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interviewyoutube.com· 15 octobre 2025 19 min

Non-censure, retraites taxe Zucman... Olivier Faure face à Apolline de Malherbe.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour Olivier Fort. Bonjour Apoline de Maler. Olivier Fort.

Vous êtes officiellement le premier secrétaire du Parti socialiste, mais ce matin j'ai presque envie de vous dire que vous êtes le vice premier ministre parce que le vrai chef du gouvernement, c'est vous. Oui. Ah bon ?

Ça serait J'aimerais J'aimerais qu'on ait un gouvernement de gauche. Malheureusement c'est un gouvernement de droite qui reste à Matignon et donc nous allons maintenant nous battre. Une première victoire hier.

C'est vous qui avez quasi écrit le texte prononcé hier à l'Assemblée nationale ? Non, je n'ai pas écrit le texte et si c'est moi qui l'avais écrit, je peux vous dire qu'il aurait été très différent. Il y a aujourd'hui un gouvernement de droite, il y a une opposition de gauche, mais nous avons accepté l'idée de commencer à travailler sur le budget, de le faire donc sans voter la censure demain pour une raison simple, c'est que nous avons besoin d'un budget et que nous avons un gage donné par le premier ministre de sa bonne foi puisqu'il a accepté de suspendre la réforme des retraites jusqu'au 1er janvier 2028.

À ce moment-là, nous aurons eu entre les deux une élection présidentielle qui déterminera le sort définitif de la réforme des retraites. Vous l'avez applaudi hier. On va rentrer évidemment dans les détails.

Non seulement de ce que vous dites être une suspension, que certains économistes de gauche disent n'être qu'un décalage, on va y revenir, mais il y a aussi beaucoup de choses dans ce budget avec lesquels a priori vous ne sembleriez pas tout à fait d'accord. Et on va voir, vous l'avez dit, ce n'est qu'une première victoire. Quelles sont les autres victoires que vous espérez sur cette question de suspension ?

Voilà les mots exacts du Premier ministre hier. Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028 comme l'avait précisément demander la CFDT. Il prend soin évidemment de citer la CFDT plutôt que le Parti socialiste.

Mais enfin, j'imagine que vous vous êtes senti visé. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028. Vous dites suspension, mais en réalité, ça n'est qu'un décalage.

Bah, c'est une suspension. Pour l'instant, plus personne ne verra en fait l'âge légal et les trimestres bouger, ce qui était la réforme borne. Maintenant, en 2028, ça veut dire que nous avons, nous sommes en 2025, il y a 3 ans pendant lesquels tout ça est suspendu et en 2027, il y aura une élection présidentielle et là, les Français choisiront puisque je n'imagine pas un seul instant que les candidats à l'élection présidentielle ne disent pas ce qu'ils veulent faire sur cette réforme des retraites.

Est-ce qu'ils veulent l'abroger ? Est-ce qu'ils veulent au contraire la prolonger ? Est-ce que et et à ce moment-là, on aura en fait une légitimité pour le prochain président à réaliser une réforme ou à prolonger celle-ci puisqu'il aura été élu par les Français Frances.

On a presque l'impression à vous entendre Olivier Fort de la campagne présidentielle. Bah d'une certaine façon oui. Oui parce que maintenant à partir d'aujourd'hui chaque vote va compter.

Il n'y a plus de 493. Ça veut dire quoi ? veut dire que chaque député sera amené à se prononcer et son vote aura une conséquence directe.

C'est la première fois depuis 1958. Ça n'est jamais arrivé. Pour la première fois, vous aurez des députés qui sont responsables de de leurs actes et donc ils devront à la fois voter des recettes, voter des dépenses et dire aux Françaises et aux Français quelles sont les raisons de leur choix.

Et bien moi, je pense que dans cette circonstance là, les masques vont tomber. On aura des gens qui défendront plutôt les milliardaires et puis des gens qui défendront plutôt les retraités ou les salariés ou les jeunes. Et donc nous verrons bien mais à chaque étape chacun sera devant sa conscience et devant ses électeurs.

Et il y a un certain nombre de points sur lesquels je voudrais vous interroger et notamment le gel du baram de l'impôt sur le revenu. 200000 foyers vont mécaniquement entrer dans l'impôt. Ça vous voterez contre ?

Oui absolument. C'est de en fait à chaque étape ce qu'il faut bien que tous ceux qui nous écoutent et qui nous regardent comprennent, c'est que Olivier Force, ce que vous êtes en train de nous dire, c'est que ce que vous avez fait hier, c'est-à-dire au fond être celui qui peut soit lever le pouce pour dire on continue, soit baisser le pouce pour dire on s'arrête. Ce mécanisme là, vous pourrez le faire à chaque étape puisque comme il n'y a pas de 493, chaque article qui va être examiné de ce budget, vous pourrez dire "Ah ben non, ça je suis pas d'accord." Et si vous n'êtes pas d'accord, ce budget tombe.

Pas tout à fait comme ça. Je suis pas il y a pas que les socialistes qui vont décider. C'est sur chaque vote, vous aurez tous les groupes qui seront amenés à prendre des positions.

Prenons l'exemple. vote, il y aura à chaque fois quasiment l'épée de Damoclè de la censure. Non, à chaque vote, il y aura euh tout simplement la possibilité d'avancer ou euh de reculer.

Et je prends l'exemple que vous venez de citer sur la question donc de l'entrée dans l'impôt sur le revenu de 280000 foyers 200 200 2800 on sait pas exactement mais enfin des gens qui jusqu'ici ne payaient pas l'impôt sur le revenu qui vont du fait du gel du barê de l'impôt sur le revenu qui ne suivra donc pas l'inflation qui ne suivra pas l'inflation et donc ils vont rentrer dans l'impôt sur le revenu. Donc les ménages les plus modestes en réalité puisque ce sont des gens qui sont juste en dessous du seuil d'entrée dans la sur le revenu. Et bien vous aurez là un vote et vous aurez des gens qui diront "Oui, ça m'est égal" et des gens qui diront "Non, c'est impossible." Et nous verrons donc ce que chacun fait.

Et en face de cela, il faudra trouver des recettes. Donc là, nous aurons aussi un premier débat dès les prochains jours sur les recettes. Qu'est-ce qu'on fait ?

Est-ce qu'on accepte l'idée que finalement et bien sur les holdings, on prélève 1 milliard et demi ? C'est ce que propose le gouvernement dans sa copie initiale ou est-ce que on va vers la taxe Zucmane, celle que nous suggérons qui permett qui permettrait de récolter 15 milliards qu'on s'arrête un instant sur ce que vous êtes en train de dire. Vous venez de lâcher le mot Zucman le nom Zucman.

Olivier Fort réintroduire la taxe Zucman par amendement ? Oui, bien sûr. Oui, bien sûr.

Vous allez réintroduire la taxe Zucman par amendement. Et nous verrons à ce moment-là qui est pour et qui est contre. Et puis euh nous aurons d'autres propositions.

Si cette taxe Zucumman n'était pas adoptée, nous aurons d'autres propositions sur euh euh le la flat taxe, sur euh euh le enfin sur ce qu'on appelle le PFU, sur euh la CDHR, sur la CR, enfin sur toute une série de euh de de taxes qui visent les grandes fortunes, les grands patrimoines, les grandes entreprises et nous verrons bien qui est de chaque de quel côté. À chaque fois, il faudra effectivement sortir du bois comme vous le dites Olivier Fort. Un autre exemple, vous avez une syntaxe sur l'impôt sur la société qui vise aujourd'hui les 400 plus grands groupes euh qui sont sur notre territoire.

Cette taxe, elle était de 8 milliards l'an passé. Elle est ramenée à 4 milliards cette année. Ben par exemple, on verra ceux qui sont prêts à la laisser à 4 milliards comme le veut le gouvernement ou ceux qui disent "Ils ont payé 8 milliards l'an passé, ils ne sont pas morts et bien ils peuvent payer ces 4 milliards supplémentaires." Ça permettrait par exemple d'éviter notamment l'entrée dans l'impôt sur le revenu de ces ménages.

Vous allez donc remonter à 8 milliards cette cette assiette là. Nous le proposerons et nous verrons après. C'est la démocratie.

Nous allons nous avons euh ou les Français plus exactement ont l'an passé choisi des représentants et nous n'avions jamais autant voté depuis 40 ans. Donc ce parlement, il est parfaitement légitime et c'est à chacun maintenant de se prononcer. Il y a un autre gel, c'est le gel des prestations euh sociales, des minimas sociaux et notamment du RSA.

Est-ce que là aussi vous allez vous y opposer ? Oui, bien sûr. Vous vous opposerez à ce point-là.

Les franchises médicales qui vont être doublées, vous vous y opposerez. Donc vous vous opposerez à cette question du non remboursement. le Doliprand par exemple qui allait devenir quasiment à la charge des malades.

Oui, bien sûr. Vous vous y opposerez. La question des services publics, il y a un gel du budget d'un certain nombre de services publics.

Est-ce que là aussi vous vous y opposerez ? Oui, il faut voir dans les détails ce que ça comprend. Mais effectivement, moi je souhaite que l'hôpital fonctionne.

Donc ça veut dire que à la fin ce budget déposé par Sébastien Lecornu, il n'en restera pas grand-chose. Mais le Premier ministre lui-même a dit, "C'est ma copie initiale, ce ne sera pas la copie d'arrivée." J'ai compris aussi hier qu'il disait que la trajectoire budgétaire qu'il fixait n'était pas exactement celle qui était la trajectoire initiale dans son projet de budget.

Si on parle de technique 2 secondes, pour l'instant, il veut réduire le déficit à 4,7 points de PIB et il a dit je suis prêt à revenir à 5. Ça veut dire quoi ? C'est veut dire que entre les deux, il y a 9 milliards d'économies en moins.

Ça veut dire que là où on pourrait prélever sur tous ces gens qu'on vient d'évoquer parce que ce sont des gens, ils n'ont pas simplement des chiffres, et bien on pourrait la récupérer 9 milliards. Si nous augmentons les recettes, il y a là peut-être la possibilité de faire 10 15 milliards de différence et donc de faire en sorte que demain on ait un budget qui soit un budget plus juste que ce qu'il est aujourd'hui. dire que vous respecterez Olivier Fort, vous respecterez la commande qui a été passée par Sébastien Lecnu et par son ministre de de l'économie qu'il y ait à chaque fois qu'il y ait un moins, un plus de l'autre côté.

Bien sûr, ça vous respecterez, vous trouverez les sous ailleurs. Bien sûr. Mais moi, je souhaite que on soit gouverné.

Je ne souhaite pas que le pays parte je pas souhaite pas de mettre le pays en vrac. Je souhaite au contraire qu'on ait un pays qui puisse se tenir debout. Je souhaite qu'on puisse réduire la dette mais pas au rythme qui avait été fixé par François Beou et que semblait rejoindre Sébastien Lecnu jusqu'ici.

Je vois qu'il évolue, c'est une victoire là aussi et donc je m'en satisfais et ce que je veux c'est que d'ailleurs la trajectoire que nous avions nous-même fixé il y a un mois et demi à Blois, nous avions dit non pas 4,6 comme le voulait Berérou mais 5 ce qui permettait de faire en sorte que n'étouffe pas l'économie. On a besoin que l'activité reprenne. On a besoin que du PIB qui est effectivement le chiffre qui a d'ailleurs été repris par Sébastien Lecnu.

Il vous avait prévenu hier juste avant de monter à la tribune. Juste avant. Juste avant.

Il vous a envoyé un SMS. Il vous a dit "C'est bon ?" Il m'a dit "Je prends mon risque.

Je prends mon risque." Oui. Parce qu'il prend un risque politique et je le reconnais.

C'est c'est les mots qu'il vous a écrit. "Je prends mon risque." Oui.

C'est pour ça que vous avez applaudi ensuite lorsqu'il l'a prononcé. J'applaudis quand j'ai entendu l'ensemble des phrases qui permettaient de comprendre qu'il s'agissait non seulement d'une suspension de l'âge légal mais aussi des trimestre pour qu'il y ait pas en fait de l'heure sur la nature de ce qu'était euh l'engagement du premier ministre. Lorsque Bruno Retaillot dit hier ce gouvernement s'est mis entre vos mains, entre les mains du Parti socialiste, il a donc raison.

Non, il s'est mis entre les mains des Français parce que tout simplement ce que j'ai fait hier, c'est que j'ai été simplement le porte-voie de millions de Français qui ont manifesté de syndicats qui se sont prononcés à l'unanimité et qui ont réclamé que cette réforme et bien s'interromp. Un certain nombre de syndicats, il demandent à aller plus loin. Sophie Binet de la CGT dit "C'est un décalage plus qu'une suspension et elle appelle même à l'abrogation.

Est-ce que vous le tenterez dès maintenant l'abrogation ou est-ce que vous vous contenterez de la suspension voire même du simple décalage Mais le débat sémantique sur décalage suspension, je trouve qu'il a aucun sens. Il y a bien une suspension au sens où tout est interrompu. Maintenant, ça n'est pas définitif.

Il faut maintenant gagner l'élection présidentielle. Et c'est une évidence qu'il y aura un choix entre la droite et la gauche au moment de l'élection présidentielle. Si vous voulez voter pour Jordan Bardella ou Marine Le Pen, ben vous savez que en réalité ils sont en train de renoncer progressivement à tout ce qu'ils avaient dit.

Et là où ils avaient, paraît-il, une doctrine sociale, on voit bien que c'est maintenant une doctrine patronale. Si vous voulez choisir au contraire euh la gauche, et bien vous savez que avec la gauche, nous reviendrons sur la réforme bande dans son. C'est qui la gauche ?

Bah la gauche, c'est les socialistes, c'est les écologistes, c'est les communistes. Enfin, parce que là, vous allez tous en ordre dispersé. Vous l'avez annoncé, vous ne censurerez pas à part quoi ?

Vous Il y a trois de vos députés qui s'apprêtent à censurer. Oui, à peu près je pense. Censurer, c'est ça.

Pas pas d'avantage, non. au moment où on se parle. Euh ça veut dire que donc effectivement votre consigne ou en tout cas votre décision collective euh de ne pas censurer sera globalement respecte pour dire que c'est pas une consigne.

Moi je ne suis pas un caporal chef, je suis en fait celui qui anime un parti politique, un parti démocratique. Et nous avons donc délibéré collectivement et j'entends effectivement maintenant que la dilatance collective soit respectée parce que quand on est dans une un parti démocratique, les décisions et bien elles s'imposent à tous. Et il y a vos anciens partenaires du Nouveau Front Populaire qui à l'inverse de vous vont censurer.

Lfi va censurer, les écologistes vont censurer, les communistes vont censurer. Avez-vous encore quelque chose en commun ? Bien sûr, dans les combats que nous allons mener maintenant sur le budget, texte femme, article par article, nous allons nous retrouver.

Alors, je respecte leur décision. Ce n'est pas la mienne parce que je pense que justement il fallait avancer. Et d'ailleurs, ce que je regrette, c'est que parfois on a des gens qui euh euh cherchent à avoir ceintur et bretell, c'est-à-dire que au fond, c'est les socialistes qui font l'effort de ne pas censurer.

Donc euh ça évite une dissolution. Et puis euh euh derrière, c'est nous qui parfois prenons aussi euh les attaques de celles et ceux qui disent "Mais vous auriez dû censurer et cetera parce que c'est plus facile de prendre qui celles et ceux Bah tous ceux qui aujourd'hui vont censurer et qui font le choix de la facilité, c'est toujours plus facile de dire "Moi, je suis totalement vierge de toute forme de reproche possible, je me compromets pas et cetera." Et bien moi ce que je dis c'est qu'à un moment la politique c'est aussi une affaire de responsabilité.

C'est aussi un moment euh où vous lui avez dit à Marine Tondelier, tu prends pas tes responsabilités, à un moment faut y aller. Non, je lui pas dit ça comme ça et je je c'est une amie donc je n'ai pas ça peut être une amie mais vous pouvez avoir une certaine franchise mais je je en tout cas vous estimez qu'elle prend pas ses responsabilités que que les autres ne prennent pas leur responsabilité souvent à dire et bien moi je reste pur je n'ai rien à voir avec ce gouvernement et cetera mais enfin en même temps si le débat démarre et si demain on a la possibilité de revenir sur des mesures qui sont des mesures terribles, ce sera grâce à ce débat parce que s'il y avait pas eu de débat si on avait eu une dissolution et Bien, chacun l'a compris, le budget, il était pas votable dans les temps. Et qu'est-ce qui se serait passé ?

Une loi spéciale ? Alors là, c'était l'intégralité. On avait une tout ce que le gouvernement souhaite était en réalité produit et on a nous avions donc un budget qui était un budget très régressif.

Grâce au fait que nous allons commencer et que nous allons démarrer le débat, nous allons certainement avoir d'autres victoires qui permettront d'éviter le pire de ce budget. Et on les a analysé ensemble les points sur lesquels vous espérez obtenir victoire. Mais Olivier Fort, s'il n'y avait pas eu effectivement ce nouveau gouvernement, il y aurait eu dissolution.

Marine Le Pen, elle vous accuse d'avoir peur d'aller aux urnes. Elle dit "Je savais que les socialistes trahiraient. Ils veulent des excuses, trouver des excuses pour ne pas aller aux urnes.

Écoutez, je sais pas très bien quel enfin j'ai pas tellement envie de répondre à Marine Le Pen qui pour moi est insignifiante. J'ai quand même un peu l'impression que c'est aussi ce que vous disent LFI hein. Donc vous pouvez aussi répondre à LF.

Et ben je peux répondre à tout le monde. Enfin, je trouve ça il y a des gens qui passent leur vie à d'abord changer de pied parce que Marine Le Pen en l'occurrence quand on a demandé la censure au mois de juin, elle était pas là et que donc maintenant elle a décidé qu'elle censurait tout à n'importe quel prix. Moi ce que je vois c'est que dans un pays qui est un pays qui va mal, on a besoin aussi d'avoir un budget et on a besoin aussi de gens qui sont responsables.

Bon pour le reste, est-ce que on s'est fait acheter ? Pas du tout. Vous voyez bien que ce que je vous dis ce matin, c'est que je n'ai pas échangé en éch enfin à partir du moment où il y avait la suspension, j'ai pas acheté le budget, c'est tout le contraire.

Je vous dis que je vais me battre désormais pied à pied et nous verrons bien qui de la droite et de la gauche obtient en fait satisfaction article par article. Olivier Fort, je parlais à l'instant des insoumis des é des écologistes et des communistes. Les insoumis, vous aviez déjà dit que vous n'iriez pas ensemble à la présidentielle, mais les écologistes et les communistes tout de même vouliez, vous aviez évoqué l'idée d'une primaire de cette gauche là, c'est-à-dire toute la gauche moins LFI.

Est-ce que c'est encore d'actualité aujourd'hui alors que vous ne partez pas ensemble sur cette question de budget ? Oui, bien sûr, mais nous avons déjà fait des choix différents, rappelez-vous, l'an passé et ça n'avait pas empêché derrière que socialiste, écologiste, communiste se retrouve et j'espère bien que nous allons continuer à travailler ensemble parce que il peut y avoir des différences d'appréciation à un moment donné. Ça ne veut pas dire que nous sommes en désaccord sur tous les sujets ensemble à la présidentielle et vous verrez que dans le combat qui va commencer dès aujourd'hui, nous serons ensemble à chaque fois.

Nous allons défendre ensemble la taxeuse du nous allons défendre ensemble les services publics. Nous allons défendre ensemble le fait que les français les plus modeste se soi épargné des mesures qui sont aujourd'hui imposé par Il y a d'autres choses que vous allez glisser dans ce budget ? Oui, bien sûr.

Moi, je veux par exemple que il y ait une mesure sur le pouvoir d'achat et nous avions proposé que il y ait un taux différencié de CSG ce qui permettrait à des gens qui sont juste en dessous du salaire médian, c'est-à-dire 1920 € net par mois, et bien que ces gens-là puissent gagner entre 900 € pour une personne seule et 1500 € pour un couple. Nous le glisserons et nous ferons en sorte que ce soit voté. Maintenant euh nous verrons là aussi chacun sera devant sa responsabilité et donc chacun devra dire s'il est pour ou si est comp.

Une question juridique. Le député RN Jean-Philippe Tangui estime qu'il y a un risque que la suspension de la réforme des retraites soit vue comme un cavalier législatif et dans ce cas elle serait censurée par le Conseil constitutionnel. L'avez-vous anticipé ?

Mais euh c'est que Jean-Pilpe Tangui n'a pas tout à fait compris ce qu'il se passait puisque Jean-Pierre Farandou, le nouveau ministre du travail hier, a annoncé que ce serait un texte qui serait un texte spécifique qui serait présenté euh d'ici le mois de novembre. Et bien ça veut dire que ça peut pas être un cavalier parce que c'est l'objet même du texte. Donc là c'est de la technique parlementaire mais ça peut pas être Mais donc en tout cas vous avez anticipé cette questionlà.

Autre question, vous l'avez peut-être vu hier, l'agence France Trésor qui est donc en charge au nom de la France d'emprunter sur les marchés l'argent a donc annoncé qu'elle allait demander 310 milliards d'emprunts sur les marchés. C'est du jamais vu, c'est un montant record et en plus elle va devoir le payer plus cher que ce qu'elle payait jusqu'à présent puisqu'on emprunte plus cher sur les marchés désormais. Est-ce que dans ce contexte là tout ce qu'on vient de se dire vous paraît vraiment raisonnable ?

Vous aurez remarqué une chose hier soir après une herbe, c'est que les marchés ont réagi immédiatement. Quand il y a eu le sentiment que la stabilité était acquise, et bien ils ont réagi positivement. Ce qui veut dire que les taux d'intérêt vont baisser.

Ce sera là aussi un élément qui permettra de retrouver un peu de d'oxygène pour tout le monde. Vous-même vous en avez retrouvé de l'oxygène là, Olivier Fort ? Ben je sais pas si j'ai retrouvé de l'oxygène, mais je pense que les Français retrouvent de l'oxygène quand ils ont le sentiment que il y a des gens euh qui euh aujourd'hui se préoccupe d'eux avant de se préoccuper de leur prochaine présidentielle.

Merci Olivier Fort avant de se préoccuper de la prochaine présidentielle, mais cela dit, vous l'avez quand même reconnu, c'est comme si l'élection présidentielle commençait aussi aujourd'hui, la campagne et le débat. Olivier Fort, premier secrétaire du Parti socialiste.