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interviewRMC — Face à Face· 30 mars 2022 25 min

Questions de confiance : Pourquoi la curiosité suscitée par Éric Zemmour est-elle retombée ? - 30/03

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Bonjour Eric Zemmour, merci de répondre à mes questions de confiance ce matin.

0:11
Éric Zemmour

Vous êtes candidat à la présidence de la République, il reste 11 jours pour convaincre les indécis de vous faire confiance, de vous accorder leur confiance pour les 5 ans qui viennent. Vous avez été la surprise de cette campagne, ou alors si on est un peu plus précis, vous avez été la surprise de ce début de campagne. Vous étiez parti de journaliste, polémiste, devenu candidat avec maintenant un parti reconquête. Et vous avez commencé par imposer vos sujets. Et puis, je dirais qu'il y a un peu plus d'un mois, on a l'impression quand même que la curiosité que vous aviez suscité est retombée. Qu'est-ce qui s'est passé ?

0:44
Présentateur

Ça ne vous a pas échappé qu'il y a à peu près un mois, Vladimir Poutine a attaqué l'Ukraine. Je pense que c'est la seule raison qui a fait que l'attention médiatique, et donc l'attention de l'opinion, s'est détournée, tout à fait légitimement d'ailleurs, puisque c'était quand même un événement important, vers la guerre en Ukraine. Mais vous savez, je pense que...

1:07
Éric Zemmour

Mais si c'est uniquement une question d'attention, pourquoi c'est vous qui baissez, pourquoi pas Marine Le Pen ? Elle subit le même contexte ?

1:14
Présentateur

Non, mais je pense que nous n'avons pas le même électorat. Vous remarquez d'ailleurs que, si vous voulez, moi j'ai un électorat composite. J'ai un électorat de classe populaire, et j'ai un électorat de fillonistes. Vous voyez, les deux se composent, c'est pour ça d'ailleurs que je fais l'Union des Droites, et que Marine Le Pen ne peut pas la faire, car elle a uniquement un électorat de classe sociale, d'ouvriers, de petits employés, etc. Voilà, et donc, ils n'ont pas la même sensibilité à l'actualité, à la guerre, etc. Je pense que c'est tout simplement ça. Et puis que moi, ils m'ont parti à 4 mois, il n'a pas 40 ans.

1:51
Éric Zemmour

Mais est-ce que ce n'est pas aussi, quand même, Éric Zemmour, ce que vous aviez dit de Poutine ? C'est-à-dire que ce n'est peut-être pas un hasard, ça aurait été une guerre à un autre endroit ?

1:57
Présentateur

Oui, oui, je comprends, je ne pense pas. Vous savez, Valérie Pécresse n'a pas dit la même chose que moi. D'ailleurs, moi, ce que j'ai dit, c'était dans la lignée de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, et de François Fillon, sur les nécessités de la rapprochement avec la Russie, etc. Mais peu importe le fond.

2:13
Éric Zemmour

Vous n'avez pas de regrets, vous n'avez pas eu une mauvaise lecture, quand même, de ce qu'est Vladimir Poutine et de ce qu'est l'invasion de Russie ?

2:19
Présentateur

Je ne pense pas, on ne va pas reprendre cette conversation, à moins qu'on ait le temps.

2:23
Éric Zemmour

Vous avez été longtemps analyste politique.

2:26
Présentateur

Non, je ne pense pas. Je pense que, tout simplement, d'abord, je me suis trompé sur une seule chose. Vous avez raison, je ne croyais pas qu'il allait attaquer. Mais accordez-moi que tous les spécialistes le pensaient la même chose. J'ai vu que Jean-Pierre Chevènement, il y a quelques jours, a reconnu lui aussi qu'il ne s'y attendait pas. Donc, vous voyez, c'est comme ça. Mais à part ça, je ne pense pas que les gens me fassent payer cela. Non, je pense que, simplement, ils se sont détournés vers la guerre. Je leur dis simplement une chose. La guerre, c'est certes importante, ça remet la guerre en Europe, etc.

Mais, ça n'entache pas le problème fondamental de notre pays, qui est que nous subissons une crise inouïe, une crise de désintégration, un grand remplacement de population. Et ce n'est pas la guerre en Ukraine qui va régler notre problème. Au contraire, quand la guerre en Ukraine sera finie, quand on aura trouvé des accords nécessaires, on va les trouver, c'est évident, nous resterons avec notre problème d'immigration, de grand remplacement. Et là, si vous voulez, les Français regretteront de ne pas s'y être intéressés. D'ailleurs, je pense, pardonnez-moi, j'ai fini, je pense qu'ils s'y intéressent de nouveau.

Je pense qu'ils ont compris que c'était la question majeure qui s'opposait à leur pays. Et donc, je pense que...

3:44
Éric Zemmour

On va y revenir, on va revenir au fond de votre programme, les priorités à vos yeux, à la fois sur les questions de sécurité, mais aussi sur les questions de pouvoir d'achat. Mais je n'oublie pas deux choses que vous venez de dire. L'une sur la question de votre électorat, qui ne serait pas forcément un électorat populaire. Je voudrais quand même qu'on y revienne. Pas seulement. Est-ce que ce n'est pas un problème, quand même ?

4:02
Présentateur

Pourquoi ?

4:02
Éric Zemmour

Vous pouvez revendiquer d'abandonner une partie de la... En tout cas, qui ne se détourne de vous, qui ne trouve pas en vous...

4:08
Présentateur

Vous m'avez mal compris.

4:09
Éric Zemmour

Que tout l'électorat populaire ne trouve pas en vous une solution. Mais attendez.

4:13
Présentateur

Cet électorat populaire a l'habitude de voter pour Marine Le Pen. Depuis 20 ans. Il votait avant pour Jean-Marie Le Pen. Vous voyez, il y a une habitude. C'est normal, ça.

4:21
Éric Zemmour

Si vous arrivez dans le jeu politique uniquement pour prendre ceux qui restent et qui n'y votent pas...

4:25
Présentateur

Écoutez, il y a déjà beaucoup d'abstention. Pardonnez-moi. Et il y a une partie de l'électorat de Marine Le Pen qui m'a déjà rejoint. Une partie de l'électorat de François Fillon qui m'a déjà rejoint. Si vous voulez, je suis le seul à faire le rassemblement, la réconciliation des droites qui ont été artificiellement divisées depuis 30 ans, depuis 40 ans. C'est ça l'objectif de ma candidature pour sauver la France et pour que la France reste la France.

4:48
Éric Zemmour

Pouvoir d'achat, voilà une des préoccupations majeures et qui revient sur le devant de la scène, y compris à cause de la guerre en Ukraine avec les prix de l'énergie. Le président de la commission de régulation de l'énergie sonne l'alarme. Il était au micro DRMC ce matin. Il appelle les Français à réduire leur consommation. Il faut économiser du gaz et de l'électricité en France dès maintenant. Sinon, cela pourrait mal se passer l'hiver prochain. Est-ce que vous êtes d'accord avec cette demande-là ?

5:11
Présentateur

On peut toujours demander aux gens de faire attention. Ce n'est jamais inutile. En revanche, je trouve scandaleux de faire payer aux Français la guerre en Ukraine. Je trouve scandaleux, plus grave, les mauvais choix, de faire payer aux Français les mauvais choix opérés par le gouvernement au nom de l'Europe. Parce que je rappelle en deux mots, je sais que c'est un autre complexe, cette affaire de l'énergie, mais il faut que c'est quand même important. Nous avions et nous avons une énergie nucléaire autonome, souveraine. Sauf que nous avons accepté que l'Europe nous oblige à obliger le EDF à vendre cette énergie nucléaire à un prix ridicule à des groupes européens.

5:55
Éric Zemmour

On ne vend pas l'énergie au prix normal

5:58
Présentateur

où on l'a produit. Exactement.

5:59
Éric Zemmour

On fait monter ce prix

6:00
Présentateur

pour être plus raccord avec le reste de l'Europe. Et par ailleurs, chère Apolline de Malherbe, comme les Allemands ont choisi d'arrêter le nucléaire, qu'ils sont mis des éoliennes partout, ce qui les a obligés, puisque quand il n'y a pas de vent, on va chercher le gaz, ils sont très dépendants du gaz russe. Quand le gaz monte, le prix du gaz monte, les Allemands payent plus cher, mais du coup, comme nous avons accepté au nom de l'Europe de s'agréger dans ce système européen, nous payons plus cher, alors que nous ne profitons pas de notre énergie souveraine.

6:30
Éric Zemmour

Emmanuel Macron dit qu'il va réussir à décorréler le prix français des autres prix.

6:35
Présentateur

Ça fait cinq ans qu'il devrait le faire, qu'il aurait dû le faire. Ça fait cinq ans qu'il ne l'a pas fait. Parce qu'Emmanuel Macron a une seule constante. Il change d'avis tout le temps sur tout. Sauf un sujet, l'Europe. Il sacrifie toujours les intérêts de la France à sa chimère d'États-Unis, d'Europe, de fédéralisme européen, etc.

6:54
Éric Zemmour

N'empêche que pendant ce temps-là, les prix du gaz en France sont bloqués, l'augmentation est bloquée. Elle est bloquée pour un certain temps. Vous, vous prolongeriez, si nécessaire, autant que nécessaire ?

7:05
Présentateur

Oui, mais si vous voulez, ce n'est pas une solution à long terme. Vous avez compris. Ça coûte de l'argent au budget de l'État. Ça coûte de l'argent à EDF. Les mauvais choix de M. Macron. Il va falloir sortir du système européen de se débarrasser de la reine. Attendez. Et il va falloir développer les réacteurs nucléaires. Je vous propose la création de 14 réacteurs nucléaires et la prolongation à 60 ans des 58 réacteurs actuels. Alors que M. Macron avait proposé au début de son mandat la fermeture de 12 réacteurs nucléaires et il a déjà fermé Fessenheim.

7:39
Éric Zemmour

A court terme, si on n'importe plus de pétrole russe, par exemple, à 17% aujourd'hui, certains, comme l'Allemagne, commencent à se tourner vers le Qatar. Est-ce qu'il faudrait le faire également ?

7:49
Présentateur

Écoutez, nous, nous avons des énergies beaucoup plus diversifiées que les Allemands. Nous n'avons que... Notre gaz n'est qu'à 20% de gaz russe. On est beaucoup plus diversifié. On achète à d'autres pays. Est-ce qu'il faudrait...

8:03
Éric Zemmour

Si à un moment, on a besoin du Qatar, vous préférez le Qatar ou la Russie ?

8:06
Présentateur

Mais moi, la Russie achetée à la Russie ne me gêne pas. Vous savez, il faut arrêter avec ça. Aujourd'hui, ce qui finance l'effort de guerre russe, c'est les achats de gaz allemands. Ce ne sont pas les entreprises françaises, ce ne sont pas les achats français, ce sont les achats de gaz allemands et je constate que personne ne leur demande quoi que ce soit.

8:25
Éric Zemmour

Sevran est une enclave étrangère où la loi est appliquée par des caïds de la drogue. Voilà ce que vous avez déclaré hier. Voilà les questions de sécurité, justement, pour savoir si là-dessus aussi, on peut vous faire confiance vous étiez à Sevran parce qu'il y a eu ces émeutes, un homme au volant d'une camionnette volée qui refusait d'obtempérer, les policiers qui ont ouvert le feu, l'homme qui est mort et tout ça a entraîné des violences. Si vous aviez été président, comment est-ce que vous pouvez nous garantir que ça ne se serait pas passé comme ça ?

8:50
Présentateur

Écoutez, moi je vais vous dire que toute ma campagne justement est focalisée sur un point essentiel, c'est-à-dire un, la sécurité des Français et je considère que la sécurité l'insécurité est due d'une part à une immigration folle depuis 30 ans et d'autre part au laxisme judiciaire. Donc je vais m'atteler à ces deux phénomènes.

Je vais arrêter les flux migratoires, un, et deux, je vais rendre la justice beaucoup plus ferme avec une série de mesures comme le retour des peines planchées, vous savez, ces peines minimales que les juges doivent imposer, une vraie perpétuité, une réduction, une remise en cause majeure des remises de peines et une expulsion, une expulsion des délinquants étrangers, des criminels étrangers, ceux qui sont actuellement prisonniers, il y en a 15 000, vous voyez, c'est pas rien, il y a 80 000 délinquants étrangers qui sont condamnés chaque année, il y a par ailleurs des gens qui ont la double nationalité et que je déchoirais de leur nationalité s'ils sont criminels.

9:57
Éric Zemmour

Et s'ils n'ont pas la double nationalité, vous ne pourrez pas les renvoyer ?

10:00
Présentateur

S'ils n'ont pas la double nationalité, je ne les renvoie pas, évidemment, ils sont français, mais simplement, je les mets en prison et ils font des véritables peines.

10:06
Éric Zemmour

Mais vous n'aviez pas dit que vous étiez contre

10:08
Présentateur

la double nationalité ? Je vais vous répondre. J'étais au commissariat hier de ce vent. J'ai rencontré ces policiers admirables qui m'ont expliqué leurs soucis. Ils me racontaient, par exemple, que la plupart des délinquants qu'ils arrêtaient étaient relâchés l'après-midi. Vous vous rendez compte ? Et qu'ils les revoyaient qu'il faut une justice ferme. Par ailleurs, il faut protéger les policiers. Et moi, j'ai prévu deux mesures qui sont, un, la présomption de légitime défense. La présomption de légitime défense.

10:40
Éric Zemmour

Ça veut dire que ce n'est pas aux policiers de prouver qu'ils se défendaient quand ils, là, en l'occurrence, sur ce vent, par exemple, il y a une enquête qui a été ouverte pour savoir si, oui ou non, ils avaient le droit de tirer.

10:51
Présentateur

Et donc, effectivement, vous avez raison. Il n'y aurait pas d'enquête ? Si, si, il y aurait une enquête, bien sûr, les policiers n'étaient pas en légitime défense. Oui, c'est quand même essentiel. Le policier n'ira pas en garde à vue. Vous disiez,

11:03
Éric Zemmour

pardon, je reviens là-dessus, que vous alliez expulser ceux qui ont la double nationalité. Il y a quand même un petit paradoxe puisque vous voulez supprimer la double nationalité. Non, justement. S'ils n'ont pas la double nationalité, vous êtes obligés de les garder.

11:14
Présentateur

Chère Apollet-Malleur, vous avez tout à fait raison. Je me suis rendu compte de cette contradiction. Et donc, comme j'ai renoncé à supprimer la double nationalité pour cette raison majeure, c'est-à-dire que je voulais pouvoir déchoir de la nationalité de la nationalité française tous les délinquants binationaux et tous les criminels binationaux. Donc, vous ne direz plus

11:33
Éric Zemmour

que le fait de garder sa deuxième nationalité, c'est une manière de ne pas choisir la France ?

11:37
Présentateur

Si, je pourrais dire qu'effectivement, moi, je ne suis philosophiquement, je pense qu'on ne doit avoir qu'une nationalité. Je pense qu'on n'a qu'une mère et qu'on n'en a pas deux. Et que moi, ma mère, c'est la France. Maintenant, il y a des doubles nationaux que vous savez, j'essaie d'être pragmatique. Il y a des doubles nationaux qui ne posent pas de problème. Ceux-là, je ne vois pas pourquoi les embêter. En revanche, les doubles nationaux criminels et délinquants, je profiterai de cette double nationalité pour les déchoirs de la société française.

12:06
Éric Zemmour

Pour le coup, moi, si j'étais eux, je renoncerais à ma deuxième nationalité. Comme ça, c'est quand même la garantie de rester en France.

12:10
Présentateur

Mais ils iront en prison longtemps, je peux vous dire.

12:13
Éric Zemmour

Bon, ça, c'est vrai que ce n'est pas terrible. Je voudrais revenir quand même sur un mot parce que vous avez parlé d'une remigration, d'un ministère de la remigration qui serait justement chargé de faire toutes les tâches dont vous venez de parler. Vous avez eu une réponse assez surprenante hier. C'est le patron de Baraka City, une association qui a depuis été dissoute qui s'appelle Idriss Siamedi qui s'est exprimée à la suite de cette création d'un ministère de la remigration. Il dit vouloir créer, je le cite, une organisation permettant aux musulmans refusant l'assimilation de quitter la France en raison, selon lui, des interdictions qui les empêcheraient de vivre leur foi en sécurité.

En gros, si vous êtes élu, il encouragera les musulmans de France à partir. Est-ce que vous estimez ça ? Que de devoir dire aux musulmans de France partez, vous ne pourrez plus vivre dans le pays d'Éric Zemmour ? Vous estimez que c'est une bonne nouvelle ou une mauvaise nouvelle ?

13:04
Présentateur

Écoutez, moi, je pense que c'est cohérent. Je vais vous expliquer en deux mots. La France n'est pas une terre vierge. Elle a une culture, elle est d'une civilisation européenne qui repose sur le christianisme, sur les valeurs gréco-romaines. ça ne tombe pas du ciel. On ne vient pas en France comme en McDo, pas comme on est. Donc, on doit s'assimiler, c'est-à-dire s'approprier la culture française qui est faite de cela. Moi, je ne venais pas de cette culture. Je venais de l'autre côté de la Méditerranée, dans une famille juive, très pratiquante, et avec une culture arabo-musulmane. Mon père parlait très bien arabe, mon grand-père parlait très bien arabe. On a fait l'effort de s'assimiler.

On n'est pas les seuls. Beaucoup ont fait cet effort. Les Italiens, les Polonais, les Asiatiques, même des Kabiles. Et de nombreux musulmans aussi. C'est ce que j'allais vous dire. Vous voyez, c'est ce que j'allais vous dire. De nombreux musulmans, en particulier les Kabiles, qui ont fait cet effort-là. Ça, ça veut dire c'est un effort majeur. Au fond, ça veut dire dire nous, comprenez ce que je veux dire, ça veut dire dire nous pour une histoire où nos ancêtres n'étaient pas. Ça, c'est important. Et ça veut dire

14:12
Éric Zemmour

s'approprier le mode de vie. Que dit le patron de Baraka City ?

14:15
Présentateur

Le patron de Baraka City, je vais vous dire ce qu'il dit. Il dit la vérité. C'est-à-dire qu'il y a dans l'islam une volonté de régenter toute la vie des individus qui est contradictoire avec la civilisation française. C'est une autre civilisation. C'est d'autres mœurs. C'est pour ça que j'ai expliqué dans l'incompréhension de beaucoup que l'islam est incompatible avec la France. Parce que l'islam est une autre civilisation. En revanche, il peut y avoir des musulmans qui se détachent d'une pratique rigoriste. C'est exactement ce qu'il dit. D'une pratique rigoriste de l'islam et qui s'assimile à la France.

Si des musulmans ne veulent pas se détacher d'une pratique rigoriste de l'islam, par exemple, que leurs femmes mettent le voile, par exemple, avoir une conception de la charia qui exécute les homosexuels, qui enferme les femmes, qui considère que les chrétiens et les juifs sont des ennemis. C'est écrit tout ça dans le Coran. Dans ce cas-là, il faut qu'ils partent.

15:14
Éric Zemmour

Si vous regardez dans la Bible, il y a quand même des propos extrêmement violents. Si vous les prenez à la lettre...

15:19
Présentateur

Pardon, vous parlez de l'Ancien Testament ou du Nouveau Testament ? Dans l'Ancien Testament, il y a effectivement... Parce que c'est un récit. Ce n'est pas la même chose.

15:26
Éric Zemmour

Enfin, vous excusez quand même.

15:27
Présentateur

Non, je n'excuse rien. Je vous explique. C'est un récit et il y a des prescriptions. Mais justement, les juifs ont fait l'effort de se détacher d'une pratique grégoriste. Mais bien sûr, c'est ça l'assimilation. Et ceux qui ne l'ont pas fait sont partis en Israël dans des endroits très religieux comme à Jérusalem. Et les musulmans auront le même choix à faire. Et donc, ce monsieur de Barakasiti, il dit en partie vrai. C'est-à-dire qu'il dit soit les musulmans acceptent l'assimilation et ils peuvent rester en France et ce sont nos frères, soit ils n'acceptent pas l'assimilation et effectivement, ils seront mieux ailleurs. Il y a 57 pays musulmans.

16:02
Éric Zemmour

Marine Le Pen dit qu'avec elle, il n'y aura plus d'abattage rituel ni de viande halal ni de viande cachère. Avec vous ?

16:08
Présentateur

Avec moi, il y en aura toujours pour une raison simple. Parce que de toute façon, si jamais on interdit cela, d'ailleurs je constate que Marine Le Pen qui passe son temps à donner des leçons de républicanisme, là, se permet une petite entaille si j'ose dire à ses grands principes. Ça m'amuse beaucoup. Je n'aurai pas la cruauté de lui faire le même procès qu'elle me fait tous les trois jours. Donc moi, je dis je respecte la liberté de culte, je respecte le halal et le cachère, mais parce que de toute façon, si elle interdit en France, ils vont importer de l'étranger et ça va faire souffrir toute une filière d'agriculteurs.

Mais en revanche, ce que je trouve scandaleux, scandaleux, c'est qu'on mange halal sans le dire aux Français et qu'il y a à peu près plus de la moitié de la viande qu'on mange qui est en vérité pour des raisons économiques halales. Et ça, je trouve ça scandaleux. Donc vous n'êtes pas

17:02
Éric Zemmour

contre la viande halale mais vous n'êtes pas plus de transparence.

17:05
Présentateur

Exactement. Ce que je propose, c'est qu'on inscrive que c'est une viande halale et les Français choisiront.

17:10
Éric Zemmour

Sur la question de la remigration, vous l'avez dit tout à l'heure, ce serait parce que la guerre a éclaté que tout d'un coup, la tension s'est un peu moins portée sur vous. Au contraire, elle s'est portée sur vous, notamment sur ce que vous avez dit des Ukrainiens qui pourraient vouloir trouver refuge chez nous. Votre premier élan n'était pas franchement de les accueillir. Ils sont là aujourd'hui et la France les accueille et toutes les municipalités font l'effort et de nombreux Français. Il y a déjà 30 000 Ukrainiens qui sont arrivés. Il y en aura sans doute, en tout cas, la capacité d'en accueillir 100 000.

Est-ce que c'est compatible avec ce que vous aviez dit, c'est-à-dire limiter le droit d'asile à une centaine de personnes par an ?

17:45
Présentateur

Alors deux choses. Un, pour le ministère de la Remigration, je vous signale quand même massivement. Un sondage à 66% et d'approbation et nous avons un autre sondage à plus de 55%.

17:58
Éric Zemmour

Vous croyez les sondages finalement, Éric Zemmour ?

18:00
Présentateur

Mais moi, je crois toujours les sondages. Après, il faut voir. Vous savez, il y a des sondages sur les opinions. Et ceux qui vous donnent autour de 10%, vous les croyez ? Non, il y a des sondages.

18:07
Éric Zemmour

Ah non, ceux-là, non.

18:07
Présentateur

Mais non. Il y a des sondages sur les thèmes, sur les opinions et il y a des sondages sur l'élection. Mais je ne dis pas que je ne crois pas aux sondages. Les sondeurs eux-mêmes disent qu'ils sont dans le brouillard. Mais c'est un autre sujet. Oui, je ne dis rien, je ne critique pas les sondages. On verra bien.

18:22
Éric Zemmour

Sur les Ukrainiens. Sur les Ukrainiens.

18:23
Présentateur

Sur les Ukrainiens. Donc, si vous voulez, ça, ce n'est pas du droit d'asile. C'est de l'accueil provisoire de gens qui sont dans une guerre. Voilà, ce n'est pas la même chose. Ce n'est pas du droit d'asile. Le droit d'asile, c'est les combattants de la liberté. Ce que j'ai dit, c'est que je veux remettre le principe originel du droit d'asile. Le droit d'asile, j'ai l'habitude de le dire, Victor Hugo à Guerneset. C'est Solzhenitsyn dans le Vermont. Vous voyez, c'est des individus qui combattent des régimes oppressifs et que d'autres pays accueillent. C'est tout. Ce ne sont pas comme on a 140 000 droits d'asile aujourd'hui.

19:00
Éric Zemmour

Donc, ça n'est pas la même question. Alors, parlons d'autres étrangers qui vivent sur le sol français qui sont les médecins. Vous dites, vous, que vous allez embaucher 10 000 médecins. Il y a aujourd'hui un grand nombre de médecins étrangers qui font tourner, notamment l'hôpital public. Qu'est-ce qu'ils peuvent rester ?

19:13
Présentateur

Alors, soyons clairs. Tous les étrangers qui travaillent, qui ont un titre de séjour régulier, je n'ai rien contre eux et je ne ferai rien contre eux. Simplement, ce que je dis, c'est que, un, je regrette qu'une application stricte et imbécile du numerus clausus a empêché beaucoup d'étudiants français de devenir médecins pour un demi-point, un quart de point, alors que ça nous a obligés à faire venir des médecins étrangers. Deuxièmement, ce que je dis, c'est que, vous savez, il y a aujourd'hui, parmi les étrangers extra-européens, 55% de ces personnes-là qui ne sont pas au travail, qui sont inactifs ou chômeurs.

Je veux dire, là, il ne faut pas croire que, en vérité, les gens viennent pour travailler. Dans leur majorité, ils ne viennent pas pour travailler. Il y a, sur les 275 000...

20:07
Éric Zemmour

Ils viennent pour quoi, là ?

20:08
Présentateur

Je vais vous dire. Je vais vous donner un chiffre.

20:10
Éric Zemmour

Vous pensez vraiment qu'ils viennent en se disant « je n'ai pas envie de trouver du boulot » ?

20:13
Présentateur

Ah oui, je vais vous dire. Mais les chiffres parlent. Sur les 275 000 entrées légales de l'année 2021, c'est énorme. Il y a seulement 12%, chère Apolline de Mellert, 12% qui viennent pour, avec un travail. Tous les autres, c'est le regroupement familial, c'est une femme qui... Ce n'est pas parce que

20:30
Éric Zemmour

ce n'est pas le regroupement familial que vous êtes arrivés que vous n'allez pas pour autant travailler. Mais après,

20:35
Présentateur

après, ils ne viennent pas pour travailler. Donc si vous voulez, on voit bien que ça n'a rien à voir. Nous ne sommes plus depuis longtemps dans une immigration de travail.

20:43
Éric Zemmour

Éric Zemmour, une question politique. Alors moi, je veux bien croire que les sondages, pas les sondages... Je n'ai rien dit contre les sondages. Au jour d'aujourd'hui, vous n'êtes pas au second tour dans les intentions de vote. Si c'est Marine Le Pen, est-ce que vous pourrez vous réconcilier ?

20:56
Présentateur

Mais vous savez, d'abord, je vous assure que je serai au second tour. Alors je vais vous poser

21:00
Éric Zemmour

la question dans l'autre sens.

21:01
Présentateur

Si c'est vous

21:02
Éric Zemmour

qui êtes au second tour, est-ce que vous vous réconcilierez avec Marine Le Pen ?

21:04
Présentateur

Je pense qu'on n'est pas fâchés. On n'est pas fâchés. Donc vous pourrez faire des meetings communs, on peut vous imaginer

21:09
Éric Zemmour

ensemble, entre deux tours. On est concurrents,

21:11
Présentateur

on est rivaux et on n'a pas la même approche de la politique de la France. Moi, je défends, si vous voulez, une conception simple. Je veux que la France reste la France. Que ce soit vous ou elle, vous pourrez vous réconcilier. Mais bien sûr. Moi, je suis pour la récon... C'est très bien ce mot. Je suis pour la réconciliation des droites en général. Quand je serai au second tour, immédiatement, les gens de LR comme Bellamy, Ciotti, Madame Morano, d'autres, peut-être Laurent Wauquiez, appelleront à voter pour moi contre Emmanuel Macron. Si Marine Le Pen est au second tour, aucun de ceux-là ne le fera. C'est toute la différence.

Si je suis au second tour, le jeu des partis est complètement bouleversé et nous allons renverser la table et nous allons changer la face de la vie politique française. Si Marine Le Pen est au second tour, rien ne changera. Marine Le Pen perdra et on repartira pour cinq ans comme on a été pour cinq ans là.

22:07
Éric Zemmour

Macron assassin, alors au-delà de la question réagir ou pas réagir puisque c'est la foule devant vous qui a un moment à crier cela au trocadéro, vous avez répondu là-dessus mais sur le fond, sur le fond, est-ce qu'associer Macron assassin, ça vous choque ?

22:21
Présentateur

Vous faites bien de m'interroger sur le fond. Moi, je ne l'aurais pas dit. Évidemment, ce n'est pas mon type d'expression mais si vous voulez puisque vous m'appelez à parler du fond et je vous remercie, il faut bien comprendre, j'ai retrouvé à quel moment des gens l'avaient dit dans la salle, dans la foule puisque ce n'était pas une salle. Au moment où je parlais de Patrick Jardin qui avait perdu sa fille au Bataclan, de Mme Hébert qui avait perdu son fils massacré par un Soudanais clandestin au cri de Al-Aqbar, les gens étaient émus, les gens étaient communiés dans cette souffrance de ces gens. Vous voyez, je vous invite à voir

23:02
Éric Zemmour

ce témoignage de cette dame. On a entendu tout cela et ça a été diffusé d'ailleurs sur BFM TV de comprendre le contexte mais dans un sens, vous excuser ce faisant. Je voudrais reprendre un mot, vous avez vous-même au moment de la commémoration du Bataclan, vous avez été devant le Bataclan et vous avez eu cette phrase à l'endroit de François Hollande alors président. Il a préféré, avez-vous dit, que des Français meurent plutôt que d'empêcher des migrants de venir en France. Il n'a pas protégé les Français, il a pris une décision absolument, et je vous cite, criminelle de laisser les frontières ouvertes. Au fond, est-ce que ceux qui ont crié Macron assassin ne vous ont pas juste pris au mot ?

23:39
Présentateur

Apolline de Valherbe, moi, vous savez, je suis un Français, c'est-à-dire que j'ai une conception de l'État protecteur, l'État royal, l'État impérial, l'État républicain. C'est toute l'histoire de France. En France, l'État doit protéger ces sujets, jadis, et aujourd'hui, les citoyens. Si l'État ne les protège pas, il est responsable. C'est ce qu'ont voulu dire de façon frusse, de façon excessive, ces gens-là. C'est ça qu'ils ont voulu dire. Et je constate d'ailleurs que la réaction de Macron est très révélatrice. Il fait une plaisanterie sur mes capacités auditives. Moi, je m'en moque. Mais en vérité, ça prouve son mépris de la souffrance des Français.

Il n'a que faire de la souffrance des Français. Ce n'est pas son sujet. Moi, je suis le président qui protégerait les Français parce que justement, ça m'importe. Je ne veux plus que mon peuple souffre. Vous savez, on parlait de sécurité tout à l'heure. J'ai fini. On parlait de sécurité tout à l'heure. 1 800 agressions par jour. 1 800. Pendant cette émission-là, il y a dû avoir 50 Français qui ont été agressés.

24:42
Éric Zemmour

Éric Zemmour, candidat à la présidentielle. Merci d'avoir répondu à mes questions de confiance chaque jour. 11 des 12 candidats parce que pour l'instant, le président candidat, il a dit qu'il viendrait mais je n'ai pas de date. Donc tant que je n'ai pas de date, je n'y crois pas. Il est 8h54. Évidemment, on poursuivra demain.

24:57
Présentateur

C'est au-dessus de lui la campagne électorale.

Questions de confiance : Pourquoi la curiosité suscitée par Éric Zemmour est-elle retombée ? - 30/03 — Éric Zemmour · Pourquijevote