Nucléaire : "Fessenheim c'était une erreur, il ne fallait pas la fermer"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
merci Alexandre Wii merci beaucoup de nous accompagner pendant cette première demi-heure vous êtes élu de looise membre du groupe socialiste et vous êtes membre de la commission d'enquête sur les prix de l'électricité on va bien sûr revenir dans quelques instants sur l'audition de Bruno Lemer c'était hier au Sénat mais d'abord on l'a vu dans le journal Emmanuel Macron a donc lancé les cérémonies de commémoration du débarquement il prendra la parole ce soir à 20h à l'issue de cette grande journée évidemment en Normandie c'est pas normal pour vous que le chef de l'État s'exprime en ce jour si symbolique si c'est normal bien sûr c'est normal qu'il commémore c'est normal qu'il le fasse de cette manière moi je trouve je suis attaché au fait qu'on qu'on commémore l'héroïsme de ceux qui se sont qui se sont battus et je trouve que ça permet aussi de de remettre le pays moralement en tension dans ces moments dans ces moments difficiles après la question c'est la manière de faire donc ça ça lui appartient de ne pas se faire de sortie de route de ne pas jouer avec le processus électoral en cours parce qu'il abîmerait la fonction en le faisant mais le fait qu'il commémore aujourd'hui les 80 ans du débarquement comment ne pas considérer que c'est normal mais faire une interview au 20H c'est une sortie de route alors encore une fois ça dépend ce qu' va ce qu' va ce qu'il va y dire je pense que c'est ça le c'est le contenu qui nous donnera la réponse il peut faire une sortie de route il est coutumier du fait on verra ce qu'il fait ce soir mais en tout cas pour les commémorations pour moi il est dans son rôle de chef de l'État sortie de route ça serait quoi ça serait s'il parle des européennes s parle majorité parler et tout à fait de parler des européennes de commencer à donner les bons et les mauvais points de commencer voilà à à réinstaller ce qu'il fait depuis des mois c'est-à-dire ce duo entre le rassemblement national et lui alors que on voit bien qu'avec avec la liste de rapaell Luxman il y a une troisème voix qui est en train d'exister donc attaer le le RN ce soir ou ça ça fa une sortie de route pas attaquer le RN disons parler des européennes se mettre dans le contexte européen et des élections européennes qu'est-ce que vous attendez du coup de sa prise de parole ce ça bah écoutez on a entendu Vladimir Poutine qui a eu des mots absolument incroyables c'estàdire que il nous dit je ne sais pas qui invente cette histoire que la Russie est impérialiste je rappelle que c'est Dimitri qui a dit la la Russie les frontières de la Russie sont sans limite c'est une citation de son numéro 2 on rappelle qu'il y a des menaces qui ont été proféré par la même personne sur les pays baltes donc Vladimir Poutine ne peut pas nous faire le coup de mais attendez je je je ne suis pas une puissance impérialiste alors qu'il a franchi la frontière ukrainienne donc moi peut-être ce qu'on attend là-dessus c'est de la de la clarté du chef de l'État par rapport à ça on attend aussi que l'engagement de la France en Ukraine soit à la hauteur de ce qui a été promis puisque le problème c'est pas les discours le problème c'est pas les paroles le problème c'est les actes et d'arriver à délivrer les armes pour que l'Ukraine puisse se défendre aujourd'hui alors justement sur l'engagement de la France deux questions parce queemmanuel Emmanuel Macron est favorable à une coalition européenne d'instructeurs militaires pour former les troupes ukrainiennes en Ukraine la Russie menace aucun instructeur s'occupant de la formation des militaires Ukrainiens n'a d'immunité est-ce qu'il faut envoyer ces instructeurs en Ukraine pour il faut il faut aider l'Ukraine et c'est une des modalités pour aider l'Ukraine est une modalité efficace donc oui il faut envoyer et ses instructeurs en Ukraine ce n'est pas la première menace de Vladimir Poutine ce n'est pas la première menace du régime russe ils ont parlé de bombardement nucléaire il y a peu temps il faut pas se laisser intimider par ce genre de menace il faut aider l'Ukraine à gagner la guerre la frontière elle a été tracée elle est claire c'est de devenir cobelligérant ce n'est pas le cas lorsqu'on envoie des instructeurs en Ukraine donc il faut en effet aller au bout de l'aide qu'on peut accorder imaginez ce que serait demain une Europe dans laquelle l'Ukraine aurait perdu ù une armée russe serait mobilisée à la frontière de l'Europe avec les propos impériaux qui sont tenus par le régime donc évidemment il faut aller au bout de ce soutien Emmanuel Macron qui autorise également l'Ukraine à se servir d'armes occidentales pour frapper sur le sol russe des cibles militaires pour que l'Ukraine puisse se défendre est-ce qu'il a eu raison vous avez entendu Vladimir Poutine qui dit bah si c'est comme ça nous on va armer d'autres pays pour frapper les intérêts occidentaux mais écoutez je vois pas très bien de quoi il parle en fait là Vladimir Poutine quel autre pays parce que les Occidentaux n'ont pas franchi une frontière et pour rentrer en guerre avec un autre pays les Européens donc je sais je vois même pas de quoi il parle c'est des menaces un petit peu en en l'air assez assez menaçantes il est vrai mais la réalité de la guerre c'est qu'aujourd'hui beaucoup de choses se passent depuis le sol russe et qui font des dizaines de milliers de victimes en Ukraine donc on peut pas faire comme si cela n'existait pas et donc soutenir l'Ukraine ça veut aussi dire aussi dire cela l'Élisée qui n'a invité ni Vladimir Poutine ni même la Russie aux commémoration du 6 juin il a raison Emmanuel Macron bah évidemment que le sujet c'est pas de nier que la Russie a eu un rôle historique dans la libération de l'Europe mais le présent de la Russie étant en contradiction tellement manifeste avec son passé de libérateur que évidemment la situation empêchait empêchait que la Russie soit invitée que Vladimir Poutine soit invité à cette commémoration vous imaginez aujourd'hui Vladimir Poutine venant en France au Mémorial de cand il y aurait quelque chose d'indécent et de lait à ce que ça se passe comme ça donc c'est c'est bien que les choses ne se passe pas comme ça il va falloir discuter avec Vladimir Poutine ah il va falloir un jour discuter avec la Russie et avec Vladimir Poutine mais il va pas falloir discuter le dos au mur et le pistolet sur la tempe c'est ça qu'il faut éviter donc c'est pour ça que l'engagement des Européens et des Américains et si précieux en Ukraine aujourd'hui VO diir zelensski en revanche sera bien présent aujourd'hui en Normandie il sera demain à Paris il prononcera notamment un discours devant les député à l'Assemblée nationale c'est une bonne chose qui s'exprime ainsi oui et je vous avoue que j'ai trouvé extrêmement malheureux les propos du président marlex DLR à l'Assemblée et les propos aussi de de de Marine Le Pen le Président zelensk il vient pas faire de la de la campagne européenne président zenski quand il fait son tour des nations européennes il vient demander de l'aide parce qu'il est dans un pays en guerre donc ce genre de ce genre de manipulation de dire qu'il y aurait une forme de de disons d'acte caché avec Zelenski et l'Assemblée nationale moi je trouve ça honnêtement assez assez minable pour être tout à fait sincère parce que on parle d'un dirigeant d'un pays en guerre et sous les bombes voilà on va parler de l'actualité du Sénat actualité qui concerne évidemment au premier plan les Français puisquil s'agit du pouvoir d'achat notamment des prix de l'électricité vous êtes membre de la Commission d'enquête sur les prix de l'électricité vous avez auditionné hier le ministre de l'Économie Bruno le ma avant d'en parler avec vous on va voir les temps forts de cette audition avec y F qui nous [Musique] rejoint bonjour Yan bonjour Orian bonjour monsieur le sénateur bonjour etan hier Bruno Lemer ministre de l'économie était donc auditionné au Sénat par la commissions d'enquête sur les prix de l'électricité une audition vous avez suivi évidemment oui la commission cherche à comprendre pourquoi les prix se sont envolés et euh donc comment optimiser le système électrique dans le futur Bruno Lemer est arrivé avec une carte et sur cette carte la France en vert les autres pays dans des couleurs plus foncées le ministre voulait souligner que nous sommes l'un des seuls pays d'Europe à fournir une électricité décarboné à des prix raisonnables alors comment explique-t-il les problèmes rencontrés ces deux dernières années à savoir un risque de blackout à l'hiver 2022 et la nécessité d'importer massivement une électricité à cher écoutez Bruno Le Maire en 2022 nous avons eu une triple crise d'abord l'invasion russe en Ukraine qui a fait flamber les prix du gaz dans le même temps nous avons une production de barrage et hydroélectrique beaucoup plus faible en raison d'une pliométrie basse qui a réduit de 20 % la production qui est je le rappelle la moins coûteuse aujourd'hui d'électricité décarboné qui est la production hydroélectrique enfin 3è élément de cette crise de 2022 de nous avons eu un problème que chacun connaît bien avec des problèmes de corrosion sous contrainte sur les circuits de certains réacteurs nucléaire qui ont amené une baisse de plus de 20 % de la production du parc nucléaire français pour dire les choses simplement un malheur n'arrivant jamais seul nous avons eu ces trois malheurs à la fois voilà monsieur le sénateur le ministre dit un malheur n'arrivant jamais seul est-ce que vous avez le sentiment que le gouvernement a tiré les leçons de cet épisode pour le futur bah ce qu' on peut dire c'est que les les ce qui est évoqué par Bruno Lemer n'est pas faux c'est-à-dire qu'en effet on a eu un problème de production au moment au moment des des des du problème du risque de blackout qui était qui était référencé en France donc ça ce qu' dit sur l'explication elle est juste après Bruno Le Maire vous savez franchement c'est c'est c'est lui qui le dit il y a quelques jours il dit je suis le Sauveur autoproclamé de l'économie française le Sauveur il a quand même u j'ai sauvé j'ai sauvé l'économie française on parle d'un pays avec une croissance en berne avec un chômage en hausse avec des déficits jumeaux déficit de la balance commerciale habissal avec un déficit industriel habysal et on parle de déficit évidemment des comptes publics donc la question c'est la suite et l'avenir moi ce que j'ai entendu hier je lui ai posé des questions sur l'avenir industriel aussi du pays parce que vous savez que l'industrie c'est l'énergie sans énergie on fait pas d'industrie ce qui était l'acqui français ce qui était au cœur du pacte social c'était le fait qu'il y a une énergie décarbonée c'est vrai et surtout bon marché pour pour les Français ce que je peux vous dire c'est c'est que moi je lu posé des questions sur les voitures photovoltaïques les voitures vous allez y venir on va y venir mais juste sur le nucléaire parce que le nucléaire c'est c'est très c'est c'est très bien le nucléaire nucléaire en effet c'est une énergie décarbonée c'est une énergie qui en revanche pour la poursuite du programme nucléaire français n'arrivera qu'en 20135 et donc d'ici là il va falloir en effet massifier le renouvelable mais le nucléaire le problème nucléaire français nous évidemment on est en soutien du programme nucléaire français il y a pas de c'est très bien c'est c'est pas le discours qu'on a entendu c'est-à-dire il y a quand même eu la fermeture de fahe on est d'accord moi je dis moi je c'était une erreur fhe Ctait évidemment il fallait pas la fermer bien sûr et ça veut dire que là parce que là il y a encore dans la loi de programmation plur annuelle de l'énergie pardon il y a encore la fermeture de 14 réacteurs il faut revenir il faut laisser ces réacteurs ouverts mais en fait si vous voulez regardez c'est le le le sujet c'est c'est déjà c'est une question de sécurité donc la question c'est est-ce que on peut prolonger la vie des réacteurs nucléaires jusqu'à un certain point lorsque la ils arrivent à leur terme évidemment il faut les fermer mais dans l'intervalle il faut aller au au bout de la vie des réacteurs vous voyez bien la situation d'un point de vue énergétique moi j'ai pas envie que mon pays ce soit l'Allemagne drogué au gaz russe et qui ne sait pas comment il sort et il est indépendant énergétiquement donc évidemment le nucléaire il fait partie du mix pour un bon moment dans ce pays évidemment et d'ailleurs le rachat des turbines arabelles et de l'usine de Belfort et de la la branche de général électrique est en ça une bonne chose qu'on maîtrise qu'on maîtrise le cycle nucléaire mais il y a quand même est-ce que la barre pardon la la la F du nucléaire en France parce que y a quand même une baisse de la production nucléaire c'est pas dû au socialistes notamment et à Françis Hollande et à leur alliance avec les écologist faut faut faire la part des choses vous avez raison pour ce qui concerne fenhe pour ce qui concerne ce qu' a dit Bruno le c'est des questions internes à EDF lié à la corrosion c'est pas les socialistes qui font la corrosion sous contrainte on Ain plein de défauts mais on fait pas de la corrosion sous contrainte dans les central nucléaires français donc les problèmes internes à l'organisation au niveau de DF et lié au problèmes qui ont été rencontrés sur c'est ça qui a le plus évidemment parasité le mix énergétique ces dernières années y on continue et au cours de la commission le le ministre a rappelé son ambition et ses projections pour la production électrique dans les prochaines années aujourd'hui sur l'année 2024 la France produit 640 60 terrawh en 2030 le pays aura besoin de 560 terwh 2035 640 2050 860 autrement dit selon les projections du ministre il faudrait doubler en 25 ans la production d'électricité soit en une génération parce que les besoins des nouvelles industries notamment numériques vont augmenter mais aussi en raison des voitures électrique et vous avez posé une question justement à ce sujet monsieur le sénateur Bruno Le Maire maintient l'objectif de d'un arrêt de la vente de véhicule thermique ne9 en 2035 pour développer une industrie automobile électrique sur le continent est-ce que vous êtes d'accord avec cette stratégie mais tout à fait enfin pour les pour 2035 il y a pas de sujet il y a il y a bien que Marine Le Pen qui considère que passer d'une technologie à l'autre alors que les Chinois et les Américains ont fait un virage monumental et que demain on aura plus de d'industrie automobile en Europe si on ne fait pas le virage de l'électrique la vérité c'est qu'on est déjà en retard sur l'électrique le sujet c'est pas de différer le sujet c'est pas de d'aller plus plus plus loin le sujet c'est d'être en retard on parle on parle de la fin on parle attendez je vais aller sur C sur ce que vous allez me dire j'ai une petite idée ce que vous allez me dire on parle de l'interdiction en 2035 de la vente de véhicule neuf ça veut dire que si vous achetez en 2034 un véhicule thermique qui va vivre 15 ans en moyenne ça nous emmène quasiment en 2050 donc on va pas me dire qu' un secteur en 25 ans il a pas le temps de bifurquer et vous voyez chaque année le prix des véhicules électriques baissé donc vous verrez qu'en 2050 le prix des véhicules électriques sera bien sûr bien inférieur à ce qu'il est aujourd'hui donc en fait on joue sur les peurs des gens parce que en effet aujourd'hui le THM le l'électrique c'est plus cher quoi que en Chine ils sortent maintenant des véhicules électriques à 20000 € d'accord et le sujet c'est comment on se fait pas inonder et commment on n pas notre industrie qui disparaît en Europe donc tout ça c'est la démagogie de Marine Le Pen alors que on a une filière industrielle dans ce pays c'est du patriotisme de potill que vous AZ entendu Jordan Bardella pendant toute la campagne il a dit attention l'interdiction en 2035 de la vente de véhicule neuf c'est ça va pénaliser les classes moyennes et les foyers modestes mais c'est mais c'est un c'est c'est pour moi c'est un mensonge voilà c'est c'est un mensonge pur et simple parce que chaque année je vous le dis encore une fois on voit le prix du véhicule électrique baisser chaque année jusqu'en 2035 encore une fois on parlerait de pénaliser les classes les classes populaires en 2050 il connait le prix de la voiture électrique Jordan Bardella en 2050 franchement c'est se moquer du monde donc il joue sur toutes les peurs vous savez hein la peur de l'autre la peur de du fait qu'on pourrait pu circuler en voiture quand on est classe populaire c'est ça c'est c'est leur fond de commerce donc ils sont là où on les attend voilà où on les attend et c'est assez c'est assez terrible par fait des familles derrière moi c'est quand même ça que je veux dire c'est que dans le secteur industriel et automobile il y a des centaines de milliers de gens qui vivent de l'industrie automobile et que si on continue à prendre le retard qu'on prend on va être en grande difficulté je posais pardon j'aimerais bien continuer sur sur ce sujet je posais à Bruno Le Maire la question de qu'est-ce qu'on fait de ces milliers dizaines de milliers de voitures électriques chinoises qui inondent les portes du nord de l'Europe à envers on rajoute des parkings pour qu'il ait plus de voitures électriques chinois à stocker je lui demande est-ce qu'on fait des quotas je lui ai demandé est-ce qu'on augmente les droits de douan comme aux États-Unis où ils sont à 100 % pour préserver notre industrie automobile électrique dans l'enfance et pour qu'on puisse nous en sortir il a renvoyé à la commission c'est vrai que c'est le rôle de la Commission j'aurais bien aimé avoir la vie du ministre de l'économie de mon pays pour savoir comment on accompagnait nos industriels sinon on se retrouve avec la stratégie de de Carlos de Tavares chez stantis qui dit bon ben moi je prends je prends la vague he donc je vais commercialiser aussi des petites voitures chinoises puisque de toute manière personne ne nous protège exactement pour y arriver regret qu'il a fait ça c'est quoi c'est un manque de patriotisme il aurait pas dû le faire en fait c'est moi je je on peut dire c'est un manque de patriotisme on peut aussi dire en fait il faut qu'on réinvente le rapport public privé en Europe c'est-à-dire Queen fait si vous dites à Monsieur Tavares que vous allez pas le protéger contre le fait qu'il va être inondé de voitures chinoises bah il va essayer lui son son but c'est de faire du profil c'est c'est c'est c'est c'est sa fonction donc il va essayer de trouver des moyens d'en commercialiser lis il va il va essayer de prendre la vague donc ce qui ce qui ce qui dit donc en fait si on veut que que Carlos Tavarez ait une autre stratégie hein c'est pas un enfant de cœur Carlos Tavarez mais si on veut qu'il ait une une autre stratégie faut quand même qu'on soit protégé qu'on protège l'industrie européenne électrique émergente aujourd'hui on pas aujourd'hui on est d'une naiveté absolument estce qu'on a les moyens parce qu'il y a l'avance sur les voitures où effectivement on reçoit beaucoup de de voitures chinoises mais aujourd'hui pour les composants ils sont également chinois pour fabriquer les voitures électriques sur le sol français est-ce qu'on sera est-ce qu'on aura les moyens de pas dépendre de la Chine d'ici 2035 alors on a on alors on a lesors la question c'est dans la vie ce qui compte c'est pas de d'être totalement autarcique et indépendant c'est de qu'il ait des interdépendances c'estàdire que si on dépend d'eux sur ça il dépendent de ça sur nous vous voyez ce que je veux dire c'est qu'en fait chacun est dans une forme de dépense la Chine ne peut pas se priver du marché européen qui est le plus grand marché du monde et le marché le plus riche du monde donc c'est juste que nous on on susutilise les les outils qui sont à notre main quand les Américains augmentent de 100 % sur les voitures électriques les droits les droits de douane aux États-Unis et bien ils font un acte aussi pour protéger leur industrie sinon demain il se passe pass sera je vous le dis je vous le signe ce qui s'est passé sur le photovoltaïque c'est-à-dire aujourd'hui quand vous posez une plaque de photovoltaïque en Europe vous avez neu fois sur 10 un panneau qui vient de Chine et il y a plus personne mais vous le dites les marchés ils sont interdépendants quand la Commission européenne a menacé de taxer la Chine qu'est-ce qu'elle a fait la Chine elle a menacé de taxer en retour des produits européens notamment des produits français comme le cognac parce que du coup ils sont pas en position de force ils sont pas en position de force parce que nous on le fera de manière différente c'estàdire que eux le problème qu'on a avec la Chine c'est le dumping généralisé le fait que tout est sur sububventionné le fait qu'en fait c'est pas de la concurrence sur un même niveau on ne joue pas sur un jeu égal on joue sur un jeu qui est totalement différent et peut-être qu'il y aura des rétorsions commerciales mais voyons déjà voyons déjà ce qui ce qui pourrait se passer si on le fait on l' on on l'a pas on n jamais essayer de le faire on est la seule zone du monde qui est dans cette forme d'adolescence prolongée qui espère que le monde sera un grand village où tout le monde se serra la main c'est pas comme ça que c'est en train de se passer et on ne peut pas se dire qu'à la fin ici on fait du luxe du tourisme et un peu de service voilà c'est c'est pas c'est pas comme ça qu'on est dépendant et et et je finis sur un point on a quand même accepté pendant 40 ans le déménagement d'une quantité de production industrielle aujourd'hui la Chine c'est autant en production industrielle que les États-Unis et l'Union européenne réunie d'accord on peut pas Contin continuer comme ça et dépendre d'une tyrannie étrangère pour ce qui concerne les biens essentiels de nos compatriotes on parle des prix de l'électricité évidemment C questions vont-ils baisser question la question qui intéresse tout le monde elle a été posée par le président de la commission ça intéresse les particuliers les professionnels qui ont souffert ces dernières années écoutez la réponse de Bruno Lemer à la question les prix vont-ils baissé il y a des éléments qui poussent à la hausse je vais faire mon Orand les éléments qui poussent à la hausse c'est la très forte demande d'électrons dans les années à venir l'industrialisation est une électrification et l'industrialisation verte est une électrification décarbonée massive donc ça pousse les coûts à la hausse ensuite l'augmentation des capacités de production que ce soit les ENR ou le nucléaire et la sobriété qui est à mon avis un des champs extrêmement prometteurs de réduction des coûts tire les prix à la baisse si à ça on ajoute les incertitudes géopolitiques actuellement vous l'avez compris le ministre de l'Intérieur ne s'engage sur aucun prix pour les années à venir vous monsieur le sénateur est-ce qu'à l'issue de ces ces auditions vous avez une intuition alors écoutez moi moi je ne peux pas m'engager non plus sur un prix ce serait franchement ce serait ce serait ce serait faire n'importe quoi de de s'engager sur un prix vous avez vu en effet la trajectoire d'électrification et les besoins électriques personne aujourd'hui n'est capable de dire ce qu'on sait c'est que les choses se sont calmées sur le marché de l'électricité que la France a retrouvé son rôle de puissance exportatrice mais vous dire dans 30 ans alors qu'on est c'est sur des timings d'électrification qu'on peut pas mesurer des niveaux de sobriété donc de changement culturel au sein de la société des innovations techniques qui vont permettre aussi de minorer l'utilisation d'électricité vous vous dire aujourd'hui ce que seront exactement les prix de l'électricité demain c'est très difficile ce qu'on peut dire aux Français pour ne pas leur mentir en revanche c'est que il y a un mur d'investissement sur l'électrification et que ce mur d'investissement il se traduit évidemment sur les factures ça pèse sur les factures mais c'est un marché donc s'il y a une offre et une demande et donc si la production arrive à aller plus vite que la demande ou au moins au même niveau et ben dans ce cas-là les prix vont rester stables si la production arrive moins vite que la demande et ben dans ce cas-là les prix vont monter vous voyez donc personne ne peut honnêtement le dire parce que c'est l'état géopolitique du monde qui le dicte c'est les technologies euh vous savez ce que disait schumpetter on sait pas combien il reste d'innovation dans le giron des dieux personne ne peut vous dire à quel point on va gagner de l'efficacité énergétique dans les prochaines années et c'est évidemment bah la capacité du pays à avoir de la sobriété dans les comportements individuels et dans les comportements de chacun donc vous voyez on est dans une équation où il y a trop d'inconnus pour faire des réponses euh alors je veux pas faire une réponse de Normand mais pour faire des réponse toute faite en tout cas voilà et sur le et sur le mur d'investissement que vous don que vous évoquez il aid le nucléaire avec la construction d' moins six petits réacteurs il y a aussi le renouvelable et là le ministre a rappelé qu'il veut avancer sur l'éolien sur le photovoltaïque aussi sur le l'hydroélectrique mais dans des proportions contenu pour les écologistes c'est pas assez vous vous en pensez quoi pour moi il faut aller le plus le plus vite possible il faut aller le plus vite possible en tenant compte en effet des effets d'acceptabilité sociale vous voyez moi je viens de la Picardie je suis dans un endroit où maintenant la préfecture il y a tellement d'éolienne que le taux de refus d'installation et passé au 2 ti3 parce qu'en effet il y a des effets d'encerclement il y a un certain nombre de difficultés qui peuvent se poser donc il faut tenir compte de l'acceptabilité sociale c'est évident mais il faut quand même aller le plus vite possible parce que le programme nucléaire français il est à disposition si f tient les délais qu'à partir de 2035 donc a quand même tout un moment où il va falloir continuer à augmenter la part de renouvelable c'est dans l'intérêt du prix de l'électricité que paiont les Français parce qu'encore une fois on est dans cette course poursuite entre l'offre et la demande donc il faut une offre pour que il y ait de l'électricité à bon marché merci Dian à tout à l'heure à tout à l'heure on évoquera les les la polémique actuellement sur les prises de parole d'Emmanuel Macron et sera difficile à rater ce soir sur les GT de 20h et sur les chaînes infos ce sera suivre évidemment dans le club on va voir l'actualité dans nos régions maintenant Alexandre wiy on va à tour on retrouve Michel Texier bonjour Michel merci beaucoup d'être avec nous Michel rédacteur en chef de TV tour et vous allez nous parler de Duralex évidemment la mythique vererie française qui est en difficulté placée en redressement judiciaire la justice lui a accordé hier un surcis et oui le tribunal de commerce d'Orléan se penchait sur les offres de reprise hier donc vous l'avez dit he quatre offres tout dites incomplète et vient d'accorder donc ce délai supplémentaire de 3 semaines pour permettre à d'autres repreneurs de se faire connaître l'une des l'un des projets est une scope d'ailleurs porté par le directeur et les salariés Duralex ces quatre redressements en 20 ans Duralex a bénéficié dernièrement de 15 millions d'euros de l'État pour faire face à la crise énergétique qui avait obligé l'entreprise à éteindre ses fours pendant plusieurs mois en 2023 la société doit régler une mise à niveau de son droit à polluer estimé à 1,3 million d'euros puis a différentes raisons comme l'inflation ou encore la concurrence qui mettent Duralex à nouveau en difficulté la question est simple une société comme Duralex emblématique mais d'une technologie dont on voit qu'elle n'est peut-être plus adapté aux contraintes actuelles doit-elle être soutenue encore par les pouvoirs publics et comment concrètement Alex alors il y a merci en tout cas de de de de cette question qui est intéressante moi je je dis plusieurs choses d'abord il y a quand même l'idée en effet que on pourrait dans un certain nombre de secteurs faire jouer la commande publique puisque la commande publique c'est 8 % du PIB nous ce qu'on promeut dans cette élection européenne par exemple c'est un by European Act c'estàdire le fait qu'on qu'on privilégie dans unombre de secteurs ce type de choses ensuite il y a la question qui vient et qui était celle que nous venons d'évoquer qui est celle de l'énergie en fait pour des industriels la question de l'énergie bon marché c'est une question essentielle pour faire face à la concurrence internationale ensuite il y a par rapport à la concurrence internationale vous savez un mécanisme maintenant en Europe qui s'appelle le mécanisme d'ajustement climatique aux frontières qui est censé pénaliser les endroits qui sont des havres de pollution qui donc produisent dans des conditions qui sont totalement différentes monsieur évoquait le fait qu'il faut régulariser des droits à pollués en Europe ce marché des droits à pollués il existe pas partout dans le monde donc si on veut que les industriels en Europe ils puissent continuer à travailler il faut que à l'entrée grâce à ce mécanisme d'ajustement qui est aujourd'huiè très imparfait où il y a beaucoup de trous dans la raquette on puisse faire face et puis vous disiez monsieur il y a en effet plusieurs solutions qui sont sur la table il faut accompagner parce que lorsque un savoir-faire disparaît il disparaît pour toujours je sais qu'il y a une scope notamment si je dites-moi si je dis une bêtise qui est en train de se mettre en place ils ont prolongé pour de nouvelles offres mais aussi me semble-t-il dites-moi si je dis une bêtise encore une fois pour compléter pour que les uns et les autres puissent compléter leur offre qui est inaboutie donc moi je regarde les choses de près j'espère que on trouvera une solution et j'espère que le redressement pourra se poursuivre et qu'on nira pas vers une liquidation parce que ce serait dommage pour une belle marque française une marque de notre histoire qui est produit depuis très longtemps dans notre pays Michel un autre sujet qui qui traverse notre territoire c'est notamment celui de des des difficultés des entreprises à nouveau en 2023 le tribunal de commerce d'andr Loire a enregistré 510 procédures de redressement ou de liquidation c'est 150 de plus qu'avant la cause c'est notamment bah le remboursement des PGE les prêts garantis par l'État qui avaient été mis en place pendant la période de covid c'est aussi évidemment le coût de l'énergie et les URSAF gelés qu'il faut régler c'est essentiellement des TPE et des et des des PME qui sont touchés par ces redressements comment mieux aider on a le sentiment que quand il faut mettre des aides et ça a été le cas c'est assez simple entre guillemets mais par contre que la sortie de ces aides est plutôt violente comment réguler un petit peu mieux et les aides et la sortie des aides vous avez raison c'est un sujet c'est un sujet compliqué c'està-dire que si vous regardez les dernières années en effet il y a eu beaucoup moins de défaillance d'entreprise pourquoi parce que dans les tribunaux de commerce avec le pgeah il y avait plus grand monde parce que vous aviez une possibilité d'ouvrir une ligne qui vous permettait même quand vous étiez en difficulté de tenir tenir le coup même quand vos difficultés n'étaient pas seulement conjoncturelles et qu'elles étaient structurelles donc partout en France il y a si je peux me permettre l'expression quand même une forme d'effit de rat trppage de ces années-l et en effet c'est difficile de sortir de ces dispositifs parce que on se retrouve avec des entreprise dont on sait pas si il y a un problème juste conjoncturel ou structurel donc c'est c'est c'est absolument c'est c'est un sujet qui est qui est complexe ce qu'on peut ce qu'on peut dire en tout cas c'est que sur les TPE PME en effet la question des coûts de l'énergie elle est centrale elle est elle est vitale dans tout un tas de secteurs notamment les secteurs qui ont qui font le plus de valeur c'est-à-dire aussi les un certain nombre de secteurs industriels et que donc c'est là-dessus que sur le long terme il faut jouer on peut pas avoir des dispositifs d'urgence pour toujours il faut avoir dans notre contrat social ce que je disais tout à l'heure cette énergie bon marché qui a été le socle aussi de la prospérité du pays merci Michel merci beaucoup Michel Texier d'avoir été avec nous rédacteur en chef de TV tour et Merci à VOUS Alexandre merci de nous avoir accompagné pendant cette première demi-heure dans 20 minutes dans le club on va parler de l'enjeu politique de cette journée de commémoration alors que les européennes sont dans 3 jours et qu'Emmanuel Macron doit s'exprimer ce soir on verra tout ça avec nos spécialistes mais d'abord on va parler de l'histoire c'est un historien qui nous rejoint Vincent Duclair
Alexandre Ouizille