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interviewLCI· 16 juin 2026 10 min

Sommet du G7 : Zelensky cherche du soutien|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Trump en service aprèsvente de son accord avec l'Iran, accord que tout le monde juge plutôt favorable aux Iraniens. La France et son Charles de Gaulle dans les starting [musique] block pour aller sécuriser Ormous, le Moyen-Orient, mais aussi l'Ukraine. Regardez ces images, le président français, le président américain qui sont arrivés dans la salle de réunion du G7 avec Volodimir Zelenski, le président ukrainien.

Ils sont arrivés avec une vingtaine de minutes disons de retard pendant lesquels les cinq autres grandes puissances chef d'état chef de gouvernement ont attendu ont attendu l'arrivée du président français du président américain et de Volodimir Zelenski. Pas de quak à envisagé, peut-être y a-t-il eu au contraire la volonté de la puissance invitante française de bien montrer au monde que la France a un rôle un peu différent de celui des autres puissances du G7. Nous avons [musique] le feu nucléaire, nous avons le porte-avion Charles de Gaul à quelques encablures du D3 d'Ormous prêt à intervenir et donc un rôle particulier que cette mise en scène peut-être Léonard Atal Magalie Bartes nos [musique] envoyés spéciaux sur place que cette mise en scène peut-être était était là pour rappeler à tout le monde oui beaucoup de mises en scène beaucoup d'images très fortes ce matin.

La première d'abord qui nous a frappé, c'est cette arrivée d'Emmanuel Macron et de Volodimir Zelenski à Magali. Tous les deux dans les jardins d'hôtel déviant, le président français qui était allé accueillir le président ukrainien pour afficher cette proximité, montrer aussi que Vladimir Zelinski est l'homme du jour ici à Évian et qu'il ne faut pas éclipser, pas oublier l'Ukraine. Et puis la deuxième image, vous l'avez dit effectivement David, c'est celle de ces dirigeants du G7 qui ont attendu une demi-heure, une demi-heure qu'arrive Donald Trump, Emmanuel Macron et Vladimir Zelenski.

On s'est beaucoup demandé à ce moment-là ce qui s'était passé. Alors, l'Élysée à ce moment-là nous confirme en effet qu'une réunion était en cours entre Volodimir Zelanski et Emmanuel Macron. Et ensuite, on a vu les deux dirigeants arriver dans la salle du G7 mais à la suite de Donald Trump.

Donc, depuis tout le monde s'interroge ici. Est-ce que Donald Trump faisait partie de la Réunion ? Ce qui est sûr, c'est qu'ils se sont croisés, ils ont dû échanger de mots, mais est-ce qu'il était vraiment dans la pièce ?

Est-ce que c'était une trilatérale ? Et puis juste une dernière image pour terminer David pour vous donner un peu l'état d'esprit des Européens. Frédéric Mertz a offert à Donald Trump lorsqu'il est arrivé dans la salle un maillot de l'équipe d'Allemagne, maillot de l'équipe de foot floqué du numéro 47 pour 47e président.

Toujours cette volonté quand même du côté des Européens d'essayer d'amadouer le président américain. Mme si on a compris que le président américain préfère les sports de combat et le MMA plutôt que le foot. Ouais, mais Friedrich Schm n'a pas il n'a pas échappé à Friedrich Schmers que l'Allemagne a fait une entrée retentissante dans la compétition de la Coupe du monde 71 contre le Curassao.

Magalie, euh vous disiez voilà, on se pose la question de savoir si le président Trump participait à une forme de réunion à 3 comme on dit dans le jargon diplomatique une trilatéral avec monsieur Macron, monsieur Zelenski. Ce que l'on sait euh Magalie et vous êtes experte de ces grandes réunions internationales, c'est que bien souvent les choses se passent spontanément euh sans qu'elles soi nécessairement prévue à l'avance. Une opportunité une opportunité peut servir à échanger quelques phrases qui peuvent se révéler par la suite décisive. messieur bien sûr ce pourrait être le scénario en effet qui s'est produit ce matin du côté des Ukrainiens, de côté de la présidence ukrainienne, personne ne voulait nous confirmer une réunion bilatérale entre Donald Trump et Volodimir Zelanski.

Il est il y a fort à parier que la France a plaidé en ce sens et que peut-être et bien dans ce moment Emmanuel Macron s'est dit que c'était justement le bon timing pour inviter à discuter, à échanger avec Volodimir Zelinski bien sûr et la réunion pour l'instant a débuté, elle va durer 2h mais elle pourrait s'allonger. Tout se passe très vite ici à Évian. Oui.

Merci à tous les deux. Léonardal, Magali Bartes, bien sûr Léonard, Magali, on sait que vous avez les contacts, vous avez euh les les canaux et pour obtenir les informations et si pendant cette réunion de 2h des éléments vous parviennent et bien vous avez micro ouvert ici, vous nous faites signe, on reviendra vers vous immédiatement. Bonjour Hélène Bonet, service international LCI.

Hélène, écoutons la toute dernière déclaration de Volodimir Zelenski. C'était juste avant de décoller pour rejoindre pour rejoindre Rian. Nous avons proposé à Poutine de nous rencontrer n'importe où.

Partout de véritables décisions pour mettre fin à la guerre pourraient être prises. Il refuse. Nous avons également évoqué avec les États-Unis et la France la possibilité d'une rencontre avec la Russie en marge du G7 avec la représentation de toutes les nations démocratiques.

Poutine [raclement de gorge] refuse toujours. Alors, est-ce que les réunions qui se déroulent au G7 à partir de ce matin peuvent avoir le moindre impact Hélène sur la position de Vladimir Poutine telle qu'elle vient d'être rappelée par Volodimir Zelenski ? Ne Poutine ne veut pas discuter.

Enfin, si on est plus précis, Poutine a dit "OK, on peut discuter mais faut venir à Moscou". C'est ça, je résume. He ouais.

Offre que n'acceptera pas Volodimir Zelenski. On comprend pourquoi pour toutes les raisons à commencer par la sécurité. Mais euh là, Oui, non.

Alors sur Vladimir Poutine, non, l'enjeu aujourd'hui c'est de ramener Donald Trump dans le jeu au côté des Européens. C'està-dire que pour l'instant Donald Trump a été très occupé avec le dossier iranien. Il revient en Europe.

L'Europe pour l'instant, c'est le partenaire financier principal de l'Ukraine. C'est son soutien financier principal. Mais les Européens voient qu'ils ne parviennent pas à attirer Vladimir Poutine à la table des négociations.

Même constat par Wadimir Zenski qu'on a vu qu'on a entendu à l'instant. Donc l'objectif c'est que Donald Trump puisse peser de son tout son poids au côté des Européens, pas marginaliser les Européens. Parce que c'est ça aussi la crainte du président ukrainien et des Européens, c'est que si Donald Trump s'empare à nouveau de dossiers et bien il les marginalise.

Donc l'enjeu c'est de faire adhérer le président américain au projet de pression sur la Russie et pour l'instant on ne sait pas ce que ça peut donner. Bienvenue Jean-Jacques Borel, général Jean-Jacques Borel. Bonjour monsieur sur ce plateau.

Heureux de vous retrouver ancien général de l'armée terre. [raclement de gorge] Est-ce que la situation au Moyen-Orient, c'est-à-dire ce président américain qui arrive au G7, certes en revendiquant un accord qu'il présente lui comme une victoire, mais que chacun des experts, nous les avons euh tous entendus, considère qu'il penche plutôt en faveur de l'Iran. Est-ce que cette situation pour Donald Trump peut permettre de répondre de répondre au à la problématique que posait à l'instant Hélène, c'est-à-dire d'essayer d'obtenir de Donald Trump qu'il se montre plus solidaire de l'Europe sur le terrain ukrainien ?

Alors, on peut l'espérer, c'est une bonne question. C'est un espoir en tout cas parce que soyons très clair, ce protocole d'accord qui apparemment a été signé électroniquement, qui devrait être signé physiquement vendredi et cetera, ce protocole ce protocole d'accord, il est extrêmement défavorable aux occidentaux. Soyons très clair, en tout cas en l'état. les choses évolueront peut-être par la suite sur les négociations, mais en l'état, le président Trump, même s'il se présente en grand vainqueur, même s'il se présente effectivement comme faiseur de paix au G7, en fait, il est il est en difficulté.

Cette position que vous cette situation, pardon, que vous venez de décrire peut-elle avoir pour conséquence que Donald Trump en rabatte en rabatte sur le dossier ukrainien ? [raclement de gorge] On peut l'espérer. On peut l'espérer.

Moi, je je pense que bon, comme d'habitude, Donald Trump est un acteur, donc il parle beaucoup. Euh il dit beaucoup de choses, des fois tout et son contraire. Euh euh je pense que euh sur le dossier ukrainien, [raclement de gorge] sur le dossier otanien en particulier, c'estd sa présence au sein de l'OTAN et la présence de l'OTAN en Europe, moi je pense qu'il faut rester assez calme et assez serein.

Les États-Unis euh ont besoin de l'OTAN. Euh n'oublions pas que les États-Unis vendent énormément d'armes en Europe. J'aurais je tendance à dire malheureusement enfin au détriment en tout cas de l'industrie européenne mais c'est le cas aujourd'hui.

Et donc euh je dirais se pas se retirer mais en tout cas sortir ou fermine de sortir de l'OTAN. Tout ça c'est des discours. Je j'en veux pour preuve que les 5000 hommes [raclement de gorge] que les Américains avaient prévus de retirer d'Allemagne suite aux déclarations du chancelier Mertz qui était un un petit peu polémique, ces 5000 hommes sont partis en Pologne.

Hm. Donc si vous voulez euh voilà l'équilibre il est là. Après les ventes d'avion continuent hein, les ventes de matériel continuent.

Pour résumer votre propos, il y a l'acteur euh euh il y a le personnage hollywoodien entre guillemets et il y a la réalité du terrain. Alors le terrain, c'est aussi euh Moscou. Que euh pense Vladimir Poutine de tout cela ?

Est-ce que euh Charles Divau, vous êtes notre correspondant à Moscou, est-ce que Vladimir Poutine observe attentivement ce qui est en train de se jouer au G7 ou bien est-ce qu'au contraire Ou bien est-ce qu'au contraire, quoi qu'il y advienne, Vladimir Poutine ne changera ni de ligne ni de stratégie. Alors cette réunion, oui, elle est observée par le cré et elle est jugée même comme une menace, comme une preuve. En tout cas, l'invitation donnée à Volinier Zelenski pour y participer, c'est considéré comme une preuve que l'Union européenne n'a pas envie d'un règlement pacifique de la guerre entre l'Ukraine et la Russie.

Voilà pourquoi Vladimir Putin a essayé, même s'il n'y participe pas, de marquer quand même de son empreinte cette réunion, ce sommet. Comment ? Et bien tout simplement en appelant Donald Trump quelques jours avant.

Alors officiellement, on nous a dit que ce coup de fil, c'était surtout pour souhaiter un joyeux anniversaire à Donald Trump, mais on a appris suite à ce coup de téléphone que une délégation américaine allait se rendre à Moscou prochainement, mené notamment par Steve Witkof. C'est comme pour prouver finalement que peu importe ce qui se passe au sein de l'Union européenne, peu importe les réunions du G7, et bien une paix ne pourra se négocier que ici sur le territoire russe. Merci beaucoup Charles Divau, notre correspondant à Moscou pour ses précisions.