Sébastien Chenu
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:24OuverteÉludée
Cette campagne des Européennes, est-ce que vous l'envisagez comme une revanche de la présidentielle ?
- 1:18OuverteÉludée
Est-ce que c'est Emmanuel Macron qui incarne l'alternative au populisme en Europe ?
- 2:19OuverteÉludée
Cette campagne des Européennes ne risque-t-elle pas de se cantonner à un débat pour ou contre l'Europe ?
- 3:28OuverteÉludée
Les thèmes de campagne pour les européennes vont-ils se décider autour de l'immigration ?
- 3:46OuverteRéponse directe
Sur l'environnement, le RN a-t-il des propositions pour les Européennes ?
- 4:49OuverteRéponse directe
Le RN a-t-il le vent en poupe pour les européennes ? Une minorité de blocage au Parlement européen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Invité politiqueFait
« Un Rassemblement National sans le sou, mais ragaillardi dans la course aux Européennes. »
- 0:20Invité politiqueFait
« On vous donne au coude à coude avec les listes de La République En Marche. »
- 2:54Locuteur non identifiéFait
« À chaque fois qu'on a interrogé les Français, d'ailleurs, en ce qui concerne l'Union Européenne, ils ont rejeté l'organisation de cette Union Européenne telle qu'on nous l'a présentée. »
- 3:15Locuteur non identifiéFait
« Évidemment, l'immigration en premier lieu, mais pas seulement. »
- 3:58Locuteur non identifiéFait
« Le premier, c'est détaxer la proximité. »
- 4:05Locuteur non identifiéFait
« C'est une autre façon d'organiser le rapport à l'écologie. »
- 4:10Locuteur non identifiéFait
« Et puis, évidemment, sortir des lobbies, sortir de cette soumission, là encore, aux lobbies multiples et variées. »
- 5:01Locuteur non identifiéPromesse
« Pour la première fois, nous pouvons faire changer l'Union européenne de l'intérieur. »
- 5:26Locuteur non identifiéFait
« Partout en Europe, en Hongrie, en Autriche, en Belgique, en Italie, évidemment, nous avons, nous, le Rassemblement national, aujourd'hui, des partenaires pour le faire, qui est aussi très nouveau. »
- 7:00Locuteur non identifiéFait
« Mais moi, je dis simplement que la Hongrie a choisi démocratiquement et librement un dirigeant qui mène une politique pour laquelle les citoyens hongrois ont souhaité un changement. »
- 11:00Locuteur non identifiéFait
« Nous nous souhaitons qu'il y ait les mêmes droits, j'allais dire, pour tous les couples, quels qu'ils soient, à travers un paxe amélioré. »
- 11:09Locuteur non identifiéFait
« Parce que le mot mariage et l'institution du mariage, nous ne souhaitions pas l'ouvrir aux couples du même sexe. »
- 12:11Locuteur non identifiéFait
« On fait régulièrement des formations avec nos élus régionaux et départementaux sur l'économie, justement, sur les politiques européennes. »
- 13:39Locuteur non identifiéFait
« Nous prive de notre subvention qui est le fruit du nombre de voix que nous avons eues aux élections législatives. »
- 13:59Locuteur non identifiéFait
« Nous ne sommes pas condamnés et cette affaire n'est même pas instruite. »
- 14:10Locuteur non identifiéFait
« Le dernier sondage nous donne au coude à coude avec En Marche. »
- 14:30Locuteur non identifiéFait
« Cette affaire d'emploi fictif, ça, c'est... Nous, nous la contestons. »
Temps de parole
- Locuteur non identifié39 %
- Locuteur non identifié 232 %
- Sébastien Chenu26 %
- Présentateur2 %
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Au téléphone Sébastien Chenu, bonjour Sébastien Chenu, député et porte-parole du Rassemblement National. Votre parti organise ce week-end, non pas ces universités d'été, trop chères, mais un simple week-end de formation pour le cadre des élus. Un Rassemblement National sans le sou, mais ragaillardi dans la course aux Européennes. On vous donne au coude à coude avec les listes de La République En Marche. Mais Sébastien Chenu, cette campagne des Européennes, est-ce que vous l'envisagez comme une revanche de la présidentielle ?
Non, il ne s'agit pas d'une revanche. Malgré les provocations du Président de la République qui a voulu montrer les muscles en disant qu'ils viennent me chercher, qu'ils viennent me chercher, en parlant de ces oppositions, nous ne l'envisageons pas comme une revanche, mais comme la capacité à proposer un autre chemin, une autre politique, que ce soit au niveau européen ou au niveau national, à nos compatriotes. Dire qu'il n'y a pas qu'un chemin possible, qu'il y a une autre façon de pouvoir s'opposer à ce que fait l'Union Européenne aujourd'hui, mais aussi construire les relations entre les nations.
Il y a d'autres possibilités, et entre le chemin proposé par Emmanuel Macron, qui est un chemin de soumission, qui est un chemin qu'on connaît, ultra-libéral, avec l'absence totale de résultats que nous connaissons, et bien il y a une autre offre qui est possible, et c'est comme ça que nous envisageons cette campagne des élections européennes.
Vous parlez d'Emmanuel Macron, est-ce que c'est lui qui, en ce moment, incarne peut-être le mieux, l'alternative au populisme en Italie, en Hongrie et en Autriche, l'alternative aussi aux mouvements nationaux que vous incarnez ce matin, Sébastien Chenu ?
Je crois que c'est plutôt l'inverse, c'est nous qui incarnons une alternative à cette Europe ultra-libérale que nous connaissons depuis tant d'années. En réalité, c'est nous qui sommes cette alternative, et demain probablement cette alternance qui sera possible, et qui montrera que les peuples ont des aspirations et qu'il faut les entendre. Emmanuel Macron, il a posé le débat. Il a lui-même posé le débat entre ce qu'il appelle les populistes, et allez, nous acceptons ce terme de populiste puisque nous portons la voix du peuple, nous portons la voix des peuples, et puis les partisans d'une Europe fédérale, ultra-libérale. Il a posé le débat.
Eh bien, nous acceptons, nous disons chiche, nous acceptons les termes de ce débat, et nous allons démontrer, Emmanuel Macron, que les Françaises et les Français sont attachés à une autre façon de faire entre les pays et entre les nations européennes.
Et finalement, est-ce que cette campagne des Européennes, elle ne risque pas de se cantonner à un débat un peu étroit entre pour et ou contre l'Europe ?
Non, parce qu'il ne s'agit pas d'être pour ou contre l'Europe, il s'agit, vous savez, nous, nous choisirons toujours les Français plutôt que les agences de notation. Et on a le sentiment qu'Emmanuel Macron choisira toujours les agences de notation plutôt que les Français. Alors, ce n'est pas un petit débat. C'est même un débat qui véhicule ou qui impacte toute notre vie quotidienne tout au long des mois. Donc, ce n'est pas un petit débat, c'est un débat important. A chaque fois qu'on a interrogé les Français, d'ailleurs, en ce qui concerne l'Union Européenne, ils ont rejeté l'organisation de cette Union Européenne telle qu'on nous l'a présentée.
Eh bien, ce débat, nous allons donc le poursuivre. Ça fait longtemps, finalement, qu'on n'a pas interrogé les Français à ce sujet. Et nous allons répondre à ce débat, à cette interrogation. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels l'Union Européenne est en échec. Évidemment, l'immigration en premier lieu, mais pas seulement. Maintenant, nous allons pouvoir indiquer que d'autres pays ont fait d'autres choix et que la France est en capacité de montrer que le peuple français a envie d'autre chose, a envie d'une autre collaboration entre les nations européennes et non pas simplement d'une soumission.
Oui, mais à vous entendre, Sébastien Chenu, on entend bien que les thèmes de campagne pour ces Européennes dans un peu moins de neuf mois vont se décider un peu autour des questions sur l'immigration. D'autres questions, pourtant, devraient émerger en ce moment. Qu'en est-il, par exemple, de vos propositions ? On va en savoir peut-être un peu plus avec le discours de Marine Le Pen demain. Mais par exemple, sur l'environnement, au Rassemblement National, pour les Européennes, ça fait partie du programme ?
Oui, vous avez raison. D'ailleurs, vous avez entièrement raison. Vous en saurez probablement un peu plus pendant le discours de Marine Le Pen. Mais nous avons deux axes. Le premier, c'est détaxer la proximité. C'est un fil rouge, je crois, qu'il faut suivre. C'est une autre façon d'organiser le rapport à l'écologie. C'est une écologie enracinée que nous défendons. Et puis, évidemment, sortir des lobbies, sortir de cette soumission, là encore, aux lobbies multiples et variées, défendre une PAC française, se poser les problématiques d'un plan hydrogène, de l'économie de la mer, se poser la question de l'ubérisation de la société.
Est-ce que l'ubérisation de la société, c'est le progressisme défendu par Emmanuel Macron ? Ou est-ce que c'est la paupérisation dans tous ces domaines-là ? Évidemment, Marine Le Pen s'exprimera cet après-midi. Mais comme vous le voyez, la défense de cette écologie enracinée, la remise en question d'une société simplement du libre-échange mondialisé, du productivisme, eh bien, ça fait partie des propositions que nous ferons.
Alors, a priori, le Rassemblement national a le vent en poupe pour ses européennes. Est-ce que, du coup, vos ambitions, c'est d'obtenir, à minima, une minorité de blocage au Parlement européen ?
Pour la première fois, nous pouvons faire changer l'Union européenne de l'intérieur. C'est la première fois. C'est-à-dire que nous pouvons ou être un groupe énorme qui pourra négocier peut-être des alliances pour être majoritaire au sein de l'Union européenne. Et alors là, tout change. Ou nous pouvons être, effectivement, une opposition, non pas de blocage, mais qui fera entendre la voix des peuples fortement, de manière tout à fait déterminée. Et nous avons des partenaires pour cela. Partout en Europe, en Hongrie, en Autriche, en Belgique, en Italie, évidemment, nous avons, nous, le Rassemblement national, aujourd'hui, des partenaires pour le faire, qui est aussi très nouveau.
Ce ne sont pas des repoussoirs, quand on entend la politique de Victor Orban et de sa façon de diriger le pays, le fait que l'opposition ait du mal à s'exprimer en Hongrie. Ce n'est pas un repoussoir pour vous ?
Je ne crois pas que ce soit des repoussoirs. Je crois même que Matteo Salvini, dont on constate le succès en Italie et la popularité en Italie, nous montrent que lorsqu'une autre politique est menée, elle peut recueillir l'assentiment des populations. Je crois que ce qui est un repoussoir, c'est la lâcheté, c'est l'absence de cohérence, c'est l'absence de ligne politique. Vous me parlez de Victor Orban. Qu'est-ce qu'on a vu dernièrement ? Ce sont des députés européens, les républicains en tête, évidemment, les élus socialistes avec, enclencher l'article 7 pour sanctionner un dirigeant politique et finalement une nation dans laquelle son dirigeant est démocratiquement élu.
Moi, je crois que ce qui est un repoussoir, c'est d'aligner simplement par démagogie, par absence de vision, c'est de s'aligner sur cette bien-pensance qui consiste à vouloir sanctionner Victor Orban parce qu'il défend autre chose, parce qu'il refuse cet impact migratoire que nous subissons tous. Eh bien, moi, je crois que ça, c'est un repoussoir.
L'absence de prévention est un repoussoir. Ça veut dire, Sébastien Chenu, ça veut dire que vous contestez les textes européens, notamment cet article 7 qui dit que quand un pays européen ne répond pas aux critères de liberté et de démocratie pourrait être écarté de l'Union européenne, vous contestez cet article 7 ?
Mais moi, je dis simplement que la Hongrie a choisi démocratiquement et librement un dirigeant qui mène une politique pour laquelle les citoyens hongrois ont souhaité un changement. Effectivement, Victor Orban n'est pas aligné sur le macronisme, n'est pas aligné sur l'immigrationnisme. Évidemment, Victor Orban mène une autre politique pour son pays et demande des inflexions à l'Union européenne. Donc, il faut le sanctionner. Donc, les Hongrois n'ont pas le droit de choisir pour leur intérêt particulier, pour leur intérêt national, une autre politique. Eh bien, je dis que si.
Je dis que c'est l'Union européenne qui se trompe, que c'est l'Union européenne qui n'est pas démocratique dans ce sens-là, puisque finalement, elle n'admet pas la liberté des peuples à décider de leur propre avenir. C'est exactement l'inverse que nous proposons, c'est-à-dire la coopération entre nations libres qui se choisissent des dirigeants et donc des politiques qui correspondent exactement à ce qu'elles souhaitent pour leur pays.
Sébastien Chenu, porte-parole du Rassemblement national. Le parti fait sa rentrée politique ce week-end à Fréjuste. On va poursuivre cet entretien, Sébastien Chenu, dans un instant, avec Patricia Martin, avec les questions des auditeurs. J'espère trouver un autre moyen de communication que le téléphone. Ce n'est pas gagné, me dit-on, de l'autre côté de la vitre. Vous êtes en ligne de Fréjuste, plus exactement à Nice ce matin, pour le Rassemblement national qui fait sa rentrée. Le standard est ouvert, les auditeurs. Vos questions à Sébastien Chenu, c'est au 01 45 24 7000. A tout de suite. Questions ce matin sur le ras blanc.
Rassemblement national, un parti qui doit se serrer la ceinture, mais qui compte bien sur les européennes pour se refaire une santé. On en parle ce matin avec le porte-parole du Rassemblement national et député du Nord, Sébastien Chenu. Êtes-vous toujours là, Sébastien Chenu ? Je suis là. Et cette fois-ci avec une voix digne de ce nom, non pas votre voix, mais en tout cas la liaison digne de ce nom, par satellite. Sébastien Chenu, à propos des européennes, qui emmènera la liste du Rassemblement national aux européennes ?
Les choses sont encore ouvertes. Marine Le Pen n'a pas tranché. Elle a juste indiqué qu'elle-même, étant députée nationale, ne mènerait pas la liste, mais qu'elle s'impliquerait fortement dans cette campagne. Mais comme tous les autres, j'allais dire, mouvements politiques, nous n'avons pas encore décidé, tranché. Marine Le Pen n'a pas encore décidé. Plusieurs propositions, plusieurs idées font leur chemin. Nous ne sommes pas en retard. J'ai cru comprendre que La République En Marche n'avait pas non plus acté sa tête de liste. Donc par conséquent, encore un petit peu de patience. Mais nous avons, non pas l'embarras du choix, mais un choix assez vaste et assez divers.
Parmi les noms, Hervé Juvin. Qui est cet intellectuel professeur d'économie dont Marine Le Pen dit tout le bien de lui pour le mettre probablement, peut-être, à la tête de la liste du Rassemblement national ?
Oui, Hervé Juvin est un homme de qualité qui accompagne intellectuellement Marine Le Pen depuis un certain nombre d'années. C'est un économiste, c'est un universitaire. Il a écrit un certain nombre d'ouvrages. Il est très orienté sur les sujets dont nous avons parlé, comme l'écologie, comme les politiques migratoires, comme l'économie. C'est quelqu'un qui évidemment maîtrise parfaitement ces sujets-là et qui vient de la société civile. Alors fera-t-il le chemin avec nous ? Ça c'est une question à laquelle lui doit d'abord répondre avant que je ne puisse moi-même répondre. Mais en tout cas, il fait partie des gens dont nous sommes honorés de la présence à nos côtés.
C'est bien lui qui tient la corde pour l'instant ? Il y a plusieurs possibilités. Ce n'est pas forcément Hervé Juvin qui tient la corde parce que je ne sais pas, j'ignore si Hervé Juvin a envie lui-même d'être tête de liste. C'est autre chose. C'est une aventure personnelle différente que celle d'être économiste et que celle d'être universitaire. Mais moi j'aimerais en tous les cas qu'il fasse le chemin avec nous, tête de liste ou dans la liste. On verra bien.
Sébastien Chenu. Une question de Patricia Martin.
Vous avez participé à la fondation de l'association Guélib. Le Front National avait publiquement exprimé son refus du mariage pour les couples de même sexe. On sait que la position de Marine Le Pen est un peu plus nuancée à ce sujet. Mais quel est aujourd'hui le point de vue du Rassemblement National ? Est-ce qu'il y en a un officiel ?
Oui, c'est toujours le même. Nous nous souhaitons qu'il y ait les mêmes droits, j'allais dire, pour tous les couples, quels qu'ils soient, à travers un paxe amélioré parce que le mot mariage et l'institution du mariage, nous ne souhaitions pas l'ouvrir aux couples du même sexe. En tous les cas, c'était la position qu'avait émis Marine Le Pen lors de l'élection présidentielle. Je crois que ce qui est important, ce sont les droits. Moi, c'était d'ailleurs le sens de mon engagement. Égalité de droits pour tous les couples de façon tout à fait pratique dans la vie quotidienne. Et puis une institution qui est ce qu'elle est puisqu'elle a un rapport et elle indique la filiation.
En tous les cas, c'est le premier pas vers la filiation, le mariage. Et bien nous, comme nous considérons que la filiation doit être réservée aux couples hétérosexuels, ce qui semble tout à fait normal, je ne parle pas de la parentalité, je parle de la filiation, et bien la position de Marine Le Pen est toujours la même, c'est-à-dire des droits équivalents quels que soient les couples, mais une institution qui soit le mariage réservé aux couples hétérosexuels.
Sébastien Chenu, la rentrée du Rassemblement National, je le disais, ce ne sont plus des universités d'été, mais un week-end de formation, une formation sur quel thème ?
Il y a des formations sur de nombreux thèmes. On fait régulièrement des formations avec nos élus régionaux et départementaux sur l'économie, justement, sur les politiques européennes, sur notre capacité également pour les conseils régionaux à aborder les aspects budgétaires des politiques régionales.
Les formations des élus, elles se font tout au long de l'année, elles se font en cette année de rentrée, parce que notre enjeu, c'est évidemment l'implantation, mais c'est aussi la préparation de candidats aux élections municipales, de candidats qui sont parfois conseils régionaux, et pour ça, nous nous mettons tous les moyens, toutes les chances de notre côté d'avoir des gens qui soient capés, qui soient solides, qui soient crédibles. C'est aussi l'un des axes qu'avait proposé Marine Le Pen en refondant le Rassemblement National.
Ce week-end de formation, c'est aussi et peut-être surtout pour permettre aux élus participants de se faire rembourser le déplacement et le séjour par leur collectivité locale au titre de la formation. Non, écoutez.
Non ? Je trouve que c'est assez mesquin et indécent de dire cela. Permettez-moi de dire que ce n'est pas indécent, c'est une question. Écoutez, l'ensemble des partis politiques ont des instituts de formation qui fonctionnent tous de la même façon et qui sont tous bien souvent adossés à des événements politiques. Et c'est aussi la capacité pour un parti politique d'avoir ses élus régionaux le même jour ou la veille d'un meeting national. Écoutez, ça, c'est... C'est parce que vos caisses sont vides
que je pose cette question, Sébastien Chulé.
Non, mais c'est parce que l'État nous prive, en tous les cas, de juges politisés, si on ne veut pas dire l'État, nous prive de notre subvention qui est le fruit du nombre de voix que nous avons eues aux élections législatives. C'est-à-dire de la volonté des électeurs de nous faire confiance et en mettant un bulletin de vote Rassemblement National ou à l'époque Front National Marine Le Pen, eh bien, il permettait à notre mouvement d'avoir un certain nombre de subventions. Aujourd'hui, on nous met cette subvention sous cloche alors que, je le rappelle, nous ne sommes pas condamnés et cette affaire n'est même pas instruite. Par conséquent, il y a là un véritable scandale démocratique.
On ne sait pas nous faire reculer électoralement. On le voit, le dernier sondage nous donne au coude à coude avec En Marche. Alors, on essaye, d'une façon complètement déloyale, de nous faire plier. Tout ça ne marche pas.
Les financiers ont décidé cette saisie de 2 millions d'euros d'aides publiques. C'est aussi parce qu'ils craignent que votre parti n'utilise cet argent pour rembourser ses dettes plutôt que de s'acquitter d'éventuelles sanctions dans cette affaire d'emploi fictif au Parlement européen.
Alors, cette affaire d'emploi fictif, ça, c'est... Nous, nous la contestons. Je rappelle que M. Bayrou et les élus du Modem et d'autres partis politiques ont exactement la même affaire pour laquelle aucun juge n'a été nommé en ce qui les concerne, de poids, de mesures, comme d'habitude. Mais rassurez-vous, nous sommes un mouvement politique largement moins endetté, par exemple, que les Républicains, largement moins endetté que le Parti Socialiste. Simplement, nous avons contre nous toute une machine qui essaye de nous faire plier parce qu'électoralement, nous sommes en tête des sondages.
Eh bien, merci Sébastien Chenu, député du Nord et porte-parole du Rassemblement National en duplex, donc, des locaux de France Bleu, Azur, Anis. Merci beaucoup et bonne journée.
Sébastien Chenu