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interviewPublic Sénat· 21 juin 2022 11 min

« La période jupitérienne est terminée », affirme Olivier Faure après sa rencontre avec Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

républicain avec la volonté de se comprendre moi je lui ai rappelé ce qui donne aux positions que nous avons défendues dans l'élection législative et qu' il ya évidemment une disponibilité pour avancer sur des sujets sur le pouvoir d'achat si si par exemple sur les salaires il est prêt à passer le smic à 1500 euros nous sommes disponibles nous avons discuté des différents points sont les questions institutionnelles sur des questions écologiques sur les questions salariales souhaite une pouvoir d'achat là pour essayer de faire avancer le pays moi je ne sais pas ce qu'il en retient draps je suis venu dire ce que je portais avec l'ensemble de mes collègues de la nouvelle union populaire écologique et sociale maintenant c'est à lui de dire quel est le chemin qui veulent entreprendre est ce qu il entend ce que les français owni on a beaucoup parlé de la façon dont on percevait la société française et ceux qui affleurait sa colère son exaspération ce sentiment de ne plus être entendu par le monde politique et donc c'est à lui maintenant de faire des propositions et on verra ce qu'il retient de ce que les uns et les autres ont pu lui dire et de quel côté il fait pencher la balance il m'a beaucoup interrogé il m'a beaucoup demandé ce qu'était notre position qu'elles étaient les sujets sur lesquels vous souhaitez avancé et donc je n'ai rien dit de très original par rapport à ce que j'ai défendue dans la campagne électorale donc j'ai défendu le fait qu'on puisse être aller très loin sur la question salariale sur la question des retraites sur la question du pouvoir de vivre qu'il fallait en finir avec nos préventions permanente sur les déficits sur la dette etc quand on a une dette climatique qui est devant nous et qui va être à l'origine d'une une extinction du bas sixième extinction de masse que nos enfants nos petits enfants vont connaître des défis climatiques que nous personne n'a jamais connu donc qu' il est temps d'agir et que sur ces questions là il faut aller très loin et effectivement innover les français ont été claires d'un message qu'ils ont adressées ils ont à la fois élu un président ils n'ont pas voulu donner de majorité absolue donc la période jupitérienne elle est terminée et c'est les français qui l'ont dit c'est pas c'est pas moi qui le dis et je pense que il faut que le président en prennent conscience et qu'il accepte d'entrer dans une autre phase qui est une phase beaucoup plus parlementaire où il faut chercher à entendre les poings nus et pas seulement dressé dans un périmètre restreint mais de chercher à entendre toutes et tous et je passe au passage je lui ai rappelé que nous n'étions pas l'extrême gauche et que même la france a soumis ce n'est pas l'extrême gauche et qu'il n'y a pas de point de comparaison possible entre l'histoire et ce que porte l'extrême droite est ce que porte la gauche y compris la gauche radicale et qu' il fallait maintenant s'entendre sur périmètre et sur ce que j'en avais rasoulof voilà il va falloir continuer les changes à faire nos institutions il ya un parlement qui est fait pour ça c'est très prudent en fait il n'a pas me dire aujourd'hui d'abord il consulte pas seulement premier secrétaire du parti socialiste que je suis et donc il va entendre tout le monde et après il dira quel est le chemin qui est le sien moi je vais à ce stade je ne sais pas très bien que retenir de ce qu'il m'a dit un échange nourri après que va-t-il en faire est-ce que c'est simplement une mise en scène qui me permet de dire qu'il a consultés ou est ce que il a vraiment l'intention d'entendre ce que l'on dit les français à savoir qu'il fallait tourner différemment c'est à lui que revient la réponse et on sera dans les prochains jours je crois que c'est pas à moi qu'il fit ce type de confidences donc j'en sais rien fait ce qu'avec moi ce que je lui ai dit c'est que la question du casting ne m'intéressait pas du tout je ne suis pas le drh de la macro ni et au fond ça m'est complètement indifférent de savoir qui est à matignon la seule chose qui m'intéresse et qui m'intéresse même beaucoup c'est de savoir ce qu'on va dire aux françaises et aux français est-ce qu'on va les entendre ce alors même qu'ils nous ont dit que il était dans une forme de souffrance sociale qui ne pouvaient plus aligner leurs fins de mois on va bientôt être dans une période de vacances il ya quatre enfants sur 10 qui ne partiront pas en vacances c'est des questions qui sont essentiels si on c'est y répondre alors les français comprendront vous avons été utile si nous sommes dans une forme de jeu perpétuel car là c'est tout le monde depuis longtemps alors nous serons un jour tous boeing mais oui mais parce que je n'ai pas de raison de dire autre chose en sortir parce que je suis rentré en vous disant ce que je dirai au président et je lui ai dit ce que j'avais prévu de lui dire et donc je lui ai rappelé quelles étaient nos positions je n'ai pas non il m'a pas dit l'aïe est beaucoup plus habile et prudent que ça je pense que il cherche à comprendre quelles sont ses marges de manoeuvre quels sont les des chemins qu'il peut emprunter et essayer deux mois je de ce que j'ai compris de ceux qui me lisent à jcs cru comprendre qu'il avait entendu le message des français au sens où il ne pouvait plus être le président l'omniprésident le l'hyperprésident et qu' ils prenaient acte de ce que ce message et qu'il avait donc une autre façon de gouverner à inventer et après quelle sera sa façon d'y répondre complètement ça fait ça c'est j'imagine en gestation dans son service dans son cerveau et puis sans doute at-il besoin d'en parler aussi avec ceux qui forment sa majorité relative donc ne pouvait pas y avoir de conclusion à cet échange qui doit se prolonger avec d'autres et dans la coalition que je représente pas seulement celle de la du ps il va recevoir aussi écologistes communistes et insoumis et il va aussi avec eux avant ce dialogue c'est échanges que nous avons pu avoir et pour mener des réformes le cas s'est finalement bien non moi je a tendance à penser que enfin vous le voyez bien nous sommes non pas dans la côte de maclean's dans la cour de l'elysée ce qui signifie qu est ce qui signifie que matignon est en réalité l'endroit où s'exécutent la pensée présidentielle mais le pouvoir il est à l'elysée et nulle part ailleurs nous ne sommes pas en cohabitation nous sommes avec une première ministre qui finalement détient sa fonction du seul fait du président de la république m et ce n'est pas elle qui reçoit celui qui reçoit c'est le président parce que c'est effectivement lui qui est à la manoeuvre et c'est lui qui prend en charge les sujets donnés dans l'élection législative c'est le premier rendez vous donc il n'y a pas de précédent voilà donc je n'ai jamais été reçu comme chef de parti dans précédent quinquennat c'est déjà en soi nouveautés n'ont jamais non il y a il avait reçu les présidents de groupe mais jamais les chefs de parti et donc on était resté sur l'institutionnel cette fois ci une dimension qui est plus politique et c'est la raison pour laquelle on est passé des présidents de groupe aux chefs de partis les sentiments non mais ça ce serait un effort assez vain donc non non je pense que il entendra les choses assez comparable de mes collègues il faut comprendre que j'entends beaucoup dire ce pays est bloqué rien n'est possible etc je n'y crois pas le pays n'est pas bloqué le pays attend des réformes qu'ils soient des réformes de structure et puis il attendait et des réformes qui permettent de vivre mieux et de vivre dignement la revendication des gens n'est pas de devenir tous milliardaires elle est de pouvoir vivre de leur travail dignement ce que j'ai dit au président par exemple je lui ai dit j'entends que sur le pouvoir d'achat vous voulez à nouveau agressé des chèques aux français mais il ya quelque chose du million dans cette politique là parce que les français ne demandent pas l'aumône ils veulent simplement pouvoir vivre dignement de leur travail et quand ils ont accompli leurs 35 heures par semaine et ils ont travaillé tout le moins ils pensent que à la fin il met quelque chose qui allait de vivre de nourrir les enfants d emmener en vacances soit payé des loisirs et de leur acheter à quesnoy noël ça je pense que ça fait partie des choses qui rendent la vie digne et le fait d'être toujours dépendant d'une allocation d'un chèque de serre dont on ne sait pas très bien s'il reviendra simon viendra pas oui je dois stabilité ils veulent simplement être reconnus dans leurs efforts ce qui est bien le moins qu'on puisse en reconnaître j'en sais rien en fait on peut toujours espérer en fait je manuel macron a eu un premier quinquennat vous il a concentré de manière extraordinaire tous les pouvoirs dans ces seulement je pense j'espère qu'il a compris que cette période-là était totalement achevées et que ce n'était plus possible et que les français lui ont signifié assez nettement et comme je pense qu'il était un observateur attentif de ce que disent les français ça ne peut pas lui avoir complètement échappé mais nous verrons en fait ce qu'il propose moi je ne veux pas me prononcer [Musique]