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InterviewRenaissance (sur YouTube)· 17 avril 2017 20 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalÉconomie & entreprisesRetraitesTravail & emploi

Emmanuel Macron : Demain Président | TF1

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteÉludée

    Quel serait votre premier geste symbolique si les Français vous faisaient confiance ?

  • 1:30OuverteRéponse directe

    Votre parcours penche à gauche, auriez-vous pu choisir la droite ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    Quelles valeurs portez-vous en politique ?

  • 4:09OuverteRéponse directe

    À quoi ressemblerait votre France idéale ?

  • 5:36RelanceRéponse partielle

    Pourquoi garder les 35 heures et l'ISF dans votre programme ?

  • 7:34OuverteRéponse directe

    Pourquoi modifier l'ISF sans le supprimer totalement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:50Emmanuel MacronFait
    « Je crois dans l'Europe et je défends les valeurs européennes. »
  • 4:09Emmanuel MacronPromesse
    « Il n'y aurait plus qu'un seul système de retraite, le même pour les salariés du privé, les fonctionnaires et les anciens bénéficiaires des régimes spéciaux. »
  • 4:52Emmanuel MacronPromesse
    « Une allocation chômage pour tous dont pourront bénéficier les travailleurs indépendants et les salariés qui démissionnent. »
  • 4:52Emmanuel MacronPromesse
    « Les lunettes, les prothèses dentaires et auditives seront remboursées à 100 %, les médicaments vendus à l'unité. »
  • 4:52Emmanuel MacronPromesse
    « Sécurité : 10000 policiers et gendarmes supplémentaires en 3 ans. »
  • 5:36Emmanuel MacronPromesse
    « Dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les zones défavorisées et plus d'autonomie pédagogique dans tous les autres établissements. »
  • 6:55Emmanuel MacronPromesse
    « Je suis pour qu'on paye les heures supplémentaires et d'ailleurs dans mon programme il y a l'exonération des charges patronales et salariales sur les heures supplémentaires. »
  • 7:34Emmanuel MacronFait
    « J'ai toujours dit c'est un mauvais impôt en ce qu'il empêche les gens de réussir par leur travail et d'investir dans l'économie française. »
  • 10:17Emmanuel MacronFait
    « Pourquoi je supprime la taxe d'habitation pour 80 % de nos concitoyens ? Parce que c'est un impôt injuste. Injuste socialement, injuste géographiquement. »
  • 10:54Emmanuel MacronChiffre
    « Nous ferons d'ici la fin du quinquena, si je suis élu, 60 milliards d'économies par an. »
  • 10:54Emmanuel MacronPromesse
    « Je ramènerai l'impôt sur les sociétés à 25 %. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Non speech

[Musique]

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Locuteur

Nous sommes à 6 jours de l'élection présidentielle. 11 candidats sont qualifiés et avec Anne-Clacoudray, nous les recevrons tous avant le premier tour dans ce bureau presque éliséen. Notre 8e invité est ce soir Emmanuel Macron. Bonsoir. Bonsoir. Bonsoir Emmanuel Macron. Vous le savez, la première question est toujours la même. Vous président, quel serait votre premier geste symbolique ? Si les Français me faisaient confiance, demain, je garderai secret jusqu'à ce moment-là le premier geste symbolique parce que avec le symbole va une part justement de mystère.

Par contre, dès mon arrivée, je prendrai plusieurs mesures de fond, de décision de fond sur la moralisation de la vie publique, sur la réforme économique indispensable en particulier pour simplifier le marché du travail, la capacité à entreprendre et pour le droit à l'erreur dans les relations avec l'administration. Emmanuel Macron, c'est votre première candidature à l'Élysée. Regardons avec Christophe Jacubisine ce qu'a été jusqu'à présent votre parcours politique. Avant de vouloir devenir président de la République, Emmanuel Macron a eu plusieurs vies.

La politique d'abord en militant pour le mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevenement, puis ensuite pour le Parti socialiste où il plaide notamment en 2007 pour un rapprochement royal Bairou. Il ne parvient pas à être investi par le Parti socialiste au législatif de 2007 et il se tourne alors vers la banque où il sonne à la plus prestigieuse des portes, celle de la banque Rodschield. Il pousse aussi les portes de l'administration où l'ENAT le conduit au cœur du pouvoir, l'inspection des finances d'abord puis le cabinet du président de la République et enfin le fauteuil du ministre de l'économie avant de créer son propre mouvement en marche et de claquer la porte du gouvernement Vals.

Le jeune homme pressé a donc décidé de franchir la dernière marche à la Hussarde comme toujours, sans parti, sans mandat. Le voilà parmi les favoris. Emmanuel Macron, vous vous dites aujourd'hui ni de droite ni de gauche, on vient de le voir, votre parcours penche quand même beaucoup à gauche. Est-ce que vous auriez pu au gré des opportunités choisir la droite ? D'abord, je n'ai jamais sollicité quelques candidatures que ce soit à des élections législatives. J'ai un parcours convaincu, j'ai aussi eu un parcours associatif, un parcours littéraire et intellectuel. Mais quelle élection, quelle valeur vous poussez en politique ?

celle que je pousse depuis le début, depuis que j'ai créé en marche, je crois dans l'Europe et je défends les valeurs européennes. Aujourd'hui, je suis le seul à avoir une approche vraiment européenne, c'est-à-dire pousser les réformes nécessaires pour être crédible, avoir un vrai axe franco-allemand et proposer d'avoir une Europe qui protège davantage où il y a plus d'harmonisation fiscale et sociale. Mais je crois dans l'Europe. Ensuite, je crois dans les réformes économiques et sociales. Vous pouvez me dire c'est plutôt de droite. Bon, moi je pense que sans économies fortes, on n pas une société juste.

Donc je suis favorable à une réforme en profondeur de de notre économie justement du modèle de production. 3. Je crois à l'école c'est-à-dire à la capacité qui est offerte à chacune et chacun de pouvoir changer du milieu d'où il vient et de ne pas être condamné en quelque sorte à rester d'où l'on part. Ça c'est plutôt de gauche. Vous allez nous dire voilà. Donc je vous laisse choisir. Moi j'ai envie que mon pays soit à la fois plus efficace et plus juste. J'ai envie qu'on produise davantage, que nous soyons une économie plus forte. Mais je ne veux pas le faire au prix d'une déstructuration d'un délitement de la société.

Donc aujourd'hui, le constat que j'ai fait et ce pourquoi je suis devant vous ce soir, c'est que ni la gauche ni la droite n'y arrive et que leur impuissance nourrit le Front National. Pourquoi ? Parce qu'elles sont divisées en leur sein très profondément. Vous venez de voir durant ces cinq dernières années une gauche divisée sur les réformes économiques. Il y a une partie de la gauche progressiste qui dit "Moi, je suis prêt à faire les réformes en profondeur, il faut changer le droit du travail, le simplifier et cetera." Toute une autre partie la bloque. Donc et la droite dit "C'est la gauche, je ne vais pas avec eux." Et à droite, vous avez des divisions tout aussi profondes.

Certains croient à l'Allemagne, d'autres à la Russie. Certains ont une approche très classique de la laïcité. D'autres disent "Je suis attaché à l'identité chrétienne." Et vous avez vu le débat des primaires.

Moi, j'ai défini avec toutes celles et ceux qui me suivent, ils étaient nombreux cet après-midi à Ber central de progressistes, de réformistes, de gens qui pensent que on doit être à la fois efficace et juste, qu'on doit faire rentrer notre société dans le 21e siècle, produire davantage, avoir une économie beaucoup plus simple, pouvoir entreprendre plus facilement quand on est artisan, quand on est commerçant, pouvoir vivre de ce dont on du fruit de son travail quand on est agriculteur et avoir une société qui protège les plus faibles, ceux qui sont en situation de handicap et les plus. On va juste voir à quoi ressemblerait votre France idéale si vous étiez élu en 2022.

Regardez en 2022 dans la France d'Emmanuel Macron, il n'y aurait plus qu'un seul système de retraite, le même pour les salariés du privé, les fonctionnaires et les anciens bénéficiaires des régimes spéciaux. La fonction publique justement où Emmanuel Macron veut supprimer 120000 postes de fonctionnaires dans un scénario idéal. Une allocation chômage pour tous dont pourront bénéficier les travailleurs indépendants et les salariés qui démissionnent. L'impôt sur la fortune transformé en un impôt uniquement sur le patrimoine foncier et 80 % des foyers les plus modestes n'opéront plus de taxes d'habitation.

Si son programme est appliqué, les lunettes, les prothèses dentaires et auditives seront remboursées à 100 % les médicaments vendus à l'unité. Sécurité 10000 policiers et gendarmes supplémentaires en 3 ans. La France serait aussi au cœur d'une Europe dont elle redeviendrait le moteur. Mais la priorité d'Emmanuel Macron reste l'éducation. Dédoublement des classes de CP et de CE1 dans les zones défavorisées et plus d'autonomie pédagogique dans tous les autres établissements. Emmanuel Macron, vous avez à plusieurs reprises publiquement critiqué les 35 heur mais elles sont dans votre programme. Pareil pour l'impôt sur la fortune. Vous la modifiez mais elle reste dans votre programme.

Vous ne voulez fâcher personne ? Non, pas du tout. Mais j'ai toujours dit la même chose et je fais ce que j'ai dit. J'ai dit ce qui ne va pas dans l'économie française, c'est d'avoir voulu imposer les 35 heures par la loi pour tout le monde. C'était il y a maintenant presque 20 ans. Si c'était le drame de la société française que ceux qui aujourd'hui nous disent que c'est la priorité absolue décidé de le faire quand ils étaient aux manettes. Bon, ils l'ont pas fait. Moi ce que je dis c'est de la même manière que c'était ridicule de le faire pour tout le monde par la loi, ce serait ridicule de vous dire ce soir il faut ramener le la durée légale du travail à 39h 40h 41h par la loi. Pourquoi ?

D'abord parce que toutes celles et ceux qui nous écoutent, je leur exprimerai ce soir, c'est le programme de François Fillon, qui vont perdre les heures supplémentaires qu'ils ont si aujourd'hui ils travaillent de fête 39h. C'est pas une bonne chose. Moi, je suis pour qu'on vive dignement de son travail. Donc je suis pour qu'on paye les heures supplémentaires et d'ailleurs dans mon programme il y a l'exonération des charges patronales et salariales sur les heures supplémentaires. C'était une bonne mesure de Nicolas Sarkozi, je l'ai reprise.

Ensuite je ce que je dis c'est simplement il y a des secteurs, il y a des entreprises pour qui les 35 heur ça n'est pas adapté et je donne à ce moment-là la possibilité par un accord majoritaire d'entreprise ou de branches de le changer. Donc je ne change pas les 35 heures dans la loi pour tout le monde, mais je donne aux entreprises, aux branches professionnelles la possibilité de le changer par un accord. Je crois au dialogue social, je donne de la souplesse dans l'économie mais je ne suis pas dogmatique. De la même manière pour l'impôt sur la fortune. J'ai toujours dit c'est un mauvais impôt en ce qu'il empêche les gens de réussir par leur travail et d'investir dans l'économie française.

C'est pour ça que vous le gardez ? Non, c'est pour ça que j'en supprime la moitié, la part qui est réinvestie dans l'économie française. Parce que si vous créez votre entreprise, que vous la développez, que vous la vendez, aujourd'hui je vous taxe à l'ISF, moi je veux que si monsieur Gilles Boulot décide de réinvestir ce qu'il a gagné dans entreprises de madame Coudré ou dans mon entreprise, et bien il puisse ne pas payer l'ISF parce qu'il va financer l'activité économique. Par contre, s'il décide de mettre son argent dans une résidence principale secondaire ou dans son patrimoine immobilier, ça ne me crée pas de richesse, ça ne me crée pas d'emploi. Donc, j'ai une politique très simple.

Partout où l'impôt sur la fortune empêché de réussir par son travail et de créer des emplois, je le supprime. Par contre, j'en profite pour que nos téléspectateurs soient bien au clair. Je ne touche rien des exonérations, des niveaux de taux et cetera sur le patrimoine foncier. Qu'est-ce que ça veut dire ? que si je suis élu demain, rien ne changera pour un propriétaire dans l'immobilier. Il n'y aura aucune augmentation de ces taxes ou de ses impôts quels qu'ils soient durant les 5 années. Est-ce que comme la chanson allemande de Hangal Merkel, vous préférez des emplois précaires à pas d'emploi du tout ? Je pense qu'il ne faut pas rentrer dans cette dynamique.

Je suis défavorable au petit un choix à faire. Non, il y a le choix du dialogue social, ce que nous évoquions il y a un instant. Moi, je suis défavorable au petit job. C'est-à-dire que quand on travaille, on doit vivre dignement justement de celui-ci. Et donc je suis pour que évidemment le salaire minimum soit respecté mais que par le dialogue social, on protège les intérêts des salariés. Donc je suis défavorable à créer des mini jobs à la française. Je suis favorable à donner plus de souplesse par le dialogue social au niveau de l'entreprise et de la branche pour créer plus d'emploi. Je suis favorable à ce qu'on donne plus de visibilité à l'employeur en simplifiant les prudomes.

J'ai commencé à le faire quand j'étais ministre. Je souhaite aller plus loin en mettant en place des planchers et des plafonds pour les dommages et intérêts. Je souhaite qu'on simplifie la vie de toutes celles et ceux qui entreprennent. C'est pour ça que je veux supprimer le RSI pour les artisans, les commerçants, les indépendants. Tout ça, j'y suis favorable. Par contre, je suis défavorable au fait que quelqu'un demain ait un travail qui ne lui permet pas de de vivre dignement. Une mesure dont on a beaucoup parlé, c'est la suppression pour 80 % des foyers de la taxe d'habitation. Nous sommes allés voir un maire d'une commune et il a une question très précise à vous poser. Écoutez-le.

Daniel Maître, 69 ans, maire sans étiquette de l'USAC les églises. Monsieur Macron, notre commune a connu la baisse de dotation de 27 % depuis 2013. Vous envisagez de supprimer la taxe d'habitation de l'ordre 17 % de nos recettes. Comment pensez-vous compenser ces perte pour que l'on puisse continuer à vivre et à investir dans nos communes ? Votre réponse d'abord. Pourquoi je supprime la taxe d'habitation pour 80 % de nos concitoyens ? Parce que c'est un impôt injuste. Injuste socialement, injuste géographiquement. Mais comment font les communs, je vais tout de suite vous le dire, mais c'est très important de comprendre pourquoi on le fait.

Vous payez le même impôt si vous gagnez une fois le SMIC ou cin fois le SMIC. Et cet impôt, il est généralement plus faible dans les métropoles et très élevé dans les petites villes ou les villes moyennes de province. C'est la double peine pour les classes moyennes françaises. Donc c'est pour ça que je veux le supprimer. Nous allons faire des économies. Vous l'avez évoqué tout à l'heure dans le petit diagramme que vous avez passé. Je veux que progressivement dès la première année et puis de plus en plus, nous arrivions à réduire le train de vie de l'État, des collectivités et de l'assurance sociale. Nous ferons d'ici la fin du quinquena, si je suis élu, 60 milliards d'économies par an.

Je veux affecter ces 60 milliards d'une part à la baisse de notre déficit pour 40 milliards, d'autre part à la baisse des impôts. 10 milliards pour baisser les impôts des entreprises, je baisserai des charges et je ramènerai l'impôt sur les sociétés à 25 %. Mais la question et 10 milliards d'euros et 10 milliards d'euros pour justement supprimer la taxe d'habitation pour 80 % des Français. Est-ce que les communes vont récupérer ce qu'elles obtiennent aujourd'hui ou est-ce que vous allez uniformiser que vous allez le rembourser ? Oui, je suis en train je suis en train de vous expliquer comment exonérer la taxe d'habitation pour 80 % des Français, ça coûte 10 milliards d'euros.

je les financerai par les économies que nous allons faire justement dans la sphère publique. Et donc qu'est-ce qui va se passer ? Et bien si vous êtes des classes moyennes, des Françaises et des Français qui payent aujourd'hui la taxe d'habitation, vous n'allez plus la payer progressivement. Ça va se faire sur 3 ans et c'est l'État qui prendra votre part. Et donc c'est l'État l'État, c'est-à-dire des contribuables, d'autres pas tomber du ciel. Ce sont les économies que je viens de vous expliquer. Ce sont les 10 milliards d'économies que j'utilise pour baisser l'impôt de nos concitoyens.

au lieu de baisser, de supprimer par exemple comme vous le vouliez la totalité de l'impôt sur la fortune, Sergil Boulot, au lieu de supprimer l'impôt sur le revenu des plus aisés, au lieu de faire ceci ou cela, moi je concentre mes efforts pour supprimer la taxe d'habitation des classes moyennes. Donc pour que ce soit très clair, le maire que nous avons vu, il sera en totalité dans la même compensé. Qu'est-ce que ça veut dire ? L'État et bien payera à votre place la taxe d'habitation à la commune. Si de nouveaux habitants viennent s'installer dans la ville, nous le prendrons en compte.

Ce sera évalué tous les 6 mois pour qu'il n'y ait aucune perte et qu'on préserve ce qu'on appelle l'autonomie fiscale de la commune. Il gardera même sa liberté de taux. Monsieur Macron, dans votre programme page 29, vous dites que vous voulez supprimer au moins un/art des départements, c'est-à-dire 25 départements. Lesquels ? Alors, c'est très simple. Je veux que progressivement dans le quinquena, on puisse supprimer les départements partout où il y a des métropoles. On ne peut pas le faire en totalité là où il y a les métropoles. Pourquoi ? Parce que Clermont a été choisi comme métropole par la loi.

On va pas supprimer le département du puit de dô, c'est beaucoup trop grand par rapport à Clermont. Vous fondez le barrain, le hain vous ? Non, non. Je fusionne, j'incite à fusionner la métropole avec le département. Vous avez aujourd'hui, la loi la crée une métropole ex-Marseille. Le département des Bouches du Rône comporte, je crois, une vingtaine de communes hors de cette métropole. Est-ce que ça a beaucoup de sens de garder un département ? Non, il faut fusionner le département avec la métropole ex-Marseille. Et donc, de la même manière, dans ce qu'on appelle le Grand Paris, vous avez gardé des départements tout autour de Paris dont je rappelle que c'est une ville et un département.

Je souhaite progressivement qu'on puisse fusionner ces départements. Lille et le département du Nord doivent être fusionnés progressivement. Donc voilà la philosophie, ça n'est pas militaire et décidé dans mais c'est un principe de bon sens pour réduire le 1000 feuilles administratif dont nous parlons en retard. Monsieur Macron, on voudrait vous parler d'Europe évidemment vous êtes l'un des trois candidats sur 11 à penser que l'Europe est un atout pour la France. Si vous aviez un argument et un seul s'il vous plaît pour convaincre les Français que leur avenir est dans l'Union européenne, ce serait lequel ? Mais aujourd'hui, nous sommes confrontés à des grands risques internationaux.

la migration, les transformations économiques, les attaques d'autres pays. La Chine qui demain peut décider de nous attaquer sur le marché de l'acier comme elle l'a fait il y a un an. Tous ces grands risques sont des risques transnationaux. Et bien, si nous décidons de nous replier sur nous-même, de fermer nos frontières, de nous replier sur la France, nous ne sommes pas en situation de bien nous protéger. J'ai été ministre de l'industrie le jour où la Chine a décidé d'attaquer notre industrie sidérurgique en baissant le prix de son acier. Elle aurait pu détruire des dizaines de milliers d'emplois. C'est l'Europe qui peut nous protéger en mettant des tarifs. Pourquoi ?

Parce que l'Europe c'est un marché de plus de 500 millions de personnes. La France c'est un marché de 60 millions de personnes. Et si demain nous faisions œuvre de répression contre les Chinois, et bien il nous ferait beaucoup de mal sur le plan économique et nous craignent beaucoup moins que l'Union européenne. Simplement, il faut une Europe moins bureaucratique. Il faut une Europe qui aille plus vite et qui protège mieux. Et ça, je m'y attellerai. Emmanuel Macron une question sur la Syrie et sur l'ordre du monde.

Le le 4 avril dernier, euh des populations civiles ont été gazées en Syrie sans attendre le résultat d'une enquête, le président américain Donald Trump, indépendamment de l'ONU, a bombardé une base du régime syrien. Est-ce qu'il a eu raison ? Je respecte la décision du président américain et je suis tout à fait favorable à éradiquer la capacité du régime syrien à procéder par arme chimique. Je n'ai pas toutes les informations dont il disposent ou même dans les pouvoirs publics français disposent. Mais moi, je souhaite d'abord qu'on éradique les terroristes et Daesh en Syrie. C'est ma priorité parce que c'est la sécurité de nos concitoyens.

Ensuite, je souhaite qu'on cesse toutes les attaques chimiques qui sont complètement contraires au droit international. en Syrie parce qu'aujourd'hui l'ennemi du peuple syrien c'est Bachar Elassad. Et sur ce sujet, je souhaite qu'on puisse le faire dans le cadre du Conseil de sécurité des Nations- Unies. Je mettrai toute la pression sur les Russes pour qu'ils ne mettent pas de véau. Et s'ils en mettaient un, je compte tenu des informations disponible, je serai alors prêt à prendre mes responsabilités pour neutraliser les capacités chimiques du régime syrien.

Donc je partage les objectifs du président Trump sur ce sujet, pas sur beaucoup d'autres, mais je pense que c'est dans un cadre plus concerté avec un échange d'information que cela doit se faire. Il est temps de vous poser les questions qui font débat au sein de la société française. Vous répondez par oui ou par s'il vous plaît. Première question. Faut-il légaliser le cannabis ? Non. Faut-il reconnaître le vote blanc ? Non, je ne souhaite pas le reconnaître parce que ça aurait un sens de le reconnaître si on oblige à voter. Aujourd'hui, il est prise en compte comme un vote blanc mais il n'est pas décompté comme un candidat, si je puis dire. Et vous ne voulez pas rendre le vote obligatoire ?

Non, je ne le souhaite pas. Faut-il aller plus loin sur la question de l'euthanasie et légaliser ce qu'on appelle le suicide assisté ? C'est un sujet éminemment sensible qui touche les convictions philosophique, religieuse, personnelle et on ne peut pas l'aborder simplement par oui ou par non parce qu'il touche la vie de millions de concitoyens et des de l'intimité profonde. Il faut faire vivre cette loi. Il faut que ce que la loi Cless Leonetti a prévu déjà fonctionne. Et moi, je vois deux priorités. La première, c'est de pouvoir donner tôt dans sa vie et en tout cas avant d'être aux dernières extrémités des indications sur ce que l'on souhaite.

La loi le permet, il faut l'appliquer, le généraliser et informer nos concitoyens. C'est encore très peu utilisé. Ensuite, il faut réduire au maximum la souffrance dans les dernières instants de la vie. Et je me battrai pour cela. Ce que toutes celles et ceux qui travaillent dans nos services de soins palliatifs font est remarquable. Mais dans notre pays, nous devons encore réduire la souffrance de chacune et chacun. Par contre, je ne souhaite pas aujourd'hui dans le cadre d'une campagne présidentielle dire qu'il faut changer de loi parce que c'est un sujet éminemment intime, éminemment profond, qui mérite des débats de société beaucoup plus denses qui méritent de prendre le temps.

Monsieur Macron, d'un mot faut-il interdire ou pas les signes religieux ostentatoires dans la rue ? d'un mot, il faut interdire ceux qui sont aujourd'hui interdits, particulier la Bourka. Je ne pense pas qu'il faille aller aujourd'hui plus loin. Je suis pour la laïcité, toute laïcité, l'interdiction complète à l'école, l'interdiction complète dans les service public et dans la société, l'interdiction de quelques signes comme la Bourka qui ne respecte pas justement l'égalité homme-femme et cette civilité qui existe entre les femmes et les hommes dans la société française. Pour le reste, il faut sur ces sujets beaucoup dépassionner, remettre le cadre de notre laïcité en avant et l'expliquer.

C'est la liberté de croire. Ça devait être d'un moté vraiment que je vous pose la dernière question. Pardonnez-moi, vous allez vous voulez être président de la République. Quelle est votre principale qualité et quel est votre point faible ? On n'est jamais le mieux placé pour parler de soi. Je pense que l'engagement, l'opinatâreté, ma principale qualité et votre point faible sans doute l'entêtement parfois qui va avec. Merci Emmanuel Macron. Demain dans ce fauteuil aux allures présidentielles, nous recevrons Marine Le Pen. Très bonne soirée à tous. À demain Cla. Merci. Merci.