Les Partis Pris : "Grasset : le choc Olivier Nora", "Poids lourd électrique : on y arrive !" et "...
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Place au parti prix Pascal Route vous restez autour de la table. La Bmanie nous rejoint pour son parti prix international et c'est vous qui commencez route. Alors, il y a quelque chose peut-être d'alarmant, je ne sais [musique] pas, mais en tout cas de réconfortant de voir que nous restons le pays du livre en France, de la littérature parce que le choc Olivier Norvoyé en quelques heures de Grasset de la maison d'édition Grasset provoque un tsunami de débat de réaction et vous nous dites vous nous donnez votre vision de l'affaire que vous nous rappelez d'abord.
Mais moi, je j'ai d'abord envie de de crier un peu au secours parce que ce qui me semble, c'est que la polarisation politique est en train de contaminer notre vie culturelle et intellectuelle et ça m'inquiète beaucoup. C'est pas nouveau, mais avec l'éviction brutale de Livier Nora qui est le directeur des éditions grassées par le propriétaire du groupe Achette, Vincent Boloré, on assiste à un nouvel épisode de cette bataille pour l'hégémonie culturelle d'une ligne éditoriale très ancrée à la droite de la droite. C'est une forme en quelque sorte assumée la lecture du philosophe de gauche Antonio Gramsy qui a théorisé l'investissement du terrain culturel pour façonner les les récits dominants et influencer l'opinion.
Vincent Boloray, il détenait déjà de nombreux médias, des maisons d'édition. Il est donc facile de voir dans cette éviction de cette figure historique extrêmement respectée de du monde de l'édition, une volonté de continuer à structurer et à contrôler complètement un pôle ultraconservateur. Alors, revenons sur les faits, comme vous le disiez, euh il y a plusieurs thèses qui circulent.
Il y en a une qui parle de Boem Sans sal qui sur lequel Olivier Nora était pas d'accord sur les dates de parition de son livre. D'autres euh selon le Nouvels racontent plutôt que le patron des éditions grassées a refusé d'éditer l'essée Nicolas Dia, lui-même éditeur notamment du cardinal Sarah et Jordan Bardella, mais aussi d'autres auteurs à succès moins identifiés politiquement. Son refus aurait déplu et son limogage a été immédiat.
Nicolas Dia a d'ailleurs répondu que son texte était instrumentalisé et que ce conflit le navrait. [raclement de gorge] Mais ce limogage brut a immédiatement, et c'est tout à fait intéressant parce qu'il a rejoint ce que vous dites, euh suscité la forte réaction de 115 auteurs qui sont devenus maintenant 170 et qui sont peut-être plus hein qui ont signé en quelques heures euh une pétition, une lettre réaffirmant leur attachement à Olivier Nora face à l'atteinte inacceptable à l'indépendance éditoriale. Ils ne publieront pas leur prochain livre chez Grassé.
C'est ce qu'ils annoncent. Et les signataires, ils sont de droite et de gauche. Brckner, Sorchalon, Caroline Foureste et bien d'autres, on en parlera.
Et il refuse, disent-il, d'être les otages d'une guerre idéologique visant à imposer l'autoritarisme partout dans la culture et les médias. Parce que c'est vrai que ce qui est extraordinaire, c'est que dans cette maison coexistait des auteurs qui n'étaient pas d'accord sur grand-chose. C'est ça l'expression de Livian Nora et de tous d'ailleurs puisque ils l'ont répété, il y en a qui s'asseyaient pas les uns à côté des autres jusqu'à avant-hier.
Et et donc c'est vrai que ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'un auteur c'est pas un produit comme un autre. Ça veut dire que le management brutal qui a donné lieu à cette éviction ben en fait est tombé sur un os entre guillemets parce que les écrivains ce sont c'est une catégorie particulière, une une liberté en soi qui a pu dire non et qui du coup ce départ massif de la les maisons d'édition grassé bah c'est un coup dur, c'est un coup peut-être mortel pour cette maison d'édition.
Alors euh moi ça m'inquiète d'autant plus que je me demande maintenant mais combien de lieux vont rester vont pouvoir résister à cette guerre culturelle des médias des maisons d'édition des institutions culturelles ou coexisteront des opinions différentes, des esprits opposés des partisans de la nuance parce que l'offensive de la galaxie Boloré elle est très visible mais on voit déjà se dessiner ceux qui comme Mathieu Pigas le banquier d'affaires présent dans l'actionnara du monde ou propriétaire de radio Nova bien on le voit se dessiner une volonté claire de s'installer sur le champ politique. Lui aussi, il l'a dit en janvier dernier, je veux mettre les médias que bah moi je me demande si on va pas se retrouver dans une forme de binarité obligée, de choix imposés alors qu'à l'aube de l'élection présidentielle, nous avons besoin de lieu d'échange, de coexistence entre des opinions, des visions du monde différentes. Les espaces vont se retrécir.
Les Français n'auraient-ils plus qu'à choisir leur camp dans tous les domaines et les deux camps très opposés. Et donc c'est le le campisme, c'est comme ça qu'on dit hein, la polarisation, l'absence de débat contradictoire dans le même lieu vient de gagner une nouvelle manche avec les viictions d'Olivier Nora. Euh il faut pourtant et c'est ce que je crois profondément existe dans le respect des opinions contraires.
C'était la maison d'édition Grassé et c'est LCI. Abnous, vous êtes on vous [raclement de gorge] connaît ici mais vous êtes aussi une autrice éditée par Grasset par Olivier Nora, romancière. Hm. essiste.
Est-ce que vous signez vous aussi ce texte ? Est-ce que vous quittez Grasset ? Oui, je l'ai signé.
Oui, je l'ai signé sans l'ombre d'un doute, sans l'ombre d'une hésitation. Quand j'ai appris mardi par un coup de film de Mark Weiseman qu'Olivier Nora était viré, j'ai il y a même pas eu de une seconde de doute. J'ai dit à Mar qui était entièrement d'accord, on se casse.
La question ne se posait même pas parce que voyez, je vais vous raconter ma vie comme d'habitude mais mais et en essayant de pas pleurer. le d'hiver et c'est une fête personne donc c'est dire si je m'en souviens 2013 j'ai signé mon premier livre avec Grassé et Olivier Nora et c'était un livre mon premier Reminissa des mois que j'avais envoyé par la poste à plusieurs maisons d'édition à cinq maisons d'édition beaucoup m'avaient rappelé et donc j'avais le choix ce qui est assez rare et ce qui était ce qu' il y a eu un avant après dans ma vie grassé Olivier Nora et j'ai donc j'allais voir les maisons d'édition une par une et Quand je suis rentrée chez Grasser, rue des Saint-Pères, la première chose que je me suis dit, c'est j'ai trouvé ma maison biscournue parce que il y a la peinture était pas faite, l'escalier était pas droit et en haut de cet escalier, je vois cet homme que je ne connaissais pas, Olivier Nora, qui m'attendait. Déjà qu'un directeur vous attende pour une auteur donc dont il avait juste lu le manuscrit reçu par la poste et il savait pas qui j'étais, moi ça m'a déjà.
Mais avant même de le voir, l'odeur de vieux de cette maison, c'est une maison biscornue, je me suis dit, je suis chez moi. Alors, je sais que j'ai tendance à perdre mes maison depuis l'exil. Moi, ça m'a brisé le cœur.
Tout ce qu'a dit route sur la fin de l'indépendance éditoriale, la liberté d'expression. Moi toute ingérence idéologique me dégoûte, me désespère et justement à cause de mon passé d'Iran, je ne supporte pas ça et agracé je connaissais déjà le catalogue. Je veux dire que tant de gens différents cohabitent et que pendant 26 ans cet homme Olivier Nora, qui était aussi exigeant que généreux que bienveillant et qui avait et qui a toujours et qui la gardera jusqu'au bout une élégance intellectuelle et morale hors père que cet homme-là pendant 26 ans nous ait tous fait cohabiter nous en donner un style à sa maison nous qui étions tellement différents et que je lise les bouquins de tous les autres et que je espérais qu'il lisait les miens parce que c'était ma maison.
Je trouve ça c'est déjà quelque chose d'extraordinaire et tout c toute la dimension politique est vraie et ben moi je vous dis moi c'est la dimension émotionnelle moi j'ai le cœur brisé j'ai un comme après une rupture j'ai le ventre creux moi je trouve que c'est et je trouve qu'au nom enfin je comprends pas au nom de quoi on bousit le patrimoine français parce que grassé depuis 1907 c'est des éditeurs, c'est des auteurs enthousiastes qui avec des larbes de la joie du travail au constitué ce qui est aujourd'hui le catalogue de grassé. C'est énormément de travail, c'est énormément d'engagement et ce qu'on est en train de regarder et que personne n'ose vraiment formuler, c'est qu'on est en train de regarder le cadavre de ce qui est un énorme morceau du patrimoine français qui est l'honneur de la France. Et ça et avoir été inscrite [raclement de gorge] dans cette maison, moi déjà c'est une de mes grandes fiertés et la voir mourir et de me dire que plus jamais je vais pousser la porte du de la rue des Saint-Pèmes.
Moi, je suis je ça me brise le cœur d'un mon point de vue personnel. Je trouve que c'est dégueulasse et je trouve cet homme est un grand homme, un grand éditeur et qui va recommencer évidemment mais il y aura plus grande édition mais certainement refaire chos mais la maison grassée je veux dire c'est pas pour rien qu'on dit des maisons d'édition que c'est des maisons, c'est que c'est un sens et celui qui donne le cœur qui le fait battre c'est celui qui est en haut et Olivier Nora a fait ce boulot pendant 26 ans. Donc voilà.
Et si je voudrais juste rajouter un truc, je voudrais pendant les jours qui viennent éviter toute chasse à l'homme, aux chasse aux sorcières de ceux qui restent, que ce soit les éditeurs, les employés, les auteurs, parce que moi j'ai une micronoriété qui me permet là bravache de dire je me casse. C'est facile entre guillemets pour moi de le faire. J'ai un contrat, un roman chez eux.
Mais des auteurs jeunes auteurs qui vivent sur leur avaloir qui ont qui ont leur bouquin qui sort de la semaine prochaine des éditeurs qui ont bossé la rentrée littéraire de septembre c'est celle d'Olivier Nora. On peut pas la boycotter. Moi quand j'entends des appels au boycott de livres qui ont été écrits bossés ça me rend malade.
Donc non ceux qui peuvent ceux qui partent. Les autres c'est notre devoir aussi de les soutenir et de pas les abandonner à la vindicte populaire et aux accusations de traîries et cetera. Voilà, juste le le Arthur euh a annoncé son livre devait sortir, son deuxème livre devait sortir le 27 mai et rend un hommage extrêmement ému à Olivier Nora et il annonce qu'il reporte l'apparution de son prochain livre.
C'est un exemple mais effectivement dans la pétition enfin dans le texte qui a été signé, il y a exactement ce que vient de dire Abnous, c'est-à-dire nous ne jetons pas la pierre à ceux qui restent. C'est déjà très difficile. C'est un métier très difficile.
Ceux qui soutiennent Vincent Boloré disent euh un un dirigeant d'entreprise a le droit de choisir avec qui il travaille. Bon mais moi j'ai le droit d'avoir le cœur brisé de penser que c'est le patrimoine français qu'on assassine sous mes yeux. C'est c'est c'est pas une entreprise de production commune.
C'est ça. Non, c'est pas on fabrique pas des boulons. Non, [raclement de gorge] c'est un c'est un la matière c'est une matière vivante.
Je comprends parfaitement. Je suis extrêmement touché et ému par ce que ce que dit Abnus. Je je comprends son émotion.
D'autant que souvent quand même c'est très incarné les maisons d'édition. C'est porté par des gens qui croient à des projets auxquels personne ne croit au départ et et des gens qui ont une intuition qui peut être géniale. Donc je comprends la logique de l'actionnaire mais il faut aussi comprendre une autre.
Il y a pas que ça il y a pas que celle-là dans la vie. Heureusement. Est-ce qu'il y a une logique business là-dedans ?
C'est pas évident. C'est une maison bénéficiaire. C'est une maison qui marchait comme on dit qui était bénéficiaire peut-être.
Non non mais qu' est toujours mais je sais pas si oui voilà il y a un risque économique là. Non Pascal mais c'est bon parfois de parler avec les tripes aussi. Mais oui surtout là on parle de littérature c'est une affaire sérieuse en France et ça devrait l'être partout.
Vous gardez la parole Pascal reparler de voiture. Je vais avoir du mal hein après ça. Ah on va tous avoir du mal.
On va tous avoir du mal. Même à Blu qui est en train de Moi aussi j'ai [rires] un peu de mal qui est en train d'essuyer ses larmes. Pardon.
Euh on reparle de voiture parce qu'il y a un défi à l'ancienne qui tente à nouveau d'être relevé. Cinq poids lourds électriques qui font à Paris Berlin. 100 % électrique.
Absolument. des véhicules de 40 tonnes avec des batteries de nature différentes pour démontrer que le transport routier, y compris le transport routier international est éligible à l'électrique. Les véhicules mis en ligne, ce sont des marques différentes Demler, Renault Trucks, Man, Volvo, Scania.
Des véhicules qui vont recharger tous les 500 km. C'est-à-dire qu'ils s'arrêteront moins souvent pour recharger qu'ils n'auraient dû le faire en raison de la réglementation sur les temps de conduite. La réglementation sur les temps de conduite, c'est on ne peut pas conduire plus de 4h30.
Tri sont régulièrement utilisés pour le dernier kilomètre quand on se balade dans les métropoles, mais pas seulement d'ailleurs, dans toutes les villes, on voit souvent des petits camions électriques qui viennent réaliser le dernier kilomètre, la livraison finale. C'est pas ils n'ont pas parcouru de très grande distance mais mais ils sont là. Et euh cette épopère routière et bien elle est organisée euh par une un GIE euh une joint venture qui euh euh aujourd'hui investit pour installer partout en Europe, en France en particulier, des bornes électriques de super bornes électriques si vous voulez à recharge extrêmement rapide pour les les camions.
Ceux qui ont un véhicule électrique savent que même avec une borne adaptée, il faut une vingtaine de minutes pour recharger 80 % d'une batterie vide, d'une berline. Donc vous imaginez quand il s'agit de transporter 40 tonnes, quel est l'effort qu'il faut produire ? Alors ces poils électriques pour le moment ne sont que 2200 véhicules en France sur 570000.
Mais la tendance, on est au point de départ, moi je regarde toujours ce qui se passe au point de départ. Il y a toujours du foisonnement, des hésitations, mais la tendance, elle est plutôt bonne puisque on a vendu 865 camions électriques. Alors, comment faut-il prendre le virage ?
Bah d'abord, comment faut-il prendre le virage et comment le soutenir ce ce virage ? D'abord, compter sur l'innovation se référer à la loi de Mour. La loi de Mour, vous savez, c'est une loi qui dit que l'innovation, elle est pas linéaire, elle est très souvent ascensionnelle, elle est exponentielle.
Des progrès extrêmement constants. On va d'ailleurs apprendre ça, on va apprendre en produisant en réalité. Et le deuxième argument, c'est de dire que le signal prix va lui aussi se renverser puisqu'on l'évoquait tout à l'heure s'agissant des voitures électrique.
Pour le moment, le diesel comporte évidemment un avantage. Le coût total opérationnel, c'est-à-dire l'achat plus l'exploitation est encore favorable au diesel de 10 à 30 % selon le tonnage. Mais à partir de 2030, la tendance va se renforcer et toutes les entreprises qui vont investir aujourd'hui sur des poids lourds électriques en retireront à bénéfice à partir de 2030 un bénéfice de l'ordre de 10 à 15 % en terme d'exploitation, ce qui est ce qui est considérable.
Et puis enfin, il y a une action de l'État qu'il faut attendre, notamment le suramortissement comptable de l'électrique. La facture des camions propres va progressivement. Nous avons de surcroix en France une électricité décarbonée.
Donc c'est plutôt une bonne nouvelle. Il y a ces incitations fiscales, il y a un fond public d'investissement qui représente actuellement un coup de pouce assez significatif. Un tracteur, c'est environ 250000 €.
Celui qui achète de l'électrique peut obtenir une subvention de 60000 €. Donc voyz, c'est pas complètement nul. Ça représente pratiquement un/art du prix du prix d'achat.
Ce dont nous avons besoin maintenant, et je vais conclure là-dessus, c'est de persévérance. Prenons la leçon de ce qui s'est passé avec les véhicules électriques. C'était le zigzag pour reprendre une image routière.
Une fois tout électrique, on a eu d'abord le tout diesel, ensuite le tout électrique. On s'aperçoit que le mix énergétique c'est quand même pas complètement idiot. Donc c'est sont euh ces allées venues, ces voltes face.
Il faut aujourd'hui des politiques publiques construites et garanties dans le temps. Abnous, ben on vous retrouve pour votre parti prix euh international. Pas joyeux, toujours pas joyeux.
On commémore, je sais pas comment dire ces jours-ci, la bataille d'elfer au Soudan. La guerre oubliée, le bilan est revu à la hausse. C'est un massacre.
C'est un massacre. Et vous nous parlez de la hiérarchie des larmes. Exactement.
Souvent depuis avril 2023, il y a cette guerre civile qui a fait au moins 150000 morts. Certaines estimations montent jusqu'à 200000 rien que dans l'état de Kartou. En 2025, le haut commissaire de l'Union aux droits de l'homme Volkel Turc a recensé 11300 civils tués juste pour 2025.
Euh chiffre partiel sans les corps non identifiés ni les disparus représentant, je cite une augmentation de plus de deux fois et demi par rapport à 2024. 19 millions de déplacés et de réfugiés au total, 808,6 millions à l'intérieur du pays et plus de 4 millions de réfugiés ont franchis les frontières en Égypte, au Sudan du Sud et au Tchad. 25 millions de personnes sur 50 millions d'habitants qui sont en situation d'insécurité alimentaire grave. 19 millions d'enfants confrontés à de graves pénuriies alimentaires.
Le nu, l'a dit et le redit. C'est au soud que se déroule en ce moment même la pire crise humanitaire du monde. Alors comment tout ça ?
Comment on est arrivé là ? Et ben ces deux chefs de guerre, Abdel Fata Albouran qui commande l'armée régulière les faces soutenu par l'Égypte, la monarchie, le Qatar, la Turquie, l'Arabie Saoudite, l'héritrée, l'Ukraine et Mohamed Hamdam Daglo dit et Méti le chef de la milice paramilitaire les FSR soutenu par les Émirats arabes unis, la Russie et se battent pour le pouvoir absolu. Concrètement c'est une compétition pour la rente, pour leur propre pognon.
Je vais je vais aller vite. L'armée de Alburan contrôle le budget de l'État. Voilà.
Et les FSR de Meti contrôlent les mines d'or et les flux migratoires. C'est deux économ deux deux mondes économiques parallèles et et ben chacun euh qui peuvent pas vivre comme très personnel en dehors de l'ego. Et Méti, retenez bien ce nom, vous l'avez certains l'ont déjà entendu, c'est l'homme déjà accusé de nettoyage ethnique il y a 20 ans au d'Arefour, euh toujours en liberté, toujours en guerre, toujours tueur en toute impunité et cet homme n'a jamais été jugé et il continue à tuer aujourd'hui.
Et alors, je vais vous poser une question simple. Combien de fois par semaine vous entendez parler depuis 2023 de ce conflit à la radio ? Combien de unes de journaux qui parlent de ses morts quotidiens, de ces viols, de ces hôpitaux qui sont bombardés, de ce viol permanent utilisé comme arme de guerre ?
Un hashtag devenu viral peut-être une manifestation organisée à République un samedi ou tous les samedis. Non, rien du tout. Bah oui.
Et donc il est légitime de se demander pourquoi. Et la vraie question de ma à ma à cette réponse que j'ai trouvé c'est celle de la narce et mobilise des universitaires, des artistes, des éditorialistes, des sociologues, des anthropologues, des historiens, qui vous voulez. Je ne dis pas que le fait qu'il se mobilise soit illégitime.
Ce que je dis c'est qu'elle est sélective et que c'est le fait que ce soit sélective euh que euh cette sélectivité bah il faut qu'on la regarde en face, faut qu'on soit franc avec nous-mêmes parce que je veux dire là, je viens de vous faire la démonstration qu'il y a une réalité, faut le confort, l'esquive c'est facile, et ben je refuse parce que quand même la même gauche qui défile pour Gaza est silencieuse sur les soudanés qui meurent par dizaines de milliers et on est obligé de se demander c'est quoi le critère ? Et ben moi je vais mettre les pieds dans le plat. Le critère c'est la présence dans l'équation d'Israël.
Et Israël c'est quoi ? C'est un état juif. Et ça, je suis désolée, il n'y a que quand il y a Israël dans l'affaire, donc un état juif que tout d'un coup, il y a une telle mobilisation.
Moi, j'adoréis voir la même chose comme j'aurais adoré le voir pour le Yémen. Je ne compte pas le millier de morts et le nombre d'enfants malnutris, passionnés et les maladies disparues qui reviennent. où pour la Syrie.
Euh plus de 800000 morts, les g des gamins euh gazés avec du cassarin, personne n'a bougé, pas de manifestation République. C'est la seule variable euh la présence de l'État israélien qui est capable de transformer un massacre en cause universelle, une famine en une urgence mondiale planétaire et des réfugiés en symbole. Et je dis pas ça pouriser les morts à Gaza que les choses soient claires.
Je le dis pour dénoncer quelque chose que je trouve beaucoup plus grave. L'instrumentalisation de la souffrance humaine. Et ça c'est quelque chose qui me tient à cœur.
Le fait de nêtre toucher que par les massacres que lorsqu'ils permettent de pointer un ennemi qu'on s'est inventé qui est bien confortable de le pointer du doigt et de dire regardez c'est encore la queue de l'Occident qui remue. Et donc il faut être absolument contre. C'est que notre je sais pas comment dire c'est notre compassion.
Voyez, le fait qu'il soit lié euh, tu vois, à des besoins politiques, à des besoins euh de calendriers politiques, à des besoins idéologique, c'est qu'on en oublie euh tous ces êtres humains qui sont en train de mourir sous les yeux si on soit capable d'en parler. M.