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interviewFrançois Ruffin· 7 juillet 2026 3 min

Bienvenue dans la République des bracelets électroniques !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bienvenue dans la République des bracelets électroniques. On a la Marine Le Pen, je rappelle l'effet, qui vient d'être condamné pour détournement de fond, pour une distribution d'emploi fictif à peu près toute sa famille, sa sœur, sa belle- sœur, son chauffeur, son garde du corps, le major de son père à hauteur de 2,8 millions ce détournement de fond. Et ce qu'elle avait dit, c'est qu'elle ne ferait pas campagne sous bracelet électronique.

Elle avait dit qu'elle était pour l'inéligibilité à vie à vie pour tout politique condamné pour corruption. Donc on s'attend à ce que elle applique simplement son propre programme. Je veux dire une chose, c'est ce que j'entends dans les questions là, mais est-ce qu'elle va se présenter, pas se présenter ?

Que cette simple question soit dans nos esprits. Comment peut-on imaginer une candidate à l'élection présidentielle qui fait campagne avec un bracelet électronique ? C'est un marqueur du degré de corruption de la nation.

Parce que oui, on a déjà eu un ancien président de la République, Nicolas Sarkozi, qui est entré à l'Élysée avec son bracelet électronique et donc finalement il y a une accoutumance à ça. Ce que note l'ONG Transparency International qui dit que la France dégringole dans le classement de lutte contre la corruption et que face à ça, on a une léthargie politique. Pour moi, simple question que ça vienne à notre esprit que Marine Le Pen puisse faire campagne avec bracelet électronique est le marqueur d'une acceptation de la corruption dans notre pays.

Mais techniquement la justice pas. Et bien c'est la dessence et le sens commun qui devrait de soi faire queelle en soit empêchée de la même manière que jusqu'à Emmanuel Macron, tout ministre mis en examen abandonnait son ministère et ça allait de soi. Il y avait pas besoin d'une condamnation pour ça.

Et voilà où ce sont les mœurs dans notre pays. Le poisson pourri par la tête. Et là, je cite quelques noms.

On pourrait ajouter Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel, gardien de la loi alors qu'il n'a échappé à la justice que par la prescription. et on a accepté ça, on s'est habitué à ça et derrière se tont des centaines de personnes dont les noms sont pas trop connus mais qui passent naturellement des ministères de cette assemblée au lobby. Lobby pour Chine, lobby pour Amazon, lobby pour Google, lobby pour Facebook.

Et en fait, on s'est habitué à cette corrosion de la nation. Il faut que ça soit une alarme.

Bienvenue dans la République des bracelets électroniques ! — François Ruffin · Pourquijevote