Nouveau Premier ministre : vers une dissolution du NFP ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
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- 1:52OuverteRéponse directe
Est-ce que la conclusion c'est de dire que le nouveau Front Populaire est mort et ne peut pas survivre à ces dissensions ?
- 3:14OuverteRéponse directe
Mais vous qui êtes un électeur multi-récidiviste, vous l'avez dit, de LFI Gérard, du coup ça vous met dans quelle position en fait ?
- 4:42OuverteRéponse directe
Jean-Christophe, vous, est-ce que vous dites dont acte en fait que LFI ne participe pas potentiellement à un prochain gouvernement ou est-ce qu'il faut rester arc-bouté sur ces lignes rouges ?
- 6:09OuverteRéponse directe
Sophie Dravinel, ce que vous pensez de nos deux intervenants Jean-Christophe et Gérard qui tous les deux en tout cas c'est le cas de Gérard sont électeurs de LFI multirucidiviste a-t-il dit mais qui nous dit aussi quand on n'est pas d'accord on s'en va et c'est pas très grave
- 7:53OuverteRéponse directe
Mais Rémi Lefèvre, ce qui peut faire exploser le nouveau front populaire est-ce que c'est LFI ou est-ce que c'est Jean-Luc Mélenchon parce qu'on est déjà en train de d'osciller un peu entre les deux en écoutant à la fois nos auditeurs et aussi ce que nous explique Sophie Dravinel
- 9:48OuverteRéponse directe
Moi ce que je trouve intéressant notamment dans la remarque de Jean-Christophe c'est de dire de toute façon ils sont là pour attiser les colères donc c'est à ça qu'ils servent donc au fond ce n'est pas grave et j'ai envie de reposer la question est-ce que c'est grave Marie Mollet si le nouveau frau populaire explose sur cette ligne de fracture là parce qu'elle n'est pas très étonnante au fond cette ligne de fracture
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:32InvitéFait
« Le nouveau Front Populaire est une copropriété de quatre membres »
- 2:37InvitéFait
« Ils sont d'accord entre eux »
- 2:42PrésentateurFait
« Il a dit que ce n'était pas un préalable en fait, Fabien Roussel »
- 2:45InvitéFait
« Oui, il a dit qu'il voulait un premier ministre de gauche »
- 7:03Invité politiqueFait
« c'est trois contre un »
- 7:20Invité politiqueFait
« Jean-Luc Mélenchon va sortir d'autres rapports de force des chiffres d'autres élections etc. »
- 8:25InvitéFait
« La France Insoumise c'est quand même un parti assez homogène »
- 8:32InvitéFait
« l'aile un peu contestatrice au sein de LFI portée par Clémentine Autain Alexis Corbière Raquel Garrido ont été écartés en fait ou se sont éloignés »
- 8:49InvitéFait
« la conviction et la ligne stratégique de Jean-Luc Mélenchon est plutôt partagée au sein de son organisation »
- 9:21InvitéFait
« l'objectif de Jean-Luc Mélenchon c'est quand même d'arriver à la démission de Emmanuel Macron »
- 14:27InvitéFait
« Jean-Luc Mélenchon de toute façon il est candidat déjà à l'élection présidentielle quoi qu'il arrive »
- 14:43InvitéFait
« le NFP n'existe que comme alliance électorale au moment des élections législatives »
- 29:30Invité politiqueFait
« ce rejet-là, il se sent à gauche »
- 32:00Invité politiqueChiffre
« le RN a l'argent plus que doublé »
- 32:21InvitéPromesse
« je ne pense pas que augmenter les impôts soit une bonne idée »
- 32:23InvitéPromesse
« je ne pense pas que multiplier les normes soit une bonne idée »
Temps de parole
- Invité29 %
- Présentateur23 %
- Invité politique21 %
- Invité 211 %
- Invité 34 %
- Invité 44 %
- Présentateur 24 %
- Invité 52 %
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France Inter France Inter Le 18-20 Fabienne Synthès Pendant que le monde change sans que l'on sache si c'est pour le meilleur ou pour le chaos, chez nous rien ne bouge et ce serait presque rassurant. Toujours pas de Premier ministre ou de Première ministre mais des consultations d'où chaque participant sort avec des approches très différentes et c'est donc vers la gauche que nous regardons.
Ce soir, il y a ceux qui veulent un Premier ministre de gauche dans un gouvernement qui ne sera pas forcément intégralement nouveau au Front populaire, ça c'est pour le PS Il y a ceux qui ne font pas du Premier ministre de gauche un préalable, c'est Fabien Roussel Il y a ceux qui veulent un gouvernement entièrement nouveau Front populaire mais avec une promesse de ne jamais utiliser le 49-3.
C'est par exemple ce que demande Sandrine Rousseau, mais pas tous les verts c'est parfois plus différencié, on y reviendra Il y a LFI qui n'a pas voulu se rendre au rendez-vous du Président de la République qui reste sur ses fondamentaux Lucie Casté à Matignon, un texte par texte et surtout une demande de démission du Président de la République.
En août dernier LFI avait proposé un soutien sans participation c'est-à-dire dont acte pour ne pas participer au gouvernement si les insoumis sont le point de blocage pour éviter une censure Cette fois, on ne l'a pas encore entendu mais on verra si c'est encore d'actualité Ce qui est d'actualité, en tout cas c'est cette nouvelle méthode peut-être, réunion des différentes forces politiques pour échanger sur une plateforme programmatique cette réunion aura lieu demain à l'initiative d'Emmanuel Macron C'est confirmé depuis quelques minutes tous les partis y sont invités sauf le Rassemblement National et la France Insoumise Alors avec tout ça, qu'est-ce qu'on fait ?
Est-ce que la conclusion c'est de dire que le nouveau Front Populaire est mort et ne peut pas survivre à ces dissensions ? Faut-il acter que le groupe éclate comme par ailleurs éclatent peut-être des sous-groupes ? C'est ce qu'on verra, est-ce que tous les PS sont sur la même ligne tous les écolos ? Jusqu'à quel point la censure a-t-elle fait exploser le nouveau Front Populaire ? C'est le Téléphone Son ce soir et soyez les bienvenus Gérard, vous êtes le premier et vous êtes le bienvenu, bonsoir
Oui, bonsoir Moi je suis un électeur de Mélenchon multirécidiviste J'ai collé des affiches parce que pour le nouveau Front Populaire aux dernières élections il se trouve que c'était une candidate de l'EFI, donc voilà, ça aurait pu être un autre La situation me semble assez simple finalement, contrairement à ce qu'on entend partout Le nouveau Front Populaire est une copropriété de quatre membres Il y a un des membres qui n'a plus l'air de vouloir jouer il s'en va et puis c'est tout il n'y a pas de chaulec, c'est pas grave Les trois autres ont déclaré contrairement à ce que je viens d'entendre ils ont tous déclaré qu'ils voulaient un premier ministre de gauche y compris le parti communiste donc ils sont d'accord entre eux
Il a dit que ce n'était pas un préalable en fait, Fabien Roussel
Oui, il a dit qu'il voulait un premier ministre de gauche
Voilà, mais que ce n'était pas un préalable
Et oui, mais enfin il dit la même chose Oui, mais enfin ça on n'est pas très loin d'une position commune ça peut se discuter et voilà, bon simplement si LAFI ne veut pas participer à cet éventuel nouveau gouvernement qui doit se faire avec un premier ministre de gauche et en tout cas sur un programme plus haut de gauche c'est l'heure à faire Maintenant, voilà, on en est là c'est assez simple
Mais vous qui êtes un électeur multi-récidiviste, vous l'avez dit de LAFI Gérard du coup ça vous met dans quelle position en fait ?
C'est très simple Bon, de toute manière à gauche Mélenchon, il a fait il a atteint son maximum c'était très bien c'était un très bon candidat maintenant il faut qu'il laisse la place et puis il faut trouver un candidat commun alors c'est pas très simple parce que c'est toujours compliqué de changer un leader charismatique comme Jean-Luc qui parle très bien qui est un grand homme politique qui parle d'histoire qui est capable d'animer les meetings mais il y en a d'autres qui peuvent émerger alors c'est pas facile mais rien n'est pas impossible
Merci beaucoup Gérard merci Avant de vous présenter qui est autour de la table ce soir je voudrais qu'on écoute Jean-Christophe parce qu'on est un peu dans la même ligne et ça nous permettra aussi de débattre des différentes options Bonsoir Jean-Christophe Bonsoir Allez-y, on vous écoute Alors écoutez, moi j'ai une remarque c'est qu'on voit les alliés de la France Insoumise commencer à mettre un pied en dehors de l'Alliance je suis surpris qu'on n'ait jamais refait cette remarque assez simple c'est que quand on choisit comme nombre de partis la France Insoumise on n'est pas là pour se soumettre je veux dire on est là pour avoir raison alors tout seul on est là pour attiser des colères et ne pas y trouver de réponse mais à partir du moment où on commence à travailler ensemble on n'a plus sa place parce que par nature notre ADN notre marque c'est d'être insoumis Du coup même question au fond qu'à Gérard Jean-Christophe vous, est-ce que vous dites dont acte en fait que LFI ne participe pas potentiellement à un prochain gouvernement ou est-ce qu'il faut rester arc-bouté sur sur ces lignes rouges c'est-à-dire un premier ministre de gauche et le programme du nouveau fonds populaire ?
Bah écoutez moi je pense que c'est difficile de ne pas regarder vers la gauche ou regarder les éléments du scrutin ou des résultats du mois de juin mais à partir du moment où quelqu'un dit non à tout ne va même pas au rendez-vous bon ben c'est quelqu'un qui n'est pas ouvert à la nature du travail en commun tout simplement donc et c'est là juste une dernière remarque c'est là alors je n'ai de sympathie ni pour l'un ni pour l'autre mais où le front national je dis bien le front a été beaucoup plus malin parce qu'il s'est appelé il s'est rebrandé rassemblement national je précise que j'ai de sympathie ni pour l'un ni pour l'autre mais il montre qu'il donne l'impression d'être capable d'élargir alors que la France insoumise dans sa tour d'ivoire se fait plaisir à elle-même c'est tout et puis là on risque d'en trouver les limites Merci beaucoup Jean-Christophe merci aussi à Gérard pour discuter ensemble jusqu'à 20h il y a Sophie Dravinel qui est là bonsoir
Bonsoir Fabien
Vous êtes journaliste politique vous êtes chroniqueuse à la publique Sénat il y a Marie Mollet qui est là autour de la table aussi bonsoir Marie Bonsoir du service politique de France Inter et puis Rémi Lefebvre bonsoir M.
Lefebvre Bonsoir Vous êtes professeur de sciences politiques à l'université de Lille vous êtes auteur de Faut-il désespérer la gauche c'est textuel c'était en 2022 vous êtes en duplex depuis nos amis de France Bleu Nord qu'on remercie de vous accueillir je voudrais savoir Sophie Dravinel ce que vous pensez de nos deux intervenants Jean-Christophe et Gérard qui alors c'est intéressant qui tous les deux en tout cas c'est le cas de Gérard sont électeurs de LFI multirucidiviste a-t-il dit mais qui nous dit aussi quand on n'est pas d'accord on s'en va et c'est pas très grave
en fait absolument c'est grave alors non sans doute pas il y a des évolutions dans la vie politique assez longues parfois certaines sont courtes d'autres sont longues c'est vrai que Jean-Luc Mélenchon a marqué marque encore la classe politique est-ce que c'est un moment oui à 74 ans il pourrait être mis un petit peu en retrait sur cette affaire justement d'être mis en minorité puisque lui c'est des combats politiques qu'il a menés toute sa vie il a toujours été en minorité il était en majorité est-ce que de nouveau il pourrait être en minorité parce que ce qui est très juste et ce qu'a dit notre premier interlocuteur c'est trois contre un et de fait c'est un peu la ligne qu'on voit aujourd'hui c'est-à-dire celle du parti socialiste quasiment dans sa totalité les écologistes globalement et les communistes globalement aussi c'est-à-dire pas tout le monde mais enfin quand même globalement et donc en fait ils sont majoritaires par rapport au nombre d'insoumis qui sont 71 ne serait-ce qu'à l'Assemblée nationale et donc évidemment Jean-Luc Mélenchon va sortir d'autres rapports de force des chiffres d'autres élections etc.
mais c'est ça qui se joue et ce qui est intéressant sur la figure de Jean-Luc Mélenchon c'est que finalement il a toujours été lui parlementariste favorable à la 6ème République contre cette verticalité présidentielle mais au moment où ça se joue et où avec Marine Le Pen il se bat pour justement imposer une présidentielle et bien il pourrait glisser sur la question du parlementarisme qui reprend sa place ou qui prend sa place
Mais Rémi Lefèvre ce qui peut faire exploser le nouveau front populaire est-ce que c'est LFI ou est-ce que c'est Jean-Luc Mélenchon parce qu'on est déjà en train de d'osciller un peu entre les deux en écoutant à la fois nos auditeurs et aussi ce que nous explique Sophie Dravinel
Écoutez je voulais dire quoi il y aurait des dissensions au sein même d'LFI
La question que je me pose c'est si la figure effectivement qui est une figure majeure au sein de LFI entraîne les autres si cette figure disparaît est-ce qu'il y a des lignes de fracture
qui se trouvent ou pas du tout ?
Écoutez la France Insoumise c'est quand même un parti assez homogène puisqu'il fonctionne par purge successive souvenez-vous aux dernières élections législatives l'aile un peu contestatrice au sein de LFI portée par Clémentine Autain Alexis Corbière Raquel Garrido ont été écartés en fait ou se sont éloignés donc je pense moi que la conviction et la ligne stratégique de Jean-Luc Mélenchon est plutôt partagée au sein de son organisation la question c'est de savoir si cette organisation qui est largement fondée sur la légitimité de son chef pourra résister en fait au discrédit de son chef c'est-à-dire que moi c'est ce que LFI c'est ce que j'appelle un parti personnel c'est-à-dire c'est un parti qui se prête en mouvement mais qui est avant tout centré sur l'ambition d'un chef avec un leadership très fort peu de démocratie interne et globalement par ailleurs cette ligne très clivante qui prône le chaos puisque globalement l'objectif de Jean-Luc Mélenchon c'est quand même d'arriver à la démission de Emmanuel Macron donc finalement de ne pas jouer le jeu du compromis parlementaire justement pour créer une tension qui fasse que le système ne soit pas viable cette ligne tribunicienne on le voit à l'Assemblée est quand même largement partagée par tout un ensemble de députés donc globalement je ne pense pas que le problème ce soit la cohésion au sein de la France Insoumise qui pour l'instant me paraît encore assez forte
moi ce que je trouve intéressant notamment dans la remarque de Jean-Christophe c'est de dire de toute façon ils sont là pour attiser les colères donc c'est à ça qu'ils servent donc au fond ce n'est pas grave et j'ai envie de reposer la question est-ce que c'est grave Marie Mollet si le nouveau frau populaire explose sur cette ligne de fracture là parce qu'elle n'est pas très étonnante au fond cette ligne de fracture
on pouvait se douter que c'est par là que ça pêcherait alors effectivement et puis ça a commencé à frémir avec la question de la démission du président de la République en réalité le début de la fracture elle se situe précisément ici c'est-à-dire effectivement la France Insoumise qui dit immédiatement vous avez une censure c'est le signe qu'Emmanuel Macron doit partir et le PS qui dit ah non certainement pas certainement pas parce qu'il faut une stabilité institutionnelle et à mon avis je parle sous le contrôle de Sophie Dravinel mais le début de la fracture elle est ici et on envoie le prolongement avec là ici cette différence stratégique faut-il commencer à faire des compromis réciproques comme l'a dit Olivier Faure ou surtout pas on est dans ce début de fracture là à mon avis et cette différence stratégique et bien c'est ce que l'Elysée avait attendu avait espéré au moment de la dissolution et qui est en train alors c'est un frémissement mais c'est quand même ce qui est en train de se passer ce que l'Elysée espérait depuis 6 mois
On a cette remarque d'Alexandre sur Whatsapp et qui dit donc il faut une censure pour qu'une partie de la classe politique commence enfin à se rendre compte de la nécessité d'un compromis en situation non majoritaire l'accouchement sera peut-être douloureux mais soyons un peu optimistes et espérons qu'on n'ait pas une souris à la fin Sophie Dravinel est-ce qu'il est en train de se passer effectivement à votre avis quelque chose là et où la gauche puisque c'est notre thème de ce soir
peut vraiment y tirer son épingle du jeu Alors si je peux parler d'un point de vue optimiste ou pessimiste non pas à titre personnel mais pour l'avenir de notre de notre état et puisque c'est de ça dont il est question d'un point de vue pessimiste moi j'aurais du mal à croire qu'Emmanuel Macron puisse demain en recevant les chefs de parti et les chefs des groupes parlementaires puis en essayant d'organiser avec eux un genre de gouvernement d'intérêt général puisque c'est ce qu'il a appelé dans son discours l'autre jour dans son intervention l'autre jour j'ai du mal à croire à titre personnel que cela puisse advenir en même temps parce qu'on a vraiment trop vu parce que si jamais il sortait Sébastien Lecornu qui a ses proximités avec M.
Solaire avec Marine Le Pen et donc si jamais il y avait quelque chose comme ça qui sortait de l'esprit d'Emmanuel Macron même François Bérou ça risque d'être compliqué parce qu'une partie de la gauche refuserait de négocier avec Bruno Retailleau s'il restait au gouvernement vous voyez il y a tellement de complications devant nous en même temps pour être positif et c'est mon dernier mot je pense que c'est assez nouveau d'imaginer que cela puisse être possible et rien que cela ouvre une fenêtre pardon Marie Mollet
vous vouliez intervenir
oui effectivement absolument je ne suis pas sûre que quiconque croit effectivement qu'un accord de coalition qu'une coalition soit possible parce que si on regarde et si on entend ce que disent les uns et les autres Laurent Wauquiez LR ne veut pas participer à un gouvernement qui serait dirigé par la gauche et vice versa c'est la loi immigration contre la loi retraite exactement et même François Bayrou le PS a été extrêmement clair ne veut pas participer y compris à un gouvernement Bayrou donc bon les cartes sont à peu près retournées sur la table et on ne voit pas comment sauf que un accord de coalition puisse exister il y a l'idée d'un accord de non-censure qui serait un petit peu le pendant on se met d'accord pour ne pas s'auto-censurer les uns les autres et c'est exactement ce qui est en train de se jouer maintenant dans ces conversations entre le président et les différents partis politiques
mais attendez cette nouvelle méthode juste avant de retourner au standard cette fameuse réunion des différentes forces politiques qui va avoir lieu demain est-ce que c'est une réunion pour trouver une coalition ou pour trouver un accord de non-censure ou est-ce que les deux mon capitaine on verra bien ce qu'il en sortira
en fait c'est les deux mon capitaine on verra bien ce qu'il en sortira et c'est l'avenir de la France ce qui se joue parce qu'effectivement si le mauvais choix a été posé et qu'il y avait une nouvelle censure en février là Emmanuel Macron sait que sa situation deviendrait beaucoup plus compliquée
Retour au standard et ce sera une question pour vous Rémi Lefebvre Bonsoir Stéphane
Bonsoir On vous écoute Ma question va encore poser portée sur Jean-Luc Mélenchon
Allez-y
Est-ce que ça répond pas d'une stratégie de la part de Jean-Luc Mélenchon de faire éclater la gauche pour envisager un duel en face-to-face avec Marine Le Pen au présidentiel en fait être le seul recours possible face à Marine Le Pen
Merci beaucoup Stéphane Rémi Lefebvre On a longtemps prêté cette intention à Jean-Luc Mélenchon jusqu'à quel point on la lui prête
Écoutez Jean-Luc Mélenchon de toute façon il est candidat déjà à l'élection présidentielle quoi qu'il arrive concrètement et faire éclater la gauche de fait tout à l'heure Gérard a dit qu'il a parlé d'une métaphore il a parlé de copropriété mais le problème c'est que le NFP n'existe que comme alliance électorale au moment des élections législatives comme feu la nupesse précédemment et on est face à quelque chose d'assez curieux c'est-à-dire une alliance qui se reconstitue à chaque élection et je suis assez convaincu que s'il y a une dissolution dans six mois elle se reconstituera encore parce que les diverses composantes de la gauche sont beaucoup trop faibles pour ne pas aller ensemble à la bataille surtout s'il y a un mode de scrutin majoritaire et donc entre les élections très vite cette coalition ou cette alliance très fragile se défait et donc elle est rattrapée par des divergences stratégiques qui sont exacerbées par la situation de crise que l'on connaît elles sont exacerbées par la situation internationale par le comportement de la France insoumise à l'Assemblée nationale donc le NFP ne règle rien en fait c'est une copropriété mais sans règle en fait c'est une copropriété et par exemple Jean-Luc Mélenchon a trouvé que le comportement d'Olivier Faure était brutal et déloyal alors que lui-même depuis le NFP a pris plein d'initiatives sans jamais consulter ses partenaires donc on est face en fait à une espèce d'objet un peu mou un peu plastique et donc il ne faut pas surtout penser que cette union de la gauche de toute façon elle garantit un rassemblement elle garantit une élection un candidat commun à l'élection présidentielle c'est une simple alliance électorale avec quelques quand même convergences programmatiques et donc concrètement est-ce que Jean-Luc Mélenchon veut faire éclater la gauche il veut être candidat il voudrait finalement tuer le match en étant le seul candidat crédible et il veut en plus aller à l'élection présidentielle avec une ligne extrêmement protestataire une ligne très conflictuelle qui est la sienne depuis quelques années et donc il pense aussi que c'est le meilleur candidat bon c'est vrai qu'il est très bon en campagne présidentielle Jean-Luc Mélenchon il a un mouvement en plus qui le porte et il sait aussi que les autres vont avoir beaucoup de mal à désigner un candidat commun voilà donc Jean-Luc Mélenchon il voudrait en fait le NFP mais à ça à ça à ses ordres et effectivement là le PS s'émancipe dans le cadre aussi d'un congrès qui est à venir et qui favorise un peu une distanciation au moment de cette alors qu'on vit une crise institutionnelle quand même très lourde
Sophie Dravinel dans ce que dit Rémi Lefebvre il y a et je vous ai vu faire oui avec la tête l'idée que de toute façon s'il faut recréer un nouveau front populaire qui s'appellera différemment peu importe mais les partis seront capables de le recréer moi la question que je me pose c'est si le front républicain fonctionnerait encore en fait dans ces cas là si vraiment le mode de fonctionnement tel qu'a été celui de la dernière élection législative refonctionnerait encore si on se retrouve là demain avec une gauche éclatée les filles d'un côté les autres de l'autre
j'allais vous dire tout dépend du calendrier parce qu'en fait le calendrier il devient extrêmement compliqué face à nous parce que imaginons qu'il y ait un gouvernement qui soit nommé qui tienne jusqu'au mois de juillet c'est-à-dire jusqu'au moment où le président pourrait dissoudre à nouveau il ne le dissolvera pas évidemment au mois d'août 35 jours après le 7 juillet il sera sans doute au mois de septembre pas la rentrée mais avant les finances donc il y a un créneau très étroit c'est le créneau du lancement des municipales qui auront lieu en mars 2026 et donc les accords entre la gauche les gauches pour les municipales sont très différents de ceux des législatives et donc là ça va absolument faire exploser l'ensemble et moi ce que je suppose c'est qu'il pourrait y avoir des accords communistes, socialistes et verts pour ces municipales avec les insoumis de leur côté c'est ce qui se dessinerait mais est-ce que dans ce cadre-là il pourrait y avoir s'il y avait des législatives en même temps que des engagements en campagne vous imaginez la droite imaginez à Marseille à Montpellier même à Paris la droite main dans la main pour les législatives mais pas pour les municipales je pense que ce serait très compliqué pour un front républicain
allez on est en train de parler de la gauche avant le nouveau premier ministre dont on ignore d'ailleurs tiens je me tourne vers vous Marie Mollet demain on ne sait pas ni après-demain ni etc on n'a pas de fenêtre de fumée blanche
on ignore tout de la date de la nomination le président de la république a redit à ses interlocuteurs aujourd'hui qu'il voulait aller vite mais on sait que le président a une conception assez personnelle du mot rapidement et comme désormais il a l'air de vouloir régler la question du quoi avant la question du qui ça nous amène sur une temporalité beaucoup plus longue que ce qu'il avait dit au départ je vous rappelle qu'après la motion de censure il avait dit vouloir nommer quelqu'un dans les 24 heures exactement
le record bas si je puis dire enfin non le record haut celui de Michel Barnier c'était 51 jours ça c'est le minimum on est en train de parler donc de la gauche avant la nomination de ce premier ministre avec Marie Mollet du service politique de France Inter avec Sophie Dravinel qui est journaliste politique et chroniqueuse pour Public Sénat avec Rémi Lefebvre professeur de sciences politiques à l'université de Lille et avec vous Olivier bonsoir
oui bonsoir
on vous écoute Olivier
moi j'avais simplement fait une petite réflexion pour moi les années Hollande c'était le coup de barre du PS vers le centre on va dire la finalité ça a été ça ce qui fait que Mélenchon a pu prendre un espace à gauche qui n'existait plus et il a obligé quand même pour moi le PS les Verts et peut-être le PC aussi à revenir sur ses fondamentaux à gauche aux années Mitterrand etc donc ça fait quand même un bien fou pour les gens de gauche globalement quand on voit maintenant ce que le PS peut soutenir ce que les Verts peuvent soutenir comme réforme et donc pour moi il est à peu près logique et normal qu'aujourd'hui le PS les Verts et le PCF se disent on n'a plus vraiment besoin de M.
Mélenchon on est de gauche enfin on le réaffirme et donc on peut maintenant très bien vivre sans eux électoralement on va retrouver nos petits
Merci beaucoup Olivier elle est intéressante elle est intéressante cette remarque d'Olivier Rémi Lefebvre
je suis d'accord d'accord en fait effectivement le PS il faut se souvenir d'où vient le PS le PS il était très très affaibli après 2017 et surtout il a été très démonétisé notamment dans l'électorat de gauche par le hollandisme qui a très clairement glissé vers le social libéralisme il faut quand même se souvenir qu'Emmanuel Macron a largement inspiré la politique d'offres qui avait commencé sous François Hollande et effectivement Jean-Luc Mélenchon a profité de cet effondrement du parti socialiste pour se réancrer à gauche mais aussi réancrer par la suite souvenez-vous après avec le nouveau fonds populaire la NUPES pardon après 2022 pour réancrer en fait la gauche et donner finalement une nouvelle virginité idéologique et Olivier Faure lui-même a fait le bilan critique du hollandisme et c'est vrai que du coup le PS a retrouvé une légitimité à gauche alors la question là c'est que pour le PS et c'est pour ça que c'est un dilemme assez cruel pour le PS c'est très stratégique c'est-à-dire que le PS veut à la fois il s'est réancré à gauche mais il veut aussi se retrouver une culture de gouvernement une culture de responsabilité il ne veut pas être associé à l'image de chaos que porte que porte Jean-Luc Mélenchon et donc du coup il essaie de il a fait une ouverture dans le compromis alors toute la question c'est de savoir le curseur que vont mettre les socialistes dans leurs négociations et c'est pour ça qu'attention on est dans une ouverture au compromis mais comme ça a été dit tout à l'heure par Marie et Sophie on est encore très très loin du compte et je pense que je pense qu'Olivier Fort va mettre tout un ensemble de lignes rouges qui feront qu'il va éviter qu'on associe à nouveau le PS à la trahison parce qu'il sait très très bien que Jean-Luc Mélenchon n'attend que ça et qu'il ne peut pas Olivier Fort envoyer des signes trop de de compromission avec le Macron donc toute la question dans les jours qui viennent ça va être quel va être le curseur que les négociateurs socialistes vont mettre pour accepter éventuellement un compromis et même un accord de non-censure parce qu'un accord de non-censure ça veut dire qu'il faut quand même que le PS engrange un certain nombre de concessions et aujourd'hui on voit très bien que les macronistes et le camp présidentiel ne sont pas du tout prêts à ces concessions voilà donc on peut se demander je termine juste là-dessus si Olivier Fort ne fait pas aussi un coup stratégique dans la perspective de son congrès c'est-à-dire de donner l'impression qu'il est ouvert au compromis mais finalement refuser un compromis qu'il soit trop défavorable et du coup renvoyer dos à dos à la fois les mélenchonistes en disant que lui il a fait un pas mais aussi les macronistes en disant que ces macronistes ne sont pas prêts au compromis voilà donc il y a beaucoup de politiques politiciennes dans cette séquence parce que c'est très compliqué à négocier pour le PS y compris
ce qui rend nos auditeurs un peu chafouins d'ailleurs Margrethe nous dit ceci stop aux lignes rouges et aux tactiques tacticiennes c'est insupportable et c'est irresponsable Marie Mollet
mais pourtant on est exactement là-dedans je suis absolument d'accord avec ce que vient de dire Rémi Lefebvre c'est la question là actuelle c'est de se dire à quelles conditions le PS pourrait hypothétiquement si Olivier Fort en a effectivement le souhait pourrait toper pour un accord de non-censure d'un point de vue
il va falloir échanger l'immigration contre les retraites
alors c'est d'un point de vue programmatique sur les retraites Olivier Fort a ouvert la porte à la question du gel de la réforme des retraites et non plus à l'abrogation pure et simple sur l'immigration sur la fiscalité sur la proportionnelle etc et toute la question pour Emmanuel Macron ça va être se dire mais quelle victoire politique offrir au PS sans perdre LR de l'autre côté un exemple sur l'immigration on a Boris Vallaud ce matin sur France Inter qui dit évidemment pas de projet de loi immigration sinon pas d'accord de non-censure et on a ce matin Laurent Wauquiez dans le Figaro qui dit il est hors de question d'ajourner le dossier de l'immigration parce qu'il y a urgence donc là on voit pas très bien comment tenir tout le monde à bord et obtenir cet accord de non-censure donc on est dans cette difficulté
Sophie de Ravinelle il y a cette idée qui était déjà inscrite avant même la censure c'était on enlève les irritants c'est-à-dire qu'effectivement au lieu de trouver un accord on échange les retraites contre l'immigration on décide qu'on ne parle ni de l'un ni de l'autre alors ça nous emmène pas bien loin mais c'est une option
c'est une option et c'est un peu tout le monde à poil si je peux me permettre voilà on vide ses poches et je pense qu'il y a des sujets qui sont quand même possibles et qui sont quand même importants pour les français et c'est ce que disait votre auditeur au moins par écrit dans son message c'est-à-dire que c'est la nécessité d'avancer quand même je pense moi à des sujets très quotidiens il y a la simplification qui traîne depuis si longtemps avec tellement de demandes récurrentes les unes après les autres faites au préfet par les ministres successifs il faut savoir que ça fait quand même deux ans quasiment depuis 2022 que la machine de l'Etat sinon à l'arrêt ralentit en tout cas à l'arrêt depuis le mois de juin dernier et ça les français commencent à le sentir ça commence à descendre dans la rue il faut trouver ces sujets-là qui puissent être un minimum il y a le service public et donc la simplification un peu sur l'école l'agriculture et même on pourrait imaginer la sécurité mais sur un angle intérieur pas la sécurité aux frontières et ces sujets-là ça pourrait être on a vu par exemple un député écologiste monsieur Payetavi qui est en chaise roulante et qui est un très très bon très bon argumenteur des sujets liés justement au handicap et qui a fait voter à 23h une loi à l'unanimité au parlement on n'a pas vu ça depuis longtemps il y a des sujets sur lesquels on peut se retrouver regardez par exemple les français qui risquent d'être blottés sur un sujet très bête qui est celui des tickets restaurants et bien en fait les tickets restaurants il y a une loi enfin ça a été discuté à l'Assemblée voté à l'Assemblée mais ça doit partir au Sénat la possibilité d'aller au supermarché pendant encore deux ans
donc ça fait trois ans à gérer alors trois ans ou un an je ne sais pas à gérer des petites affaires courantes enfin ça devient le conseil municipal de la France en quelque sorte
alors juste en un mot c'est le conseil municipal de la France mais je crois que là on est à un tel point de crise possible il faut quand même avoir conscience de ce qui se passe autour de nous vous l'avez très bien dit en ouverture de cette émission à l'international évidemment en Syrie mais surtout aussi en Ukraine partout et je pense que là la France ne peut pas se permettre d'être fragilisée Emmanuel Macron en premier voilà
après Rémi Lefèvre il y a cette phrase de Mathilde Panot c'était hier ou avant-hier qui dit s'il y a une grande coalition elle est où l'alternative pour une opposition à part en ORN et cette remarque elle est intéressante à noter aussi non ?
C'est clair pendant des années le Front National avant le Rassemblement National faisait campagne souvenez-vous sur l'UMPS c'est-à-dire cette idée que finalement la gauche et la droite c'était pareil et que finalement l'extrême droite portait une alternative il est très clair que le risque de cette grande coalition potentielle dont je répète qu'elle est encore à mes yeux très largement improbable c'est qu'elle nourrisse en fait l'idée d'une collusion générale des acteurs du système et qui finalement elle nourrisse aussi les positions les plus radicales qu'elles soient de gauche ou d'extrême droite et donc évidemment il faut faire très attention à ça et je voudrais d'ailleurs de manière générale avoir une réflexion sur cette on parle beaucoup de culture de compromis mais la culture du compromis elle est un peu exigée notamment par beaucoup de journalistes des dirigeants mais est-ce qu'elle est partagée en bas par les électeurs ?
Pas sûr du tout en fait les positions des partis qui sont assez intransigeantes sont aussi liées à des électorats qui ont des préférences assez marquées et donc la polarisation d'en haut elle correspond aussi à une polarisation d'en bas et donc il faut faire attention que finalement cette culture du compromis qu'on décrète indispensable par le haut elle ne violente pas les électeurs par le bas il y a beaucoup d'électeurs qui sont pour le compromis et qui trouvent qu'effectivement la classe politique donne un spectacle assez déplorable parce qu'elle est incapable de s'entendre mais il y a aussi beaucoup d'électeurs qui sont très attachés à leurs préférences qui sont dans des logiques campistes protestataires et donc c'est ça la complexité c'est que l'opinion publique elle n'est pas forcément habituée aujourd'hui à ces reclassements et donc il faut quand même veiller aussi à la loyauté des électeurs qui est fortement mise à mal aussi par tout ce qu'on observe actuellement
et pour aller dans le sens que vous dites Rémi Lefebvre on a Armand sur Whatsapp qui nous dit je suis un électeur LFI-NFP non inconditionnel de Mélenchon d'ailleurs exaspéré par l'amalgame RN-LFI si le PS fricote à nouveau avec la social-démocratie libérale je ne voterai plus jamais pour un candidat PS j'ai 65 ans j'en ai marre des compromissions de cette gauche au bon teint parisienne nous dit-il
oui absolument et c'est pour ça moi je rejoins ce que dit Rémi Lefebvre je pense qu'une des raisons pour lesquelles Olivier Faure est aussi sur ce positionnement-là c'est pas seulement chez lui un électoralisme ou la volonté mais il y a vraiment dans la base on l'a senti pendant les campagnes les différentes les dernières campagnes qu'il y a eu cette volonté de faire une seule gauche et cette volonté de ne plus être dans cette et c'est en fait le rejet d'Emmanuel Macron qui est très très fort dans les sondages dans les enquêtes et ce rejet-là il se sent à gauche
alors justement tiens voici Ronan qui est au standard avec nous bonsoir Ronan bonsoir on vous écoute
voilà moi depuis le début j'ai l'impression d'entendre un procès à sens unique et je suis je suis assez mari de ça quoi parce qu'en fait si on moi je trouve qu'en fait la position de la France insoumise en dehors de sa radicalité elle est quand même relativement patiente on se rappellera donc des bras d'honneur qui ont été faits par le PS et par le PC aux élections sénatoriales on ne parle pas de l'épisode des européennes où Manuel Bompard a tendu la main en se faisant insulter pendant des mois puis enfin on oublie un petit peu vite aussi les discours un petit peu légers de Fabien Roussel dans le TGV voilà donc je trouve que c'est un peu simple de parler de la brutalité des uns en oubliant les inconveniences des autres et puis enfin je reviendrai aussi sur la situation actuelle on demande au NFP systématiquement quels compromis sont faits à faire ils sont prêts à faire jamais on pose la question aux macronistes et jamais on a de réponse là-dessus quoi parce qu'au final pourquoi on n'imagine pas une situation où on aurait effectivement un gouvernement NFP avec 193 députés et la force d'appoint qui viendrait de la part des macronistes qui sont eux-mêmes aussi très divisés puisqu'on entend Carl Olive ou bien M.
Casbarian qui est même ministre dire qu'il faudrait éventuellement ouvrir le gouvernement au Rassemblement National donc je trouve que c'est quand même un sens unique ce procès
Merci beaucoup Renan pour votre remarque on a mis Kael pour ajouter à ce que vous dites et qui dit pourquoi est-ce qu'on demande toujours des compromis à la gauche où sont les compromis des macronistes Sophie Dravinel et au fond la réforme de retraite est-ce que c'est pas demander un compromis aux macronistes les impôts c'est demander un compromis aux macronistes non ? Absolument
mais c'est Emmanuel Macron qui est aux commandes qui est le chef de l'État et qui n'abandonne rien de ses prérogatives on a vu la difficulté avec Michel Barnier justement et donc lui il imagine là qu'il lui faut un Premier Ministre qui soit dans le compromis justement mais juste pour revenir sur ce que disait notre interlocuteur c'est évident que la gauche est arrivée voilà en tout cas elle revendique sa victoire mais elle n'est pas en état de s'imposer elle a fait plus de 20 points de moins que les lors de la dissolution de 1997 et le RN a doublé donc en fait c'est ça la réalité enfin le RN a l'argent plus que doublé
mais absolument n'arriveront pas à se mettre d'accord Marie Mollet
juste pour rejoindre ce que disait notre auditeur précédemment effectivement la période pose de nouveau la capacité la question de la capacité de compromis d'Emmanuel Macron lorsqu'il s'est exprimé à 20h jeudi soir il a redit je ne pense pas que augmenter les impôts soit une bonne idée je ne pense pas que multiplier les normes soit une bonne idée autrement dit je souhaite poursuivre mon bilan mon projet voilà il n'y avait pas d'inflexion la case départ c'est la crainte encore une fois du détricotage absolument et il avait souvenez-vous nommé Michel Barnier en espérant que sa politique de l'offre soit préservée alors c'est un peu paradoxalement ce qui ne s'est pas passé mais c'est pour ça que nous ce qu'on continue d'entendre c'est qu'Emmanuel Macron ne veut pas nommer un premier ministre de gauche son entourage ou ses proches ses interlocuteurs sont assez formels et assez constants parce qu'il a peur précisément que son bilan soit détricoté Rémi Lefebvre moi j'aimerais savoir s'il faut qu'on tire
des conclusions ou pas du tout de l'élection partielle des Ardennes de ce dimanche alors avec 30% de participation il faut toujours donner ce chiffre là avant mais avec un rassemblement national qui avait 20 points d'avance et qui perd à la fin les enseignements c'est quoi en fait est-ce que ça veut dire malgré tout justement que ce front républicain il est encore capable d'exister et on le voit sur une élection de ce genre là est-ce qu'on est-ce qu'on y va chercher une importance particulière ou pas du tout
c'est compliqué ce front républicain ça fait des années qu'on dit qu'il est mort et on l'avait quasiment enterré aux dernières élections législatives il s'est révélé extrêmement performant il a conduit à ce qu'il n'y ait que 140 députés RN et alliés ce qui était beaucoup moins que ce qui était prévu au premier tour mais là dans le contexte il se passe un truc dans les Ardennes malgré tout il démontre à chaque fois sa capacité à se réinventer donc ça prouve qu'aujourd'hui il y a encore effectivement dans une société qui sait où l'extrême droite a beaucoup progressé il y a encore un front possible donc les électeurs arrivent quand même à continuer à se positionner contre un parti en dehors au-delà de toutes les divergences de tous les différents qui peuvent exister et donc on peut on peut peut-être compter à nouveau sur un front républicain et donc c'est très compliqué aujourd'hui de déchiffrer en fait le comportement des électeurs parce qu'ils ne suivent pas forcément effectivement tout ce qui se passe par en haut en fait et ces électeurs sont capables c'est vrai il faut raison garder il n'y a pas eu beaucoup de participation mais c'est quand même assez significatif dans un territoire aussi plutôt favorable au Rassemblement National finalement le front républicain ça existe encore je voudrais juste quand même préciser que je suis tout à fait d'accord avec ce qui a été dit il y a une injonction au compromis qui pèse sur la gauche mais le vrai problème aussi c'est que Macron est incapable de tout compromis il estime que sa politique d'offre est non négociable il faut quand même rappeler que la jurisprudence démocratique le commanderait qu'il nomme un premier ministre de gauche parce que c'était la force arrivée en tête quitte ensuite à ce que le parlement ne lui donne pas une majorité et donc on retombe sur ce problème finalement ce vice un petit peu de légitimité depuis les dernières élections législatives qui est ce déni de démocratie qui fait que l'hypothèse d'un gouvernement de gauche n'a pas été testée et pourtant il y a une injonction au compromis qui pèse plus sur la gauche que sur les macronistes c'est effectivement un problème
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Sophie Dravin je voyais que vous vouliez réagir mais on est déjà en retard non non mais juste pour dire qu'effectivement il y en a un qui continue à se préparer c'est Bernard Cazeneuve qui était du côté d'Evreux vendredi qui a fait tout un discours sur la laïcité de préserver a-t-il dit y compris ses ennemis en parlant ou ceux avec qui d'être aimable avec ses opposants et donc évidemment on le voit tout à fait disposé
voilà mais d'avis qu'on reparlera de toutes ces questions dans le téléphone sonne et sûrement très très vite merci à tous les trois merci vraiment la question des petits bateaux c'est celle de Célia
je voulais savoir à partir de quel moment peut-on qualifier un crime de crime contre l'humanité
et bien dit donc merci beaucoup Célia pour la question vaste question merci à vous
merci à vous