Présidentielle 2027 : l’idée d’une primaire divise à gauche - C à Vous l’Intégrale - 07/04/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" de retour jusqu'à 21h avec toute l'équipe.
Salut à tous les 5. A la une ce soir, C.Kohler et J.Paris en route pour la France. - E.Macron: Permettez-moi de partager avec vous la grande joie et le soulagement de savoir C.Kohler et J.Paris libres et sur le chemin du retour pour la France. - L.Amar: Quasiment 4 ans après leur arrestation en Iran, ils seront de retour en France demain matin.
Ils avaient été accusés d'espionnage, incarcérés puis libérés il y a 5 mois. Mais ils étaient toujours bloqués à l'ambassade de France à Téhéran. - A.-E.Lemoine: La gauche, à un an des présidentielles, Patrick? - P.Cohen: Oui, quel périmètre, quelle adresse aussi?
La gauche est très divisée depuis ces derniers mois. Ca n'a pas empêché LFI de relancer l'idée d'une main tendue aux écologistes et aux communistes, dans l'optique d'une candidature commune pour la prochaine présidentielle. - A.-E.Lemoine: On en parle avec notre invitée, M.Tondelier.
Bonsoir. Vous êtes candidate à l'élection présidentielle, favorable à une primaire de la gauche. Une idée qui, pour l'instant, a bien du mal à faire son chemin. - M.Tondelier: Comme beaucoup de bonnes idées! - A.-E.Lemoine: Cette campagne, vous la menez déjà, enceinte d'un 2e enfant, une grossesse presque surprise après un parcours douloureux comme beaucoup de couples.
Vous avez choisi de le rendre public. Il est question aussi dans le débat public du 1er-Mai, dont certains voudraient remettre en cause le principe? - E.Tran Nguyen: Notamment le patron de Renaissance, G.Attal, qui veut se battre en 1re ligne pour que nos boulangers et fleuristes puissent travailler ce jour qui est obligatoirement chômé, normalement.
Une proposition qui sera discutée vendredi à l'Assemblée nationale mais qui fait beaucoup réagir. - A.-E.Lemoine: Un dialogue interstellaire ce soir... ... - L.Sénéchal: C'est le président Trump qui félicite l'équipage d'Artemis 2.
Ils sont allés plus loin qu'aucun autre être humain avant eux. Ils sont sur le chemin du retour, mais leur exploit a donné lieu à beaucoup de fake news. - A.-E.Lemoine: Comme on doute des premiers pas de l'Homme sur la Lune.
Nos invités après 20h, M.Biraben, E.Toledano et O.Nakache qui signent un nouveau film formidable, "Juste une illusion".
Une plongée délicieuse et nostalgique dans les années 80... - P.Lescure: Et "Le Goût des autres" ressort en salles, 26 ans après.
On va y revenir. - A.-E.Lemoine: O.Nakache et E.Toledano ont travaillé avec J.-P.Bacri sur "Le Sens de la fête".
Tout d'abord, l'Edito de P.Cohen. A un an de la gauche... - P.Cohen: De la présidentielle! - A.-E.Lemoine: Oui!
Que reste-t-il de l'union de la gauche? - P.Cohen: Regardez cette image.
Elle n'est pas si vieille. On est en juin 2024. Même pas 2 ans...
M.Panot, M.Bompard, Y.Jadot et vous-même, M.Tondelier...
Tous derrière la tribune, le programme et le label du Nouveau Front populaire. Depuis, tout cela s'est disloqué au gré des visions, des compromis négociés entre les socialistes, des écarts de J.-L.Mélenchon, de la stratégie solitaire de LFI aux municipales...
Une liste non exhaustive. Ce qui n'a pas empêché M.Bompard, coordinateur de LFI, de lancer un appel aux écologistes et aux communistes pour une candidature commune à la présidentielle. - M.Bompard: La dynamique est du côté de la gauche de rupture.
Il va y avoir l'année prochaine, j'espère, un candidat de gauche en mesure de l'emporter à l'élection présidentielle. - P.Cohen: "Le RN menace", dit encore M.Bompard.
Il réclame une formidable mobilisation populaire pour le battre. "Nous l'avons fait en 2024, nous pouvons le faire en 2027." - A.-E.Lemoine: Il tire donc un trait sur les socialistes? - P.Cohen: Oui, ils sont considérés comme des socio-traîtres, pour avoir refusé de voter les sanctions et faire tomber le gouvernement S.Lecornu.
Les insoumis veulent-ils ramasser le drapeau de l'unité, toujours payant auprès des électeurs de gauche? En tout cas, ça n'a pas pris avec les communistes. Ecoutez F.Roussel dimanche dernier. - F.Roussel: Le dernier accord aux législatives que nous avons fait en 2024, NFP, où nous nous sommes battus pour faire élire des députés en commun, ces mêmes députés insoumis pour lesquels nous nous sommes battus se sont présentés contre les maires communistes, socialistes et écologistes aux municipales.
Donc excusez-moi que ça laisse un peu un goût amer... - P.Cohen: F.Roussel rejette la main tendue de LFI, expliquant qu'il y a une rupture avec cette formation.
J.-L.Mélenchon est, selon lui, le pire candidat du 2d tour.
Et vous, M.Tondelier, vous actez la rupture comme le fait F.Roussel, avec LFI?
Ou bien vous continuez à vous accrocher à cette image de juin 2024? - M.Tondelier: Je pense que juin 2024, c'est le moment où on a empêché J.Bardella d'arriver à Matignon.
J'en garde un souvenir...
Depuis, les chefs déconnent. Cette fable des gauches irréconciliables, qui est sûrement vraie d'ailleurs, ce n'est pas vrai pour les électeurs. - P.Cohen: Pas partout, on l'a vu aux municipales... - M.Tondelier: Mais ils veulent quoi?
Le pouvoir d'achat, l'environnement, l'égalité des territoires... - P.Cohen: Donc ça dépend de qui tient le drapeau? - M.Tondelier: Quand on sonde, J.-L.Mélenchon est celui qui a le moins de chances de l'emporter contre le RN.
Il y a même des électeurs de gauche qui, au 2e tour, ne votent pas J.-L.Mélenchon...
Quant à la proposition de M.Bompard, la dernière discussion physique que j'ai eue avec lui, dans un meeting commun à Limoges...
Je lui ai dit: "Vous vous rendez compte, comment vous nous parlez, sur les réseaux sociaux? Qu'est-ce que c'est que cette manière de faire?" Et il m'a répondu: "De toute façon, nous n'avons plus de partenaires." J'ai trouvé ça un peu hypocrite.
Cette proposition sur les chaînes n'a pas valu un seul coup de téléphone. - A.-E.Lemoine: Il vous a coupé l'herbe sous le pied? - M.Tondelier: Il a coupé rien du tout.
Je n'ai même pas réagi. C'est un peu hypocrite. Ce qu'il demande, ce n'est pas un travail en commun, c'est une forme d'annexion.
Il faut être derrière eux, derrière Jean-Luc, un leader incontesté jamais remis en question, qui veut la VIe République pour tout le monde sauf pour lui. Les électeurs l'ont rejeté. Je pense qu'ils espèrent récupérer un peu le totem de l'unité.
Ce n'est pas comme ça que ça marche. - A.-E.Lemoine: La primaire de la gauche, vous allez la faire avec qui? - M.Tondelier: Dans un moment où...
Ca fait 2 fois qu'on est éliminés au 2e tour de la présidentielle. On n'est même pas au 2e tour. C'est l'échec des responsables politiques.
Mais les électeurs font le travail, toujours! Ils sauvent la donne au 2e tour. C'est pour ça que je décide de leur faire confiance en leur confiant le choix du candidat.
Mais quand on se trompe autant de fois de suite, normalement, on fait autrement. Sinon, c'est une faute politique lourde, une récidive. Je propose qu'on fasse autrement en ayant le courage de la confiance dans ces électeurs qui font toujours le bon choix.
On prône une VIe République, plus d'horizontalité, de démocratie. Ca ne commence pas quand on s'assoit sur le trône à l'Elysée. Ca commence avant.
Il faut qu'on donne confiance en montrant qu'on sait le faire. - A.-E.Lemoine: Pourquoi cette primaire fait peur aux socialistes? - M.Tondelier: Parce que je pense qu'il y a une forme de gauche un peu propriétaire.
Ce n'est pas valable que pour les socialistes. C'est leur moment, leur élection, leur destin...
Mais ça ne peut plus marcher comme ça. Je suis candidate à la présidentielle dans le cadre d'une primaire. Si je la gagne, je serai honorée d'être la candidate et je mettrai toutes mes forces dans la bataille.
Si je ne la gagne pas, je soutiendrai le gagnant. Ils sont 60 % des électeurs de gauche à vouloir une primaire, quand même! J'en veux beaucoup à ceux qui tapent le matin, midi et soir sur la primaire, sans avoir rien d'autre à proposer.
Ils disent qu'il faut des idées...
On n'a attendu personne pour avoir des idées. Je peux vous improviser 10 mesures sur lesquelles on sera tous d'accord. Ce n'est pas le sujet.
On ne va pas s'engager dans des discussions programmatiques en mettant sous le tapis la question épineuse de "qui"... - A.-E.Lemoine: Jusqu'à quand vous allez vous battre pour la mise en place d'une primaire? - M.Tondelier: J'ai tendance à me battre longtemps, vous savez. - A.-E.Lemoine: On a l'impression que c'est une idée quasi mort-née. - M.Tondelier: Ce n'est pas vrai.
Imaginons que B.Vallaud réussisse son petit putsch, qu'il devienne candidat socialiste. Après, il fait quoi?
Il va surclasser tout le monde juste parce qu'il est B.Vallaud et parce qu'il aurait battu O.Faure à l'interne au PS?
Ca n'a aucun sens. Quand on n'a pas de solution à apporter, on ne casse pas le seul truc qui existe. Donc je ne renonce pas à cette idée.
Je suis convaincue que dans ce contexte, c'est la meilleure. Au 2e tour, il y aura M.Le Pen ou J.Bardella, celui des 2 qui sera encore éligible, parce que M.Le Pen sera peut-être déclarée inéligible pour d'excellentes raisons...
Il reste une 2e place. La droite l'a très bien compris. Sur tous les plateaux télé du 2e tour des municipales, je les ai entendus dire qu'il fallait une seule candidature à droite.
Ils ne sont pas d'accord sur le comment, mais ils sont d'accord sur la candidature unique. La place au 2e tour ira au camp le moins divisé. C'est aussi simple que ça. - P.Cohen: Mais vous n'empêcherez pas J.-L.Mélenchon d'être candidat? - M.Tondelier: Admettons qu'il veuille partir tout seul...
Aux municipales, on a montré qu'il existait un socle pour faire d'excellents scores au 1er tour, alors que LFI partait toute seule. - P.Cohen: Justement, quelle est votre analyse du reflux écologiste aux municipales?
Sur les 12 villes que vous aviez gagnées en 2020, 8 ont été perdues, dont les plus grandes comme Bordeaux, Poitiers, Strasbourg. - M.Tondelier: Je ne mets pas la poussière sous le tapis.
On a discuté tout de suite avec les battus, mais aussi avec les gagnants, avec les anciens maires et les nouveaux maires. On a gagné aussi à Conflans-Sainte-Honorine, à Bagnolet, dans l'Aveyron...
C'était un constat très lucide. C'est une force de notre mouvement: on se dit les choses. On n'est pas là pour se monter le bourrichon en externe.
Il y a des maires qui ont dit qu'ils étaient peut-être passés à côté de symboles. Par exemple, on trouve que ce n'est pas trop respectueux de distribuer des médailles de la ville...
Mais on a compris que les gens y étaient attachés. C'était un symbole, pour des habitants. C'est passé pour un manque d'intérêt.
Mais les maires écologistes ont mis des choses en place, qui vont laisser une trace pendant des décennies. Mais entre 2020 et 2026, il s'est passé beaucoup de choses, donc le programme sur lequel ils avaient été massivement élus, peut-être qu'il a été mis en place trop vite par rapport aux attentes des Français, qui avaient un peu bougé. - A.-E.Lemoine: C'est une méconnaissance de l'électorat local? - M.Tondelier: Je pense que l'écologie est un sujet très difficile.
Si on avait fait moins vite, on nous l'aurait reproché. Quand on veut de la gratitude, on ne fait pas de la politique, on prend un chien. J'ai toujours pensé qu'il ne fallait pas faire de la politique pour la gratitude.
Pour les maires écologistes qui ne sont pas réélus, c'est triste, pas toujours très juste, mais ils partent en sachant que ce qu'ils ont fait pendant 6 ans restera. C'est toujours ça de pris. - A.-E.Lemoine: C'est au terme de ces municipales que vous avez annoncé votre 2e grossesse.
Pourquoi la rendre publique? - M.Tondelier: Déjà, parce que ça allait se voir.
J'ai préféré le dire moi-même, plutôt qu'on me dise qu'il y avait des rumeurs...
Et puis, cette histoire est compliquée. Si j'avais dû en parler pour des raisons techniques et pratiques dans mon parti, j'aurais dû expliquer 100 fois cette histoire. Les gens m'auraient dit que j'avais pas bien choisi mon moment...
J'aurais dû expliquer mon parcours de PMA. Je n'avais pas la force de le faire 200, 300 fois en bilatéral. Donc je l'ai fait une fois et j'ai tenu la promesse que j'avais faite dans les couloirs du CHU de Lille à des couples que je croisais et qui me disaient: "On est contents de vous rencontrer là.
On se sent moins seuls." Je leur avais dit que j'en parlerais. J'ai tenu cette promesse.
Si vous saviez le nombre de messages que j'ai reçus de femmes qui sont dans des parcours, comme moi, de PMA, mais aussi de femmes seules qui font le parcours, de femmes en couple avec des femmes qui font le parcours...
Mais aussi d'hommes qui font le parcours avec des femmes...
C'est une histoire assez universelle. Le 1er trimestre de campagne municipale, c'est dur pour les femmes qui travaillent de nuit, qui élèvent seules les enfants, qui font des métiers pénibles...
Le parcours PMA a été une errance très longue, un parcours du combattant, mais je ne suis ni la première ni la dernière à le vivre. Les fausses couches, ça laisse des séquelles à vie. 1 femme sur 3 est concernée, et on n'en parle jamais dans la société. - A.-E.Lemoine: Pourquoi on ne parle pas de ce combat, qui exige beaucoup plus des femmes que des hommes?
Les traitements contre l'infertilité concernent d'abord les femmes... - M.Tondelier: Ca concerne aussi les hommes.
Dans le monde occidental, en quelques décennies, la mobilité des spermatozoïdes et leur nombre a diminué de 50 %, sans même parler des malformations. - A.-E.Lemoine: Ca, on ne le traite pas?
Dans une FIV, c'est la femme qui est traitée... - M.Tondelier: C'est un problème aussi bien féminin que masculin.
Mais la charge du traitement est beaucoup sur les femmes, comme celle de la contraception, d'ailleurs. Et on n'en parle pas dans la société. Il y a un côté pudique, que je comprends parfaitement, mais qui laisse dans la solitude beaucoup de monde...
Et aussi parce que ce sont beaucoup des hommes qui présentent les sujets du débat public. Je me suis demandé comment ça allait être pris, si je devais renoncer à la présidentielle. Mais il y a tellement de cas...
Chacun fait comme il veut. Moi, je suis pour la liberté. Si on écarte à chaque fois les femmes du champ politique parce qu'elles ont des enfants...
Dans les gouvernements, dans tous les pays développés, la plupart des hommes ont des enfants. En revanche, les femmes, elles sont moins de 10 %. C'est-à-dire que les enfants sont un problème pour les femmes mais pas pour les hommes.
Résultat, il y a très peu de mamans dans les assemblées délibératives, les postes à responsabilité, donc forcément, ces sujets avancent moins vite. 1re réunion à la commission d'agglomération pour moi, on a parlé de l'eau...
Il y avait un problème pour les femmes enceintes et les nourrissons. Mais on a dit qu'il ne fallait pas en parler parce que c'était anxiogène. Donc, pour ne pas angoisser les gens, on préférait les laisser boire l'eau du robinet alors que c'était dangereux pour eux.
J'avais dit que si c'était un problème de cancer de la prostate, on en parlerait tout de suite... - A.-E.Lemoine: C'est une femme dont je voudrais vous soumettre la réaction.
S.Rousseau a été interrogée hier au sujet de votre grossesse. Elle s'est réjouie qu'on parle de la santé des femmes, en ajoutant à votre propos ceci. - M.Tondelier: Je n'exalte rien du tout.
Je prône une politique féministe du vivant. Quand E.Macron va à la télé prôner le réarmement démographique, d'un air très martial, en culpabilisant toutes les femmes qui n'ont pas d'enfants ou qui ne veulent pas en faire... - P.Cohen: Vous l'interprétez vraiment comme ça? - M.Tondelier: Pour E.Macron, je l'ai vécu comme ça.
On se bat pour une politique féministe du vivant, qui favorise la vie, la vie des écosystèmes, la vie dans la société. Aujourd'hui, les femmes qui ne font pas d'enfants, certaines n'en veulent pas et c'est leur droit. Mais regardez les informations internationales, les informations sur le climat, les problèmes de logement... 53 % des gens réduisent leurs portions alimentaires et d'autres sautent des repas pour des raisons financières.
Je comprends que certains ne se projettent pas forcément dans un enfant ou un 2e enfant. Quand on ne sait pas comment se loger, quand on voit les enfants à l'ASE, quand 1 sur 2 est victime de mauvais traitements dans l'ASE, quand il y a plus de 2000 enfants qui dorment dans la rue, sans compter les appels au 115, les enfants qui dorment dans des voitures, les mineurs isolés...
On n'est pas une société bienveillante, ni avec les mamans ni avec les enfants. Ca pose beaucoup de questions. Je suis pour une politique égalitariste dans ce pays, entre les femmes et les hommes, pour une société à hauteur d'enfant.
Chaque femme prendra son choix en conscience. Ce ne sera pas un choix parce qu'elles n'ont pas osé, parce qu'elles ne savaient pas, parce qu'elles avaient peur pour leur carrière...
Je veux que ce choix soit libre. - P.Lescure: Question sur un tout autre sujet, mais qui est un débat qui va occuper l'Assemblée pendant quelques heures.
Les députés doivent étudier un projet de loi visant à doter l'Alsace des compétences d'une région, ce qui reviendrait à la sortir de la région Grand Est. Dans une tribune publiée avant-hier, les présidents de 10 régions se sont opposés à cette proposition de loi, craignant que chaque lobby local revendique dorénavant l'autonomie et une indépendance. Ce sont des inquiétudes que vous partagez?
Vous pensez qu'on peut étudier au cas par cas des demandes comme cela? - M.Tondelier: Représentant ici le lobby du Pas-de-Calais, je vais m'engouffrer dans la brèche...
Soyons sérieux: J'en ai marre des lois électoralistes qui changent les modes de scrutin avant une élection. Les macronistes ont déjà fait ça avec Paris, Lyon et Marseille. Ils ont voulu tout changer pour gagner ces villes.
Ca n'a pas marché. On ne change pas le modes de scrutin avant une élection. C'est ce que M.Valls avait fait en 2015 en créant ces grandes régions avant les régionales.
C'est vrai que certaines régions sont trop grandes: les Hauts-de-France, l'Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine...
C'est valable pour le Grand Est comme c'est valable ailleurs. En tant que régionaliste, le raisonnement pourrait m'intéresser. Mais dans cette réforme, on ne parle pas de culture locale, on parle juste de gouvernance.
Les régions sont élues à la proportionnelle. Pour l'Alsace, ce ne sera plus le cas. C'est une baisse de démocratie sous couvert de régionalisme.
Et surtout, c'est parce que G.Attal voulait acheter à peu de frais la voix des élus alsaciens. - E.Tran Nguyen: G.Attal voudrait que certains salariés puissent travailler le 1er-Mai, seul jour obligatoirement chômé.
Cette proposition de loi a été adoptée par le Sénat et sera débattue à l'Assemblé vendredi. Voici comment il la défend. ... - E.Tran Nguyen: Le texte ne s'arrête pas là.
Il concernerait tous les établissements de vente alimentaire au détail, les établissements qui fabriquent et produisent des produits alimentaires destinés à la consommation immédiate, et les établissements exerçant des activités culturelles comme le cinéma et le théâtre. Le ministre du Travail adhère à cette proposition, avec un argument qu'on a déjà beaucoup entendu. Pourquoi les vendeurs à la sauvette auraient le droit de travailler et pas les fleuristes? - J.-P.Farandou: Le Code du travail a un petit trou dans la raquette.
Il faut qu'on le complète. Ensemble pour la République, le parti dirigé par G.Attal, va présenter une proposition de loi permettant de régulariser cette situation.
J'y serai bien sûr favorable. - E.Tran Nguyen: Les boulangeries peuvent ouvrir normalement, parce que le texte de loi ne s'applique qu'aux salariés.
Les patrons peuvent ouvrir leur commerce tant qu'il n'y a qu'eux qui s'y trouvent. Souvent, les fleuristes ou les boulangers sont leur propre patron. Cette proposition est quand même soutenue par 74 % des Français, qui disent vouloir pouvoir travailler, quels que soient l'âge ou la catégorie sociale.
Sur la base du volontariat des salariés, ce que précise G.Attal. C'est aussi un argument qui fait mouche auprès de nos téléspectateurs.
Tous les syndicats sont contre. Ils ont fait un communiqué. ...
S.Binet, la patronne de la CGT, va même jusqu'à traiter l'ex-Premier ministre de "Pinocchio sans nez", bref de mentir aux Français en défendant sa proposition de loi. - S.Binet: Il se comporte comme Pinocchio.
Ou comme Super Menteur, pour rappeler des souvenirs aux plus anciens d'entre nous. Cette proposition de loi n'est pas pour les artisans. Elle est pour les grandes enseignes, les grands groupes, les multinationales.
Ils vont profiter de cette proposition de loi pour faire du dumping et de la concurrence aux petits artisans qui peuvent déjà travailler. - E.Tran Nguyen: Est-ce que vous comprenez le contraste entre les syndicats et cette écrasante majorité de Français qui veulent avoir le choix? - M.Tondelier: Je pense que les 1,4 million de salariés concernés potentiellement par la mesure savent bien que ce ne sera pas si volontaire que ça.
C'est comme le travail le dimanche. Certains postes, quand vous refusez systématiquement de travailler le dimanche ou le 1er-Mai, on vous explique gentiment qu'on va prendre quelqu'un d'autre. Le 1er-Mai a une histoire.
Ils vont nous faire tous les jours fériés un par un. C'est Né dans le Nord, à Fourmies, le 1er mai 1891. Il y avait une manifestation pour demander la journée de 8 heures de travail, et l'armée tire sur la foule, faisant 9 mort, dont 2 enfants.
On décide donc de porter une églantine écarlate à la boutonnière, en mémoire aussi...
Toute cette histoire est importante. La journée de 8 heures a été obtenue en 1919 et on est revenus dessus en 1941. Là aussi, ça a une histoire.
C'était derrière ma maison, quand les mineurs commencent la grande grève...
C'est le plus grand mouvement de résistance à l'occupant, qui coûtera 800 000 t de charbon aux Allemands. Tout ça, c'est une histoire. On peut décider qu'on s'en fiche.
Je trouve la position des macronistes très cohérente avec leur politique, puisqu'ils ont bafoué le droit sur les allocations chômage, baissé le droit à la formation, supprimé la pénibilité, le port de charges lourdes, l'exposition aux produits chimiques, et ainsi de suite...
Ils veulent supprimer le 1er-Mai. - A.-E.Lemoine: Vous restez avec nous.
Tout de suite, la Story de L.Amar. - C.Kohler et J.Paris sont dans un avion pour Paris.
Ils auront passé 1277 jours loin de leur patrie, loin du territoire national. Je voudrais adresser un immense remerciement aux services du ministère des Affaires étrangères, et à vous, monsieur le ministre. Nous savons que vous vous êtes mobilisés sans relâche pour leur libération. - L.Amar: C'est la bonne nouvelle qu'on attendait depuis des mois.
C.Kohler et J.Paris, bloqués à l'ambassade de Téhéran après leur sortie de prison, seront de retour dans quelques heures sur le sol français.
On apprend dans le même temps que l'assignation à résidence d'une Iranienne pour apologie du terrorisme a été levée. E.Macron a exprimé son soulagement sur X.
Soulagement partagé par l'un des avocats de C.Kohler et J.Paris. - C'était très stressant et très inquiétant pour les familles, qui n'avaient que très peu de nouvelles.
Les familles n'ont su la libération de Cécile et de Jacques que quelques instants avant la communication du chef de l'Etat. C'est dire le niveau de discrétion observé dans cette affaire. On a besoin que Cécile et Jacques arrivent à Paris, dans leur famille, qu'ils les retrouvent.
Là, enfin, ils pourront parler et exprimer ce qui doit être exprimé. - L.Amar: C.Kohler et J.Paris ont été arrêtés à Téhéran il y a près de 4 ans, au dernier jour d'un voyage.
Ce couple d'agrégés rêvait depuis toujours de découvrir l'Iran. Mais le régime les a accusés d'espionnage et en a fait des otages d'Etat. La soeur de C.Kohler était venue exprimer son inquiétude sur ce plateau. - Appel après appel, on voit le visage de Jacques de plus en plus marqué par la détention, les traits de plus en plus tirés et le visage creusé...
Ils sont à bout de force, totalement désespérés. Ils ne croient plus pouvoir sortir un jour. On leur promet un verdict sévère imminent qui n'arrive jamais.
On les maintient dans cet état d'attente et de terreur qui les torture littéralement. - L.Amar: Les 2 Français ont passé 3 ans et demi séparés, à dormir par terre dans les cellules sans fenêtre de la prison d'Evin, à trembler aussi quand elle a été ciblée par des bombardements en juin dernier.
Au cours d'un procès couru d'avance, en octobre, ils sont condamnés à 20 et 17 ans de prison pour espionnage. Ils ne peuvent pas quitter le pays et sont maintenus à l'ambassade de France. Leurs proches, aujourd'hui, peuvent souffler.
Une annonce qui intervient le jour même où est censé s'achever l'ultimatum fixé à l'Iran par D.Trump. Un accord de cessez-le-feu avant cette nuit ou la destruction des infrastructures électriques dans le pays. ... - L.Amar: D.Trump est allé encore plus loin tout à l'heure dans un message sur son réseau. ...
Une université technologique à Téhéran a été bombardée par les Américains, ainsi que le plus grand pont de l'Iran. "Combien coûte notre défense?", c'est le titre d'un documentaire diffusé ce soir sur France 5 à 21h05.
Un documentaire signé J.Bugier, qui plonge dans les coulisses de l'industrie de la défense et de son budget, porté cette année à 57 milliards d'euros. Il sera notamment au centre de formation de Montmorillon, dans la Vienne, où l'armée française forme ses soldats à l'utilisation des drones. - Ca ressemble à un jeu vidéo.
Le drone est une munition qui monte en ce moment. Ca a un faible coût et ça peut détruire un char à plusieurs millions, alors que ça vaut 1000 euros avec la munition. - Ta mission est de faire décoller le drone et de détruire l'objectif. - J'ai un visuel sur un véhicule léger. - Tu peux armer le drone?
Décollage. Véhicule en mouvement. ... - Objectif détruit. - Le véhicule ennemi a été détruit. - A.-E.Lemoine: Salut, J.Bugier.
On vient de voir un extrait du 1er numéro de votre tout nouveau magazine, qui s'intéresse ce soir au 1er poste budgétaire de la France: la défense nationale. Il y a urgence, notamment sur les drones. La France a pris du retard. - J.Bugier: Oui.
En même temps, quand on demande aux militaires "pourquoi", la réponse est simple: pour l'instant, on n'en avait pas besoin. On se battait contre des groupes djihadistes au Mali. On n'avait pas besoin de ces armes.
Ce qui a changé la donne, c'est l'invasion par la Russie de l'Ukraine il y a 4 ans. J'ai découvert un chiffre, en préparant le documentaire. Il y a 4 ans, en 2023-24, les Ukrainiens fabriquaient à peu près 800 000 drones par an.
Cette année, ils visent 7 millions. Ca veut dire que l'outil industriel chez nous, il faut le transformer pour arriver à ces niveaux de production. - A.-E.Lemoine: Des drones ultra efficaces, qui valent quelques milliers d'euros et qui détruisent des chars qui en valent plusieurs millions. - J.Bugier: Oui.
Mais la manière de faire la guerre a considérablement changé. Personne n'aurait pu imaginer ce qui se passe aujourd'hui en Iran ou en Ukraine et en Russie, dans la manière de faire la guerre. Vous avez reçu M.Burgot à plusieurs reprises ici.
Elle a fait tous les terrains de guerre pour le service public. Quand elle est revenue la 1re fois des lignes de front, autant qu'elle peut s'en approcher, elle nous dit que c'est impressionnant. Ils lâchent des "bombonnettes" au-dessus des tranchées et font des dizaine de morts. - A.-E.Lemoine: Les chars ne sont plus adaptés à la guerre moderne.
Ca veut dire que le char Leclerc, qui est le fleuron de l'armée française...
C'est la Rolls des chars. C'est fini. On n'en produit plus depuis 2008 et il n'est pas question de construire un successeur. - J.Bugier: Il y a toujours eu un projet de coproduction avec nos alliés européens sur un char européen.
Pour l'instant, c'est plutôt mal emmanché. Mais c'est vrai qu'on a arrêté la production du char Leclerc il y a 15 ans. Ca a coûté 6 milliards d'euros, d'équiper l'armée avec ces chars.
On en laisse une partie au garage et on en utilise une partie. Avec ceux au garage, on remplace les pièces de ceux qui sont usagés. - A.-E.Lemoine: Il paraît qu'il y a un marché de l'occasion du char, ultra important.
Qui achète les chars d'occasion? - J.Bugier: On les revend assez peu.
Le général de Gaulle avait conceptualisé l'idée dans l'après-guerre que la France soit autonome, et c'est plutôt une bonne idée quand on voit les enjeux qui sont les nôtres. L'armée française est une des plus dissuasives au monde et en Europe avec le Charles-de-Gaulle, avec ses frégates et la dissuasion nucléaire. Etre autonome en armement...
On produit beaucoup. C'est aussi pour ça qu'on a besoin d'exporter. C'est pour que le coût de fabrication pour nos usines et nos armées soit moins élevé. - A.-E.Lemoine: Ca se vend très bien, notamment le Rafale et les canons Caesar. - J.Bugier: Pendant des années, personne ne trouvait d'acheteur à l'étranger.
C'était devenu d'ailleurs la risée au sein des armées. On avait conçu cet avion de chasse qui était censé être le meilleur de toutes les armées au monde et il ne s'est pas vendu pendant des années. Les commandes sont arrivées... - P.Cohen: Il y a eu un déclic avec le Golfe et l'Inde... - M.Tondelier: Tout le monde veut être dans le club Rafale. - J.Bugier: C'est aussi ce qu'on montre bien avec le canon Caesar, un canon monté sur un véhicule militaire qui permet de tirer des coups en quelques secondes et de se déplacer...
Il ne coûte pas si cher que ça en termes d'armement. On en a donné aux Ukrainiens. Tout le monde veut nous en acheter, y compris les Américains. - A.-E.Lemoine: Il y a la guerre physique et la guerre numérique, avec la montée en puissance des pirates informatiques.
Certains travaillent pour la DGSE. Vous avez pu assister notamment à une séance d'entraînement qui simule la cyberattaque de drones. - Nous allons rentrer en situation de crise. - Premier appel d'une voix Style hackeur des pays de l'Est.
On a 48 heures pour payer la rançon de 50 bitcoins. - Les contacts clients ont peut-être été compromis. - Bonjour, colonel.
On a subi une cyberattaque. - On n'a plus accès à nos systèmes d'information. On a 30 minutes pour remettre en route les drones ou on perd le contrat avec l'Ukraine.
On ne peut pas se le permettre. - L'entreprise joue sa survie. Les étudiants doivent absolument remettre en service leur système informatique. - Peux-tu me dire combien on a perdu? - On n'a rien perdu.
Tous les comptes sont bons, apparemment. - A.-E.Lemoine: Ce sont des étudiants? - J.Bugier: Ca paraît un peu comme un jeu de rôle, mais c'est très réaliste.
Certains sont masqués parce que ce sont déjà des agents en devenir de la DGSE. Ils ont vocation à travailler pour la DGSE ou veulent le faire, mais certains ont déjà été recrutés. On parle assez peu de ces attaques, mais on en subit chaque semaine en France.
Nos entreprises, nos services publics...
On est attaqués en permanence. Quand on dit que la guerre est à nos portes et donc qu'on est dans une position défensive, on est aussi dans une position offensive. Il y a un élément sur lequel l'armée a peu communiqué...
Ils nous ont ouvert les portes comme jamais. Je travaille depuis un certain temps avec les armées, pour les émissions du style 14-Juillet. Je n'avais jamais encore tourné ça...
Mais ils ne disent pas qu'on lance aussi des attaques digitales et numériques contre nos ennemis. On n'en parle pas, mais on le fait aussi. - E.Tran Nguyen: Il y a les moyens matériels et humains.
L'armée française compte 200 000 militaires. C'est un des 1ers recruteurs... - J.Bugier: Il y a à peu près 50 000 réservistes opérationnels. - E.Tran Nguyen: Il faut séduire les recrues.
Ca se fait via les réseaux sociaux. - Je pensais rentrer dans le champ de droite à gauche et ressortir de l'autre côté avec le nouveau treillis, mais rapide. Format de 30 à 40 secondes.
Je vais me changer. Dès que je peux ponctuellement faire une vidéo, j'essaie de le faire. Les jeunes et futurs engagés, que je renseigne aussi comme futur ambassadeur de l'armée de terre, sont friands de ce type de contenus.
Vous avez vu ce qui a changé? Je parle du treillis. Le jour où le général de l'armée P.Schill portera ce treillis, ça signifiera que toute l'armée de terre en sera dotée. - E.Tran Nguyen: Il y a un effort de fait pour sauver son image... - J.Bugier: Changement d'époque, aussi. - E.Tran Nguyen: Malgré ça, l'armée de terre peine à atteindre ses objectifs de recrutement. - J.Bugier: Il y a un problème de fidélisation.
Les jeunes sont séduits...
Il y a des influenceurs au sein de l'armée. Il y a aussi Tibo InShape, qui a des millions d'abonnés et qui, il y a quelques années, faisait des immersions pour promouvoir l'armée, avec un côté qui peut déranger. On est sur le fil, éthiquement.
Il rend l'armée un peu cool. Mais ça fonctionne. Il y a plein de jeunes qui s'engagent.
Souvent, ils signent des contrats de 5 ans, et au bout de 5 ans, ils veulent être payés un peu plus cher, avoir un appartement...
Donc souvent, ils s'en vont. Le problème du recrutement au sein des armées, c'est de continuer à recruter pour répondre aux besoins, mais aussi pour garder les soldats. Ils demandent une formation plus importante qu'auparavant parce que les métiers sont beaucoup plus techniques.
On estime que pour former un militaire, il faut à peu près 50 000 à 100 000 euros. Donc au bout de 5 ans, on n'a pas envie de le perdre. - A.-E.Lemoine: On apprend plein de choses dans ce documentaire.
Il s'appelle "Question d'argent". Ca va être une collection. Place au 5/5 de L.Sénéchal.
Après leur exploit historique, les astronautes foncent vers la Terre. - L.Sénéchal: Il va leur falloir encore 3 jours pour retrouver la terre ferme.
Ils vont très vite. Ils vont à plus de 1 kilomètre par seconde. Ils sont sur le chemin du retour après être allés plus loin dans l'espace que n'importe quel autre humain avant eux.
Le président D.Trump les a félicités. ... - L.Sénéchal: Cette image est historique, inédite.
C'est la face cachée de la Lune, captée par l'équipage Artemis. Ils sont les premiers à la voir en entier, cette face cachée. mais ils étaient trop près de la Lune pour la voir dans son intégralité.
Ces photos font écho à celles des missions Apollo, il y a plus d'un demi-siècle. A gauche, voici un coucher de Terre avec la Lune en premier plan. A droite, la même photo avec plus de 50 ans d'écart.
La bille bleue vue par l'équipage Artemis, c'est celle de gauche. L'autre, c'est celle d'Apollo 17. L'humanité a de nouveau rejoint la Lune.
Il y a eu ce silence angoissant quand ils sont passés derrière elle. Les ondes radio étaient bloquées par le satellite. Une quarantaine de minutes avec ce silence.
Finalement, tout s'est bien terminé. Après l'exploit accompli, les astronautes ont eu une demande émouvante. Ils ont voulu nommer l'un des cratères survolés du nom de la femme décédée du commandant d'Artemis. ... - L.Sénéchal: L'astronaute ne peut pas retenir ses larmes.
Le commandant lui est tombé dans les bras. Les autres lui ont fait aussi un câlin, submergés par l'émotion. Cette mission a aussi donné des images plus légères, comme ce pot d'une célèbre pâte à tartiner qui a flotté dans la capsule.
L'anglais n'est pas la seule langue parlée à proximité de la Lune. Il y a une 2e langue qui a été entendue dans l'espace. - D'être sur la fusée et toutes les sensations de la fusée, c'était quelque chose d'incroyable.
On a vu la Terre noire. C'était une perspective vraiment unique. - L.Sénéchal: C'est le Canadien J.Hansen, qui parle français.
Le français est donc la 2e langue de la Lune. C'est aussi un moyen de toucher plus de monde en parlant français. Mais sauf que la Lune, ça reste aussi un des terrains de jeu préféré des complotistes. ... ... - L.Sénéchal: C'est dingue.
Ils ont pris des vraies images et ont mis des faux fonds verts derrière. - J.Bugier: Il y en a en France...
T.Pesquet me dit qu'il se fait toujours arrêter dans la rue par des gens qui lui disent qu'il n'est jamais allé dans l'espace. - L.Sénéchal: Un conservateur américain s'est exprimé... ... - L.Sénéchal: Le complotisme, c'est aussi un écho aux missions Apollo.
A l'époque, beaucoup pensaient que c'était Stanley Kubrick ou autre qui avaient organisé cela. - A.-E.Lemoine: Vague de douceur, en France... - L.Sénéchal: Vous allez voir à quoi ressemble la France en ce moment depuis l'espace.
Pas un nuage, pas même sur le Pas-de-Calais. - A.-E.Lemoine: C'est un fond vert! - L.Sénéchal: Des températures anormalement élevées pour un début de printemps.
On a dépassé hier les 30 degrés. On a même frôlé les 32 degrés, en Gironde ou dans les Pyrénées-Atlantiques. Dans le Sud-Ouest, les habitants se sont rendus à la plage.
Meilleur moyen de clore ce week-end prolongé sous le soleil. Les plus courageux sont même allés se baigner. Si l'air est à 30 degrés, l'eau est à peine à 20 degrés. - M.Tondelier: Ca, c'est pas dans le Pas-de-Calais, par contre! - Elle est froide.
Mais avec la combi, c'est top. - Ca agit beaucoup sur le moral, quand il fait beau. La pluie, on en a eu assez.
Ca suffit! - Les vagues sont bonnes. Rien à dire. - On n'est pas des vrais surfeurs... - L.Sénéchal: Les professionnels aussi ont fait le plein.
Dans le bassin d'Arcachon, les terrasses de café n'ont pas désempli du week-end. Sauf que cette douceur est bien trop précoce. Après 32 degrés, on parle même de forte chaleur.
C'est un seuil officiel qui a été dépassé dans une dizaine de communes avec 2 mois d'avance. Les températures en ce moment sont d'habitude celles de juin. On n'a jamais vu une végétation aussi en avance, écrit cet agroclimatologue qui précise que c'est un marqueur du changement climatique.
M.Tondelier, vous trouvez que c'est aussi un échec des écologistes, de ne pas réussir à imposer... - M.Tondelier: Ca va être encore de notre faute, alors qu'on est les seuls à le dire depuis des décennies...
Mais j'ai le dos large! Ce qui se passe en ce moment: un changement climatique qui s'accélère...
Plus 4 degrés prévus en France d'ici 2050... - L.Sénéchal: Ca s'accélère plus chez nous qu'ailleurs. - M.Tondelier: En plus, il faut s'adapter, essayer de lutter contre le changement climatique, mais aussi essayer de s'adapter parce qu'il est là...
Il y a, en plus, la mal-adaptation. On dit aux agriculteurs de continuer à faire du maïs intensif dans le Sud, qu'on va leur mettre des bassines et qu'on va pomper dans les nappes phréatiques. Je ne suis pas contre les retenues d'eau, mais ça va accélérer le problème des sécheresses.
Il faut que l'agriculture se prépare, et les gens sur le terrain le savent. En 2050, les cultures maraîchères vont griller sur pied. Les vaches seront en stress thermique.
Au-dessus de 25 degrés, une vache ne produit pas de lait pareil. Il y aura des épidémies dans les élevages. Le plan national d'adaptation au changement climatique a été péniblement sorti.
En plus, il n'y a pas de moyens budgétaires qui vont avec. C'est mal parti. Mais tenez bon, nous arrivons et, à partir de 2027, on va changer cela. - A.-E.Lemoine: Comment J.Epstein parvenait à contrôler ses victimes... - L.Sénéchal: Les dossiers ont été épluchés, en se focalisant sur sa correspondance avec des médecins.
Le pédocriminel était hypocondriaque. Il s'entourait de docteurs. C'était aussi un moyen de contrôle sur ses victimes, selon cette journaliste. - J.Epstein avait une emprise totale sur les filles, mais il avait aussi un contrôle total sur leur santé et leur sexualité.
Par exemple, on découvre qu'il commande la pilule pour certaines filles. Surtout, il est en lien avec un grand réseau de médecins. C'est du donnant-donnant.
Les médecins soignaient des filles que J.Epstein envoyait dans leurs cabinets. En échange, J.Epstein leur donnait des cadeaux, de l'argent, des bijoux et les invitait aussi dans ses résidences prestigieuses. - L.Sénéchal: Dans sa correspondance, il y a par exemple un dermatologue qui s'agace de soigner trop de filles gratuitement pour J.Epstein, qui lui répond que soigner des filles fait partie du deal et qu'il ne devrait jamais voir aucune facture.
Le médecin n'a pas insisté, mais on ne sait pas précisément quel deal a été passé. Il y a également un homme qui apparaît penché sur une jeune femme, identifié par Radio France comme le docteur Jess Ting. Il est en train de recoudre cette jeune femme.
Elle est sur la table de la cuisine de J.Epstein. Elle est tombée et elle a besoin d'être recousue, ce que fait ce docteur.
Aujourd'hui, ce médecin affirme que ce n'est pas lui sur la photo. Et un médecin médiatique, chroniqueur star de la chaîne CBS, Peter Attia, spécialiste de la longévité pour vivre plus longtemps et en meilleure santé...
CBS s'est séparé de ce docteur depuis les révélations. Il a présenté ses excuses, tout en précisant qu'il n'a jamais été sur l'île ou dans un avion de J.Epstein.
B.Gates sera auditionné au Congrès américain le 10 juin. - A.-E.Lemoine: K.West interdit de séjour au Royaume-Uni, où il devait se produire. - L.Sénéchal: Il était la tête d'affiche d'un festival de rap à Londres, créé il y a 20 ans.
Mais K.West est un antisémite notoire. Il a sorti des t-shirts avec des croix gammées.
Il a même sorti une chanson qui s'appelle "Heil Hitler". Voyez ce que dit K.Starmer. ... - L.Sénéchal: Le festival est finalement annulé et les regards se tournent vers Marseille.
C'est là qu'il doit se produire la prochaine fois. C'est en juin prochain, sa seule date en France. B.Payan avait dit qu'il n'était pas le bienvenu au Vélodrome. - A.-E.Lemoine: Grande attente et quelques déceptions pour la série de concerts de C.Dion. - L.Sénéchal: Elle doit se produire pour la première fois en 6 ans à partir du 12 septembre à La Défense Arena.
Elle a ajouté 6 nouvelles dates. "C'est un challenge mais elle est prête", a dit sa neurologue tout à l'heure. - Allez, C.Dion!
C'est bon! - J'ai le coeur qui bat à 100 000 à l'heure. J'ai réussi à avoir 2 places l'une à côté de l'autre.
Je suis trop contente. C'est un rêve qui va enfin se réaliser. - L.Sénéchal: Sauf que les prix étaient plus chers qu'annoncé.
Jusqu'à 1100 euros pour des places dans la fosse. Il a fallu quasiment dépenser un Smic pour obtenir son billet. - Vous avez vu le prix des places du concert de Céline Dion?
Ca équivaut à un hiver sans chauffage. - Je suis tellement choqué. C'est tellement cher.
Tu nous fais quoi, Céline? - A mon avis, elle doit passer par le détroit d'Ormuz pour venir chanter en France. - L.Sénéchal: Pourquoi un tel écart avec les prix annoncés? - Au début, ils avaient parlé de places à partir de 289 euros.
Les gens ont découvert les places qui correspondent au tarif Platinum, avec un petit badge, un poster...
C'est le lot de tous les types de concerts. Mais comme il y a un nombre de places limité mis en vente ce matin, ils ont aussi mis en vente des packages très chers. Plus vous êtes près de la scène, plus les tarifs sont élevés. - L.Sénéchal: Les places en vente générale, ce sera vendredi.
Il n'y aura pas de goodies en plus...
Attention aux arnaques. - J.Bugier: Les retombées économiques ont été estimées à plus d'un milliard d'euros pour la France. - P.Cohen: Ils seront Complets à 100 % sur la période, les commerces autour de la salle. - M.Tondelier: Et c'est un moment creux dans la programmation.
Marine Tondelier