POLITIQUES AU SOMMET - Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 25 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
2012, 2017, 2022, 2027, faut être fou pour se représenter dans une élection à la présidentielle ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Protectionnisme intelligent, fin de la guerre en Ukraine, démocratie directe à la Suisse... Tu fais quoi à la place ?
- 2:22RelanceRéponse partielle
Tu taxes les produits qui viennent de l'étranger ou tu taxes la grande distribution sur ces bénéfices ?
- 3:06OuverteRéponse directe
Tu dis on supprime les cotisations sociales pour les agriculteurs. On met quoi à la place ?
- 3:51FerméeRéponse directe
Tu parles des fonctionnaires ou tu parles d'Ursula von der Leyen ?
- 4:35RelanceRéponse directe
Attends que je comprenne bien le mécanisme. Tu taxes les produits qui viennent de l'étranger ou tu taxes la grande distribution ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Fait
« 2012, 2017, 2022, 2027, faut être fou pour se représenter dans une élection à la présidentielle ? »
- 1:38Chiffre
« Quand tu reçois quand les agriculteurs français reçoivent 9 milliards de Bruxelles, d'accord ? 9 milliards, la France a versé 18 milliards. »
- 2:22Fait
« Moi, je suis pas contre l'Europe, je suis pour une Europe des nations et des projets, celle de général de Gaulle. »
- 3:51Fait
« Je veux exonérer de charge sociale les agriculteurs. C'était une proposition de loi des centristes il y a 20 ans. »
- 6:03Fait
« Sur le Mercosour, toute la classe politique française s'est opposée au Mercosour, tous les syndicats agricoles et on a été battu à 27. »
- 6:47Fait
« Sous le général de Gaulle, il y a une politique agricole commune, elle a marché. »
- 8:54Promesse
« Je veux baisser le prix de l'électricité de 50 % sortant du marché européen et ça c'est possible demain matin. »
- 9:36Promesse
« Il faut leur proposer des prix rémunérateurs garantis sur les grandes productions. »
- 10:19Promesse
« Je propose une mesure révolutionnaire qui est l'exonération des droits de succession sur les 100 premiers hectares. »
Temps de parole
- ?100 %
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Mesdames messieurs, bonjour. Très heureux de vous retrouver ici à Cournon dans la grande halle du sommet l'élevage. On va parler donc politique avec Nicolas Dupont Aignant. Bonjour Nicolas. Bonjour Nicolas. J'ai eu souvent l'occasion de te rencontrer. Donc je te tue toi. Voilà. Euh Nicolas, première première question 2012, 2017, 2022, 2027, faut être fou pour se représenter dans une élection à la présidentielle ? Ah oui, sans doute, mais j'ai des convictions à défendre et j'ai beaucoup hésité et puis j'ai vu que personne ne défendait le projet que j'ai envie de présenter aux Français sorti de l'Union européenne pour reconstruire une belle Europe qui ne soit pas une dictature.
Protectionnisme intelligent, fin de la guerre en Ukraine, démocratie directe à la Suisse et tout ça n'est pas défendu par les autres. Donc, j'ai envie de d'offrir ce choix parce que en 2005, les Français ont voté non à la Constitution européenne et depuis et bien exactement l'inverse a été fait. Et aujourd'hui, si on a tant de chômage, tant de difficultés agricoles, une électricité hors de prix, tant d'immigration, tant d'insécurité, c'est parce que on continue à obéir à des règles absurdes qui ne sont pas décidées démocratiquement. Donc oui, je serai le candidat de l'indépendance gaolienne gauliste. Alors Nicolas, tu dis adieu la Pâque. OK, mais les agriculteurs aiment bien la PAC quand même. C'est un complément de revenu qui est pas négligeable. Tu fais
quoi à la place ? Et ben, je fais la pan politique agricole nationale. Parce que quand tu reçois quand les agriculteurs français reçoivent 9 milliards de Bruxelles, d'accord ? 9 milliards, la France a versé 18 milliards. C'est-à-dire que quand on voit 1 € à Bruxelles pour la Pâque, Bruxelles ne renvoie que 50 centimes au Français. Donc ça serait quand même beaucoup moins coûteux d'envoyer directement l'argent aux agriculteurs français et que madame Van Derleyen ne prenne pas l'argent pour le donner à tous les autres pays du monde. Moi, je suis pas contre l'Europe, je suis pour une Europe des nations et des projets, celle de général de Gaulle. Mais en revanche, j'en ai assez euh de
donner deux fois plus d'argent à l'Union européenne que ce que je reçois. Et si je donne directement aux agriculteurs français comme le les Suisses le font, les Suisses c'est un pays libéral, c'est un pays riche, c'est un plus petit pays que nous et ils arrivent à aider leurs agriculteurs, à leur donner une garantie dignité de vie à une politique alimentaire sérieuse, de qualité et ça leur coûte moins cher que nous. Moi, j'en ai assez de dépendre des escrocs des escrocs de Bruxelles. Alors, je suis pour l'Europe, mais l'Europe qui ne nous vole pas, l'Europe qui donne pas notre argent à l'Ukraine, l'Europe qui ne nous met pas des normes avec le Green Deal, la décroissance agricole. Voilà, c'est
tout. Nicolas, il y a un point où tu vas quand même, tu mets le curseur un peu loin par rapport aux autres candidats que je peux recevoir, c'est toi tu dis on supprime les cotisations sociales pour les agriculteurs. OK. On met quoi à la place ? Une taxe grande distribution. Tu crois qu'ils vont accepter ? Oui, mais euh est-ce que il y a un problème européen ? Toujours plus de normes et une concurrence déloyale des autres pays ? On l'a vu avec le Mercosour. Euh on peut pas demander à nos agriculteurs, par exemple, à nos éleveurs de produire de la viande en leur interdisant des produits. On a raison de les interdire, mais au Brésil, en Argentine, ils sont autorisés. Donc je suis pour la fin des accords de libre échange des loyaux. Et puis il faut aussi muscler la production en France et
je veux exonérer de charge sociale les agriculteurs. C'était une proposition de loi des centristes il y a 20 ans et je la remplace je remplace ces cotisations par une taxe sur la grande distribution qui va toucher les produits importés du bout du monde qui sont pas produits en France. C'est tout simple. Si tu es producteur de chou-fleurs, de courgettes, tu aujourd'hui tu vois que l'Allemagne qui a des charges élevées, des salaires élevés a moins de charge sociale et que donc la production maréchère par exemple en France, elle perd du terrain tous les jours. Donc je trouve beaucoup plus intelligent de supprimer les charges sociales sur les ouvriers agricoles et de taxer la grande distribution qui
importe des produits nocifs, dangereux pour notre santé. Attends que je comprenne bien le mécanisme. Tu taxes les produits qui viennent de l'étranger qui passent par la grande distribution ou tu taxes la grande distribution sur ces bénéfices ? Alors les deux mon capitaine. Une taxe sur les produits qui ont une qualité sanitaire qui ne correspond pas aux normes européennes parce que c'est pas seulement la concurrence des agriculteurs, c'est la destruction de notre santé. et puis une petite taxe sur la grande distribution parce que si je baisse les charges sur les produits alimentaires français pour les ouvriers agricoles et bien je vais baisser les prix. Donc ça compensera et ça permettra aux agriculteurs français d'être plus
compétitifs. Donc je veux jouer sur les deux. Je veux baisser les charges sur les agriculteurs français et je veux [grognement] réduire la concurrence déloyale. Il y a de la concurrence. J'accepte la concurrence quand elle vient de pays qui ont les mêmes normes que nous, mais je n'accepte pas la concurrence déloyale. Et je remarque que la Suisse, la Norvège et beaucoup d'autres pays qui sont ouverts sur le monde et bien ont mis en place des règles. Pourquoi la France s'interdirait de le faire ? Tout simplement parce qu'à Bruxelles, on a des dingues qui nous gouvernent qui ne sont pas élus par le peuple et il est temps de reprendre notre souveraineté. Tu parles des fonctionnaires ou tu parles d'ursula vanlen ? Les deux. Les fonctionnaires, ils obéissent à des commissaires.
D'ailleurs, le nom est très intéressant commissaires, ils sont pas élus. Et quand tu penses que sur le Mercosour, toute la classe politique française s'est opposée au Mercosour, tous les syndicats agricoles et on a été battu à 27. Pourquoi on a été battu ? Il faut essayer de comprendre. La Pologne, la France ont été battus. Pourquoi ? parce que les autres pays préfèrent s'approvisionner 30 % moins cher au Brésil et en Argentine que de favoriser la France. Donc quand on est dans une organisation qui devient nocive à nos intérêts et ben on sort de l'organisation. On n'est pas bête au point d'obéir à des règles qui sont faites contre nos intérêts. Ça ne veut pas dire qu'on ne reconstruira pas une Europe intelligente
de coopération. Moi ce que je veux dire au français et je serai le seul à le dire pendant cette campagne, sous le général de Gaulle, il y a une politique agricole commune, elle a marché. On avait chacun nos frontières, chacun notre monnaie, notre budget, nos lois et on a coopéré, on s'est réconcilié avec l'Allemagne. Donc je suis pas contre l'Allemagne, je suis contre une organisation qui est en train de nous fâcher et qui est en train d'apauvrir les Européens. Et je pense qu'à un moment donné, il faut oser dire stop, on arrête. et on reconstruit. Nicolas, est-ce que tu es prêt à te remettre en cause quand tu t'es planté de reconnaître qu'éventuellement tu as fait une erreur ? Bon allez, il y a un an, il y avait la dermatose nodulaire contagieuse. Ça a été contre l'abattage
mais forcé de constater qu'un an après, bah le problème est presque réglé. Tu aurais eu le même règlement du problème sans ces abattages scandaleux qu'il y a eu, avec des excès, on a envoyer des gendarmes, des hélicoptères contre les éleveurs comme s'ils étaient des chiens des terroristes, ce qu'on ne fait même pas contre des terroristes. Je maintiens, je persiste et je signe que ça serait passé de la même façon si on l'avait bien sûr lutté contre de manière intelligente et on pouvait le faire, on pouvait soigner, ça se fait dans tous les pays du monde, on l'a pas fait. Donc sur cette affaire euh de grâce qu'on m'épargne euh cette critique. Bon allez, s'il y a un point qu'il faut te reconnaître, c'est vrai que la souveraineté depuis des années, tu la
défends. Tous les candidats qui viennent ici défendent l'exception agriculturelle, la souveraineté et cetera. Qu'est-ce que tu mets en plus toi ? Et ben la différence c'est que il la défendent depuis 20 ans mais en même temps il signe tous les traités européens qui ne volent pas de la souveraineté agricole. Moi je propose une sortie. C'estàdire, je dis oui, je suis d'accord quand d'autres candidats disent la même chose que moi. Je suis d'accord. Mais la grande différence entre eux et moi, c'est que moi, je tire les leçons de ce qui a pas marché. Moi, je veux bien, mais on reste dans un système, on est mis en minorité sur l'agriculture. Et ben, est-ce qu'on continue ? On reste dans un système où quand on donne 18 milliards, on nous rend neuf. Est-ce qu'on continue ?
Enfin, il y a un moment, on n'est pas obligé de se faire avoir tout le temps. Et la différence entre moi et les autres, c'est que j'ose dire maintenant, on en tire les leçons, on change de cap et on peut le faire parce que c'est beaucoup plus dangereux de rester dans cette structure qui est en train de nous détruire que d'en sortir intelligemment. Je suis pas pour tout enlever, il y aura toujours un libre marché mais je veux baisser le prix de l'électricité de 50 % sortant du marché européen et ça c'est possible demain matin. Nicolas, une dernière pour la route. Une question. Pour les jeunes qui s'installent, tu leur proposes quoi ? Alors, pour les jeunes qui s'installent, il faut leur proposer des prix rémunérateurs garantis sur les grandes productions. Pas que les jeunes, tout le monde.
Mais tout le monde. Oui, mais tu me demandes comment un jeune s'installe. On peut lui donner toutes les aides de la terre si le jeune il a pas de perspective de prix. Si les prix changent comme ça parce que le marché mondial à Chicago ou le Brésil envoie des produits 30 % moins chers, il y aura pas d'installation de jaune. Donc il faut traiter la cause des problèmes. Et la cause des problèmes, c'est rétablir comme il y avait sur la PAC un système de prix garanti avec des quotas bien sûr pour éviter qu'il y ait des abus et qui permettent d'avoir une visibilité de long terme. Le deuxième point très important c'est de bêcher les charges. 3è point, je propose une mesure révolutionnaire qui est l'exonération des droits de succession sur les 100 premiers hectares. Parce que c'est ce qu'a fait
Trump aux États-Unis pour les 1000 premiers hectares, mais aux États-Unis, ils ont des exploitations plus grandes. Mais j'estime que les 100 premiers hectares, zéro droits de succession pour permettre aux enfants d'agriculteur de s'installer. Et pour ceux qui ne sont pas enfants d'agriculteur, on aura un système de vaste communiquant qui permettra de les installer. C'est une mesure révolutionnaire et on va on va perdre un peu d'argent. Oui. Oui. Nicodag. Ça coûte ça coûte combien ? Mais ça coûte très peu. Ça coûte très peu. Tu as bien vu qu'on a plus d'argent là. 3000 milliards de dette. Ah oui mais on a donné 25 milliards à l'Ukraine, on donne 15 milliards par an l'Union européenne, on donne 20 milliards pour les fausses cartes vitales. On donne 12 milliards pour les
éoliennes qui coûtent deux fois le prix. Donc il y a 50 milliards d'euros d'argent qu'on peut économiser demain matin dans notre pays, mais on veut pas le faire parce que derrière ce sont des clientèles, des vaches sacrées. Et je pense que il y a un moment quand il y a plus d'argent, il faut arrêter de le gaspiller, il faut le réorienter vers les Français, il faut être économe de nos denniers. Mais exonérer les droits de succession sur la résidence principale comme je le propose et sur les 100 premiers hectares, ça coûte pas cher au budget de l'État et ça peut changer la vie de beaucoup de Français. Merci beaucoup Nicolas d'être venu ici sur ce plateau et surtout merci beaucoup. Merci à vous. Merci à vous.
Nicolas Dupont-Aignan