Et si l’Europe avait sa propre arme nucléaire ?
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et si et si l'Europe avait elle-même sa propre arme nucléaire alors évidemment la question se ne sort pas de nulle part mais plutôt de la bouche d'Emmanuel Macron regardez ce qu'il disait euh lorsqu'il a évoqué cette question avec des jeunes Européens parce que c'est vrai rappelons-le quand même la France est aujourd'hui le seul pays de l'Union européenne qui possède l'arme nucléaire il dit je suis pour ouvrir ce débat qui doit donc inclure la défense antimissile les tirs d'armes de longue portée l'arme nucléaire pour ceux qui l'ont ou qui disposent sur leur sol de l'arme nucléaire américaine et il complète ensuite en disant mettons tout sur la table et regardons ce qui nous protège véritablement de manière crédible bonne ou mauvaise idée sur le papier claud blanche maison bah d'abord seulle la France comme vous venez de le suggérer pouveit avoir cette idée puisque à l'intérieur de l'Union européenne seule la France aujourd'hui dispose de de l'arme nucléaire deuxièmement c'est aussi peut-être le moment parce que un certain nombre de pays de l'Union européenne constate à cause de la guerre que la Russie mène en Ukraine que l'Europe n'est pas nécessairement bien fendu et qu'elle le sera encore moins si Donald Trump est élu au mois de décembre au mois de novembre prochain par conséquent en effet on voit bien que les pays comme les pays baltes comme la Pologne se posent des questions et le discours d'il y a quelques jours de à la le discours deè discours de la Sorbonne d'Emmanuel Macron a été plutôt bien accueilli dans ces pays-là donc ce que propose Macron c'est d'ouvrir la discussion sur l'ensemble des couches de la dissuasion euh les éléments euh traditionnels enfin les éléments euh comme les missiles comme euh les les les les tout ce qui est protection euh anti-aérienne mais aussi en effet de parler de la dissuasion nucléaire euh de la dissuasion nucléaire parce que les militaires nous ont expliqué euh et ils ont eu raison de le faire ces derniers jours que pour ce qui consid pour ce qui concernait l'usage même de l'arme nucléaire il y a un seul bouton et il ne peut pas y avoir une discussion à 27 ou à ou à je sais pas combien pour savoir si on peut appuyer sur le bouton ou pas c'est évidemment ça restera évidemment le privilège du président de la République française mais il peut avoir dans les considérations qu'il fait pour user de cette faculté en effet la le souci d'étendre ce qu'il considère comme un intérêt vital pour la France à d'autres pays européens par exemple si Berlin était attaqué il est pour pour prendre un exemple précis il est tout à fait clair qu'un intérêt vital de la France serait en jeu mais quand on parle là pierre ma de de partage du nucléaire est-ce que ça veut dire qu'on utilise ce qui est français pour le rendre européen est-ce que ça veut dire qu'on dote l'Europe à ce moment-là d'autres moyens nucléaires parce que là c'est très long et très cher est-ce que ça veut dire en a plein de questions qui se posent à quelle échelle pour pour clarifier je crois qu'il faut distinguer deux choses il y a d'abord comme le l'indiquit Claude à l'instant ce que la France considère comme des intérêts vitaux et là à la limite il y a pas forcément de besoin d'une longue discussion d'accord ou de traité avec les européens la France pe peut considérer mais sans sans le dire à l'avance considérer que effectivement si a une attaque contre l'Allemagne fait partie de la défense inér vitau qui pourrait justifier le recours à l'arme nucléaire je vous interrom une seconde parce que c'est effectivement ce que dit Emmanuel Macron regardez il dit la doctrine française est que l'on peut utiliser quand nos intérêts vitaux sont menacés j'ai déjà dit qu'il y a une dimension européenne dans ces intérêts vitaux ça c'est quelque chose qu' peut dire maintenant sans sans vraiment s'écarter complètement de la doctrine française qui a une part de de vague mais il y a une deuxième chose qui qui est avancée par le Président de la République dans son discours très longuement qui est l'édification le moment venu d'une défense européenne et là si vous voulez une défense européenne si ça peut être comparé si ça existe un jour peut être comparé à un puzzle c'est-à-dire qu'il y a plusieurs pièces et en fait c'est au moment où on mettra la dernière pièce que le puz pourra fonctionner et dans ces pièces mais il y a beaucoup de choses il y a la définition d'une stratégie commune on a commencé avec la boussole stratégique il y a naturellement l'effort de dépenses militaire il y a la désignation des menaces il y a l'industrie de défense bien entendu euh il y a les la coordination que qu'on pourra avoir entre Européens et Infiné la doctrine d'emploi qui viendra à la fin et voilà qui pose un problème compliqué parce que comme l'a dit d'ailleurs le président de la République il y a en Europe effectivement la dissuasion française mais il y a aussi des pays qui sont aujourd'hui dotés de de l'arme nucléaire par les États-Unis avec une décision qui n'appartient qu'aux États-Unis il y a le cas du Royaume-Uni aussi donc donc on est dans une situation complexe et aujourd'hui si on parle de défense européenne al effectivement je suis d'accord sur le fait que c'était une idée française qui avait pas beaucoup d'écho jusqu'à il y a quelques temps depuis quelques depuis quelques mois il y a un écho notamment à l'est de l'Europe des pays qui étaient complètement rétifs moi était en Pologne si vous voulez il voulait pas en entendre parler naturellement il il parlait que États-Unis aujourd'hui il y a à la fois la menace russe et le le retrait possible des États-Unis donc il commence à être intéresser mais ne nous cachons pas une chose si vous voulez ce sont c'est une perspective si elle devait se concrétiser qui est de l'ordre de 10 15 ans minimum donc on est on est vraiment dans deux temporalités l'usage possible de l'ARM nucléaire par la France avec conception large s intér vitaux puis puis l'édification une défense européenne qui aujourd'hui peut-être un peu plus possible que dans le passé mais qui prendra beaucoup de temps orien duchen imaginons justement une défense nucléaire européenne avec une arme nucléaire européenne pas la France qui la prête ou qui la Loue juste quelque chose de vraiment européen en effet claud blanon soulev une question très intéressante qui appuie sur le bouton on va pas mettre 27 clés pour s'assurer qu'on puisse la faire partir comment on gère ça c'est littéralement impossible oui par on peut pas aller sur un système alors si on fait un comparaison un peu osée quand l'URSS était en train de s'effondrer et qui avait l'idée de garder une forme de d'union des républiques des souveraines qui aurait été l'URSS non communiste s'était posé la question de d'avoir une arme nucléaire dite collégiale c'est-à-dire que il y aurait eu la Russie en dernier recours par un ultime de l'arme nucléaire mais les kazak les Ukrainiens à l'époque il René du sort auraient eu un droit de regard un peu un système dit de double clé pourrait se poser cette question pour l'Europe si on regarde des débats qui avaient eu lieu même en Pologne d'ailleurs à l'époque où les ça peut paraître bizarre mais où des Polonais il y a 20 ans défendait l'idée d'une armée européenne où il disait ce serait au président de la commission c'était très minoritaire mais où il disait le président de la Commission européenne pourrait être le chef politique d'une armée européenne et certains disaientent déjà c'était kashinski qui est pourtant très orophobe désormais disait ce serait le président de la Commission européenne qui aurait le la décision de l'arme nucléaire enfin si on en revient quand même vraiment à la France si on neuropéanise la disuasion nucléaire parce qu'on aurait apprécié nos intérêts vitaux sur un mode européen mais quand on regarde ce qui s'est déjà fait bah notamment depuis jachirak avec le Royaume-Uni où on parle du fait que les intérêts vitaux du Royaume-Uni s'ils étaient menacés les autres de enfin les ceux de de la France le seraient aussi inhévitablement on est un peu dans l'idée qu'on va forcément se concerter dans l'emploi de l'arme nucléire que si nous on devait tirer les les Britanniques le feraient aussi j'ai envie dire la même logique sera au niveau européen est-ce qu'il y a pas aussi un risque si on on partage notre arme nucléaire que certes ça renforce l'Europe mais ça fragilise ça affaiblisse la France alors alors je crois qu'il est pas du tout question de partage de clés et que la décision de toute façon d'appuyer sur le bouton pour schématiser restera française quoi qu'il arrive il est question de rien puisque tout çaver au stade du débat donc je crois que c'est surtout pas de ça dont il s'agit en revanche ce dont il ce dont il s'agit c'est de répondre et de prendre en compte en ce moment sur le continent européen une menace nucléaire de la part d'un agresseur qui s'appelle la Russie et d'une inquiétude absolue de la part de membres de l'Union européenne ou d'entrant à l'Union européenne qui sont sous le jou direct de cette menace donc il a l'Ukraine évidemment il y a la Pologne il y a les pays balte donc c'est aussi une façon he de répondre à à à à ceci de de répondre à cette inquiétude et et aussi d'envisager parce que c'est dans toutes les têtes que va faire Trump s'il revient au pouvoir euh est-ce que il va continuer à à à nous protéger d'une certaine façon comme ça c'est une façon aussi de prendre le leadership à la France et c'est plutôt bienvenu en tout cas c'est un message très politique qui est envoyé à de bons endroits parce que la la situation elle est quand même gravissime et quand Emmanuel Macron dit que la dimension de sécurité de la que la sécurité pardon de la France a une dimension européenne c'est on ne peut plus vrai et je voudrais rajouter quand même juste que la meilleure garantie de sécurité pour pour l'Europe pour son architecture de sécurité c'est de faire gagner l'Ukraine vite et ça il y a rien qui remplacera quand même ce point de fa ça pourra être le plus économique d'ailleurs à tout point de vue après sur la question de la protection nucléaire sur le non terme oui pourquoi pas la France proposerit un parapluie c'est-à-dire façon autant mais mais au niveau au niveau européen voilà si un est attaqué la puissance dotée à savoir la France la seule puissance dotée sur ce continent peut répondre pour les autres ça me paraît pas complètement fou mais Pierre mais a quand même entre ça cette proposition d'Emmanuel Macron et ce qu'il avait dit il y a quelques semaines en disant qu'il fallait réfléchir peut-être à l'envoi de troupes français ou européenne d'ailleurs sur le sol ukrainien on voit qu'il est vraiment j'allais dire à l'avant-pste Emmanuel Macron est-ce que c'est un rôle qui se donne pour êre j'allais dire le le leader de l'Europe ou est-ce que vraiment il a ça à cœur parce qu'il il considère que c'est une question cruciale dans les prochaines années en Europe personnellement je pense qu'il faut distinguer les deux points parce que il est tout à fait normal que la France soit au pointe en matière nucléaire puisque comme c'est seul pays doté j'ajoute sur ce point pas l'oublier que cela le brexit nous pose si si ceci devait avoir lieu si c cette réflexion devait être conduite à son terme le brexit nous pose un problème puisque il serait quand même un peu curieux et même on va dire absurde de considérer que on va faire une défense européenne sans le Royaume-Uni donc c'est pour ça que que je dirais le le volet institutionnel avec le brexit devient plus compliqué il faut peut-être réfléchir à faire quelque chose qui soit en marge et pas au sein de l'Union européenne l'idée du président de la commission ça ça peut pas marcher si vous voulez deuxièmement alors sur sur le l'autre l'autre sujet donc qui est le l'envoi de troupe là là je crois que c'est c'est différent là ça était un choix il propose quand même propose il propose il propose mais mais là si vous voulez assez curieusement assez curieusement autant sur sur il y a eu des peut-être des réactions on va dire favorabl sur un sujet si sensible qu'est le nucléaire autant on a assisté malgré tout sur l'idée des troupes on a assisté quand même un grand scepticisme de la part des autres et donc il l'a expliqué il a expliqué l'ambigué stratégique je suis d'accord euh c'était un concept nouveau mais pour l'instant on peut pas dire qu'il est fédéré sur ce point donc il a il a eu il a des alliés là-dessus quand même même en Europe poon les notamment les les Pays-Bas enfin mais pas les Allemands oui les Pays-Bas pas que les Allemands bien sûr mais ça compte malgré tout ça coûte juste pour ajouter ce que vient dire pierre c'est que que le la démarche de Macron était déétendre le le champ de la dissuasion CIT c'était c'estàdire sous la rubrique ne nous cluons rien n'excluons rien pas même l'envoie de troup c'était pas l'idée on va envoyer des troupes demain matin c'était n'excluons rien et c'était ça l'idée c'était il faut envoyer comme signal à la Russie à l'agresseur que on ne s'interdit rien on évaluera la situation en fonction de l'évolution de l'agression ou de de l'évolution de des combats en Ukraine et effectivement certains ont voulu isoler ce point pas même des troupes c'était un élément de nous nous n'excluons rien en réalité ou et de rattraper l'erreur historique de bon le problème étant nousexcluons rien dans quelle hypothèse parce que après il y a eu après cette déclaration il y a eu un certain nombre de précisions on a parlé d'Odessa on a parlé de Kiev ça peut laisser entendre que ailleurs rus ce qu'ils veulent donc c'est ça qui est un peu gênant donc
Emmanuel Macron