Le gros bobard de Bruno Le Maire qui nous entraine dans le mur
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« Il devrait atteindre d'ici la fin de l'année les 5,6% du PIB. »
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« Il avait déjà atteint les 5,5% l'an dernier. »
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« On est loin des 4,9% promis par le locataire de Bercy »
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« et encore plus loin de l'objectif des 3% d'ici 2027. »
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« Le déficit pourrait même atteindre les 6,2% en 2025 contre 4,1% promis par le gouvernement. »
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« Une dégradation à 34 milliards d'euros en 7 mois, estime le député socialiste de la commission des finances Claude Rennal. »
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« Pour 2024, le gouvernement avait par exemple envisagé une croissance de 1,4% avant de se raviser pour l'estimer à 1%. »
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« Selon le dit rapport, le consensus des économistes tablait plutôt sur un petit 0,7%. »
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« Elle devrait finalement atteindre les 1,1% selon l'INSEE. »
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« La perte de recettes chiffrée par Bruno Le Maire était estimée à 21 milliards d'euros en 2023. »
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« Elle s'expliquait notamment par des baisses de recettes sur la TVA à hauteur de 5 milliards, »
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« sur l'impôt sur les sociétés à hauteur de 4,5 milliards et sur l'impôt sur le revenu à hauteur de 2 milliards d'euros. »
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« qui estime pour cette année les pertes de recettes à 13 milliards sur la TVA, »
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« 8 milliards sur l'impôt sur les sociétés et à 2 milliards sur l'impôt sur le revenu. »
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« de 10,4 milliards d'imprimés pubs en 2019, on est passé à 5,7 milliards en 2023. »
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Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur Le Média. Nous sommes le mardi 10 septembre 2024 et vous nous regardez désormais sur le canal 165 de la Freebox et évidemment sur Youtube ou sur notre site internet. Et sans plus attendre, place à votre flash info du jour concocté par la rédaction du Média. En plus d'être un illustre incompétent, Bruno Le Maire serait-il aussi un menteur ? On parlait la semaine dernière du déficit public qui se creuse. Il devrait atteindre d'ici la fin de l'année les 5,6% du PIB. Il avait déjà atteint les 5,5% l'an dernier. On est loin des 4,9% promis par le locataire de Bercy et encore plus loin de l'objectif des 3% d'ici 2027.
De quoi pousser l'Union Européenne à démarrer une procédure pour déficit excessif ? Pas que nous la jugeons très légitime de dire à des Etats souverains quoi faire de leur argent, mais bon, on parle aussi d'un gouvernement qui se prétend champion des finances publiques et de l'économie et qui fait justement des pieds et des mains pour séduire Bruxelles. Le déficit pourrait même atteindre les 6,2% en 2025 contre 4,1% promis par le gouvernement. Une dégradation à 34 milliards d'euros en 7 mois, estime le député socialiste de la commission des finances Claude Rennal.
Mais on apprend par la commission des finances et nos confrères de Mediapart qu'en plus Bruno Le Maire et son fidèle écuyer Thomas Cazenave auraient menti. C'est déjà ce que laissait présager le rapport d'information déposé le 30 avril dernier. Le député LR et rapporteur Jean-François Husson pointaient déjà l'optimisme mal mesuré du gouvernement tant sur ses prévisions concernant le déficit que sur ses prévisions concernant la croissance. Pour 2024, le gouvernement avait par exemple envisagé une croissance de 1,4% avant de se raviser pour l'estimer à 1%. Selon le dit rapport, le consensus des économistes tablait plutôt sur un petit 0,7%.
Elle devrait finalement atteindre les 1,1% selon l'INSEE. Les membres de la commission des finances pointent aussi un manque de rigueur patent. Jean-François Husson juge par exemple les prévisions de Bruno Le Maire et ses équipes, je cite, « trop bancales, trop peu documentées et trop fragiles ». Le président de la commission des finances, Éric Coquerel, les juge quant à lui fantaisistes. Claude Reynal va plus loin. Il questionne les choses ainsi. Je cite, « Pourquoi ces mauvaises nouvelles alors que la croissance est, finalement, au niveau attendu ? Les prévisions techniques étaient-elles fausses ?
Un pari a-t-il été fait pour présenter des prévisions favorables alors que la situation était dégradée ? » On ajoutera nous-mêmes la question suivante. Comment est-ce possible que le déficit se creuse ainsi alors que la part des dépenses dans le PIB diminue ? Elle est pour le moment, pour 2024, estimée à 56,7% du PIB contre 57,3% en 2023 et 58,8% en 2022. Le problème réside évidemment dans les recettes de l'État qui s'amoindrissent de plus en plus. La perte de recettes chiffrée par Bruno Le Maire était estimée à 21 milliards d'euros en 2023.
Elle s'expliquait notamment par des baisses de recettes sur la TVA à hauteur de 5 milliards, sur l'impôt sur les sociétés à hauteur de 4,5 milliards et sur l'impôt sur le revenu à hauteur de 2 milliards d'euros. Le ministre de l'économie expliquait ça notamment par une super tempête économique. Tempête loin d'être calmée si l'on en croit Charles de Courson, député Eliott, qui estime pour cette année les pertes de recettes à 13 milliards sur la TVA, 8 milliards sur l'impôt sur les sociétés et à 2 milliards sur l'impôt sur le revenu. Tout ceci ne sont que des prévisions budgétaires. Mais on le disait aussi la semaine dernière.
La politique du gouvernement d'aide excessive aux entreprises et aux plus riches, qui constitue autant de dépenses inutiles que de manques à gagner, freine les capacités de l'État à générer des recettes et pourrait donc nous conduire dans le mur. Mais Bruno Le Maire insiste. Il est persuadé d'alléger le budget 2024 de 16 milliards en annulant des crédits budgétaires, en plus des 10 milliards déjà annulés fin mars dernier. De quoi mettre à plat à ventre pas mal de ministères. Poursuivons avec l'actualité du jour. Vous vous souvenez peut-être de l'entreprise Mili, ce spécialiste de la distribution de prospectus publicitaires. Nous en avons régulièrement parlé.
Un de leurs syndicalistes était venu sur ce plateau. Notre consoeur Lisa Noyal a aussi réalisé une enquête sur les pratiques de cette boîte, entre fraude au chômage partiel, temps de travail non rémunéré, contrat, plusieurs noms et erreurs de badgeuse. Et bien sachez que Mili a été placé en liquidation judiciaire par le tribunal de Marseille. C'était hier, lundi 9 septembre 2024. Résultat, 5000 emplois sont menacés. Il est vrai que dans un premier temps, le marché de la distribution de prospectus a sévèrement chuté ces 4 dernières années en France. Entre Covid et crise de l'inflation, de 10,4 milliards d'imprimés pubs en 2019, on est passé à 5,7 milliards en 2023.
Un plan de restructuration menaçant 3500 postes avait été annoncé l'hiver dernier, raison pour laquelle d'ailleurs nous avions invité un de leurs syndicalistes CGT sur ce plateau. Sans repreneur potentiel, la direction de la boîte dit ne plus avoir la trésorerie nécessaire pour continuer ses activités. Mais dans un second temps, ce sont aussi les pratiques de la boîte qui sont sujets à question. Comme le révélait justement ma collègue Lisa Noël, la société Mili, ex-Adrixo, multipliait les cas de fraude. On le disait tout à l'heure, au chômage partiel et au niveau des heures de travail qui n'étaient pas rémunérées. Dans ses missions, la boîte faisait aussi particulièrement défaut.
Pour les dernières élections départementales et régionales, le ministère de l'Intérieur a même dû résilier son contrat avec la société car près de 9% des documents électoraux n'ont jamais été distribués. Endetté à hauteur de 61 millions d'euros, la boîte avait déjà échappé de peur à un retrassement judiciaire en 2020. C'est comme avec l'État français. Quand la tête se révèle incompétente, ce sont les travailleurs qui trinquent. Mon confrère Jemille Chandler vous en parlait dans le flash d'hier. Le parti de la dynastie Le Pen n'en finit pas de faire couler de l'encre sur le terrain judiciaire. Par exemple, l'affaire entourant l'ex-eurodéputé FN Jean-François-Jacques semble être à tiroir.
Gislain Dubois, avocat belge et ancien assistant parlementaire de Jean-François-Jacques, est accusé de harcèlement sexuel envers un jeune homme de 17 ans à qui il avait promis un stage. Le Rassemblement National est accusé d'avoir tenté de protéger Dubois et d'étouffer l'affaire. Gislain Dubois est déjà accusé d'avoir défendu le FN en 2015 dans l'affaire des assistants parlementaires fictifs contribuant à fabriquer de fausses preuves pour couvrir Jornan Bardella, également assistant parlementaire de Jean-François-Jacques à l'époque. N'hésitez pas à revoir le flash d'hier pour en savoir plus à ce sujet.
En 2019, un conflit éclate entre Dubois et des restaurateurs à Bruxelles menant à une altercation physique. L'affaire devient publique lorsque des emails compromettants circulent, révélant que Dubois avait proposé à Giovanni, le prénom a été modifié, le fils des restaurateurs, un stage, mais aussi des avances intimes au cours d'un dîner arrosé. Giovanni rapporte que Dubois avait tenu des propos inappropriés, lui proposant une relation intime en échange de perspectives professionnelles. A l'époque, l'incident choque les assistants parlementaires qui y voient du harcèlement sexuel.
Malgré la gravité des faits décrits par Giovanni, la carrière de Dubois ne subit aucune conséquence et il conserve son poste après les élections de 2019. De manière générale, aucune action n'a été entreprise par le RN. Sollicité par la presse, notamment Libération, ni Dubois ni les cadres du parti n'ont souhaité répondre à cette heure. On finit ce flash avec deux dernières infos. Celle tout d'abord qui nous est arrivée ce midi concernant l'islamologue Tariq Ramadan. Acquitté par le tribunal correctionnel en première instance, il a été reconnu coupable de viols et de contraintes sexuelles.
Dans la nuit du 28 au 29 octobre 2008, dans un hôtel à Genève, par la chambre pénale d'appel et de révision, a indiqué la justice genévoise. Il est donc condamné en appel à trois ans de prison, dont un ferme. A l'international et à Gaza plus précisément, Israël continue ses opérations meurtrières dans l'enclave palestinienne. Dans la nuit du lundi au mardi 10 septembre, l'armée israélienne a mené des frappes dans la zone humanitaire d'Al-Mawazi, à Caniounais, au prétexte qu'il s'y situerait un centre du commandement du Hamas, malgré le démenti de ce dernier.
On rappelle que c'est Israël lui-même qui a défini cette zone comme zone de sécurité, faisant que des dizaines de milliers de Palestiniens y ont trouvé refuge. Au total, 40 personnes ont été tuées et 60 autres ont été blessées dans ces frappes, qui ont aussi causé, vous l'avez peut-être vu sur les réseaux sociaux, un impressionnant cratère de près de 9 mètres. Ça fait 340 jours qu'Israël fait pleuvoir le feu et sème la mort à Gaza. Le bilan, selon le ministère de la Santé du Hamas, a dépassé les 41 000 morts. Merci à vous d'avoir suivi ce flash info de l'été du Média, le temps que notre rentrée se prépare.
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