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interviewLe Figaro (sur YouTube)· 4 juin 2026 54 min

Simon Abkarian : comment incarner De Gaulle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

C'est ça, c'est ça qui que je trouve ça merveilleux chez De Gaul, c'est que c'est quelqu'un qui qui est pas il se courbe pas, il ne subit pas, il est il est droit, il est c'est l'homme, c'est un homme entier avec toute sa palette, tout ses registres qui constituent un humain. Il les a. Il a cette fameuse histoire, c'est ça, c'est après la guerre où il aurait croisé Massu, le général, [musique] il lui aurait dit alors Massie est toujours aussi con.

Et l'autre a répondu toujours général. [rires] Super drôle. En plus, ils ont un humour les militaires.

Franchement, les soldats ils ont un humour qui leur est bien propre. Bonjour et bienvenue dans ce nouveau club, le Figaro Culture consacré cette semaine à l'histoire et au cinéma. À l'histoire, au cinéma à l'occasion de la sortie en salle ce mercredi du film événement d'Antonin Bauder la bataille de Gaulle, l'âge de fer, premier volet d'un diptique consacré à l'épopée gaulienne de 1940 à 1944.

Pour en parler, nous recevons sur ce plateau [musique] la coscénariste du filménis Villa qui nous dira comment elle s'y est prise pour adapter notamment la biographie du roman du de l'historien britannique Julan Jackson pour écrire le scénario de cette fresque particulièrement réussie. Avec nous aussi l'immense comédien qui a la lourde tâche d'incarner le général de Gaulle. Il le fait avec une justesse sidérante.

Simon Abcarian, un habitué des des rôles historiques. On en parlera avec lui tout à l'heure. Également avec nous, Geoffrey Cailler, rédacteur en chef du Figaro Histoire dont le prochain [musique] numéro sort cette semaine aussi consacré aux 250 ans de l'indépendance américaine 4 juillet 1776, l'invention des États-Unis.

Et avec nous enfin Virginie Girot, historienne spécialiste de l'antiquité mais pas seulement animatrice [musique] et productrice des podcast historia. Le dernier consacré bien [musique] entendu à de Gaulle, l'homme de la France libre Virginie et Geoffron nous donnons leur coup de cœur bien entendu en fin d'émission. Alors, les films historiques ont la côte en ce moment depuis plusieurs mois, notamment au festival de Cann où on a pu voir Moulin notre salut mais bien entendu aussi ce film d'Antonin Baudri, la bataille de Gaulle, l'âge de fer présenté hors compétition et qui sort en salle ce mercredi.

Une fresse grandiose qui montre les débuts de l'épopée gaulienne depuis la campagne de France où le général de Gaulle, fraîchement promu général de brigade à titre provisoire, s'illustre à la tête de son escadron de char à la bataille de Montcorny jusqu'à l'assassinat de l'amiral d'Arlan en décembre 1942. Il y a eu déjà eu beaucoup de films et de téléfilms consacrés à de Gaulle durant la Seconde Guerre mondiale. Mais le film d'Antonin Baudri est sans conteste le plus réussi, le plus ambitieux, le plus singulier aussi en ce sens qu'il ne relève pas de la géographie.

Anton Bauder parfois préféré souvent préféré l'image à l'icône. Il écorche un petit peu la statue du du commandeur euh et surtout il s'étend sur un spectre très large à la fois d'un point de vue formel puisqu'on on a à la fois des batailles grandioses comme celle de Birakem qui est l'accédine absolument exceptionnel. on en parlera longuement des moments plus plus intimes également plus intimistes même.

Et puis d'un point de vue scénaristique puisque parallèlement au destin du général de Gaulle, il s'intéresse et Bérénis Villan va nous expliquer pourquoi puisqu'elle a coécrit avec lui le scénario de film au destin d'un jeune résistant prénommé Fernand dont l'acte final qui clôture ce premier volet modifiera modifiera en substance le le destin du général de Gaul lui-même. Mais ma première question, Bérénise Villa, vous êtes vous êtes professeur enseignant, vous avez enseigné à Columbia, vous avez aussi écrit ce livre, le style français, formidable, un beau livre aux éditions à Souline il y a quelques années et vous avez donc coscénarisé ma première question, pardon, mais pourquoi adapter le le la biographie de Jal de Gaul par un écrivain britannique ? Quelle idée sagrenue ?

Il y a des centaines de biographies de Jérul, mais vous avez choisi Julien Jackson pour pourquoi pour servir de base à ce scénario. Je vous rassure, j'ai lu les autres les autres biographies françaises. C'était justement ce que vous disiez tout à l'heure, avoir une vision différente de celle qu'on nous enseigne ou qu'on peut retrouver de statut de commandeur. avoir cette vision qu' eu les Britanniques qui l'ont accueilli, qui l'ont soutenu, les Américains et justement permettre de retrouver l'homme derrière cette icône, cette ce personnage qui est certainement l'homme le plus important du 20e siècle dans l'histoire de France.

Vous trouvez que dans les dans les biographies françaises, il y avait pas cette cette distance nécessaire justement le travail de d'historien était absolument incroyable. Mais je j'étais à la recherche justement, nous étions à la recherche de d'essayer de percevoir comment cet homme très seul avait réussi à convaincre les gens qu'il avait accueilli, en particulier Churchill parce que sans Churchill, il n'aurait pas réussi à faire tout ce qu'il a fait évidemment. et euh et un point d'entrée, on voulait on voulait vraiment euh retrouver l'humain et avoir un point de vue original, on va dire, qu'on avait pas encore fait.

Euh et bon, tout ça, ça a été vraiment le fruit d'une longue recherche. Je crois que vous avez travaillé 6 ans, c'est ça sur le Oui, pas sur le scénario mais seulement. Mais ça a bien pris 2 ans.

Oui. 2 ans jusqu'à euh d'abord essayer de de enfin c'est une période que je connaissais mais de de la connaître au mieux puis après que ça décante et essayer de trouver les points d'entrée pour ces films pour rendre une partie on va dire véridique être dans le dans le réalisme voilà. Euh Geoffre Caillet, vous qui aviez vu beaucoup de films consacrés à De Gaul, justement dans dans ce film-là, dans l'écriture, en tout cas dans le scénario, après évidemment parlant de réalisation et de de l'interprétation, qu'est-ce que vous avez trouvé de de plus singulier, de plus original ?

Et ben à peu près ce que vous dites, c'est-à-dire cette distance vis-à-vis du général de Gaulle qu'on voit rarement sous le la caméra des réalisateurs français, une dimension qui tient presque à la BD. Évidemment, on pense à de Gaul à la plage et peut-être que le génial évidemment [rires] le le l'identité d'auteur de Antonin Baudri qui est d'abord auteur de bande dessinée a peut-être joué dans cette dimensionl qui avait signé notamment K d'orse qui avait signé Kedset qui a lui aussi fourni un film formidable. Peut-être que cette dimension un petit peu de BD est la plus singulière quand quand général de Gaul parce que effectivement il y a des scènes qui se succèdent je pense à la scène des moustiques on met de l'antimoustique quand il arrive en Afrique la je les moustiques ne piquent pas le général de Gaulle et la scène d'aprè on a l'impression que c'est la vignette en fait d'après la case d'après. il est au lit avec la malaria et cette liberté dans le traitement du général de Gaulle m'a semblé effectivement assez savoureuse parce que je pense qu'elle approche quelque chose de de très vrai de sa personnalité, c'est une certaine idée de lui-même qui transparaît dans tous ses mémoires et cetera euh mais par le prisme de l'humour.

Et ça, j'ai trouvé que c'était quelque chose de d'inattendu en même temps, quelque chose de très juste. C'est c'est un dosage, j'imagine, dans l'écriture du scénario parce que il y a des scènes qui relèvent, comme le dit Geoffro, vraiment de la de la comédie. Onimagine pas de goals faisant la comédie.

Bah là, grâce à 6 mois car, on voit deux goals jouant la comédie. Mais vous quand vous l'écrivez, vous vous pensez à mettre beaucoup de comédie justement pour pour rythmer différemment et puis changer du d'un film classique ? Déjà quand on lit la biographie de J d'ian Jackson, il y a quand même des passages très très drôles. justement interactions avec les anglais.

La première fois qu'il le voit, c'est un personnage extrêmement étrange quand on lit après les mémoires surtout les mémoires quelques carnets parce que moi c'est ça qui m'intéressa, c'est essayer de trouver euh d'autres points de vue de par exemple la première rencontre avec Diego Brosset ou l'Armina et cetera, c'est aussi cet aspect du personnage un peu un personnage qui qui ne fait pas contemporain assez contemporains de par son physique, sa façon de parler, cette espèce de de raideur, c'est un homme extrêmement grand. On c'était très rare des hommes d' 1,93 dans les à ces années dans ces années-là. Et euh et pour moi c'est très c'était très important justement de trouver d'autres perspectives parce que j'avais ce souvenir qui remonte à très loin quand j'avais vu je crois que c'était le film Paris Bruil non ou ou de René Clac.

Éclair, voilà qui euh quand il avait sorti ce film, on voyait on voyait de Gaulle seulement de dos et on lui demandait pourquoi vous ne l'avez pas vous ne l'avez pas fait jouer ? Il avait répondu "On ne représente pas Dieu." Quelque chose comme ça.

Oui. Ou ne représent Ah oui oui. C'est quand je faisais mes études, je me souviens, ça m'avait beaucoup frappé.

Donc on le voyait comme ça même dans l'armée des ombres quand euh Cavali c'est des silhouettes quoi. C'est c'est des silhouettes. Donc en fait, comparé à Churchill où je vous disais tout à l'heure qui je pense qu'il y a eu 65 peut-être maintenant plus de films sur Churchill finalement en France de films sur de Gaul il y en a pas eu tant que ça vraiment pas beaucoup et surtout un incarné comme vous le faites Simon Abcariant je je veux pas vous faire l'injure de vous présenter ça fait plus de 40 ans que vous reporté les les théâtres depuis le théâtre du soleil et puis même vous aviez commencé aux États-Unis vous avez obtenu des molières notamment pour électrre des bas front aussi joué évidemment au cinéma beaucoup rôle historique évidemment inoubliable dans le rôle de Missac Manouian.

Passer de Missac Manouian à de Gaulle, il y a il y a une forme de logique pour vous ? Oh non, je sais pas si c'est logique ou prédestinal, mais euh il se trouve que peut-être que tout ce qui concerne un petit peu les impossibles, les solitudes et les héroïsmes me parlent, je sais pas, moi qui suis dans le confort et dans un pays qui qui me qui me qui me le propose, qui me qui me le donne. Euh mais dans notre famille, le fait de l'honneur a toujours été un facteur très très important pour nous et ça remonte au Grec.

Euh c'est-à-dire que de chez nous, on parlait autant autant d'Hector et d'Achil que du général de Gaulle. Ouais. Euh j'imagine que quand on vous propose le rôle du général de Gaulle, il y a un petit moment ou un grand moment d'hésitation, de sidération, de surprise, de fierté, d'angoisse, c'est tout.

Tout ça, tout ça. Mélanger qui enfin pas mélangé qui se succède. Ouais.

Donc ça peut être la première réaction c'est quoi alors ? Euh je suis surpris d'abordis surpris de dire pourquoi moi parce que c'est toujours surprenant quand quelqu'un vous propose un rôle. Pour moi c'est jamais acquis et quelqu'un vous vous propose d'entrer dans sa maison.

C'est toujours un petit peu surprenant. Et ensuite après la lecture du scénario, gros vertige, gros doute. Ouais.

Et à force de parler avec Antonin et de travailler avec lui de lecture après lecture, je vois par où il veut passer. Enfin, je je vois je pressends par où est passé, mais je vois pas la totalité. Tant qu'on a pas mis le pied sur le plateau devant la caméra, on peut pas savoir parce qu'il se passe des choses à ce moment-là entre action et coupé que toutes les préparations du monde n'avaient pas prévu.

Et vous-même, vous vous êtes tenu à à vous plonger dans beaucoup d'images ou de tests concernant De Gaul parce que vous connaissez évidemment le général de Gaulle, mais vous êtes allé dans des détails justement ? Oui. Oui, j'y suis allé.

J'aimerais commencer par dire que le scénario fut ma feuille de route intérieure et j'ai pas voulu lire autre chose que ça. C'estàd que je me suis pas plongé dans ces mémoires. J'y suis en ce moment.

Si j'ai lu Le fil et l'épée euh le fil de l'épée de l'épé de l'épée et voilà. Et ça euh les images, je les ai regardé un peu jusqu'à ce que je ferme l'ordinateur et me dise je vais pratiquer mon mon art. C'est-à-dire c'est qui ce qui consiste à imaginer l'autre.

Hm hm. à imaginer l'autre à le servir du au plus près de l'écriture avec toujours un côté impressionné euh où justement vous êtes vous avez voulu comme Antonin Bonerie vous débarrasser de l'icône en disant si si il faut il faut que je me je mette nu quoi pour être moi-même aussi. Le fait d'être impressionné reste toujours.

Il faut juste mettre mettre mettre les morts à la bouche du du démon qui voudrait vous faire tomber du du cheval de son dos. Mais non, c'est toujours là en fait. Mais c'est par le travail et la et la conivance qu'on a eu ensemble parce que souvent on dit les acteurs cherchent des compliments auprès du réalisateur.

Bon c'est un peu réducteur et dommage pour c'est insultant envers mes mes collègues et camarades qui sont actrices et acteurs. Mais c'est la conivance qui a été important c'estàdire cette cette intime connivance qu'on a eu ensemble sur le plateau. Intime connivance qu'on voit bien.

Je vous propose avant Virginie nous nous disiez un petit peu ce que vous pensez tout ça. Vous de regarder la la bande annonce de ce film donc qui sort qui vient de sortir ce mercredi en salle. La bataille de Gaulle, lâche de faire.

Gouvernement français vous a déchu de votre nationalité et la cour martiale vous a condamné à mort. Autre chose ? Partout des réseaux sont en train de se former.

Ils ont la rage au cœur. Ils veulent se battre. [musique] La France n'a pas capitulé.

Vous n'êtes pas la France. Nous sommes la France. Vous nous [musique] [musique] la France n'est pas un enfant.

Monsieur le président, [musique] elle a toujours continué à se battre. Rosevelt [musique] compte occuper la France l'ampité d'un tiers. Une [musique] seule bataille décidera de tout et je vous la confie à partir de mon ordre de feu.

Celui qui n'attaquera pas l'ennemi à chaque fois qu'il le peut sera relevé ton commandement. Je n'ai pas d'autres option. Feu !

Je veux [musique] que le monde sache que nous sommes invaincus. Francer libre. J'y arriverai.

Reculons [musique] ne se mettons pas. Je suis seul face à l'Amérique [musique] et seul l'Amérique compte. [musique] tout droit.

La bataille de Gaul, l'âge de fer d'Antonin Baudri. Vous avez vu que le casting purement historique, non seulement cinématographique mais historique est spectaculaire. De Gaul, Churchill, Roosevelt, Darland, Muselier, on a vu passer la silhouette de Jean Moulin aussi évidemment Leclerc et tant d'autres.

Virginie, ce film, je sais que vous l'avez aussi beaucoup aimé. Qu'est-ce qui vous a le plus plu ? J'ai beaucoup aimé et puis contrairement à vous, moi je ne suis pas un public de cinéma.

Moi je suis fan de séries, donc je suis encore beaucoup plus difficile à convaincre. Et j'ai trouvé dans votre film le souffle qu'on voit maintenant dans les bonnes mini-séries. D'ailleurs, on peut presque se dire qu'en 5h, vous avez fait une miniérie que vous mettez au cinéma.

Ça marche très bien, ça va vite. Il y a beaucoup de très bonnes phrases. Moi qui suis auteur, j'écoute aussi le texte.

Donc bravo à vous et à Antonin Bauder parce qu'il y a des moments je dis "Ah vraiment c'est bien trouvé cette phrase." Et donc j'ai aimé parce que je n'ai pas regardé ma montre. J'étais ému.

Et puis la bataille de Bier Keim, elle est exceptionnelle. J'avais vraiment envie de pleurer dans la salle. Donc, j'étais touchée et puis on reparlera de Susanne Travers aussi que vous avez très bien mis en scène.

Euh, tout est très malin dans ce film et quand ça s'arrête et ben on se dit bon ben on a envie de revenir demain pour voir la suite. Et puis effectivement, vous jouez un monument, c'est extrêmement compliqué de jouer de goal. Et vous avez parlé du travail et Alexis Grus disait l'art, c'est le travail effacé par le travail.

Et je pense que ça a vraiment du sens dans ce que vous avez fait parce que faut trouver la scansion de de Gaulle, la posture de De Gaulle, mais il faut laisser de la place à votre jeu d'acteur aussi. et vous avez très bien réussi à incarner ce monument de l'histoire de France. La place, on la trouve quand quand on construit la prison dans laquelle on va s'enfermer.

Cette liberté là, on peut la trouver que dans l'enfermement. C'est que pour moi, c'est pas quelque chose de global l'enfermement. Je me suis enfermé d'abord dans ce texte et ensuite dans le cadre et dans le cadre dans le corps de Dog que nous nous étions sur lequel Antonin et moi nous étions mis d'accord.

Donc c'est dans c'est dans cet enfermement qu'on arrive à créer du souffle et de la liberté. pour moi le réalisme enfin le réalisme mortifère, on va dire où où il s'agit de de jouer soi-même moi-même 10 moi-même sont largement insuffisants pour l'incarner ce personnage. Donc il a fallu que je mette en branle tout tous les outils que je dont je dispose depuis 40 ans.

Parce que souvent les gens ils disent "Comment tu t'es préparé pour le de Gaulle Ça fait 40 ans qu'en fait je le fais parce que je me pose la question de qu'est-ce que ça veut dire que quelle est cette responsabilité que de prendre en charge la représentation d'un humain qui plaisait quand il existait et et qu'il a existé ou pas qu'il soit fictionnel ou pas que que ce soit Shakespeare ou Échil ou Répide ou et là c'est de et là cette responsabilité elle prend c'estes puissances 10 quoi c'est-à-dire que là je dois être vraiment on peut pas mentir je peux pas il peut pas y avoir un geste qui soit une espèce de mouvement de cap d'acteur. Parfois, on est tenté de le faire parce que il y a pas la rigueur en face, il y a pas le regard qui est ferme en face comme celui d'entonuderie parce que parfois on se relâche parce que parfois on est feignant et non mais tout ça nous guettete aussi et et c'est vrai que incarner ce personnage nous interdit tout ça parce que lui il s'est tout interdit aussi. H il s'est tout interdit.

Il s'est interdit le moindre de de de céder le moindre pouce de son territoire intérieur, sachant que s'il le faisait, il aurait été broyé par la machine nazie et et vichiste. Donc euh c'est merveilleux et presque honorable du point de vue de mon métier d'acteur. C'est c'est et c'est parce que ça m'est ça me ça me confirme des choses en tant qu'humain et acteur parce que c'est est-ce on est on est confondu.

L'acteur et l'humain, ils sont jamais séparés. Comment est-ce que vous avez fait pour choisir ? Parce que de Gold c'est un personnage qui du point de vue extérieur est très caricaturable.

Il a une haute taille, il a cette raideur qui qui est vraiment le sa colonne vertébrale et puis il a des tics, il a des mimiques qui sont assez inimitables. Or, vous avez vous avez réussi à composer un personnage à partir de de tout ça sans en faire justement une caricature sur pied. Comment est-ce que vous avez procédé pour vous dire est-ce que c'est vous ?

Est-ce que c'est Antonin Baudri qui vous a dit bah tel geste c'est vraiment caractéristique, il faut le garder. Comment est-ce qu'on arrive à doser dans son jeu au long du film ? Ça vient du texte.

En fait, c'est le texte qui me dit qui me dictexte. Ouais. Quand quand je suis en face de Churchill, c'est écrit, il est en face de Churchill, il est écrit, il prend une chaise, il la brise.

C'est écrit ou donc moi, il faut que je sois précis dans où je vais jeter la chaise parce qu'il y en avait que trois [rires] prise, il a réussi. Vous illimité, vous l'avez vraiment cassé ou elle était pré ? très cassé et je je l'ai cassé.

Mais ce que je veux dire par là, c'est que la deux chaise pas illimité. Non, mais il vous laisse il voulait je vous dis où veux-tu qu'elle tombe ? Il m'a dit là la caméra là, je veux qu'elle tombe là, je l'ai fait tomber là.

Et si vous voulez, ce que je veux dire par là, c'est que la précision est une forme poétique en soi. Si on est imprécis, on devient illisible. C'est comme c'est comme un livre quand on tient un livre comme ça, si je fais ça, vous allez pas lire.

En revanche, moi mon travail c'est de rendre la chose lisible et de tourner la page ensuite pour qui pour que la personne ça que ça le rende lisible. Et en même temps mystérieux parce que quand je suis en face par exemple de Roosevelt, il me dit des choses horribles cet homme et et quand il m'insulte, c'est la France qui l'insulte parce que il se dit "Je suis la France" donc et j'ai j'avais décidé de masquer, de faire aucun commentaire avec mon visage. Donc je le regardais comme ça et lui il faisait son travail d'acteur et et de de président.

Et pour moi, c'était important de de masquer ça, de pas trahir De Gaul à ce moment-là. C'est-à-dire de goals jouent et moi je dois jouer de de goals qui jouent. Donc c'est un peu en plus un peu parce que c'était un acteur Ouais.

Pas très bon au début. Faut dire toujours que c'est un acteur extraordinaire. Au début il est un peu raide et puis il comprend très vite que il va falloir mettre des bras mettre du regard pour l'ascension et son phrasé.

Il y a pas de problème parce que sa pensée est forte. Son et son son érudition et les est voilà il a il a mangé du papier bu de l'encre toute sa vie. C'est c'est il il est fort mais ça sa parole est porteuse de son de son idéal de sa de sa de son de son combat.

Ça sa parole c'est c'est ça qui m'a aidé. Son corps, il a fallu que qu'on aille le chercher avec Antonin Bernis. Quand vous écrivez les scènes entre Churchill et de Gaul, c'est quasiment des scènes de théâtre que vous écrivez ?

Non, c'est des c'est des dialogues. On a l'impression de voir des scènes des scèettes de théâtre. C'est pas Est-ce que c'est la même écriture que quand vous décrivez justement d'autres moments où vous pensez un peu théâtre en plus avec deux acteurs que ce soit Sman Russell Bill ou Simon qui viennent du théâtre ?

Quand on écrit le scénario, de toute façon, il faut que ça passe. On n pas vraiment de guise d'Ascali donc il fallait que ça passe par les mots, par la position des acteurs et cetera. Après, la chance que nous avons eu avec Antonin, c'est que il y a plusieurs euh toutes les les formules, les bons mots ne sont pas forcément créés par nous.

Certains Oui, je peux pas les révéler mais dans les minutes de l'époque de de la diplomatie, il y a il y a vraiment des choses qui étaient tel quel. Et je me dis mais c'est extraordinaire et il faut le montrer après. C'est vrai que c'est pas on est loin justement de l'image d'épinale de deux grands hommes.

C'était des hommes dans une période dramatique avec une un poids sur les épaules de solitude aussi parce que l'Angleterre est toute seule, résiste toute seule pendant 2 ans euh qui s'affrontent, deux hommes qui se ressemblent, pas physiquement mais qui parlent la même langue, qui parlent en terme de de millénaire. C'est la la France n'a pas disparu en 40. Il se réfit, il se compare à Clovis quand même de Gaulle quand il a Oui.

Et mais allons-y. Quand quand Churchill le rencontre, il fait "Oh, vous êtes le commandeur." Lui aussi, il le compare, il voit quelque chose, il le dit, il le dit, il l'écrit.

Quand j'ai vu euh arriver ce ce général de Étoiles qu'il avait déjà rencontré déjà en France et qu'il avait déjà remarqué justement, qui avait déjà remarqué et voilà. Donc oui, c'est vrai que ça c'était un plaisir et puis après avec les deux les interprètes qu'on a eu tous bon bien sûr Simon mais après l'incarnationou mais quand vous écrivez le scénario vous ne savez pas encore qui va interpréter enfin Antonin vous a parlé de Simon j'imagine assez vite mais les autres ou alors moi j'ai parlé de Simon assez vite l'inverse pardon [rires] encore mieux j'avoue que ça j'avais Simon en tête depuis pas mal mais par exemple Virginie évoquait la bataille de Birakem qui est absolument exceptionnelle dans le filmage et et Benoît Magimel en général Kenig il est splendide magnifique magnifique et ça revient pareil c'est-à-dire que tout à l'heure tu parlais de Didascaliégance Berénis et Antonin de pas gaver le texte de Didascali et de laisser notre imaginaire libre enfin être libre de de son travail et surtout de le texte était tellement puissant les scènes il y avait il y en avait pas besoin il y avait pas dire à ce momentl de Grac parce que de Grac dans il y a jamais eu ça et pareil pour pour Benoît ils ont jamais eu les boom ils ont jamais eu les explosions il a tout imaginé tout le monde a tout imaginé et voilà encore une fois je parle d'honneur il fait honneur à son travail à notre travail on va parler oui effectivement de cette cette bataille de Birakem et là Virginie qui est une spécialiste de l'histoire des femmes, vous deviez être contente parce qu'on voyait on voyait cette fameuse Suzanne travers la miss la miss fantastique et je pense que ce sera une surprise pour beaucoup de personnes qui On va croire que c'est faux d'ailleurs. Je pense certains crois parce qu'il y a beaucoup de choses qu'on parce qu'on le connait, on le sait pas.

C'est ça. Je pense que le premier réflexe d'une bonne partie des spectateurs parce que Susan Travers n'est plus connu aujourd'hui hein vont se dire tiens c'est c'est quoi ces W qui ont rajouté une femme au milieu de B ? Mais non elle est là et d'ailleurs elle est très bien castée je trouve parce qu'elle rappelle quelque chose du visage de Suzanne Travers.

Ce n'est pas elle ce n'est pas elle en régie. Non non elle visage beaucoup plus carré la jeune fille que vous avez choisie. On a mis Schmith.

Voilà. Exactement. Ouais.

Extraordinaire. Ouais. Et euh et cette femme donc Suzanne Travers qui est quand même un personnage extraordinaire comme on produit cette époque mais elle était elle aussi déjà en préparation de même que de Gaulle adolescent rêve sauvant la France.

Elle elle est fille de quelqu'un d'un d'un soldat d'un améral britannique de Exactement. Britannique. Elle s'installe en France quand elle est jeune.

Elle vient de l'aristocratie. Elle a une très bonne éducation, elle adore le sport, elle fait du tennis, elle rêve d'émancipation et quelque part la guerre lui offre une possibilité d'émancipation. Elle devient infirmière très vite et ensuite lorsque la France cesse le combat, elle décide de rejoindre de Gaulle.

Elle est pas française. Donc elle intègre la Légion, ce qui est quand même très étonnant. La Légion étrangère pour une femme.

Il y a pas de femme dans la Légion. C'est la seule. C'est la seule.

Et oui, elle est reconnue. Et puis c'est là aussi qu'on voit que les femmes qui ont un caractère extraordinaire sont très bien admises dans les milieux masculins parce qu'elle n'a jamais eu aucun problème avec les hommes de la Légion. Elle était un peu mère, un peu confidante, elle secouait quand il fallait aussi.

Et elle a elle tisse une relation avec Cuning qui va jusqu'à la relation amoureuse. Mais on peut les comprendre dans ce contexte. Et ce que vous montrez très bien dans le film, c'est que elle est là pendant Birake.

Elle subit l'angoisse de cette bataille comme les autres. Elle tient comme les autres. C'est pas une forteresse.

Il y a surtout qu'elle est pas là au début. Je crois qu'elle demande à revenir. C'est un peu comme les soldats qui demandaient à sauter fou alors qu'il savait que c'était historiquement en fait elle voulait pas.

Elle était pas douée comme infirmière. Ouais. En revanche, c'était une très très bonne conductrice et et et ils vont elle va elle va dire "Moi je je sais très bien conduire et il y a eu justement des chauff chauffeuses, je sais pas si on dit comme ça." Oui, mais FC Cury aussi était celle qui conduisait la voiture de euh non pendant la la deuxième guerre mondiale.

Donc c'était un des rôles et puis euh c'est l'époque aussi en parlant d'une autre chose de de tennis en fait tous les je veux dire quand on commence à creuser ces moments-là c'est chaque chaque figure on pourra faire un chacune ou il y a comment elle s'appelle Suzanne non c'est pas Simone Mathieu championne de Ran Le Garos qui rejoint de Gaulle dans les premiers jours et qui va former c'est en fait c'est le c'est les premières femmes qui intègre l'armée bien sûr une sportive et elle va former les femmes qui se trouvent à Londres et qui rejoignent souvent des gens très jeunes parce qu'ils sont tous très jeunes. Et puis il y aura les les Rochambelles aussi qu'on verra un petit peu plus tard. Ouais, j'imagine la deuxième partie parce qu'elles font plutôt le débarquement en en 44 Geoffroid.

Euh oui, moi je concernant le film, alors on sait que le cinéma c'est évidemment l'art de l'ellipse par définition, mais effectivement quand il s'agit d'un film historique, ça pose aussi des de grandes difficultés parce qu'il faut que les spectateurs comprennent et que et que l'histoire a tendance à se simplifier même dans la narration qui en est faite dans les livres. Donc à plus forte raison au cinéma, c'est un vrai paris. Et je me demandais, c'est peut-être peut-être aussi un reproche que je ferais au dans certains aspects du du scénario, on a dit que De Gaul était présenté de façon assez amusante, un peu comme un chevalier blanc qui part comme ça tout seul et de fait il a été il a été solitaire dans toute cette première partie de son combat.

Mais ça tend aussi est-ce que ça tend pas aussi à dépolitiser le personnage ? Dire que Dego, c'était un homme politique, il était sous-secrétaire d'état dans le gouvernement de Paul Renault. Il connaît très bien le personnel de la 3e République, il connaît évidemment très bien le maréchal Pétin et ça ça n'apparaît pas dans le film.

C'est-à-dire que on a l'impression qu'il mène son combat de ce côté-là et il a aussi un projet politique. Bien sûr que il veut libérer la France mais on va le voir dès l'arrivée de Girot. Il va y avoir cette il va il va mettre Gira de côté et cette dimension là, c'est vrai que n'est pas très sensible.

Je pensais à ça et puis peut-être la deuxième qui est aussi la simplification. Alors, c'est vrai que le film monte beaucoup de Gaulle et l'Afrique de Gaulle et cette tentative pour prendre pied en Afrique, mais quand on voit le monde de la collaboration, il se réduit à peu de choses parce que Pierre Laval par exemple n'existe pas. On voit que le maréchal Pétin.

Or, l'artisan numéro 1 de la collaboration, c'est quand même Pierre Laval. D'ailleurs, il est il est renvoyé par Pétin en décembre 40. Et là, on a l'impression que voilà, c'est pour réinstaurer le match de Gaul Pétin, qui est d'ailleurs ce que de Gaulle a a beaucoup cherché à faire après la guerre pour se présenter comme le seul légitime.

Et voilà. Donc tout ça, ça a été des choix que vous avez dû faire. Comment est-ce que vous les vous les justifiez ?

En fait, très sincèrement, je ne suis pas sûre que de Gaulle était politique avant 40. Qu'il avait qu'il ait justement une idée de la il a été le euh le il a écrit les livres de Pétin, il a il a il a fait une condamnation symbolique terrible. Il a dit je crois que c'est en quand quand Pétin prend un poste au Maroc pendant la guerre du R du Rif, il dit Pétin est mort en 1925.

C'est c'est là où il a tué le père en fait. Euh après il intègre le cabinet de Renault. Il est c'est encore colonel de Gaulle Renault pour justement parce que lui il veut continuer cette guerre alors que ceux autour de Renault ils veulent ils veulent arrêter.

C'est la débandade. Donc c'est là aussi pour qu'il ait cette cette qu'il soit audible qu'il le nomme, qu'il le fait je crois fin mai général de étoiles. Et comme il le dit lui-même, j'ai toujours eu une certaine idée de la France.

Après cette idée, oui, on peut dire qu'elle est politique mais c'était pas un homme départi. Et après, il va y avoir la traversée du désert et il va d'ailleurs très rapidement être mis à l'écart en 1947. Hm.

Donc euh je sais pas, je pense que là c'était un homme quand j'ai quand j'ai lu la la biographie, j'en ai parlé aussi parce que quand on écrivait Anton, heureusement, on avait Julien Jackson à qui on qui était un petit peu notre notre garant, euh on va dire historique. Euh on on voilà et c'est on se voilà on se posait la question que on pour moi c'était il enfin je lui avais demandé à Julian est-ce que j'ai la sensation que de Gaul avait l'impression d'avoir raté sa première guerre. Ah ça c'est sûr.

Et il le dit il a il a essayé de et moi j'ai et on trouve là déjà cette espèce de ténacité d'endurance. Il a essayé de il a essayé de s'évader cinq fois cinq fois. Mais un homme avec ses traders d' 1,93, il se faisait repérer tout de suite et on le ramenait en prison.

Et après euh je sais pas. Alors pour ce qui est le film, c'est De Gaulle. De Gaulle éta en en Angleterre. l'existence de la la de la résistance des différents groupes lui est dévoilé à l'arrivée de Moulin.

H donc les contacts avec la France, c'est des gens qui qui arrivent à lui avec de grandes difficultés. On le voit aussi les anglais quand Churchill et de Gaul ne s'entendent pas très bien, les Anglais essayent justement de recruter ces Français mais pour leur propre service. Donc en fait il est pas très très au courant et c'est pour ça la bataille de Gaulle parce qu'il y a des gens de Gaulle sans ces gens qui se sont ces personnes qui se sont dit gaulistes c'est-à-dire résistants parce qu'après quand ils ont découvert le personnage était pas forcément gauliste.

Mais voilà donc en fait d'Arlan quand même je pense c'est c'est Darl qui se perd en politique. C'est Darl en politique. D'après ce que j'ai compris, je ne suis pas un exégète de la ville de Gaulle, mais d'après ce que j'ai compris, c'est que c'est que c'est un soldat qui avait compris très très vite que la ligne Magino ne suffirait plus à contenir les les Allemands qui se surarmaient d'armes dont ne disposait pas la France, notamment ce qu'il appelle les forces mécaniques, les avions, les c et c'est pour ça à mon avis qui rentre en en en politique pour faire bouger les lignes.

Il y en a une qui bougera pas, c'est la ligne Magivo [rires] malheureusement. Enfin l'histoire, on va pas le refaire. Et je pense que quand il arrive à Londres, moi d'après ce que j'ai compris du monde, le le peu de choses que je vois du monde, c'est d'abord sur le champ de bataille que ça se passe h et que les les liens politiques se font après.

C'est pas c'est pas c'est pas pendant. C'estàd que à un moment dans le film, il dit "Vous comprenez rien de la politique, il a lui il a compris mais c'est de la stratégie d'un point de vue d'un soldat pas d'un homme qui veut faire carrière en politique après plus tard. Ouais mais d'un soldat et d'un rêveur aussi. a cette dimension dans c'est presque l'imagination au pouvoir dealon c'estàd que [raclement de gorge] si je puis permettre cette expression anachronique [rires] mais je crois Antonin Baudri quand je l' interie me parlait de son côté donkotte c'est vraiment un chevalier perdu c'estàd même dans dans la posture que qui qu'il a et que et que vous incarnez il y a un côté un peu grain de folie d'ailleurs Antoin Beri dit qu'il vous a choisi aussi parce que vous avez un petit grain de folie ce même grain de folie qu'on trouve chez De Gaulle pour prétendre en étant tout seul Cette scène irrésistible quand il arrive le 17 juin Darling Street et qu'il dit à Churchill qui s'attend à voir soit Mandel soit d'Arlan justement qui voit ce grand échal dans son bureau qui dit qu'est-ce que vous faites là ?

Il dit la France ne laisse pas ses alliés lorsqu'ils sont en difficulté c'est c'est le monde à l'envers. L'autre le regarde en disant suis-je de moi c'est l'inverse et ça il y a un côté fou quand même chez dans cette démarche. Vous assumez ce petit grain de folie dont parle Bauder à votre sujet.

Oui oui oui. Enfin à mon sujet. Oui oui oui à votre sujet. [rires] Euh je crois que le fait d'avoir accepté le rôle, il faut déjà être un peu centré parce que on va passer par des endroits par des endroits qui vont qui font que on va on va tomber ailleurs que dans le justement le le côté statufié de de et puis on va aller des endroits sombres, on va donner une palette entière au personnages et de toute façon pour être acteur, je pense qu'il faut être un petit peu zinzin.

Sinon, il faut pas faire enfin après, je parle pour moi, je parle pas pour les autres, mais je pense que s'il y a pas ce grain de poli, il faut pas s'aventurer là-dedans. Parce que parce que ce qui ce qui est beau dans l'écriture qu'il y a, c'est que moi, je m'y suis perdu. H je j'étais dans un perdu et c'est dans ce perdu là que j'ai que j'ai trouvé les trouvé les moments de vie de cet homme-là qui sont ce qu'ils sont.

C'est c'est on pourra jamais trouver de goal. On pourra jamais incarner Hamelette. Il y aura toujours quelqu'un qui viendra derrière pour le faire.

Il y aura toujours, c'est toujours une remise. Il y aura autant de de goals qu'il y aura d'acteurs qui soient capable de le jouer. Et ceux qui soient qui sont capables de le jouer, c'est parce qu'il y a des gens qui ont écrit un scénario qui qui est déroutant d'un point de vue classique du classicisme à l'encontre ou académique, on va dire plus exactement.

Acadque. Donc moi c'est c'est c'est le fait d'être dérouté qui me plaît. Moi le goudron, les autoroutes ça m'intéresse pas dans mon travail.

Ce qui m'intéresse, c'est tout d'un coup on tourne à gauche et on tombe dans un sentier. Il faut faut y aller à la machette débroussailler. Ouais.

Comme dans la jungle dans le Chad Chad vous craignez. Oui. Pardon.

Pardon. Et au-delà de ça, quand on écoute Simon qui a quand même un parle merveilleusement bien et s'exprime, enfin et puis c'est un sacerdote pour toi le langage, l'être et et le croire en fait que au pouvoir des mots de la conviction, c'est ça le kichotisme de de Gaulle et c'est une voix ça que c'est un rêve qui devient une réalité réelle, ce qui est pas le cas chez Donkichot qui reste dans son rêve. C'est une prophétie parce que moi je pense que il a toujours voulu ce destinl et il attendait de pouvoir le saisir quelque part et c'est pour ça que la première guerre mondiale est un drame pour lui.

Il est blessé très vite dès 1914 dès qu'il arrive sur le terrain. Donc il est obligé de quitter le champ de bataille. Il est blessé une seconde fois, il est fait prisonnier à dou tout le monde le croit mort.

Mais tout ça c'est du temps de préparation quelque part pour la suite. Quand je regarde le destin de de Gaulle et Dieu sait que j'ai écrit un paquet de destin pour la radio, on dirait que celui-là a un scénariste derrière. Alors dites que c'est Dieu si vous voulez, j'en sais rien.

Mais tout semble amener la suite du scénario. Vous voyez, vous savez quand vous écrivez, vous dit il faut que je mette cet élément là parce qu'il va resservir là. Enfin tout est logique.

Et ce temps de préparation, je suis d'accord avec toi Geofroid, il devient politique dès qu'il rentre au gouvernement de Paul Renault. Il se fait photographier immédiatement dans son bureau. Il prend plus de prérogatives qu'il n'est censé en avoir parce qu'il sait que pour sauver la France, il faut cumuler à la fois la casquette de militaire et la casquette de politique.

Il sait où il va. Il a une lucidité sur l'existence qui est extraordinaire, qui relève presque de la préciance quelque part, hein. Donc c'est un personnage vraiment à part dans l'histoire.

J'en connais pas d'autres en fait. Peut-être qu'on pourrait me le mettre sur un pied d'égalité avec un Jules César ou un Alexandre. Et encore, c'est pas tout à fait la même psychologie.

Oui, il a pas conquis la moitié du monde quand même. Non, mais il fallait il fallait reprendre déjà la partie du monde perdu, ce qui était une autre histoire. Mais c'est vraiment quelqu'un qui est totalement à part dans l'histoire.

Hm hm. Vous craignez tous les deux, vous parliez de côté déroutant du film, euh pas académique en tout cas, des réactions d'historiens qui vont titiller justement sur telle sur l'incarnation que que vous en faites Simon ou sur l'écriture avec effectivement cette liberté de ton, ce côté presque divertissant assumé. C'estàd que c'est pas un documentaire sur de Gaul, c'est un film, c'est un film de cinéma pour que les gens prennent du plaisir.

Donc il y a des moments effectivement des scènes divertissantes. Vous craignez avec des historiens. Alors vous avez, j'imagine la bénédiction de Julian Jackson, mais d'autres historiens disent c'est pas passé comme ça.

On sait plus si c'est vrai, si c'est faux. Je sais pas, j'anticipe pas là-dessus. Je je non parce que franchement c'est c'est quelqu c'est c'est un scénario qui est sur des bases historiques très solide.

Après euh comment de Gold tenait sa cigarette ou comment il l'éteignait c'est ça c'est un c'est un détail qui n'intéresse en fait que l'acteur l'actrice enfin selon qui joue enfin sur un acteur et qui va qui va donner ça au public pourvuel quelque chose se passe. Moi je me dis pas il faut que j'y que je sois dans les pieds de dans les traces de Gaulle. Je me dis en tant qu'acteur, il faut quelque quelque quelque chose se passe pour que quelque chose se passe dans de l'autre côté.

Ouais. Euh on peut discuter de ça évidemment, tout le monde peut discuter de tout mais moi j'ai j'ai pas eu l'impression de rentrer de de d'essayer de recréer euh le là où il y a le le musée Grévin. Oui.

Oui. Bien sûr. Oui.

Euh une remarque qui qui m'avait été faite par plusieurs personnes à la suite de la projection à Cann, c'est "Je m'attendais pas à sourire ou à ou à rire." Je disais mais vous pensez que pendant ces années tragiques, le rire ne peut pas être salvateur ? En fait, les gens essayaient de vivre, de survivre et parfois face à des drames, il y a il faut il faut voilà, c'est comme on voulait pas de toute façon présenter, l'homme était peut-être conscient, il voulait ce destin.

J'ai toujours eu une certaine idée de la France, mais ça reste néanmoins un homme qui attend la la venue de sa famille, un homme qui qui fait des coups d'éclat parce que qui explique que c'est comme ça qu'on obtient les choses des anglais. Il est et puis on le sait après pour le président de la 5e République quand on lit dans les autres biographies, il pouvait être très très drôle. Et euh j'ai j'ai connu des gens qui ont vécu des périodes de guerre, des moments extrêmement difficiles.

Parfois, ils en parlent en riant. Hm. Vous voyez, c'est vraiment en riant, je veux pas dire pour tout désacraliser, mais pour essayer de de voilà cette énergie de vie quoi, de de d'essayer de B.

Simon, par vos origines, vous savez, vous connaissez bien ce sujet de surmonter des catastrophes euh Ouais. Oui. Ou oui.

Par le rire, par le sourire aussi, par sinon on s'en sort pas par le chant, par la par la poésie, par la danse, par [grognement] par aussi le le détachement et puis aussi par euh mon grand-père disait "Il faut manger du pain sec en chantant, h en célébrant." C'est dire que c'est ça c'est ça qui que je trouve ça merveilleux chez de G, c'est que c'est quelqu'un qui qui est pas il se courbe pas, il ne subit pas, il est il est droit, il est c'est l'homme, c'est un homme entier avec toute sa palette, tout ses registres qui constituent un humain. Il les a et a cette fameuse histoire, c'est ça, c'est après la guerre où il aurait croisé Massu, le général, il lui aurait dit alors Massu est toujours aussi con. [rires] et l'autre a répondu toujours gauchisme général super drôle.

En plus, ils ont un humour les militaires. Franchement, les soldats ils ont un humour qui leur est bien propre. Là, j'écoute parfois le général Yakov parler à la télévision, ça frise tout le temps.

Ils sont il y a il y a mais c'est tenu et c'est ça qui est qu'on a je pense réussi à faire dans le film. Ça vous a changé ce film aussi vous ? Ça continue à me travailler.

C'està-dire souvent les gens posent la question comment est-ce que tu te débarrasses ? Comment tu te débarrasses ? on se débarrasse pas euh de ça euh de cette écriture-là, de ce personnage-là.

C'est quelque chose qui va continuer à me travailler, j'espère, qui qui va me faire grandir dans mon humanité, dans mon art, j'espère. Et ça, au-delà des clivages politiques, ce que je veux dire par là, c'est l'exemplarité de l'homme de ce moment-là me parle et me nourrit de de grandement. Vraiment, c'est important ce que vous dites sur l'exemplarité parce que moi qui consomme donc plus de séries comme vous l'avez compris, on donne plus aucun exemple positif d'homme à nos jeunes garçons.

Si j'avais un fils, bon j'ai une fille, si j'avais un fils, je ne saurais pas quoi lui montrer pour essayer de l'élever, de lui donner des valeurs de protection, de droiture. Et je trouve que dans votre film, on a plein d'hommes qui sont exceptionnels qu'on a envie de suivre, qu'on a envie de montrer et je pense qu'il faut montrer ce film à nos jeunes garçons en disant "Mais un homme c'est quoi Voilà, c'est mais qui ne sont pas sur un pied des salles encore une fois, c'est il plus de goal qui sont humains et dont on peut auquel on peut s'identifier parce qu'ils paraissent pas non plus inaccessible comme des héros grecs qui vous font cher. Je ferai un dernier mot sur le film et puis on passe.

On va pas on va pas gâcher la fin du film mais de tresser l'histoire de De Gaulle avec celle du jeune Fernand on ne donnera que le prénom. Ah ça a été la libération. Ouais.

C'est-à-dire que quand vous êtes devant cette masse de dire comment euh comment entrer, comment raconter parce que de Gaulle sent les moments où je veux pas gâcher mais il il a il a ses ses ces gens qui se battent en son nom, ce général micro. Euh tout le monde se dit gauliste en en venant des des des bords politiques les plus divers. Il a autour de lui des apatides comme lui d'ailleurs, vu que on va le déchoir de sa de sa nationalité très vite en juillet 40, on le condamne à mort et cetera.

Donc les mémoires quel que ce soit celle de de Gaulle ou celle de Churtille, je m'en suis très vite détaché parce qu'elles sont déjà écrites pour la postérite, ça c'est sûr très très vite, je les ai mises de côté mais j'avais le souvenir et après il y a eu un podcast sur ce Fernand Benier de la Chapelle parce que je ne sais pas, je me souvenais, on se souvenait que de Gaulle cite trois personnes françaises dans cette période, pas beaucoup plus en fait Jean Moulin avec qui il a une espèce de de connexion, ils se sont compris alors que Jean Moulin vient de la gauche, ils se sont compris. Ils parce que lui aussi avait une idée de la droiture, l'exemplarité. Il a eu sa cicatrice parce qu'il a refusé de dénoncer des tirailleurs alors qu'on lui demandait de le faire parce que c'était faux.

Leclerc et puis à la fin d'une page, il raconte justement qu'un jeune homme a tué d ça y est, je vais Voilà, il a ce jeune homme qui apparaît et il appelle ça la fureur juvénile. Rien que le terme de fureur, de fouror, c'est extraordinaire. Et puis quand on a on a entendu ce podcast, je suis on a je me suis remémoré cette ce personnage qui apparaissait dans les mémoires et après on avait trouvé le point d'entrée.

Ouais. Qui permettait de faire pas un film un film purement biographique que sur de Gaulle mais d'avoir un contrepoint d'une certaine manière en fait. Il va changer le destin et qui va quand même changer le destin de Gaulle.

La bataille de Gaulle, l'âge de fer en salle dès ce mercredi. Vous pouvez non pas les yeux fermés parce que vous rateriez 2 heures [rires] de grand cinéma. Mais dans toute confiance euh la suite le 3 juillet le bataille de Gaulle J'écris ton nom avec référence très éluardienne pour la suite de 1942 à 1944.

On termine l'émission tranquillement tous les deux avec quelques coups de cœur d'autres films, des expos, des livres. Virginie, qu'avez-vous dans votre besace ? Alors euh il y a pas les visuels du coup.

Alors le premier livre que j'ai trouvé, c'est un livre d'Émilie, c'est Émilie, ça me reviendra euh sur un nouveau livre sur les pharaones et les femmes de l'Égypte antique. Martinet, merci. Et donc c'est très intéressant parce qu'on a encore une vision à retravailler sur la perception des merci.

Voilà, Émilie Martinet, les femmes de pouvoir dans l'Égypte antique. L'histoire a encore été beaucoup écrite par des hommes du 19e ou du début du 20e qui avait du mal à concevoir que les femmes de l'antiquité égyptienne puissent exercer le pouvoir. Or, on remet un petit peu la chapelle, l'église au milieu du village aujourd'hui en se rendant compte que les femmes égyptiennes sont presque, pas tout à fait, mais presque les égals des hommes dans l'antiquité, qu'il y a eu des souveraines surtout au début de l'époque égyptienne et que celle qui portait le titre de vizir, c'est l'équivalent d'un premier ministre, bah c'était pas un titre de courtoisie, c'est peut-être qu'elles exerçaient vraiment ces fonctions. et on est en train de retravailler un petit peu ce que l'on sait aujourd'hui de ce monde antique qui était sans doute le plus égalitaire de l'antiquité autour de la Méditerranée.

Donc des travaux assez nouveaux avec un nouveau point de vue très intéressant. Le deuxième ouvrage que j'ai trouvé une fois n'est pas coutume, c'est un livre jeunesse. Alors moi qui me plaint le temps que toute la littérature sur les femmes ne sort qu'en jeunesse, qu'on a pas assez de grande biographie sur les femmes.

Et ben là pour le coup, pour un livre jeunesse, il est assez bien conçu puisque c'est un livre sur Alienor d'Aquitaine. Mais c'est le livre dont vous êtes le héros. Moi j'adore ça.

C'est mon côté un petit peu geek, j'en lisais quand j'étais ados. Donc on suit la trajectoire d'Alliénor mais au lieu de lire une biographie classique, on prend des décisions avec Alienor. Ça peut être un chemin pour aller à un certain château, ça peut être ben com quitter son mari, elle le quitte en l'occurrence, mais qui va-t-elle voir pour l'aider à quitter son mari puisque elle doit plaider sa cause justement ?

Et je trouve que c'est une manière très amusante pour les jeunes de se plonger dans la vie d'Alord d'quitten. C'est assez pointu mine de rien comme livre hein, parce que je me suis plongée dang. Ah oui quand même, on apprend énormément de choses et c'est ludique.

Donc c'est bien qu'on passe par le jeu pour découvrir ce destin. On devrait le faire pour d'autres personnages. La reine rebelle de Sandrine Mirza.

Ja froid avant votre coup de cœur notre coup de cœur à nous c'est le prochain figaro histoire bien entendu sur les 250 ans de d'indépendance des des États-Unis. Oui, c'était un sujet qu'on pouvait pas rater. Le numéro qui sort en kiosque demain justement et qui [grognement] revient sur cette épopée que tout le monde connaît un petit peu mais assez incroyable. des 13 colonies britanniques qui au bout de plusieurs décennies se se disent que le compte n'y est pas vis-à-vis de la couronne britannique et qui pour des raison fiscal essentiellement hein et de d'entrave à leur prospérité décide de se de se détacher et ça va être la révolution américaine qui commence avec la la fameuse Boston Ty Party.

Et puis évidemment dans ces dans ces événements euh béliqueux qui vont durer euh qui vont durer 7 8 ans, la France intervient. Et c'est ça qui est très amusant parce que quand on pense aux deux guerres mondiales où les États-Unis sont venus à notre secours de façon tout à fait bienvenue, bah c'est aussi un rappel que la France était venue à leur secours. Alors probablement qu'on en a tiré moins de profit queeux.

C'est-à-dire [rires] que la France de Louis X, et ça dépint le moindre des paradoxes, euh a aidé finalement la première grande République du monde occidental à se mettre sur pied. Et donc, il y a eu cette cet échange d'idée finalement des deux côtés de l'Atlantique et euh et c'est vrai que on retient le nom de la fillette, mais il est beaucoup plus célèbre du côté américain que du côté français. Et du côté de Louis X, en réalité, les les ministres du roi ont beaucoup compté hein, notamment Vergène pour pour nouer cette alliance.

Évidemment, l'idée de la France était de prendre sa revanche contre la Grande-Bretagne à qui elle avait cédé, elle avait dû céder toutes ses possessions américaines. C'était une façon de reprendre un peu pied de l'autre côté de de l'Atlantique. Et donc ce qui est intéressant aussi dans cette justement ce caractère un petit peu ambigu de toutes les grandes solidarités internationales, c'est que l'aide a profité directement aux Américains, l'aide militaire française, mais voilà, elle a aussi importé l'idée que la monarchie n'était peut-être pas une fin en soi.

Et cette jeune République, voilà, c'est a donné des idées aussi au révolutionnaires français et et voilà. Et à plus long terme, effectivement, on a eu un retour des choses à travers à travers l'aide américaine aux Français dans les premières et secondes guerres mondiales. C'est un peu tout ça qu'on raconte.

Cette épope est assez singulière. D'où est né ce curieux pays que sont les États-Unis ? L'invention de l'Amérique 4 juillet 1776 FOR histoire en kiosque dès demain.

Euh quelques coups de cœur ? Un coup de cœur, c'est une exposition magnifique sur la reine Caroline Mura euh à Chantill, au château de Chantill parce que la reine voilà reine de Nap pendant 7 ans, un court Septenaat 1808-15, c'était la femme de Joa Chamura euh fusillée en 1815 et après la chute de Napoléon et c'était une c'était une femme amoureuse des arts, grande amatrice de de tableau et cetera. Elle a financé sur sa cassette personnelle les fouilles de Pompay avec son mari et donc elle a fait énormément la voix qui pose sur la fiche devant évidemment le vésu symbole de leur éphémère pouvoir et tous les trésors à sa mort ont été sont tombés dans l'escarcelle des Bourbons et le le duc d'â fils de Louis- Philippe a eu la bonne idée d'épouser une de ses cousines Bourbon Bourbon Sicile dont on a parlé récemment je crois dans l'actualité revient dans l'actualité la famille tout ça pour dire que les trésors de Caroline Mura passé par les bourbons Sicile ont été ensuite déposés par le duc d'al dans son château de chantiller dont ils ne sont pas sortis.

Et à l'occasion de cette exposition, ce sont d'autres œuvres d'art qui viennent à Chantill pour se joindre au premier et former vraiment une collection magnifique de tout ce qu'on pouvait collectionner de beau, de chic dans le goût de l'antique essentiellement, mais également donc des statues mais également beaucoup de vues de toute la région de Nap qui est comme chacun sait la plus belle baie du nom du monde avec ses îles, avec son volcan, avec ses fouilles extraordinaires qui ont révélé le monde antique grâce aux découvertes de Pompé et d'Herculan. Et donc c'est une une exposition magnifique que je vous encourage à aller voir. Et une autre femme du 19e avec un destinéorie de Berry Cécile la duchesse de Berry cousine du précédent.

Bon je je simplifie les liens généalogiques. La duchesse de Berry belle fille de Charles Lis qui a épousé son son fils aîné assassiné en 1820 duchesse de Berry qui a pris très à cœur son rôle de maire du futur Henri duc de Bordeaux compte de Chambord et finalement prétendant malheureux au trône de France blanc. Et voilà, elle aussi grande amatrice d'art, grande femme d'art et surtout son grand fait d'arme.

En 1832, du haut de ses 34 ans, elle tente de soulever la Vendé pour installer son fils qui a seulement 12 ans sur le trône de France. Évidemment, l'histoire échoue. Elle se retrouve prisonnière à Blaï, à la forteresse.

Elle accouche en prison d'un enfant qui n'est pas. Le fils du duc de Berry, mort 12 ans plus tôt et cetera. Et l'histoire se prolonge jusqu'à sa mort en 1870. une femme très audacieuse, à la fois très traditionnelle parce que son but c'était de remettre un roi sur le trône de France et en même temps d'une très très inattendu parce que d'une d'une liberté personnelle absolument fascinante.

Biographique elle qui aurait dû régner hein et on devrait lui consacrer un film. [rires] Ça viendra biographie pour l'instant aux éditions périn. Merci beaucoup à tous les quatre.

Merci beaucoup. Précipitez-vous au cinéma dès ce soir pour aller voir la bataille de Gaul, l'âge de fer d'Antonin Baudri sur l'épopée Gaulienne. La semaine prochaine, on parlera d'art, d'expoculture.

D'ici là, je vous souhaite une très bonne [musique] soirée et une très bonne semaine.