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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 15 septembre 2026 11 min

"Je n'ai pas toujours trouvé vos réponses précises" : Anne Hidalgo accusée de dévier de sujet

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Merci, M. le Président. Madame le maire, je vous ai Je vous ai entendu parler, donner des réponses cadelsianes qualifiées de précises. Je vous ai surtout entendu essayer de contextualiser et d'élargir le périmètre parisien à un sujet qui est national, mais qui est aussi parisien. Et je n'ai pas en la matière toujours trouver vos réponses précises, mais votre souci de contextualisation et d'élargissement particulièrement adroit. Je voudrais observer deux choses.

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D'abord, vous allez parler de regrets et parler d'échecs. Cela, je vous en donne acte. On aurait pu aussi vous entendre parler de remords, mais après tout, on est là pour recevoir, merci, l'émotion et la compassion des drames qui se sont répétés dans votre ville, mais aussi dans beaucoup d'autres villes. Nous Nous sommes là aussi, et vous l'avez répété de nombreuses fois, et Adelziane est venue en soutien pour faire des recommandations. Nous en ferons.

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par ces aspects très larges, parce que cela touche en effet à l'importance du périscolaire et le fait que ce système soit construit de manière empirique. Alors que c'est passé quelque chose dans ce pays qu l'on peut regretter par ailleurs, le temps de classe n'a cessé de se réduire et donc le temps de la non-classe sous le toit de l'école n'a cessé de s'élargir sans qu'on lui donne les moyens de son action. Mais pour bien comprendre et faire des recommandations fortes et précises, il est nécessaire aussi d'analyser les dysfonctionnements au cas par cas de l'écumuler pour essayer d'avoir des recommandations

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à la hauteur des attentes de notre société et surtout aussi de comprendre que ces dysfonctionnements peut-être étaient-ils entendables il y a 30 ou 40 ans et qu'ils ne sont plus et qu'il faut les replacer dans les attentes de notre société. Donc moi je remercie notre rapporteur pour la précision de ces questions, la dimension chirurgicale qui nous ont permis d'avancer ce matin comme dans les matinées précédentes. En gros votre argumentaire a été de nous dire ? Vous avez pris les décisions politiques, vous avez été constamment en alerte et vous avez agi.

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Et puis vous avez déploré ce que nous déplorons tous dans nos fonctions d'élus, le hiatus dans la mise en oeuvre, les lenteurs administratives, le décalage. Mais enfin, quand il s'agit d'un équipement pour les services des jardins, ce n'est pas grave. Quand il s'agit ici d'apporter des réponses à des parents en détresse, il y a là un hiatus que notre société ne peut plus comprendre et qui interroge les pratiques des politiques publiques et qui interroge le lien entre le politique et l'administration parce que sinon il se passe quelque chose d'extrêmement grave. Le sentiment d'impunité de ceux qui décident, aussi bien à l'échelon politique qu'à l'échelon administratif.

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Et ce sentiment d'impunité, il est source de réaction électorale que l'on connaît bien et donc ce sentiment d'impunité autour de cette table je crois qu'il nous interroge tous et moi je vous interroge je voudrais vous posez une question précise est ce que vous avez fait établir la chaîne des responsabilités parce qu'il y a des sanctions il peut y avoir mais dans d'autres pays ce sont souvent les lampistes qui subissent ces sanctions donc est-ce que la chaîne des responsabilités a été établie et j'avoue que j'ai été choqué que lorsque Agnès Evren nous a interrogé sur

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ou plutôt Jean-Gérard Poumier vous interrogez sur les mesures prises vis-à-vis de la hiérarchie dont parlait également le président Laffont vous avez répondu que s'il y a bien eu des mutations et des mobilités mais ce n'était pas sur ce sujet est-ce que les 235 plaintes au pénal ne devaient pas enclencher un certain nombre de sanctions et de mobilité et de modification d'organigramme dans une telle chaîne des responsabilités à donner l'impression de l'impunité merci beaucoup monsieur le sénateur je pense qu'il est très très important effectivement de replacer ce que nous venons

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de dire à l'aune de notre société je pense avoir apporté des réponses précises sur les déroulements des faits les actions entreprises, les difficultés de mise en œuvre, mais je n'ai pas cherché à dire « ce n'est pas moi, c'est les autres ». Collectivement, nous avons failli et il y a une interrogation à avoir. Ce que vous dites au sujet du sentiment d'impunité, oui, mais nous sommes dans des matières précises et dans les matières précises, on ne juge Je ne juge pas parce que dans, je dirais, les médias, il serait facile d'aller chercher des coupables en vue.

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On juge parce qu'il y a des responsabilités, permettez-moi de vous dire il y a ici des maires peut-être l'avez-vous été aussi je repense à cette affaire qui est toujours très présente chez les maires du fin de panneau de basket un panneau de basket est installé sur un terrain, il tombe, il tue quelqu'un le maire est poursuivi pour homicide je crois qu'il y a une loi qui a apporté des éléments et qui dit, il faut envisager la responsabilité là où elle est. Si le maire a directement agi pour cacher quelque chose, pour empêcher quelque chose, pour ne pas mettre en oeuvre quelque chose, pour maquiller la vérité, pour faire en sorte

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qu'elle ne soit pas connue, alors il ne peut pas être dans l'impunité. Il sera directement responsable. Un maire qui agit au vu et à la connaissance des faits qui lui sont soumis et qui essaye, qui cherche, qui met en place des process pendant 12 ans, mes deux mandats, pour réagir et resserrer en permanence les mailles du filet, lesquelles restent encore très ouvertes, parce qu'il n'est pas le seul à pouvoir trouver des solutions, alors on est dans un autre registre de responsabilité. Et je pense que vous avez cela en tête et que tout le monde a cela en tête, a fortiori, dans des situations aussi complexes que celles des agressions sexuelles sur les enfants,

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où la question du recueil de la parole de l'enfant est essentielle et si elle n'est pas recueillie dans de bonnes conditions, alors on aboutit souvent à des classements sans suite. Voilà, donc ça c'est ma première remarque. Deuxième élément, l'établissement des chaînes de responsabilité. Je n'ai pas dit, personne n'est responsable et ce Ce seront entre guillemets les niveaux N-2, N-3, N-4. Non, non. Ce que je vous ai dit, c'est qu'au niveau et notamment sur cette année 2025, au niveau de l L'administration, mon successeur, le maire de Paris, Emmanuel Grégoire, pourra peut-être vous en dire plus. Il y a eu des procédures administratives qui ont été disciplinaires,

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qui ont été lancées des enquêtes pour voir quelle est la chaîne de responsabilité. Vous aurez communication de cette chaîne des responsabilités, ou vous l'avez peut-être déjà, au vu des enquêtes qui ont été faites depuis l'année 2025 jusqu Jusqu'au mois de mars et les décisions, si j'avais à prendre des décisions, je vais vous le dire, je révoquerais les agents qui, à partir d'une information très claire des enquêtes administratives, n'auraient pas joué le rôle qui était le leur dans la prévention des enfants. Je les écarterais et quel que soit le niveau de responsabilité qui est le leur, je ne suis plus aujourd'hui, ce n'est pas une excuse non plus, mais je ne peux pas vous dire sur la chaîne de responsabilité,

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quelles sont les décisions qui ont été prises après mon départ. Vous aurez, je pense, tout loisir de poser cette question à Emmanuel Grégoire et je le dis qu'il fait un travail très, très sérieux et très poussé pour effectivement empêcher que de tels faits gravissimes continuent à se produire dans un cadre, celui de l école, celui du périscolaire où nos enfants doivent être protégés et où les parents doivent être en confiance. Nous posons effectivement les questions demain à votre successeur Emmanuel Grégoire. Mots de conclusion de notre rapporteur. Oui je voulais juste vous dire madame Hidalgo parce qu'à plusieurs reprises vous m'avez dit vous verrez ça avec mon administration,

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avec les deux anciennes d'ASCO que nous allons évidemment recevoir mais vous savez dans une administration, quand il y a un dysfonctionnement c'est le ministre qui est tenu responsable. Quand le Louvre a été combriolé c'est la directrice du Louvre qui a été tenue responsable. Je pense que dans les dysfonctionnements de la ville de Paris parce qu'on les a détaillés et documentés, j'ai été très précise. Je pense que l'administration seule de la ville de Paris ne peut pas être tenue responsable. Vous savez madame Hidalgo je comprends parfaitement et c'est vrai que vous avez exprimé vos regrets, voire des excuses. Mais ce dont les parents ont besoin surtout maintenant ce sont de solutions

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et ça aurait été en effet un vrai rôle d'action politique pour empêcher toutes ces violences périscolaires d'avoir lieu. Merci en tout cas du temps républicain avec lequel nous avons pu échanger un mot.

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Pour le Louvre, la ministre est restée, a été d'ailleurs je crois renommée plusieurs fois. Mais la patronne c'était la directrice du Louvre qui n'était pas ministre, qui était une fonctionnaire du ministère de la culture et la ministre est restée en place et je n'ai vraiment, je le redis ici, dans les arguments que j'ai posés à aucun moment je n'ai développé la thèse que l'administration serait responsable et que les élus se déchargeraient sur l'administration. Ça n'a jamais été ma façon de faire, d'être mère, j'ai toujours été extrêmement impliquée dans l'organisation de la ville et j'ai

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toujours essayé sur chacun des faits qui devaient nous permettre de corriger et de répondre aux attentes et de faire face à des situations aussi graves que celles des violences périscolaires, de jouer mon rôle dans l'impulsion, dans la mise en place de politiques nouvelles mais je le redis, dans la limite aussi des pouvoirs qui sont ceux du maire aujourd'hui dans notre pays. Merci Madame.