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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 8 avril 2026 9 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSécuritéEurope & internationalInstitutions & élections

Laurent Jacobelli : "Les taxes tuent l'économie française !" (France Info)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous saluez ce matin la diplomatie française ?

  • 0:43RelanceRéponse partielle

    Certains pointent des contreparties, notamment le départ de France d'une influenceuse iranienne. Et vous, est-ce que vous mettez le doigt là-dessus ce matin ?

  • 1:18OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous diriez qu'il a trouvé le bon équilibre dans ce conflit ?

  • 2:13OuverteRéponse directe

    Auriez pu Marine Le Pen s'immiscer entre les Mollahs et Donald Trump ?

  • 3:10OuverteRéponse directe

    Ce mot « Toute une civilisation mourra » vous choque ?

  • 3:52RelanceRéponse partielle

    Est-ce que cette sortie de crise est convenable pour les États-Unis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:49Invité politiqueFait
    « Il ne faut pas que les valeurs que nous portons, qui sont celles de la liberté d'expression face à l'obscurantisme des islamistes iraniens, ne soient bafoués. »
  • 2:35Invité politiqueFait
    « La France s'est malheureusement recroquevillée, enfermée. Pire encore, elle a donné les clés de sa diplomatie à Mme von der Leyen et à l'Union européenne. »
  • 5:43Invité politiqueFait
    « Nous sommes un des derniers à ne pas baisser les taxes sur l'essence. »
  • 5:47Invité politiqueChiffre
    « presque 60% du prix de l'essence, ce sont des taxes. »
  • 7:22Invité politiquePromesse
    « Cette proposition de baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur les énergies, nous le faisons depuis très longtemps. »
  • 8:19Invité politiqueFait
    « Quand le prix de l'essence augmente, la TVA qui est calculée sur le prix de l'essence augmente et cette TVA, c'est de l'impôt qui rentre dans les caisses de l'État. »
  • 9:03Invité politiqueFait
    « aujourd'hui les taxes sont en train de tuer notre économie et c'est encore pire en période de crise. »

Temps de parole

  • Laurent Jacobelli70 %
  • Présentateur30 %

2,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Laurent Jacobelli. On commence d'abord avec cette libération, celle des deux Français, Cécile Collère et Jacques Paris, après trois ans et demi de détention en Iran. Ils sont désormais libres, ils sont sur le retour sur le sol français. Est-ce que vous saluez ce matin la diplomatie française ?

0:16
Laurent Jacobelli

Oui, bien sûr, et puis nous partageons le bonheur de tous les Français, des proches. Nous sommes évidemment heureux de les accueillir à nouveau en France, après trois ans et demi détenus en Iran. C'est un bonheur et un soulagement. Il y a peu de sources de joie en ce moment dans l'actualité internationale. Acceptons celle-ci et accueillons-les les bras ouverts.

0:35
Présentateur

Certains pointent des contreparties, notamment le départ de France d'une influenceuse iranienne poursuivie pour apologie du terrorisme. Et vous, est-ce que vous mettez le doigt là-dessus ce matin ?

0:46
Laurent Jacobelli

Oui, il faut voir maintenant l'ensemble des contreparties. Il ne faut pas que les valeurs que nous portons, qui sont celles de la liberté d'expression face à l'obscurantisme des islamistes iraniens, ne soient bafoués. Attendons les informations. Pour l'instant, je vous le dis, on est toujours dans la joie d'accueillir les deux ressortissants français. Nous espérons que le prix à payer n'est évidemment pas trop élevé. Pour l'instant, nous attendons de savoir, vraiment.

1:08
Présentateur

C'est le deuxième geste de l'Iran vis-à-vis de la France. La semaine dernière, un transporteur français a été autorisé par les autorités iraniennes à traverser le détroit d'Hormuz. Emmanuel Macron qui convoque ce matin un conseil de défense. Est-ce que vous diriez qu'il a trouvé le bon équilibre dans ce conflit ?

1:26
Laurent Jacobelli

Je dirais surtout qu'il semble subir ce conflit et qu'il semble découvrir les nouvelles en même temps que nous. Alors moi, je ne suis pas allé y diser ni au ministère de la Défense ou des Affaires étrangères. Peut-être ont-ils des informations que nous n'avons pas. Mais on a un peu l'impression que ce qui se passe aujourd'hui en Iran et au Liban nous échappe, malgré des déclarations d'ailleurs. On a l'impression que Donald Trump, ses alliés, décident au coup le coup, au jour le jour, peut-être même heure par heure, de ce qui va se passer sans beaucoup de concertation. Et c'est probablement le point de regret qu'on peut avoir aujourd'hui.

C'est que la diplomatie française semble écartée de la marche du monde, semble écartée de la négociation du chemin vers la paix. Et c'est dommage parce que nous avions, avec le général de Gaulle, une longue tradition d'équidistance qui nous permettait de jouer ce rôle international que très franchement nous ne jouons plus.

2:09
Présentateur

Mais vous pensez que Marine Le Pen, je prends Marine Le Pen, je pourrais dire Jordan Bardella, aurait pu et pourrait dans ce conflit s'immiscer entre les Molas et Donald Trump ?

2:18
Laurent Jacobelli

Mais ce n'est pas s'immiscer, c'est participer à la marche vers la paix. La France a une grande tradition d'amitié avec le Liban, par exemple. La France a toujours dans son histoire su parler à des dirigeants qui ne partageaient pas forcément ses valeurs, mais avec lesquels il fallait discuter pour avancer. La France s'est malheureusement recroquevillée, enfermée. Pire encore, elle a donné les clés de sa diplomatie à Mme von der Leyen et à l'Union européenne alors qu'elle n'en avait pas la responsabilité normalement. Et donc on a délégué notre pouvoir, nous sommes affaiblis mondialement et nous en payons le prix chaque jour.

Et les Français, aujourd'hui, en payent le prix à la pompe parce que les situations internationales ont des répercussions dans la vie quotidienne des Français.

2:55
Présentateur

On va en parmêler, mais juste avant, hier, Donald Trump menaçait l'Iran avec cette formule glaçante « Toute une civilisation mourra ». Ce soir et cette nuit, le même Donald Trump annonçait un cessez-le-feu. Un mot tout de même de la forme. Est-ce que ça vous choque ?

3:11
Laurent Jacobelli

Honnêtement, oui. Honnêtement, la diplomatie mondiale mérite un langage un peu plus châtié, mérite probablement moins de menaces. Mais je ne suis pas là pour donner des brevets d'élégance au président américain. Ce qu'il faut aujourd'hui, c'est sortir de cette crise et sortir par le haut. Sortir par le haut, ça veut dire, bien sûr, rétablir le commerce mondial. Ça veut dire protéger Israël du Hezbollah. Et ça veut dire protéger les Iraniens du régime obscurantiste des Mollahs.

3:39
Présentateur

Vous dites qu'il faut sortir de la crise. Américains et Iraniens sont tombés d'accord sur un cessez-le-feu de 15 jours conditionné à la réouverture du détroit d'Hormuz. Sur la table, une proposition 10 points de la part de l'Iran. Les négociations vont donc reprendre. Est-ce que vous trouvez que c'est une sortie de crise convenable ? Est-ce qu'elle est convenable pour les États-Unis ?

3:58
Laurent Jacobelli

Vous savez, dans cette crise, j'ai pris l'habitude de ne pas commenter minute par minute ce qui se passe. Parce qu'on voit bien, les grands chambardements peuvent arriver très vite. Et des situations peuvent changer. Donc nous verrons bien. Le fait que les armes se taisent et que la négociation prenne le pas ne peut être accueilli que comme une bonne nouvelle. Mais vers quel chemin ? Est-ce que nous allons permettre au peuple iranien de vivre dans une démocratie éclairée ? Est-ce que le commerce mondial va reprendre ? Moi, je n'ai pas les réponses à ces questions. Je pense que malheureusement, le gouvernement français ne les a pas. Et c'est bien ça qui me chagrine.

4:26
Présentateur

L'autre guerre, effectivement, c'est celle du pétrole avec une conséquence concrète en France. La hausse du prix du carburant. Vous souhaitez baisser la TVA. C'est 12 milliards. Donc on prend où l'argent ?

4:38
Laurent Jacobelli

D'abord, je me permettrai de vous donner un conseil. Et si je peux me permettre, prenez les chiffres du gouvernement avec beaucoup de pincettes. Je crois que s'ils connaissaient en économie, on se serait aperçu depuis 10 ans. Nous, on dit qu'aujourd'hui, il y a un surplus fiscal. Donc c'est combien ? Vous dites que c'est combien ? Aujourd'hui, au moment où on se parle, il n'y a pas un coût, il y a un surplus fiscal. Voilà, 280 millions d'euros. Ce surplus fiscal, le gouvernement nous dit, français, attendez, souffrez en silence. Et puis, dans 20 ans, il y aura l'électrification. Tout cela n'est pas raisonnable.

5:03
Présentateur

Alors, si je peux me permettre ce surplus fiscal, Sébastien Lecornu veut le flécher vers l'électrification du pays. Est-ce que ce n'est pas une bonne chose, de temps en temps, de penser au temps long ?

5:15
Laurent Jacobelli

Non, mais attendez, là, il y a urgence. Voilà, il y a des Français... Il y a toujours urgence. Non, non, mais il y a des Français... Covid-19, urgence, guerre en Ukraine, urgence... Oui, je sais bien, la politique de l'urgence, c'est un peu l'excuse de ce gouvernement pour ne jamais rien faire.

5:24
Présentateur

Non, justement, ils ont décidé d'électrifier le pays.

5:27
Laurent Jacobelli

Si je peux me permettre de vous répondre. Aujourd'hui, il y a des gens qui choisissent entre le plein de la voiture et le plein du frigo. Ça, on ne veut pas. Voilà. Quand on prend sa voiture aujourd'hui, ce n'est pas pour aller pavaner, aller se pavaner. C'est pour aller travailler, aller à l'hôpital, aller à l'école. Donc, il faut maintenant aider en urgence les Français, comme le font d'ailleurs la plupart des pays européens. Nous sommes un des derniers à ne pas baisser les taxes sur l'essence. Et on nous dit l'électrification. Mais une fois encore, l'électrification, c'est ce qui amène aujourd'hui pour les automobiles la chute de notre industrie automobile.

Et on nous promet des jours meilleurs dans 10 ou 20 ans. Eh bien, qui nous a amenés dans la crise de l'énergie ? Ce gouvernement, en ayant une politique de fermeture des centrales nucléaires au début, et une politique de surenchérissement de l'énergie, notamment à cause des impôts. Tout cela n'est plus tenable.

6:07
Présentateur

Vous nous parlez des autres pays européens qui ont fait des gestes sur le carburant. C'est juste. Sauf qu'ils ont des moyens financiers que la France n'a plus.

6:15
Laurent Jacobelli

Eh bien, c'est bien le problème. C'est-à-dire que, est-ce qu'on va garder au gouvernement des gens qui creusent la dette, qui augmentent les impôts, et qui, dans des cas de crise, sont incapables de protéger les Français ? Je pense qu'on a vu la limite de ces incompétents. Que quand quelqu'un est incompétent, il faut lui demander de partir. C'est ce que nous demandons, évidemment.

6:31
Présentateur

Mais déchets ciblés, ce n'est pas plus en rapport conforme à l'état de nos finances publics ?

6:36
Laurent Jacobelli

Il y a trois fois qui nous font le coup d'échec. En général, ça creuse la dette et ça ne répond pas aux obligations économiques de nos entreprises et de nos compatriotes. Il faut maintenant avoir des mesures claires. On baisse la TVA, on baisse les taxes sur l'essence. Je rappelle que presque 60% du prix de l'essence, ce sont des taxes. Et c'est bon pour l'économie de faire ça. Parce que les Français continueront à consommer. Et la consommation, ça veut dire des recettes de TVA.

Si on avait des gens qui voyaient plus loin que le bout de leur nez, s'il y en avait des gens qui avaient autre chose qu'un an comme échéance avec les élections présidentielles, on pourrait peut-être sortir les Français de la crise. Mais je crois qu'ils ne le veulent pas.

7:11
Présentateur

Hier, lors des questions au gouvernement, Maude Bréjon vous a accusé de spéculer sur la crise. Est-ce qu'il n'y a pas une forme de démagogie à réclamer le carnet de chèques alors que les caisses sont vides ? Je répète ma question.

7:21
Laurent Jacobelli

Mais nous ne réclamons pas le carnet de chèques. Cette proposition de baisse de la TVA de 20% à 5,5% sur les énergies, nous le faisons depuis très longtemps, avant même cette crise énergétique. Pourquoi ? Parce que l'énergie est un bien de première nécessité. Première nécessité pour les entreprises. Une énergie peu chère, c'est un élément de compétitivité. Or, le gouvernement actuel a renchéri l'énergie en France dans des proportions incroyables. Et c'est pour nos compatriotes français qui doivent faire le plein d'essence, qui doivent allumer le four le matin et utiliser un certain nombre d'appareils électriques.

C'est leur permettre de garder du pouvoir d'achat qu'ils vont relancer dans la consommation. La consommation, c'est la production. La production, c'est de l'emploi. Et l'emploi, c'est le renflouage de nos caisses sociales. Si ce gouvernement pouvait, ne serait-ce qu'une heure, prendre un cours d'économie, je crois que ça sauverait notre pays.

8:04
Présentateur

Donc fin mars, lorsque Marine Le Pen accusait l'État de se comporter en profiteur de crise et dénonçait les fameuses recettes indues perçues par l'État, vous vous maintenez, vous dites que l'État profite de la crise pour remplir ses caisses ?

8:16
Laurent Jacobelli

C'est très clair, vous savez, c'est mathématique, ce n'est pas philosophique. Quand le prix de l'essence augmente, la TVA qui est calculée sur le prix de l'essence augmente et cette TVA, c'est de l'impôt qui rentre dans les caisses de l'État. Je pense que la démonstration est faite.

8:27
Présentateur

J'entends votre démonstration, sauf qu'elle est un petit peu courte, si je peux me permettre, parce que la hausse du pétrole, ce n'est jamais une bonne nouvelle pour l'État. Parce que ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'économie va arrentir, que la consommation va baisser, que l'inflation va augmenter, que les taux vont augmenter. Donc ce n'est jamais une bonne nouvelle pour l'État.

8:42
Laurent Jacobelli

Oui, et donc c'est quoi cet État ? C'est un troupeau qui regarde le train passer et qui ne fait rien. Vous êtes en train de faire un constat tout à fait juste. Si on ne fait rien aujourd'hui, si on ne prend pas des mesures d'urgence, c'est la chute de notre économie. C'est pour ça que nous essayons de l'escouer. Réveillez-vous. Arrêtez de dormir dans vos sièges en espérant être un jour réélu en ne faisant rien. Travaillez pour les Français. Baissez ses taxes. N'importe comment, d'une manière générale, aujourd'hui les taxes sont en train de tuer notre économie et c'est encore pire en période de crise. Il faut libérer ce carcan pour les Français, pour les entreprises. Sinon, on va dans le mur.

On a l'impression que le mur est la direction qu'Emmanuel Macron veut prendre de manière assez systématique.

9:16
Présentateur

Merci Laurent Jokaboli. Bonne journée à vous.

9:18
Laurent Jacobelli

Merci à vous.