Prison : «À partir du moment où l’on met les moyens nécessaires, ça fonctionne»
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- Fait
« Il n'y a pas eu d'incident particulier, pas d'agression, pas de découverte de téléphone portable. »
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Oui, al effectivement le discours du ministère concernant CQLCO aujourd'hui est plutôt plutôt positif. En effet, jusqu'à présent, il n'y a pas eu d'incident particulier, pas d'agression, pas de découverte de téléphone portable et cetera. Mais ce qu'on oublie de dire avant tout, c'est que si ça fonctionne, c'est tout simplement parce que aussi on a des agents qui exercent qui font preuve d'un très grand professionnalisme et donc forcément derrière oui, ça ça déroule tout seul à partir du moment où l'État y met les moyens.
Voilà, c'est ça la leçon qu'il va falloir retenir de cette expérience de Vandin et de Condé, c'est qu'à partir du moment où pour les prisons françaises, on met les moyens nécessaire et bien fatalement ça fonctionne. Ça fonctionne. Et on voit aussi que c'est beaucoup plus agréable bien sûr pour les agents pénitentiaires de travailler dans ces conditions puisqu'il y a eu 380 vœux d'entrée pour la campagne 2025.
C'est sur la base du volontariat qu'on travaille dans ces quartiers, ce qui représente 40 % d'augmentation par rapport à l'année précédente. Forcément pour les agents pénitentiaires de pouvoir avoir le temps de travailler, d'avoir suffisamment d'agents par détenus. Évidemment, c'est des meilleures conditions de travail que quand on doit gérer beaucoup trop de détenus avec beaucoup trop peu de temps.
Alors, on va dire que c'est différent. C'estàd que travailler dans un QLCO où vous avez aussi malgré tout des profils peuvent être que vous avez euh dans le dans dans une détention. Aujourd'hui, c'est vrai que c'est beaucoup plus souple pour les agents tout simplement.
Pourquoi ? parce que ils ne prennent plus seul en charge l'ensemble de la population pénale. Ils interviennent à deux ou à trois pour pouvoir s'occuper d'un seul détenu.
Et là aussi, il va falloir tirer la leçon de tout ça. C'est-à-dire qu'à partir du moment où les agents ne sont pas seuls, ils sont beaucoup moins exposés aux violences mais aussi au risques corruptifs de la part des détenus. Donc charge aussi au ministre aujourd'hui de tirer cette leçon-là et de déployer ce que revendique l'UFAP, c'est-à-dire le travail en équipe mobile en détention afin que chaque agent ne soit plus jamais seul dans l'exécution de ces gestes professionnels.
On voit aussi évidemment l'importance d'avoir un véritable isolement. On a beaucoup dit que les prisons étaient trop souvent des passoirs, que les narcotrafiquants, notamment emprisonnés pouvaient parfaitement continuer à gérer leur business depuis l'intérieur des prisons. Il semblerait que sur ces quartiers où les moyens humains, financiers et matériels ont été mis, on arrive véritablement enfin à créer un isolement.
On parle de quelques places de prison pour les narcotrafiquants les plus dangereux, mais on voit que ce régime semble fonctionner. Alors oui, ce régime semble fonctionner parce qu'effectivement derrière il y a une coupure nette avec le monde extérieur. C'està-dire que aujourd'hui il y a pas un isolement au sens strict du terme au sens où nous pénitentiaire on l'entend c'estàd où il n'y a pas de contact avec les autres détenus puisque malgré tout il y a des activités qui se déroulent quand même par petit groupe.
Donc les détenus ont quand même encore des relations sociales et des et des échanges sociaux avec d'autres avec d'autres détenus. Mais il est évident qu'à partir du moment où on a rendu étanche euh une structure comme par exemple à Vandin ou à Condé, oui, effectivement, il y a plus rien qui rentre, il y a plus rien qui passe. Aujourd'hui, c'est là où effectivement le bas blesse notamment sur Ro, c'est-à-dire qu'on a mis des moyens de sécurisation sur le bâtiment qui va accueillir euh le le futur QLCO, mais malheureusement pour la sécurisation de l'ensemble du site, nous en tout cas au niveau UFA, on considère que le compte n'y est pas.
Oui, parce qu'on entendait Celia Barot qui était sur place nous expliquer aussi la différence, la nouveauté entre guillemets avec cet établissement là de Réos, c'est qu'il va être comme vous le disiez très étanche dans ce quartier de haute sécurité mais il y aura forcément autour des détenus qui ne sont pas du tout soumis évidemment au même régime pénitentiaire. Vous avez peur que ce soit un peu plus compliqué dans ces conditions-là ? Et ben en effet, à partir du moment où vous n'avez pas une étanchéité absolue mais où l'administration pénitentiaire nous refait exactement le même service que ce qu'elle avait pu faire avec notamment les quartiers de prise en charge de la radicalisation concernant les détenus terroristes.
C'est qu'on nous donne en fait le concept d'étanchéité relatif. euh l'étanchéité, c'est soit elle est étanche totalement, mais si c'est relatif, c'est pas étanche. Donc effectivement, à partir du moment où euh l'ensemble de la structure ne bénéficie pas d'un plan d'ampleur, de sécurisation et d'étanchéité, à un moment donné, euh oui, le risque il est là de pouvoir euh voir arriver des objets.
Rien qu'à titre d'exemple, sur les trois derniers jours, c'est pas loin de 20 téléphones portables qui ont été saisis sur REO.
Gérald Darmanin