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InterviewFrance Inter (sur YouTube)· 6 février 2023 11 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Jérôme Guedj : "La réforme des retraites est comme Dracula : elle n'aime pas être mise à la lumière"

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Qu'espérez-vous de ces deux semaines de débat à l'Assemblée nationale ?

  • 0:58FerméeRéponse directe

    Il faut que le gouvernement recule. Et le retrait, c'est le retrait de la mesure d'âge ?

  • 2:46RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous répondez à Olivier Véran qui vous reproche de faire une obstruction ?

  • 3:53OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce que vous dites aux insoumis sur leurs 12 000 amendements ?

  • 4:29FerméeRéponse directe

    Vous allez voter la motion référendaire du RN ?

  • 4:46OuverteRéponse partielle

    Est-ce que la mesure sur les carrières longues va dans le bon sens ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:04PrésentateurChiffre
    « On nous dit 12 milliards de déficit en 2027, 13 milliards en 2030. »
  • 4:46Invité politiqueFait
    « Les personnes ayant commencé à travailler entre 20 et 21 ans pourront partir à la retraite à 63 ans et pas à 64 ans. »
  • 4:55PrésentateurChiffre
    « Ça va concerner 30 000 personnes. »
  • 5:38Invité politiqueChiffre
    « C'est augmenter de 110 milliards d'euros les impôts. »
  • 6:19PrésentateurFait
    « Entre 4 000 environ et 6 000 euros, il y a des exonérations de cotisation sociale. »
  • 6:36PrésentateurChiffre
    « Ça rapporte 2 milliards d'euros si on soumet à cotisation sociale ces prélèvements. »
  • 7:24PrésentateurPromesse
    « L'objectif, c'est l'horizon de la retraite à 60 ans. »

Temps de parole

  • Présentateur72 %
  • Jérôme Guedj24 %
  • ?4 %

≈ 14,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Il est 7h48, Léa Salamé, votre invitée ce matin et députée PS NUP de l'Essonne.

0:05
Jérôme Guedj

Bonjour Jérôme Gage.

0:06
Présentateur

Bonjour Léa Salamé.

0:07
Jérôme Guedj

Merci d'être avec nous ce matin. Vous serez le chef de file du PS dans la bataille parlementaire sur la réforme des retraites qui commence aujourd'hui à 16h. Honnêtement, qu'espérez-vous de ces deux semaines de débat à l'Assemblée nationale ? Améliorer le texte du gouvernement ou qu'il le retire purement et simplement ?

0:19
Présentateur

Moi j'espère avec Arthur Delaporte, Boris Vallaud et tous les socialistes qui vont se mobiliser pendant ces dix jours que le travail parlementaire qu'on va faire va permettre d'alimenter la mobilisation sociale. Parce que voyez-vous, cette réforme des retraites, moi elle est frappée du syndrome Dracula. Vous savez, il n'aime pas être mis à la lumière, il se transforme en un tas de cendres. Le débat parlementaire va permettre de mettre des coups de projecteur sur chacune des dispositions et parler concrètement des conséquences pour les Français, les vies brisées que ça va représenter pour telle ou telle catégorie de Français.

Donc le débat parlementaire, moi je souhaite qu'il puisse déployer le plus longtemps possible et qui permette à chaque fois de déconstruire les conséquences concrètes de cette réforme.

0:58
Locuteur

Donc

0:58
Présentateur

vous ne dites pas ce matin que le gouvernement

1:00
Jérôme Guedj

peut reculer

1:00
Locuteur

?

1:01
Présentateur

Il faut que le gouvernement recule. Et le retrait, on ne va pas me mégoter, c'est le retrait de la mesure d'âge. Parce que les Français, dans leur trip, pardonnez-moi l'expression, ont compris ce que ça signifiait pour eux. Depuis le début, on leur explique que cette réforme, c'est une réforme juste. Alors ils sont allés regarder les dispositions, elles sont homéopathiques. Même les députés LR ont constaté que les mesures sur les carrières longues n'étaient pas adaptées. 1

1:23
Locuteur

200 euros pour tout

1:25
Présentateur

le monde, c'est homéopathique. Mais Léa Salamé, ce n'est pas vrai 1 200 euros pour tout le monde. C'est le relèvement du MICO, pardon, ces techniques, le minimum contributif. Mais en réalité, il ne

1:36
Locuteur

faut

1:36
Présentateur

pas faire croire aux gens que tout le monde va avoir droit à un minimum de retraite de 1 200 euros. Il va y avoir des effets induits. Et surtout, le fait qu'il faut avoir une carrière complète. Et ça ne concerne pas tout le monde. Donc il y

1:47
Locuteur

a

1:47
Présentateur

eu une sorte de matraquage de communication sur c'est une réforme juste. Non, ça n'existe pas. Après, on nous a dit que

1:53
Locuteur

c

1:53
Présentateur

'est une réforme qui est absolument indispensable parce que c'est la faillite du système de retraite. Mais bon sang, franchement, là je vais m'arrêter 3 secondes. Le système

2:02
Locuteur

de retraite,

2:03
Présentateur

2. On nous dit 12 milliards de déficit en 2027, 13 milliards en 2030. Sur 350 milliards d'euros de pensions versées. Une seule illustration, si vous, vous avez un crédit immobilier de 1 000 euros par mois ou un loyer de 1 000 euros par mois et qu'il vous manque 35 euros pour boucler et pour rembourser votre crédit, vous

2:23
Locuteur

n'allez pas vendre votre maison. C

2:25
Jérôme Guedj

'est rien ces 13 milliards par an.

2:26
Présentateur

Mais ces 13 milliards, on peut les trouver. C'est d'ailleurs le sens des amendements

2:28
Locuteur

qu'on fait. Alors,

2:29
Jérôme Guedj

on va y venir. On va y venir. Mais pour qu'il y ait un bon débat parlementaire, encore faut-il avoir le temps de défendre.

2:36
Locuteur

Tout

2:36
Présentateur

à fait.

2:36
Jérôme Guedj

Et c'est là qu'on en arrive à la NUPES qui a déposé 18 000 amendements. Il faudrait des mois pour tous les examiner. Olivier Véran vous reproche de faire une obstruction bête et méchante.

2:46
Locuteur

Qu'est

2:46
Jérôme Guedj

-ce que vous lui répondez

2:46
Présentateur

? Non mais justement, alors moi je ne veux pas d'obstruction bête et méchante.

2:49
Locuteur

Et

2:49
Présentateur

quand vous regardez chacun des amendements que nous avons déposés, ce

2:52
Locuteur

ne sont pas... 18

2:52
Jérôme Guedj

000 amendements,

2:53
Locuteur

ce n'est pas... Nous,

2:54
Présentateur

les socialistes, nous avons déposé 1 315 amendements.

2:57
Locuteur

Vos amis insoumis en ont

2:59
Jérôme Guedj

déposé 13

2:59
Présentateur

000. Vous verrez, c

3:00
Locuteur

'est

3:00
Présentateur

les amendements qui permettent d'inscrire et la plupart d'entre eux feront l'objet de discussions communes. Moi je vous le dis, nous ne souhaitons pas être dans une logique d'obstruction. On est dans une logique de construction d'une certaine manière.

3:12
Locuteur

C

3:12
Présentateur

'est-à

3:12
Locuteur

-dire

3:12
Présentateur

de donner à voir les autres solutions qui sont possibles. Beaucoup de nos amendements portent sur un financement alternatif plutôt que cet impôt sur la vie qu

3:21
Locuteur

'on va

3:22
Présentateur

prélever

3:22
Locuteur

sur les ventes. On va y

3:23
Jérôme Guedj

venir à vos amendements mais en commission. Avant que ça arrive dans l'hémicycle,

3:26
Locuteur

il

3:26
Jérôme Guedj

faut expliquer que ça arrive en commission. En commission, il y avait tellement d'amendements que vous n'avez pu étudier, examiner que deux articles. Or Laurent Berger vous le dit, pas d'obstruction sinon vous n'arriverez pas à l'article 7 qui est l'article sur les 64 ans. Et s'il n

3:38
Locuteur

'y a

3:38
Jérôme Guedj

pas un débat parlementaire sur l'article 7, ça

3:40
Locuteur

ne sert à rien. Mais je vais vous le dire

3:41
Présentateur

très clairement, nous souhaitons qu'il y ait un débat sur l'article 7, sur l'article 9 et sur l

3:45
Locuteur

'article 10. Pour la raison que

3:46
Présentateur

je vous ai indiqué, pour permettre de voir à chaque fois les conséquences concrètes sur la

3:51
Locuteur

vie des infirmières. Donc vous dites quoi aux

3:52
Jérôme Guedj

insoumis ? Excusez-moi, qu'est-ce que vous dites aux insoumis ? Il y a deux semaines d'examens.

3:56
Locuteur

Qu'est-ce

3:56
Jérôme Guedj

que vous leur dites sur leurs 12 000

3:57
Locuteur

amendements ? Vous savez,

3:58
Présentateur

on se parle tous les jours, quasiment toutes les heures. Et le dépôt d'amendements ne préjuge pas, ne présume pas de la gestion du temps qu'on aura dans l'hémicycle. Vous savez, c'est clair, ECE, nous c'est nous. Mais par contre, nous sommes ensemble pour faire ensemble, pour faire en sorte qu'on puisse donner à voir tout ce qui ne

4:14
Locuteur

va

4:14
Présentateur

pas dans cette réforme.

4:15
Jérôme Guedj

Alors, toute dernière question avant d'arriver sur le fond, avant l'examen des amendements à l'Assemblée nationale, deux motions vont être examinées, celle de l'ANUP et celle du RN qui présente sa motion référendaire, qui demande un référendum sur la réforme. Vous allez la voter ou pas

4:28
Locuteur

?

4:29
Présentateur

Non, on ne votera pas la motion référendaire du Front National, du Rassemblement National. Depuis le début, ils s'en foutent totalement de la réforme de retraite. Je reprends les termes de Laurent Berger hier sur France Inter. Et donc, on ne

4:38
Locuteur

va

4:38
Présentateur

pas leur donner un bon de sortie précieux.

4:43
Jérôme Guedj

Sur le fond, maintenant, Elisabeth Borne a donc retenu la demande des LR. Les personnes ayant commencé à travailler entre 20 et 21 ans pourront partir à la retraite à 63 ans et pas à 64 ans. Est-ce que ça va dans le bon sens, ça

4:52
Locuteur

? Mais

4:52
Présentateur

c'est homéopathique. C'est une mesurette. Elle-même le reconnaît, ça va concerner 30 000 personnes. Alors que le cœur de la réforme, c'est-à-dire les deux années de plus, c'est les 30 millions de la population active française qui sont concernés, je le redis, par cet impôt sur la vie. Là où ils nous disent, vous, vous ne pensez qu'à faire des prélèvements supplémentaires pour équilibrer le régime. Mais eux, ils font un prélèvement massif. Cet impôt sur la vie des gens et le refus derrière ça, en fait, d'aborder l'essentiel, le rapport au travail. Et aussi le partage des richesses.

Parce que ce régime des retraites, qui est le patrimoine, vraiment, c'est identitaire, c'est dans les valeurs des Français. On peut l'équilibrer si on organise mieux le partage des richesses, ce que le gouvernement refuse de

5:34
Locuteur

faire.

5:34
Jérôme Guedj

Le gouvernement dit que votre contre-projet, c'est une augmentation massive des impôts. C'est augmenter de 110 milliards d'euros les impôts, disait Gabriel Attal il y a 4 jours. Précisément à votre micro, je le cite. Il y a un amendement de la NUP, je crois que Jérôme Gage en est le premier signataire, qui revient sur ce qu'on appelle les allègements généraux de cotisation. Donc pour un boulanger, pour un artisan qui nous écoute, ça coûterait 700 euros de plus par mois en charge. Qu'est-ce que vous lui répondez à

5:56
Présentateur

ça ? Que Gabriel Attal s'est emballé. C'est-à

5:59
Locuteur

-dire

5:59
Présentateur

que nous nous proposons en effet des amendements pour notamment soumettre à cotisation des pans entiers, des revenus qui sont exemptés de cotisation pour la sécurité sociale et le régime des retraites. Je vous prends un seul exemple. Et là, il y

6:14
Locuteur

a

6:14
Présentateur

un consensus des économistes, je parle sous le regard avisé de Dominique Seux.

6:18
Locuteur

Aujourd

6:19
Présentateur

'hui, entre 2,5 fois le SMIC et 3 fois 1,5, c'est-à-dire entre 4 000 environ et 6 000 euros, il y a des exonérations de cotisation sociale. Il y a des économistes du Conseil d'analyse économique et il y a même des parlementaires Renaissance

6:32
Locuteur

qui

6:33
Présentateur

ont pointé que ce n'était pas justifié. Ça rapporte 2 milliards d'euros si on soumet à cotisation sociale ces prélèvements. Pourquoi est-ce qu'on ne le fait pas ? Nous, ce n

6:43
Locuteur

'est

6:43
Présentateur

pas 110 milliards d'euros de

6:44
Locuteur

prélèvements qu'on propose, mais c'est n'importe

6:46
Présentateur

quoi. Parce qu'en fait, ils mettent en avant ce que coûterait, et encore on peut en discuter, une réforme alternative. Mais là, on n'est pas dans ce moment-là. Dans ce moment, on s'oppose à la réforme à 64 ans et on fait toute une série de propositions.

6:59
Locuteur

Vous

6:59
Jérôme Guedj

n'êtes pas dans ce moment-là, mais je suis quand même obligée de vous poser la question. À l'ANUP, vous défendez la retraite à 60 ans. Le PS s'est aligné sur les insoumis et défend le contraire de ce que vous avez défendu pendant la campagne présidentielle,

7:11
Locuteur

c

7:11
Jérôme Guedj

'est-à-dire rester à 62 ans. Le socialiste que vous êtes, Jérôme Gage, pense vraiment que le retour à la retraite à 60 ans, c'est réaliste. Demain, vous êtes au pouvoir. Vous nous dites yeux dans les yeux à ce micro, on reviendra à la retraite à 60 ans, sérieusement ?

7:24
Présentateur

L'objectif, c'est l'horizon de la retraite à 60 ans. Elle est possible, d'ailleurs c'était le débat sur les carrières longues, si on tient compte justement de la pénibilité, des carrières hachées, des carrières longues, etc. Mais moi, dans cette bataille-là, je ne

7:37
Locuteur

veux

7:37
Présentateur

pas avoir quelque chose qui me distrait de la priorité, qui est d'empêcher la retraite à 64 ans. Regardez le

7:42
Locuteur

front syndical. Vous ne répondez pas à ma question. Le front syndical, il est uni. Demain, vous revenez

7:45
Jérôme Guedj

au pouvoir, vous faites la retraite à 60 ans

7:47
Locuteur

? Eh bien,

7:47
Présentateur

on va vers cette retraite à 60 ans. Évidemment, c'est l'objectif en mobilisant toutes celles des ressources qui ne le sont pas. On entendait tout à l'heure dans le journal 80 milliards de dividendes. Nous, on propose par exemple une taxe provisoire sur les super profits ou les super dividendes qui pourrait réalimenter le fameux fonds de réserve des retraites qui avait été créé par Lionel Jospin et qui permettrait d'absorber le déficit conjoncturel. Bon sang, les gens ont compris que cette réforme, elle était injuste parce qu'elle avait la paresse de refuser les solutions alternatives qui permettent de mettre à contribution ceux qui, pour l'instant, échappent au financement de ce régime

8:26
Locuteur

des retraites. Il garde

8:26
Jérôme Guedj

la confiance d'Elisabeth Borne, mais Olivier Dussopt, le ministre du Travail, soupçonné de favoritisme par le parquet financier de Paris, peut-il conduire les débats sur les retraites ?

8:33
Présentateur

Je vais vous dire sincèrement, moi je ne

8:34
Locuteur

vais

8:34
Présentateur

pas hurler avec les loups sur la demande de démission ou je ne sais quoi. C'est navrant, c'est affligeant, ça le fragilise évidemment. Mais s'il y a du favoritisme ou s'il y

8:44
Locuteur

a

8:44
Présentateur

un marché truqué, c'est principalement dans cette réforme des retraites en favorisant des solutions injustes au détriment de tous nos concitoyens.

8:51
Locuteur

Sur

8:51
Jérôme Guedj

le rapport au travail, Gérald Darmanin a chargé la NUP il y a quelques jours en évoquant les gauchistes bobos qui défendent une société sans travail, sans effort. Mais ne disiez-vous pas vous-même la même chose avec vos mots ? Il y a quelques jours dans l'Express, Jérôme Guedj, en reconnaissant que la gauche avait tort d'avoir abandonné la valeur travail à la droite.

9:06
Présentateur

Évidemment, moi je plaide pour que le travail soit reconnu à sa juste valeur. Et la première des valeurs, c'est la juste rémunération du travail. Parce qu'on a oublié de le dire, vous savez, si on augmente les salaires dans ce pays, il n

9:18
Locuteur

'y a

9:18
Présentateur

plus de problème de financement du régime de retraite. Et que si on en est là aujourd'hui à lever cet impôt sur la vie des gens, c'est parce qu'on refuse d'augmenter les salaires, on refuse de mieux partager les richesses et à travers ça, en fait, de reconnaître la valeur travail et de mieux la rémunérer.

9:34
Jérôme Guedj

Vous dites comme Marine Tondelier, nous ne voulons plus une France de milliardaires, c'est des vampires égoïstes.

9:38
Locuteur

Qu

9:39
Présentateur

'est-ce que je lui dis ?

9:39
Jérôme Guedj

Vous dites pareil ?

9:40
Locuteur

Ah non, moi

9:40
Présentateur

je n'utilise pas ces termes. Je vais vous dire, moi je n

9:44
Locuteur

'ai

9:44
Présentateur

pas de problème au fait qu'il

9:45
Locuteur

y ait

9:45
Présentateur

des millionnaires et des milliardaires dans ce pays. Le problème que j'ai, c'est qu'ils échappent à la contribution au financement des politiques publiques. Moi, les patrons de PME, qui eux payent un impôt sur les sociétés à 25%, pendant que les grands groupes, grâce à l'évasion fiscale, grâce à l'optimisation fiscale, eux vont payer en moyenne 5 ou 6% d'impôt, il est là mon problème. Donc, qu'il

10:08
Locuteur

y

10:08
Présentateur

ait de la richesse qui soit créée, pas de problème, mais qu'elle soit partagée,

10:13
Locuteur

qu

10:13
Présentateur

'elle soit redistribuée et qu'on ne soit pas dans cette logique de dire on demande aux gens de travailler plus pour produire plus. Les retraités, vous savez, ils sont utiles à la société. Ils gardent les petits-enfants, ils font tourner les associations, ils font tourner les conseils municipaux. Si on les fait travailler deux ans de plus, comment on va se priver de ce lien social qui n'est pas dans le PIB, mais qui est tout utile au pays ?

10:33
Jérôme Guedj

Et on les embrasse, les grands-pères et les grands-mères.

10:35
Locuteur

On les remercie, gardez les enfants.

10:37
Jérôme Guedj

Merci Jérôme

10:37
Locuteur

Guetsch,

10:38
Présentateur

belle journée à vous. Merci Léas.