Tous bien manger : une utopie ?
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 2 %Défensif 2 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 37:28InvitéFait
« la sécurité sociale elle ne va pas bien d'un point de vue financier et notamment l'assurance maladie qui connaît un très fort déficit et qui va probablement voir son déficit se creuser dans les années qui viennent du fait du vieillissement de la population de l'explosion des maladies chroniques »
Temps de parole
- Présentateur27 %
- Invité20 %
- Invité 218 %
- Invité 315 %
- Présentateur 213 %
- Locuteur non identifié6 %
≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
France Inter. Bonjour et soyez les bienvenus sur France Inter. Et si nous faisions entrer l'alimentation dans le champ des droits fondamentaux ? En 2021, en France, plus de 8 millions de personnes dépendaient de l'aide alimentaire. Et cela ne concerne pas seulement les personnes les plus démunies. On parle de familles, d'étudiants, de retraités qui doivent choisir entre payer leur facture ou manger. Face à cette urgence, la réponse publique repose largement sur la solidarité caritative. Restos du cœur, secours populaires, banques alimentaires redistribuent les surplus de l'agro-industrie. Un système vital mais qui pose une question.
Est-ce vraiment un droit quand on ne reçoit que ce que les autres n'ont pas voulu consommer ? C'est là qu'une idée a émergé, celle de créer une sécurité sociale de l'alimentation. Le principe est simple. Chaque citoyen perçoit 150 euros par mois pour acheter des produits de qualité dans des commerces agréés, choisis collectivement. L'ambition est double, garantir évidemment à tous une alimentation digne mais aussi réorienter notre modèle agricole. Des expérimentations locales sont déjà en cours mais les interrogations restent nombreuses. Faut-il vraiment passer par un nouveau droit universel ou chercher plutôt à relever salaires et minima sociaux ?
Surtout comment financer ce dispositif estimé à 120 milliards d'euros par an ? Et qui décidera demain de ce que nous aurons le droit ou non de mettre dans nos assiettes ? La sécurité sociale alimentaire est-elle une utopie généreuse ou une nouvelle quête sociale ? On en débat jusqu'à midi 45 avec nos invités et puis avec vous. Nous attendons vos messages sur l'application Radio France et vos notes vocales sur le WhatsApp de l'émission au 01 45 24 7000. France Inter, le débat de midi, Saskia de Ville. J'ai le plaisir d'accueillir en studio aujourd'hui dans le studio de France Inter, Isabelle April. Vous êtes présidente du syndicat national de la restauration collective. Bonjour et bienvenue.
Bonjour. Bonjour à vous Bénédicte Bonzy. Vous êtes docteur en anthropologie sociale, chercheuse associée au LAIOS, le laboratoire d'anthropologie des institutions et des organisations sociales. Bonjour. Au téléphone avec nous également Marguerite Cazeneuve. Bonjour. Bonjour. Vous êtes spécialiste de la protection sociale et directrice déléguée de l'assurance maladie et dans le studio d'Isierro Montpellier qui vous accueille. Bonjour Manuel Sevilla. Bonjour, merci pour l'invitation. Avec plaisir, vous êtes coordinateur de l'association Caisse alimentaire commune de Montpellier. Vous êtes tous les quatre avec nous dans ce studio pour évoquer cette question.
Tous bien mangés, est-ce une utopie ? Quel est, avec les chiffres que je viens de donner dans cette introduction de l'émission et qui sont assez évangateurs, quelle est la meilleure façon peut-être dans un premier temps de pallier la précarité alimentaire en France, Bénédicte Bonzy ?
Une des premières choses qu'il faut souligner, c'est qu'il faut cesser d'organiser ce qui conduit à une précarisation d'une partie de la population aujourd'hui en France. Et ça, c'est vraiment lié à des choix et politiques et économiques. Et en ce sens-là, la proposition de sécurité sociale de l'alimentation, elle n'arrive non pas comme un projet solutionniste, mais vraiment comme une proposition politique qui propose de mettre au travail la sortie du marché de l'alimentation pour en effet permettre que l'alimentation devienne un droit, un droit à part entière et qu'on vienne respecter en France aussi le droit à l'alimentation.
Donc aujourd'hui, il y a aussi un travail qui est mené pour permettre au droit à l'alimentation de figurer dans la Constitution et qu'il devienne un droit opposable contre lequel on ne fera pas de notre mieux, mais pour lequel il faudra faire. Qu'est-ce que vous voulez dire juste par cesser d'organiser la précarité ? Aujourd'hui, quand on regarde comment s'organise par exemple l'aide alimentaire, on se rend compte que la pauvreté est utilisée et permet de mettre en place une forme de marché de la faim.
On ne coupe pas le robinet du gaspillage alimentaire, au contraire, en étend la vie du produit, en ouvrant en fait les poubelles et en organisant la distribution de ce qui hier était condamné à être jeté. Alors on nous dit, mais c'est encore consommable. Si c'est encore consommable, il aurait fallu que ça ne reste pas dans le commerce.
Et j'ai déjà un commentaire, un premier message d'auditeur Jean-Marc qui nous écrit à ce sujet justement, vous parlez d'imposer une alimentation quand la grande distribution se débarrasse de ses produits agrochimiques à la banque alimentaire avec déduction fiscale.
Voilà, donc ça c'est l'organisation d'un marché. On parle dans les conventions de convention de dons, ce qui a été mis en place par la loi Garo. En réalité, moi en tant qu'anthropologue, si j'analyse ce qu'est un don, le don c'est l'inconnu de la contrepartie. Si je donne parce que je sais que je vais être défiscalisée, je sais à quelle hauteur je vais être défiscalisée, on n'est plus dans le don, on est dans le marché.
Et c'est bien ça sur lequel il faut travailler, notamment quand les structures de l'aide alimentaire appellent à l'aide et elles, en fin de compte, elles font avec ce qui arrive parce qu'elles sont en ligne de front dans ces moments extrêmement violents et il faudrait faire en sorte qu'on puisse leur donner les moyens de leur action. Aujourd'hui, les structures de l'aide alimentaire doivent bricoler et elles manquent considérablement de denrées de qualité.
Isabelle Aprille, quelle est la meilleure façon de pallier la précarité alimentaire en France ?
Il y a beaucoup d'initiatives qui sont prises et qui sont très vertueuses, mais merci de me donner la possibilité de mettre en avant un modèle extrêmement vertueux qui existe en France au bénéfice de tous les Français, qui est la restauration collective. C'est quand même aujourd'hui un modèle qui permet au plus grand nombre d'avoir accès à une alimentation saine, équilibrée, à moindre coût. On parle quand même d'un repas sur deux consommé dans la restauration collective, donc hors domicile. Quand on ne consomme pas chez soi, il y a un repas sur deux qui est consommé dans la restauration collective.
On parle de 10 millions de repas par jour et on parle de 80 000 restaurants répartis partout en France, donc au bénéfice des enfants à la crèche, des enfants à l'école, des adultes en entreprise, dans les hôpitaux et jusqu'aux maisons de retraite. Donc on parle de cantines ? Oui, on parle de restauration collective, donc de cantines. On parle beaucoup de cantines scolaires. C'est quand même une organisation qui est l'illustration d'un moyen efficace de lutter contre la précarité alimentaire. On sait aujourd'hui qu'il y a un enfant sur cinq qui arrive à l'école avec le ventre vide. C'est souvent le seul repas consommé par les enfants à la cantine.
Et on a vu la catastrophe au moment du Covid, quand la cantine a été fermée. Les cas de scorbuttes qui ont explosé. Tout à fait. Donc on voit bien que c'est un outil aujourd'hui efficace, alors qu'il nécessite d'être consolidé, et peut-être sur lequel on peut s'appuyer pour mener des initiatives et élargir ces actions qui permettraient de lutter contre la précarité alimentaire de façon plus large. Mais voilà, on a quand même aujourd'hui un outil éprouvé, vertueux, vertueux parce que très réglementé en termes d'approvisionnement, en termes de mode de production des repas et en termes de distribution. C'est vraiment aujourd'hui... Et de prix également. Et de prix. Aujourd'hui, personne...
Parmi les auditeurs, il y a sûrement beaucoup de parents qui viennent d'inscrire leurs enfants à la cantine scolaire ou qui vont le faire dans quelques jours. Aujourd'hui, il n'y a pas un parent qui paye la réalité du prix d'un repas servi à l'école. C'est vraiment un système qui est porté par les finances publiques. Alors, quand on parle de restauration scolaire, on parle des maires, des collectivités locales. Mais de la même façon, en entreprise, c'est les entreprises, pour les salariés, qui financent une partie de ce coût. Donc, on a déjà un système qui est une aide pour permettre l'accès au plus grand nombre à moindre coût à une alimentation saine et équilibrée.
Marguerite Cazeneuve, je reviens à ma question de départ pour avoir votre éclairage sur la question. Sur cette façon, comment pallier à cette précarité alimentaire ?
Alors, du point de vue du système de protection sociale, j'allais dire au sens large, il y a un double enjeu. Effectivement, lutter contre la précarité alimentaire et puis plus généralement, améliorer l'accès de tous à une alimentation saine. L'assurance maladie, elle vient de sortir un rapport où elle s'engage très fortement en faveur d'une alimentation plus saine pour plein de raisons que l'on connaît en termes de santé publique. C'est-à-dire ? 75% des enfants entre 4 et 6 ans qui consomment plus de sucre qu'ils ne devraient, en raison des produits ultra transformés, du sucre ajouter. On a 46% des Français qui sont en situation de surpoids, 17% en situation d'obésité.
Et donc, elle fait, elle, un certain nombre de recommandations qui sont des recommandations, j'allais dire, macro et complémentaires à ce qui vient d'être dit, à savoir rendre le Nutri-Score obligatoire, surtaxer le sucre ajouté, moduler les taux de TVA en fonction du caractère sain ou pas sain des produits alimentaires. Donc, on a effectivement un intérêt pour la protection sociale dans son ensemble, la branche maladie, la branche GIS, la branche autonomie, d'avoir un engagement massif, citoyen politique en faveur d'une alimentation plus saine et de l'accès à une alimentation plus saine.
Manuel Sevilla, vous êtes sur le terrain, je rappelle. Vous êtes coordinateur de l'association Caisse Alimentaire Commune de Montpellier. Vous avez lancé cette initiative il y a maintenant 3-4 ans. Je pense qu'elle a été mise en place exactement en 2023. Comment est-ce que vous, vous avez démarré ? Qu'est-ce qui vous a donné envie de vous lancer ? Oui, c'est ça. Du coup, la caisse, elle a démarré vraiment en février 2023. L'idée, c'était de se dire, pendant cette période un peu Covid, comment est-ce qu'on remet les citoyens au cœur des décisions qui concernent leur alimentation ? C'était un peu ça le point de départ.
Et du coup, on a fait les rencontres avec les théories de la sécurité sociale de l'alimentation. Et donc, du coup, on s'est appuyé sur les trois piliers de la SSA. Je l'ai dit un peu rapidement, qu'on sache de quoi on parle. Du coup, c'est l'université, l'universalité. En fait, c'est un programme qui est fait pour vraiment tout le monde, quels que soient les revenus. C'est tout simple. C'est ça qui est important. On peut dépenser son argent dans des endroits qui sont conventionnés. C'est-à-dire que du coup, c'est un des comités citoyens, enfin les citoyens qui décident dans quels endroits on peut dépenser le budget. Donc dans quel magasin, chez quels commerçants ? C'est ça.
On pourra peut-être revenir un peu plus loin sur le conventionnement, parce que c'est vraiment un outil de démocratie alimentaire pour nous. Et le troisième pilier, vraiment, c'est la cotisation. Donc chacun cotise en fonction de ses moyens pour recevoir une allocation. Du coup, chez nous, c'est la monnaie alimentaire qui permet d'acheter des produits de qualité dans des endroits qui sont conventionnés. Et comment s'assurer que cet argent perçu, parce qu'on parle théoriquement de 150 euros par personne, le même revenu pour tous, ça, on va en parler évidemment. Comment s'assurer que cet argent soit correctement dirigé vers ces commerces conventionnés que vous évoquez ? Oui.
Alors du coup, nous, c'est un peu particulier à Montpellier. C'est par en euros qu'on distribue les allocations. Elles sont en monnaie alimentaire, la mona. Et chez nous, la mona, l'allocation en mona, elle est différenciée en fonction de la taille du foyer. Donc ça va de 100 mona pour un foyer d'une personne à 220 mona pour des foyers de 4 personnes et plus. C'est une décision qui a été prise en comité citoyen l'année dernière pour justement être au plus près des réalités des besoins des ménages. Et du coup, c'est grâce à cette monnaie qu'on ne peut payer que dans des lieux d'alimentation. Du coup, on ne peut payer vraiment qu'à manger et des boissons en dehors de l'alcool.
Alors on va continuer à parler de cette sécurité sociale alimentaire sur France Inter dans le débat de midi juste après une pause musicale ici avec ce titre Démounage de Céliaoua à midi 16 sur France Inter. Céliaoua ici avec ce titre Démounage à midi 19 sur France Inter.
Le débat du midi Et nous débattons ce midi autour de cette question de cette idée Faut-il une sécurité sociale alimentaire pour tous en compagnie de nos invités Isabelle Aprille Présidente du Syndicat National de la Restauration Collective Bénédicte Bonzy Docteur en Anthropologie Sociale La chercheuse associée au laboratoire d'anthropologie des institutions et des organisations sociales Au téléphone avec nous Marguerite Cazeneuve spécialiste de la protection sociale et directrice déléguée de l'assurance maladie et dans le studio d'ici Hérault Montpellier Manuel Sevilla coordinateur de l'association Caisse Alimentaire Commune de Montpellier Alors pour un petit rappel une sécurité sociale alimentaire on donnerait 150 euros à chaque citoyen pour qu'il puisse dépenser dans des commerces choisis pour s'alimenter en quelque sorte il comment dire participerait à ce système en fonction de ses revenus j'ai un message ici de notre auditrice Huguette qui nous écrit je suis contre une sécurité sociale alimentaire car nous constatons ou nous avons emmené la carte vitale une gavgie de consommation du médicament il vaut mieux passer par des structures contrôlées de nombreuses personnes n'ont pas de quoi manger mais ont un téléphone peut-être une réaction Manuel Sevilla vous qui êtes sur le terrain C'est une drôle de question parce que du coup qu'est-ce qu'on ferait finalement sans la carte vitale je veux dire nous en plus ce sur quoi on milite c'est justement la sécurité sociale de 45 c'est les travailleurs qui décident finalement des orientations de la caisse c'est exactement ce qu'on essaie de faire nous ici à Montpellier c'est 61 personnes issues de l'expérimentation qui pilotent réellement les décisions politiques qui ont lieu à la caisse donc c'est eux qui conventionnent c'est eux qui fixent le montant des allocations nous on a fait le choix d'avoir une cotisation qui est libre et autodéterminée donc c'est vraiment les gens qui décident à quelle hauteur ils cotisent et voilà on avance chemin faisant et je pense que c'est plutôt un mythe l'idée de l'abus dans notre société est-ce que ce serait possible Marguerite Cazeneuve d'ajouter une branche supplémentaire à la sécurité sociale ?
alors c'est là où c'est intéressant parce qu'effectivement le mot qui a été pris la marque qui a été prise c'est celle de la sécurité sociale donc là d'un point de vue un petit peu théorique c'est peut-être là qu'il y a un débat qui peut s'ouvrir c'est vrai que la sécurité sociale de 45 telle qu'elle a été évoquée il y a certains de ses principes dans le cadre de la sécurité sociale alimentaire qui sont respectés notamment le principe d'universalité le principe de cotisation mais c'est vrai qu'il faut avoir conscience que la sécurité sociale aujourd'hui la cotisation elle est obligatoire en fait on ne vous demande pas votre avis quand vous cotisez à l'assurance maladie quand vous cotisez à l'assurance VAS etc et donc c'est une cotisation qui est obligatoire qui a selon un principe qui est de contribuer selon ses moyens et de recevoir selon ses besoins mais c'est une cotisation qui est obligatoire pourquoi ?
c'est pour qu'il n'y ait pas d'échappement notamment des foyers les plus aisés sur un système de mutualisation des risques uniquement entre personnes qui présentent un faible risque donc la question est de savoir si ce modèle il peut marcher sans être obligatoire c'est la première question et la deuxième question qui se pose c'est que les cotisations à la sécurité sociale elles sont obligatoires mais finalement il y a un consentement à ce prélèvement obligatoire les gens manifestent pas parce qu'ils cotisent à l'assurance maladie pourquoi ? parce que le principe de la sécurité sociale c'est de protéger contre des risques le risque de la maladie le risque de la vieillesse etc.
et donc chacun se sent concerné et donc est prêt j'allais dire à mettre au pot puisque ce risque peut survenir
au pot en fonction de ses moyens
en fonction de ses moyens évidemment on contribue toujours selon ses moyens et on reçoit toujours selon ses besoins mais au fond c'est un risque contre lequel on veut tous être rassurés si vous voulez d'une certaine manière la maladie et c'est là où c'est un peu différent dans le cadre de la précarité alimentaire c'est que ce n'est pas un risque qui est vu par tous comme étant un risque avec une chance forte de survenue et donc c'est là où je pense que le terme de sécurité sociale alimentaire je l'aime bien puisque ça permet d'expliquer un certain nombre de principes du système mais la réalité du modèle s'il devait être généralisé c'est plus un modèle de caisse commune alimentaire c'est-à-dire où on a une mutualisation de l'achat alimentaire avec un système qui est favorable à la fois aux agriculteurs et à la santé publique sans que ce soit un système nécessairement obligatoire avec un système de redistribution dans lesquels on aurait certains foyers qui ne comprendraient pas pourquoi il faut qu'ils cotisent 150 pour à la fin avoir un panier alimentaire
ils ne cotisent pas 150 ils reçoivent 150 et ils cotisent en fonction de leurs moyens une réaction Bénédicte Monzy
il y en aurait beaucoup déjà se rappeler que la cotisation telle que pensait en 45 c'est du salaire socialisé et à cette époque-là ça représente beaucoup sur le salaire sur l'argent collectif et du coup c'est une somme d'argent dont on va décider l'usage en commun et on va décider de construire des hôpitaux et on a bénéficié et on bénéficie encore aujourd'hui en fait de toute cette richesse et de cette volonté dans une période qui était difficile où on a imaginé en fait et c'était administré par des personnes concernées le fonctionnement de la sécurité sociale moi il me semble que c'est très intéressant de voir la manière dont les différents collectifs un peu partout en France se sont appropriés ce sujet parce qu'il s'agit d'une reconquête aussi de la sécurité sociale dans son caractère primaire c'est-à-dire un universel oui et surtout d'être géré par les personnes concernées et non pas d'être délégué à des personnes qui auraient des intérêts économiques ce qui est le cas aujourd'hui de la sécu et c'est pour ça si on fait plusieurs raccourcis que ça va mal après moi je voulais aussi réagir sur le message et notamment sur la question du téléphone portable mais qu'est-ce qu'on ferait aujourd'hui sans téléphone et on se rend compte justement à quel point c'est important aujourd'hui de cesser tout un tas de formes d'injustice notamment l'injustice alimentaire parce qu'on vient nourrir le fait qu'on serait coupable de pauvreté on n'est pas coupable de pauvreté et quand on est en situation de précarité on a besoin d'un téléphone pour toutes les démarches administratives donc c'est quelque chose de vital dans bien des cas par contre là où on est responsable c'est quand on ne fait rien contre cette pauvreté et donc cette idée aussi de continuer ou de laisser le choix ou de laisser les choses aller comme elles sont en train d'aller aujourd'hui en France sans transformer le modèle économique et sans aller plus loin sur l'exigence du droit à l'alimentation et la reconquête de la sécurité sociale là ça fait peser des risques énormes de manière volontaire à tout un tas de personnes et je pense que c'est ça aussi qu'il faut avoir en tête c'est qu'on doit reconquérir des droits que la sécurité sociale aujourd'hui elle nous permet d'être en bonne santé et qu'en effet en 45 la question de l'alimentation elle avait été pensée et donc ouvrir cette branche là c'est pas du tout une ineptie c'est aussi venir se prévenir d'un nouveau risque qui est apparu parce que l'alimentation est rentrée dans le marché et qu'il y a énormément de spéculation et donc beaucoup d'injustice alimentaire alors il y a beaucoup de questionnements
ou peut-être de critiques par rapport à cette sécurité sociale alimentaire notamment son universalité est-ce que cela a du sens de s'adresser à tous les citoyens quand une partie d'entre eux n'en ont pas un besoin vital est-ce qu'il faut verser autant pour un enfant que pour un adulte est-ce qu'il faut renforcer cette sécurité sociale alimentaire dans les territoires d'outre-mer où l'alimentation est plus chère qu'en métropole c'est beaucoup de questions sur le financement évidemment aussi de cette sécurité sociale alimentaire je vois que vous souhaitez intervenir Isabelle Apryl
Oui je voulais juste partager un chiffre qui est très intéressant et à la fois hallucinant qui est l'impact d'une mauvaise alimentation sur le budget et les dépenses publiques en France c'est un chiffre qui émane de la FAO qui est un institut de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture qui nous dit que l'impact d'une mauvaise alimentation sur les dépenses publiques en France c'est 125 milliards d'euros ça remet quand même un peu les perspectives dans le bon ordre c'est un élément majeur qui est nouveau il y a longtemps qu'on se dit que la mauvaise alimentation a un impact sur la santé aujourd'hui on a des chiffres à mettre derrière et peut-être que cet élément-là va permettre d'évoluer dans la réflexion et quand on parle
justement du financement de cette sécurité sociale alimentaire on parle de un montant de 120,6 milliards d'euros par an donc en final est-ce que ça ne se recoupe
pas en quelque sorte ? en tout cas la conviction qu'on a c'est qu'il faut arrêter de parler de dépenses mais bien d'investissement quand on parle d'accès à l'alimentation et on voit l'intérêt même économique qu'on peut avoir en finançant une meilleure alimentation on va pouvoir baisser les dépenses liées à la mauvaise alimentation
alors je reviens juste sur ma question précédente au sujet de cette universalité de la sécurité sociale alimentaire Manuel Sevilla où tout le monde a accès à votre caisse alimentaire commune ou est-ce qu'il y a une sélection ?
Alors pour l'instant il y a une sélection du coup on ne peut pas vraiment prendre tous les habitants de la métropole cependant on a fait attention à ce que du coup aujourd'hui les 600 foyers qui font partie de l'expérimentation soient représentatifs de la métropole de Montpellier et du coup comme ça on essaie de montrer qu'on peut répliquer ailleurs ou monter en échelle sur ces questions-là nous on a une démarche plutôt de recherche-action ici à Montpellier c'est-à-dire qu'on observe on a la Chure UNESCO le CIRA l'INRAE qui sont avec nous et qui regardent un peu quels effets produit la caisse à la fois sur les foyers et à la fois sur le territoire le monde agricole et cette question de l'université elle est un peu essentielle en fait manger c'est vraiment l'affaire de tous et c'est justement du côté producteur qu'on se dit on a beaucoup de producteurs bio qui nous disent en fait on est toujours aux mêmes personnes grâce à la caisse en fait finalement je ne connais pas rencontrer d'autres personnes des personnes qui n'avaient pas les moyens qui finissent par acheter des légumes sur les marchés et en vrai c'est un peu cette idée-là c'est se réapproprier en tant que citoyen et pour le coup on est tous égaux face à l'alimentation se réapproprier un pouvoir politique Marguerite Cazeneuve je pense que vous êtes aussi en faveur de cette universalité afin d'éviter notamment aussi une certaine stigmatisation des personnes en situation de précarité alimentaire
oui absolument l'universalité c'est essentiel et le fait d'avoir un modèle le modèle qui est présenté que je considère être un modèle qui est un peu intermédiaire entre la sécurité sociale obligatoire pour tous et le système de l'aide alimentaire ce système intermédiaire universel ouvert à tous il est hyper intéressant puisque effectivement il fait en sorte de ne pas avoir de stigmatisation des personnes qui ont recours à l'aide alimentaire à partir du moment où il est ouvert à tous c'est à dire que tout à chacun peut y aller et ça permet de créer un collectif beaucoup plus large et de ne pas avoir ce débat qui revient sans cesse d'avoir des aides qui sont fléchées vers les personnes les plus précarées donc ce qu'il faut savoir c'est qu'aujourd'hui
et puis des préjugés aussi en disant par exemple que les personnes démunies ne savent pas manger convenablement
exactement et donc c'est là où l'universalité du modèle en tout cas ce qui est proposé je trouve ça très intéressant parce que si vous réservez d'une certaine manière l'aide alimentaire à certaines personnes vous finissez par vous poser la question de savoir mais finalement pourquoi est-ce qu'on ne donne pas des chèques alimentaires plutôt que de donner de l'argent et on voit bien en ce moment c'est le même débat sur l'allocation de rentrée scolaire et on entend des gens qui disent mais pourquoi donner une allocation de rentrée scolaire et pourquoi ne pas donner des bons pour l'achat de fournitures scolaires mais en fait ce discours-là c'est un discours qui est très stigmatisant qui dit en fait que les personnes en situation de précarité elles font des mauvais choix par essence et donc le fait d'avoir quelque chose qui soit beaucoup plus ouvert et qui soit par ailleurs intéressant pour un citoyen qui n'est pas nécessairement face à un risque de précarité alimentaire mais qui a envie de correctement s'alimenter on ouvre totalement le spectre et donc on déstigmatise et donc c'est là où on arrive sur la question du modèle économique c'est pour ça que je pense que c'est pas exactement de la sécurité sociale puisque un modèle de sécurité sociale il tient financièrement vous avez autant de cotisations que de dépenses je pense que ce n'est pas possible dans le modèle qui est présenté ici en revanche ce serait très intéressant que l'État les collectivités locales etc.
plutôt que d'investir dans l'aide alimentaire orientent ces financements plutôt vers ces modèles intermédiaires qui sont universels
ouverts à tous et je partage ce message de notre auditrice Guylaine qui nous écrit ceci j'ai tous les mois 992 euros dont 550 euros de loyer 75 euros par semaine pour manger et bien je mange sainement un peu bio-local de saison poisson viande car l'alimentation fait partie de mon hygiène de vie imposée par une affection longue durée et maladie mentale on devrait avoir une aide comme les chèques restaurants valables que sur certains produits ajoute-t-elle peut-être uniquement sur les produits score A et B donc voilà encore une autre position ici de notre auditrice on va faire et bien continuer ce débat dans quelques instants il est midi 33 je vous propose ici d'écouter ce titre Down to be wrong de Haïm
Nous sommes toujours
dans le débat de midi sur France Inter à midi 35 c'était Down to be wrong de Haïm Le débat de midi Saskia de Ville sur France Inter Nous débattons toujours en compagnie de nos invités au sujet de cette potentielle sécurité sociale alimentaire et beaucoup beaucoup de réactions d'auditeurs d'auditrices ici Grégoire qui nous écrit et il n'est pas le seul j'ai peur que l'ajout de dispositifs pour pallier un problème plus profond quand allons-nous vraiment revaloriser les salaires en France et arrêter cet appauvrissement continu qui amène à concevoir de plus en plus de dispositifs pour pallier à notamment il fait référence au resto du coeur c'est vrai ça plutôt qu'un droit universel est-ce qu'on peut imaginer une politique publique pour augmenter les bas salaires les minimas sociaux existants en tout cas
c'est absolument pas incompatible et là ce qui est important de comprendre c'est que quand on parle de la mise en oeuvre d'une sécurité sociale de l'alimentation les personnes qui ont des hauts revenus vont cotiser beaucoup plus que ce qu'elles vont recevoir et c'est cette mise en place de solidarité qui est intéressante pour moi je pense que c'est aussi une fierté de pouvoir décider collectivement que cet argent on va l'investir pour transformer nos paysages alimentaires pour permettre aux millions de paysans qu'on a besoin de réinstaller dans des champs d'avoir la possibilité et des conditions agréables pour le faire on va leur garantir que ces produits-là ils vont être mangés consommés par la population qu'on va pouvoir nourrir ses voisins c'est toute cette transformation qu'il faut avoir en tête évidemment
et ça c'est intéressant parce qu'il va falloir du coup imaginons que cette sécurité sociale alimentaire se mette en place effectivement comme il y a cet objectif de comment dire transformer le modèle productif agricole actuel il va falloir aussi produire en beaucoup plus grande quantité il va donc falloir peut-être plus d'agriculteurs rendre désirable ce métier extrêmement difficile aussi qui souffre énormément
il va falloir repenser notre système alimentaire à tous ces endroits donc de la production à la transformation à la vente et du coup ça permet aussi de redonner des rôles très très différents à l'ensemble des personnes ce qu'on vit au sein des expérimentations et ce qui est au coeur de la sécurité sociale de l'alimentation aujourd'hui c'est l'esprit de démocratie et de démocratie alimentaire c'est à dire qu'on laisse les personnes décider on leur fait confiance parce qu'elles peuvent choisir en connaissance de cause donc avant de mettre en place une caisse et de venir conventionner des magasins les personnes en fait participent à une sorte de formation beaucoup inspiré d'éducation populaire pour pouvoir choisir collectivement cette alimentation avoir connaissance de comment c'est transformé produit et du coup s'interroger sur qu'est-ce qu'on doit changer dans le système alimentaire aujourd'hui le système alimentaire il coûte trop cher parce qu'au lieu de nourrir des estomacs il nourrit des capitaux et que du coup c'est bien ça qu'il faut changer il ne faut pas qu'il y ait autant d'actionnaires qui puissent vivre sur le dos de tout un tas de personnes qui travaillent énormément et il faut permettre à ces personnes que leur travail soit reconnu et évidemment la hausse des salaires elle va de fait avec l'idée d'avoir une part du salaire socialisé et de penser à un autre système et plus de justice alimentaire
et alors on a une autre question aussi qui émerge on va avoir un commentaire ici un vocal d'une auditrice dans un instant mais juste avant ça ah ben voilà il est là il est là on l'écoute et c'est Sylviane qui nous interpelle
quand on voit les attaques que subit la sécurité sociale au niveau de la maladie que certaines personnes ne peuvent pas soigner correctement et vous parlez de mettre en place une sécurité sociale pour l'alimentaire oui pourquoi pas dans un monde de bisounours mais aujourd'hui dans le monde capitaliste vous pensez vraiment que ça peut être la réalité
une réaction je vous ai en ligne Manuel Sevilla et Marguerite Cazeneuve l'un de vous deux souhaiterait réagir au message ici de Sylviane et bien bien Manuel Sevilla on vous écoute effectivement en fait nous maintenant on commence à parler de commun alimentaire en fait comme c'est quelque chose qui nous concerne tous c'est comment est-ce qu'on se réorganise en tant que citoyen mais pas que en fait il y a une solidarité entre les mangeurs et c'est ça qu'avec la caisse on arrive à produire mais il faut qu'on ait une solidarité avec les gens qui nous nourrissent et il faut qu'on ait une solidarité entre les territoires chaque territoire n'a pas les mêmes ressources ici à Montpellier sur une métropole d'un demi-million d'habitants on n'a pas les ressources dans le Languedoc pour nourrir l'ensemble de la métropole donc c'est bien des questions qu'on doit se poser en commun et pour revenir sur la question de votre auditeur juste avant il y a les copains de Secours Catholique Réseau Sivam Solidarité Paysans et la Fédération Française des Diabétiques qui a sorti l'année dernière un rapport qui s'appelle l'injuste prix de notre alimentation et qui dit qu'en fait l'argent est déjà là c'est juste qu'on demande en tant que citoyen à avoir un regard dessus et à pouvoir le réorienter autrement en fait soutenir un peu plus et aujourd'hui à Montpellier sur notre territoire maintenant la caisse elle s'inscrit dans un projet qui est un peu plus large qui s'appelle Terre à sol pour terre agricole alimentaire et solidaire qui regroupe 16 acteurs la collectivité donc il y a la ville de Montpellier la métropole des entreprises du secteur privé et des entreprises de l'économie sociale et solidaire et l'idée c'est de recréer des synergies sur des territoires en fait manger c'est justement l'affaire de tous comment est-ce qu'on recrée des espaces entre des maisons de l'alimentation la caisse faire des camions pédagogiques qui vont dans les écoles comment est-ce qu'on se réapproprie en fait ces questions-là et qu'on décide ensemble sur quel système on veut pour nos enfants
Marguerite Cazeneuve Oui peut-être pour répondre à l'auditrice je crois que cette réaction elle est très intéressante puisqu'effectivement on le sait la sécurité sociale elle ne va pas bien d'un point de vue financier et notamment l'assurance maladie qui connaît un très fort déficit et qui va probablement voir son déficit se creuser dans les années qui viennent du fait du vieillissement de la population de l'explosion des maladies chroniques et donc c'est bien ce que l'assurance maladie préconise c'est de se dire en fait si on devient tous malades et malades chroniques de toute façon notre système ne fonctionnera pas et donc il faut repenser la totalité du système et mettre beaucoup plus d'argent sur la prévention pour éviter que les gens soient malades pour retarder retarder l'apparition des maladies pour éviter qu'elles ne s'aggravent et donc investir sur la prévention investir sur l'alimentation c'est un bon investissement qui in fine permet aussi à la sécurité sociale de faire des économies et donc la sécurité sociale de l'alimentation pour moi c'est plus un outil comme d'autres outils de solidarité au niveau local qui peuvent aider à améliorer l'accès à une alimentation saine durable qui est essentielle in fine aussi pour la performance financière de la sécurité sociale parce que la sécurité sociale elle a besoin que les gens aient une espérance de vie en bonne santé qui continue d'augmenter pour fonctionner
Il faut aussi passer par une éducation nutritionnelle Isabelle Aprile Oui tout à fait
on parle beaucoup d'approvisionnement et c'est majeur mais il y a aussi un sujet d'éducation nutritionnelle notamment au sein des écoles nous on milite et on est des acteurs majeurs de l'éducation nutritionnelle on est le premier employeur de diététicien et diététicienne c'est un verrou à vraiment sécuriser il faut qu'on redonne du sens et des moyens pour tout un chacun pour que ces produits qui vont être mis à disposition mais je voudrais juste revenir sur le sujet du modèle et peut-être qu'effectivement le terme de sécurité sociale qui est très alimentaire alimentaire peut être un peu heurté mais je voudrais juste rappeler qu'encore une fois il y a un modèle de la restauration collective et je vais faire un focus sur la restauration scolaire qui est un modèle d'universalité où très concrètement au sein de chaque collectivité les parents les plus riches payent pour les plus pauvres et on a déjà ce modèle qui existe et qu'il faut sauvegarder déjà avant de toutes les expérimentations sont bonnes à prendre mais il y a quand même un modèle à sécuriser aujourd'hui on est dans des en pleine discussion budgétaire demain mais l'année dernière déjà on entendait les maires au congrès des maires dire mais qu'est-ce que je vais faire est-ce que je vais devoir prioriser la police municipale ou la restauration scolaire sachons quand même tous que la restauration scolaire n'est pas un service obligatoire c'est-à-dire que demain ça pourrait le devenir alors il faudrait que ça le devienne mais en tout cas ça ne l'est pas et donc demain un maire qui n'a plus les moyens de financer la restauration scolaire pourrait fermer la cantine donc l'idée quand même c'est d'avoir conscience qu'il y a des modèles qui existent qui sont des réponses qu'on apporte depuis longtemps à ces sujets de précarité alimentaire et d'accès pour le plus grand nombre à une alimentation saine et équilibrée à moindre coût mais qu'il faut sauvegarder ces modèles-là déjà
on va passer à une dernière question car le débat de midi touche à sa fin je veux un mot de chacun d'entre vous à cette question faut-il inscrire le droit à l'alimentation dans la constitution vous l'avez évoqué
oui évidemment c'est une urgence et puis c'est l'ensemble des droits en fait la perte d'un droit c'est la perte des droits en cascade disait le fondateur daté des Quarts Monde et pour rebondir j'avais dit un mot mais c'était quand même très important ce qui a été dit sur le fait de ne pas pouvoir se soigner c'est pas normal de ne pas pouvoir se soigner dans un pays riche et ce n'est pas normal de ne pas s'alimenter de ne pas pouvoir manger et du coup c'est faux de dire que ça ne doit pas coûter d'argent en fait c'est un choix de société
vous avez eu les derniers mots mais je pense que voilà nous avons compris chacun de vos points de vue merci à vous quatre Isabelle Aprille Bénédicte Bonzi Marguerite Cazeneuve merci aussi à ici Hérault Montpellier d'avoir accueilli Manuel Sevilla pour ce débat de midi merci à toute mon équipe Aurore Mancipe Louise Morfois à la programmation nos stagiaires Annaé Balista et Ryan Saïvi notre documentaliste Corinne Chauvel une programmation musicale de Joubacca et cette émission a été réalisée par Antoine Larcher avec à la technique Frédéric Kiffer qui a été réalisé par Antoine Larcher par Antoine Larcher qui a été réalisé par Antoine Larcher