Philippe en effet sera le candidat naturel de ce camp

49:23
Présentateur

Nils et ensuite vous Julien

49:25
Invité

j'entends ce que dit Max Ervan et évidemment le droit d'avoir son avis est tout à fait respectable non non mais vraiment j'insiste simplement ce qui me fait un petit peu sourire et rire jaune quand même c'est de vous entendre dire qu'il n'y a pas de fascisme au rassemblement national enfin moi je l'effraie je suis désolé dites nationalistes dites populistes dites c'est pas chou mais non mais c'est pas chou c'est pas chou c'est pas chou d'accord on n'arrive pas à vous écouter on va juste laisser

49:54
Présentateur

Nils finir et s'écouter parler parce que ça commence

49:57
Invité

que je suis journaliste j'ai été journaliste en national j'ai été journaliste en local et en régional j'ai côtoyé des élus du rassemblement national au quotidien que ce soit pour des élections municipales ou au quotidien pour tous les sujets possibles et imaginables ce sont des gros fachos il n'y a pas d'autre mot ils ont un fond ils ont un fond la définition du fascisme oui la définition est très large non mais arrêtez ils ont un fond qui est antisémite 94% des communes en France sont fascistes le maire de Frézé c'est connu non c'est pas vrai il y a un électeur sur deux qui ne s'est pas déplacé Max Servan c'est pas vrai nous sommes tous au courant à chaque élection vous êtes au courant qu'il y a une abstention fort et les abstentionnistes ne sont pas tous de gauche vous êtes au courant également il y a abstention et abstention là quand même là on est sur une élection les élections européennes c'est plutôt une hausse de la participation mais peu importe regardez les résultats les résultats sont historiquement élevés pour le Rassemblement National il suffit juste de le constater et de voir que les thématiques qui sont mises en avant la régulation de l'immigration étant donné les statistiques officielles le niveau de l'insécurité plus les thématiques sociales et territoriales le tout fait que le Front National le Rassemblement National est devenu une sorte de parti gaullien siphonnant du coup l'espace politique que aspirent à prendre les républicains c'est pour ça que les républicains sont condamnés à être une forme de macrombis puisque la thématique vous voyez bien que c'est artificiel ils ne sont pas gaulliens eux-mêmes dans les enquêtes d'opinion ils ont laissé l'espace gaullien au Rassemblement National dans les enquêtes d'opinion c'est pas dans les enquêtes d'opinion je termine là-dessus excusez-moi c'est pas la sécurité ou l'immigration qui arrive quand même en premier des préoccupations et ensuite il y a ces thématiques là très loin non pas très loin pas du tout absolument pas d'ailleurs dans toute l'Europe je ne suis pas d'accord le Rassemblement National veut absolument se présenter comme un parti gaulliste c'est la thèse que vous soutenez mais en pratique ça ne tient pas la route une seule seconde ça ne tient pas la route une seule seconde et toute la dimension que vous essayez de nous vendre comme authentique qui serait sociale du parti du Rassemblement National est en vérité complètement photomatique on sait très bien que ce sont des éléments de langage pour duper le chaland on sait très bien que le fond idéologique du Front National après le Rassemblement National a toujours été ultra-libéral Jean-Marie Le Pen comme sa fille ont toujours été des ultra-libéros ce que j'appelle social c'est ne pas voter systématiquement comme le Rassemblement National l'a toujours fait et déjà avant lui le Front National les mesures ultra-libérales prises par l'Union Européenne les mesures de marchandisation générale de la société de destruction des services publics au nom de la concurrence non faussée ont toujours été votées par le Rassemblement National c'est le parti socialiste c'est pour ça que vous avez perdu l'histoire populaire le programme la présence dans le programme du RN d'un retour à la retraite à 60 ans est une énorme plaisanterie et d'ailleurs il y a déjà renoncé et pourquoi est-ce qu'il a renoncé parce qu'il veut rassurer bien évidemment le patronat et la vraie force sociale qu'il y a derrière la montée de l'extrême droite qui est la force sociale qui est prête à tout pour faire barrage à la gauche de toute façon

52:55
Présentateur

il nous reste 3 minutes

52:55
Invité

le but est de faire barrage à la gauche et c'est aussi bien l'objectif de Macron que du RN que de la droite du PS que de la droite du PS interdit moi et on laissera et on laissera et on laissera excusez moi il détient les médias il me semble c'est lui qui a fait la candidature on sort d'une élection oui on sort d'une élection européenne ce qui est intéressant pardon c'est de constater aussi une évolution des droites européennes il se trouve que j'avais fait un premier livre sur le clivage est-ouest en Europe puisque j'ai bien connu la Pologne le clivage en Pologne et c'est vraiment 49-51 entre les libéraux progressistes et les conservateurs sociaux les conservateurs sociaux ont les campagnes et les zones qui souffrent un petit peu de la crise économique même si en Pologne c'est pas comme en France et puis vous avez les libéraux progressistes pro-européens qui rassemblent toutes les gauches plus les libéraux du centre au pouvoir proche d'Emmanuel Macron et le programme de la droite polonaise le PIS a consisté à créer je cite un état providence à la polonaise à augmenter les aides familiales à augmenter les aides sociales à baisser l'âge de départ à la retraite à rembourser les médicaments pour les plus de 75 ans et alors c'est ça ce que je veux dire c'est que vous avez dans différents partis y compris en Angleterre puisque les brexiteurs n'ont pas fait simplement campagne sur la souveraineté et l'immigration qui était un thème aussi fort dans la campagne du Brexit c'était aussi le retour des services publics ce que je veux dire c'est que vous avez historiquement deux droites vous avez une droite plus étatiste et plus sociale et plus nationale et vous avez une droite plus libérale et plus européenne et aujourd'hui les LR sont en difficulté parce que le côté libéral européen est pris par Macron et le côté social étatiste est pris par le Rassemblement il n'y a plus d'espace

54:33
Présentateur

Nils un dernier mot

54:34
Invité

oui bah écoutez en tout cas on n'arrivera pas à se mettre d'accord et c'est normal c'est un débat en tout cas ce qui est très drôle c'est d'imaginer Macron en train de de se marrer en se disant qu'il va faire trois interventions par jour lors des législatives alors que par semaine il a dit je crois il a dit par semaine par semaine excusez moi oui trois par semaine évidemment et ce qui est très drôle c'est de moi j'ai interrogé les macronistes les élus les cadres de parti etc et en fait ce qu'on m'a dit en gros le message c'est mais s'il pouvait s'arrêter de parler ce serait vraiment bien parce qu'à chaque fois qu'il ouvre la bouche Jordan Bardella gagne un point dans les intentions de vote de sondage et donc aujourd'hui on a un président qui va faire campagne sans que les macronistes sans que ses propres troupes veuillent l'avoir sur le terrain ou dans les médias vous voyez quand même qu'on est dans une situation assez tragique commis

55:26
Présentateur

merci beaucoup Nice merci Julien merci Macarone merci pour ce débat et merci à vous d'avoir suivi cette émission spéciale consacrée aux élections européennes nos programmes se poursuivent ici même à cette antenne que vous nous suivez dans le flux 24-7 de YouTube ou sur le canal 350 de l'Afrique Box le média tient à exprimer ses plus profonds remerciements aux donateurs de la campagne Kiss Kiss Bank Bank de septembre dernier les noms s'affichent dans le bandeau en bas de votre écran et sans qui les programmes que vous appréciez n'existeraient pas tout simplement vous le savez nous avons déposé notre dossier auprès de l'ARCOM dans l'espoir d'obtenir un canal TNT imaginer un média de gauche engagé indépendant et qui donne la parole à ceux qui luttent sur toutes les télévisions de France c'est l'un des plus grands défis de l'histoire du média qui nous attend et la première étape de ce défi a déjà été franchie car notre dossier a été jugé recevable le média fait partie des 25 candidatures retenues pour être auditionnées cet été il nous reste donc un peu plus d'un mois pour nous préparer et défendre le rêve de millions de citoyens pour que ce rêve devienne réalité soutenez-nous faites un don défiscalisé sur tnt.lemédiatv.fr donnez-nous les moyens de créer la télé de ceux qui ne la regardent plus et surtout restez avec nous le nouveau numéro de face cachée le format d'enquête porté par Nadia Souni c'est tout de suite après toujours debout restez sur ce live ou sur le 350 la chaîne 350 de la Freebox si vous y êtes sur ce je vous souhaite une très bonne soirée sur les antennes du média c'est tout de suite

56:53
Locuteur

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