Cinquantième anniversaire de l’élection de Georges POMPIDOU
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
... -E.
Macron : Bonjour. Bonjour à toutes et tous. Donc, nous nous retrouvons pour un nouveau Conseil, comme il était prévu, d'abord pour discuter et prendre des conclusions sur l'agenda stratégique qui est le nôtre pour les 5 prochaines années.
Agenda stratégique qui doit répondre d'abord à l'urgence climatique. Nous l'avons portée durant cette campagne des européennes, portée depuis plusieurs semaines avec des véritables avancées. Je me réjouis, pour ma part, que nous ayons un ralliement croissant autour de cet objectif de neutralité carbone 2050.
Je vous le rappelle, c'est une initiative que nous avions lancée à Sibiu. 8 pays nous avaient alors rejoints. Il y a maintenant une quinzaine de pays qui ont rejoint cette coalition.
Et je pense un consensus croissant pour qu'on prenne des conclusions ambitieuses. Et il y a évidemment, sur le prix du CO2, la taxation aux frontières et toutes les initiatives, y compris de finances vertes que nous devons prendre sur les 5 années à venir, un agenda ambitieux à avoir sur ce point. Ensuite, en matière de défense, de sécurité, d'immigration, au fond, de souveraineté et de protection de l'Europe et des Européens, nous avons un agenda important aussi, qui sera acté pour les 5 prochaines années et dont nous aurons à débattre stratégiquement avec les nouveaux responsables.
Et puis, la construction du modèle économique et social européen, les investissements à faire en matière d'intelligence artificielle, de renouvelable, la construction d'une Europe plus adaptée, sur le plan de sa politique, justement, de concurrence, comme sa politique industrielle et une Europe aussi qui porte un modèle social. Nous avons beaucoup défendu, comme vous le savez, l'idée d'un salaire minimum dans chaque pays d'Europe, mais en tout cas, d'une convergence sociale rendue indispensable. Cet agenda stratégique, c'est pour moi la clé et nous aurons à en discuter.
Il y aura aussi une discussion et des conclusions sur les relations extérieures et nous aurons, demain, un moment aussi important avec un sommet de la zone euro qui viendra constater les progrès qui ont été faits sur la base de nos demandes, mais également tout ce qui reste à faire, car je ne considère pas qu'aujourd'hui, à la zone euro, nous soyons arrivés à un point satisfaisant et que nous ayons obtenu toutes les clarifications nécessaires pour avancer efficacement, et là aussi, renforcer la souveraineté de l'euro, une plus grande convergence de la zone euro, au fond, une monnaie plus forte pour une Europe plus solidaire. Donc la discussion de demain est importante. Bien entendu, nous aurons aussi à évoquer le sujet des nominations.
Comme je l'ai toujours dit, elles doivent découler de cette discussion stratégique. Et donc les différents responsables, que nous devons ou proposer ou nommer, selon les compétences qui sont les nôtres en vertu des traités, eh bien, elles doivent se faire à la lumière de cette discussion stratégique et des équilibres politiques. C'est la discussion que nous aurons ce soir. (Propos indistincts des journalistes) (...) Non.
Je la constate comme vous et je la respecte. Mon commentaire, vous le connaissez. J'ai toujours eu une expression claire sur le sujet.
Donc ce qui se passe ne m'étonne pas plus que ça. Maintenant, ce qui importe, c'est que nous ayons ce soir une discussion constructive qui permette d'avancer. Il y a des compétences qui sont celles du Conseil, mais nous devons travailler aussi en lien avec le Parlement qui à ses compétences propres.
Et il faut plutôt maintenant réussir à construire à la fois des propositions et un processus qui permettent d'arriver à une décision conjointe qui permette de trouver les femmes et les hommes qui porteront ce projet ambitieux. Je l'ai dit, il faut des personnes qui aient les compétences, qui partagent ces ambitions, qui aient la crédibilité pour le faire et je soutiendrai les figures les plus fortes à cet égard. (Propos indistincts des journalistes) Pardon ? -L'objectif neutralité... -E.
Macron : Je l'ai toujours défendu et je continue à le réaffirmer. Pour moi, nous devons avoir des nominations paritaires. (Propos indistincts) Nous allons avoir une discussion au sein du Conseil et il appartient au président Tusk qui a été mandaté la dernière fois de faire un rapport au début de ce Conseil, de la situation telle qu'il l'apprécie.
Je constate que le Parlement s'est exprimé ce matin pour une candidature. Et donc c'est au président Tusk de faire le rapport en début de ce Conseil. Mais nous aurons surtout une discussion sur le processus et sur l'agenda. -M. le Président, est-ce que vous allez en Irak, Kurdistan, parce que maintenant, il y a le nouveau président...
Premier ministre... -E.
Macron : Je sais. J'irai avant la fin de l'année. (Propos incompréhensibles) Je ne vais pas...
Non... -Pourquoi est-ce que ça a l'air d'être un match entre l'Allemagne et la France ? -E.
Macron : Je pense que ça, c'est une erreur. Il ne faut pas le lire comme ça. D'ailleurs, je vais tout de suite rejoindre la chancelière Merkel et nous allons continuer nos échanges qui sont constants.
Vous savez, depuis ce matin, moi, j'échange avec tous nos collègues. J'ai vu plusieurs dirigeants toute la matinée. Je vais Angela Merkel, Donald Tusk avant.
Je considère que le rôle de la France, c'est d'essayer de construire une solution constructive, de n'être enfermée dans aucun schéma et de réussir à faire émerger la meilleure équipe pour l'Europe. Nous avons des tas de défis. Nous voyons une géopolitique mondiale qui est en transformation.
Nous avons une Europe dans laquelle la coalition de progrès et d'ambition doit l'emporter. Il faut les figures, les personnes qui permettront de porter ce projet. -Vous ne dites jamais de noms. -E.
Macron : Si, j'en ai plusieurs fois défendu. Je ne veux pas m'enfermer dans un nom, parce que je veux aider à construire collectivement. Et c'est aussi pour ça que je ne me suis pas enfermé dans des processus que je pensais inadaptés.
Merci beaucoup. J'ai toujours été clair sur le sujet. Je dois y aller.
Merci. A tout à l'heure. -M.
Macron... -E.
Macron : Vous allez bien ?
Alain Pompidou