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Podcast / conversationBACKSEAT· 23 février 2024 55 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéImmigration & asileEurope & internationalInstitutions & élections

Emmanuel Macron à l'Huma : retour sur un entretien exceptionnel

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 33:14OuverteRéponse directe

    Pourquoi l'UMA n'avait jamais interviewé un président en exercice avant ?

  • 33:50ComplaisanteRéponse partielle

    Est-ce qu'on doit te vouvoyer ou te faire des révérences maintenant ?

  • 34:10OuverteRéponse directe

    Pourquoi on n'interviewait pas les présidents avant ?

  • 35:01OuverteRéponse directe

    Comment vous vous êtes préparés à une interview comme celle-ci ?

  • 35:43FerméeRéponse directe

    À combien de pourcents vous êtes d'accord avec Macron ?

  • 36:17OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qui vous a surpris dans les réponses de Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 37:05InvitéFait
    « il nous explique qu'il a mené la politique la plus à gauche de ces 30 dernières années »
  • 37:14InvitéChiffre
    « le SMIC à 1400 euros c'est fait »
  • 37:29InvitéFait
    « on fait un trait d'égalité entre lui et l'extrême droite »
  • 41:34InvitéFait
    « François Hollande avait décidé de ne pas retenir Missak Manouchian quand il a panthéonisé quatre autres résistants »
  • 41:48InvitéFait
    « c'est pour une raison de parité c'est parce qu'il faisait rentrer deux hommes deux femmes »
  • 42:10InvitéPromesse
    « si j'avais fait un deuxième mandat promis j'aurais mis Manouchian »
  • 46:57InvitéFait
    « c'est pas les chefs de parti c'est les présidents de groupe »

Temps de parole

  • Présentateur24 %
  • Invité22 %
  • Invité 219 %
  • Invité 317 %
  • Invité 417 %

7,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Présentateur

Bienvenue, bienvenue sur Backseat. Pour ceux qui n'étaient pas encore là, ça y est, c'est le moment de l'actualité de la semaine sur Backseat. Ce n'est pas Jean qui présente, mais Adèle, parce qu'on fait une présentation tournante. En attendant, le retour de Jean qui revient bientôt. Et avant de passer à l'actu du jour, comme vous êtes nombreux à nous avoir rejoints, annonce du jour le 26 mars prochain, sortie d'un documentaire sur l'année politique, vu l'année politique passée, 2023, vu par Backseat, par nous tous, les chroniqueurs. On a tous participé. Lien dans le chat pour prendre ses places. Il y a une description également sur YouTube. Abonnez-vous. Il y a des codes promos.

Il y a des places pour les membres du club Backseat. Ceux qui disposent de ceux-ci. Qu'est-ce que c'est ? C'est l'affiche ?

0:51
Invité

C'est sur l'affiche, je me suis dit, il y en a un, je ne connais pas. Je ne me dirais pas qui, mais c'est terrible. Je vais rien dire.

0:59
Présentateur

Donc voilà, 26 mars, OMK2 Bibliothèque, à Paris, à 20h. On se retrouve. C'est le moment de l'actu de la semaine. Cette semaine, du coup, bizarrement, il n'y aura pas David Adèle, parce qu'on ne pouvait pas tout faire. Mais j'avais quand même envie de vous partager mon petit coup de cœur de l'actu du jour qui date d'aujourd'hui, parce qu'aujourd'hui sortait le livre de Léa, mais sortait également Paris Match. Avec une lune. Alors vraiment, j'avais envie de la partager. Est-ce que ça ne vous rappelle pas quelque chose ? C'est fou, non ?

1:34
Invité

Incroyable.

1:35
Présentateur

Exactement, c'est exactement la même chose que Nicolas Sarkozy, qui lui-même s'était inspiré de ?

1:38
Invité

Kennedy.

1:39
Présentateur

Tout à fait, là, vous êtes très, très bon. On est en mode jeu à la con, là. Voilà, c'est l'identique. Il n'y a même pas de changement de packaging, quoi. Aucun effort, tout est pareil. C'est à Boulogne, Paris Match. On dirait...

1:51
Invité

Oui, on est d'accord.

1:53
Présentateur

Voilà, on dirait les équipes...

1:54
Invité

Et je pense que Laurence Ferrari, elle n'a pas trame de la rédac, si je me trompe. Absolument. Et bien... Voilà. Alors, il y a quand même un petit mystère intéressant. Elle lui a d'ailleurs posé une question sur la liberté d'expression. Tu l'as lu, toi ? Pas en entier, j'ai lu des extraits. Les bonnes feuilles, j'allais dire, mais non.

2:09
Présentateur

Non, il n'y a pas de bonnes feuilles, non. Mais il se passe un truc un peu chelou sur la couverture, que déjà un ami en feu internet. C'est qu'il y a une espèce de truc, je ne sais pas si on peut zoomer, si on peut voir.

2:20
Invité

Ah, les bouquins.

2:20
Présentateur

Il y a des bouquins posés ou en lévitation sur un autre bouquin un peu chelou. Donc, on n'arrive pas à savoir s'ils l'ont posé là un peu à l'arrache, si c'est vraiment comme ça qu'ils rangent son bureau, si ça a été fait... Moi, je pense que cette photo a été faite avec l'IA. Aucune idée, mais ça pose beaucoup... Et pourquoi ?

2:35
Invité

Je pense qu'ils rangent comme ça, que c'est le signe d'un esprit malade.

2:39
Présentateur

Mais tu ne crois pas que... C'est aussi une petite obsession, il faut absolument que tu aies ta photo pléiade. Il faut qu'il y ait les pléiades au fond de ta photo politique. La pléiade qui sont des ouvrages littéraires, une collection très belle. Usul, t'es venu en train, t'as lu Paris Match, du coup, toi ?

2:53
Locuteur

Non.

2:54
Présentateur

Tu veux lequel des deux ? Tu veux Paris Match ou tu veux Luma ?

2:57
Invité

Ouais, je préfère Luma, quand même, tant qu'à faire.

2:59
Présentateur

Tu l'as lu aussi, non ? Non, je n'ai pas lu. D'accord.

3:01
Invité

Ça tombe très bien parce qu'on en parle... L'interview, oui, quand même.

3:04
Présentateur

Ah oui, t'as pas lu celui d'aujourd'hui, mais t'as lu l'interview de lundi. On en parlera après.

3:09
Invité

Mais ça, c'est pas celui d'aujourd'hui ?

3:10
Présentateur

Non, c'est celui de lundi.

3:11
Invité

Oui, voilà.

3:13
Présentateur

Mais non, tout va bien. On en reparlera. On se retrouvera un petit peu plus tard avec notre invité politique qui sera Philippe Brun, député socialiste de l'heure. D'où tu viens ? D'où je viens, d'où je viens. C'est incroyable. Et comme toutes les semaines, on avait beaucoup de sujets d'actualité. Il a fallu choisir. Pour commencer, Sacha, il y a un sujet, toi, qui t'as... Tu as retenu ton attention un peu.

3:35
Invité

Il y a un peu retenu mon attention parce que... Puisque j'ai été un peu concernée l'année dernière, notamment. C'est l'avis du Conseil d'État qui a été rendu la semaine dernière et qui demande à l'ARCOM de mieux surveiller la pluralité des opinions sur CNews. Voilà. Et alors, c'est la liberté d'expression qu'on assassine ? Moi, je pense qu'on assassine la liberté d'expression et que c'est de la censure. Non, non. Mais en fait, ce qui me terrifie, c'est que... Il en fait tomber sa gourde. Jean-Jean Ouell. Dis-nous. 1984. Non, vas-y, je t'en prie.

Non, en fait, ce qui me terrifie avec cette actu, c'est que c'est encore une actu une semaine plus tard parce que les médias possédés par Bolloré ne cessent de nous abreuver. Je parle du JDD qui a fait sa une sur la liberté d'expression remise en question avec une photo de Christophe Deloire, le patron de RSF. En fait, ça part de RSF, cette demande. RSF a demandé à l'ARCOM de mieux surveiller CNews. L'ARCOM a dit non. Donc, RSF a demandé au Conseil d'État de mettre une petite pichenette derrière la tête de l'ARCOM et de leur dire qu'il faut vraiment respecter la loi 1986, en fait, et ne pas contrôler que la pluralité des invités, mais aussi celle des animateurs, des chroniqueurs, etc., etc.

Et qu'a dit le Conseil d'État ? Le Conseil d'État a dit effectivement... Il a dit ça. Il a dit ça. Et l'ARCOM a dit oui, d'accord, on va le faire. Et l'ARCOM a dit oui, d'accord, on va le faire. On est en train de réfléchir aux modalités de le faire et je pense qu'il n'y aura pas de comptage à proprement parler des opinions politiques, des journalistes, des chroniqueurs, des animateurs qui seront invités, mais que ce sera à l'ISC sur six mois d'une manière très globale. Et en gros, j'ai l'impression que ça fait une semaine que la liberté d'expression a été assassinée, qu'on criait à la censure, qu'on criait au McCarthy. En Jean-Well. Encore lui, putain !

Alors que déjà, ça va concerner toutes les chaînes de télé. Pour le coup, là, on tape sur les doigts de CNews parce que CNews est la principale concernée, mais toutes les chaînes de télé vont du coup être jugées de cette manière-là. Et ensuite, ça s'applique aux chaînes de télé et pas aux médias de presse écrite parce que les chaînes de télé, l'État leur accorde une chaîne de TNT, en fait. Donc, il y a un contrat un peu illicite, non, pas illicite, sous-entendu. Tacite. Tacite, pardon, c'était le mot. Le contrat illicite, quand même. Avec l'État, quand même. Je ne trouve pas mes mots ce soir. Vous avez remarqué, Nicolas, tacite, enfin bon, bref.

Tacite entre l'État et les propriétaires de chaînes pour leur accorder une chaîne en échange d'une pluralité interne. Et donc, en fait... Mais ce n'est pas que tacite, c'est expliqué. Oui, c'est expliqué. Non, mais oui, oui. Et c'est que la télé ou c'est aussi la radio ? Non, c'est que la télé. D'accord. C'est que la télé parce que la radio et la presse écrite, tu as une pluralité d'opinions parce que c'est des médias qui sont possédés par des propriétaires privés. Donc, la question ne se pose pas, en fait. Et voilà, moi, je suis terrifiée par la machine boloresque qui s'est mise en route. Est-ce qu'ils ne l'ont pas très bien pris ? Non, ils ne l'ont pas très bien pris. Raconte-nous un peu.

Non, non, non. Pascal Praud a reçu Christophe Deloire sur son plateau la semaine dernière. Le pauvre monsieur en a pris plein la gueule. Il avait quatre chroniqueurs autour de lui qui n'étaient pas totalement acquis à sa cause, je pense, malheureusement. Et ça fait une semaine que ça débat de la liberté d'expression est-elle en danger ? On remet en question les décisions du Conseil d'État aussi. Donc, on remet en question la démocratie. Il se passe des trucs de fous en ce moment. Et ce qui me fait peur, c'est que j'ai l'impression qu'il n'y a aucun discours en face qui est audible. On entend que ce discours-là, sur les réseaux sociaux, on ne voit que ça.

Et les médias en face qui essayent de ramener un peu d'équilibre ne sont pas du tout audibles. Donc, voilà. C'est mon actu de la semaine. Alors, c'est complètement incroyable. Tu viens de raconter l'épisode de Rhinocéros de dimanche où on résume un peu tout ça. Enfin, non, on ne résume pas. On fait plus long avec les extraits. Je n'ai pas le temps, malheureusement. Voilà. Et avec une conclusion et tout. Qui sort dimanche, là ? Qui sort dimanche, là ? On le fait sur... Alors, je crois... C'est terrible.

7:47
Présentateur

Tu as fait un teaser, là ? Ouais.

7:49
Invité

On va essayer de trouver un titre un peu pour énerver les fachos. Tu sais, je cherche un truc genre on va enfin censurer ces news. Je me dis, là, ils vont exploser. Ils vont faire... Je suis vieux. Vous l'attendez depuis longtemps, le crossover Sacha-Uzul, on n'en est pas loin, là. On n'en est pas loin du tout. J'en rêvais. Ouais. Réalement, on est d'accord. Ouais, ouais. Et donc, peut-être, je vais vous mettre... On va enfin censurer ces news, cette chaîne de fachos. Et je pense que ça va cliquer. Ah, tu mets cette chaîne de fachos, tu as une plante en plus. Ah, bon, oui. Pour le coup. J'y viens. Ça peut être fun, hein ? On va voir, on va voir.

8:22
Présentateur

Pour suivre les vidéos judiciaires de Usul, continuez la suivante émission. Ok, super. Merci de nous avoir passé ton coup de gueule, Sacha, et puis de nous avoir aussi un petit peu informé de ce qui se passe, de ce qui se trame. Cette fois-ci, je me tourne vers Malek, parce que pour poursuivre l'actu de la semaine, on va revenir au... On n'avait pas d'émission la semaine dernière, donc on va revenir au 12 février. Et le 12 février, il s'est passé ça.

8:48
Invité

Il s'est passé ça.

8:49
Présentateur

Ça ! Peut-être à force de répéter ça, ça va venir. Ça arrive, ça arrive. Non, non, il me parle dans l'oreillette, il s'envoie, il s'envoie. C'est bon, c'est parti. C'est bon.

9:01
Invité

Rachida. Oh, tata, Rachida. Je peux vous faire les deux.

9:03
Présentateur

On n'a pas le ton, mais... Merci. Je suis une ghetto girl.

9:08
Invité

Oh, waouh. Oh, le culot.

9:10
Présentateur

On a choisi l'extrait où elle dit je suis une ghetto girl. C'est quand même absolument incroyable. Donc ça, c'était dans le DVM show et sur Twitch, une émission de rap où on a plutôt l'habitude de voir Ayanna Kamoura, Karis, etc. Mais la semaine dernière, c'était la rappeuse Rachida Dati, donc la ghetto girl. Du 9-2. DVM a été critiquée, Dati aussi. Qu'est-ce qui s'est passé, Malek ? Est-ce que tu peux nous expliquer un peu ?

9:34
Invité

Déjà, je veux applaudir en vrai le DVM avec Medja qui a lancé ça en juin dernier parce que c'est vrai qu'on a grandi pour ceux qui suivent le hip-hop et le rap, on a grandi avec Planet Rap, Skyrock et des radios comme Génération, etc. Mais c'est vrai que sur Twitch, bien que des médias comme Rap Plume, etc. avaient tenté de prendre le créneau, personne n'avait réussi à faire quelque chose de très quali.

Et Medja, avec l'équipe du DVM, donc c'est un collectif, il y a Naskid qui est un compositeur qui est assez connu dans le rap, Blaise, Marquis, bref, ils ont réussi à créer un collectif et à créer quelque chose de très authentique avec cette émission du DVM show qui a lieu à Aulnay-sous-Bois et à ramener des artistes dont Ayana Komura qui il y a un mois fait un titre en exclu et qui a cartonné. Moi, j'étais très content de voir ce que ça devenait, d'avoir un truc qui était très quali, en même temps très authentique. Et voilà.

Et semaine dernière, alors qu'il y avait une grande émission pour le nouvel album de Taïk, mon artiste préféré, Edadjou, moi je suis tranquillement devant mon écran quand j'entends Blaise dire « Faites un maximum de bruit pour Rachida Dati ! » Alors, là en moi, deux parties. La première partie qui a travaillé pour des politiques pendant dix ans en disant « What the fuck ? » « Bravo l'équipe de Rachida Dati ! » C'est du génie. Franchement, bravo. Bravo. Et de l'autre côté, qui me dit « Putain les gars, non. S'il vous plaît, non. Pas ça. Pas ça. Pas après tout ce que Rachida a dit et défendu. Donc tout le monde leur est tombé dessus. Et en vrai, je peux l'entendre.

Par contre, je trouve qu'on en fait peut-être un peu trop. Ces gars, l'ont dit très clairement, ils n'avaient pas le recul sur la chose, ils ne sont absolument pas politisés. Et en vrai, ça doit nous appeler, nous, à faire un devoir encore, à les inviter à avoir le backseat par exemple. Les médias le savent. Quand tu dis

11:25
Présentateur

que tout le monde leur est tombé dessus, c'est qui, tout le monde ?

11:27
Invité

Alors, tu as une partie de la gauche et la gauche de la gauche, parce que l'extrême-gauche n'existe pas pour moi, qui leur est tombé dessus. Et tu as aussi des médias, des acteurs du milieu hip-hop qui, eux, ont plus ou moins une conscience politique, qui leur ont fait un maxi-procès. Eux s'en sont expliqués au début en disant « Oui, mais nous, on est des mecs d'Holnay et il y a la ministre de la Culture qui veut venir. Eh bien, nous, on est archi fiers. Est-ce que je peux grave comprendre ? Argentoï qui reçoit un président de la République. Quoi qu'on en pense sur mon podcast, j'étais aussi archi fier. Mais je trouve que le procès dure un peu trop.

Et après, quelques jours après, ils ont fait un communiqué. Les médias ont fait un communiqué avec ces mots en disant « Voilà, on nous a appelés quelques heures auparavant en disant « La ministre de la Culture vient. Est-ce qu'on pouvait refuser sa venue ? Ben non, on ne s'est pas senti de la refuser. » Et puis voilà. Et, excuse-moi, ce qui est très drôle à voir, à observer, donc Rachida Dati leur a dit pendant l'émission « Vous venez quand vous voulez ou quand vous voulez au ministère de la Culture ? » Blaise leur a dit « Oui, mais nous, on fait du bruit. » Et elle a dit « Oui, mais le ministère de la Culture, c'est le ministère du bruit. » Ok, on note.

Et surtout, ce qui était très drôle, c'était de la voir se mettre en avant quand il y avait des petites chanteuses qui chantaient des chansons très sympathiques, quand Jébrony a chanté « Ghetto Girl » « Ghetto Boy », pardon, c'est là où elle a dit qu'elle était une ghetto girl. Et quand il y avait du rap un peu plus hardcore, on la voyait se cacher derrière, placer des gars devant elle pour pas qu'on la voie. Le RN l'a attaqué là-dessus ? C'est vrai.

12:49
Présentateur

Ça a été aussi attaqué. Cette fois-ci, c'est Rachida Dati qui a été attaqué.

12:52
Invité

Qui se fait attaquer aussi par le RN, qui lui dira « Vous allez dans ces trucs où on critique la police, en gros, on fait de la musique supertive. » Et on vend de la drogue. Et on fait l'apologie du deal.

13:01
Présentateur

Mais d'ailleurs, les mecs, ils portent plainte contre Jordan Bardell et la Féritat pour diffamation aussi.

13:06
Invité

Et Éric Zemmour en a profité pour demander à un ministère des Beaux-Arts et de la Culture française. Qui a demandé ça ? Éric Zemmour. C'est vrai que le rap ne fait pas partie de la culture française. M.C. Solar, I.A.M. Tout ça. Oui, oui, oui. Bon, après, qu'il se soit fait... Voilà. Il y a le ministre de la Culture qui arrive. Tu fais « Bah oui ». En plus, c'est une affaire qu'il faut qu'elle tourne aussi. Donc, tu te dis « Ça peut être pas mal pour les subventions. Si t'es très pragmatique, tu te dis « Pourquoi pas ? » Puis après, j'ai envie de dire qu'on a vu des streamers faire des photos avec Macron aussi. Ben oui. Exactement. Ça arrive vite de se faire bolosses.

En fait, comme tu disais, des gens qui sont là pour récupérer, qui sont bien meilleurs que toi en com', qui ont un plan derrière la tête, qui savent ce qu'ils font, eux. Moi, je me suis fait boloss par Alexis Corbière à une... Ah oui ? Voilà. Qu'est-ce qui se passe ?

13:57
Présentateur

Attends. Révélation.

13:59
Invité

Non, non, révélation. Réunion des journalistes du JDD, des ex-journalistes du JDD à côté de l'Assemblée nationale pour un petit mouvement de 50 personnes. Il t'a récupéré. Il m'a récupéré pour une photo. Il m'a placé à côté de lui. Magnifique. Il a dit, on fait la photo, on bombarde et tout. La photo s'est retrouvée en tête de tous les papiers. J'avais trop le seum. C'est trop le seum. Il y a une photo de moi avec Alexis Corbière et une pocarte. Et voilà, chacun ses casseroles. T'as porté plainte ?

14:23
Présentateur

Bah non, non, non.

14:24
Invité

Malheureusement.

14:25
Présentateur

Mais c'est quand même chelou parce que c'est quand même le moment aussi où on parle des élites qui sont déconnectées du populaire. Et là, justement, de voir la ministre de la Culture qui fait ce move, sans doute peut-être un peu intéressée pour des questions de communication. mais c'est quand même pas mal. Donc, c'est terrible que finalement, il se soit pris tous les feux dans tous les sens.

14:41
Invité

J'ai envie de te dire, je suis d'accord, on pourrait lui faire le reproche de ne pas y aller. Là, on lui fait le reproche d'y aller. On verra par les actes si vraiment elle est là à pousser ce genre d'initiatives de mecs qui veulent lancer leurs propres médias à la base dans une pièce avec une cam et un ordi. OK, on verra par les actes mais ça n'effacera pas ce qu'elle a dit sur Naël l'année dernière, ce qu'elle a dit en 2005 au moment de l'affaire Ziyad Ebuna. Voilà, ça, ça n'effacera pas. Moi, juste moi, ce qui me dérange là, c'est ce procès qu'on fait sur ces mecs qui en réalité étaient un peu naïfs et voilà, on ne peut pas leur en vouloir.

je pense qu'ils se reprendront à deux fois la prochaine. On ne peut pas leur en vouloir mais on peut aussi comprendre l'agacement de gens qui ont encore en tête les années Sarkozy, le Karcher, qui regardent ça et qui font mais putain les gars, vous êtes en train de vous faire baiser un peu de plomb dans la tête, vous voyez bien l'époque dans laquelle on vit, vous voyez bien l'époque de merde, vous voyez bien qui c'est Rachida Dati, vous ne savez même pas mais c'est grave de ne pas savoir ça à votre grand table, vous êtes des adultes. Je comprends cette réaction-là aussi. Mais parce qu'il y a un gros conflit de générations.

Oui, c'est ce que j'allais dire, est-ce que la génération, alors je ne suis pas expert sur le sujet, mais est-ce que la génération de rappeurs actuels n'est pas moins politisée, voire pas du tout que leurs ancêtres, mais leurs grands-parents, Ayaam, tout ça. Leurs grands-parents. Non mais c'est deux générations avant. Non mais c'est deux générations avant. Je pense que les fans d'Ayaam commencent à être grands-parents.

16:00
Présentateur

C'est possible, c'est possible, il faut le savoir.

16:02
Invité

Je renvoie vers un delà du très bon contenu de Rap Plume sur YouTube, sur l'extrême droite je ne sais plus qui disait là sur Twitter, c'est vrai que nous on a, j'ai 20 temps, je ne suis pas très vieux, mais on a grandi avec des rappeurs, avec Ayaam, moi c'était les psychiatres. Kenza Farah, tout ça. On a grandi avec des gens qui nous expliquaient qui était qui et on savait qui était le mal. Et j'avoue que aujourd'hui pour les plus jeunes, ce n'est plus vraiment le cas. Et en vrai, à nous de faire le travail pour les accompagner parce que bon, là leur faire un procès, ça n'a pas vraiment grand intérêt en in fine. À l'époque, c'était les mecs de droite qui faisaient des procès aux rappeurs.

Ça, c'était la bonne époque. Oui, il demande à Youssoufa, Sniper aussi. S-N-I-P-E-R, je suis du Val d'Oise, désolé, très bien.

16:49
Présentateur

Mais du coup, ça nous permet de parler un petit peu de Rachida Dati et de son arrivée au ministère de la Culture. Elle fait un sans faute, non ?

16:57
Invité

Non. Je faisais Anna Mouglalis qui réagit. Non.

17:01
Présentateur

Tu le fais extrêmement bien. Mais tu as eu bien fait de nous dire ce que tu faisais. Oui, je me suis dit, il faut que je l'explique.

17:06
Invité

Ça fait trois fois que je fais non, personne capte, donc je vais l'expliquer.

17:08
Présentateur

Mais une fois que c'est expliqué, c'était évident. Mais c'est pas vrai. Ta ressemblance avec Anna Mouglalis, c'est évident. Moins bien que Nicolas Sarkozy

17:18
Invité

à retravailler un petit peu. C'est vrai. Qu'est-ce qu'on en pense de Rachida ? Fatigue ? Fatigue, Rachida Dati. Je la trouve un peu plus consensuelle que sa prédécesseur. Pas très difficile non plus. Voilà. Après, Rachida Dati a été donnée des interviews au grand mal à Bolloré, à tous les médias de Bolloré pour le coup. Et j'ai l'impression qu'il y a un double discours. C'est-à-dire que dans les médias de Bolloré, donc le JDD, Europe 1 et CNews, on parle de wokisme, de quantiel culture. Ce qu'elle ne fait pas dans les autres médias un peu plus traditionnels. Elle a aussi eu des propos sur le service public qui ne doit pas... Voilà. Toi aussi, t'as regardé ça.

Ça, ça va nous intéresser particulièrement. elle a dans les cartons. On ne lui a rien demandé. Personne ne lui avait rien demandé. Macron ne lui a pas demandé. Mais elle a dit peut-être une petite réforme de l'audiovisuel public pour faire une BBC à la française. On va peut-être mélanger la radio et la télé. Ça fait des économies d'échelle.

18:17
Présentateur

Ça fait longtemps qu'on en parle. C'est pas que son idéal. Non, non, mais elle l'art

18:21
Invité

plutôt sur la table. Voilà. Et les coupes budgétaires, là. Ça sera l'occasion de la recevoir une petite. Mais moi, ce qui m'intéresse et ce que je trouve étonnant, c'est que le monde de la culture monte au créneau quand même de manière assez régulière quand il y a des propos comme ça qui sont tenus dans les médias. On a des réactions à droite, à gauche. Là, j'ai l'impression qu'il n'y en a pas énormément. Est-ce que c'est Rachida Dati qui passe mieux ? Est-ce qu'elle a aussi un discours sur qu'il faut plus de diversité, plus de mixité sociale dans la culture ? Est-ce que ça n'égalise pas aussi entre guillemets ? Est-ce que ça ne lise pas un peu tout le contenu Rachida Dati ?

Je n'arrive pas à me positionner et c'est pour ça que j'ai l'impression qu'elle est plus consensuelle. C'est qu'il y a moins de voix, d'éclats contre ce qu'elle dit pour le coup. Je trouve ça un crachat au monde de la culture de leur avoir nommé Rachida Dati qui s'en bat les couilles qui auraient voulu être ailleurs. Non mais vraiment, vraiment. Je pense que ou alors les gens ont intégré que Rachida Dati, son objectif, c'était la mairie de Paris pour 2026, que dans un an elle ne serait plus là et qu'en deux ans elle n'aurait pas le temps de faire beaucoup de choses parce qu'il n'y a pas d'argent et qu'elle n'aura pas la latitude pour faire tout ce qu'elle veut.

19:38
Présentateur

Est-ce que c'est que la mairie de Paris son objectif ?

19:41
Invité

Oui, c'est que la mairie de Paris.

19:43
Présentateur

Parce qu'il y a une autre élection l'année d'après.

19:45
Invité

Oui mais elle en fait une affaire c'est une affaire d'égo la mairie de Paris. Elle a envie de continuer à harceler Anne Hidalgo en conseil municipal. Ça lui manque de la harceler. Il lui faut ça pour se sentir vivre. Elle veut défoncer Hidalgo quoi. Qui a saccagé Paris pendant des années. Qui a cassé la tour Eiffel vous avez vu ? Sera-t-elle face à Anne Hidalgo d'ailleurs c'est la question parce qu'on ne sait pas si vraiment Anne Hidalgo y retourne en 2026.

20:10
Présentateur

C'est pour ça qu'on peut se poser la question de 2027 je sais pas moi je posais ça là c'est comme ça on pourra dire

20:15
Invité

pour Hidalgo au moins c'est réglé la question de la présidentielle

20:18
Présentateur

Oui ça je crois que pour tout le monde

20:21
Invité

c'est réglé pour de bon c'est clair je te trouvais un peu dur elle a fait un score encourageant la dernière fois

20:25
Présentateur

tu sais qu'elle peut pas faire pire j'allais dire ouais on sait pas

20:30
Invité

non

20:30
Présentateur

bon transition on va changer de sujet oula ouais non c'est moins c'est moins rigolo parce qu'il y a une activité enfin une actualité assez grave j'aimerais bien qu'on parle aussi c'est la guerre à Gaza donc oui un petit peu moins rigolo qui se poursuit malgré les appels de la communauté internationale donc pour contextualiser début février là le 4 il y a un groupe de médecins français de l'ONG Palme qui sont rentrés de Gaza et qui ont été invités à témoigner à l'Assemblée nationale ils ont été auditionnés par des parlementaires et voilà ce qu'ils disaient

21:06
Invité

c'est pareil effectivement il y a un génocide qui est en cours tout le monde le sait voilà et c'est ce qui est choquant en fait c'est ça c'est qu'on a l'impression que ça bouge mais passe alors je vous remercie vous nous avez reçu ici et que vous faites ce que vous pouvez quoi faire pour faire entendre la voix en fait de ces de ces gens et qui ne demandent que ça en fait parce que la plupart ils ne comprennent pas ils disent mais qu'est-ce d'accord ok il y a des problèmes mais qu'est-ce qu'on a fait pour mériter tout ça c'est énorme c'est disproportionné merci

21:39
Présentateur

donc voilà là c'était le docteur Bouchacourt qui était le 4 février à l'Assemblée Nationale et qui dit le mot génocide autour duquel on a beaucoup tourné il a été également employé par Raphaël Pity Raphaël Pity qui est un médecin de guerre qui forme les médecins de guerre il a formé des médecins en Syrie en Ukraine et il était dans la même délégation il a passé 15 jours à Rapha est revenu et lui a parlé effectivement de génocide de ghetto il a même été jusqu'à utiliser le terme camp de concentration donc les yeux du monde sont tournés vers Rapha pour essayer de comprendre un petit peu mieux Rapha normalement c'est une ville de quoi 240 000 habitants

22:21
Invité

au sud de Gaza et là a priori il y aurait plus d'1,4 million de Gazaouis qui ont été déplacés par l'armée israélienne enfin Israël a demandé aux Gazaouis de descendre à Rapha en attendant les opérations dans le nord je veux dire depuis le début on est là on fait les étonner depuis le début ils ont dit vous partez du nord allez vers le sud et on sait très bien que l'idée c'est que au bout d'un moment c'est finito allez on va les donner à l'Egypte on va les pousser au bord du truc mais depuis le début c'est le plan depuis le début on le sait certains le disent certains le disent d'autres le disent pas dans la société civile dans les ministères etc mais on fait tous semblant que bon bah non ah non au début alors c'était Israël va faire ça dans le respect des règles évidemment du droit humanitaire puisque c'est une grande démocratie comme nous donc il n'y a pas de raison de douter a priori mais non on sait que c'est ça le projet donc voilà où on en est on arrive ils sont massés près de Rapha et puis même là ça ne va pas non plus l'aide humanitaire coupée je ne sais plus ce que tu voulais dire ou parce que oui là si on veut s'énerver ça peut être sympa

23:30
Présentateur

est-ce que c'est une nouvelle étape qui est franchie ou comme tu le dis effectivement c'est quelque chose qui était là depuis le départ quelle est la position de la France

23:39
Invité

alors nous on a j'ai vu que là il y a les députés qui ont été qui ont interpellé un petit peu le gouvernement en mode mais on leur vend on leur vend encore vous avez admis qu'il y avait un risque génocidaire enfin la CIG a admis qu'il y avait un risque génocidaire la position de la France c'est quand même ça va ça va un peu loin cette histoire très mesurée quand même en ce moment la position de la France et donc les députés je crois que c'est Fabien Guay pour le PCF et je ne sais plus qui c'était aussi pour les insoumis qui ont interpellé en disant vous savez qu'il y a un risque mais vous vendez des armes vous vendez des armes et des composants Emilio nous en parlera tout à l'heure probablement mais dans son interview à l'Humanité Emmanuel Macron se pose la question de savoir si Israël est une démocratie vu où on en est parce qu'on reçoit

24:21
Présentateur

Emilio Mel juste après mais non pas du tout mais comme ça on en profite pour le dire journaliste politique à Luma qui va nous parler de cette interview où notamment il y avait un sujet avec Emmanuel Macron qui a parlé de point de rupture sur ce sujet

24:36
Invité

point de rupture après avoir dit et on ne l'oubliera pas les livres d'histoire ne l'oublieront pas non plus après avoir parlé dès le premier jour d'un soutien inconditionnel à l'état d'Israël au gouvernement d'extrême droite de Benjamin Netanyahou et on en fait c'est ça que depuis le début je dis not in my name j'ai honte de la position de la France mais en même temps j'ai envie de dire c'est pas la mienne c'est tellement pas la mienne c'est très difficile de documenter en plus ce qui se passe à Gaza Elise Lucet le disait dans son petit format sur le net et elle l'a dit aussi chez McFly et Carlito comme quoi c'est très difficile parce que les journalistes n'ont pas accès il y a une journaliste de CNN je crois qui a pu rentrer que quelques heures dans Gaza très difficile de savoir ce qui s'y passe à part les images sur place et des médecins qui sont sur place et des humanitaires qui sont sur place on nous a alerté sur un risque génocidaire je pense qu'il y a un génocide sous nos yeux et que le monde est en train de fermer les yeux jusqu'à quand on est juste en train de se dire très tranquillement que voilà dans une prison à ciel ouvert puisque c'est ce qu'est Gaza et bien il y a une autre prison qui est encore plus petite qui est Rafa et qu'aujourd'hui le but de Netanyahou et de son armée c'est d'éliminer tous ces civils c'est très difficile de savoir ce qui se passe et en même temps c'est très facile aussi c'est vrai sur les réseaux sociaux il faut voir ce que postent les soldats qui sont en pleine kiffance alors ça sourit un max ça se sert dans les maisons je pense que ça contribue à la fin de l'impunité qu'on mettait autour d'Israël pour le coup tous les soldats qui ont été enfin qui se sont pris en photo en train de poser avec des bijoux des trucs enfin tout ce qu'ils pouvaient voler et tout une nuisette il n'y a pas longtemps la nuisette rouge je pense des vélos d'enfants comment ça

26:21
Présentateur

à comprendre précisément est-ce que l'Israël commence pas à être de plus en plus isolé parce que là il y a eu un vote à l'ONU à la demande de l'Algérie donc 15 votants 13 votent pour le cesser le feu un seul vote contre mais c'est un veto puisque ce sont les Etats-Unis et une abstention même l'Angleterre qui maintenant se pose aussi la question de est-ce qu'on continue à vendre des armes mais qu'est-ce qui va

26:45
Invité

arrêter Israël de toute façon les Etats-Unis pourraient

26:48
Présentateur

précisément parce que là il y a une espèce oui les Etats-Unis

26:51
Invité

pourraient ils arrêteraient de leur envoyer des armes c'est bon et après par contre je veux dire la fin de la guerre les Etats-Unis pourraient ils le feront pas bon parce que tu dis ils sont isolés mais depuis le début ils sont isolés en fait depuis le début s'il n'y a pas les Etats-Unis ils ne peuvent pas faire ce qu'ils font

27:06
Présentateur

il y avait l'impression qu'il y avait une sorte de point de rupture justement la bataille

27:12
Invité

de l'opinion publique

27:13
Présentateur

à l'échelle mondiale

27:14
Invité

elle est perdue je vois quand même une évolution quand même de la parole française à coup de communiqué du quai d'Orsay donc c'est vraiment rien de fou mais on voit déjà qu'il y a une évolution depuis le mois d'octobre mais ok il y a Macron qui nous parle de point de rupture à chaque bombardement sur des civils on a un communiqué en disant bon là ça y est c'est la dernière fois on n'accepte plus d'accord c'est fini jusqu'à quand on va continuer de compter les morts à la fin et de dire qu'on a laissé faire ça et je l'ai dit 20 fois sur ce plateau mais tout est une question de courage aussi en politique mais là on parle même pas en réalité de politique on parle aussi de vie humaine à quel moment Emmanuel Macron prend ses balls et va voir Biden en nous disant mon ref on fait quoi en fait il y a un com qui dit donc on légitimise les attaques du 7 octobre du coup in fine toujours pas pas du tout c'est toujours un attentat merci de le relever merci je veux dire je pense qu'on est à peu près tous d'accord sur ce point mais l'un n'empêche pas l'autre on a le droit de de de de pointer du doigt enfin pas de pointer du doigt mais de dénoncer un attentat commis par le Hamas le 7 octobre et de dénoncer d'un autre côté ce que fait Israël depuis 3 mois maintenant je veux dire l'un n'empêche pas l'autre arrêtons de vouloir tout le temps nous faire prendre des positions je voyais un com tout à l'heure qui me disait Sacha Sacha en attendant ton avis bah non désolé voilà j'ai le droit de dénoncer le Hamas comme j'ai le droit de dénoncer la politique d'Israël il n'y a pas forcément d'avis à avoir laissez-nous tranquille un peu donc voilà est-ce que vous avez vu la position majoritaire on est très nombreux en réalité est-ce que vous avez vu l'histoire de l'Eurovision oui parce que Israël participe à l'Eurovision depuis des années mais là cette fois-ci c'est les paroles de la chanson qui posent problème qui s'appelle le pluie d'octobre qui très subtilement fait référence puisque le 7 octobre c'est le point de départ et le point d'arrivée de tout tous les discours ramènent au 7 octobre ça permet de justifier tout le reste derrière mais la chanson va faire ça en fait l'idée c'est une chanson qui va et donc à l'Eurovision alors même que se poser la question de la participation d'Israël parce qu'on avait suspendu les russes quand ils avaient attaqué l'Ukraine donc bon il y a des questions de politique machin et dans les règles de l'Eurovision c'est-à-dire que c'est pas à la gueule du client c'est que dans les règles de l'Eurovision il y a marqué que c'est pas censé être une tribune politique tribune politique voilà bon et ben eux l'ont pris en mode c'est un scandale nous la délégation israélienne dit non non on ne nous fera pas terre ça devient compliqué je sais pas comment ça se passait l'Eurovision mais l'Eurovision c'est très politique c'est toujours très politique l'Eurovision

29:49
Présentateur

ça l'a toujours été absolument mais alors aussi il y a le sujet de la couverture médiatique de ce sujet

29:54
Invité

on a fait un rhinocéros

29:56
Présentateur

apparemment alors justement je le sais en novembre il était très bien d'ailleurs et donc vous pouvez tous retourner voir ce rhinocéros mais précisément là ce qui était intéressant c'était aussi de se dire que depuis c'est les chiffres de arrêt sur image qui a comptabilisé les chiffres des JT de 13h et de 20h de TF1 et France 2 depuis le 4 février donc c'était entre le 4 et le 15 février et il n'y avait que le 20h de France 2 qui avait parlé des victimes à Gaza pendant quelques minutes and that's it

30:26
Invité

oui non non mais c'est vrai

30:29
Présentateur

sans nous redire ce que tu nous as sans doute déjà dit et alerté sur rhinocéros qu'est-ce que

30:33
Invité

oui bah ça peut ça peut étonner ici oui alors des trucs que j'aurais pas dit dans rhinocéros mais qu'on a vu aussi je l'ai dit en fait je crois et puis j'ai passé 3 mois entre rhinocéros et maintenant quand même oui oui oui c'est des choses mais ça a été un moment dans les rédactions ça a été quelque chose toi qui est journaliste aussi tu sais qu'il y a eu des tensions moi j'ai entendu des trucs qu'on n'a pas pu dire aussi dans l'épisode parce que voilà mais pour les journalistes on va le dire comme ça pour les journalistes racisés à un moment dans les rédactions c'était le soupçon c'était vous n'en parlez pas c'était oulala donc c'est à dire que ça a réveillé ce truc là un moment raciste y compris à l'intérieur même des rédactions et or les directions des rédactions des grandes rédactions françaises bon bah elles ont parfois aussi ce biais là qui fait que on va le retrouver aussi dans le traitement derrière et voilà et ça s'est vu dans la suite quoi je ne te parle même pas je ne vais pas citer les noms des gars mais je ne te parle même pas de novembre de octobre-novembre pour des journalistes de la rédaction de BFM TV quand le traitement de ce qui se passait à Gaza a été complètement délégué sous-traité à I24 qui fait partie du même groupe avec un regard totalement biaisé je ne te parle même pas de ce qu'ont ressenti les journalistes de la rédaction de BFM TV et de ce qu'on leur a apporté d'ailleurs comme réponse à la direction quand il y a eu des réunions de crise c'est assez partagé à BFM pour le coup enfin moi des retours que j'en ai eu ils sont tous extrêmement gênés par le traitement de cette guerre en interne tous les journalistes de BFM ne sont pas pourris mais toutes les rédactions ont été traversées justement de luttes de problèmes de doutes de malaise énorme malaise par contre les directions étaient plutôt dans le même sens en général ce qui fait que là il y a des gens ça se trouve ils nous écoutent et ils se disent mais c'est la première fois que j'entends un plateau où des gens en parlent de cette manière là on va dire parce que sur les autres plateaux dans les grands médias c'est beaucoup plus difficile parce que ben voilà il y a eu c'est compliqué les rédactions on va dire

32:33
Présentateur

et c'est la raison pour laquelle Baxit existe et c'est la raison pour laquelle merci Jean de t'être battu pour ce projet on continue autre sujet d'actu cette semaine et qui est aussi lié puisqu'il a été traité dans le journal l'humanité il y a eu interview d'Emmanuel Macron dans l'UMA c'était au sujet principalement au départ de la panthéonisation de Missak et Mille-Némanouchian mais ils ont traité de plein d'autres sujets tiens tu peux le regarder et c'est pour cela que l'on reçoit l'invité de l'actu qui est Emilio Melle pardon Emilio Melle désolé journaliste politique à l'UMA

33:14
Invité

salut Maxit

33:21
Présentateur

salut Emilio c'est cool de te revoir

33:23
Invité

bah oui ça fait plaisir mais il manque Jean-Luc Mélenchon et le public chaud de la fête de l'UMA

33:27
Présentateur

attend le public il est pas chaud

33:29
Invité

bah pas assez

33:30
Présentateur

faut pas provoquer comme ça ça va donc en 120 ans d'histoire l'UMA n'avait jamais réalisé d'entretien avec un président de la république en exercice donc ce qui s'est passé lundi c'est historique donc maintenant toi t'interviews les présidents de la république donc est-ce qu'on doit te vouvoyer te faire des révérences tout ça qu'est-ce que ça a changé dans ta vie ?

33:56
Invité

moi je suis déçu j'avais pas de loge déjà en arrivant y'avait pas de personne pour me maquiller c'est mieux que de se faire engueuler par Mélenchon ou pas ? au global c'est différent il est moins éruptif que Jean-Luc

34:08
Présentateur

pourquoi pourquoi qu'on interviewait pas les présidents de la république avant et pourquoi on le fait maintenant ?

34:15
Invité

pourquoi on le fait maintenant ?

parce qu'il y a un événement particulier c'est la première fois qu'un communiste étranger résistant en l'occurrence Missac Manouchian entre au Panthéon et sans cet événement sans cette cérémonie jamais on aurait interviewé Emmanuel Macron il a réparé même si c'est un président de droite une injustice de plus de 80 ans et c'est la seule et unique raison pour laquelle on a décidé de l'interviewer aussi parce que tout ça ça s'inscrit dans un contexte de la loi immigration votée il y a deux mois avec les voix de l'extrême droite et avec une partie des idées de l'extrême droite et en fait pour nous la personne de Manouchian et ses combats incarne toutes les contradictions d'Emmanuel Macron et donc en fait on a voulu le mettre face à ces contradictions

34:56
Présentateur

alors justement avant qu'on parle un petit peu plus de la panthéonisation de Manouchian comment est-ce qu'on se prépare à une interview comme ça ? Vous étiez quatre journalistes me semble-t-il à l'interviewer en plus il y a une interview particulière parce que c'est une interview de presse écrite donc vous avez peut-être je ne sais pas est-ce que vous avez plus de temps est-ce que c'est relu est-ce que vous êtes complètement libre on va un peu savoir les coulisses

35:16
Invité

Alors entre le moment où on a demandé à l'Elysée et l'interview il s'est passé trois semaines on a su une semaine avant à peu près qu'Emmanuel Macron avait accepté la proposition qu'on lui avait faite à partir de ce moment-là on s'est mis à bosser on s'est mis à quatre on a vécu dans notre bulle pendant une semaine à préparer les questions les ciseler pour être sûr de ne pas faire de conneries parce que l'enjeu était énorme pour nous Et les ciseler

35:43
Présentateur

parce que vous êtes un journal d'opinion qui n'a pas exactement les mêmes opinions à combien de pourcents ? Genre 90 ?

35:52
Invité

Ouais 90 j'aurais dit on a 10% d'accord et 90% de désaccord Donc en fait l'Elysée oui a relu l'entretien ça a été deal dès le départ mais ils n'ont quasiment rien bougé c'était le deal de toute façon s'ils avaient tout caviardé on aurait fait comme Society on aurait pris l'entretien on l'aurait mis à la poubelle c'était hors de question qui change de toute façon la vivacité de l'échange qu'on a eu Moi j'ai une question bon Emmanuel Macron est une anguille on sait bien que quand il parle à Valeurs Actuelles il ne va pas dire la même chose que quand il va parler à l'humain on sait qu'il aime faire plaisir à la personne à qui il parle la regarder dans les yeux la charmer etc on peut se douter qu'est-ce qui vous a surpris ou vous vous a dit tiens je ne pensais pas qu'il serait allé jusque là même si la parole de Macron vaut ce qu'elle vaut il pourra dire autre chose le lendemain mais qu'est-ce qui vous a surpris comme réponse comme manière d'un truc vous n'attendiez pas de toute façon nous on est venus avec nos questions lui il est venu avec ses réponses comme dirait l'autre et donc on ne s'attendait pas on ne s'attendait pas du tout à ce qu'ils nous disent que c'est un communiste par contre moi ce qui m'a surpris c'est qu'il se repeint totalement en homme de gauche quasiment pendant la moitié de l'entretien il nous explique qu'il a mené la politique la plus à gauche de ces 30 dernières années il remonte même jusqu'à Mitterrand le SMIC à 1400 euros c'est fait il nous dit ah bon et voilà c'est plutôt ça après il nous a engueulé aussi on l'a mis face à ses contradictions et il a riposté c'était le jeu il nous a dit qu'on était des gens dangereux

37:26
Présentateur

sur quel sujet il nous a engueulé

37:27
Invité

il nous a engueulé parce qu'il pense qu'on fait un trait d'égalité entre lui et l'extrême droite ce qui n'est pas vrai ça fait par contre des années 7 ans qu'on écrit qu'il pave la voie à l'extrême droite qui prépare son arrivée au pouvoir ça ne veut pas dire qu'il mène la même politique même si parfois il y a des ponts et en gros voilà c'est ça il nous reprochait d'avoir dit ça mais pour lui on met un trait d'égalité ce qu'il faut à ce moment là il nous dit qu'on est dangereux

37:49
Locuteur

Malek

37:49
Invité

merci pour l'entretien parce qu'en vrai ça faisait du bien d'entendre de lire ces questions-là posées à Macron merci tu penses qu'il l'a accepté pour quelles raisons ? parce que c'est un président qui est obsédé par sa trace dans l'histoire déjà c'est le premier président de la république à s'exprimer dans le journal de Jean Jaurès je pense que rien que ça ça a dû titiller son égo

38:14
Présentateur

il était content que vous lui proposiez parce que sinon c'était Pif Gadget

38:16
Invité

il l'a déjà fait dans Pif Gadget

38:18
Présentateur

I know

38:18
Invité

et ensuite il aime bien se mettre en scène en montrant et on l'a vu des off de l'Elysée déjà en amont de l'entretien ils avaient déjà accepté donc nous on a un peu observé ce que disait l'Elysée et aussi après nous on parle de tout le monde on parle à tout le monde de ces news à l'humanité comme si c'était la même chose que le média de Bolloré est un média indépendant une presse indépendante qu'est l'humanité voilà et donc je pense qu'il y a de ça il y a cette mise en scène de lui-même et puis après il ne faut pas oublier que c'était un candidat c'est presque la tête de liste Renaissance aux Européennes donc il est en campagne

38:52
Présentateur

dans le chat il se pose la question justement de faire sa com il aime se mettre en scène vous l'avez aidé à se mettre en scène comment vous avez résolu cette question chez vous

39:00
Invité

de toute façon c'est ce que je disais nous on est venus avec nos questions lui avec ses réponses donc de toute façon on savait que lui aussi forcément avait un intérêt à nous parler l'enjeu par contre c'était de casser son récit systématiquement c'est à dire de ne pas le laisser dérouler de montrer nous qu'on n'était pas dupe de ce qu'il nous racontait et je pense qu'on a réussi à le faire notamment sur la panthéonisation de Manouchian lui qui veut en faire un français de préférence il cite Aragon Aragon dit l'inverse dans son poème Strophe pour se souvenir et notamment via l'arrivée de la présence de Marine Le Pen en fait si on ne révèle pas que Marine Le Pen a été invitée selon le protocole et qu'elle risque d'être là en fait ça passe crème justement

39:43
Présentateur

on va y venir

39:44
Invité

j'ai une petite question avant est-ce qu'il y a des choses que vous n'avez pas mis dans l'interview que tu regrettes ?

non non parce que c'est vrai qu'on a dû faire un choix au total il y a 28 000 signes d'entretien pour 1h15 d'interview au total ça fait 40 questions c'est énorme pour un entretien 40 questions et on en a attrapé je pense 20-25 parce qu'il faut faire des choix on ne peut pas non plus consacrer tout le journal à Emmanuel Macron on a déjà consacré 7 pages c'est énorme et donc non a priori rien que je regrette on a vraiment essayé de garder justement tous les points d'achoppement parce qu'aussi pendant 1h15 tu te répètes beaucoup oui mais alors il est comment en vrai il est courtois il est sympa courtois je dirais courtois courtois et pas Thibaut petite van footballistique désolé yes on l'a on l'a Stéphane courtois je préfère le gardien du Real Madrid

40:45
Présentateur

ok alors moi j'ai pas les rêves je vous propose qu'on enchaîne non mais donc du coup le sujet de l'interview au départ enfin en tout cas le prétexte c'était la panthéonisation de Missak et Méliné Manouchian résistant arménien qui sont rentrés au panthéon tu l'as dit tout à l'heure c'était le premier communiste à faire son entrée dans une nécropole républicaine justement j'aimerais qu'on détaille un petit peu cette question de français de préférence que tu nous as un petit peu expliqué le sujet Manouchian avec le président comment est-ce que tu peux nous expliquer un petit peu ce qui s'est passé pas que avec le président juste la panthéonisation

41:24
Invité

alors en fait ça fait des années dix ans que la première demande d'entrée au panthéon de Manouchian a été faite à l'époque c'était un socialiste c'était Jean-Marc Germain qui l'avait proposé et François Hollande avait décidé de ne pas retenir Missak Manouchian quand il a panthéonisé quatre autres résistants qui étaient Jean Zey Pierre Brossolette Geneviève de Gaulle Antonios et Germaine Tillion et on sait pourquoi ?

moi quand je l'ai eu au téléphone François Hollande m'explique que c'est pour une raison de parité c'est parce qu'il faisait rentrer deux hommes deux femmes et donc en fait il ne fallait pas faire rentrer trois hommes de femmes comme s'il n'y avait pas aussi des résistantes communistes comme Marie-Claude Valian Couturier qui pouvait espérer y rentrer et il me dit on ne pouvait faire qu'une seule panthéonisation j'en fais déjà quatre c'est beaucoup et de toute façon et c'est l'ironie du truc si j'avais fait un deuxième mandat promis j'aurais mis Manouchian en réalité c'est aussi un jeu politique c'est une décision politique ne pas faire entrer la résistance communiste au panthéon quand on fait rentrer et les gaullistes et les résistantes centre-gauche c'est un message politique qu'on envoie et donc ça fait aussi dix ans que la gauche radicale qui se voit comme les héritiers des résistants communistes bataille pour le faire rentrer et il s'est trouvé que Jean-Marc Germain c'est pas trop la gauche radicale c'est le Marie d'Anne Hidalgo pour vous donner une idée non mais en l'occurrence après c'était surtout le vice-président du Sénat Pierre Ouzoulias le communiste dont le grand-père Albert était en fait le supérieur le N plus 2 comme on dit en Macronie de Missac Manouchian pendant la résistance et c'est lui

42:56
Présentateur

c'est pas le friend of friend

42:57
Invité

c'est lui qui qui avait d'ailleurs fait renommer par le conseil de Paris une place la place du groupe Manouchian dans le 20ème arrondissement en 1951 c'est le premier en fait qui a dès la libération a essayé de faire vivre cette mémoire du groupe Manouchian et en fait c'est Macron qui a tendu l'oreille à ce petit comité qui avait été créé par Jean-Pierre Sakoun qui est le président d'unité laïque avec Ouzulias avec la petite nièce de Manouchian et d'autres et il a bien compris qu'il avait un intérêt à y faire rentrer Missac Manouchian

43:29
Présentateur

et on voit les images ça a eu lieu donc hier tu y étais ?

43:33
Invité

oui c'était hyper émouvant j'avoue que j'ai versé mes petites larmes à partir du moment où le cercueil est arrivé sur l'esplanade du Panthéon avec le chant des partisans jusqu'à ce qu'il rentre dans le Panthéon avec entre temps l'affiche rouge de Léo Ferret reprise par Feuchat Ayrton j'avoue j'ai pleuré c'était sublime

43:56
Présentateur

merci de nous partager ce moment d'émotion mais c'était aussi un moment pas que d'émotion mais un peu de polémique aussi hier

44:05
Invité

oui on parle de Marine Le Pen bah ouais

44:07
Présentateur

on y va vas-y

44:08
Invité

on y va the floor is yours euh oui bah je sais pas qu'est-ce qu'on dit non non non moi je l'aime pas trop moi moi je pense c'est un peu une facho mais est-ce qu'on doit forcément donner son avis ou pas attention on va porter plainte elle va porter plainte Fais gaffe pour rien dire

44:25
Présentateur

ces propos n'engages Cusule et pas l'intégralité de l'équipe Bex et pas Jean Macier en son absence

44:31
Invité

non en vrai moi je me suis posé plein de questions à la suite des différents hommages nationaux qui ont été rendus ces dernières semaines avec le 7 octobre l'hommage national rendu à Bas-d'Inter et et cette cette panthéonisation des Manouchians et et à chaque fois des gens étaient comment dire bah pas enfin on leur a dit ne venez pas vous ne devriez pas venir on l'a dit à LFI le 7 octobre on l'a dit à l'extrême droite pour Bas-d'Inter et on l'a dit à l'extrême droite pour Manouchian elle est quand même venue ma question c'est est-ce qu'on enfin c'est des protocoles d'état donc on on doit inviter tout le monde a priori non je t'ai vu je te vois faire non vas-y vas-y finis non non mais c'est une vraie question pour moi c'est un protocole d'état donc il faut inviter tous les chefs de parti personnalité entre guillemets et du coup ça me pose la question à qui appartient la mémoire de ces gens en fait enfin oui est-ce que le protocole est supérieur c'est ça en quoi le protocole est supérieur au choix des familles en quoi il y a une vision politique doit empêcher des gens de rendre hommage à d'autres gens enfin c'est ultra touchy comme sujet je trouve pas trop politisé la politique parce que c'est évidemment c'est hyper politique il y a la question de l'arc républicain qui sous-tend tous ces trucs là parce qu'à chaque fois c'est re la même question et surtout Marine Le Pen pourquoi elle va pas à Bad Inter elle va au Manouchian la réponse de Jean-Luc Mélenchon pour le coup à sa présence m'a vachement étonnée et je l'ai trouvé très grandi sur cette réponse il a dit en gros je suis ravie qu'elle ait été là c'était un protocole d'état je suis ravie qu'elle ait été là parce qu'elle s'est agenouillée devant la résistance communiste il a pas exactement dit j'étais en face de lui en fait il nous répond avec Paul Laroutourou de LCI il nous dit je suis heureux j'ai une secrète jubilation de l'avoir plié le genou devant la résistance communiste il parle bien sur le protocole en fait en amont de l'entretien nous on a essayé de savoir si elle avait été invitée ou pas et donc on a essayé de chercher l'info et il se trouve qu'effectivement il y a un protocole qui est régi par le décret de 1989 c'est Mitterrand qui avait signé ça qui en fait lise toutes les personnalités qui doivent être invitées en l'occurrence c'est pas les chefs de parti c'est les présidents de groupe et comme elle est présidente du groupe RN elle a été invitée donc l'Elysée se cachait franchement derrière ça sauf que comme si c'était pas un sujet politique voilà c'est le protocole nous on peut rien faire c'est comme ça c'est méchant nous on applique la règle alors que oui c'est mais l'enjeu c'était justement d'avoir une parole politique aussi de Macron là dessus il a fallu aller lui arracher un petit peu je vais pas vous le cacher c'était pas spontané de nous dire qu'elle n'avait pas sa place là mais il y a un truc Jordan Bardella il était là Jordan Bardella lui est chef de parti j'ai eu confirmation que jeudi dernier avant la panthéonisation et avant l'entretien Jordan Bardella n'était pas invité donc ça veut dire qu'il en a fait la demande et qu'elle a été acceptée donc là a priori ils ne peuvent pas se cacher derrière le protocole en même temps on apprend que Emmanuel Macron et Jordan Bardella des fois se passent des petits coups de fil en secrète donc rien d'étonnant moi en réalité si on suit cette ligne

47:50
Présentateur

comment on apprend ça

47:51
Invité

il y a des petites indiscrétions dans les médias parce que je lis je lis l'humain mais pas que les moi je suis d'accord avec toi l'Elysée se cache derrière cette petite version officielle avec le décret mais Emmanuel Macron en tant que président aurait pu dire moi je l'invite parce que c'est le protocole mais les responsables de la majorité qui a la tête de renaissance à Stéphane Séjourné putain j'ai oublié donc un Séjourné aurait pu prendre la parole quoique il était ministre mais je sais pas qui est président du groupe renaissance c'est Sylvain Maillard ah oui Sylvain Maillard ben voilà Sylvain Maillard aurait pu prendre la parole

48:27
Présentateur

Stéphane Séjourné est ministre des États-Unis mais c'est lui qui dirige le parti c'est lui qui dirige le parti

48:32
Invité

ben voilà les membres de la majorité et puis même à droite en réalité ils auraient pu prendre la parole en disant nous en tout cas on s'oppose à la venue de Marine Le Pen à cette panthéonisation et ça aurait été une réponse politique et peut-être que face à l'opposition de tous ces responsables politiques elle ne serait pas venue je sais pas c'est un signe des temps c'est un signal faible c'est vraiment on a atteint un degré de confusionnisme total c'est à dire on voit très bien que là on a construit cette république et ses institutions avec les communistes les communistes il y en a qui pourraient rentrer au panthéon ne serait-ce pour les institutions qu'ils nous ont laissé aussi Ambroise Croisa notamment par exemple le père de la sécurité sociale voilà j'avais lu en tête et on l'a construite contre l'état de Pétain d'avant contre certaines valeurs et mine de rien il y a une mémoire qui se perd il y a des gens qui meurent en effet il y a des vieux qui meurent une mémoire qui s'efface et des apprentis sorciers derrière et des confusionnistes comme ça moi je fais pays finito pays finito tu cites du Macron carrément

49:35
Présentateur

finito non mais parce que tu dis qu'effectivement le sujet c'était un des premiers c'était le premier communiste et qu'il pourrait y en avoir d'autres mais là en l'occurrence est-ce que je ne sais pas si Macron a précisé qu'il était communiste il a parlé de la résistance parce que les drapeaux communistes me semble-t-il ont eux été interdits à proximité toi qui étais dans ce que tu as vu non pas moi

49:59
Invité

mais j'ai des collègues qui étaient dans les rues adjacentes et effectivement il était interdit de venir avec les drapeaux communistes on ne pouvait pas brandir ils ont été interdits si on avait des signes distinctifs

50:09
Présentateur

c'est juste la rue qui mène au Panthéon pour ceux qui ne le savent pas donc à proximité du Panthéon on n'avait pas le droit de brandir un drapeau communiste

50:15
Invité

et on a publié je pense la seule photo dans l'Huma où au fond on voit trois drapeaux communistes alors que pour la pantonisation de Jaurès dans les années 20 c'était des marées rouges de drapeaux il faut voir sur la dépolitisation des pantonisations c'est assez phénoménal mais je pense que ça s'explique tout simplement parce que Macron il n'a pas d'histoire politique en réalité il arrive en 2017 son mouvement politique il n'a aucune histoire donc lui il est obligé de faire un braconnage mémoriel d'aller sur les terres des autres pour aller honorer Simone Veil les communistes il avait déjà reconnu par exemple la responsabilité de l'Etat dans l'assassinat de Maurice Audin qui était un militant anticolonial algérien qui a été assassiné par les français et donc en fait il est obligé et puis en même temps Pétain était un grand soldat et en même temps et donc en fait il est obligé d'aller un peu partout et donc en allant un peu partout comme ce n'est pas les mémoires qui lui appartiennent il est obligé de dépolitiser un peu tout ça et il dépolitise et quand il fait Manouchian il en fait un français un français patriote mais Manouchian s'il aimait la France c'est parce que c'était la France des Lumières c'était la France de la Révolution française qu'il aimait c'était pas la France des cathédrales et la France de Marine Le Pen

51:18
Présentateur

parce qu'il faut rappeler que Manouchian était arménien avait survécu au génocide arménien à Patry d'arriver en France

51:24
Invité

il a demandé deux fois à la nationalité française en 33 ou en 34 pardon je ne sais plus et en 40 et ça lui a été refusé deux fois

51:32
Présentateur

d'accord est-ce que vous avez d'autres choses à su non

51:37
Invité

juste cette opposition parce qu'on a vu au-delà de la présence de Marine Le Pen on l'a vu surtout tout sourire quand elle avait une caméra face à elle et en face on a des drapeaux communistes qui ont été retirés et en fait de mettre ces deux images en opposition c'est pour ça que je suis un peu en désaccord avec la secrète jubilation de l'ami Jean-Luc c'est que en réalité j'ai si quelqu'un tu as vu Marine Le Pen jubiler toi bah oui c'est plutôt elle qui jubilait et c'est plutôt elle si on doit parler de victoire de genoux à terre bah c'est plutôt elle qui a gagné et c'est ça qui me fait chier surtout quand tu l'écoutes parler après et te dire il faut rendre hommage à des résistants enfin elle rentre dans le dans le discours mainstream en fait qu'on attend et à ce moment là elle parle même de son père et de la légion étrangère en disant oui j'ai un lien avec les légions étrangères effectivement c'est vrai Jean-Marie Le Pen il s'est engagé dans les légions étrangères c'est pour aller mater les répressions dans les colonies en Indochine et en Algérie donc c'est l'inverse des combats de Manouchian et c'est dans les légions étrangères parce qu'il n'y avait pas que des gentils étrangers il y avait des anciens nazis des nazillons recyclés et c'est là-bas qu'il a récupéré son couteau déjeuner citlérien par exemple donc entendre Marine Le Pen dire ça sur France 2 dans le Panthéon à l'occasion de la panthéonisation de Manouchian c'est à vomir c'est une provocation c'est vrai c'est ce qu'elle fait là en fait si elle n'y allait pas c'était reconnaître politiquement qu'il y avait un lien entre elle et Vichy elle a parlé de la légion étrangère et de sa famille ce qu'elle essaye de faire oublier son père etc et là elle le ramène au Panthéon c'est une provocation moi il me rend dingue moi je te dis je...

je sais pas si t'as vu son tweet cet après-midi ah oui 100 millions de morts Emmanuel Macron il a rendu hommage aux communistes vous imaginez les communistes c'est des méchants il a fait un tweet 100 millions de morts les communistes mais fallait pas venir hier à ce moment-là si t'aimes pas les communistes enfin évidemment que t'aimes pas les communistes parce que historiquement t'aimes pas les étrangers non plus c'est logique mais ça rend fou ça rend fou

53:31
Présentateur

ça rend fou

53:32
Invité

ça rend zinzin

53:33
Présentateur

France Finito c'est le mot de la fin

53:34
Invité

Finito Pipo

53:35
Présentateur

Usul Finito aussi oh moi je suis Finito ben c'est première partie Finito parce qu'on va passer à la pause dans pas longtemps donc merci beaucoup merci d'avoir fait le déplacement d'Emilio c'était vraiment superbe Emilio Ménet de l'Huma et où est-ce qu'on peut lire où est-ce qu'on peut lire l'interview si on l'a pas si on l'a pas déjà lu et que l'indice est passé et que du coup on sait pas où est-ce qu'on peut racheter le journal

53:59
Invité

le journal était resté dans les cœurs jusqu'à hier pendant trois jours mais maintenant il n'y est plus et donc il est sur le site de l'humanité humanité.fr question Emilio vous avez plus vendu ou pas ? on en sait rien encore on saura dans 15 jours en tout cas moi j'avais profité de la petite offre backseat pour m'abonner à l'Huma en septembre dernier mon abo s'est terminé j'en ai profité pour me réabonner à l'Huma cette semaine bravo je demandais pas des applaudissements mais juste en réalité faites-le parce que c'est archi intéressant

54:29
Présentateur

merci de nous l'avoir rappelé merci beaucoup Emilio merci Luma on se quitte maintenant pour la pause mais juste avant je voudrais remercier tous les gens qui rendent possible cette émission en nous finançant et notamment cette semaine j'ai les prénoms c'est Pierre, Mireille, Karim et Sophie qui ont pris leur abonnement donc merci à vous merci pour les sous et continuez à vous abonner sur KissKissBankBank c'est la pause et après la pause l'interview de l'invité politique Philippe Brun juste après la pause député de l'heure Sous-titrage ST' 501