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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 26 août 2025 3 minAutoproduit

Emmanuel Macron doit partir. Il est responsable de la crise.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il faut aller à la cause. Monsieur Baïou n'est pas le responsable de la situation dans laquelle il se trouve. C'est tous ceux qui l'ont précédé par leur mauvaise politique économique et par leur mauvaise politique de gestion euh comme celle de monsieur Macron.

Donc s'il y a un responsable, c'est le président de la République. Et je ne vous surprends pas en disant cela puisqu'il y a un an exactement, nous déposions une motion pour demander sa destitution. Et je vous informe à cette heure que nous allons recommencer le 23 septembre et déposer en plus de la motion de censure, mais elle ne servira sans doute plus à rien puisque le gouvernement aura été renversé d'ici là la notion de destitution.

Partir. Donc il doit partir pour vous bien sûr puisqu'il est la cause. Et pourquoi Jean-Luc Mélenchon ?

Pourquoi ne pas on entend un certain nombre le Rassemblant national dit il faut une dissolution. D'ailleurs ce matin, le ministre de la justice, Gérald Armindin dit lui-même ne pas en exclure. Pourquoi cibler le président de la République là où la logique pourrait dire "Bon bah, il y a effectivement un blocage, il faut retourner aux urnes et voir si une nouvelle assemblée nationale ne peut pas se composer." Mais pourquoi pas ?

Euh, de toute façon, ça nous échappe. Mais lui vient de dire qu'il ne dissoudrait pas. Or, il l'a dit en sachant quel était le risque de censure.

Car du jour où nous avons dit que nous déposerions une motion de censure, toutes sortes de gens se sont positionnés et tout le monde a vu que cette censure avait une très grande probabilité d'être adoptée. Alors même que toutes sortes de commentateurs nous disaient le contraire, je vous le rappelle quand même pour modérer les tentations de de prévision madame Irma là de beaucoup de journalistes qui annoncent que ceci est impossible, cela est impossible et donc la chute n'était pas possible. Alors donc nous sommes dans une crise globale.

C'est la politique de l'offre qui a échoué. Le président Macron a toujours dit qu'il n'en changerait pas et même qu'il ne fallait pas augmenter la ponction qu'il y avait à faire sur les grandes fortunes et cetera. C'est sa politique et c'est cette politique qui est en cause.

Mais figurez-vous que dans toutes sortes de démocraties, il existe et nous la mettrons nous à l'ordre du jour, un référendum révocatoire qui fait que alors que quelqu'un a été élu pour 5 ans, 6 ans, 7 ans, et bien en cours de route les citoyens peuvent dire ce réf. Si monsieur, il existe la motion de destitution à l'Assemblée nationale qui euh comment dire fonctionne selon des règles extrêmement contraintes et vous il n'y aura pas de destitution du président de la voilàà vous dit monsieur Duamel et je demande à tous nos auditeurs de bien entendre qu'aujourd'hui monsieur Duamel dit le président de la République ne partira pas et bien moi je pense qu'il partira. J'ai pas dit qu'il Je n'ai pas dit qu'il partirait pas.

J'ai dit que la motion de destitution telle qu'elle existe dans la constitution de la 5 République ne correspond pas exactement au critères que vous évoquez ce matin. Bon mais vous avez le droit de le dire mais permettez que moi je dise à la fois le contraire et surtout monsieur Duamel que je vous montre que c'est la seule solution pacifique démocratique normale dans un grand pays une vieille puissance républicaine comme nous. La solution républicaine, c'est que le responsable de la crise assume sa responsabilité devant le vote des électeurs.