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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 17 novembre 2017 21 minComplaisantPortrait personnelSécuritéSolidarités & familleSanté

Caroline Langlade : «Vivre avec mon Alexandre est ce qu'on peut me souhaiter de plus beau»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Êtes-vous allée aux commémorations ce matin ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Certains rescapés boycottent les commémorations pour protester contre la suppression du secrétariat d'État à l'aide aux victimes. Comprenez-vous leur choix ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous du centre de résilience annoncé par le gouvernement ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Votre livre 'Sortie de secours' raconte votre histoire. Qu'est-ce que l'écriture vous a apporté ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous tenu pendant ces heures au Bataclan ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelles sont les conséquences physiques et psychiques de cette nuit sur votre santé aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Caroline LangladeFait
    « on a changé trois fois l'administration en l'espace de quelques mois »
  • 7:00Caroline LangladeFait
    « j'étais résigné j'étais prête à mourir »
  • 9:00Caroline LangladeFait
    « je suis blessé par traumatisme en fait par le souffle de l'explosion qui m'a projeté en arrière »
  • 11:00Caroline LangladeFait
    « on a évité un certain nombre de suicides »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

c'est génial pour vous bonjour à tous le 13 novembre 2015 elle assistait avec son compagnon alexandre au concert des eagles of death metal au bataclan cette nuit là elle a eu la vie sauve après s'être réfugié dans une loge avec une quarantaine d'autres personnes deux ans après elle revient sur cette nuit terrifiante et témoignent de la souffrance qui habitent les victimes rescapées des victimes pas forcément blessé mais des êtres meurtris avis dans leur tête et dans leur chair bonjour caroline langlade bonjour merci d'être ici aujourd'hui en direct au figaro ce matin au lieu à saint denis les commémoration en mémoire des victimes est ce que vous y étiez non cette année j'aime m'y étais pas l'année dernière j'ai été en tant que présidente de l'association ifor parisse cette année je vais sur les plateaux pour essayer de porter le message je profite de cette place qui nous est offerte c'est une fois dans l'année donc il faut la saisir donc vous avez porter cette parole ce matin vous l'apporté encore avec nous aujourd'hui certains rescapés et leurs familles ont choisi de ne pas se rendre ce matin volontairement aux commémorations en protestant contre la suppression par emmanuel macron du secrétariat d'état chargé de l'aide aux victimes créée en février 2016 vous comprenez leur choix de ne pas être présent pour cette raison oui je comprend effectivement ça a été une bague qui a été douloureuse on a changé trois fois l'administration en l'espace de quelques mois on est passé d'un secrétariat de teint secrétaire général qui était censé normalement pérenniser l'action du secrétaire général du secrétariat d'état et puis finalement le changement de gouvernement a remis tout en question et on est passé à une délégation interministérielle moi je pense que les victimes pour qui le travail doit s'inscrire dans la douleur dans la douleur dans la durée ne doivent pas souffrir de du changement de politique et de la durée d'un quinquennat vous pensez que ce changement est nocif on va dire ou nuit à l'aide que peut apporter l'état aux victimes comme vous êtes je pense qu'à chaque fois qu'on change l'interlocuteur il faut recréer du lien il faut recréer du lien déjà entre les administrations parce que l'intérêt c'est l'interministérialité 1 on voit bien que les victimes des pentes de tout un tas de ministère la santé l'éducation la famille les finances fin donc il ya vraiment besoin de créer du lien avec les représentants de tous et de tous ces ministères et puis au delà de ça au-delà de ça à chaque fois il faut réapprendre nous a trouvé les interlocuteurs à ré engager la discussion réengager le travail qu'on a fait en amont et donc c'est toujours un peu du temps beaucoup d'énergie beaucoup de temps passé a réexpliqué à des nouvelles personnalités de nouveaux nouveaux interlocuteurs invité de rtl ce matin la ministre la justice nicole belloubet a détaillé le plan du gouvernement pour venir en aide aux victimes des attentats l'a annoncé entre autres la création d'un centre de résilience qui permettra de former les personnes qui suivront les victimes qu'est ce que vous pensez de cette démarche cette nouvelle démarche alors ce centre de la résilience c'est le projet qui a apporté françoise rudetzki françois sur des tic à la marraine de notre association qui est une ancienne victime du terrorisme qui se bat depuis trente ans tout en jouant les droits des victimes de terrorisme est un cas eu l'idée de ce centre pascal s'est rendu compte que en france on manque cruellement d'un centre de ressources dans lequel on puisse accéder à l'information accéder à des ressources de formation aussi donc elle est allée confronté à travers d'autres pays sur ce qu'il y avait en israël notamment aux états unis et elle a rendu un rapport l'année dernière au président de la république vous pensez donc que c'est plutôt une bonne idée après tout va dépendre de caisse qui est mise en place gd ils ont alain place à faire en conséquence revenons à vous caroline langlade et à votre témoignage vous racontez votre histoire et votre combat depuis deux ans pour survivre dans cet ouvrage dont on voit la couverture sortie de secours un livre dont l'ancien président de la république françois hollande a accepté de signer la préface que vous a apporté l'écriture de ce livre au début je me suis posé la question de est-ce que c'était important le fait est que j'étais légitime aussi et puis finalement ça m'a permis un de réaliser le travail qu'on avait mené pendant ces deux années de pouvoir sortir de ville est un peu ma mémoire ce que ma tête était très plein depuis deux ans elle est pleine de souvenirs et ça m'a permis aussi de garder une crasse en fait de tout ce qu'on a fait cette histoire c'est l'histoire de notre famille de ses 750 personnes debout et se pose là sport les deux familles se sont tous ces gens qui se sont greffés à votre combat via l'association que vous avez co créé et ce sont des gens qui se sont retrouvés avec vous qui ont passé deux années à s'entre aider les uns les autres et vous considérez tous ces gens que vous retrouvez chaque feuille beaucoup de plaisir et beaucoup d'affection comme votre famille quand on reprend votre livre au début dans les premières pages vous raconter d'emblée la soirée au bataclan vous revenez en détails sur le déroulement de cette de soirée pour reprendre vos mots on est impressionné à ce moment là par votre lucidité face à la situation que publie dès ce soir là vous ne cédez pas à la panique vous n'avez de cesse de rassurer les gens autour de vous jusqu'à mentir pour les protéger qu'est ce qui vous a fait vous comporter de cette façon qu'est ce qui vous a fait tenir pendant ces trois heures plus de trois heures confirmée pris en otage avec la peur au ventre de mourir c'est une question à laquelle je n'aurais jamais de réponse on ne sait absolument pas comment on va réagir quand on est dans cette situation danger extrême moi ça a été ma réaction mais c'est une réaction sur laquelle je n'ai pas eu prise en fait c'est mon cerveau c'est mon corps qui se sont mis tout seul en action et puis je pense que c'est aussi par rapport à mes valeurs familiales je suis né dans une famille dans laquelle on a toujours fait régner l'esprit de la collectivité dont paul entraide mes deux parents sont directeur de mjc ma mère est devenue relaxologue donc je pense que c'est un peu tout ça qui est venu ce soir là aider son prochain chez vous que c'est quasiment in et on découvre le livre ça vous a toujours habité quelques heures quelques jours avant les attentats du bataclan vous allez des places de la république et réfugiés c'est un combat déjà que vous menez d'aider l'autre je suis partout pas de voir les gens souffrir en fait j'ai toujours un problème avec la souffrance humaine ça me sa maman goisses en fait je ne peux pas rester comme ça et passer devant donc oui c'est quelque chose qui m'a toujours fait vibrer et la peur de mourir dont je parlais elle habitait beaucoup de gens autour de vous toutes ces personnes qui étaient confinés avec vous mais vous finalement vous confier que vous ne la ressentent et cette peur de mourir que quand les policiers entrent dans la loge pour vous sauver qu'est ce qui se passe à ce moment là eh ben c'est le seul moment où m'ouvre la porte vers l'extérieur et en fait c'est cet extérieur l'un qui est menaçant qui est dangereux sur lequel on ne sait pas ce qu'il ya derrière cette porte est donc effectivement à ce moment là est ce que ce sont bien les policiers est ce que ce sont les terrorisme la question reste en suspens on a plein d'informations d' indice qui nous laisse à penser que c'est bien les policiers mais il y a toujours un petit bisou duval 1 pendant pendant ces longues heures vous est relié à l'extérieur par votre téléphone portable vous êtes en communication un moment donné avec avec la police mais vous abri pourtant que vous n'avez pas osé communiquer avec vos proches pour quelle raison je crois que j'avais peur de leur donner de faux espoirs c'est à dire j'étais résigné j'étais prête à mourir j'étais pas prête à ce que mon compagnon meurt mais moi j'étais prête à mourir j'avais accepté cette possibilité et je ne supporte pas l'idée d'envoyer un message à mes proches à mes parents à mes amis en leur disant que j'allais sortir vivant et que finalement l'issue ce ne soit pas celle là cette absence de communication avec avec vos parents vous allez longtemps la regrettée c'est un poids chez vous vous en parlait dans le livre ce regret aujourd'hui est ce qui te fait apaisée avec le temps non non je crois que c'est une culpabilité que je porte encore aujourd'hui je sais que le lien est d'autant plus fort dans ce que je vis avec mes parents oui c'est que je peux pas passer plus d'une journée sans téléphoner à ma mère voilà il ya ce cordon ombilical qui s'est recréée depuis c'est une façon peut-être de réparer de racheter ce que j'ai fait ce soir là même s'il ne nous en veulent pas évidemment de ne pas avoir communiqué sur la situation que vous visiez à ce moment là oui il va bien sûr mais après voilà c'est ont fait des choix en fait on fait des choix qui peuvent être lourds de conséquences et en même temps on essaye de faire du mieux qu'on peut à propos de culpabilité dans les jours qui suivent les attentats vous êtes envahis par ce qu'on appelle la culpabilité du survivant vous dit-on se reproche d'être en vie puisqu'on ne parvient pas à en profiter vous n'êtes pas blesser physiquement et pourtant les s'ouvrant les souffrances psychiques que vous vivez et physiques sont là elles sont encore là aujourd'hui comment cette histoire at elle détruit votre tête et votre corps aujourd'hui je suis pas blessé par balle oui mais je suis blessé par traumatisme en fait par le souffle de l'explosion qui m'a projeté en arrière et puis dans la durée commence à s'installer des maladies donc effectivement je commence à mesurer l'impact traumatique cas le psychique sur le corporel donc c'est très lourd on dit souvent aux gens qu'ils ont de la chance qui sont sorti indemme on sort pas indemne de ce genre de choses vous sentez vieilli atteinte physiquement comme si vous étiez jeunes dans un corps de personne âgée ça ne changera pas probablement vous sentez en sursis aujourd'hui par rapport à la vie par rapport à votre santé on mesure au quotidien tout ce qu'on pouvait faire avant tout ce qu'on ne fait plus à l'arrivée à ce qu'on ne fait plus par évitement moi je ne vais plus au cinéma je n'avais pu voir des concerts et à ce qu'on fait plus puisque le corps ne permet plus g et beaucoup moins d'endurance par exemple et puis effectivement il ya cette espèce d'épée de damoclès qu'on a au dessus de la tête parce que pendant ces deux années au sein de l'association on a vu des gens décédés des extraits du stress post traumatique de crise cardiaque ou de dépression aggravée qui ont conduit à des suicides votre compagnon même alexandre avec qui vous êtes toujours aujourd'hui à aussi lui des conséquences sur sa santé de ce stress post traumatique oui c'est conséquent sur son nom sur son coeur je comprends tout à fait alors ce sont les conséquences du syndrome du stress post traumatique vous l'avez dit votre corps comme celui d'autres rescapés part en lambeaux pour reprendre vos mots c'est une réalité invisible vous en parlez vous lui avez donné toute sa place dans le combat que vous avez menées ces deux dernières années grâce à l'association life for parie que vous avez créé quelques semaines à peine après les attentats quelle est l ambition de cette démarche quand vous avez engagé la création de cette association va dire collective et ce mouvement collectif en fait on s'est rendu compte qu'on avait tous besoin les uns des autres parce qu'on était face à un récit collectif sur lequel chacun était une pièce du puzzle et donc on avait besoin de la mémoire de ceux liés à côté de nous pour combler les trous de mémoire qu'on avait sur tel ou tel élément donc ça ça a été vraiment le déclencheur de cette de ceux de ces retrouvailles au sein de l'association et puis derrière a commencé à s'imposer à nous ce combat qui a été ensuite qui s'est adaptée aux besoins de nos membres on n'a jamais eu la vocation à la masse de on va mener des combats on va monter au créneau non on l'a fait parce qu'il fallait pas ce que font ces gens et on me demandera la souffrance comme vous on vous l'étiez des gens c'est souvent ça se compte en centaines de personnes vous parlez un moment de retrouvailles ou quand vous êtes retourné tous au bataclan que les gens qui souhaitait retourner au bataclan et que les portes ont été ouvertes par le directeur du bataclan les gens que vous voyez autour de vous même des personnes d'origine étrangère qui étaient présentes les soirs des attentats vous connaissez toutes leurs histoires celle de leurs parents celle de leur famille la leur c'est incroyable en fait vous avez tissé un réseau et des liens très forts avec des centaines de gens c'est des arts et des arts de discussion bon côté c'est qu'on est tous devenu insomniaque quasi non dans la presse donc il a fallu remplir ses nuits blanches pendant lesquelles on ne pouvait pas dormir à cause des images qui revenait est donc temps pour animer les nuits blanches effectivement j'ai commencé à discuter j'ai discuté avec des français mais aussi des anglais des américains des hollandais et puis de fil en aiguille j'en ai appris un peu plus sur eux et c'est très bizarre de finalement découvrir des gens physiquement avec qui on entretient des relations de partex en fait un message depuis des mois et il ya cette irrépressible besoin de se toucher de se serrer dans les bras on appartient vraiment à cette note cette même famille les choses vont de soi vont d'elle-même vous avez conscience que même si vous donnez à la portée de vos actes une évidence comme si ça allait de soi que vous n'avez pas calculé que vous n'allez pas chercher à savoir d'où ça venait vous avez d'une certaine façon sauver la vie de gens par vos actions votre engagement dans cette association on l'a mesuré parce que on a évité un certain nombre de suicides oui il ya des gens qui pour qui c'était trop dur qu'il n'arrivait pas du tout à imaginer qu'ils allaient réussir à sortir de ce traumatisme la de cette horreur dans laquelle il était plongé en permanence et puis on a accompagné des conjoints des conjointes des familles qui étaient fracassées qui ne savait pas comment faire donc je pense qu'on a rayonné au delà des victimes directes on a rayonné aussi sur sur tout un quartier sur toute une ville et pied en touche il a même dans plusieurs pays oui tout à fait vous avez d'ailleurs à ce propos je voulais savoir ce que vous aviez obtenu les avancées que vous avez pu obtenir par rapport à aux actions vm est né et avec life or paris ce qu'est ce que vous pouvez conclure aujourd'hui de ce que vous avez pu l'obtenir c'est des petites choses mais déjà la première qui est pour moi une vraie victoire c'est la reconnaissance des blessures invisibles c'est un sujet dont les pouvoirs publics commencent à réellement s'emparer parce qu'on mesure que my un vrai problème de santé publique qui se posent un lien vrai en jeu donc ça c'est la première des victoires la deuxième c'est de casser ce qui peut être mise en place de façon maladroite par l'état c'est-à-dire des échelles de valeurs rencontre les victimes tu dire que certaines sont plus victimes que d'autres ça se fait blesser ou parce qu'avec une fêlure visible parce qu'un deuil et moi j'ai une vraie victoire c'est que quand les postes de préjudices sur le préjudice d'angoissé attente pour les proches ont été annoncés quand le couperet tombe et qu'on nous annonçait que se propose de préjudices n'allait finalement concerner que les parents de victimes décédées j'ai vu sur la page toutes les familles de victimes décédées dont on s'occupe dungey deux ans crier golay et dire que c'était absolument dégueulasse que c'était irrespectueux parce qu'au final tout le monde avait sous le faire et que c'était uniquement lissieu qui est différent et si on prend l'exemple de vos parents par exemple qui fort heureusement ne vous ont pas perdu eux ont été touchés dans leur chair ils sont malades vos parents aujourd'hui de cet attentat et aurait eu besoin effectivement d'une reconnaissance il faut ils sont aussi les témoins de cette non reconnaissance des victimes dont visible en fait que là où je pense qu'on s'est trompé de sujet c'est que là où les gens pensaient et l'état le premier les ministères concernés qui vote au sein du fonds de garantie y penser qu'il s'agissait réellement d'un montant en fait il s'agissait surtout d'une reconnaissance de la création d'un statut qui permettait derrière de d'engendrer des soins nous on mange voilà ce que mme en avant tout c'est une prise en charge parcours de soins savoir on va commencer dans cette situation parce qu'aujourd'hui les familles qu'elles soient familles de victimes décédées ou familles de victimes non décédé on leur propose uniquement des soins psychologiques or il y a réellement besoin qu'il y ait un suivi physique parce que ces personnes là commence à tomber malade vous avez choisi de quitter l'association life or paris s'il ya quelques semaines pour quelles raisons caroline langlade parce que je suis fatigué j'ai besoin de me reposer je suis malade et je pense qu'il est temps que je m'occupe de moi je me suis occupé des autres et je pense que c'est bien je m'occupe un peu de moi et puis aussi parce que je ne veux pas m'accrocher je ne veux pas rester accroché à ce siège je ne veux pas être dans la posture je pense que c'est très bien cueillette autre personne qui puisse prendre le relais oui il arrive avec une énergie nouvelle avec des sujets nouveaux aussi avec un élan je pense que c'est très bien vous de préciser dans votre ouvrage que vous voulez aussi consacrer du temps à votre conjoint que vous avez un peu délaissé ces deux dernières années qui vous a malgré tout soutenu dans votre combat via l'association vous consacrez un chapitre à cette femme que vous avez cités tout à l'heure françoise rudetzki victimes on disait d'un acte terroriste en 1983 qui se bat depuis plus de 30 ans pour les victimes de terrorisme grâce à elle on va le préciser ces victimes ont un statut en france celui de victimes civiles de guerre et elles peuvent obtenir une réparation financière comme elle vous vous êtes battus en pensant aux victimes de demain avant de lutter pour vous même ce que vous allez prendre la suite la relève de françoise rudetzki dans son combat ça a été beaucoup annoncé beaucoup de gens n'aillent seront comparés à françoise on dit que j'étais là succès ce rythme là succès d'entendre la successeuse enfin bon voilà le successeur de françoise rudetzki déjà 1 je suis pas sûr d'avoir les épaules de françoise ça a été vraiment un combat sur lequel allah elle a fait des vrais choix des choix de vie aussi et c'est des choix qui sont moore portée des gens en souffrance pendant 30 ans c'est un vrai challenge c'est pas simple les personnes qui souffrent elles sont pas toujours faciles elles sont pas toujours bienveillants vis-à-vis de ceux qui les aident c'est pas par méchanceté c'est juste que quand on est en colère on était en colère contre tout le monde donc je pense qu'il ya la possibilité de t&d de façon différente nous sommes en train de travailler sur un projet avec d'autres amis avec qui j'ai quitté l'association life or parisse sur la gestion et la recherche du stress post traumatique j'aimerais continuer à travailler avec françois sur ce sujet là je pense qu'on a plein de belles choses à faire vous parlez de la colère des victimes comment vous avez fait vous pour ne jamais vous laisser submerger par la haine et la colère ça m'arrive ça m'arrive mais je le fais je le conditionne pour moi chez moi ça m'arrive des fois d'avoir envie de tout casser après j'ai été chercher des explications à cette colère je suis pas quelqu'un qui me met en colère donc j'ai été voir des gens des gens comme muriel salmona qui ment apaisé mais elle samonac et psychologues et psychiatres qui m'ont expliqué qu'en fait ma mémoire était aussi une mémoire traumatique et que le soir du drame j'ai aussi avalé la mémoire traumatique des terroristes leur pull sur mare et leur violence de comprendre d'où sortait cette violence m'a énormément apaisé j'arrive à mieux la maîtriser aujourd'hui et je sais qu'elle ne m'appartient pas vous dites dans votre livre que depuis votre rencontre avec françoise rudetzki vous n'avez plus ce sentiment d'insécurité d'être victime de nouveau d'un acte de terrorisme malgré tout on peut imaginer que vous avez peur quand vous êtes à l'extérieur dans quel but vous vous sentez réellement sécurité apaisé je dis pas cela je dis que françoise me dit que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit sauf qu'il ya trois semaine ou deux semaines maintenant il ya un copain de l'association qui postent sur nos réseaux qu'il y a eu un attentat à new york et il ya une interview d'un français qui était présent et il dit le pauvre est juste en dessous le copain en question répond oui j'ai la fâcheuse habitude de me retrouver toujours au mauvais endroit au mauvais moment il faut pas croire que le terrorisme vivre un acte de terrorisme c'est un vaccin malheureusement on sait que ça peut arriver on sait que ça peut ré arrivé le soir du 13 novembre il ya des gens qui avaient déjà vécu un attentat et l gens qui sont morts cette fois donc il faut absolument tenir bon essayer de profiter de chaque instant même si c'est très difficile même si c'est très douloureux maintenant il ya cette menace là qui est permanent on le sait elle est dans un coin de notre tête et notre vie est régie aussi par ça elle est différente est-ce que vous vous sentez en sécurité quelque part vous vous sentez vraiment à l'abri de tout danger au bar de là-haut au bord de la mer et d'un besoin d'argent et donc oui oui vous avez dit chez vos parents également chez le parent oui il ya des endroits comme ça ressources qui sont un peu des cocons mais voilà qu'est ce qu'on peut vous souhaiter pour pour la suite caroline anglade même si les projections à long terme vous est possible d'avoir la chance de continuer à vivre avec mon alexandre je crois que c'est ce qu'on peut me souhaiter le plus haut bon on vous le souhaite vous avez beaucoup de soutien sur internautes de nombreux internautes ont envoyé des déçus de soutien mu baba noël des dizaines et des dizaines de messages de soutien nous disent les journalistes des réseaux sociaux du figaro merci encore je rappelle le titre de votre ouvrage sortie de secours c'est édité chez robert laffont merci encore pour votre témoignage et le combat que vous menez avec énormément de courage merci encore car les langlade [Musique] bonjour [Musique]