Anouk Grinberg : "Il faut que les hommes comprennent que quand ils nous violent, ils nous tuent"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
ça fait 50 ans que le viol a eu lieu je le vis encore dans ma chair chaque jour chaque nuit les hommes ils savent pas il faut qu'ils comprennent [ __ ] quoi il faut qu'ils comprennent que quand il nous touche de force quand il n force quand il nous violent il nous tue j'espère que les hommes qui font ça ne savent pas le mal qu'ils les font c'est fou que la société entière est applaudie euh l'humiliation on des femmes c'est dire à quel point il y a quelque chose de si archaïque si ancien et si profond dans le dysfonctionnement entre les hommes et les femmes et blié à à j'allais dire magnifier ça il en a fait il en a fait une ode l'omerta c'est une entreprise de mort qui est pire que l'inceste c'est c'est ça peut vous rendre fou vraiment c'est un livre qui m'a bousculé même plus que ça parce qu'il parle beaucoup d' une période où moi j'essayais de comprendre qui j'étais quelle femme avec ses traumas cachés et ses désirs encore inavouables et je découvrais alors à nougberg dans merci la vie j'ai jamais trop réussi à dire pourquoi elle me bouleversait ce film pour elle a été le début et ou la suite d'une violence je ne le savait pas à l'époque Anou grberg prend la parole régulièrement pour soutenir les femmes qui dénoncent les viols et les agressions qu'elles ont subi sur les plateaux de cinéma mais elle n'avait jamais parlé de ce qu'elle avait vécu elle le viol l'inceste les violences sexuelles le Sy ème elle a choisi de l'écrire dans un livre qui sort aujourd'hui respect c'est son titre respect en effet bonjour an nous GRI bonjour et merci bienvenue dans l' midi de culture je suis ravie de vous recevoir vous publiez donc respect un livre dans lequel vous brisez le silence qui vous a été imposé très longtemps autour des viols de l'inceste de l'emprise d'un homme de ce que ça a fait de vous mais il est question de vous mais vous insistez beaucoup sur le fait que vous inscrivez ce vécu dans un ensemble de violence fait aux femmes vous vous placez dès le début au côté de toutes les femmes en fait mais je pense que sans sans le mouvement Mitou je me serais jamais réveillé de ma de de cette espèce d'insensibilisation que je me suis quasi imposée pour survivre en fait à aux agressions qui ont jalonné ou percer ma vie oui il y a il y a il y a un mouvement très vertueux et assez fantastique qui se passe en ce moment autour des femmes et des relations hommes et femmes et j'avais l'impression que euh mon histoire pouvait apporter une bûche au feu euh ce feu qui est qui est qui est pas dévastateur au contraire qui est là pour réparer le tissu entre les hommes et les femmes il y a je raconte mon histoire mais je sais qu'en racontant mon histoire euh je parle d'un nous je parle de de millions de femmes si ce n'est de milliards qui sont agressé plus ou moins violemment parfois très violemment euh et qui à la suite de ça sont brisés à jamais et se taire dans un silence euh qui est le propre de ces crimesl les crimes sexuel c'est que je ne comprends pas ce qu'il y a avec ce [ __ ] de crime quoi comment ça se fait que les victimes sont coupables et que les coupables sont innocents il y a quelque chose qui vraiment tourne par on et qui évidemment est le le le le travail inconscient de la société ou des familles qui fabriquent le déni qui fabrique l'omerta c'estàd que quels que soi les viols par les viols ou les violences par lesquelles on est passé c'est à la femme d'avoir honte c'est à la femme de se taire c'est à la femme de ravaler son envie de mourir qui est qui est que les hommes distill en nous les hommes ils savent pas il faut qu'ils comprennent [ __ ] quoi il faut qu'il comprennent que quand il nous touche de force quand il n force quand il nous violle il nous tue on a beau être vivant encore on a beau marcher dans les rues travailler avoir des maris des enfants quelque chose est mort en nous et eux ils rigolent eux ils rigolent derrière l'enceinte de l'impunité et ça suffit vraiment ça suffit quoi vous dites ils n'ont pas conscience j'espère j'espère que les hommes qui font ça ne savent pas le mal qu'il font tout le mal qu'ils font parce que un viol un inceste des agressions sexuelles graves il y a rien de tout ça n'est marrant mais ce qu'ils ne savent pas je crois les hommes c'est la la la la profondeur du mal que ça fait et comme ça dure longtemps moi je c'est je parle ça fait ça fait 50 ans que le viol a eu lieu je le vis encore dans ma chair chaque jour chaque nuit euh forcément les relations avec mon amoureux et Dieu sait que c'est un amoureux extraordinaire mais forcément que l'amour est touché par ça parce que parce que tout simplement l'alphabet de des relations sexuelles il est pas infini on quand quand un homme vous viole d'une façon ou d'une autre c'est pas aux antipodes des gestes qu'un amoureux peut vous faire et on on est euh on est marqué comme comme au fer rouge quoi on moi je suis depuis 50 ans hanté par des images de de crime de viol de et j'y peux rien c'est des flashes qui me qui me qui me torture contre lesquels je lutte j'ai appris à lutter avec ça toute façon les femmes qui sont passées par le feu euh elles sont rares celles qui celle qui enfin plutôt elles sont si nombreuses celles qui passeront leur vie à faire semblant d'être normal parce que ça vous rend infirme ça vous rend infirme ça vous leste profondément de d'une d'une honte qui s'entortille à votre colonne vertébrale ça vous laisse d'un mépris de vous alors que c'est aux hommes ce serait aux hommes de de se sentir coupable ce serait aux hommes de réfléchir à ce qu'ils ont fait en se marrant il y a quelque chose qui est propre au au au viol ou au violent c'est que c'est si violent c'est si sidérant que on on n'est plus euh la petite chose vivante qui subit ça on on on c'est comme si on désertait son corps c'est comme si on désertait son âme c'est comme moi moi je m'en souviens très très bien autant pour le viol que pour l'inceste que pour d'autres agressions qui ont encore une fois jalonné ma vie à tel point que je compte les hommes qui m'ont respecté je les compte sur une main une main et mais ce que ça fait les les les viols c'est qu'on est est-ce que les hommes je crois savent pas les hommes ni les femmes ni la justice ni vraiment à vrai dire la société c'est qu'on est moi en tout cas je suis devenue un caillou pour survivre ou vous utilisez ce mot de pierre de Pierre je je ne sentais plus rien je pouvais plus bouger il y avait plus un son qui sortait de moi j'ai dû supporter C cette chose horrible qui a dû durer au moins 1 heure c'est très très long 1 heure et après j'ai remis ma culotte et je me suis tu pendant 50 ans vous aviez 7 ans j'avais 7 ans pour le premier viol j'en avais 12 pour inceste l'inceste c'était pas c'était pas mon frère était pas un homme méchant du tout mais il était aussi peu éduqué que moi aussi peu cadré que moi et et il a joué avec moi euh et le viol le l'inceste c'est c'est quelque chose qui peut c'est une vraie saloperie parce que en tout cas c'était un frère que j'adorais et c'est parce que j'avais confiance en lui parce que c'était mon protecteur parce qu'il avait à mes yeux tous les droits sur moi tous les tous les pouvoirs de Me de me rassurer de me conduire dans la vie et en fait à un moment où j'étais si petite et en formation j'ai été déformée déformée à jamais euh ce que ça a de particulier aussi l'inceste c'est que ça mêle ça mêle pour toujours l'amour et la trahison ça mèle l'amour et le péché et de ça il faut beaucoup beaucoup beaucoup de sang froid pour lutter contre ça après dans sa propre vie de femme c'est pas seulement du sang froid faut on passe sa vie chez le psychiatre on passe sa vie on passe sa vie à aller chez le médecin pendant que les autres rigolent quoi ils sont absolument pas prêt à penser le mal qu'ils ont fait ils sont inconsci et moi j'ai écrit ce livre aussi pour que les hommes comprennent parce que peut-être qu'ils comprennent pas aussi parce que nous les femmes on se taie on se tare dans le la honte on se terre dans le silence et notre silence d'une certaine manière est complice de de de de de de ces dominations euh j'ai aussi essayé dans le livre de de comprendre pourquoi j'avais été l'actrice de ma propre destruction pas seulement je j'étais pas l'actrice de ma destruction quand on m'a violé à 7 ans mais mais même je je en effet oui je parle de Blier avec qui j'ai vécu 10 ans 10 ans 10 ans avec un homme violent c'est beaucoup 10 ans jour et nuit qu'est-ce que j'ai fait [ __ ] qu'est-ce que j'ai fait comment comment j'ai pu être aussi aveugle sur le prédateur qu'il était sur l'objet de ces j'ai j'ai été l'objet de ces fantasmes l'objet de ces délires pas seulement dans le cinéma mais aussi dans la vie et je et j'étais euh presque insensibilisé j'étais j'étais naïve d'abord je croyais qu'il m'aimait en fait il m'aimait pas j'étais il j'étais son obsession ce que vous expliquez aussi beaucoup et ce qu'on comprend là c'est c'est le systématisme le continuum qui se met en place c'est-à-dire et ça c'est très important parce que on le dit assez peu qu'une fois qu'on a vécu une agression sexuelle un viol un inceste jeune petite ça recommence en fait ce qui est arrivé arrivera à nouveau oui parce que il y a il y a quelque chose qui qui entre en vous euh qui est surprenant mais c'est comme ça c'est que on est il y a on a un tel mépris de soi on a une telle horreur de soi on est on a été un déchet pour ces hommes et on le devient pour soi et on se et après comme comme on est abîmé et qu'on veut pas paraître abîmé on veut pas paraître infirme donc on frime et on va au devant des loups on va on se jette dans la gueule des loups parce que en fait parce qu'on a connu la violence et que on retourne à elle il y a aussi quelque chose qui est très étrange c'est que quand on vit ces violents on est on commence à entendre parler de cette fameuse sidération de cette chose où on ne on ne on est on est coupé de ces émotions on est et ça ça ça provoque en soi un espèce de calme qui vous protège de l'agression et ce calme après va être quelque chose qu'on va aller rechercher encore et encore et encore et puis et puis euh donc c'est c'est c'est quelque chose de très pernicieux parce que à la fois ça vous ça vous permet de survivre et et ça vous et ça fait de vous une proie et les hommes le sentent très bien c'est-à-dire qu' il il ils vous font croire qu'il vous aiment et mais ils vous dévorent on est on est leur mangeoir et et eux ils s'amusent il s'amuse il s'amuse avec une avec une souris euh je je moi j'ai pas écrit ça pour me venger j'ai même pas essayé j'ai même pas voulu dénoncer les gens j'ai il y a très peu de noms je dis pas les noms ce que j'aimerais c'est dénoncer un système de domination et essayer de comprendre quel danse macabre se joue entre cette fameuse domination et notre soumission parce que j'ai été soumise j'ai je me suis laissé faire j'ai cru que c'était ça la vie j'ai cru que c'était ça la vie des femmes et des millions de femmes croient que ce que veulent les femmes c'est ce qu'elles sont obligées de vouloir aussi je vous propose qu'on écoute un peu votre vos mots à grberg un petit moment lecture assurée par Oriane de la [Musique] croix nous qui sommes passés par le feu sommes bizarrement honteux et honteuses donc soumis et soumise l'ombre de nous-même la pulsion de servitude volontaire est comme une glaciation du cœur elle dure le temps qu'il faut pour supporter la vérité en soi et oser rompre le silence pour certaines c'est enfermé toute la vie chez moi ça a craqué je n'ai tout simplement plus pu continuer comme avant et ce je ne peux plus est un dragon de calme et de clarté face au pouvoir morbide de ceux qui m'ont fait violence je sais dans ma chair ce qui accompagne les agressions sexuelles depuis le viol l'inceste sans oublier ce continuum de menu agressions qui ont toutes altéré mon identité c'est toujours le déni c'est toujours l'omerta explicite ou pas on m'a dit tais-toi tu es une menteuse une folle une fouteuse de merde une hystérique tu réécris l'histoire tu prends tes désirs pour des réalités tu as bien chercher ce qui t arrivé tu es indigne de l'amour qu'on te porte tu ne mérites que la honte et cetera je sais qu'il suffit de ne plus vouloir être détruite pour être accusée d'exagération ou de fabulation pourtant rien de ce que je dis n'est exagéré j'ai plutôt soustrait ce que je dis beaucoup d'autres l'ont déjà plus ou moins vécu et ravalé c'est une vérité sombre qui traverse les générations les milieux les époques la dire est un acte de vie j'imagine qu'user parler des profiteurs déclenchera une nouvelle salve de calomnie à mon endroit je n'en ai pas peur ce ne sera qu'une épreuve supplémentaire de cette vérité que je mets en commun le monde a peur de sa noirceur et en fait porter la culpabilité à ceux qui la regardent et la dénoncent je connais la violence sourde des dominants rien de nouveau et j'ai eu le temps de surmonter la nausée le dénis l'omerta les mensonges sont la bave des sociétés petites ou grandes ça colle ça glue ça enfonce la honte ça peut tuer parfois mais je ne suis plus une victime je fais face au système qui a tenté de me broyer et continue d'en broyer des je suis prête à affronter sa puissance ou plutôt son impuissance à se regarder et réparer ses [Musique] fautes merci Yian de la Croix merci on sent l'attachement que vous avez à trouver les mots justes c'est-à-dire que c'est une langue extrêmement directe extrêmement droite simple même ah bah oui faut pas faire de chichi et puis je je quand j'écrivais c'était un j'étais pas tac tac tac tac tac tout le temps sur mon ordinateur il y avait beaucoup de moments où où je me disais mais qu'est-ce que j'ai vécu qu'est-ce que j'ai vécu qu'est-ce que c'était que ce souvenir et et mon et j'ai fait l'effort de de me souvenir de choses qui était si enfoui si enterré depuis si longtemps comme dans un caveot et puis une fois que c'est que le souvenir était là il fallait que je comprenne le sens qu'il avait et comment comment ça se rattachait à à à d'autres événements de ma vie parce que en fait ce livre raconte depuis la naissance jusqu'à aujourd'hui le parcours d'une femme qui a été euh attaqué et et et aussi euh comment je me suis relevé parce que j'avais la chance d'avoir la rage j'avais la chance de pas vouloir être celle à qui on avait fait ça donc je je me suis euh arraché par tous les bouts par tous mes moyens au au au malheur à l'envie de mourir et le travail le le le il se trouve que je suis actrice je si vous pleurez dans la journée si vous êtes démoli le soir vous devez briller donc j'avais de toute façon que ce soit dans le jeu ou dans l'écriture ou dans la peinture j'avais et puis la vie avec les amis avec mon fils avec mon amoureux j'avais des des des lieux de réparation mais ce que je peux dire c'est que l'omerta ton parle enfin que que votre collègue a lu un peu euh c'est une entreprise de mort qui est pire que l'inceste c'est c'est ça peut vous rendre fou vraiment c'est je sais j'ai vraiment plusieurs fois voulu mourir préférer disparaître de cette terre plutôt que de continuer à à supporter euh ce silence qu'on m'imposait ce mépris ce cette espèce alors chez moi c'est pas dans ma famille c'est pas festen on se gueule pas dessus on on m'a pas battu on m'a pas hurlé dessus mais on m'a fait taire on m'a fait taire et on m'a fait passer pour on a protégé le garçon tout le monde a toute la FR fratterie à protéger le garçon et et m'a et m'a réduite à à ouais à être une une fouteuse de merde quelqu'un qui qui veut détruire alors que moi je voulais je voulais même pas me venger je voulais juste la qu'on dise la vérité je crois et je on le sait les statistiques le disent les femmes qui ont été violé violenté quand elles sont pas entendu pas cru elles ont aucune chance de s'en sortir c'est pas vraiment mon cas parce que je vous dis moi je suis eu la chance d'avoir dans ma vie des des lieux de de création de où où j'ai pu oublier cette personne pour qu'on me faisait enfin on me faisait croire que j'étais une merde h et et heureusement j'avais des occasions ou des obligation de briller mais vous avez été été comédienne et là avec ber tremblier vous étiez replongé typiquement là-dedans pour le coup c'est ce que vous dites c'est que les les les films que moi j'ai vu adolescente et que j'ai aimé c'est vraiment terrible merci la vie 1 de TR soleil et mon homme donc voilà bien sûr c'est des c'est de la torture ce qu'on voit à l'écran c'est ce que vous écrivez mon homme c'est le dernier film qu'on a fait ensemble oui pour moi euh si des gens regardent ça je voudrais qu'il sache que c'est un film de torture un film qui a été de la torture pour moi euh bliier c'est quand je l'ai connu je je connaissais rien de son cinéma j'avais jamais vu ses films mais il m'a accueilli dans son monde avec un tel enthousiasme que j'ai cru que c'était de l'affection de l'amour en fait c'était un ogugre et très très vite je suis devenue sa chose samuse mais s'amuse c'est pas rigolo être laamuse c'est être l'objet des deslires d'un homme c'est être encerclé par le regard d'un homme qui fait de vous son fantasme et vous n'avez rien le droit d'être autre que ça en tout cas Bier il était il était très d'une certain manière il était très autoritaire avec moi et puis mon homme quand je parle d'un film qui a été une torture je vraiment je voulais pas le faire c'est un film qui raconte une une histoire d'une [ __ ] je voulais pas jouer une [ __ ] devant l'homme avec qui je vivais je voulais pas être nu je voulais pas que des hommes me passent dessus et pour m'obliger à le faire il m'a traîné chez un psychiatre de star et la discussion s'est passée entre deux hommes oou l'un blié disait répare- là pour qu'elle soit capable de tourner et le psychiatre m'a mis sous neuroptique pendant des années pour que je sois l'objet des délires d'un cinéaste et alors pour être pourquoi j'ai acceptter ces médicaments parce que je vivais sous sa menace il me menaçait de me retirer mon enfant parce que soit-disant j'étais folle en fait j'étais pas folle du tout j'étais saine je voulais juste pas vivre ça je voulais pas tourner ça je voulais pas euh euh être m'abîmer dans cet imaginaire qui qui avait rien à voir avec mon monde avec mon âme avec avec je venais d'être mère c'était sacré il fallait que je sois quelqu'un de propre et il m'a souillé et et et fallait que je brille c'est dire que chaque jour de du tournage à la fois j'avais l'impression qu'on arrachait ma peau comme on arrache la peau d'un lapin j'étais écorchée vive et en même temps il fallait que je fasse semblant euh que tout allait bien et c'est à l'image de ma vie c'estàdire que j'ai passé mon temps à faire semblant que tout allait bien euh j'ai fait etblier était euh complètement indifférent au à la tragédie que je vivais à ce moment-là c'était une tragédie vraiment et ce que vous expliquez aussi c'est qu'il a été de ceux qui ont glorifier la violence des hommes enfers les femmes et vous citez de par Dieu mais il y en a d'autres dans les films de bliier mais de par Dieu vous dites que voilà il a il a libéré vous dit il est fier d'avoir créé la tornade de Part Dieu d'avoir dégoupillé sa violence envers les femmes oui mais il était aussi auss très fier de balancer sa misogynie au monde il il a fait de l'humiliation des femmes ind divertissement et moi par je peux même pas dire par ignorance mais par il il y avait un mélange de naïveté d'aveuglement euh et de encore une fois quand quand on est passé par les violences et qu'on a été formé par ça euh on est dans une forme d'insensibilité à au au aux violences qui vont vous être faites ou qu'on fait aux autres parce que par exemple quand quand quand quand de par Dieu euh tête le sein d'une d'une Brigit faosset dans dans une Micheline ou que il fout des trempes à à mioumiou euh euh en la traitant de salconne pendant tout le film euh j'aurais pu être horrifié bon alors je le répète j'avais pas vu le film au début mais quand je l'ai vu il y a il y a 20 ans enfin il y a plus de 20 ans quand quand je l'ai vu quand j'ai commencé à vivre avec lui j'ai j'était comme la société je j'ai trouvé ça marrant quoi j'ai trouvé ça marrant c'est fou quoi c'est fou que la société entière est applaudi euh l'humiliation des femmes c'est dire à quel point il y a quelque chose de si archaïque si ancien et si profond dans le dysfonctionnement entre les hommes et les femmes et Bier a a j'allais dire magnifieré ça il en a fait il en a fait une ode oui et alors de par Dieu pour ce qui est de de par Dieu oui euh peut-être peut-être que de Part Dieu était déjà euh avait déjà quelque chose de monstrueux il s'est vanté d'avoir violé alors qu'il était un jeune homme mais en tout cas c'est beaucoup dans le ciné m'oublié que il est devenu euh ce ce cet homme qui ose qui ose mettre des mains au cul mettre des mains au sein euh qui ose euh euh maltraiter les femmes et euh et en toute impunité h en toute impunité euh euh et et son son déniis d'aujourd'hui pendant le procès euh était vraiment pathétique pathétique parce qu'on aimerait tellement mais tellement dans ce moment où le monde est en train de bouger où les les femmes sont en train de par commencent à parler où ont commencé à parler on aimerait tellement que les hommes prennent leur place dans ce mouvement on les accuse pas on veut juste qu'ils penseent qu'ils pensent à ce qu'ils ont fait qui qui soit pas comme tous ces crétins au procès de qui était incapable de dire oui j'ai violé et pardon pardon madame merci merci à nous grandmère je suis désolée je vous coupe on arrive à la fin de l'émission merci beaucoup d'être venu votre livre respect sort aujourd'hui chez Juliard l'émission Les midi de culture c'est finie elle a été préparée par Zoé coupé lzeripoche tomanstock Boris Pinot Rian de la Croix AA tundil Louis cosnar zoravign est réalisé par Laurence Malonda avec aujourd'hui à la technique MarieClaire ouabadi [Applaudissements]
Xavier Bertrand