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interviewfranceinfo (sur YouTube)· 27 décembre 2024 20 min

"Il nous semble essentiel" de rencontrer F. Bayrou "avant sa déclaration de politique générale"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour Arnaud Rousseau bonjour nous avons un nouveau gouvernement depuis 3 jours vous étiez inquiet après la censure du gouvernement Barnier face à l'instabilité finalement Annie jeunevar reste ministre de l'Agriculture est-ce que ça vous soulage écoutez vous savez les agriculteurs comme tous les Français ont eu quatre premiers ministres en un an et l'idée d'avoir une un trisème ministre de l'agriculture était quelque chose qui ne nous allait pas puisqueon nous nous avons besoin un de stabilité et de de réponses concrètes aux demandes que nous formulons depuis près d'un an et donc donc on a besoin d'un ministre d'une ministre qui est au travail et qui encore une fois apporte des réponses concrètes rapidement on ne sait plus comment le demander on a besoin maintenant que ça aille vite on va revenir justement sur ces demande vous avez demandé un rendez-vous avec François Baayou vous avez des nouvelles non nous n'en avons pas à ce stade même si nous comprenons que la problématique Mayotte aujourd'hui occupe le premier plan et évidemment avec une pensée pour nos collègues Maoré mais mais nous avons besoin évidemment de rencontrer le Premier ministre très rapidement qu'est-ce que vous souhaitez lui dire à François Baayou on souhaite lui dire que depuis près d'un an les adulteurs sont mobilisés sur le terrain pour avoir des réponses sur trois sujets d'abord sur la dignité du métier et le sens qu'on souhaite donner à ce métier avec la question de la souveraineté alimentaire veut-on oui ou non en France continuer à construire l'assiette des Françaises qu'on y mettra dans 20 ans le deuxième sujet c'est le revenus des agriculteurs ça n'est pas nouveau on réclame évidemment que sur les sujets de revenu sur les sujets de vie au quotidienne on puisse faciliter la vie des agriculteurs et puis le troisème sujet comme d'autres secteurs je crois c'est la simplification administrative et tout le sujet des contrôles c'est les trois sujets sur lequels on travaille depuis un an sur lequel on a eu des engagements et ce qu'on attend de François Baayou c'est qu'il puisse dire très rapidement s'il les reprend à son compte et dans quel délai il a pororte les réponses vous souhaitez vous avez besoin de le voir quand il faut que ce soit avant son discours de politique générale qui sera le 14 janvier bah écoutez il nous semble évidemment essentiel qu'on le voit avant ce discours de politique générale parce que il nous semble que c'est important qu'il reprenne dans ce que sera le squelette la trame de son action la question agricole moi j'avais compris qu'il y avait été sensibilisé maintenant on a non seulement besoin de le voir matérialiser mais encore une fois on a besoin d'échéance c'est ça qui urge il y avait eu des mobilisations avant la chute du gouvernement Barnier des des mobilisations agricoles est-ce que vous allez vu que vous êtes toujours en train d'attendre des nouvelles de Premier ministre relancer des actions en janvier écoutez pour le moment on a besoin de rencontrer le Premier ministre et savoir ce qu'il a à nous dire et fort de ce qu'il nous dira nous verrons ensuite quel est le mode opératoire que nous souhaitons donner vous savez ça fait près d'un an que les panneaux étaient retournés avec on marche sur la tête au mois de janvier l' année dernière tout le monde était sur le terrain et depuis je l'ai dit quatre premiers ministres des gouvernements successifs et puis le constat aujourd'hui d'une forme d'uncapacité à répondre aux questions il me semble que c'est ça le vrai rôle du politique c'est de répondre aux questions des Français pour ce qui concerne l'agriculture ce qui nous concerne nous les agriculteurs les réponses ne sont pas apportées ou pas il a quelques semaines vous nous disiez on pourrait reprendre oui mais encore une fois rien n'est arrêté puisque quand on parle des lois on nous a promis une loi d'orientation agricole on nous a promis vous avez justement un calendrier pour l'examen de cette loi d'orientation agricole qui était qui est encalminé depuis des mois à cause de la dissolution non nous n'en avons pas nous en avons une concernant la loi de simplification le projet la proposition de loi de de de simplification qui est portée par des sénateurs et qui sera remis au Sénat sur le métier le 14 janvier nous ditons notamment pour faciliter l'usage des pesticides pas du tout non mais ça parle de de beaucoup de sujets il y a évidemment des sujets sur les moyens de production la question de l'eau la question d'un certain nombre d'utilisation de matièrees Activ autorisé en Europe je le redis et interdite en France mais des sujets aussi de simplification c'est une loi plus large qui est attendue par les agriculteurs qui est porté par des sénateurs notamment le sénateur du plomb et puis cette loi d'orientation agricole dont on parle depuis 2 ans et demi 2 ans et demi elle devait arriver pour le redire à nos auditeurs et téléspectateurs elle devait arriver au Parlement au printemps dernier elle a été décalée pour apporter des nouvelles réponses suite à la à la colère agricole elle a été votée par les député juste avant la dissolution et là maintenant on attend qu'elle passe au Sénat qu'elle soit reprise par le gouvernement mais à priori vous avez des garanties que Annie jeunevard la nouvelle la non la toujours ministre de l'Agriculture reprend ce texte tel qu'il était prévu oui elle le souhaite c'est ce qu'elle a déclaré nous le souhaitons également mais dans un temps qui ne nous est pas connu à ce stade elle a été votée vous avez raison de le rappeler en première lecture à l'Assemblée au mois de mai h nous sommes début janvier et nous ne savons toujours pas quand elle sera elle arrivera au au Sénat vous voyez bien que tout ça ne peut pas attendre c'était prévu en commission au Sénat dès le mois de décembre et en janvier en séance plainère mais la chute du gouvernement Barnier effectivement à nouveau perturber ce calendrier oui bah c'est c'est exact et vous voyez bien que c'est c'est toute l'inquiétude du moment tout le monde fait le constat que la situation politique est particulièrement instable et cette instabilité elle ne permet pas d'pporter les réponses encore une fois nécessaires ce qui compte pour les agriculteurs c'est que quel que soit le gouvernement on apporte des réponses et surtout qu'on respecte les engagements les promesses qui ont été faites mais qu'on comprenne bien quand vous allez voir François Baayou vous allez lui dire notre priorité la première c'est quoi bah d'abord qu'il respecte la parole de l'État concernant les prêts de trésorerie parce qu'encore une fois derrière ce sont des hommes et des femmes qui dans leur ferme attendent avec des paquets de factures sur le coin du bureau qui sont pas capables de régler parce que les engagement qu'on leur a fait sur les prêt de trésorerie n'arrive pas encore dans les fermes sur de l'argent de l'argent ensuite le la l'indemnisation de la five catar Lovine vous savez cette fameuse maladie de la langue bleue qui a frappé durement l'élevage à la fin de l'été et sur lesquel il a les invisations qui étaient prévu ça 75 millions déjà prévu oui ça arrive dans les fermes non pas un centime au moment où je vous parle alors il y a des fermes du j'ai vu des éleveurs du Nord qui disaient justement qu'ils avaient commencé à toucher des indemnisations mais pas suffisantes al non ils ont touché un accomte pour une toute petite partie d'entre eux un à compte donc c'est l'argent quand même c'est non non mais attendez quand je dis la la semaine dernière c'était pas un centime donc là il y a les tous premiers accontes qui commencent à arriver et le guichet puisque vous savez qu'il faut ouvrir un guichet concernant le stéotype 8 celui qui a été le plus mortel dans le sud de la France sur les brebis notamment ne sera ouvert que fin janvier et donc vous voyez bien qu'entre l'annonce du Premier ministre de l'époque Monsieur Barnier le 4 octobre et le début des paiements il va se passer près de 6 mois ça ça n'est pas tenable voilà ce que je vais dire à Monsieur Baayou puis ensuite on parlera évidemment de sa vision de l'agriculture au moment où on a des accords sur le Mercosur est-ce que la France est-ce que son gouvernement va agir sur les lois on vient en dire un mot est-ce que le calendrier parlementaire sera tenu et puis ensuite est-ce que dans la préparation du Salon de l'Agriculture qui vous savez sera dans à peine 2 mois on aura une vision du chef de l'État je rappelle que le chef de l'État nous avait dit je donnerai ma nouvelle vision de l'agriculture à à l'issue du dernier salon deagriculture on est quasiment 10 mois après on ne sait toujours pas après le discours de ringis et la montée en gamme dont on voit bien la limite aujourd'hui ce qu'est la nouvelle vision politique on est dans l'incertitude la plus totale ça ne peut pas durer on a besoin de se construire un avenir pas seulement pour le secteur agricole mais aussi pour la manière dont les Français envisagent leur souverineté alimentaire incertitude aussi sur le budget Arnaud Rousseau la la France avec la chute du gouvernement Barnier n'a pas adopté son budget pour 2025 il y avait des mesures fiscale notamment sur le gazol non routier le précédent gouvernement avait prévu de ne pas augmenter finalement ses taxes est-ce que vous dites au nouveau locataire de Bercy il faut maintenir cette promesse là ne pas augmenter nos taxes sur le GNR qui est utilisé dans les tracteurs oui on a reçu des des garanties sur le sujet du du GNR à la fin du mois de décembre pour en tout tous les cas que les choses restent dans l'état pour le moment mais vous avez raison de parler du budget on avait dans le budget qui a été qui est qui est tombé hein on avait près de 400 millions de mesures qui concernaient les retraites qui concernaient les travailleurs occasionnels pour la partie budget social mais dans le reste du budget on avait des des sujets d'allègement de charge notamment sur la taxe sur le foncier non bâti autant de mesures qui sont très attendues et qui encore une fois on nous avait promise et pour l'instant donc ça a quoi comme conséquence concrètement dans les fermes que ces mesures ne soient pas appliquées au premier Janier et bien par exemple quand vous êtes un éleveur bovin et que vous avez à déclarer la valeur de votre chtel la valeur de votre troupeau vous attendiez une mesure fiscal 150 millions d'euros promis au printemps dernier qui n'est toujours pas en œuvre et bien ça très concrètement ça veut dire de la fiscalité en plus et ça n'est pas tenable dans le moment dans lequel on est pour revenir sur le gère la mesure est estimée à 160 millions d'euros est-ce que la France on a encore les moyens vu l'état des finances publiques selon vous non mais je je rappelle que alors d'abord que il y ait un effort à fournir pour l'ensemble des franç tout le monde en est particulièrement conscient le sujet pour nous c'est un sujet de compétitivité et par ailleurs parce que derrière l'enjeu du GNR c'est l'enjeu de la décarbonation aujourd'hui comment on fera pour décarboner dans les 10 à 15 prochaines années si on n' pas des sols travaillés des exploitations agricoles qui sont capables de faire ce ce ce travail l'agriculture c'est aussi une solution et c'est ça qu'il faut expliquer c'est que dans l'enjeu écologique que nous avons collectivement à relever et je voudrais rappeler quand même que la France est plutôt meilleur élève quand on regarde ce qui se fait en Chine Chine ou ce qui se fait aux États-Unis mais que pour continuer à le faire elle a besoin notamment que le sol qui est un un pourvoyeur important de décarbonation puisse être cultivé et ça c'est important que les agriculteurs continuent à être à la manœuvre donc ce sujet c'est pas un sujet de coût pour nous c'est un sujet d'investissement sur l'avenir vous évoquiez tout à l'heure Mayotte qui accapare le gouvernement bien légitimement c'est c'est sans doute la zone la plus en crise de France aujourd'hui et notamment aussi au niveau agricole des plantations de bananes de Mang de manioc ont été totalement dévastés est-ce que vous avez un bilan des destructions agricoles sur place bah oui vous savez le bilan on a eu l'enny hein notre collègue qui préside la la FDSA de de Mayotte on a mis d'ailleurs quelques jours à l'avir avec inquiétude puisque toutes les communications sont interrompu dans les dans les zones rurales et elle nous dit que c'est quasi 100 % de la production locale même si Mayotte importe énormément de son alimentation tout ce qui était produit sur place petit élevage vous avez parlé de la banane du manioc de la mangue tout est ravagé il y a plus un arbre debout notamment pour les cultures vivrières aussi hein absolument tout est à l'arrêt et leur première demande c'était de nous dire on a besoin de de tronçonneuse vous voyez c'est très concret on a besoin de tronçonneuse parce que c'est un tel enchevêtrement c'est c'est un tel chaos que il faut qu'on commence par nettoyer et débarrasser et moi la FNSEA d'ailleurs c'était engagé à envoyer du matériel à Mayotte est-ce que vous avez déjà pu faire partir du matériel à Mayotte oui nous étions engagés avec les jeunes agriculteurs à à fournir dans un temps record des tronçonneuses puisque c'était la première demande et en en 10 jours avec l'aide du ministère de l'Intérieur que je remercie nous avons été capable d'acheminer ce matériel il est arrivé depuis 3 jours on a eu une communication rapide cert et quelques photos pour montrer que ce matériel était arrivé sur place avec évidemment un peu de beauqueur modeste certes dans cette période de grand chaos mais c'est ça notre réseau aussi c'est l'efficacité pour pouvoir répondre très rapidement à la demande des agriculteurs Maoris ils sont pas les seuls malheureusement c'est c'est tout le peuple Maoris c'est c'est tous les Français de Mayotte qui sont aujourd'hui dans la cette grande difficulté et la goutte d'eau qu'on a pu apporter pour essayer de de de de rétablir une situation plus favorable nous sommes fiers de l'avoir fait il restera encore beaucoup à faire vous envisagez d'autres envois peut-être de denrée ou ou d'autres matériel matériel plus tard oui on l'envisage évidemment le le le premier viceprésident de la fnso Jérôme despay se rendra à Mayotte dans les premiers jours de de janvier dès que la situation le père per mettra pour aller constater de visus et voir très concrètement ce qu'on peut faire pour le plus vite possible remettre en production parce que quand les arbres sont cassés on peut pas les mettre en production oui ça peut prendre des mois si ce n'est des années avant de pouir repr des années des années mais en tous les cas pour le petit élevage et et pour le maréchage on peut aller assez rapidement et donc ça c'est c'est le constat c'est d'aller faire ce constat sur place et rapidement d'envoyer les moyens nécessaires pour que la production redémarre le plus vite possible c'est ça qui compte au moment où on se parle AR au président de la FNSEA vous restez avec nous on se retrouve dans quelques instants sur France Info après le fil info de marine Clet à 8h45 géralde d'armanin veut allonger le délai de garde à vue dans le cas de violence sexuelle aggravée et de féminicide 72h au lieu de 48 actuellement le nouveau ministre de la justice estime que cela permettra de mieux protéger la victime et de faire davantage de constatations oui Sam beneder entendu en ce moment par la justice l'ex-capitaine de l'AS Monaco comparé pour violence psychologique contre son épouse le footballeur a déjà été condamné il y a un mois pour agression sexuelle en état d'ivresse 61 migrants secouru en mer dans le détroit du Pas de Calais tous ont été ramenés à Calais sauvetage dans la nuit de mercredi à jeudi par un navire affrité par la Marine nationale spécifiquement pour ses interventions dans la Manche la Finlande reçoit le soutien de l'Union européenne et de l'OTAN le pays enquête en ce moment sur le possible sabotage d'un de ses câbles sous-marins par un pétrolier la police finlandaise soupçonne une flotte fantôme russe qui contournerait les sanctions économiques liées à la guerre en Ukraine et puis dernier service pour Irvine gaapette avec Poitier ce soir face à tour l'international de volet s'envolera ensuite vers le club de fenerbaté en Turquie plus aucun strapentin de disponible he 5200 spectateurs sont attendus France Info le 830 France Info Aurélie Herbemont Benjamin fontaine nous sommes toujours avec Arnaud Rousseau président de la FNSEA le le premier syndicat agricole français la présidente de la Commission européenne Ursula van derlen a conclu début décembre les négociations avec les pays du mercosour en Amérique latine est-ce que vous pensez encore pouvoir empêcher la ratification de cet accord de libre échange par l'Union européenne écoutez nous continuons à mettre toute notre énergie pour lutter contre cet accord qui nous le répétons n'est pas un bon accord et qui sur le plan agricole est absolument dévastateur pour la question européenne même si je l'entends parfois il peut y avoir dans quelques secteurs des intér offensif en tous les cas pour l'agriculture EUR pour le vin le fromage par exemple c'est un bon accord oui mais les producteurs eux-mêmes ont compris que on pouvait pas couper en en rondelle si je puis dire les différents secteurs et qu'il fallait regarder le sujet c'est quoi le sujet c'est celui de la traçabilité il n'existe pas de traçabilité le sujet c'est celui de l'utilisation de matièrees Activ interdite en Europe le sujet c'est celui du respect de l'accord de Paris sur ces trois pointsl il y a un un constat unanime de tous les agriculteurs européens je voudrais le rappeler qui sont contre cet accord et qui pour dans certains États doivent passer leur temps en tous les cas le temps restant à convaincre leur état-memes du bien fondé de ne pas signer cet accord le combat n'est pas perdu il reste deux batailles à mener celle des chefs d'État et de gouvernement et donc nous redisons au président de la République que nous avons besoin de son engagement auprès de ses collègues européens et puis viendra ensuite le combat auprès des députés européens parce que l'accord sera probablement splité et nécessitera un vote du Parlement européen et justement avant les vacances Georgia Meloni en Italie a expliqué qu'elle voulait encore des garanties concrètes de protection des agriculteurs est-ce que vous comptez sur l'Italie pour aider la France à bloquer la la ratification oui on compte sur la Pologne on compte sur l'Italie on compte sur l'Autriche on compte sur un certain nombre d'état-membres vous savez pour le bloquer il faut quatre états- membres qui représente 35 % de la population européenne c'est important que nos auditeurs et téléspectateurs le sachent il suffit pas voilà que la France toute seule ne peut rien faire et même si on est tout seul avec la Pologne ça ne marche pas alors au moment où on se parle la France pourrait bloquer l'accord toute seule parce que l'accord n'est pas encore ce qu'on appelle splité c'està-dire que cet accord il a un volet commercial il a un volet coopération mais tout porte à croire que la président de la commission va splitter couper diviser c'est le terme bruxellois va couper en deux cet accord et s'il n'y a qu'un volet commercial alors la France a délégué à l'Europe le choix d'arbitrer les choses et donc nous on a besoin à la fois de madame mélonie vous l'avez compris on a besoin de la Pologne on a besoin de l'Autriche parce qu'on est évidemment convaincu que cet accord sera divisé c'est vraiment si grave que ça si l'accord avec le mercosour finissait par s'appliquer on on estime que le tonnage de viande sud-américaine qui arriverait dans l'Europe et qui vaudrait à un steak par an par européen est-ce que c'est vraiment si grave que ça s'il s'applique non mais les les volumes vous avez raison de dire c'est c'estes 99000 tonnes de viande bovine supplémentaire euh il y a déjà du commerce aujourd'hui avec le Brésil le le sujet c'est la vision politique que porte ce type d'accord dans dans la manière dont on veut euh construire un avenir à la souveraineté alimentaire sur notre continent et singulièrement en France vous savez demain on peut dire on délègue la totalité de notre alimentation je voudrais juste rappeler à vos auditeurs qu'aujourd'hui on importe un poulet sur de 40 % de nos légumes 60 % de nos fruits 60 % de nos ovins on peut continuer comme ça et un jour on découvrira qu'on a perdu toute capacité de production en Europe et qu'on dépend des autres pour se nourrir maisement sera une catastrhe justement quand Carrefour Intermarché indique qu'ils ne vont pas vendre de la viande originaire du mercosour euh c'est c'est c'est de la com ou vous espérez vraiment qu'ils vont tenir leurs promesses et est-ce que vous invitez les autres à faire pareil non mais on espère encore une fois on espère que tout ça permettra de faire prendre conscience que si on a besoin de continuer à échanger parce que les fruits exotiques parce que le café parce que tout ça ne sera pas produit en Europe on a par ailleurs besoin de s'assurer qu'il y ait de la réciprocité et moi je remercie Carrefour et Intermarché et d'autres qui aujourd'hui veulent travailler le sujet aussi c'est qu'on on travaille sur l'or uit qu'on explique au consommateurs d'où vient les produits qu'ils achètent voilà ce sont des combats que nous menons et le sujet n'est pas le combat contre l'Argentine le Brésil ou tel ou tel pays le sujet c'est pour qu'on reconnaisse que en Europe on a des conditions de production qui sont parmi les plus élevés de la planète et qu'on ne peut pas nous mettre en concurrence avec des secteurs ou des pays qui ne respectent aucune des normes auxquelles nous sommes soumis je crois que ça protège le consommateur c'est sûr que ça prot l'agriculteur AR Rousseau un des sujets pour les agriculteurs français c'est aussi l'accès à l'eau pendant P dans l'été la justice administrative vient de déclarer illégale la mégaabassine de sainte Soline dans les Deux Sèvres est-ce que ça vous inquiète pour les futur projets pour irriguer les cultures françaises pardonnez-moi le tribunal administratif de Bordeaux n'a pas dit ça le tribunal administratif de Bordeau a dit qu'il suspendait les projets dans l'attente d'une dérogation ça menace la biodiversité notamment une espèce d'oiseau absolument protégé mais vous voyez bien que c'est pas exactement la même chose et que à partir du moment où il y aurait l'obtention d'une dérogation ce projet pourrait se poursuivre par ailleurs il y avait 16 projets de bassine de réserve de substitution c'est ce que nous disons nous qui étaiit autorisés quatre sont en construction une est terminée scè de saintsoline et donc ces quatre aujourd'hui sont suspendus par ailleurs l'eau qui est dedans peut-être utilisé et évidemment il y a la volonté de se mettre en conformité y compris avec ces sujets pour pouvoir poursuivre le sujet de Fond vous l'avez dit c'est le sujet du stockage de l'eau regardez ce qu'il a plu en France toute cette année on aurait si on avait été proactif oui cette année était particulièrement pluvieuse mais on a plus du double on aurait évidemment plus à la fois stocker de l'eau ne pas interagir avec le milieu et faire en sorte que les agriculteurs disposent d'eau parce que l'eau elle est nécessaire il y a pas d'agriculture sans eau et donc est-ce qu'on peut anticiper le fait que le changement climatique que nous observons soit demain ou enfin on puisse lutter avec le stockage mais on voit quand même les limites avec ces décision judiciaire on voit aussi que certains agriculteurs en reviennent he parce que ça coûte cher aussi de depis Z l'au dans ses réserves il y a des limites tout cela non mais bien sûr qu'il y a des limites il y a des limites financières il y a des limites de faisabilité mais il y a un besoin aucun pays ne peut se passer d'eau pour son agriculture l'agriculture c'est une chance pour la France on a besoin de la porter et donc on a besoin d'eau il faut qu'on la stock c'est l'engagement de la ministre de l'Agriculture qui vient d'être conduit on attend aussi que sur ces sujets elle nous donne des garanties et qu'elle avance merci ARN Rousseau président de la FNSEA d'avoir répondu à nos question ce matin merci Aurélie arbemont la foo continue sur France Info bonne journée à tous