Glucksmann : "On n'est pas liés à J-L Mélenchon et à ses obsessions" - C dans l'air 11.12.2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Votre réaction? Il demande à J.-L. Mélenchon de changer.
- 3:00RelanceRéponse partielle
Ce n'est pas le chemin que ça prend. Quand on voit ce qui est dit du Conseil des ministres ce matin...
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le prochain Premier ministre aura des marges de manœuvre politiques?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00R.GlucksmannFait
« On n'est pas liés à J.-L. Mélenchon et à ses obsessions. »
- 2:00R.GlucksmannFait
« Tout le monde connaissait l'opposition de la France. Mais U. von der Leyen a décidé de passer outre, de nous marcher dessus. »
- 3:00S.QuéménerFait
« Le socle commun, c'est les macronistes et LR. »
- 4:00P.DessertineFait
« La France ne va pas pouvoir se permettre de rester à la traîne comme elle l'est aujourd'hui. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
centre de gouvernement, c'est la pierre supplémentaire à l'édifice qui, peut-être, marchera sans effondrer. - C.Roux: C'est ce qui est en train de se jouer politiquement.
Le député européen R.Glucksmann n'a jamais vraiment ménagé ses critiques contre le parti de J.-L.Mélenchon.
Cette fois-ci, il pousse son allié socialiste à accepter les discussions avec E.Macron. "Peu importe l'agenda du potentiel futur candidat à la présidentielle, J.-L.Mélenchon." - Comme il semble loin, ce soir des élections européennes.
Le 9 juin dernier, R.Glucksmann arrive en tête à gauche. Une nouvelle voix balayée par la dissolution. 6 mois plus tard, une motion de censure historique renverse le gouvernement.
Le député européen continue de défendre sa ligne de mire: la gauche social-démocrate. - R.Glucksmann: Les insoumis, la seule chose qui les obsède, c'est une présidentielle anticipée.
On ne doit pas dépendre de cette obsession des insoumis. J'ai toujours conçu le Nouveau Front populaire comme une alliance visant à barrer la route à l'extrême droite, pas comme un mariage politique. On n'est pas liés à J.-L.Mélenchon et à ses obsessions.
On n'est pas liés aux insoumis et à leur refus du moindre compromis. On a une autre culture politique, une autre approche de la chose publique, du débat public. Profondément, aujourd'hui, il faut l'émancipation.
Jupiter, c'est fini. Il faut qu'il apprenne à changer. Le retour sur soi, ce n'est pas un signe de faiblesse.
C'est ça que j'aimerais qu'il comprenne. Ce n'est pas un signe de faiblesse que d'admettre qu'il s'est trompé. Tout le monde se trompe.
Ce n'est pas: "Les gens m'ont mal compris". C'est: "Je me suis trompé". Aujourd'hui, la France n'a pas réussi à bloquer le Mercosur.
Tout le monde connaissait l'opposition de la France. Mais U.von der Leyen a décidé de passer outre, de nous marcher dessus.
Pourquoi elle peut faire ça? Parce que notre pays est moins crédible qu'avant. Depuis le 9 juin, il y a une perte de crédit de la France, une perte d'influence de la France très nette au Parlement européen et dans toutes les institutions européennes.
Depuis le 7 juillet, c'est encore plus. Mes collègues européens me disent: "Avec cette Assemblée nationale, vous pouvez vous en sortir. Pourquoi vous ne vous en sortez pas?
Qu'est-ce qui bloque chez vous?" - C.Roux: Votre réaction?
Il demande à J.-L.Mélenchon de changer. - N.Saint-Cricq: Bien sûr.
Ce qui va probablement se produire, c'est que c'est le PS qui va changer. On ne va pas remonter au déluge, mais ça a commencé avec les gauches irréconciliables. Ca s'est accéléré avec le 7-Octobre.
Ca s'est fait avec le programme de la Nupes...
Ils n'étaient pas d'accord sur l'Otan, le nucléaire, l'Europe...
Plein de choses. Ca a été un accord électoral. Probablement qu'il faut aider les socialistes à se séparer de l'emprise de J.-L.Mélenchon.
Comme R.Glucksmann. Question. - S.Quéméner: Ce n'est pas le chemin que ça prend.
Quand on voit ce qui est dit du Conseil des ministres ce matin, où E.Macron explique qu'il n'a pas réussi à élargir le socle commun...
Le socle commun, c'est les macronistes et LR. Quand on entend ça, on se dit que c'est soit l'hypothèse F.Bayrou soit un Premier ministre qui viendrait aider LR.
Pour l'instant, il n'y a pas d'hypothèse à gauche. Mais il faut rester prudent. Il y a des discussions qui se poursuivent au moment où on parle.
Mais c'est vrai qu'il n'y a pas déjà un nom. - C.Roux: B.Cazeneuve.
Il est de gauche. - S.Quéméner: Ce que dit O.Faure de B.Cazeneuve, même si les positions évoluent de jour en jour...
Même si on décide de mettre quelqu'un de la société civile en prétendant faire un gouvernement technique, on sait bien que ça n'existe pas, qu'il y a toujours une subjectivité. - N.Saint-Cricq: M.Barnier a répondu: "Bon courage.
Moi qui connais la politique et les gens qui sont rompus aux arcanes de la négociation...
Bon courage à quelqu'un qui découvre l'Assemblée nationale telle qu'elle est aujourd'hui." - C.Roux: Est-ce que le prochain Premier ministre aura des marges de manoeuvre politiques?
Premier ministre de droite, de gauche, de toute façon, la contrainte budgétaire, de calendrier, de tensions sur les marchés tels que le point de passage est le même pour tous, non? - P.Dessertine: R.Glucksmann est dans l'Europe.
Il voit la manière dont on nous regarde. On a de la chance, en ce moment. Les autres pays européens faibles vont plutôt mieux.
Ils ont fait beaucoup de réformes et arrivent à avoir des résultats pas si mauvais, sachant que, globalement, la conjoncture européenne n'est pas bonne. La France ne va pas pouvoir se permettre de rester à la traîne comme elle l'est aujourd'hui, voire de basculer dans le wagon de queue. - C.Roux: Quelle que soit la couleur politique du prochain Premier ministre avec cet attelage de non-censure et les conditions exposées depuis le début, est-ce qu'il pourra avoir un budget politique ou est-ce que ce sera un budget contraint? - P.Dessertine: Je connais E.Letta.
On a travaillé ensemble. Il m'avait raconté qu'à la fin, ce qui était impensable pour la classe politique italienne, ils avaient fini par donner les clés à quelqu'un qui allait avoir l'impopularité, mais qui allait remettre les choses sur les rails. C'était l'idée M.Monti.
Après, ça a été Draghi, qui était plus politiquement le "C dans l'air" de l'époque, on se disait "ce n'est pas possible. Ce n'est jamais arrivé en Italie" à la fin, personne n'a voulu endosser la responsabilité. M.Monti avait pensé que les Italiens lui en voudraient, mais ça n'a pas été le cas. - C.Roux: Il leur avait demandé des efforts. - P.Dessertine: Quand il a fait des élections anticipées, il a été complètement balayé alors qu'il pensait obtenir une majorité. - L.Fritel: La différence avec les Italiens, c'est qu'on a en plus une crise institutionnelle.
Au moins, en Italie, l'exemple dans lequel on se trouve aujourd'hui, ça avait monnaie courante. Les consensus, ça pouvait exister, même si la situation était catastrophique. Là, on se retrouve à redécouvrir les usages de la IIIe et de la IVe République où à l'époque, voter un budget, c'était long.
Aujourd'hui, je ne vois pas comment vous pouvez mettre la droite et la gauche autour de la table pour discuter budget. - C.Roux: C'est la question. - L.Fritel: S'il y a une chose sur laquelle droite et gauche renaissent, malgré le clivage mondialistes contre nationalistes qu'ont voulu mettre en place Macron et Le Pen, c'est celui-là.
Comment vous faites pour avoir des sous dans les caisses? Est-ce que vous le faites par l'impôt? Est-ce que vous le faites en dégraissant?
Ou, comme M.Le Pen le préconise, en s'attaquant à l'immigration?
Emmanuel Macron