La Révolution du bon sens • Discours de Nicolas Dupont-Aignan
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Bon, merci. Vous êtes trop gentil. Alors, je vous avais déjà dit que je n'aime pas du tout quand on me cite à chaque discours. Donc, j'ai été servi. Je vous remercie. Je remercie. C'est vrai, les Yérois qui m'ont élu, mais pas 80. Il nous a manqué quelques voix. On est à 79, 95. Mais c'était magnifique parce que c'est le plus beau score que j'ai fait depuis le premier jour. Et on m'avait tellement dit dans ma ville, les bons esprits qui voulaient m'enterrer depuis si longtemps, on m'avait tellement dit au cours des derniers mois, tu sais, les gens, ils sont un peu lassés. Ça fait longtemps que tu es là. Il faudrait songer à passer la main. Tu sais, des prises de position nationales.
Et puis, tu es un peu complotiste. Et puis, sur le Covid, et puis sur les gilets jaunes. Tu sais, les gens sont lassés, vraiment. Tu ne devrais peut-être pas te présenter. Et puis, je leur ai dit un jour, je leur ai dit, il n'y a que les Yérois qui peuvent me chasser, mais surtout pas vous. Et puis, on verra. Et puis, c'est vrai que ça a été un immense réconfort parce que ça a prouvé que le vote, finalement, c'est ce qui tranche. Et ce que je retiens, moi, de cet après-midi, c'est tous ces témoignages. Je veux d'abord remercier Macha. Macha, je ne la connaissais pas. Et elle symbolise ce qu'il y a de plus fort dans le combat politique. Si on se bat, c'est pour la vérité et c'est pour la vie.
Et cette crise du Covid, et je remercie Véronique Rogès, notre déléguée santé qui était là, cette crise du Covid, elle a dépassé tout. Elle a dépassé tout parce que les choix qu'on faisait à l'époque étaient en présence de la mort, de la peur, de la manipulation et du mensonge. Et je sais qu'on va beaucoup critiquer. Je l'ai payé de mon siège, d'ailleurs, de député. Mais qu'importe. Parce que ce qui était en cause, c'est vraiment la vie. Et Macha, tu es une victime des choix politiques qui ont été faits, mais tu te bats et tu te bats et tu symbolises tous ceux qui se battent. Et ça transcende tous les clivages politiques.
Et la seule chose qui m'importe, et la honte que j'ai, c'est que la France soit le dernier pays qui va reconnaître ce qui s'est passé. Nous n'avons toujours pas de commission d'enquête en France. Il y en a aux Etats-Unis, il y en a en Allemagne, il y en a partout. Mais il n'y en a pas en France. L'OMERTA. Comme si on avait une immense difficulté à regarder les choses en face. Et au-delà des clivages politiques, ce qui compte pour moi et ce qui, à mon avis, est vital pour l'année prochaine, c'est qu'on puisse rassembler, comme l'a dit Jacqueline Moureau, les combattants, les résistants, les Français, les amoureux de la France. Et nous sommes majoritaires, j'en suis convaincu.
Mais ils font tout pour invisibiliser les gens comme nous. Et ce qui était intéressant dans tous les témoignages qu'on a entendus, des horizons différents. Sylvain qui défend le RIC, qui n'est pas de notre bord politique et qui n'est pas adhérent debout la France. Et je ne te demanderai jamais de l'être. Éric qui est paysan, au sens noble du terme. Raymond de Malherbe, qui vient d'un autre horizon, j'allais dire presque d'un autre monde, et qui se rejoint comme dans la Résistance. Gerbert, Sylviane, pâtissière à Dijon, conseillère régionale et qui a tout compris. Notre député, bien évidemment Daniel. Et puis tous ceux qui se sont exprimés.
Gilles, Nicolas Martin, tout à l'heure, et puis je vais en oublier un et je serai fâché avec le dernier. Mais évidemment, Christian Michalac, notre sous-préfet qui organise mon projet, notre projet présidentiel. Philippe Garigos, économiste génial. Alexis Villepolet, qui nous a toujours accompagnés. Je crois que j'en ai encore oublié. Mais ça va venir. Vous trouverez Frédéric Guillard, notre secrétaire général, etc. Moi, en vous écoutant, je me disais la plus belle chose qu'on ait faite à debout la France, c'est de réunir de belles âmes. J'ai ce concept de belles âmes. Tu parlais, c'est quoi ton truc ? LDV, l'expérience de vie ? École de la vie. École de la vie.
Le seul avantage d'avoir un peu d'âge derrière soi ou d'expérience, d'avoir mené tant de combats différents, c'est que finalement, cette école de la vie, je pense qu'on arrive à discerner davantage le vrai du faux, la sincérité du mensonge, la cohérence de la gaudille. Et qu'on voit au fur et à mesure du temps ce qui est important et ce qui ne l'est pas. Et ce qui est le plus important dans la vie politique aujourd'hui, c'est de présenter aux Français des amoureux de la France, des gens, comme le disait le général de Gaulle, droits, purs et fidèles. Parce que la France libre, la France libre, pendant la résistance, ça a été ça. Des personnalités droites, pures et fidèles.
Et souvenez-vous de cette phrase que je synthétise, parce que je n'en connais pas les mots exacts, mais qui m'a beaucoup marqué à Covengarden. En 1942, le général de Gaulle fait un discours et dit, il n'y a pas d'ambassadeur ici. Il n'y a pas de préfet. Désolé, excuse-moi, Christian, mais toi, tu es une exception. Il n'y a pas de grand capitaine d'industrie. Non, il n'y a que des 100 grades. Et ce sont les 100 grades qui allaient du Parti communiste à l'action française, qui étaient de l'île de Saint au maquis du Vercors. Ce sont tous ces 100 grades qui ont sauvé la France.
Et sans faire de rapports étroits, car, rassurez-vous, je ne me prends pas pour le général de Gaulle, et nous ne sommes occupés, mais d'une autre façon. C'est la même chose aujourd'hui. C'est la même chose aujourd'hui. Nous devons, et c'est mon obsession, nous devons rassembler de belles âmes, de gens droits purs et fidèles, de ceux dans lesquels les Français se reconnaîtront. Et nous n'y réussirons, et je n'y réussirai que si vous êtes là. Je n'y arriverai pas tout seul pour une raison très simple. C'est que plus aucun Français ne peut croire qu'un homme politique puisse redresser le pays.
Avec tout ce qu'on a vécu de trahison du référendum, Sylvain en a parlé, avec tout ce qu'on a vécu de cette oligarchie qui ne fait pas que tondre les Français, mais comme disait Cicéron, les écorches, les écorches vifs. Aujourd'hui, les Français sont écorchés, parce que l'argent, il y en a, beaucoup, beaucoup d'argent, mais il va de mauvaise cause. Et cet argent, on doit le réaffecter aux Français, le rendre aux Français. Et c'est un point fondamental. Bref, nous avons la capacité, avec les Français différents de la classe politique, de créer une grande vague politique. Et je ne peux pas y arriver seul parce que personne ne me ferait confiance seul. Je ne peux y arriver qu'avec vous.
Et vous êtes la preuve vivante, vous, les cadres de notre mouvement, vous êtes le témoignage, la preuve vivante dans les contacts que vous avez, que nous sommes différents. Et nous sommes différents pourquoi ? Parce que pourquoi ? Qu'est-ce qui nous différencie des autres ? Nous aimons la France, c'est charnel. Nous aimons son histoire, ses sacrifices, ses paysages. Ça va au-delà des statistiques et des chiffres. Et puis, nous croyons dans les Français. Nous les respectons. Nous savons qu'ils sont bien, qu'il y a une majorité de Français bien.
Mais ils ont été trahis par une élite qui est devenue une oligarchie, qui sont devenus des rapaces, des profiteurs, qui pressent le citron tant qu'ils pourront. Ils presseront le citron tant qu'ils pourront, tant que vous ne les arrêterez pas. Et mon boulot, mon boulot, mon seul boulot, c'est de réveiller les Français avec vous, de leur dire « Vous pouvez vous réveiller ». Tu l'as dit, ils sont puissants parce que nous sommes à genoux. Et si nous nous réveillons, alors là, vous allez voir ce que vous allez voir. Mais qu'est-ce qui nous différencie ? Ce qui différencie, ce qui nous différencie, c'est que nous, on ne fait pas semblant. On ne fait pas semblant.
Et moi, je ne fais plus semblant, et vous le savez tous, depuis le viol du référendum de 2005 par Nicolas Sarkozy et les socialistes. Lors du traité de Lisbonne, c'est là qu'on a fondé debout la République, tu t'en souviens, Gerbert. C'est là qu'on a fondé debout la France, ensuite qui s'est transformée en debout la France. Et si vous réfléchissez à quelque chose, tous ces gens qui ont violé le peuple français, ils gouvernent ensemble sous Macron. Et aujourd'hui, ils se rassemblent tous. Ça va des socialistes, des socialistes au LR. Voilà. La boucle est bouclée. Ils ont trahi la France en 2005, 2008. Ils refusent le suffrage universel.
Et c'est là où on ne fait plus semblant parce que depuis ce jour-là, on n'est plus avec eux. Et c'est d'ailleurs depuis ce jour-là qu'on cherche à nous invisibiliser, bien évidemment. On ne fait pas semblant non plus depuis la crise Covid. Et je ne reviendrai pas dessus. Parce que là, il fallait soit obéir, soit se révolter. Et on s'est révoltés. On ne fait pas semblant non plus depuis la crise des Gilets jaunes. Des Gilets jaunes qui ont été des héros et qui ont été massacrés. Tu as raison de le rappeler sur le rôle d'Edouard Philippe. Tu as raison de le rappeler. Ça veut dire que depuis, en fait, près de 20 ans, un peuple se bat pour sa liberté. C'est ça, la réalité.
Et je suis absolument convaincu que les Français ont compris que le pouvoir n'avait plus le pouvoir. Que si c'est pour aller à la présidentielle, pour débattre avec les uns et les autres de l'immigration, de la sécurité, de l'emploi, des services publics, de l'électricité, du pouvoir d'achat, de l'école, etc. Si c'est pour aller faire ça, pour tromper les Français et leur faire croire qu'on peut faire quelque chose sans changer le cadre général, ça ne m'intéresse pas. Je ne serai pas candidat. Ça n'a aucun intérêt. Je n'ai pas envie d'être un petit Rotaillot, d'être un petit Bardella, d'être un petit ceci ou cela. Parce que je n'apporterai rien. Je n'arriverai pas à mentir aussi bien qu'eux.
Je n'ai pas leur talent. Je ne peux pas, après les combats que j'ai menés avec Philippe Séguin, et je pense à lui souvent, quand, souvenez-vous, c'est il y a bien longtemps, beaucoup n'étaient peut-être pas nés, mais quand Philippe Séguin soutenait Jacques Chirac en 1995, et il m'avait dit, il va tout abandonner, une fois élu. Je ne veux pas revivre ça.
Si je suis candidat à l'élection présidentielle, c'est parce que je veux qu'il y ait une voix, et que les Français aient un candidat qui ne fait pas semblant, qui ne fait pas semblant de débattre en sachant pertinemment qu'ils ne pourront aller jouer qu'à la marge, qu'ils se battent en fait pour être gouverneurs, gouverneurs, présidents de régions de la région France, une région soumise à une union européenne, à un deep state européen, à une mondialisation sauvage, qui veut encore plus presser le citron au point qu'il n'y aura même plus d'écorce. C'est ça la réalité.
Et si je suis candidat, c'est pour présenter aux Français la seule solution si l'on veut résoudre nos problèmes très concrets de prix de l'essence, de facture d'électricité, de sécurité dans nos villes, d'immigration, de réconciliation, de qualité du système de santé, de lutte contre les conflits d'intérêts, d'équilibre du territoire, ce qui veut dire changer le système de service public pour retrouver une péréquation. On ne pourra résoudre ces problèmes concrets que si on sort de l'Union européenne et qu'on reconstruit une Europe des nations libres. C'est ça la clé de tout. Alors, vous avez eu raison, tu as eu raison de citer Raymond Aron, je ne connaissais pas cette belle citation.
Un pays souverain est un pays ordonné à l'intérieur et respecté à l'extérieur. Et je trouve que cette citation résume absolument tout. En un mot, en une phrase, on résume tout. Les désordres intérieurs et la soumission extérieure. Remarquez, c'est tout ce qu'a connu l'histoire de France, si vous y réfléchissez. Toutes les grandes périodes de déclin ont été des périodes où les féodalités intérieures l'emportaient et faisaient le jeu du parti de l'étranger, qui n'était pas dans un sens xénophobe du tout. Vous avez connu ça sous Jeanne d'Arc, avec le roi fou. Vous avez les Anglais, les Sorbonnards, qui étaient soumis à l'Angleterre. Et vous avez connu ça sous Vichy.
Donc, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. La France, pour être respectée à l'extérieur, doit être forte à l'intérieur. Et la France, pour être forte à l'intérieur, doit être libre vis-à-vis des puissances étrangères. Puisque les féodalités intérieures ont toujours fait le parti de l'étranger, joué le parti de l'étranger. Et c'est ce qui se passe aujourd'hui avec les oligarques, qui ont tout accepté de l'Union européenne. Alors, mon projet, il est très simple. Le plus simple du monde. Je veux rendre à la France son indépendance, sa liberté, sa souveraineté. Vous l'appelez comme vous voulez.
Mais rendre à la France son indépendance, sa liberté, sa souveraineté, c'est permettre aux Français de se relever, de respirer, d'être heureux, d'être libre, tout simplement. Parce qu'on ne peut pas vivre en prison. La France est devenue une prison pour ses propres citoyens. C'est ça, la réalité. J'ai voulu, au cours des derniers mois, mettre ça sur le papier. Parce qu'en écrivant, on fait fonctionner son cerveau. Et il faudrait quand même que les candidats à la présidentielle aient un cerveau. Ça veut dire que l'écriture, le temps long dont tu parlais, Philippe, qui est le temps de la réflexion, qui n'est pas facile pour un élu. Parce qu'il faut se ménager des plages.
Et je sais que je n'ai pas pu me déplacer dans les fédérations comme vous le vouliez. Et combien de fois j'ai annulé des déplacements. Désolé l'Alsace, la Normandie. Je vous ai reporté ces déplacements indéfiniment parce que je n'arrivais pas à terminer mon livre. Et j'y attache tellement d'importance à ce livre. Parce que c'est mon projet politique qui est en filigrame. Christian Michalak et tous les autres, vous allez... On va améliorer encore tout cela. Mais le cœur du projet, c'est ce livre. Et ce livre, je sais, certains ce matin m'ont dit que le titre était un peu provocateur. Mais qu'importe. Parce que c'est la réalité. J'ai pris un titre qui dit la vérité.
Qui dit la vérité aux Français. 2027, la liberté ou la mort. La liberté ou la mort. C'est la réalité. C'est la réalité. Pas seulement la liberté de la nation. Votre liberté, notre liberté individuelle. Notre liberté de citoyen. La liberté ou la mort, c'est la liberté de la France et du citoyen, du français, ou la mort, c'est-à-dire la disparition, l'esclavage. Et dans le monde actuel, Alexis, on a parlé et vous en avez parlé tous, si vous croyez qu'on attend les Français, regardez ce qui se passe. Et les Français doivent prendre conscience que si leur pays n'est pas libre, eux-mêmes seront des esclaves. Donc ce titre, oui, il est fort. Je l'assume.
Et pendant cette présidentielle, on va réveiller les Français. Dans les orchestres, vous savez, à l'opéra, il y a plein de musiciens. Et puis il y a un type avec, je ne sais pas comment, je ne suis pas du tout compétent d'instant, mais il y a un type avec des énormes cymbales. Et puis tout d'un coup, quand vous vous êtes un peu endormi, parce que c'est quand même très chiant au bout d'un moment, vous êtes réveillé. Il y a un coup de cymbale. Bon, je veux être le coup de cymbale de cette campagne présidentielle, très sérieusement. Mais dans ce livre, j'ai essayé de trouver un chemin logique et qui va structurer toute la campagne. Il y a trois parties avec trois sous-titres.
Démocratie, indépendance, espérance. Permettez-moi de revenir très vite dessus. Démocratie parce que nous devons d'abord rétablir la démocratie en France. Nous ne sommes plus en démocratie, les amis. Nous sommes arrivés dans un monde orwellien où les mots, les mots trahissent tout. Les mots sont faux, sont inversés. Les valeurs sont inversées. Le sectarisme, l'intolérance, la peur de penser ont envahi l'espace public.
Imaginez que le seul bilan dont va se féliciter Emmanuel Macron, et c'est tout à fait symbolique, c'est de faire une loi, de voter une loi qui institutionnalise le meurtre étatique, l'euthanasie, supprimer les Français les plus fragiles, substituer aux soins l'assassinat public. C'est ça, cette loi. Regardez ce qui se passe au Canada, regardez ce qui se passe en Belgique, regardez cette histoire affreuse de cette jeune femme espagnole. Et oui, parce que derrière ça, il y a la vente des organes. Un jeune de 25 ans, c'est 10 millions d'euros d'organes. Voilà la réalité.
Une société qui a été fondée sur le tu ne tuera point et qui finit en éliminant les plus faibles, au nom de la bonne conscience. Mais vous vous rendez compte de ce que ça veut dire ? Au moment où, en plus, on a une loi, Léonetti, qui devrait être appliquée de sédation profonde pour, bien sûr, soulager les souffrances en soins palliatifs et accompagner la fin de vie. Je ne suis pas de ceux, bien sûr, qui veulent faire souffrir les Français en fin de vie. Et je sais combien il y a parfois des cas douloureux qui font que des Français hésitent. Mais je mets en garde les Français. Ce qui est en train de se préparer, c'est un meurtre de masse. Et la vaccination Covid n'était que le début.
Je peux vous l'assurer. Démocratie en France, ça veut dire d'abord réaffirmer la liberté d'expression, toutes les expressions, même celles qui ne me plaisent pas. C'est fondamental. Et oui, aujourd'hui, on peut envier l'amendement numéro 1 aux Etats-Unis, qui permet la liberté d'expression. Ils ne veulent plus de liberté d'expression en France. Tout est fait pour empêcher la liberté d'expression. Alors, il faut le rétablir. Ensuite, comment redresser un pays sans s'appuyer sur un peuple, son peuple ? Expliquez-moi comment tous ces gens qui méprisent le peuple vont être président de la République et changer la France ? Est-ce qu'on va pouvoir, qu'on aime ou qu'on n'aime pas les Français ?
Est-ce qu'on peut changer la France sans les Français ? Ben, moi, je ne crois pas. Alors, moi, je prends les Français tels qu'ils sont et j'ai envie de leur dire, ensemble, vous tous, on va réussir à changer la France, la redresser, la sauver. On ne le fera qu'avec vous. Et pour le faire, il faut redonner confiance aux Français. Et on ne redonnera confiance aux Français comment ? Que simplement en les consultant par référendum, en s'appuyant sur leur choix. C'est la seule solution. Il n'y en a pas d'autre. Mais ce référendum ne suffira pas si on ne passe pas à une étape supplémentaire. Et cette étape supplémentaire, j'en suis convaincu aujourd'hui, c'est le RIC.
Le RIC parce que c'est le référendum d'initiative citoyenne. Ce n'est pas le pouvoir qui octroie une sorte de charité. C'est le peuple qui, à un moment, se prend en main. Parce qu'il faut aussi dire la vérité aux Français. Si vous continuez à ronfler dans votre coin et si vous n'êtes jamais content sans jamais voter, il ne faut pas s'étonner de ce qui vous arrive. Il faut vous réveiller, les amis. Et je sais que votre devoir, c'est d'aller voir vos voisins, vos amis à l'usine, dans l'entreprise, dans le lotissement, vos commerçants, et de leur dire « Mais, eh, secouez-vous ! » Maintenant, maintenant ou jamais, parce que c'est la liberté en 2027 ou la mort. Vous n'avez pas le choix.
Vous n'avez plus le choix. Vous faites l'autruche depuis tant d'années. Il faut vous secouer, là. Et moi, je considère les Français comme des adultes et pas comme des enfants qu'on manipule. Et je veux les traiter en adultes. Et je leur dis « C'est maintenant ou jamais. Et je vais vous faire confiance grâce au RIC. » Et pourquoi le RIC ? Parce que moi, je regarde ce qui marche et ce qui ne marche pas. Et je regarde un pays, la Suisse, petit pays, 10 millions d'habitants, trois langues, au milieu des montagnes. On ne peut pas dire que la nature les ait gâtés. Ce n'est pas si facile. Meilleur résultat ? Une infirmière gagne deux fois ce que gagne une infirmière de l'autre côté de la frontière.
Moins d'impôts. Une gestion de l'argent, plus facile. Des hommes politiques quand même plus honnêtes. Ce n'est pas difficile. Voilà, c'est la Suisse. À aucun moment, on ne se pose la question de savoir « Mais pourquoi la Suisse réussit ? » Est-ce qu'il y a une recette ? Alors, ce sont des Suisses. Mais il n'y a pas que ça. Il y a aussi le fait que depuis un siècle, presque un siècle, ils ont été habitués à décider pour eux-mêmes. Ils ont été responsabilisés. Et moi, je veux qu'on responsabilise les Français. Le général de Gaulle a pu résoudre la dramatique crise algérienne, puis le redressement du pays, grâce au référendum.
S'il avait attendu le vote des parlementaires, je peux vous dire qu'il n'y aurait jamais eu de Vème République, on aurait eu une guerre civile, et la France serait sous autorité allemande et américaine. Donc, la réalité, c'est les Français qui ont sauvé la France. Deux fois. Deux fois. Et c'est maintenant que les Français doivent sauver la France. Et notre boulot, c'est de leur dire nous pouvons le faire. Oui, tu as raison, Gerbert, l'espérance, l'espoir, et je vais en reparler. Alors, c'est comme ça qu'on le fera.
Maintenant, une fois qu'on a rétabli la démocratie, la démocratie avec ses risques, bien sûr, ses dangers, une fois qu'on a rétabli la démocratie, qu'on a responsabilisé les Français, eh bien, il faut reconquérir notre indépendance. Alors là, je ne vais pas vous faire un grand dessin, parce que j'en ai parlé cent fois, mais nous sommes, comme un boxeur, les mains attachées dans le dos, qui va livrer des matchs de boxe. Comment voulez-vous qu'on gagne le match de boxe ? Sur le plan économique, sur le plan, dans tous les domaines.
Ce que je veux, c'est convaincre les Français, et ça va être dur, tellement dur, parce qu'on les a tellement infantilisés, en leur faisant croire qu'on ne pouvait pas être libre, qu'on ne pouvait pas être debout, qu'on devait se coucher, sous prétexte qu'on n'ait que 70 millions d'habitants, 68, mais Singapour, 3 millions. Voilà. La liberté, ce n'est pas une question de poids, c'est une question d'attitude, de comportement. Alors, ça veut dire quoi ? Comment contrôler l'immigration sans rétablir nos frontières ? Vous voyez, M. Retailleau, il s'est fracassé sur la réalité. Et ce n'est pas M. Bardella, avec sa double frontière dont on ne comprend rien, qui va protéger les Français.
Comment rétablir la sécurité sans se libérer des jurisprudences qui favorisent les voyous au détriment des victimes ? Et ces jurisprudences sont européennes. Expliquez-moi. Comment assainir nos finances si on continue à donner 15 à 20 milliards net par an à l'Union européenne ? Et je ne parle pas des dizaines de milliards. On évalue les engagements de la France à 70 milliards pour l'Ukraine. Mais il n'y a pas d'argent pour baisser les taxes, ne pas faire un cadeau aux automobilistes, baisser le racket. Ah non, il n'y a pas d'argent. Il faut 70 millions pour les automobilistes. Ils ont proclamé hier 70 millions. Mais ils ont fait un prêt de 90 milliards à l'Ukraine.
90 milliards à l'Ukraine, la France va en payer 18%. Mais il n'y a pas d'argent pour les automobilistes. Et d'ailleurs, ce n'est pas donné de l'argent aux automobilistes. C'est arrêter de les racketter puisque la moitié du plein, plus de la moitié du plein, ce sont des taxes. qui n'existent dans aucun autre pays au monde. Aucun autre pays au monde. Mais non, il y a de l'argent pour plein de choses. Alors, comment rééquilibrer les territoires, Gilles, si on n'a pas la péréquation des services publics ? La péréquation, c'est quoi ? C'est que la SNCF gagnait de l'argent sur Paris-Lyon et que ça finançait les trains dans ton coin.
A partir du moment où on a privatisé les lignes qui marchent bien, la SNCF ne gagne plus d'argent et elle ne peut plus en perdre ailleurs. C'est le grand drame du fameux traité, je ne sais plus lequel, c'était traité de Barcelone, qu'à libéraliser les services publics. Un service public n'a pas besoin d'être en concurrence. En revanche, je crois que les gens qui y soient travaillent. Ça, c'est clair. Comment relocaliser un minimum, un million d'emplois si on ne se libère pas du carcan de la Commission européenne et des accords des loyaux de libre-échange ? Il faut du libre-échange, bien sûr. Il ne faut pas vivre dans un système fermé. Mais il faut que l'échange soit loyal.
Comment sauver nos agriculteurs sans rétablir, Éric, une politique nationale agricole qui existe ? Elle existe en Suisse et au Canada. Et pourquoi les Suisses et les Canadiens sont capables de faire quelque chose que nous, on ne ferait pas ? Alors les agriculteurs, pas tous, pas heureusement, pas toi, certains, notamment de la FNSEA, mais pas tous, heureusement, il y en a quand même des biens, nous expliquent que, mais on a alors notre argent de Bruxelles ? Ah non, mais ils ne savent pas que l'argent, il n'est pas que de Bruxelles, c'est de l'argent français qui transite par Bruxelles, on ne nous en pique que les deux tiers et on leur rend.
Je pourrais faire la même chose sur la paix, comment faire la paix sans ne plus obéir à Van der Leyen, la belliqueuse ? Comment garantir notre liberté d'expression sans mettre fin au DSA, etc., etc. Alors, j'entends les commentaires. C'est trop tard. Ce n'est pas possible. Ah, les Français ont peur. Mais ce n'est pas parce que certains Français ont peur, ce n'est pas parce que les médias font peur aux Français que nous, on ne doit pas contre-attaquer et dire la seule solution pour résoudre les problèmes du pays, pour se prendre en main, c'est de sortir de l'Union européenne, mais pas de fuir l'Europe, de la reconstruire. Ce n'est pas du tout la même chose.
Et je veux vous expliquer le chemin que je propose pour cela. D'abord, au soir d'une présidentielle gagnée, la France prend quatre décisions très simples. Je ne verse plus un centime à la commission de Bruxelles. Je sors du marché européen de l'électricité pour rétablir mon prix national. Je rétablis mes contrôles aux frontières et j'assure la primauté du droit français sur le droit européen. Attaque à Bruxelles. Évidemment, apoplexie de Mme van der Leyen. À Bruxelles, on aurait dû lui donner six doses. C'est de mauvais goût, mais je suis sûr qu'elle ne les a pas faites, les doses. Deuxième étape. Imaginez les réactions mondiales. Imaginez les réactions de la presse.
Imaginez les réactions des pays. Et là, la France, par la voix de son nouveau président, lance un appel. Il ne lance pas un appel au gouvernement. Il lance un appel au peuple d'Europe. Et la France redevient la France. Ce n'est pas la France qui file à l'anglaise. Ce n'est pas la France qui s'enfuit de l'Europe. La France est au cœur de l'Europe. Nous ne sommes pas l'Angleterre. Voilà pourquoi je crois qu'il ne faut pas copier obligatoirement le Brexit. Voilà pourquoi je crois qu'il ne faut pas présenter la sortie de l'Union européenne comme une fuite, comme un Frexit.
La sortie de l'Union européenne, c'est la dissolution de l'Union européenne et son remplacement par une union de nations libres et souveraines. Ce n'est pas du tout la même chose. C'est très important. La France s'adresse à tous les peuples d'Europe et leur dit une chose très simple. La France va partir de cette prison. Venez avec nous. Nous vous emmenons avec nous. Nous allons quitter l'immeuble délabré où il n'y a plus de porte et de fenêtre, l'immeuble géré par une syndique à Cariate. Nous allons quitter cet immeuble délabré qui s'effondre. Nous allons bâtir un lotissement de maisons individuelles. Chacun aura sa maison, son jardin, sa clôture. Chacun fera ce qu'il veut chez lui.
On aura notre budget, à terme notre monnaie, nos lois, nos frontières. Mais cela ne nous empêchera pas de prendre l'apéro avec nos voisins. Cela ne nous empêchera pas de bâtir des coopérations pour peser face à la Chine, aux États-Unis et aux autres. Ce n'est pas une fuite, c'est une reconstruction que je propose. C'est fondamental. Dernière étape. Les pays, les gouvernements, auront le choix. Soit ils partent avec la France pour reconstruire quelque chose, soit ils restent dans cette prison. Alors peut-être que sur 27, on arrivera à en détacher 2 ou 3. J'en suis convaincu. Et peut-être plus, parce qu'en s'adressant au peuple, nous aurons mis le virus de la liberté.
Et les peuples d'Europe, fidèles à notre esprit de plusieurs siècles, les peuples d'Europe se diront mais la France montre le chemin. La France ne s'enflie pas dans une démarche égoïste. La France relance le projet d'Europe des nations libres qui va de l'Atlantique à l'Oural, car cette Europe sera ouverte à la Russie. Après, si aucun pays ne veut nous suivre, eh bien nous partirons seuls, car on est toujours mieux seuls que mal accompagnés. Et la France retrouvera sa liberté et un référendum tranchera. Et si nous sommes plusieurs à partir, eh bien un référendum tranchera dans les pays qui partent pour cette nouvelle organisation.
Le principal avantage de cette façon de présenter la sortie de l'Union européenne, de l'incarner, de la préparer, c'est que ce n'est plus une fuite, c'est une mutinerie. Dans un cas, c'est une évasion. Dans l'autre, c'est la prise de la Bastille. La Bastille n'existe plus. C'est ça que je vous propose. Et ça, nous allons l'expliquer aux Français parce que vous allez voir, quand je vais lancer la campagne, elle est lancée d'ailleurs, mais quand on va aller dans le dur, on va avoir sur tous les plateaux de télévision, tous les canards sans tête. Qui est-ce qui parlait des CST ? Canards sans tête. C'est très bon les CST.
Tous les canards sans tête des médias, des autres, qui vont dire « Monsieur Dupont-Aignan, vous n'imaginez pas, vous allez sortir de l'Union européenne, mais c'est horrible. Mais c'est horrible. Mais comment on va faire ? Et puis on est petit. » Voilà. Tous les défaitistes, tous les vichistes de la Terre vont vous donner toujours le même argument. Eh bien, vous leur direz « La France ne s'enfuit pas en catimini. La France, elle libère. La France redevient une nation modèle du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. » Mais, et je conclurai ce propos par la troisième partie du livre, l'espérance. Démocratie, on rétablit la démocratie en France, on fait confiance aux Français.
Indépendance, on leur demande de reprendre leur liberté, condition pour résoudre leurs problèmes. Mais attention, et c'est ça le danger des souverainistes, c'est que souvent, les souverainistes croient ou font croire que parce qu'on sera libre, tout ira bien, ce sera facile. Ce n'est pas vrai. Parce que, si on a ce raisonnement de faire croire qu'en rétablissant la souveraineté, on va résoudre par miracle les problèmes de la France, eh bien, on fait croire aux Français que ce sera si facile. Mais être libre, c'est une exigence. Nous réformer pour nous redresser. Et, vous verrez, j'ai imaginé dans mon livre un exercice de politique fiction.
J'ai su reparti fin 2027 et j'ai raconté les premiers mois d'un président souverainiste avec toutes ses difficultés, tous ses heurts, tous ceux qui luttent contre lui, les manifs, les médias, les juges. Et j'ai imaginé un scénario, je ne vais pas vous révéler, vous le lirez, mais qui nous montre que c'est possible de redonner aux Français le goût de l'aventure, de la conquête, de l'effort, mais qu'il va falloir aussi les secouer un peu. Et je ne doute pas un instant qu'on y arrive à une condition fondamentale qui ressort de tous les témoignages qu'on a eus. C'est de récompenser les millions de Français qui bossent, qui se lèvent tôt le matin, qui font des efforts.
À partir du moment où on récompensera ceux qui bossent, qu'on punira ceux qui ne bossent pas, qu'on récompensera ceux qui respectent la loi, qu'on punira ceux qui la violent, même les oligarques, même les hommes politiques, à partir du moment où le pouvoir sera juste, mais vous verrez que le peuple français est un grand peuple travailleur, exigeant et qui se lèvera. Mais aujourd'hui, il n'y a que des freins sur ceux qui portent le pays à bout de bras et c'est open bar pour ceux qui profitent et qui violent la loi. Pourquoi s'étonner que le pays soit à la ramasse ? Ça veut dire un changement. Ça veut dire cinq grandes priorités et rassurez-vous, vous ne devrez pas les avoir en détail.
Rétablir l'ordre en reconstruisant l'État, relocaliser un million d'emplois en favorisant les producteurs, ceux qui produisent en France. Là, il faut des pèses de charges, mais pas pour tous. Ça veut dire assainir nos finances en mettant fin au gaspillage et on le fera par référendum, les fausses cartes vitales, les énergies renouvelables qui ne sont que de la spéculation financière, tout le bazar de la fausse transition écologique. Rebâtir des services publics exigeants. Ah oui !
Que les enseignants ne fassent pas de faute d'orthographe, que la langue française soit apprise, que l'université soit sur des bases solides de méritocratie, qu'à l'hôpital, l'argent soit chassé, l'argent et la tarification à l'acte, ce système délétère qui a détruit notre médecine, les conflits d'intérêts. Et puis, enfin, enfin, initier, et c'est la dernière étape, vous verrez, c'est le dernier chapitre, une société de responsabilité. Parce que, pour y arriver, il faut changer les règles du jeu. Et j'en vois deux fondamentales. L'accession sociale à la propriété.
Mettre fin au système HLM pour le remplacer par l'accession sociale à la propriété pour que tous ceux qui payent un loyer toute leur vie, au moins à leur retraite, aient un petit patrimoine responsable de son logement, de son immeuble, de sa maison. C'est un magnifique objectif. Léguer à ses enfants avec l'exonération totale des droits de succession sur la résidence principale. Léguer à ses enfants quelque chose de sa vie qu'on arrête de vous le voler. Et puis, la participation des salariés à l'actionnariat des entreprises. Toutes les entreprises qui ont de bons résultats ont associé leurs salariés à la marge de l'entreprise. D'ailleurs, les grands patrons le font avec les stock options.
Pourquoi les salariés en bas de l'échelle n'ont pas leurs stock options aussi ? Alors, oui, la souveraineté, c'est à nouveau marché droit. Marché fier. c'est rappeler qu'il n'y a pas de droit sans des devoirs, pas de résultats sans des efforts, pas de conquêtes sans des batailles. Vous le voyez, nous sommes au pied de l'Everest. Je vous invite à le gravir ensemble. De toute façon, nous n'avons pas le choix. La liberté pour la France. Vive la France. Vive la République. Sous-titrage Société Radio-Canada
Nicolas Dupont-Aignan