RETRAITES : ATTAL, GLUCKSMANN ET PHILIPPE SONT PLUS PROCHES QU'ON NE LE CROIT
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Jusqu'où vont les libéraux ? C'est ça. On sait pas.
Non mais ça c'est Non non non non mais moi il va y avoir à mon avis il y a ceux qui vont accepter ce cadre là une grosse partie. La Macronie va l'accepter. Édouard Philippe ve aller jusqu'à 67 ans.
Des gens comme Raphaël Guxman dans son livre veulent proposer une réforme, pensent que ça tient plus, pense qu'on laisse une dette aux enfants. Enfin vraiment rentre typiquement dans le discours que l'on entend là. Et moi, je pense que les gens qui vont s'opposer au discours dominant tel qu'il est aujourd'hui vont être très peu nombreux.
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Salut Nadia. Alors avec toi aujourd'hui au programme, on va parler de la sortie du rapport annuel euh du conseil d'orientation des retraites qui est sorti ce 11 juin. Et dans cette lignée, le grand retour du débat sur la réforme des retraites dans la perspective de la présidentielle 202.
Va-t-on de nouveau faire face à la casse du système de retraite ? On décrypte ça ensemble. C'est parti.
Alors, ce jeudi 11 juin, le corps vient de publier donc son rapport annuel, le 13e, et il repose sur de nouvelles hypothèses démographiques de l'INC, intégrant donc une baisse de la fécondité, une espérance de vie à la baisse, mais aussi une hausse, une très grande hausse du solde migratoire qui passe de 70000 personnes à 150000 par an. Et c'est ce qui permet étonnamment au journal Challenge de titrer ce 9 juin 150000 migrants supplémentaires par an en France. Pourquoi ?
C'est une très bonne nouvelle pour votre retraite. Est-ce que tu peux un peu nous expliquer pourquoi challenge titre de cette manière ? Qu'est-ce que ça veut dire ?
Et pourquoi on lit l'immigration au système des retraites ? En fait, le le débat des retraites dépend de plusieurs choses. Il dépend des actifs, il dépend du nombre de retraités, de l'évolution démographique.
Est-ce que la population euh française euh vieillit ? Euh de la productivité aussi parce que en 1 heure de travail, on produit pas la même richesse aujourd'hui que peut-être dans 20 ans avec l'IA. Puisqu'on nous promet des des choses quand même complètement hallucinantes en terme de productivité avec l'IA.
Et donc quand on regarde tout ça, on a en réalité un déficit ou un excédent en faisant des prévisions sur le système de retraite par rép par répartition qui se fait. Alors, l'immigration euh ce serait euh l'immigration est vue dans dans ce dans ce système comme une main d'œuvre supplémentaire euh qui compense la baisse de natalité euh que l'on observe ces dernières années et qui viendrait euh offrir des financements supplémentaires au système de de de retraite par leur cotisation par leur cotisation, par leur travail et l'immigration est majoritairement attirée dans tous les pays du monde par le travail, pas par le modèle social contrairement à ce qu'on dit souvent à l'extrême droite. Alors pour autant, du coup, ce rapport préconise encore de repousser l'âge euh de départ à la retraite à 67 ans et 6 mois en 2070 en disant que cette vague migratoire comme dis comme ils disent euh ne va pas compenser la la perte de la féc la la baisse de la fécondité des Français.
Euh la population n'augmenterait plus, elle baisserait même à l'horizon 2070 et donc la population française vieillirait. Toi, tu tu tu es contre cette logique de de de voir la réforme des retraites, les retraites comme étant dépendant de de du vieillissement de la population. Et c'est pourtant ce que dit par exemple de grands économistes comme Maxime Zbaille et le libéral.
Qu'est-ce que tu peux nous dire toi sur comment tu te positionnes làdus ? Alors la première chose déjà les prévisions à 2070, c'est des prévisions de de très très long terme. Effectivement, il y a une baisse de la natalité.
Euh rien ne nous dit pour le moment si c'est conjoncturel ou structurel. C'est-à-dire qu'il y a il y a une vraie baisse de la natalité. Là c'est c'est très factuel.
On l'a eu dans les années 90 puis on a eu un rebond dans les années 2000. Certains pays n'ont pas eu ces rebonds-là. L'Italie, le Japon ont un vieillissement très très fort de leur population.
Nous, on a eu des rebonds, des petits baby boom. Le le cas des années 2000 est assez intéressant. Donc on ne peut pas dire aujourd'hui si c'est quelque chose de structurel qui va continuer à diminuer ou s'il va y avoir peut-être, on ne sait pas pourquoi, comme on l'a vu précédemment, un un rebond.
Mais la question démographique reste importante. Après, quand on enferme tout dans la question démographique, sans prendre en compte euh la qualité du travail et la productivité, c'est un débat qui est un petit peu pour moi euh fait en sorte euh que l'on est obligé à la fin de faire une réforme. Et et moi je pense que au fond, si on va vraiment au fond des choses, les libéraux dont Maxime B fait partie mais d'autres n'ont pas supportter que au moment de la réforme des retraites born tous les syndicats soient contre y compris la CFDT qui est plutôt un syndicat réformiste mais surtout que la population dans sa dans sa grande majorité he 7 français sur 10 soit contre y compris chez les salariés.
Et ça je pense c'était inadmissible. Ils se sont dit il y a eu un mauvais il y a une mauvaise pédagogie. Alors, ils en veulent très fortement les économistes Michael Zemour qui a débunqué une grosse partie de la réforme.
Ils en veulent aussi à l'ancien directeur président du corps, monsieur Brasava qu'il y avait pas de de gros problèmes. Tout ça a été changé après cette réforme des retraites de 2023 qui a dû être passé au Forceeps par 493 et et où l'opinion publique était majoritairement opposée à ça et je pense que ça ils l'ont pas supporté. Donc ils avancent en disant regardez il y a de moins en moins d'actifs qui cotisent pour les retraités.
C'est très grave. Mais quand on regarde ça avec un petit peu de sérieux, la première des choses c'est qu'il y a eu des chocs démographiques. Et quand on regarde tous les chocs démographiques depuis les années 70 et le choc qui nous attend, en réalité, le cumul des chocs démographiques que nous avons vécu de 70 à aujourd'hui est plus fort en cumul que le prochain qui nous attend.
Ça c'est et nous avons réussi en consacrant une plus grosse partie de la richesse crée aux retraites à passer ces chocs démographiques en cumulé. Ça c'est la première des choses. La deuxème des choses, c'est qu'il y a rien de plus bête que de mettre un actif, un retraité en opposition. parce que un actif à mi-temps, il cotise moins qu'un actif à plein temps.
Donc il faut regarder en fait la part de travail précaire subi, la part de chômeurs que l'on pourrait faire travailler et la part de ce qu'on appelle le haau du chômage, c'est-à-dire des gens qui sont dans l'inactivité, c'estàd il sortent des chiffres du chômage mais ils voudraient quand même travailler. Quand vous prenez tout ça réuni, les donc les précaires subis, le haot du chômage et les chômeurs, vous avez 17 % de la population en âge de travailler qui qui est concerné par ça. Si on les fait travailler dans des conditions, des bonnes conditions, c'est-à-dire le CDI à pleintemps, ce qu'il voudrait en réalité hein, parce que c'est subi et ben là vous avez des rentrées supplémentaires largement très importantes quoi.
Alors que vous avez le même ratio actif retraité, vous voyez ? Donc il faudrait peut-être s'attaquer à la qualité du travail, l'égalité du salaire homme, femme et cetera, l'arrêt de lubérisation qui qui fait des vrais trous dans dans le système de retraite plutôt que de regarder toujours ce ratio actif actif retraité. Donc en fait le les débats le débat est biaisé d'après toi et on nous focalise exclusivement si je résume un peu sur la question des retraites alors qu'en fait c'est un débat beaucoup plus large sur la question du travail en France.
Exactement. C'est c'est un débat beaucoup plus large du du travail en France. Et après, il y a un autre débat qui se greffe là-dessus qui est le débat de savoir si notre pays vieillit, comment nous voulons nous comporter, comment on veut se comporter avec les vieux.
C'est ça la vraie question de fond. Parce que dans les débats là qui sont dit qu'ils sont purement techniques, paramétriques, on vous dit il faut travailler jusqu'à tel âge et cetera, derrière il y a la réalité. Donc soit on travaille plus longtemps, très bien avec des différentiels 67 ans et 6 mois.
Ouais. Ouais. Ouais.
Avec des différentiels quand même très forts, des inégalités entre des espérances de vie, entre l'ouvrier, le cadre et cetera. Soit on baisse les pensions, c'est déjà la tendance. les pensions vont diminuer les taux de remplacement vont diminuer ou soit on y consacre une plus grande partie de la richesse et c'est pas que les cotisations, c'est aussi les impôts ailleurs parce qu'il y a une partie déjà qui vient des impôts, c'est qu'est-ce qu'on veut consacrer dans dans la création de richesse aux retraités ?
C'est ça la vraie question. Et si on y consacre pas plus d'argent alors qu'il y a plus de vieux, c'est très simple. Ça veut dire que les vieux vont être plus pauvres.
Donc ceux qui n'ont pas les moyens, bah ils vont travailler toute leur vie jusqu'à ce que mort s'en suivent. Euh ceux qui ont des un capital hérité ou un capital qu'ils ont acquis pendant leur carrière vont vivre de leur rente et les autres ce seront les enfants qui payeront. Mais donc au lieu de payer en cotisation, ils payeront en donnant un argent de poche à leurs parents.
Donc est-ce que c'est ce type de société que nous voulons où chaque personne gère finalement sa retraite de manière individuel ou est-ce qu'on veut avec les moyens du bord exactement ou est-ce qu'on veut un système bah géré de manière de de de par répartition et publique qui a amené quand même si tout le monde ne roule pas sur l'or à à ce qu'on est le taux de pauvreté des retraités le plus faible au monde. Voilà. Mais alors toi tu expliques le fait queon nous on nous enferme dans cette logique de de ça coûte trop cher parce que c'est quand même ce qu'on nous dit très souvent quand on parle aux gens autour de nous.
Tout le monde nous dit la France va mal, on doit de l'argent à tout le monde la retraite c'est plus possible au fait que on n'élargit pas ce débat. Mais pourquoi en fait c'est étonnant que ça soit aussi c'est idéologique cette cette euh ce côté un peu borné ? Ben qu'on mette 400 milliards si vous voulez qu' a 400 milliards qui soi gérés par le public euh ça ça dérange ça ça dérange déjà je pense moi un certain nombre de fonds d'assurance qui aimeraient bien se récupérer et puis que ce soit des cotisations, ça va déranger les libéraux.
C'est pour ça que et même à gauche ce débat RF Luxman dans son livre, c'est ce qu'il dit, retirer des cotisations pour que le net augmente par rapport au brut sans vraiment savoir c'est pas plutôt le brut qui va descendre par rapport au net soit du temps passant. C'est une façon de dire voilà, on dégage ce système de retraite mais toutes les calculs, même les calculs du corps en terme de déficit, ça ne veut absolument rien dire. le déficit enfin déjà un système de retraite n'a aucune raison d'être en excédent premièrement et deuxièmement c'est plutôt la part de la richesse globale la part du PIB que l'on crée que l'on veut mettre aux retraites.
Il est passé de 7 % dans les années 70 à 14 % aujourd'hui et on ne veut pas mettre un point de plus ni un point et demi de plus. On ne veut pas alors que la population vieillit. Donc on préfère que les vieux s'appauvrissent plutôt que de consacrer une plus grosse partie de la richesse.
Mais si nous sommes un pays où il y a 2 tiers de personnes qui sont vieilles, bah qu'est-ce que qu'est-ce qu'on fait ? Moi je c'est un choix de société qui doit être tranché de manière démocratique en réalité. pas par des aspects techniques nous disant que c'est pas possible.
Si c'est possible euh parfois le corps mettant en avant des déficits à 10 milliards, à 15 milliards, bon bah il y a eu 70 milliards de baisses d'impôts, euh 10 milliards sur les impôts de production sans réelle euh efficacité. On savait pas où allait l'argent, on ne savait pas dans le circuit et c'était un paris. Là, on sait très bien où va l'argent.
Il finit dans en pension de retraite. Les pensions sont pas très élevées. Euh voilà, la pension médiane, on est autour de on est à moins de 2000 € hein.
Ça veut dire que 50 % et moins 50 % au-dessus. Donc voilà, s'il y a des problèmes après de patrimoine, d'accumulation de patrimoine, de retraités trop élevés, bah taxon des patrimoines et cetera. Mais pourquoi toucher à la pension euh d'entrée de jeu ?
Non, c'est pas c'est un débat qui est qui est qui est imposé pour éviter qu'un vrai choix de société de manière politique soit fait. Alors, on compare souvent la France à ses voisins notamment européens. Pourquoi est-ce que euh c'est stupide ou en tout cas inefficace de faire cette comparaison entre nous, les Anglais, les Allemands ?
Oui, c'est c'est c'est extrêmement stupide parce que chaque système de retraite est différent. Nous, quand on fixe un âge, c'est l'âge auquel se déclenche le la retraite. Voilà.
D'autres fixent un âge ou c'est un âge à plein. C'està dire voilà 67 an quand on déclenche on n pas à plein. Non la majorité des gens ne sont pas à plein.
D'ailleurs c'est pour ça qu'ils travaillent naturellement plus longtemps. Ceux qui peuvent travaillent plus longtemps. Il y a des métiers où ils travaillent plus longtemps parce que ça leur plaît et cetera.
Mais c'est là où ça se déclenche. Alors si vous avez une situation par exemple vous êtes vous seriez normalement à la retraite, je sais pas moi à 62 ans carrière longue et cetera. Bon là vous avez un infarctus à 60 ans, vous ne pouvez plus exercer votre travail. vous avez 2 ans, vous attendez avant que la retraite se déclenche.
Vous voyez ? Donc si on repousse à 64 ans, vous attendez 4 ans où vous êtes sans au début au chômage et puis après vous n'avez plus rien quoi. Donc c'est ça le nous c'est là où ça se déclenche.
Il faut regarder l'âge de départ effectif à la retraite. C'est l'âge où vraiment les gens prennent la retraite de manière effective. Et là les différences euh bah deviennent plus faible.
Quand tu regardes par exemple chez nous, on est à 63 ans, soit 62 et 9 mois d'âge de départ à la retraite. L'Allemagne, ils affichent toujours le 67 ans. Mais en réalité, quand on regarde l'âge effectif de départ, et ben en fait, il y a plus qu'un an d'écart.
Nous, c'est plutôt autour de 64, les Allemands, ça se réduit. Donc, on a plutôt un an d'écart entre les deux. Un an d'écart, c'est pas énorme.
Sachant que on a deux fois moins enfin l'Allemagne a deux fois plus de retraités sous le seuil de pauvreté que nous. Et ça, il faut le dire aussi. Donc les écarts en fait quand on regarde l'âge effectif de départ se réduisent très fortement et les comparaisons internationales pareil, elles sont utilisées encore une fois euh comme assez souvent d'ailleurs pour dire que nous sommes les feignants, qu'on va pas travailler plus longtemps, que tous les pays travaillent plus, mais quand on regarde dans le détail, c'est c'est beaucoup plus compliqué que ça.
Ouais. Comparaison n'est pas en fait. Euh on évoque aussi souvent la question des déficits du système par répartition.
Hm hm. Toi, tu dis que ça ne veut rien dire. Ouais, il faut regarder façon le déficit de système de répartition, il il devient il est à prendre en compte dans le déficit global et de manière général enf quand on donne de l'argent par exemple, je sais pas moi, à l'éducation ou à autre chose, on va jamais se dire c'est un déficite de donner l'argent parce qu'on sait que l'argent va finir quelque part.
Là, on sait que l'argent finit quelque part en pension qui est dépensé en grosse partie dans l'économie française. Tout à fait. et et ça permet de encore une fois de réduire très fortement la pauvreté et d'avoir un certain temps avant la mort où on peut profiter.
Voilà, c'est ça le et puis consommer et puis participer à l'économie en fait. Tout à fait. Tout à fait.
Et il faut le dire, le but quand on a créé la sécurité sociale, c'est ben d'enlever le souci des lendemains difficiles pour les retraités. Et nous avons réussi que la sécurité sociale a eu 80 années l'année dernière, nous avons réussi sans aucun problème. Le système par capitalisation a rencontré dans les crises 2008 et d'autres un certain nombre de problèmes de financement.
Euh donc là vraiment il faut le dire, on a on nous a toujours dit que ça ne tenait pas, que ça que ça allait que c'était une pyramide de ponier et tout. Ben la preuve c'est que ça tient. Voilà parce que les gens continuent à faire des quand même en fait l'humain continue à vivre.
C'est une un système de pens quand ça s'arrête quand le le le système peut pas continuer. Mais là la population existe, elle existera. Je veux dire c'est pas existe, elle existera.
Étonnant d'avoir cette vision. Voilà. Et et quand on on regarde tout par le biais du déficit, il y a une partie qui est financée par cotisation, une partie qui est financée par l'impôt.
C'est pour ça que la règle générale, c'est plutôt de regarder ce que l'on crée la partie qu'on veut y mettre. C'est ça en fait. Si on commence à attaquer en terme de déficit et d'ailleurs les déficits au moment où on a fait la réforme de de de borne euh le système de retraite par répartition était excédentaire et il était prévu déficitaire par le corps lui-même quelques années plus tôt.
Donc et ça n'a pas empêché le gouvernement de le faire en disant mais non mais dans 50 ans, 60 voilà donc non c'est ça regarder les déficit ça ne sert à rien. Là il faut regarder seulement la part du PIB qu'on veut y consacrer et et là les gens ne veulent pas y consacrer plus alors que la population vieillit. Donc il préfère appauvrir les retraités plutôt que se dire bon voilà mais ça peut être un choix de société.
On peut se dire on ne veut plus contribuer de manière publique à ça. On veut faire de la capitalisation. On a le système de retraite le moins capitalisé au monde.
Mais dans ce cas-là, présentons les choses de manière claire aux citoyens euh qui puissent choisir de manière éclairée. Voilà. Alors là, on lui présente un débat tronqué en lui disant ça ne tiendra pas pour des raisons démographiques.
Ce qui est faux. Voilà. parce que ça tient en fait ça ti parce que ça tient toujours et puis parce que si on améliorait la qualité du travail, on aurait des rentrées supplémentaires sur le système de retraite et que et que voilà, tout ça est un choix de société.
Alors, on va vous dire "Oui, mais regardez, il y a des compensations de l'État." Mais alors, il est vrai que si on supprime si on paye moins les fonctionnaires ou si on supprime des postes de fonctionnaires un départ sur deux à la à la retraite sous Sarkozy, ben vous avez moins de gens qui financent le système de retraite et donc l'état l'État compense, vous regardez chez les agriculteurs parce que les agriculteurs faut jamais les toucher. Les agriculteurs, c'est à peu près ça, c'est les fonctionnaires, on peut taper dessus les agriculteurs.
Là, les agriculteurs, ils sont pratiquement trois fois moins qu'il y a il y a 40 ans. Donc, l'État compense les retraites des agriculteurs et heureusement. Voilà, parce que démographiquement, il y a moins de cotisans qu'avant.
Donc euh oui, quand quand il y a des changements comme ça démographiques dans certains secteurs parfois qui sont décidés même par l'État quand ils veulent supprimer des postes de fonctionnaires, il est normal que l'État compense une partie euh bah de ça euh pour payer les retraites de ceux qui sont euh qui sont à la retraite. H alors là dans le débat à l'ône de de l'élection présidentielle 2027, que proposent encore les nouveaux ce qui les chantres de la de de nouvelles réforme et qu'est-ce qu'il faudrait faire d'après toi ? Comment est-ce que tu peux nous donner un peu les éléments de ce que nous proposent les libéraux pour faire un grande un grand sac ?
Est-ce que d'après toi, il faudrait faire contrairement à ce qu'ils disent ? Et jusqu'où vont les libéraux ? C'est ça, on sait pas.
Non mais ça c'est Non non non non non mais moi il va y avoir à mon avis il va y avoir deux types de personnes ceux qui vont être soumis au cadre h de Maxime Zb et d'autres en disant ça ne tient plus c'estes problématiques avec derrière une façon de souffler en fait sur les braises pour qu'il y ait une guerre de génération et ça c'est le propre du libéralisme plus payer pour les enfon et l'impression de payer pour les vieux et à nous voilà exactement et et d'ailleurs ceux qui rentrent dedans moi je pense qu'il se trompent parce que bon à un moment si s'ils ne le payent pas par cotisation ils le payeront de leur poche saf si sauf si pour eux C'est c'est une philosophie de vie de laisser crever ses parents. Mais après c'est ça dépend de chacun qui où est-ce qu'il place sa morale. Ça c'est un choix individuel.
Nous nous avons choisi en fait de tout mettre dans un bloc et de redistribuer. Voilà, c'est le système par répartition. Si après des gens veent un système individualiste, voilà, il faut savoir ce que ce sera.
Ce sera un système très inégalitaire où chacun finalement décidera de comment il décide de l'avenir de ses parents ou si les parents ont les moyens se débrouilleront tout seul ou sinon ils travailleront jusqu mort s'en suivre. Mais là il y a une volonté voilà de nous imposer ce cadre là. ça ne tient plus, c'est plus possible et il y a une opposition des générations.
Donc il faut faire un autre système. Il y a ceux qui vont accepter ce cadre-là, une grosse partie. la Macronie va l'accepter.
Il l'a déjà accepté et je pense que c'est c'est en travers de la gorge que là la réforme soit gelée. Euh Édouard Philippe veut aller jusqu'à 67 ans. Euh des gens comme Raphaël Guxman dans dans son livre veulent proposer une réforme, pensent que ça tient plus, pensent qu'on laisse une dette aux enfants, enfin vraiment rentre typiquement dans le discours que l'on entend là.
Et puis il y a ceux qui vont s'y opposer et puis ceux qui vont proposer après même à progrès la retraite à 60 ans. Enfin l'âge l'âge de de mise en place de la retraite à 60 ans. Voilà.
Donc euh il va y avoir ces deux types de personnes. Euh et moi je pense que les gens qui vont s'opposer au discours dominant tel qu'il est aujourd'hui vont être très peu nombreux. D'accord.
Voilà. Ils vont être très très peu nombreux. Je je j'en compte peut-être un deux trois pas plus hein.
Et le reste vont être très nombreux y compris parfois dans ce qu'on peut appeler la gauche. Et qu'est-ce qu'ils vont proposer d' enfin ou qu'est-ce que quelles sont les grandes lignes des propositions ? Bah les grandes lignes c'est c'est très clair, c'est de passer une partie par capitalisation.
H mais encore une fois ça il faut demander aux Français en disant que oui ça marche tout le temps. Mais la capitalisation a aussi des Ça c'est ce que vont demander. C'est ce que vont les les nouvelles réformes qu'on va nous proposer globalement.
Je pense qu'il y a une grosse partie de la pr c'est quelque part privatisé privé. Alors déjà la capitalisation par l'assurance c'est comme les assurances qui se privatisent comme les mutuels la même démarche. Exactement.
Et la capitalisation. Alors déjà pour que capitaliser, il faut avoir du capital encore une fois ça c'est la première des choses. La problématique de la démographie est une problématique à prendre en compte aussi dans la capitalisation parce que la capitalisation stable sur le long terme.
Exactement. La capitalisation en fait pour que tu gagnes de l'argent, il faut qu'il y ait des gens qui rachètent aussi tes actions. Si la démographie fait qu'il y a moins de jeunes, il va y avoir un excès un mo de capital qui va pas être revendu au prix au prix espéré.
Ça c'est très important. Et puis le la capitalisation peut avoir ses variations. On l'a vu même si ça augmente globalement, c'est vrai ces dernières années, il y a eu des moments de de de chute.
Il y a aussi des éléments de et puis il faut que les fonds budgétisent bien, faut que les fonds budgétisent bien les retraites sur les prévisions qu'elles font. Il y a eu des scandales aux États-Unis de sous-évaluation de certaines assurances qui avaient mal calculé et là bon ben c'est de la capitalisation hein. On est dépendant d'entreprises qui sont là pour faire de l'argent alors que le système par répartition n'est pas censé en tirer un profit.
Tout à fait. En tous les cas tous ceux qui sont passés par la capitalisation ont au final un taux de pauvreté des retraités plus élevé que le nôtre. Donc ça ça il faut le dire en terme de résultat.
Si c'est ça le but recherché. Moi, en terme de politique économique et de politique publique, ce que je regarde, c'est toujours le résultat. Et le vrai résultat, c'est comment tu fais pour que les vieux arrivent à vivre en dehors de la pauvreté jusqu'à la fin de leur vie et nous, notre système là-dessus est le meilleur.
Donc c'est c'est tous les chiffres le montrent ou parmi les meilleurs. Donc voilà, la capitalisation, je vois pas ça. Après, c'est un choix démocratique.
Si les gens le veulent, il faut leur expliquer et puis ils iront. Mais les Français, ils sont largement opposés, ce qui ce qui dérange d'une grosse partie de la droite. Et puis après, il y a certains qui veulent revenir à la retraite à point.
Euh le projet avorter voilà 2017 Ouais 2007 mais 2019 avant Covid tout à fait. Euh la retraite à point a était appliquée en en Suède et la majorité des des des je crois qu'on est quasiment à 90 % des des retraites publiques des femmes qui ont diminué avec la retraite à point et qui a été voilà donc quand tu as du capital bah tu places une partie en capitalisation quand tu as pas de capital tu es plus pauvre et je crois même qu'on est à à à plus de 2 tiers sur les hommes. Donc la la retraite à point qui a été appliquée en Suède a fait baisser très clairement les pensions et ce que disait Fillon, ce qui est bien avec la retraite à point, c'est qu'on peut vraiment ajuster la valeur du point en fonction de tu t'en souviens en fonction des déficits et cetera.
Donc rien à sûr que le point soit fixe. D'ailleurs, il était là pour ne pas l'être. Enfin, le point avait été justement c'était la stratégie de se dire justement le point ne sera pas fixe et par conséquent on jugera en fonction de l'état de l'économie quoi.
Tout à fait. Et il y a ceux qui vont aller vers via le pouvoir d'achat en disant on va supprimer des lignes de cotisation pour faire augmenter les salaires nets des gens. Avec cette analyse très naïve comme comme je l'ai dit que que le patronat allait faire comme si de rien était et garder le même brut.
Il va baisser une partie de enf on l'a vu à chaque fois qu'on a fait confiance au patronat par exemple avec la TVA dans la restauration pour qu'ils baissent leur prix. Ils ont pas baissé leur prix. Donc là, penser que ça va pas créer de la modération salariale euh le fait de retirer des cotisations, pour moi, c'est être extrêmement euh euh naïf.
Et euh et là, pareil, s'il y a pas de cotisation, il y a pas de financement et donc après, on remplace par quoi ? Par de la capitalisation. Voilà.
Donc toi, ce que tu proposes en gros, c'est foutons, si je puis me permettre, foutons la paix aux retraites et concentrons-nous sur comment on améliore le travail, comment on ramène les gens vers le travail et comment du coup on fait augmenter les les les cotisations. Tout à fait. et exactement les rentrées, comment on fait augmenter les rentrées ?
Il y a par la cotisation mais aussi par l'impôt hein. On peut aller chercher après des ressources. Il y a encore une fois, il y a une partie qui est financée par cotation, une partie par l'impôt, mais là l'impôt, on peut aller chercher des ressources supplémentaires.
Moi, l'idée, c'est de dire ça, c'est la première des choses avant même de faire des des de faire payer l'ajustement au retraités, faisons en sorte d'offrir un emploi de qualité à ceux qui le désirent, ce qui fera des rentrées supplémentaires. Et là, on a 17 % de la population en âge de travailler qui qui, je le répète he qui voudrait travailler plus et qui qui ne peut pas travailler. Ça c'est la première des choses.
La deuxième des choses je dirais discutons vraiment s'il y a un vieillissement de la population et s'il est aussi grave dans les scénarios les pires. Discutons de la part de la richesse que nous voulons consacrer au plus âgés parce que si on est une population bah si on est un pays de vieux, il va falloir mettre plus d'argent dans les retraites mais aussi dans l'hôpital, dans la dépendance, dans dans dans les aides aux personnes. Et ça, il faut l'anticiper.
On peut pas dire "Non, on veut pas ça et donc on met pas d'argent à l'hôpital, pas d'argent dans les maladies, pas d'argent à la fin ? On laisse les gens comme ça crever. Non, c'est pas possible.
Donc si on anticipe ça, et ben il faut faudra mettre des moyens et c'est comme ça, c'est tout. On sera un pays un pays où il y aura des vieux, ce qui sera aussi une bonne nouvelle parce qu'il y a beaucoup de pays où l'espérance de vie est beaucoup plus faible que la nôtre. Merci à vous chez vous de nous avoir suivi.
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Gabriel Attal