Notre programme pour 2022 : la participation populaire pour sortir de la résignation
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Bon, mesdames, messieurs, bonjour, merci, j'enlève le masque. Après que vous ayez tous vu que je le portais, vous allez naturellement trouver tout à fait étrange cette rencontre, parce que nous allons parler d'autre chose que du Covid. C'est le démarrage de la partie programme de la campagne présidentielle que j'ai engagée depuis le 8 novembre dernier.
L'observation qu'on se fait, c'est qu'à mesure que passent les jours et que se multiplient les annonces contradictoires et incohérentes du gouvernement concernant la pandémie, on a l'impression que progressivement, il n'est plus question que de cela, et comme si c'était seulement une question technique dont les formules seraient indiscutables, alors confinement, déconfinement, reconfinement, à perte de vue, au point que le court terme, l'immédiat, semble dominer tout, et on ne sait pas de quoi sa propre vie personnelle sera faite demain.
En ce sens, la crise de la pandémie fonctionne comme un dressage général de la population, à des habitudes de discipline sur des consignes que personne n'a le droit de discuter, parce que, évidemment, et comme d'habitude, compte tenu du sectarisme de ceux qui nous gouvernent, dès que quelqu'un émet une critique, c'est qu'il est un ami personnel du virus, ou partisan du décès de ses compatriotes. Le méprisant de la République, en tête, considère que toute critique, toute remarque, fait de chacun d'entre nous un procureur.
Ce qui est une idée assez pauvre du rôle du procureur, d'une manière générale, et pour finir, assez méprisante, du droit d'un peuple à discuter des consignes, surtout quand elles sont aussi féroces que celles que nous connaissons, car ne pas obéir à une consigne nous vaut une amende de 135 euros, qui représente le 10% et un peu plus du salaire minimum de ce pays. Il faut tout de même s'en rendre compte, même quand on gagne beaucoup plus. Il y a un besoin de politique. Nous avons besoin de discuter ce qui nous est proposé, et nous avons surtout besoin de discuter l'état d'esprit dans lequel c'est fait. Le pouvoir aurait été bien avisé de mieux tenir compte de ce qu'on lui disait.
Oh, je ne dis même pas quand j'annonçais un crash sanitaire en 2017. Après tout, j'ai pu comprendre qu'on mette ça sur le compte des exagérations de campagnes présidentielles. Mais quand on a parlé d'une deuxième vague, peut-être méritions-nous mieux que les sarcasmes dont nous avons fait l'objet. Jusqu'à la tribune du Sénat, chacun s'en rappelle. Lorsque nous avons évoqué la question particulière de la jeunesse étudiante et de sa souffrance spécifique, en mai dernier, nous méritions mieux que l'indifférence et les remarques blessantes.
Et de même aujourd'hui, quand nous disons qu'il faut imaginer maintenant, tout de suite, une alternative à la logique du confinement, ce que nous appelons nous la société par rotation, où l'on va à tour de rôle dans les salles de classe, à tour de rôle sur le quai des transports en commun, à tour de rôle, etc. Et où on permet la vie en société, nous ne faisons que dire une chose. Les êtres humains sont des êtres sociaux qui ont besoin de la vie en société pour exister, se construire et tout simplement vivre. Survivre n'est pas un projet de vie. Ce qui est un projet de vie, c'est de participer à la vie de la collectivité, y compris pour participer aux moyens de sa survie collective.
Dorénavant, nous voici rendus au pied du mur. Une fois de plus, il faudra attendre les sondages pour que le chef de l'État veuille bien regarder la situation différemment. Le méprisant de la République aurait été mieux inspiré de s'en soucier. Plutôt, voici dorénavant qu'il hésite à reconfiner tout le pays. Il n'a pas tort. Pourquoi ? Parce que la confiance dans cette méthode est très largement mise en cause et à juste titre. De même que la confiance dans le couvre-feu est mise en cause, à juste titre. Parce que n'importe lequel d'entre nous qui a eu l'occasion de se soucier de faire ses courses un samedi, ce fut mon cas ce samedi, a pu voir ce qui se passe dès 17h dans les magasins.
C'est-à-dire que nous y sommes des couilles, pressés les uns contre les autres, et nous devons vite finir et à 18h on sort par des portes dérobées parce que tout le monde n'a pas pu faire ses courses et que les magasins nous permettent d'y rester le temps de compléter le panier et d'encaisser. Bref, le couvre-feu a pour principal résultat d'empiler les gens une heure plus tôt et de les exaspérer. L'efficacité d'une telle méthode n'éprouvait d'aucune façon. Bref, tout ça pour venir au sujet qui nous offre. Nous avons besoin de politique, de réfléchir, de penser le type de société dans laquelle nous sommes.
Et plutôt que de menacer les gens, mieux vaudrait se dire que comme nous aurons une élection présidentielle dans un an, et quelques mois, eh bien à cette occasion nous pourrons trancher toutes les questions qui sont soulevées. Et au moins une d'entre elles, l'insupportable prééminence du monarque présidentiel, décidant tout seul dans le secret de ses conseils de défense, ce qui va être appliqué comme remède au pays. Complété ensuite par des comités bizarroïdes qui à l'Assemblée nationale décident de ce dont on a le droit ou pas de discuter sous forme d'amendement. La démocratie française est dans un recul profond.
L'autoritarisme du pouvoir et ses tentations totalitaires au sens où le totalitarisme est une entrée dans la vie quotidienne et intime des gens se manifestent de bien des façons à l'occasion de la lutte contre la pandémie. Ce n'est pas pour rien que nous sommes montrés du doigt par un si grand nombre d'organismes internationaux pour ce qui concerne les libertés en France. Il y a besoin de politique, il y a besoin de pouvoir discuter politiquement de sujets politiques, tels que la santé, tels que l'organisation des pouvoirs publics, tels que la participation des citoyens, et de pouvoir critiquer et proposer comme nous le faisons. Cet appétit de politique existe dans notre peuple.
J'en veux pour preuve nos propres résultats. Comme vous le savez, j'avais soumis à la condition de 150 000 parrainages d'être candidat. Alors d'aucuns qui surestiment mes forces, après souvent les sous-estimer, avaient dit « Ah ben ce n'est pas assez, pourquoi pas plus ? » Ben bien sûr, pourquoi pas 20 millions ? C'était une idée tout à fait généreuse. Que d'autres se l'appliquent, puisqu'ils me la proposent. Quant à moi, je savais une chose. Pour atteindre 200 000 signatures, il m'avait fallu en 2016 12 mois. Eh bien, nous y sommes parvenus en 3 mois.
J'estime que c'est un signal d'une forme d'intérêt, puisque c'est quelque chose quand même d'assez engageant que d'aller cliquer pour dire « Oui, je soutiens, je parraine la candidature de Jean-Luc Mélenchon », surtout compte tenu de la diabolisation dont, chez l'objet, c'est la trace d'un certain courage. Bref, d'un engagement. Je le dis un peu avec ironie, mais pas plus. Il y a un appétit politique, de la même manière que les sommes que nous avons collectées. De la même manière que, dans la préparation de ce dont je vais vous parler, c'est-à-dire la prochaine rencontre en réalité augmentée que nous organisons le 6 février, 7 février, nous avons pu le mesurer.
Nous entrons donc dans la phase publique ouverte du programme. Notre programme ne se confond avec aucun autre dans la mesure où il a une longue histoire politique. Il n'est pas le résultat du travail des experts de la France insoumise, mais le résultat d'une longue histoire qui a commencé dans le Front de Gauche, avec le Parti communiste, en 2011-2012. Les consultations, alors, avaient permis de faire un programme qui s'appelait L'Humain d'abord. Nous sommes repartis de la base L'Humain d'abord pour préparer le programme L'Avenir en commun, qui est celui que nous mettons sur la table. Il avait donné lieu à des dizaines de rencontres avec des associations et avec des syndicats.
Pour la première fois, depuis très longtemps, la procédure pour écrire le programme sortait des bureaux d'expertise des partis politiques pour entrer dans la relation avec la société. Évidemment, un programme n'est pas un copier-collé, additionné de ce qui est présent dans les demandes ou les réflexions de toutes les associations. Nous partons de là pour faire une mise en cohérence économique, sociale, psychologique, tout ce que vous voulez, culturelle, qui donne le programme. Nous avons procédé dans un premier temps à l'actualisation du document de base. Ceci fut fait à la faveur de la première période de confinement. Vous voyez qu'elle a eu une utilité politique pour nous.
Puis, nous avons engagé une deuxième phase qui était tournée pour l'essentiel en direction des insoumis, mais aussi de nos interlocuteurs. Et un certain nombre de remarques, d'observations, de corrections ont été faites. Nous voici rendus maintenant à la phase publique. Comment procédons-nous ? Le document de base a été adressé, a été mis en ligne, il est accessible par tout le monde et on peut y contribuer directement. C'est un mécanisme qui, désormais, est devenu assez traditionnel.
On a remarqué que maintenant, pratiquement tout le monde s'y mettait, faisait des plateformes ouvertes, ce qui est une très bonne chose, parce que cela va faciliter un exercice d'un genre nouveau que nous mettons au point, qui est le comparateur de programmes. Nous voulons que le débat ait lieu sur le programme. Je suis une personne, un candidat, mais je suis d'abord et avant tout un programme. Ce programme, c'est l'avenir en commun. Quand on a interrogé les gens qui avaient voté pour moi en 2017, 80% d'entre eux répondaient que la raison pour laquelle ils avaient voté pour ma candidature était notre programme.
Par conséquent, nous serons d'un bout à l'autre complètement ancrés dans le programme et ce que nous cherchons avec les autres, ce n'est pas la confrontation de personnes, mais la façon dont les uns et les autres nous abordons les grands sujets qui concernent notre pays et on peut dire d'une certaine manière la crise de civilisation humaine dans laquelle nous sommes entrés sous sa forme la plus avérée avec la pandémie. Alors, est-ce que nous parviendrons à amorcer ce cercle vertueux ? On ne sait pas, parce que nous avons déjà observé la nature des commentaires qui sont faits.
J'en ai vu un l'autre soir à la télévision, totalement consternant, où on passait en revue les candidatures, alors de gauche, c'était comme ça que tout le monde était classé, mais il était absolument impossible d'arriver à savoir qu'est-ce qui pouvait bien différencier les gens qu'on voyait apparaître sur l'écran, ni même qu'est-ce qui poussait la rédaction à sélectionner telle candidature par rapport à telle autre comme étant plus intéressante et quel était le centre d'intérêt de ces candidatures. Je le regrette et j'espère qu'on aille vers autre chose dans la suite de la campagne, parce que c'est ce qui donne les clés de compréhension d'un certain nombre de phénomènes.
Pourquoi ne sommes-nous pas d'accord avec d'autres candidatures pour la raison que nous sommes en désaccord sur les idées ? La VIème République. Quand on est d'accord sur la VIème République, on s'aperçoit qu'il y a un autre débat. Est-ce que c'est une constituante, une assemblée constituante qui doit la mettre en place ou bien des individus, etc. La planification écologique. Est-ce qu'on s'est mal compris avec M. Jadot qui nous reproche une vision verticale de cette idée ? Alors, nous avons fait la démonstration que ce n'est pas idée, mais peut-être qu'il en conviendra. Ce genre de débat serait intéressant et permettrait d'impliquer le plus grand nombre possible de gens.
Il nous encuit, à nous, les insoumis, plus qu'aux autres que l'abstention submerge aussi l'élection présidentielle. Car aujourd'hui, dans les sondages, nous avons examiné attentivement le dernier sondage qui aura été une douche froide pour certaines illusions médiatiques récentes. Et nous sommes aperçus, dans la matrice du sondeur, que le taux d'abstention qui nous était appliqué était plus élevé que chez les autres. Si bien que si nous avions la moyenne, nous serions à 13 ou 14 points. Je le dis non pas pour critiquer le sondage, mais pour mettre mes amis en alerte. La principale difficulté que nous rencontrons, c'est l'abstention, c'est la résignation.
Refuser de parler de politique, c'est contribuer à l'asservissement de l'esprit public qui va sidérer, fasciner, submerger par la peur de la pandémie et maintenant s'y ajoute la peur des incohérences du pouvoir. Alors la forme que ça prend, cette ouverture du débat, c'est que, premièrement, nous avons adressé notre programme et proposé à toutes les organisations politiques de la gauche traditionnelle d'avoir avec nous un échange pour qu'on puisse faire une évaluation, peut-être de ce qu'on a en commun, peut-être de ce qu'on a en divergente pour pouvoir en parler et pourquoi pas, le cas échéant, organiser des débats sur le sujet.
Je veux vous dire que qui que ce soit qui organiserait un débat contradictoire sur la VIe République, j'accepte d'y participer. Qui que ce soit qui proposerait d'organiser un débat sur la planification écologique, j'y serais, et ainsi de suite. Chaque fois qu'il s'agira de débats sur des contenus, je me déclare présent et disponible pour en débattre publiquement. Alors, la deuxième forme, évidemment, on ne va pas en rester à ces concertations et à ces rencontres, c'est une forme publique. Elle prend la forme de la publication d'une revue qui sera dans les kiosques demain.
Il y en aura quatre qui vont prendre les quatre grands sujets dans lesquels nous avons regroupé notre programme, parce qu'il fallait bien le découper en morceaux. Tout ça doit nous conduire jusqu'au mois de juillet ou d'août. C'est cette phase-là. L'une sur la démocratie et la VIe République, c'est le sujet le plus austère, s'apparaît sous la forme d'une revue. On appelle ça une revue. Il y en aura quatre comme ça. Et elles seront mises en vente dans les kiosques. Elles comportent un petit élément de comparateur de programmes.
Elles comportent une explication du thème, une présentation de ce thème, des fois de son histoire, par exemple l'histoire des constituantes dans notre pays, et puis les propositions que nous faisons. On met un éclairage particulier sur certains thèmes. Ici, pour être dans l'actualité, le thème de la justice et de la police. puisque ce sont deux questions qui sont venues régulièrement ces temps derniers, à juste titre, comme on le sait. Le deuxième, ce sera la planification écologique. Le troisième, ça sera le progrès humain et social. Et le dernier, l'indépendance de la France. Les quatre revues seront en vente.
Elles feront l'objet, soit de ventes dans les kiosques, et puis ensuite des ventes militantes, parce que nous croyons que si les réseaux sociaux ont une très grande importance dans une campagne, surtout en période de confinement, pour autant, il ne faut pas renoncer au contact personnel. Quelle que soit la situation, même si nous sommes en confinement absolu, total et définitif, une fois de plus, nous aurons, je pense, tous droit à notre heure de circulation dans la journée, fusse à un kilomètre autour de son domicile. Eh bien, ce sera l'heure des joggeurs-colleurs qui pourront mettre des affiches, ce sera l'heure des joggeurs-diffuseurs de brochures.
Mon appel se tourne donc vers les miens, et je leur dis, il faut aller au contact des autres et commencer par recréer cet élémentaire lien social qu'est le lien politique, la discussion libre et tranquille sur les idées pour le futur du pays. Alors, une fois que ceci est lancé, je complète. À la fin du mois d'août, il y aura, dans le courant de la fin du mois d'août, une synthèse qui sera faite et notre programme sera présenté dans sa rédaction au mois de septembre ou octobre. Et à partir de là, la discussion pourra commencer. Je crois que ça tombera bien parce que c'est en septembre ou octobre que les autres formations politiques ont l'intention de désigner leur candidat.
Alors, tant mieux, parce que comme ça, on pourra discuter. Sans doute auront-ils à ce moment-là un programme et ça permettra de discuter d'autre chose que de la couleur de nos cravates respectives ou de nos coiffures. Maintenant, dans le moment, il faut faire avec le couvre-feu. Il faut faire avec l'interdiction de se réunir à plus de six. Nous appellerons bientôt à une manifestation de masse, c'est-à-dire dans la rue, puisque ce droit-là ne peut pas être retiré. Alors, évidemment, on ne peut pas organiser un forum dans la rue. On va donc trouver une autre idée. Fût-ce peut-être simplement d'organiser une fête, ce serait pas mal, dans les conditions, évidemment, de sécurité.
Mais nous allons organiser, pas ce dimanche, le suivant, une émission en réalité augmentée. comme vous le savez, nous essayons de maîtriser cette technique dans l'utilisation qu'on peut en faire dans une campagne présidentielle. Ce n'est pas du tout évident. Et la dernière fois, vous vous rappelez, nous avons fait un meeting en réalité augmentée. Il y avait eu 25 000 personnes présentes en continu. Bon, tout ça, c'est des chiffres que chacun d'entre vous peut venir contrôler les jours où nous le faisons, parce que, bon, c'est tout ce qu'il y a de plus constatable et facile à faire. Et on a observé que 200 000 personnes étaient passées sur cette diffusion pendant et après.
Donc, on voit que les réseaux sociaux permettent une forme de contact de masse qui peut être comparée, qui peut être comparée à l'effet que produit un rassemblement, un meeting en temps ordinaire. Mais ce n'est pas la même chose. Ça ne produit pas le même effet de catharsis, comme on dit, d'émulation, d'enthousiasme, de rencontres que crée un meeting. Pour nous, c'est un lourd handicap car beaucoup de la dynamique d'une campagne populaire repose justement sur ce sentiment de force que la force donne à elle-même en se voyant. On dit alors que la force va à la force. De ce point de vue, il nous manquera toujours quelque chose.
Mais vous verrez que cette émission, ce n'est ni un meeting, ni tout à fait une émission, en réalité augmentée, vous réservera d'abord des satisfactions de sourire parce que, bon, c'est toujours amusant de voir fonctionner le mécanisme de la réalité augmentée et, bon, la dernière fois, pour ceux qui n'arrivaient décidément pas à comprendre de quoi on parlait, nous avons fait apparaître un lapin qui a traversé la salle et puis nous avons eu d'autres moyens. Mais les gens de télévision ou du spectacle connaissent bien la réalité augmentée parce que dorénavant, c'est un outil que beaucoup utilisent. En politique, c'est la première fois que c'est fait.
Nous l'avons fait au mois de décembre dernier et nous le refaisons. Mais là, nous le refaisons en utilisant un peu mieux et un peu plus la technique qui est mise à notre disposition. Les intervenants seront plus nombreux, c'est pourquoi ce n'est pas un meeting, c'est plutôt une émission. Et puis, les effets de réalité augmentée seront, eux aussi, beaucoup plus importants. Cependant, une nouveauté mérite l'attention technique pour ceux qui s'intéressent à la technique. c'est que nous allons remettre en route la mécanique de l'hologramme mais cette fois-ci, nous l'avons renversé.
C'est-à-dire que ce ne sera pas mon hologramme qui apparaîtra dans différents endroits du pays, c'est l'hologramme des gens de différents endroits du pays qui apparaîtront dans l'émission de réalité augmentée. Nous avons procédé déjà à deux séries d'enregistrements, l'un à Montreuil, l'autre à Lille et le troisième arrive à Poitiers.
On est surpris de voir que ça soulève un certain intérêt des gens qui sont là, qui passent dans la rue et qui voient ce camion avec l'annonce et tant et si bien que nous pensions avoir un peu de difficulté à trouver des gens qui acceptent d'aller dans le camion et dans la machine à l'hologramme mais pour finir, non, ça s'est bien passé, ça fait sourire et on en a ramassé une quantité suffisante pour pouvoir faire, imaginer de faire après notre émission de dimanche à plusieurs reprises des moments de rencontres avec des hologrammes où je répondrai à des questions qui me sont posées de cette manière-là.
Je voudrais que ce soit le symbole de cet aller-retour qui fonde la démarche programmatique qui est la nôtre depuis 2012 et en 2017 et qui cette fois-ci met à contribution tous les outils techniques dont on peut disposer pour faire ce travail. Voilà. Eh bien, je crois que j'ai tout dit de ce que j'avais à dire. L'émission, la mise en vente de la revue, la méthode d'une façon générale. Les deux personnes qui m'accompagnent sont connues de vous.
Le premier qui se trouve là est le plus grand et Bastien Lachaud qui est le responsable des événements dans la campagne et qui lui peut donc répondre à des questions concernant l'événement émission et la réalité augmentée puisque c'est lui le maître d'oeuvre de cette affaire. Et ensuite, il y a Clémence Guettet qui est la responsable et la coordinatrice de tout le travail programme. Bon, c'est une énorme entreprise que celle-là parce que... Alors, elle y avait participé dans la campagne de 2017 où elle était déjà ce poste un peu de coordination de ce qui arrivait.
Entre-temps, tout le travail que nous avons fait s'est en quelque sorte augmenté de 40 livrets par thème que naturellement nous ne reprendrons pas tels quels dans cette campagne. Il va falloir les actualiser, les mettre à jour et introduire d'autres choses. Donc, c'est une partie du travail. L'autre partie du travail, c'est que le groupe, les deux groupes parlementaires au Parlement européen et à l'Assemblée nationale ont produit beaucoup de rencontres et qui se sont traduits sous forme d'amendements soit dans des textes du gouvernement, soit dans des propositions de loi, soit dans des amendements que nous avons déposés.
Et par conséquent, l'interface avec le travail parlementaire représente une masse de documentation en quelque sorte extrêmement importante. et Clément, c'est la personne qui, donc, depuis le début de ce travail, est la mieux placée pour réaliser cette articulation. Son rôle est donc tout à fait essentiel dans la période programme que nous engageons. Voilà. Je vous ai présenté mes compères et commerces. Je ne sais pas si on dit commerces, ça ne se dit pas, non ? Ça le fait moi, hein ? Bon. Mes camarades, c'est un peu typé. Mes amis, ce plus se passe partout. Et bien, en plus, c'est vrai. Bon. Voilà. Donc, nous sommes disponibles pour vos questions.
Merci d'enlever vos masques en les formulant parce que, sinon, on ne comprend rien.
...
... M. Mélenchon, si vous avez développé le fait que les prouesses technologiques pouvaient venir pallier un peu à l'absence des meetings, l'absence possible annoncée des meetings, j'aurais voulu que vous développiez quand vous disiez la force va à la force sur le fait que les meetings, effectivement spécialement chez vous, depuis 2012, entraînent quelque chose. Là, ce sera un obstacle, évidemment, pour beaucoup de candidats, mais pour vous en particulier. Est-ce que vous pouvez revenir là-dessus ?
Oui, je préfère le dire. De toute façon, pour ceux qui nous ont suivis, comme c'est votre cas, dans les deux précédentes campagnes, vous voyez bien la place qu'ont joué ces rassemblements dans la dynamique que nous avons créée à deux occasions. La première qui nous fit passer de 3,5 à 11 et la seconde qui nous a fait passer de 8 à 19,5. Bon, il faut le comprendre psychologiquement, la composante psychologique. Ce que nous sommes dans l'histoire et dans la société est souvent extrêmement éparpillé et a le sentiment de ramer à contre-courant et des fois, peut-être, d'être seul.
Et tout d'un coup, quand se donne l'occasion du rassemblement, viennent toutes ces personnes, plus d'autres, qui attendent que le rassemblement ait lieu pour manifester leur intérêt, leur amitié, leur enthousiasme, etc. Et donc, ça crée une dynamique qui a une très grande force de contagion. Parce qu'on dit souvent, ah ben, ne viennent dans les rassemblements que les gens qui sont déjà convaincus. Bon, ce n'est pas totalement vrai, mais quand bien même serait-ce le cas, que tant mieux. parce qu'ils viennent épuiser de la force, de l'énergie, etc.
La nouvelle génération, souvent, c'est son premier contact avec la politique au sens où ils en ont entendu parler par leurs parents ou par leurs grands-parents. Vous trouverez très facilement des gens qui datent leur adhésion ou leur participation à l'une ou à l'autre de mes campagnes électorales, justement, d'un rassemblement qui sera intervenu dans leur vie. Je passe sur les autres circonstances favorables de tels rassemblements, c'est les gens qui y font connaissance et qui parfois, ensuite, ont des enfants ensemble et je trouve qu'il y a quelque chose d'assez touchant dans cette filiation qui mène du meeting à la vie des gens parce que des gens s'identifient, trouvent leur comité.
Bon, c'est un peu un exemple marginal que je donne, mais c'est pour vous montrer qu'un rassemblement, un meeting est toujours plus qu'une simple addition de personnes qui se rassemblent dans une salle. Alors, nous, oui, ça nous atteint. En plus, la difficulté, c'est que l'idéologie dominante est celle des classes dominantes, le discours dominant est celui des discoureurs dominants et que donc la vie de l'esprit se déroule dans un environnement qui est à peu près à 90% défavorable, fait de caricatures du point de vue de notre point de vue.
Et bon, donc, le temps que tout ça soit remis d'aplomb, ça nécessite la dynamique de ces rassemblements qui fonctionnent un peu comme des boosters et puis ça secoue et puis ça amène les gens à réfléchir autrement à ce qu'ils ont vu. Voilà. Alors, c'est un énorme travail. On y a acquis une certaine dextérité, vous en conviendrez. Rappelez-vous les meetings que ce soit à la plage du Prado ou devant le vieux port de Marseille, c'est plus de 100 000 personnes, tout le monde en est convenu à l'époque.
Le meeting de la Prairie des Filtres et non pas la plaine, la Prairie des Filtres à Toulouse qui était aussi un événement extrêmement spectaculaire qui souvent faisait la différence avec la concurrence et bon, qui permettait quand même de rendre un peu visible ce qui était en train de se passer dans les profondeurs du pays et donc ça donnait du courage. Ben, on va attendre toutes les bonnes occasions de recommencer. On va quand même pas être confiné à vie, quoi. Même si, pour ma part, je suis persuadé que nous ne faisons qu'entrer dans l'ère des pandémies.
Comme aucune des causes des pandémies n'est combattue, en particulier la source par la zoonose, c'est-à-dire les élevages super intensifs et certains disent concentrationnaires, comme la propagation par la globalisation économique, ne va pas non plus se ralentir. Donc, nous n'en avons pas fini de voir apparaître partout des virus et des épidémies. Alors, les sociétés qui jusque-là avaient pensé qu'elles avaient fini par dominer les maladies traditionnelles, la variole, la tuberculose, la grippe, même, parce qu'on y arrive, en gros, on n'y arrive pas sans faille, mais on y arrive avec des vaccins tous les ans, vont devoir apprendre à vivre dans cette situation.
Il y a des continents où c'est l'habitude de vie. En Afrique, on vit et on fait face et le système de santé est organisé pour faire face à des maladies qui sont mollement combattues, comme le paludisme, qui reste la première source de mortalité dans le monde. Ils vivent avec ça. Bon, donc, nous n'avons pas fini avec les pandémies. Et je pense que, naturellement, les pouvoirs vont finir tous par se poser la question des alternatives au confinement parce qu'aucune économie, aucune société humaine ne peut résister à un truc pareil.
Peut-être va-t-on passer à des vaccins peut-être plus traditionnels, donc plus faciles d'emploi, sans mettre en jeu des chaînes du froid comme celles que l'on voit, ni non plus la compétition absurde dans laquelle nous sommes à nouveau pour nous les procurer, puisqu'on n'a pas donné la licence libre, c'est comme ça qu'on peut appeler la chose, c'est-à-dire la capacité pour tous les pays de produire le vaccin. Tant et si bien que déjà, le président de l'Afrique du Sud fait une dénonciation du fait que les mêmes s'approprient tout. Alors, il faudra développer ça plus un modèle de société, plus l'habitude de vivre. Alors, en attendant, la campagne présidentielle a lieu dans quelques mois.
Donc, je pense, j'espère qu'on pourra mettre le nez dehors et nous trouverons le moyen de le faire. Moi, j'ai deux, trois idées, il faut qu'on en discute entre nous pour voir si c'est pratiquable ou pas. Il ne s'agit pas de mettre des gens en danger dans une campagne électorale, mais l'histoire nous a livré quelques modèles de ce qu'on pouvait faire. Au demeurant, vous avez vu que dans le monde, il y a des manifestations extrêmement importantes qui ont lieu ici et là, mais dans un chaos indescriptible, bon, parce que rien n'est prévu pour ça. Donc, voilà ce qu'on va faire.
On va essayer de trouver une occasion, mais d'ici là, nous allons mettre à profit tous les moyens, toutes les failles dont nous pouvons disposer. Alors, je le redis, entrer en contact avec les gens pendant l'heure de jogging avec un document comme celui-là, c'est une manière d'entrer en contact. Il y a un petit questionnaire dedans, on peut cocher, faire ça. bon, il faut tous les moyens qui permettent d'entrer en contact politique avec les autres doivent être utilisés. Et je demande que chacun fasse l'effort de le faire, c'est-à-dire ne se contente pas, je ne parle pas de vous, je parle de ceux qui nous écoutent le cas échéant et de mes amis et camarades, amis, soutien de toutes sortes.
Pas simplement regarder l'artiste en train de sauter dans les sarceaux enflammés, prendre sa part du travail qu'il y a à faire. Je me souviens qu'à la dernière campagne, on a commencé avec un truc qu'on appelait la libreta, qu'on avait emprunté à l'Amérique latine. Depuis, on a découvert que ça existait aussi en France dans les années 30. C'était un petit cahier où les gens devaient marquer 10 noms et dire, ben, je vois 10 personnes et voilà où elles en sont, quel problème elles soulèvent, etc. La politique est l'affaire de tous. En tout cas, c'est comme ça qu'un républicain doit vivre les choses et c'est comme ça que je demande à mes amis de faire. C'est-à-dire, il faut vous y mettre.
Alors, pour l'instant, bien sûr, on dit qu'il n'y a pas de campagne présidentielle. Bon, moi, je crois que si. Et je pense que ma propre candidature a un peu accéléré le mouvement. Moi, je ne demande pas aux autres d'accélérer, mais ils sont bien obligés de le faire parce que sinon, je suis tout seul et je ne crois pas que ça leur convienne. N'y en a non plus d'ailleurs parce que parler tout seul et avec les murs, ce n'est pas ce qu'il y a de plus intéressant pour moi. Mais je vois que ça a commencé. Mais bien sûr, ce n'est pas le premier sujet de préoccupation.
Et, mains hypocrites qui sont soit totalement désarmées devant la situation, soit sont eux-mêmes sournoisement candidats comme le méprisant de la République, bon, disent, ah, mais ce n'est pas le moment. Ce n'est pas le moment. Comment vous osez parler de politique ? Laissez-moi, s'il vous plaît, continuer à fermer des lits d'hôpitaux, à vous mentir tous les jours sans vous emmêler. Bon, donc, nous sommes entrés dans la campagne présidentielle en petite foulée. Alors, les premiers à atteindre sont les premiers à convaincre, donc déjà, tous ceux qui sont autour de nous. Bon, on lui va parler une heure.
Justement, vous en parliez, M. Mélenchon, de ce besoin de parler d'autres choses, du Covid, de débattre. Est-ce que vous ne craignez pas qu'avec la lassitude que gagnent les Français vis-à-vis de ces hésitations, ces attermoiements, parfois confinement, pas confinement, est-ce que vous ne craignez pas ou peut-être souhaiter même dans une certaine mesure qu'il y ait finalement un peu une révolte vis-à-vis des prochaines mesures qui pourraient être prises ?
D'une manière générale, et contrairement à ce que vous pouvez croire, je n'aime pas la pagaille. Un débat démocratique, par définition, ça doit être un peu posé. Mais après, vous le proposez une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, et la réponse, c'est des sarcasmes. On vous regarde de haut, on vous envoie balader, vous avez des gens comme Véran qui répondent d'une manière tout à fait injurieuse à l'Assemblée nationale, une fois en disant « si vous n'êtes pas content, fichez le camp ». Bon, c'est du jamais vu. Soit comme encore hier, aux questions qui étaient posées sur le sujet, la réponse était « mais comment vous osez prendre la parole, vous êtes contre tout ? » Et c'est-à-dire.
Donc, ces gens-là, qui sont, des fois, sont des enfants sombres politiques qui ont l'impression d'inventer l'eau chaude, le fil à couper le beurre, et prennent un air extrêmement important pour dire des choses qui ne le sont pas. Et ils croient que les Français sont prêts à leur obéir à la baguette. Ils ne comprennent pas ce qu'est notre peuple et d'une manière générale les peuples. Moi, je ne souhaite pas la pagaille, mais je dis que ce qu'ils font nous y conduit tout droit. Parce que, imaginez-vous qu'il y ait une décision de confinement qui soit prise et que les gens commencent à désobéir. Qu'est-ce que vous comptez faire ? Alors, je redis à M.
Macron qu'il ferait bien de réfléchir au bilan des opérations dans lesquelles il a engagé son autorité sans en avoir les moyens. Et je vais prendre des questions sur, comment dire, extérieure, pour qu'on ne fasse pas trop de rapprochement avec la situation et qu'on n'aille pas croire que je souhaite le désordre, ce qui n'est pas mon cas. Mais je vous rappelle que c'est marqué dessus, insoumis. Donc, la spécialité de la maison, ça n'est pas l'obéissance aveugle. Je prends des exemples extérieurs.
l'autorité engagée n'importe comment par rapport à la Turquie, l'autorité engagée n'importe comment au Liban, l'autorité engagée n'importe comment au Mali, avec pour résultat à chaque fois qu'étant engagée n'importe comment, l'autorité subit des revers et ridiculise celui qui la manie. Le propre de l'autorité, c'est d'essayer de chercher à trouver les conditions du consentement à l'autorité.
Donc, on fait toujours plus en partant de l'idée que les Français sont assez intelligents pour comprendre une situation qu'en partant de l'inverse, en les infantilisant, en les menaçant et en pensant qu'ils ne se rendront pas compte des contradictions du discours officiel entre le matin et le soir, ce qui est aujourd'hui devenu une habitude. Vous avez vu, M. Véran, vous annoncer au Sénat un million et demi de vaccination, puis le soir annoncer 4 millions et demi. Vous avez vu le Premier ministre dire que pas du tout oui, qu'on allait confiner, puis ensuite que pas du tout on ne le ferait pas.
Bon, tout ça met le désordre dans les esprits et les gens naturellement se disent ils ne savent pas ce qu'ils veulent, ils ne savent pas ce qui est bon et donc la défiance à mon avis va prendre des proportions plus spéciales en France qu'ailleurs parce qu'en France plus qu'ailleurs le pouvoir dit tout et son contraire du matin au soir. Je vous en prie. Peut-être que c'est à vous de répondre, moi je me fatigue à parler comme ça.
Est-ce que vous comptez présenter bientôt un organigramme de campagne ? Pardon ? Est-ce que vous comptez présenter bientôt un organigramme de campagne ?
Ah, pourquoi pas. Vous savez un organigramme de campagne quand on est très peu nombreux ça permet de montrer qu'on est là. Quand on est très nombreux ça crée surtout des embêtements. Alors un organigramme on regarde qui s'y trouve qui n'y est pas bon, ça crée des tensions inutiles. Bon, je blague. Oui, on le fera le moment venu.
D'ores et déjà il y a une petite équipe fonctionnelle et puis il y a une première équipe politique vous pouvez faire la liste et 23 parlementaires avec moi ça fait 24 24 parlementaires je compte dedans Mme Wittmann donc ça fait 24 24 parlementaires insoumis on est en train de se répartir la tâche chaque parlementaire aura en charge un secteur certains auront en charge des secteurs concernant qui ne sont pas des thèmes mais qui seront des questions de vie de la campagne par exemple ça sera pris en découvert que par exemple Éric Coquerel et Manon Aubry vont être les deux personnes qui vont s'occuper le binôme qui vont s'occuper du contact avec les autres organisations politiques et les associations mais il y a comme ça plusieurs affectations de postes qui sont évident parce que nous avons accumulé un savoir-faire et bon je compte bien qu'il soit valorisé j'en profite pour dire que j'ai vu souvent des choses absolument étonnantes m'être reprochées on m'a dit mais comment vous vous entourez de professionnels qui sont des proches ben ça me paraît assez évident de faire une campagne présidentielle je vais pas aller chercher des adversaires pour m'aider donc oui je vous annonce cette surprenante nouvelle je ne serai entouré que de proches pour faire la campagne dans ses aspects politiques techniques matériels parce que bon voilà c'est ce qu'il y a de plus efficace et puis nous avons accumulé un savoir-faire quelques-uns d'entre vous ont déjà fait plusieurs campagnes avec nous donc vous reconnaissez des visages vous les voyez le reste de l'année bon voilà puis regardez bon ils sont là à votre disposition et vous n'en faites rien je vous ai dit que madame Guettet était chargée du programme monsieur la chose des événements c'est lui qu'il faut interroger qu'est-ce qu'il va trouver c'est l'homme qui règle tous les problèmes dans cette maison il n'y aurait jamais eu d'hologramme s'il n'avait pas débrouillé le problème j'ai vu qu'il y avait des gens qui se vantaient chez vous au Figaro le renégat Cotarac le nouvel ami de madame Le Pen dit qu'il a inventé l'hologramme bon moi j'ai une vie compliquée avec mes ex comme vous le voyez les ex insoumis qui n'existent qu'à travers moi et donc à intervalles réguliers sont obligés de rappeler l'ampleur de leur trahison pour se rendre intéressant mais même votre collègue a trouvé que ça paraissait suspect parce qu'il connaissait l'histoire non c'est une idée que nous avons volée à Isaac Asimov dans le cycle fondation le personnage qui apparaît s'appelle Harry Seldon celui qui a fait le lien entre les deux c'est moi celle qui a trouvé le moyen d'en faire quelque chose c'est madame Chikirou et celui qui en a fait quelque chose c'est lui parce qu'au début on ne trouvait pas les prestataires etc donc si vous voulez je donne cet exemple pour montrer ce qu'est un savoir-faire à partir du moment où quelqu'un a appris la manière de rendre concrète une idée aussi loufoque que de faire apparemment loufoque de faire un hologramme bon après la réalité augmentée pour lui c'était presque un parcours de santé quoi voilà l'organigramme c'est pour bientôt je ne sais pas quand là vous m'avez mis dans le pétrin vous avez vu ce qu'il y avait avec d'autres questions il ne se la posait pas avant bon c'est bon là au delà de l'organigramme vous avez fait parler
des difficultés à faire dans le contexte sanitaire et dans ce contexte est-ce que vous êtes toujours sceptique face au vaccin Pfizer vous disiez que vous préféreriez un vaccin français pasteur à jeter l'éponge pour Sanofi c'est pas avant l'année prochaine au moins dit son patron est-ce que vous avez changé d'avis là-dessus
alors non d'abord un le moment venu il faudra qu'on ait des explications comment se fait-il que Sanofi à qui on a donné tant d'argent se soit planté comme il s'est planté comment se fait-il que les organismes je rappelle que l'institut Pasteur n'est pas un organisme public c'est un organisme privé et à ce titre il inclut des sociétés qui participent comme celle de Lille et qui reçoivent des subventions donc je pense qu'à un moment donné on a le droit de dire écoutez vous avez trouvé deux magnifiques shampoings pour les cheveux blancs pour éviter qu'ils deviennent jaunes est-ce que vous pourriez s'il vous plaît en plus faire de la biologie comme c'est prévu bon nous connaissons la mécanique je vous réponds aussi précisément que possible parce que depuis plusieurs années je partis personnellement à des marges des manifs des gens de chez Sanofi et jusqu'à une date récente encore la semaine dernière nos amis étaient partout sur les centres et ce matin d'ailleurs c'était le cas aussi donc nous connaissons bien cette entreprise nous nous souvenons qu'elle est le résultat d'un démembrement d'une société nationalisée et j'ai pu discuter avec des chercheurs qui assistent les larmes aux yeux au démantèlement d'outils de recherche parce que à Sanofi comme auparavant à Alcatel-Lucent on y a mis des anglo-saxons pour une entreprise française qui ont passé le plus clair de leur temps à dépouiller l'entreprise et la mettre au service des intérêts anglo-saxons aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne c'est comme ça qu'Alcatel-Lucent a fini dans les mains de gens qui n'avaient strictement rien à voir puisque c'est Lucent petite entreprise qui a dévoré Alcatel voilà c'est quand même comme ça que ça s'est passé et au passage des pouvoirs indifférents à la souveraineté nationale ont laissé tout partir y compris la machine à poser des câbles sous-marins pour ce qui est d'Alcatel quant à Sanofi je me souviens avoir participé à une marche dans laquelle il y avait des gens de toute opinion politique c'est à dire des gens qui ne sont pas de mon avis et il y avait un chercheur à côté de moi et je lui dis alors et vous qu'est-ce que vous faisiez parce qu'il était à la retraite il me dit et bien moi je travaillais j'ai fait un IUT de chimie et c'est moi qui ai trouvé la molécule qui permet de dissoudre les caillots qui se forment dans les artères cet homme a lui tout seul avec sa trouvaille a sauvé 3 à 400 000 personnes dans le monde et je lui dis alors qu'en pensez-vous alors il me dit ben écoutez ce qui est désolant c'est que la logique interne de la recherche est la suivante chacun vient avec son projet et ceux qui commandent disent bon ça prend combien de temps pour être sur le marché si c'est une molécule quelque chose qui a à voir avec la biologie ben ça prend du temps si c'est quelque chose qui est avec des on va dire avec des grosses guillemets des soins de confort ça en prend beaucoup moins si bien que c'est toujours les recherches les moins longues et les mises sur le marché les moins longues qui finissent par l'emporter le management financiariste a cette conséquence d'appauvrir de d'appauvrir de rabougrir l'esprit de recherche et les capacités de recherche alors une fois que je vous ai dit ça je continue à dire que la diffusion d'un vaccin qui ne peut voyager et être administré qu'après avoir été conservé à moins 60 degrés pose des problèmes de logistique que le pouvoir n'avait pas à un seul instant imaginé parce que pour eux les questions logistiques ça n'existe pas ils pensent qu'il suffit d'y mettre l'argent et les choses se font toutes seules et ensuite ça le rend invendable à des tas d'endroits où on n'est pas capable de garantir la chaîne du froid alors vous me posez la question de savoir si du coup puisque Sanofi a jeté l'éponge puisque l'Institut Pasteur a jeté l'éponge est-ce que je ne vais pas devenir tout d'un coup le dévot de ce vaccin et bien non je vous signale qu'il y a d'autres vaccins sur le marché alors je sais que le tropisme atlantiste est étendu par les gens à tout à toute réalité du moment que le vaccin est américain c'est donc qu'il est bon et on ne s'interroge pas pour savoir si par hasard le vaccin russe pouvait être bon et alors évidemment vous commencez par vous moquer de moi ah Mélenchon j'ai même entendu sur une chaîne de télé quelqu'un dire à mon ami Coquerel ah oui c'est normal vous préférez les régimes communistes ce qui prouve que la personne journaliste n'était pas vraiment au courant du fait que l'URSS est finie depuis 1990 bon mais en attendant non il y a un vaccin et on ne met pas l'idéologie dans les questions sanitaires c'est à dire d'où que vienne le bon vaccin il est le bienvenu alors ça veut dire pour le cas de la moquerie sur le vaccin russe et bien vous êtes bien moqué continuez à vous taper sur les cuisses parce que votre autre modèle dis-je à ceux qui me harcèlent Mme Merkel elle elle est moins bête que vous et elle discute avec M.
Poutine de la capacité de production du vaccin russe en Allemagne pendant ce temps là vous autres vous attendrez votre truc à moins 60 degrés dont personne ne sait s'il marche vraiment puisque je vous rappelle que la phase 3 des études n'a été faite par aucun vaccin d'accord aucun donc vous n'en savez pas plus sur les conséquences à long terme de ce vaccin que sur d'autres moi je ne suis pas en épidémiologie ni en scientifique je vous dis ce que mes conseils me disent et je suis entouré de conseils qui sont des médecins qui sont sur le terrain et qui ont des choses à dire et notamment celle-ci par parenthèse il faut mettre de l'énergie à trouver les moyens de soigner c'est à dire d'éviter que quand quelqu'un est atteint par le virus la maladie ne dégénère et l'amène à une situation de gravité en réanimation je vous dis ça depuis le début et à l'époque je citais le laboratoire de Lille alors pour finir ma réponse sur le vaccin je vous signale l'existence d'un vaccin russe qui donne des résultats qui sont jugés satisfaisants par les allemands ce qui est mieux que simplement par Jean-Luc Mélenchon et ses amis et deuxièmement je vous signale l'existence d'un vaccin chinois qui bien sûr vient d'un pays dont vous désapprouvez le régime politique que je comprends parfaitement mais en matière sanitaire il a été jugé assez bon pour que l'île des Seychelles qui est dans l'océan indien juste à côté de l'île de la Réunion île française où nous sommes incapables de produire un vaccin la France et bien au Seychelles c'est le vaccin chinois bien sûr je n'oserais pas vous proposer d'en faire usage mais si on m'en proposait à moi oui j'accepterais parce que il me semble qu'il est dans des formules qui sont plus conventionnelles et donc plus adaptées à l'idée que je m'en fais mais je ne prétends pas détenir la vérité je pense au contraire que c'est vous qui la détenez et je m'en remets à vous à la qualité des informations que vous nous donnerez pour savoir où et quand nous faire vacciner si vous me dites que je dois aller faire le Pfizer je vous demande d'en prendre la responsabilité personnelle
oui bonjour sur la nouvelle phase du programme que vous avez présenté donc plus participative ce côté participatif c'est quelque chose qui est assez à la mode en ce moment dans les formations politiques on a vu
Marine Le Pen
récemment par exemple a annoncé qu'elle faisait aussi un site participatif alors là il faut faire
le contraire
est-ce que vous pouvez un petit peu détailler en quoi c'est participatif dans cette nouvelle phase comment peut-on vraiment modifier est-ce que c'est à la marge les textes que vous présentez sur le site ou est-ce qu'il y a vraiment des orientations dont on peut discuter sur le fond et aussi faire peut-être un bilan de la deuxième phase les discussions avec les autres formations est-ce que ça a donné des amendements à votre programme
bon c'est Clémence qui va répondre et puis
pour le dire rapidement sur les rencontres avec les autres forces politiques pour le moins elles n'ont pas encore eu lieu on a envoyé des invitations certes mais les rencontres ne se sont pas encore tenues cela dit on a réenvoyé la première revue sur la démocratie à toutes les forces de gauche et à un ensemble d'associations pour tenir des rencontres et des rendez-vous dans les semaines qui viennent donc on espère que ça va être le cas ensuite sur le caractère participatif il y a plein de façons de participer à l'élaboration du programme d'abord il y a la participation individuelle avec les contributions individuelles sur la plateforme nous sommes pour.fr il y en a déjà 3500 à ce jour sur la trame de l'avenir en commun qui va nous demander un gros travail de synthèse pour en connaître vraiment la teneur et puis on va continuer de les susciter pendant quelques semaines donc on espère qu'il y en aura encore quelques milliers supplémentaires il y a aussi ce qu'on a appelé la consultation populaire qui est le tout le travail d'enquête en fait les insoumis des groupes d'action vont à la rencontre des gens et leur demandent ce qui les préoccupe et qu'est-ce que la politique pourrait faire pour répondre à ces préoccupations populaires donc ça on en a déjà environ 500 qui ont été réalisés sur tout le territoire donc ça aussi on va le synthétiser et puis après il y a tout ce dont a parlé Jean-Luc c'est-à-dire évidemment les revues avec les questionnaires qui sont à l'intérieur qu'on peut remplir en flashant un QR code donc sur internet mais aussi nous renvoyer par la poste pour celles et ceux qui seraient moins à l'aise avec le numérique il va y avoir tout un tas d'auditions qui seront notamment tenues les jeudis soirs les jeudis du programme où les gens pourront là aussi utiliser différents moyens pour poser des questions aux universitaires aux syndicalistes à toutes les personnes qu'on va inviter et écouter pour élaborer le programme donc là aussi les gens pourront participer poser des questions par exemple sur Twitch ou sur d'autres réseaux qui le permettent facilement et puis ensuite les dispositifs techniquement plus ambitieux comme les hologrammes qu'on va faire tourner dans un camion dans plusieurs villes de France et qui là permettront aussi une matérialisation physique qui est rendue difficile dans la période puisque c'est plus compliqué d'aller au contact des gens comme on le disait donc voilà plein de façons de participer à cette élaboration qui ne sont pas pour nous des artifices on prend l'exercice au sérieux ça va durer six mois et on espère qu'il y aura beaucoup de contributions et que le travail de synthèse qui durera à l'été et qui donnera lieu à un nouveau programme à l'automne enrichira considérablement la trame déjà très solide qu'on avait mais je suis assez sûre que c'est le cas dans la mesure où en trois ans il y a eu évidemment les gilets jaunes pour par exemple pour le sujet de la première revue sur les revendications démocratiques les gilets jaunes ça change des choses potentiellement dans la façon dont on concevra l'intervention populaire quotidienne l'intervention démocratique vis-à-vis des élus etc donc ça ça va forcément impacter et puis après il y a toutes les mobilisations sociales contre les violences policières le phénomène MeToo qui en ce moment ressurgit avec MeToo inceste et MeToo gay enfin bref il y a beaucoup de phénomènes comme ça qui vont nous demander un vrai travail d'intégration d'écoute de ces nouvelles revendications aussi les jeunes pour le climat bref je ne serai pas exhaustif mais beaucoup de façons de participer au programme
alors bon j'ajoute à ça que évidemment vous avez raison de dire qu'il y a ensuite une phase de mise en cohérence c'est évident bon on ne va pas copier-coller mais je demande que que vous soyez attentif à l'évolution enfin ceux qui s'intéressent à ce travail à l'évolution que nous avons les parcours que nous avons fait depuis 2010 2012 2016 sur toute une série de sujets qui n'étaient pas auparavant comment dire partagés aussi partagés qu'ils l'ont été après le vote de 2017 pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de la gauche traditionnelle les points de rupture on les a vus et surtout les points de complément c'est à dire l'autre manière de formuler les problèmes politiques vous remarquerez que le vocabulaire aussi évolue de manière considérable dans les années 90 il était impossible de dire le mot capitaliste sans passer pour une sorte de diplodocus aujourd'hui il y a toute une série de mots qui ont été réhabilités par la vie il y a aussi des concepts qui sont entrés moi j'ai fait entrer en 2014 si mes souvenirs sont bons l'anthropocène pour la première fois comme concept politique depuis c'est devenu un concept dont la virulence est avérée mais qui ouvre immédiatement sur une autre idée c'est l'idée des biens communs donc les biens communs vous savez comme moi que ce sont les matrices du communisme si l'eau est en bien commun si l'air est en bien commun si le savoir est en bien commun alors c'est donc que la conjugaison des intérêts particuliers ne suffisent pas à décrire l'intérêt général c'est un changement fondamental dans les hégémonies culturelles c'est à dire ce à quoi se réfère tout le monde aujourd'hui et ça ce sont des choses qui ont cheminé qui se traduisent par des mots maintenant quant aux choses qui arrivent et bien évidemment elles sont de deux ordres soit c'est des idées absolument nouvelles ou qu'on n'avait jamais traité dans le passé ou dont on considérait qu'elles se régleraient bien toutes seules et qu'on trouverait il s'en est présenté au fur et à mesure par exemple la question du je prends un exemple un peu limité mais la question du droit de vote à 16 ans bon bah c'était un sujet qui n'existait pas il y a encore 4 ou 5 ans même dans la dernière campagne ça passait pour une incongruité d'ailleurs personne nous interrogeait sur le sujet maintenant ça s'est plutôt répandu pas grâce à nous forcément c'est simplement parce que la société elle-même ici là dans une association une autre s'en est emparée certains sujets bon ça j'ai dit ça c'est les sujets qui arrivent pour ma part je suis disponible pour avoir une discussion avec Benoît Hamon sur le revenu universel vous savez que c'est pas notre idée c'est pas notre idée et on professe sur le sujet un certain scepticisme avec des questions qu'on se pose mais dans la période du Covid tout le monde s'est aperçu que l'existence d'un revenu garanti permettrait à tout le monde de survivre alors que des masses de gens sombrent dans la pauvreté alors entre l'idée de notre revenu garanti et le revenu universel est-ce que la contradiction est totale est-ce qu'elle est partielle bon ben parlons-en je sais moi je ne serai pas d'accord avec une mesure qui ne serait pas progressive je sais moi que je n'accepterai pas quelque chose qui ne pourrait pas être chiffré d'une manière raisonnable c'est-à-dire qui aboutirait au résultat que absolument tout passerait là-dedans mais pour autant eh bien je suis disponible pour en parler avec lui et pourquoi pas voir comment cette idée pourrait se mettre en oeuvre mais pas sous l'angle qui m'avait d'abord été mis sur la table en 2017 par lui dans sa campagne parce que c'était d'un coup et d'une méthode qui ne correspondait pas à l'idée que nous on se fait de la relation au travail et à la participation à la vie sociale mais on peut parler c'est pour vous dire il n'y a pas de sujet sur lequel on ne puisse pas parler ça c'est la deuxième la deuxième forme et puis la troisième c'est la précision je pense avoir introduit dans ma gauche et dans la logique des insoumis quelque chose qui ne s'y trouvait pas avant c'est-à-dire on ne fait que ce qui est possible d'appliquer comme gouvernement ce qui ne veut pas dire rabaisser vos ambitions diminuer vos rêves ça veut juste dire comment on fait la question est comment on fait ce que vous me dites vous voulez qu'on fasse ceci et cela comment on procède comment on le finance pas seulement comment on le finance il y a qui le fait par exemple quand on dit l'agriculture bio bon très bien mais quel marché on garantit à ceux qui font de l'agriculture bio la vraie hein la vraie pas celle quel marché on garantit ah bon il fallait dire oui nous déciderons que toutes les cantines scolaires de France et de Navarre s'approviseront à 100% en bio et alors s'il faut s'approvisionner à 100% en bio qui sait qu'il va le faire parce que pour faire ça il faut 100 ou 200 000 paysans de plus à qui vous ne pouvez pas donner comme modèle de vie ce qu'a été la vie des paysans de la génération précédente ou celle des paysans qui s'y trouvent actuellement qui mènent une vie très dure donc on est bien d'accord qu'il nous faudra un appareil de formation capable d'accueillir les personnes à former et dans quel délai sous quelle forme moi je veux savoir à chaque fois comment on fait et quand je vous propose quelque chose je suis sûr de mon coup parce que je sais comment on fait et puis je termine en disant que tout ça si on veut passer à cette proportion de bio il faut donc que des gens qui n'y sont pas ils passent or ils sont tous endettés jusqu'au coup et leur premier souci aujourd'hui c'est de faire de la quantité parce que c'est ça qui va leur permettre d'accéder à des marchés plus des marchés mondiaux il y a donc deux choses à faire les convaincre que c'est depuis l'avenir se convaincre entre nous que la vocation de l'agriculture n'est pas d'alimenter les marchés mondiaux mais d'abord de pouvoir à la souveraineté alimentaire du pays et troisième élément il faut trouver une réponse à la question de leur dette vous savez que moi j'affectionne les caisses de défaisance des dettes parce qu'on en a mis une au point pour la dette sociale alors pourquoi n'en ferait-on pas autant pour d'autres en particulier tout ce qui permet de faire remonter les dettes sur des titres que pourrait acquérir la banque centrale européenne qui est la seule capable de mettre au frigo tous les titres de dette qui se présentent à elle donc vous voyez sur une question qui a l'air banale comme ça qui est de dire oui on va donner de la nourriture bio à tous nos enfants à la cantine scolaire en fait c'est toute une chaîne c'est la raison pour laquelle j'ai décidé qu'on passerait je dis j'ai parce que c'est moi le candidat donc après c'est moi qui dois répondre à vos questions on passerait du programme à une autre étape qui sera l'étape des plans ça viendra le moment venu sur l'exemple que je viens de vous donner c'est le plan sur la production alimentaire pour ma part je pense que l'idée d'un ministère de l'agriculture est une idée surannée qui correspond à une autre période et qui finit par transformer cet organisme en une espèce de répondeur automatique du syndicalisme paysan majoritaire qui lui-même reproduit majoritairement tout le temps les mêmes formules de l'agriculture chimique par conséquent il me semble que si j'avais à décider dans ce domaine j'aurais plutôt un ministère de la production alimentaire qui se préoccuperait dans une même série premièrement de la production deuxièmement de son conditionnement troisièmement de sa qualité sanitaire et troisièmement sans doute aussi des conditions de sa distribution à la distribution on voit c'est l'histoire des coefficients multiplicateurs mais il y a deux autres phases où c'est un peu plus compliqué notamment celle qui vise à articuler production alimentaire avec prévention dans la santé publique que voulez-vous on donnera comme objectif des objectifs de santé publique aussi à la production alimentaire on ne peut pas continuer à laisser tranquillement comme ça aller l'épidémie de diabète sans qu'on ne fasse rien et qu'on continue à bourrer les gens de sucre alors qu'on sait que c'est définitivement dangereux ou les bourrer de sel alors qu'on sait que c'est définitivement dangereux en prononçant ces mots je sais le nombre de lobbies que je me mets à dos mais enfin bon comme je n'avais pas l'impression qu'ils avaient sa part à me soutenir disons que simplement je me dis qu'ils y feront un peu plus attention mais vous voyez c'est cette complexité-là à laquelle je voudrais que nous nous préparions et que nous soyons absolument prêts parce que s'il faut gouverner c'est le lendemain matin qu'il faudra s'y mettre et je sais que l'exigence à notre égard sera bien plus élevée qu'elle est à l'égard des autres puisque nous sommes en rupture avec le monde dans lequel nous vivons et pour une autre logique j'espère avoir montré pourquoi voyez-vous la question du programme est multiface parce que travailler beaucoup sur le programme c'est aussi préparer les esprits c'est aussi si vous voulez ne plus prendre les français par surprise comme l'a fait monsieur Macron avec son bouquin révolution il arrivait du PS voyez ses ailes c'était un oiseau il était libéral voyez ses pattes c'est une souris et donc nous avons eu un objet volant non identifié qui a fini par se poser et qui donne comme résultat du libéralisme à toutes les sauces et sur tous les sujets donc ne plus prendre les français par surprise et comme je sais très bien que certains ont ça dans la tête des campagnes extrêmement courtes où on surgit sur la scène bon nous on ne peut pas travailler comme ça parce que ça ne correspond pas à ce qu'on compte faire et surtout on n'a aucun moyen de préparer l'opinion autrement que par ce travail de longue haleine donc la défense permanente du programme le travail qu'on fait sur le programme c'est aussi un travail d'émulation collective j'ai l'âge qui me permet d'avoir vu une opération similaire se mener je suis arrivé au bon moment tout était fait bon la première fois que Valdeck Rocher a parlé du nom de la gauche c'était en 1954 bon là je n'étais pas vraiment concerné mais le moment où ça s'est mis en oeuvre c'est dans les années 80 le début des années 80 la fin des années 70 là j'étais un militant politique et nous allions avec le programme commun dans les rues et auprès des gens et puis page à page mais ce qui était frappant c'était que beaucoup de gens savaient déjà ce qu'il y avait dans le programme commun parce que ça faisait 30 ans que ça durait qu'on leur expliquait alors j'espère que nous on peut mettre 30 ans avec le programme l'avenir en commun ça sera plus bref on a observé déjà dans les rencontres qu'on a avec les gens que des gens connaissaient des mesures qui sont dans le programme l'avenir en commun d'une manière bon ça a fini par se dire ça a fini par pénétrer la profondeur si nous commençons par cette histoire de sixième république on sait très bien que c'est le thème qui peut paraître le plus abstrait mais c'est aussi celui qui est le plus permanent aujourd'hui dans les esprits c'est qui décide au nom de quoi sous quel contrôle dans quelles conditions et ça c'est un sujet que vous avez aujourd'hui aujourd'hui parce que la question du conseil de défense quand je l'ai soulevé la première fois bon personne n'avait fait attention à ce détail bon mais maintenant plein de gens disent enfin des gens qui ne sont pas de mon bord qui disent mais ils ne sont pas d'accord pour que ça soit ça le fonctionnement des institutions un conseil de défense qui décide des questions sanitaires bon il n'y a pas besoin d'être insoumis pour trouver ça pas normal donc du coup on s'approche d'un terrain où le nombre de gens qui disent bah oui bah parlons de ça comment est organisé le pouvoir augmente et puis on entre dans des débats plus intéressants par exemple avec monsieur Montbourg il est aussi partisan de la sixième république il a été très engagé un temps sur ce sujet quelques années après moi et il l'est il l'est toujours mais il n'est pas et bah il est plus jeune que moi donc c'est normal oui parce que si vous là qui vous intéressez à ces questions vous trouverez notre premier texte je le soutenais avec madame Niemann et monsieur Drey c'était en 1982 je crois dans le débat du parti socialiste de l'époque c'est vous dire que c'est la Saint-Glinglin ou presque mais en attendant il a été extrêmement actif et présent sur ce sujet mais lui n'est pas pour une constituante alors bon c'est un sujet c'est un débat il n'y a pas d'animosité à poser la question il n'y a pas d'agressivité il n'y a pas de bon on pose la question et ça oblige tout le monde à réfléchir aujourd'hui vous avez un pays qui est en train de se préparer à voter pour une élection constituante c'est le Chili et le Chili va élire une assemblée constituante c'est pas un groupe de personnes qui dit vous êtes pour ou vous êtes contre donc dans la procédure même d'écriture de la constituante je vois pour un régime insoumis la possibilité extraordinaire pour le peuple de se reconstruire politiquement et pour notre peuple de se brasser rebrasser après qu'il ait tellement changé au cours des 20 ou 30 dernières années donc ce serait une refondation du peuple français lui-même autant que de la France voilà sur une question pourquoi on commence par ça c'est pas le plus simple j'en conviens bon mais c'est quand même ce qui est le point décisif et vous savez que c'est comme ça que s'est terminé le mouvement gilet jaune c'était sur la revendication du référendum d'initiative citoyen à quoi ensuite on a vu aussi apparaître le référendum révocatoire dont nous nous réclamons et qui est la réponse la formule qui permet de concilier la stabilité des institutions avec la capacité pour le peuple d'intervenir en permanence moi j'y crois beaucoup j'y crois beaucoup c'est pas moi qui a inventé ça ni mes camarades qui m'entourent c'est quelque chose qui est pratiqué dans plusieurs états des Etats-Unis d'Amérique et dans quelques états de l'Amérique du Sud et on a trouvé que c'était une idée qui est convaincante parce qu'elle est simple elle est d'usage démocratique à manier voilà bon ça y est on a fait tout le tour Bastien répond à tout parce que Bastien c'est tout
j'ai une dernière petite question vous avez mentionné un récent sondage sondage qui vous place en tête à gauche face à de potentielles candidatures quelle est votre réaction
attendez j'ai pas entendu la fin
vous avez mentionné un récent sondage qui vous place en tête à gauche je voulais savoir comment vous réagissiez à ce sondage et à ces résultats
bon mon premier réflexe regardant le total de ce qui est considéré comme des votes de gauche c'est qu'on n'est pas flambards c'est une situation sans précédent dans l'histoire politique de notre pays moi j'ai connu une période où on versait de grosses larmes quand la gauche était à 45% puis on s'est habitué à 42% et puis un jour on s'est aperçu qu'on était descendu en dessous de 30% bon donc honnêtement aujourd'hui ce qui est croissant et submergent c'est plutôt la droite extrême et l'extrême droite je ne dis même pas la droite je dis la droite extrême et l'extrême droite dans toute l'Europe et apparemment le Covid ne fait qu'aggraver les choses parce que il conduit les milieux qui sont entièrement occupés à leur survie à déserter toute autre question parce que et moi je le comprends qu'est-ce que vous voulez quand vous êtes en train de vous demander si vous avez à manger pour demain ou si vous aurez du boulot la semaine suivante c'est pas vrai qu'on a forcément idée de se préoccuper de savoir ce qui va se passer à la présidentielle par contre quand vous avez un peu plus un confort de situation et que vous suivez et que vous suivez et que vous impliquez vous avez tendance à le faire davantage et ce sont souvent des secteurs qui ne votent pas avec nous bon ça c'est la première remarque prendre la mesure de la gravité de la situation tant et si bien d'ailleurs que la première conséquence c'est que on s'aperçoit aussi dans les mêmes sondages que les additions ne se font pas c'est à dire que lorsque quelqu'un a sondé une candidature commune de ce qu'on appelle la gauche au premier tour je me trouvais de nouveau en tête mais avec un score qui n'était pas l'addition de tous les autres et les suivants qui n'étaient pas moi non plus ne parvenaient pas à cette addition donc c'est pas par ce bout là que pour ma part je prends le problème de la stratégie vous le savez je pense que la question n'est pas de faire une soupe au logo ni un collier de logo elle est de de créer une dynamique d'adhésion c'est à dire les gens étant d'accord avec telle et telle et telle idée votent pour la personne qui les porte bon après moi mon calcul c'est que les réseaux sociaux vont nous le permettre mais peut-être aussi les médias dits traditionnels peuvent eux aussi trouver un intérêt puisque le feuilleton est commencé vous n'allez pas passer votre temps à répéter dix fois la liste des gens dans un ordre dans l'autre sans qu'on sache une seule seconde ce qui peut nous distinguer donc je pense que l'heure du programme arrivera aussi dans les médias traditionnels et ce sera tant mieux dernier élément j'ai eu l'impression j'ai regardé de près le sondage et vous l'ai dit nous avons une équipe études et nous disposons nous-mêmes de nos propres outils d'investigation qui ne donnent lieu à aucune publication donc nous ne sommes en concurrence avec aucune entreprise privée dans ce domaine mais nous savons à quoi nous en tenir au fur et à mesure de la campagne c'est un de nos outils de campagne nous nous n'avons pas de critique particulière à émettre à l'égard du dernier sondage sur le plan technique sinon que le taux d'abstention qui nous est appliqué est un correcteur extrêmement sévère pour nous puisqu'il nous retire finalement à la fin trois points mais ce retrait cette abstention je l'ai dit tout à l'heure je reconnais qu'il y a une part de vérité qu'on observe autour de nous qui est que les milieux qui des bureaux de vote où on fait des 40 des fois même plus pour cent c'est là où il y a l'abstention la plus massive aux dernières élections et ça nous a déjà coûté cher donc ça pourrait nous coûter cher si les gens persistaient à dire bon on s'en fout ce qui n'est pas impossible ce qui n'est pas impossible et qui serait très mauvais signe parce que de toute façon vous aurez droit à un moment ou à un autre à ce que cette énergie se déploie vous voyez que c'est aussi un avantage pour nous que de m'avoir moi comme candidat parce que immédiatement ça réveille dans des gens qui ont déjà voté une fois pour moi l'idée qu'ils savent de qui il s'agit et ce qu'ils racontent etc et dans les milieux qui nous sont proches politiquement ce qui fascine le petit bourgeois le reste du temps c'est à dire les 4 secondes de perquisition n'a pratiquement aucun impact sinon plutôt un impact favorable parce que dans nos milieux on aime les gens qui ne se laissent pas faire et ce fut mon cas mais c'est pour vous dire que dans cette situation le fait marquant c'est ça c'est que il y a un risque sur l'élection présidentielle d'une abstention qui évidemment aura pour résultat bien sûr vous frappez nous très durement mais qui frappera tout le système parce que quand on soit passé à des municipales où personne ne vient voter ça n'a pas eu l'air trop de chagriner les analystes mais maintenant c'est toutes les élections les municipales tout le monde disait ah c'est ici en proximité tout le monde va y aller c'est pas vrai ça a été vrai aux européennes où on a eu une abstention énorme aux municipales une abstention énorme et je suis obligé de reconnaître que les principaux qui prennent chair dans ces circonstances c'est nous bon ben on fait face voilà c'est tout c'est le militantisme politique il y a des moments où ça va bien d'autres moments où c'est un peu plus dur mais j'appartiens à un courant politique qui a vraiment connu des hauts et des bas dans l'histoire assez vertigineux aussi bien dans les hauts que dans les bas donc je ne m'en effraye pas après bon la douche froide elle n'a pas été pour moi elle a été pour d'autres et à mon avis qui continuent s'agissant de la gauche traditionnelle à avoir leur propre cible ce dont je les félicite monsieur Jadot et madame Hidalgo puisque c'est eux qu'on cite le plus souvent veulent trouver un espace entre Macron et Mélenchon bon travail pourquoi pas à la fin ça peut peut-être permettre de faire des additions dans l'immédiat ça prend quelques poignées de plumes à monsieur Macron donc ça peut un peu réduire la hauteur de la marche du deuxième tour pour moi il n'y a pas d'inconvénient je propose qu'on évite de s'entre-déchirer parce que si on le fait on ne satisfait que nos adversaires ça ne fait pas gagner une seule voix je pense que madame Hidalgo était mal inspirée de nous faire un procès en ambiguïté républicaine parce que je suis à sa disposition pour lui rappeler en Espagne comme en France ce que la République a voulu dire dans ma vie bon tout ça c'est pas une bonne idée nous n'avons rien à gagner à nous jeter des pierres les uns aux autres rien absolument rien ni eux ni moi et je vous en parle dans un total réalisme politique si jeter des pierres faisait avancer mes idées je le ferai d'accord ?
si j'en suis à vous dire ça ne sert à rien c'est que je pense réellement que ça ne sert à rien et que ça ne fera rien avancer notre objectif commun à tous c'est redonner le goût à la chose publique à des millions de gens qui en ont perdu le goût ça fait partie des syndromes de la pandémie que de perdre le goût et l'odorat et voilà nous sommes extrêmement menacés par la montée de la droite extrême et de l'extrême droite extrêmement menacés dans toute l'Europe et dans ce pays aussi j'ai vu hier bon c'est un détail c'est vraiment un tout petit détail mais que monsieur Messia ait eu le culot de dire à Raquel Garrido que ses parents à elle faisaient partie de la gauche révolutionnaire qui a provoqué le push de Pinochet c'est à peu près la même chose que si on disait que les résistants en France ont provoqué le régime de Pétain comment on en est rendu en France à dire des choses comme ça parce que même quand on était de droite dans le passé en France on ne crachait pas sur les morts qui ont affronté Pinochet c'est quelque chose de gravissime il y a des comment en est-on arrivé à donner la parole sur une chaîne de télévision à la porte-parole d'un groupuscule comme Génération Identitaire dont nous demandons la dissolution depuis maintenant presque deux ans non ?
trois ans nous avons fait une commission d'enquête sur le sujet qui montre la nocidité je vous le redis ces gens sont dangereux bien plus dangereux que d'autres parce qu'ils sont là et que nous avons la preuve que certains secteurs de l'extrême droite s'arment récemment la presse a rendu compte d'un groupe qui était à mi-chemin entre le grand banditisme et l'extrême droite comme d'habitude dans lequel se trouvaient des policiers et des militaires pour s'armer ce ne sont pas des petites informations imaginez-vous que la même chose ait eu lieu avec quelqu'un de la gauche dite extrême ou qu'on est surpris en groupe d'une association musulmane en train de s'armer on en parlerait du matin au soir comment se fait-il qu'il y ait de la part du pouvoir une telle indifférence ?
alors monsieur Darmanin dit qu'il va réfléchir à dissoudre Génération Identitaire c'est la deuxième fois qu'il dit j'espère que c'est la bonne et qu'il va s'y décider mais pas seulement dissoudre je voudrais dire que il y a une première circonstance qui permet de dissoudre des associations et il y en a une deuxième qui permet de poursuivre ces membres c'est la reconstitution de l'IQ dissoute par conséquent s'il venait à être dissous j'espère que monsieur Darmanin aura l'intelligence d'envoyer faire des études approfondies en prison ceux qui reconstitueraient de telles organisations alors bon j'assume le fait que pour terminer de répondre à votre question et sans faire trop de parenthèses je suis en tête bon et bien tant mieux je vais essayer de faire mieux je dis à tout le monde évitons de nous jeter des pierres je dis encore une fois que le moment est plutôt celui il faut se mobiliser que de rechercher la nuance la virgule la chose qui pose peut-être éventuellement problème avec ma candidature parce que je sais très bien que demain ce serait celle de n'importe qui d'autre ce serait pareil bon donc on a besoin d'aide si la gauche traditionnelle passe l'essentiel de son temps à jeter des pierres sur celui qui pour l'instant marche en tête et bien n'arrivera qu'à un résultat c'est que nous reculerons tous voilà et c'est pas une bonne idée alors quant à ceux qui se proposent de m'aider et bien justement le moment est venu c'est le moment où jamais de s'y mettre parce que nous partons très loin bon alors certains seront moins haut qu'ils se figurent aujourd'hui je pense que monsieur Macron et madame le pen auront l'occasion de se rendre compte madame le pen c'est déjà fait le sondage la place très haut mais si vous comparez avec les sondages de la dernière présidentielle c'est moins bien bon moi c'est mieux voilà enfin ce sont des choses qui permettent de se relever le matin pour se remettre au boulot voilà merci bon merci d'être venu pardon madame
nous oui
oui c'est comme ça d'abord parce que vous savez il y a ce qu'on appelle une sagesse populaire les gens se disent bon ça sert à rien alors ils pensent que toutes les élections intermédiaires ne servent à rien qu'une seule sert à quelque chose la présidentielle j'espère qu'ils n'étendront pas la présidentielle en disant ça sert à rien non plus non pour nous l'abstention c'est risque numéro un numéro un c'est remotiver les gens c'est la tâche numéro un c'est pas tant d'aller nous distinguer de l'un ou de l'autre le débat sur le programme il permet de remotiver il n'est pas fait pour cliver il clivera comme conséquence mais voilà dans quel état d'esprit on aborde nous la campagne bon mon camarade Bastien Lachaud qui s'est bien économisé et moi-même nous vous remercions il est à votre disposition pour vous intéresser au meeting en réalité augmentée qui va avoir lieu dans 15 jours vous allez voir ça va être assez spectaculaire que l'intervention des gens en hologramme dans la réunion merci au revoir et bonne attitude
Bastien Lachaud